Archives par étiquette : Fenolhedés

A propos

Dernières mises à jour de cet article le 20 05 2023 / Démarche. Tous confondus ils ne sauraient être statiques et demeurent dépendants d’une veille documentaire.
Portrait

Il serait convenable que ceux qui puisent dans ces articles, pour publication lucrative ou pas, aient le savoir vivre soit d’indiquer leur source soit de faire un lien, merci.

Sommaire

Définition de Catalan

Image de Marque du Catalan

Démarche et Processus

Croix Occitane

Seneyra Reial

Géographie

Fenolhedés

Sa Déviante Médiévale

Le Pago Fenuleto

Le Jacobinisme Catalan

L’Histoire Frelatée
La Culture Instrument de Tromperies
Le Syndrome de la boule de billard
Non dits – Inavouables
Tchernobyl culturel en Roussillon

Superlatifs Négatifs Infondés

Valeurs

Les Auteurs

Remerciements

Adissiàs e benvenguda a tots / Bonjour et bienvenue à tous

Parcourir l’Histoire du Fenouillèdes et de la Catalogne Nord, revient selon le point de départ à s’engager sur un itinéraire semé d’embûches, une signalétique d’avertissement de duperies dissimulées s’impose, c’est, avec l’explication des causes et leur mécanisme, le principal objet de ces pages d’accueil.

Définition de Catalan


 Catalan figure dans le vocabulaire occitan-languedocien, hormis le sens évident, il se traduit le diable*. Dicos du CNRS / IEO l’Institut d’Études Occitanes dit L’Alibert et celui en ligne de Lo Congrès.

Si vous êtes objectifs vous comprendrez aisément au fil des pages qu’ils ont poussé et qu’ils poussent toujours le bouchon trop loin, tellement qu’ils sont autant passés dans l’inné.

* Les citations, dictons, image de marque sont en italique violet.

Image de Marque du Catalan

Quoique les relations soient continuelles entre les habitants d’Estagel et ceux de La Tour, on sent, en venant dans cette dernière localité, qu’on a pour ainsi dire changé de pays * … on croit reconnaître encore une différence sensible dans le type des habitants … Pierre Vidal, Guide des PO., 1899.

Allons droit au but, au XXI è. et toujours , en quelque sorte en Fenouillèdes à la simple présence d’un catalan du Roussillon il ne tarde pas à être remarqué – repéré car cela est flagrant tant il détonne. Cette identification d’emblée, fondée sur les particularismes permet implicitement de trahir un éventail de complications à prévoir qui en font la réputation, habituellement résumées à un mauvais caractère en une simplification drastique. L’affaire est jugée depuis si longtemps qu’elle est gravée dans nôtre ADN, ce qui est salutaire. Cet implicite exubérant est dit Catalanegar( ege ) en languedocien local, ce qui pourrait se traduire par – Cela fait catalan, – C’est du catalan tout craché. A partir de là un programme de vigilance se met sur ON dans vos neurones.

Catalanegar est autant du dictionnaire Castillan.

Ces détestables travers identitaires de la population catalane et leurs désastres sont en tant que tels relégués et décortiqués à l’injure Gavach – Gabach /

* CQFD : Estagel porte du Roussillon et de la Catalogne, Latour de France porte du Fenouillèdes, du Languedoc et de la France depuis 1258 sont à 4 km l’un de l’autre. C’est aussi par coïncidence fortuite ou corrélation une frontière climatique.

Démarche et Processus

... Ce mépris total pour le pays de Fenouillèdes ... G. Normand.

Dès mon retour au pays à l’issue d’un tour de France hors Compagnons, les différences comportementales des roussillonnais* comparativement à d’autres provinces me sont apparues de toute évidence telle une gifle cuisante. Il règne :

  • Un état de désinformation généralisée de l’Histoire jusqu’aux catalans qui sont bernés pour la part les concernant **. A ce titre la plus part des livres, associations politiques éditrices, articles de presse et sites de Catalogne Nord relatifs à cette réemballe devraient être censurés, poursuivis en justice pour tromperie, à minima contenir un message Républicain d’alerte.

Précocement je fus intrigué par l’étendue des divergences *** entre les historiens natifs des Pays Catalans et leurs homologues Languedociens ou Français avec l’écheveau qui en résulte, bien plus qu’il n’en faut pour mettre la puce à l’oreille. Des auteurs catalans au panthéon de diverses spécialisations ont leurs pages truffées d’énormités, de contrevérités, d’escamotages de la part adverse, généralement trop épurées du rôle de la France ou du Fenouillèdes fut – il prépondérant. Il est banal de trouver des historiens, linguistes du 66 aux sources strictement confinées à celles d’origine catalane, trompé le lecteur de ces travaux n’y verra que du feu. Pour plus d’objectivité il m’est apparu nécessaire de croiser les versions locales avec les transcriptions françaises – occitanes. Mais de ce côté là si la fiabilité est de toute évidence meilleure, on n’est pas dans le plus blanc que blanc pour autant, – Des réticences d’amour – propre font, ici aussi, glisser sur des vérités dérangeantes et des défaites cuisantes, le carnage infligé en Ampurdan –  Albères en 1285 ( Page 136 et suivantes ) en est une parfaite illustration.

PENSEZ AU TRI : Ne pas négliger d’opérer un tri entre les Historiens véritables munis d’un bagage universitaire et ceux devant éveiller vôtre vigilance car simplement autodidactes, encensés par des réseaux catalanistes dont les objectifs majeurs sont évidemment autres que l’histoire. D’ailleurs

Inventaire du patrimoine CCAF 2023 : A la faveur de journées avec un archéologue originaire de Nantes et un historien docteur médiéviste dont la filiation vient de la Mayenne, j’ai été amené à citer leurs confrères têtes d’affiche catalans présents dans les articles ci – dessous, ce qui m’a valu de recevoir un pourcentage alarmant de rictus souriants façon réponse à une réitération d’absurdité !

  • Orgueil ibérique : Il est si omniprésent dans le 66, qu’il doit interférer. Communément comme nous allons le voir sur l’article Gavach, des affirmations catalanes qui semblent trahir l’expression d’un regard hautain héréditaire au détriment du Fenouillèdes et des Occitans alias les Gavachs, le catalan étant ce qu’il est né, le simple énoncé d’appartenance Fenouillèdes est interprété Gavach. D’ où dans les médias, les sites Internet et ainsi dans la population du 66 ( Elle en redemande ), une pléthore de superlatifs négatifs mal fondés. Ce sont pêle – mêle des avis superficiels, des aveux d’ignorance, du camouflage plus ou moins volontaire d’inavouables, un stigmate de leur xénophobie. En outre cette fierté à en être siphonnés doit participer au jacobinisme que nous allons approfondir. Deux exemples de superlatifs infondés plus bas, chose amusante, il est quasiment absolu que les ignorants signataires de ces indélicatesses ne se rendent qu’exceptionnellement en Fenouillèdes, au mieux.
* Ditsdétériorés, idiots, crétins ... Extraits d’une foison de citations concordantes dont aucune n’est d’avantage flatteuse, émises depuis des siècles sans discontinuer jusqu’à l’heure actuelle par tant de sommités affolées quand au profil du catalan. Mieux, les Espagnols Castillans auraient traditionnellement une opinion convergente, expressions à l’appui. Je lance un appel à contribution, à ceux en mesure de confirmer ou démentir.
** Volée d’exemples ci après façon geste auguste du semeur.
*** Divergences : De même sous un seul drapeau quel qu’il soit. Vous en avez une sélection listée  en première page de l’article  VI è. au XIII è. siècles.

Trop souvent, s'agissant du Fenouillèdes les catalans sont dans le DÉNI. leurs historiens, dans le négativisme du rôle historique et linguistique de l'Occitanie et de la France sur toute la Catalogne.

Autre incontournable en exergue plus bas aux Non dits - Inavouables
.

Autre racine plausible de la désinformation :

Définitivement acquis à la France dès 1258, le passé aragonais ou catalan du Fenouillèdes est des plus réduits, résultante de deux testaments, vers 1170 à 1220 et  vers 1240 à 1250, les tentatives d’invasion ont été maîtrisées. Synthèse tirée de G. Gavignaud – Fontaine, agrégée d’histoire.

Au temps des carolingiens et des francs il dépendait de la Marche d’Espagne alias Marca Hispanica et du comté de Bésalu, localité au sud de la frontière actuelle. Ces régions militaires jusqu’à L’Ebre étaient régies par les comtes carolingiens, leurs descendants et marquis de toute la Catalogne actuelle prêtaient serment d’allégeance à St Denis … Quasiment tous les roussillonnais l’ignorent. Ceux qui ne sont pas de ces vallées retiendront que le Roussillon est revenu à la France en 1659 après une très longue occupation par la super puissance de l’époque à savoir  » l’Espagne « , cela doit expliquer au moins en partie les arrangements – ruminements venant des catalans.

Jean – Joseph Expilly dans son Dictionnaire des Gaules et de la France, tome de 1764.

 – Ces deux nations si longtemps rivales … Que la passion et un sot amour – propre national ont défigurés chez les écrivains des deux nations ...  Histoire de Roussillon comprenant le royaume de Majorque de D. M. J. Henry en  1835.

L’intérêt est que ce membre de sociétés savantes est étranger aux deux penchants des Pyrénées pour l’Histoire desquels il s’est passionné, il venait des Alpes de Haute – Provence.

Il fallait faire quelque chose en réplique impartiale à ces niaiseries. Mais je ne suis pas un historien. J’ai essayé de procéder à un tri des auteurs selon leur bagage et l’origine géographique, les militants et présumés proches des très actives associations culturelles catalanistes sont exclus par précaution élémentaire, les autonomistes et identitaires sont parmi elles. Ceux retenus figurent sur l’article Liens et Livres Fenouillèdes, ils ont bien entendu toute mon admiration, au titre d’œuvres d’une vie impliquant des recherches colossales, pour autant les catalans qui y sont mêlés ne sont pas obligatoirement nets, certains transpirent leur parti pris de la cause catalane au risque d’en perdre l’objectivité attendue. Les articles qui suivent sont une synthèse d’ouvrages parus depuis 1764, la plupart dits de référence, documentés via des sources antérieures faisant autorité.

Enfin le Fenouillèdes est méconnu jusqu’à ses riverains de la plaine *. Ses milieux préservés d’une grande diversité botanique, sa densité inouïe en monuments archéologiques, historiques et petit patrimoine, se doivent d’être divulgués et protégés.

* D’après un sondage mené personnellement en Salanque élargie, il n’est pas rare de rencontrer des natifs du Roussillon, élèves de 3éme et adultes ignorant le nom de Fenouillèdes, contrée limitrophe de la leur ( Une porte est à 20 km du centre ville de Perpignan ). En pareil cas ils répondent évasivement Fenouillèdes ? Es ce un village ? Cela résulte probablement et essentiellement de son antériorité française par rapport au Roussillon, qui est  » devenu  » immigrations massives obligent, fortement ancré culturellement en Espagne. Jusqu’à revêtir des aspects déplorables tels que ceux expliqués dans ce site. Ces roussillonnais n’expriment pas la lacune ci-dessus s’agissant du Capcir, Cerdagne, Conflent, Vallespir, chacun autant ibérisé que le Roussillon. Amalgamés avec le Fenouillèdes ils forment le département des Pyrénées Orientales.
Cliquez sur les articles suivants, Gavach, Toponymie, Chronologie 800 à 1659, vous allez en apprendre de belles s’agissant plus particulièrement des fondements occitans sur lesquels les catalans sont assis à leur insu, cela leur est méticuleusement dissimulé.

Croix occitane

 En héraldique simplifiée,  croix d’or alésée*, pattée, vidée sur un champ de gueules, ornée de trois pommettes à chaque branche. Adaptation de formes similaires chrétiennes apparues au II ou III siècle au Moyen – Orient dont sans exhaustive la croix copte **, le chrisme cathare. Importée par les wisigoths ariens puis orthodoxes en l’état de préfiguration, c’était la croix dite de Byzance ou de Constantinople dès 375 – 404. Plus tard arborée par les comtes de Toulouse en Provence d’où les appellations de croix de Venasque ensuite Raimondine et de Toulouse.

Emblème des des wisigoths,  il a de fait durablement flotté sur les futurs comtés catalans, donc ceux des Pyrénées – Orientales :  Conflent, Cerdagne, Roussillon et Vallespir. Voir aux dates impliquées par ce qui précède. Cependant aucune trace n’en est arrivée jusqu’à nous concernant la période allant de Guilhem de Gellone à 1096. Ce drapeau est de nos jours invisible en 66, que ce soit sur les bâtiments publics, les pôles touristiques…  ou sur les étals des Paysans.***

*Alésée : Qui n’atteint pas les bords de l’écu. Pattée : A allure de patte. Vidée sur un champ de gueules : Imaginez la croix posée sur un fond rouge. 
 **Il reste qu’un modèle étonnamment ressemblant existait vers – 200  / – 300 chez les Celtibères Elyséates du littoral, la croix d’Ensérune. 
*** Lecture conseillée  aux estomaqués par cette synthèse: La Croix Occitane, B. de la Farge aux éditions Loubatières.

La Senyera reial et Enseigne royale d’Aragon

D’Or à quatre pals de gueules*,  elle commença par être le blason du comte carolingien de Barcelone dès le XII siècle. Elle serait inspirée d’un gonfanon du Vatican en temps de guerre et son émergence coïncide avec le séparatisme susdit. A Forcalquier toujours vers les années 1100 à 1200 le comte de Barcelone a introduit un modèle à la ressemblance troublante, lequel est-il l’initiateur du second, celui du comté de Provence ?  Origines plus ou moins réelles synthétisées aux dates correspondantes.

Peu de temps après la scission  » Ramon Bérenguer  » s’auto – proclame roi,  Raimond Bérenger IV se marie à l’héritière du royaume d’Aragon, il est à la tête de ces deux Etats réunis. Leur fils sera le premier roi de la Couronne d’Aragon et sacré à Saragosse. Ce quartier devient les Barres d’Aragon. Drapeaux identitaires Wikipedia.

Quand à la variante du XX è. siècle dite Estelada, c’est à dire L’Etoilée agrémentée d’une étoile blanche ou rouge elle permet de  » Repérer  » les indépendantistes. Il était donc scandaleux à quelques égards qu’elle apparaisse sur des bâtiments publics de Perpignan mais il faudra attendre que le RN s’installe à la mairie pour qu’il y soit mis bon ordre.

Quels drapeaux claquaient au cèrç ou à la tramuntana ** jusqu’à la veille de la création de la Senyera ? La croix de Toulouse ou son ascendante avait – elle perduré comme en Provence ?

* D’Or à quatre pals de gueules : Soit à quatre bâtons  ( Pieu, barre, canne…) rouges.
** Serait le nom originel catalan du francisé tramontane ? Cèrç ou Cers est l’équivalent languedocien.

Géographie

Le Fenouillèdes pris à titre historique, est sis au nord des Pyrénées Orientales, il s’étend sur le bassin de l’Agly en amont d’Estagel, au sud de la barrière climatique et géologique des Corbières. Ainsi que sur le canton ( Au sens 1790 ) d’Axat dans la haute vallée de l’Aude*, du département du même nom, en rive droite de ce fleuve, du Capcir à St Martin Lys. Escouloubre et le Bousquet déduits par la plupart des historiens*, voir cartes. Il couvre ceux de Latour de France ( Hors Estagel, Montner, Tautavel ), Saint Paul de Fenouillet et Sournia ( Sans Arboussols, Tarérach de linguistique catalane ). Tous de culture Occitane qu’ils se situent dans  le 11 ou le 66. Jusqu’au IX è. siècle c’était une composante du Razés le pays de Rhedae c’est à dire Rennes le Château. Wikipédia Fenouillèdes diffère sensiblement.

Aux 10ème / 11ème siécles il lui fut rattaché un autre maillon du Razés, le Perapertusés, soit le bassin du Verdouble, du Pech de Bugarach jusqu’à Montgaillard, Palairac, Aguilar, Nouvelles,  Tuchan , Vingrau, Tautavel, Cases de Péne, Peyrepertuse. Baixas en fit partie antérieurement.

* S’agissant du Roquefortés ( Roquefort de Sault, Buillac, Ste Colombe et Counozouls ) les auteurs que nous avons lus sont dans le flou.

Fenolhedés

En se basant sur le dictionnaire de l’IEO lequel propose en graphie languedocienne : Aragonés, Narbonés. Par déduction on s’attendrait à : Carcassés, Cabardés, Fenolhedés, Lauragués, Razés, Termenés tels que présentés sur Wikipédia … Phonétiquement on frôle Fenouillèdes, d’ailleurs > Aller à la date 1370. Dans cette logique :

– D.Baudrel conservateur de la cité de Carcassonne,

– P. Ponsich, repris par l’AAPO dans Moulins et meuniers du Fenouillèdes 2021.

Institut d Etudes Catalanes à Barcelone – Université de Perpignan.

– Rodrigue Tréton, docteur en histoire médiévale.

D’ordinaire ces accents aigus sont remplacés par le grave, lequel est quelquefois posé sur le E médian. A nôtre humble avis ces deux variantes seraient à oublier, qui plus est la première puisque d’inspiration catalane telles que Aragonès, Gironès / Gérone, Ripollès / Ripoll. Pareillement citer Les Fenouillèdes est erroné, le Fenolhedés n’étant pas un pluriel.

Fenolhedés équivaudrait à Pays des foins, du latin fenum. Nonobstant cela en languedocien le fenolh c’est le fenouil ou foeniculum vulgare. Cette apiacée abonde jusque sur les hauts de la D7, le Fenolhedés serait il tout simplement le pays où croît le fenouil ? Mais ces hypothèses répandues ne font pas l’unanimité auprès des plus éminentes autorités en la matière lesquelles font un rapprochement avec Foenus, Fenus, Fenuletus pour leur rapport à l’argent monétaire comme précieux.

SA DEVIANTE MEDIEVALE

Fenolheda par dérive reconnait le Conseil Général des Pyrénées Orientales , qui a osé se référer à «  LLuis Basséda « * un auteur MILITANT CATALANISTE toponymiste qui s’était mêlé de la toponymie languedocienne du 66 **! Il y avait surement mieux placé pour cette tâche en apportant un avis croisé. Peut être aussi moins outrageant pour la République. Autre anecdote croustillante émanant de la louable démarche, du Conseil Général cent pour sang Catalan, de matérialiser les accès routiers du Fenolhedés. La Cagade ci dessus ( Fenolheda ) à fait l’objet d’une propagande télévisée un 7 novembre, c’est à dire le jour anniversaire du Traité des Pyrénées en 1659 lequel libéra les catalans du nord de 500 ans d’occupation ibérique, en exhibant plein écran une signalétique Fenolheda sans aucune rectification de cette déviante féminine médiévale et de fait apparue postérieurement.

* Louis Bassède 1914 – 1981, RESISTANT du maquis de Rabouillet, Un badge de toponymiste dans sa collection. Diffusé par TERRA NOSTRA dont il fut avec Henri Guiter un des fondateurs en 1965,  actuellement présidé par Ramon Gual. ** La fiabilité des interprétations ne saurait en être garantie, autant confier vôtre maison à vôtre pire ennemi .

Terra Nostra est une revue catalane scolaire…Nombreux  ouvrages publiés, tous en défenses de la langue et de la culture catalanes...François Calvet, Sénateur Maire de Le Soler.  Nom repris à titre de reconnaissance par le magazine de Perpignan Méditerranée Métropole.

Il reste que avec un tel patronyme, ce politique ardent défenseur de la cause catalane jusqu’à parader avec empressement devant un panonceau Pays Catalan à l’entrée de son village, est à présumer d’ascendance languedocienne. Calvet / Calbet /  Chauvet,  le nom le plus porté en Fenouillèdes au XIX è. siècle. Il semble fidèle à St Martin de Fenouillet où il est déjà présent au XVI è. Ce quiproquo affecte des dizaines de milliers de  » Catalans  » du lambda à l’universitaire, lesquels dans l’ensemble paraissent être fadas de cette identité en perdant de vue leur ADN languedocien tant qu’ils sont matraqués par l’idéologie dominante catalane. Toutes ces imitations de catalans avec un nom typiquement languedocien ou catalanisé gagneraient à réfléchir avant de s’accoutrer de sang et d’or. Leur ancêtre languedocien fut soit majoral ( Chef des bergers ) DEPORTE à ce titre du Razés historique lors des razzias aragonaises, conflentoises, roussillonnaises, ect. Soit c’est à rechercher dans :

Migrations, exodes, repeuplements du grand sud de la France ( Mer – océan ) et du Fenouillèdes vers la Catalogne de 1348 à nos joursToponymie occitane en Pays Catalan.

Fenolheda sur l’Alibert : endroit couvert de fenouil.

Sinon en Catalan : Fenolléde et Fenolledés, exclusifs chez trop de sommités locales dans leurs écrits dédiés. C’est fort ennuyeux en matière de neutralité historique attendue. Même des universitaires dont un de renom international, méconnaîtraient ils la forme languedocienne ? Ce ne serait pas surprenant dans le contexte qui suit …. Au sens large et selon une règle à eux les noms latins, français et languedociens du Fenolhedés sont falsifiés en catalan que ce soit les personnages, monuments, villages, toponymie, géographie …. Rendez vous compte  être français natif de la Catalogne Nord* et oser rhabiller en catalan jusques dans leurs écrits d’expression française ! Per favor = S’il vous plait en catalan, mettez à contribution votre IEC** et université de Perpignan

*  CATALUNYA DEL NORD, nom territorial proposé en 1938 par un visionnaire, Alphonse Mias d’Amélie les Bains Palalda puis relancé en 1974 par Laurent Planes – Llorenç Planes de Coustouges 66 avec l’adoubement du Conseil Général le 10 décembre 2007. De là à supputer que le Conseil Général de la République soit noyauté par des politiques identitaires et/ou indépendantistes?

** Institut d’Etudes Catalanes.

Le Pago Fenuleto

Est la plus ancienne dénomination connue, d’après une charte de Charles le Chauve du 24/12/842. Il fut rattaché à la France dès 1258, le reste du département en 1659 au Traité des Pyrénées. Sa position frontalière pendant quatre siècles lui a valu une succession impressionnante d’exactions. Du fait des antagonismes entre les royaumes de France et ceux de  Catalogne, d’Aragon, Majorque, Espagne. Il fut aussi un poste avancé des Templiers, reconquête chrétienne de l’Espagne oblige. Précédés par les Romains, les Wisigoths, les Faidits (Cathares dépossédés de leurs terres). Suivis de Simon de Montfort, de bandes de Huguenots et de tant d’autres indésirables qui n’ont eu de cesse de le piller et de le saigner à blanc. Ces multiples ruptures et transferts font que l’histoire du Fenouillèdes compte des lacunes. Les archives sont dispersées entre Montpellier, Tolède, Toulouse, Saragosse…

Ce Fenuleto et ses déclinaisons nous renvoient aux possibles étymologies de Fenolhedés, il est envisagé une corruption de Fanum Léto, comparable au Fanum Jovis / Temple de Jupiter aujourd’hui Fanjeaux entre Lauragais, Piège et Razés. D’autres interprétations éloignées du foin et du fenouil occupent des universitaires.

Le Jacobinisme Catalan

LHISTOIRE FRELATÉE.

… Conglomérat de niaiseries … et d’étroitesse de vue jacobine … A ces obstacles inhérents à la Catalogne du Nord, il faut ajouter … Les noms de lieux du Roussillon, Renée – Laure Portet 2021. Nous verrons qu’elle y participe !

Emis relativement à la toponymie mais c’est bien évidemment transposable. De plus l’orgueil de fous identitaire catalan amène à ce qu’il soit aussi ordinaire que détestable d’avoir affaire à des profils qui critiquent sans faire mieux pour leur part, aveuglés qu’ils en sont. Cet ubuesque catalan va ressurgir tel un serpent de mer tant les exemples abondent tous azimuts.

On vient de comprendre avec quoi peut rimer Catalan. Restons dans cet ordre d’idées et sans exhaustive, les cas d’enfumage général, d’oubli et de mépris du Fenouillèdes ses languedociens compris, sont légion. Il règne généralement un sorte de  » Génocide culturel  »  sournois, dont les victimes sont les occitans des Pyrénées Orientales. C’est  vraisemblablement d’abord l’illustration de faiblesses identitaires catalanes qui ne sauraient être atténuées par la double cause d’être historien enraciné à cheval sur les Pyrénées en Pays Catalan.

  •  Le magazine du Conseil Général des Pyrénées- orientales intitulé L’Accent Catalan ignore les languedociens de ce département. Cela concerne l’ensemble de la presse*. Par contre les associations, partis, mouvements, artistes engagés identitaires et indépendantistes autrement désignés catalanistes y sont omniprésents; Ce qui contribue, comme le rhabillage pré cité ( Relation de l’histoire commune ) à la désinformation du public en s’appliquant à le matraquer unilatéralement et sans cesse. Proportionnellement, aucun contenu relatif au rôle de ces occitans en matière de culture et d’histoire.
  • Pareillement lorsque vous composez un numéro de téléphone de l’hôpital de Perpignan ou du Conseil Général, vous êtes invité à patienter avec un sympathique message exotique ( En catalan avec accent Cerdan sinon d’outre Pyrénées ) répété à l’emporte – pièces. L’association d’un équivalent languedocien serait opportune dans ce gavage.

* N’allez pas interpréter compromission active de L’Indépendant.  Cependant ayant voulu vérifier mon opinion tout en suggérant un rééquilibrage quand à son courrier des lecteurs ( Réorganisation et nom des régions ) outrageusement unilatéral en faveur des catalans, je dirais plus sûrement infiltration par d’irréductibles catalans à l’horizon très limité, après avoir reçu de la rédaction une lettre anonyme en guise de  réponse. 

001

Denis Dupont, L’Indépendant du 27 avril 2016.

  • A cette date, cet avis n’est que le dernier du genre, cette suspicion d’oubli sur fond de réseau routier et de chicaneries entre cousins a  » Commencé  » à tourner en boucle dès la création des routes fin XIX è, le comportement du Département 66 comparé à celui audois lors de l’ouverture de la route impériale 117 a laissé des stigmates régulièrement revivifiés par les attitudes catalanes. On en est arrivé à une accumulation si considérable, que l’ historique à charge des catalans à l’encontre des languedociens aboutit à ce qu’ils nous sortent par les narines, à les cibler par automatisme, saturation et de fait quelquefois indûment, peut – être ? Il convient de demeurer vigilant face à ce risque. Le docteur René Argelliès conseiller général du canton de Sournia de  1949 à 1967 était bien placé pour en plaisanter.

Ci – dessous un extrait de compte – rendu d’un conseil municipal d’un village du Fenouillèdes en mars 2017. Une autre forme d’extériorisation de l’abrutissement catalan en matière d’oubli du Fenouillèdes.

… Le Maire expose aux membres de l’assemblée qu’en proposant la dénomination de SYDEEL du Pays Catalan, le syndicat, institution représentative de l’ensemble des communes du département des Pyrénées-Orientales, exclut de fait les communes occitanes, dont …, de son périmètre d’action. Il ajoute que le Conseil Municipal de la commune de … a toujours soutenu toutes les actions de revendication en faveur de la prise en compte du Pays Catalan par la nouvelle région Occitanie, mais ne peut pas accepter une démarche qui écarterait les communes occitanes du Fenouillèdes. Il regrette que tant d’énergie soit déployée à cette action, hors du champ de compétence du Syndicat. Il ne peut accepter l’absence de prise en compte de la particularité occitane du Fenouillèdes au sein du département des Pyrénées-Orientales, à plus forte raison au sein d’un syndicat, tel que le SYDEEL 66, dont le fondement repose sur la représentativité de toutes les communes du département ! Le Conseil Municipal, à l’unanimité des membres présents, rejette dans toutes ses dispositions les nouveaux statuts du Syndicat Départemental d‘Energies et d’Electricité des Pyrénées Orientales (SYDEEL66), et propose de conserver la dénomination actuelle.

PS : Qu’est – il arrivé aux acteurs languedociens de ce syndicat ? Ce maire est originaire de la Costa Brava à la fin du XIX è.

  • Contrairement au Catalan, l’Occitan est absent des programmes scolaires par contre le premier est enseigné en Fenouillèdes !
  • Cartes de l’IGN :  Déjà réputé franciser à tout va; Sur les éditions à partir du début des années 1990, des toponymes Français et Occitans de l’aire catalane ont été remplacés par leur traduction catalane*,  dans tout l’espace compris entre la frontière de 1258 et l’actuelle. Voir en 863 un aspect occulté et le détail sur Toponymes Occitans en Pays catalan.
  • Cartes touristiques éditées par le Département. Des villages du Fenouillèdes omis jusqu’à leur nom où pourtant comme à Prats ce ne sont pas les matières à découvrir qui y font défaut.

* Si quelqu’un en connait les  » Justifications  » je suis preneur « .

  •  Les faits historiques re – cuisinés à la sauce Catalane sont couramment servis, pléthoriques notamment concernant les événements partagés du XII è. et antérieurs, sous forme habituelle d’omission généralisée de la contribution française – languedocienne. De relativement nombreux auteurs catalans sont impliqués*, de tous temps ils sont en contradiction avec leurs homologues français. En parodiant leur célèbre compatriote Julio Iglésias – Non ils n’ont pas changé … puisqu’ils s’inspirent en bloc des écrits ( Présentés tels la Bible ) de leurs prédécesseurs sans purger le texte d’imbécilités susceptibles de dénaturer l’Histoire et communément sans croiser avec les recherches françaises. Il faut savoir que dans  un rapport remis au préfet par un savant Catalan du nord.

. ..les historiens Aragonais et Catalans ont toujours été jaloux de reculer les limites de l’Espagne... François Jaubert de Passa 1785-1856.

> Un copieux panel de divergences, en matière de transcriptions, soulevées dans la Chronologie.

* Laissant à penser à :

-un prosélytisme à la gloire exclusive de la Catalogne autant initié par les historiens de village que par toutes personnalités largement diffusées jusques dans les revues spécialisées en archéologie ou en histoire ainsi que dans les documentaires télévisés.

– Une inclination favorable aux indépendantistes. Plus inquiétant des enseignants sont dans ce lot ? 

** En bon languedocien des Cavècas par allusion au chant monotone de la chouette chevêche dite Cavèca. Sens second :  Parler comme des Cavècas, c’est à dire répéter inconsciemment et inlassablement des imbécillités.

  • Hors limites départementales aussi, le Fenouillèdes est trop souvent  » Rayé de la carte « ,  la définition du mot Fenouillèdes est absente des dictionnaires  Larousse,  Encyclopédique édition 1998 compris , alors que le Capcir, la Cerdagne, le Conflent, Le Roussillon et le Vallespir y sont traités.  Ce qui se double d’une incohérence historique.
LA CULTURE INSTRUMENT DE TROMPERIES

Elle concentre les Catalanadas = Tout comportement, affirmation, sottise, négatif, emblématique du catalan. Quelque part, Inexactitude, Tromperie, Désinformation. Cette liberté de tout frapper en fondu enchaîné des sceaux Catalogne Nord et catalan n’est pas cantonnée à l’Histoire, ORGUEIL IBERIQUE aidant tout y passe, plusieurs traditions locales ne le sont pas, speudo – spécialités culinaires, spéléologie > Géologie, sportifs de premier plan, etc.

Petit échantillon d’habilles manipulations du client par des catalans intéressés ( Pléonasme ), visant à garnir leur compte en banque en agitant le miroir de traditions dites locales qui sont d’avantage des pièges à C… Souvent par le biais de manifestations speudo culturelles qui dupent des milliers de – crétins. Histoire, culture, alimentation, le catalan étant ce que l’on sait, l’étiquète  » C’est catalan  » dope les ventes sans qu’il ne pense aux subterfuges inhérents à son espèce :

  • La potée dite OLADA ou OLLADA respectivement en Languedoc et Catalogne Nord. Comment peut on parler d’ollada catalane alors que ce terme au sens 66 est absent de la plupart des dictionnaires Lexilogos catalans. et du Larousse cat.
  • la galette de maïs dite Milhàs en occitan, équivalent Millas absent du dico catalan.
  • Spécialités, éventuellement de vôtre boulanger dans le 66 mais pas spécifiquement catalanes pour autant. Contrairement aux allégations du CG, CCI et diverses institutions : Les mones ( Monas, Mounas ) de Pâques, brioches garnies d’un œuf, selon la tradition, vous seront servies en Corse, simplement les catalans vous trompent quand à la présence attendue des œufs qui doivent être apparents entiers à l’intérieur. Les bunyetes pascales et les oreillettes à déguster des Alpes à l’Auvergne, en Languedoc. Même distribution pour la fougasse aux fritons, etc.
  • La paëlla catalane, OK mais catalane de Valencia à 500 km au sud du Castillet * .
  • Le calçot dit de  » Toulouges  » est de Valls en Catalogne d’outre Pyrénées d’où il fut introduit vers 1983. Oignon doux récolté avant grossissement du bulbe et grillé, recette présente jusqu’au nord de la Loire ( Cébette, oignon de printemps ), et qui donc n’est pas spécifiquement catalane. Objet d’un tapage médiatique et d’élucubrations orchestrés par les catalanistes de l’association Arrels.
  • Les apports culturels made in Languedoc subissent le même sort, expressions de leur jacobinisme** tous azimuts : Le cheval de 09110 Mérens pourrait – il être une race catalane ? Une rengaine glissée à chaque transhumance.
  • Linguistique : Illuminations de Enric Guiter en chute article XI è.
  • – Nous explorons le plus important réseau spéléologique en développement, extension et dénivelé du département des Pyrénées – Orientales … au potentiel de karstification et de spéléogenèse exceptionnels. – Certains Catalans ne l’admettent pas, pour eux nous n’existons pas … Au mépris des lois et de la République … Vous voyez en spéléologie, en géologie ou karstologie on retrouve les mêmes travers. Et la culture ou le savoir universitaire ne protègent pas de la bêtise humaine … On ne peut l’admettre de ceux qui se revendiquent d’un savoir universitaire et d’une pratique scientifique. B. Ournié est LA référence en la matière bien au – delà du 66 et limitrophes. Le réseau susdit est le Fanges – Paradet, le château d’eau de Galamus et de l’aquifère des Corbières. Le lien permet d’accéder à maints agissements afférents qu’il fallait évacuer. Précisions sur les commentaires 2017.
  • Débarqués au port de Barcelone au cours du dernier quart du XIX è siècle, les chants et danses de marins cubains Havaneras – Habaneras, en français Havanaises*.
  • Vers 1905 la sardane passe la frontière Ampurdan – Vallespir, R Sala. Seule la cobla dite primitive soit de 1 à 4 musiciens a des racines et instruments typiques des vallées du 66 pyrénéennes frontalières et connus tels quels dès le XVII è.
  • Le bonnet des danseuses catalanes est dit de Caudiès, 66220 de culture languedocienne.
  • 1960 : les Géants / Gégants.
  • Rétablis en 1962, les feux de la St Jean, comme les précédents, ils n’ont rien de spécifiquement catalan. Le rite païen de la flamme régénératrice du pic du Canigou, remonte à 1955.
  • 1996 à Baho : Les Correfocs avec les Castellers / Tours humaines – Castellers Del Riberal. L’un vient de 500 km au sud des Pyrénées, l’autre à mi – chemin ! *
  • La Sant Jordi, en français St Georges, légende de Montblanc en Catalogne  » espagnole  » , Baléares, Aragon. Les exilés l’ont importée sur leur terre d’adoption en 1994, reconvertie en foire et en St Valentin.

Comment hormis les enfumages, pourrait il y avoir des traditions catalanes natives du nord des Pyrénées en sachant qu’il n’y a subsisté que quelques milliers de négligés par la grande faucheuse entre les plages et le Pas de la Case jusqu’à la moitié du XVIII è. ? Logiquement sur le versant sud des Pyrénées la densité de population devait être équivalente à l’issue des épidémies. A minima 50 % des 8 à 10 000 rescapés  » Catalans du Nord  » étaient d’ascendance occitane, leurs aïeux avaient saisi l’opportunité d’un précédent vide démographique du aux épidémies du XVI – XVII è., des terres particulièrement nourricières redevenues vierges s’offraient à eux et à leur porte.

A y regarder de plus près et considérées dans un éventail de pratiques douteuses, ces magnifiques introductions sud pyrénéennes avec le battage médiatique assorti seraient un des outils qui tomberaient à pic vis à vis d’un système visant à revitaliser, ré – imposer une soi disant identité autochtone catalane nord pyrénéenne ( Inhibée depuis 380 ans *** ) tout en bénéficiant d’un écho favorable auprès de français, aux racines ibériques fraîches, majoritaires dans la population hors immigrés du nord de l’Europe. Les manifestations culturelles autour des prétendues traditions locales ci – dessus sont généralement organisées par des associations catalanistes.

*Avec dans les soutes les ingrédients du crémat, le café arrosé de rhum. A ce compte là, la course camarguaise, la galette de Pont Aven ou la socca sont du patrimoine catalan.
** Qui ramène tout à soi. Terme à l’encontre des catalans et formulé par plusieurs personnalités dont sans exhaustive  » Renada  » Portet, A. Carol et cetera.
*** Sans qu’il soit obligé de remonter aux gènes acquis historiquement ou en 1642 – 1659, au XVIII è. tout ce qui était espagnol était très mal vu y compris depuis le Roussillon. En 1846 le procès des Trabucaîres, dés hors la loi armés d’un trabuc, fut instrumentalisé par l’État français aux fins d’exacerber ces tensions de cousinage, pendant ce temps les autorités édifiaient des fortins persuadées qu’elles étaient d’une invasion espagnole prochaine qui pour une fois n’arriva pas. Fort Dugommier à Collioure en 1840, Serrat d’en Vaquer à Perpignan en 1885, Batterie 500 à Port – Vendres en 1886, etc.

Ceux qui veulent connaître les véritables coutumes de Catalogne Nord, disparues comprises, gagneront à s’attarder sur :

wikipedia.org/wiki/Roussillonnais-(habitants)

music-ceret.com/dossiers/cobles puisque ce site paraît fiable, agréable surprise car d’émanation catalane.

Histoire de Roussillon – Royaume de Majorque : D. M. J. Henry en 1835. Page LXXIII et suivantes.

Géographie des Pyrénées – Orientales, Colonel F. Jalabert en 1819, danses page 33. Mais aussi productions, mines, forges, élevages, histoire et cetera.

LE SYNDROME DE LA BOULE DE BILLARD

Ce grouillement de contrevérités tous médias confondus, leurs récits à omissions ciblées amènent à s’interroger, les historiens ou prétendus tels du sud des Corbières seraient-ils sous influence, que ce soit à leur corps défendant ou pas ? A rapprocher de, nos ancêtres les Gaulois, inculqué aux écoliers d’Afrique noire, d’Indochine   … Ou s’agit il d’égocentrisme identitaire, d’interprétations exprimées avec légèreté ? Nul doute de tout un peu. Manifestement une sorte d’adoration, d’obnubilation, d’idéalisation de leurs origines, en oubliant déjà que leurs aînés y ont fui la dictature et un sous – développement relatif, aboutissant dans l’ensemble à une approche bornée à la Catalogne, qui cogne indéfiniment entre Barcelone et le Mont Canigou avec les séquelles cognitives fatales, fiers d’être catalans jusqu’à l’abrutissement. Le tout est suffisamment dense pour ne pas pouvoir être à dominante non intentionnel.

NON DITS

Plutôt inavouables mais qui changent tout :

Il faut garder à l’esprit que la Catalogne Nord est minuscule incluse dans les Pyrénées – Orientales, 45 km dans ses deux plus grandes largeurs, l’une en façade maritime et la médiane Prades- Serralongue. 110 km en longueur avec l’appendice du Puymorens, de fait les historiens catalans sont trop frontaliers de nos cousins ibériques, jusqu’à être natifs de villages excentrés* mitoyens de l’Espagne sinon plus proches de la douane que de la préfecture, pour que leur limpidité soit garantie. D’autant qu’il s’y superpose une hérédité ibérique susceptible de prendre le dessus sur la raison, la transcription de l’Histoire de France. Cela sur fond de troubles de rumination d’un traité de Paix, dont ils sont les perdants, en voie de  » Digestion  » depuis 360 ans. Mauvais perdants car il y  eut des droits justifiant de rétablir la frontière de l’empire carolingien, sur l’Ebre. Il ressort de ces 45 km que sauf infime minorité, les villages catalans sont frontaliers de l’Occitanie historique et forcément imprégnés de cette influence.

PENSEZ AU TRI

Peut – on faire confiance à ces historiens qui : 

Dissimulent leur Etat – Civil français pour paraître sous un nom catalan.

Ces français aux recherches orientées sur des sources exclusivement catalanes.

Sont militants catalanistes, liés aux autonomistes catalans, fondateurs ou membres du CA d’associations de ces partis et publiés par eux.

Ces français qui s’obstinent à écrire le catalanisant  Fenollède plutôt que Fenouillèdes dans leurs ouvrages d’expression française.

* Comme un isolement insulaire. Si en marge, voire au bout de la route, pour qu’ils aient su préserver des fêtes et traditions remontant au paganisme, perdues ailleurs sans avoir laissé de trace mémorielle. Il n’est pas étonnant quand matière d’histoire ils en soient  »  Restés en adoration de Philippe IV d’Espagne  » .
Par ailleurs dès que vous sortez de leurs repaires du Vallespir et du Conflent, ce ne sont que les précipices, les vallées d’effondrement, encaissées et sinueuses du massif du Canigou, il faut y faire 20 km pour se rendre à 5 km orthodromiques. Tout naturellement cela les dissuade de se rendre en Fenouillèdes pourtant plus proche de chez eux que la plaine littorale mais à des heures de virages, ce qui ne les empêche pas de le raconter quand même, à la Madame Je Sais Tout en n’ y étant jamais allé. Vous tenez une des explications de leur pléthore de couleuvres.

  Retour aux relégués :

Par le biais des catégories évoquées jusques là, il apparaît que sur le fond du sujet, c’est la mentalité de la population du Roussillon qui pose problèmes. Il ne serait pas pertinent de dissocier de cet ensemble l’écheveau d’aspects  décevants interactifs, inhérents à ce mauvais caractère général, tout le lamentable induit est relégué en >  Pages Gavach – Gabach / Catalan.

De toute évidence on est en présence d’une  » Catalanisation  » larvée et épurative des acquis languedociens en Catalogne. Ce contexte fait qu’on s’achemine vers une disparition de la culture et de la langue occitane chez les languedociens amalgamés au Pays Catalan du nord consécutivement à la création des départements en 1790.

 

Abstraction faite des Carlistes ( Post Napoléon puis restant du XIX è. ), les trois immigrations hispaniques massives du XX è. siècle dont les républicains Espagnols fuyant la dictature de Franco, n’ont rien arrangé par la force du nombre. Celle favorisée par une différence sensible de développement avec un summum au cours de la décennie 1970. Ces réfugiés et leurs descendants étant largement majoritaires, en rapport aux autochtones soit pour les seuls du XX è. 4 /+ pour 1 / M. Calvo 1995, sont courtisés par des candidats aux élections venus chercher leur bénédiction, ce qui participe aussi à la confusion historique à en tomber dans le panneau…  Pays Catalan d’entrée de village*.

Lequel occulte cinq siècles d’exodes de toute la France ( Quart sud ouest principalement ) vers la Catalogne** dévitalisée par une succession infernale d’épidémies de peste.

Dates Chronologie 1348, 1585.

Toponymes Occitans en Pays Catalan – Exodes vers la Catalogne.

Antroponimia, poblament i immigratió ( SIC ) a la Catalunya Nord.

* Le type d’initiative digne d’un :  – On aurait pu y penser plus tôt,  sauf manœuvre groupuscule catalan plus tourné vers Barcelone que de Paris.

Majoritaires proportionnellement aux languedociens mais tombés en minorité suite à l’installation de nouveaux arrivants des pays d’Europe du nord et de l’Hexagone dès les années 1960, soit de 5500 / an 1990 – 2010 à 3000 / an années 2010 – 20. Déjà à l’orée des années 1980 les catalans ne représentaient plus que 5 % de la population dans plusieurs communes de la plaine littorale. Les catalans désobligeants en cause ici ne sont donc qu’un reliquat d’irréductibles ibériques tenant les rênes .

** Dont vers la Catalogne restituée à la France en 1659, avant et après cette date. De nombreux  » Gros  » villages actuels y étaient  désertifiés par une mortalité à – priori sans équivalent en France, la place était libre.  Encore au tournant du XVII  –  XVIII siècle la peste n’avait épargné que +/- 11 000 à 20 000 catalans du nord, le chiffre est brut et varie selon les extrêmes indiqués, il faut en déduire les français anciennement installés.

 Il n’est qu’à discuter avec eux pour être convaincu de ces dissimulations. A titre d’exemple :

  • Ils ignorent tous que leur emblème était la croix occitane ( Wisigoths )   » Avant que  » la bannière à quatre pals de gueules et d’or leur soit imposée par le petit comte de* Barcelone au XII è. siècle. Un bourrage de crâne dès les plus jeunes années. A tel point que en dépit de la transmission acquise de mes aînés,  j’en fus réduit à être fier d’être catalan, tant  le raisonnement en arrive à être insidieusement pollué par des interprétations unilatérales, ayant vécu toute ma scolarité dans ce pétrin. De quoi en avoir rétrospectivement une honte indescriptible quand on descend du Languedoc. Un second exemple  plus actuel et savoureux en point de chute de l’article XI è.

* Selon la formule de René Quehen à – propos du  » Coup d’Etat  » de ce carolingien, voir plus haut aux blasons.

TCHERNOBYL CULTUREL

On vient d’en avoir un avant goût, les pages qui suivent mettent en lumière l’héritage languedocien de la Catalogne Nord. Présenté dans la bonne humeur cela équivaut à : Ubu ou Artaban le Catalan fièrement dressé du haut de son piédestal culturel et historique d’Occitanie, sans qu’il en soit instruit ! Soyons lucides, les Corbières pas plus que les Pyrénées n’ont jamais été des obstacles hermétiques à la circulation des influences quel que soit le sens d’arrivée, encore moins spécifiquement aux seules contributions Nord – Sud sur le confetti catalan français, n’en déplaise aux catalans* un tel Tchernobyl n’a pas existé.

Qu’ils prennent en considération : Que la région jusqu’à l’Ebre fut sous régime carolingien pendant près de 4 siècles, c’est au terme de cette séquence que quelques différences se sont amorcées. La distance villages catalans – frontière Occitanie historique inférieure à 30 km sinon 45 au plus pour l’exception.

Malheureusement, RL. Portet, née et à l’enfance languedocienne, se range, en matière de toponymie, dans cette catégorie des contestataires d’apports non catalans : – Malgré toutes les invasions subies, malgré l’annexion de 1659 et l’imposition de la langue d’Oïl septentrionale, nos noms de lieux démontrent clairement, avec l’évidence même de leurs formes uniquement catalanes, sans aucune exception, que la terre, la langue, les coutumes, la sensibilité, sont celles d’un  » Pays Catalan  » et seulement catalan … ** Curriculum vitae du 3 è. âge / Renée Portet.

Par sa sélection orientée de noms de lieux, elle contribue outrageusement au jacobinisme catalan contre lequel elle s’insurge dans le même ouvrage.

Pour démasquer ses petits arrangements il suffira de comparer avec nôtre panel de toponymes occitans en pays Catalan, à l’appui des dicos en ligne qui sont listés au susdit article.

* Quelques uns ont été irrités par ce couplet, au point qu’une association publia un démenti, non étayé, de toute influence culturelle sur la page d’un village dit De La Salanque du quotidien local, c’est dire l’abrutissement collectif des catalans.
** Les noms de lieux du Roussillon, 1982, thèse de doctorat d’onomastique traduite en français et complétée en 2021, à 94 ans. Rapport de cause à effet ? Son directeur de thèse étant Henri Guiter par ailleurs – très décrié selon ses mots. Onomastique : Spécialisation de la philologie ou linguistique, étude des noms propres.

SUPERLATIFS NEGATIFS INFONDES

Deux exemples élémentaires à portée de compréhension du plus grand nombre.

Les bleds du Roussillon : Bled au sens de village perdu, la différence est que là il s’agit de l’état d’esprit de ceux de Perpignan et de sa plaine, à fortiori quand ils déblatèrent à l’encontre des languedociens !   Trop de roussillonnais, presse comprise (magazines locaux, guides de randonnées ou touristiques …) , étiquettent volontiers nos villages comme étant perdus, des bouts du monde. Ce sont encore des catalanadas dont le vecteur est l’ orgueil ibérique leur empêchant d’avouer que ce sont eux qui le sont dans les diverses acceptions du terme.  Pays méconnu serait plus approprié, ces citadins casaniers s’aventurant exceptionnellement hors de leur microcosme culturel ce qui rend leurs interprétations erronées. En s’en tenant aux plus excentrés du Fenouillèdes, Rabouillet et Vira sont à moins d’une heure du centre-ville de Perpignan. Côté audois encore mieux pour descendre à Quillan. Côté catalan sans retenir les nombreux culs de sacs on ne peut en dire autant des villages du Vallespir, Conflent et pis de la Cerdagne dont on vient de remarquer, aux NON DITS, l’isolement géographique, voilà encore un élément ubuesque ( Comme tant d’autres sur le lien à venir ) au regard des racontars routiers exposés. FAUT RIGOLER ( H. Salvador ).

Réseau routier : Leurs inavouables sont masqués en divulguant des sottises du genre ces urbains cloitrés à l’intérieur de la rocade qui prétendent en chœur que les routes du Fenouillèdes sont mauvaises en ne les pratiquant qu’épisodiquement ou une fois dans sa vie *. Dans ce sac, celles classées très roulantes par l’ASAC66. Sous le masque, nos charlots ne peuvent pas avoir une conduite adaptée aux routes sinueuses qu’ils découvrent, entre autres avatars ils y multiplient leur temps de trajet … Argumentaire croisé en coup de grâce sur le lien à venir où ces bassesses et panel de travers à l’avenant sont multipliés à l’infini.

Pages Gavachs / intitulés Les Casaniers et N’Importe Quoi Sauf le Déshonneur.

* Nous affirmons que dans l’ensemble les petites départementales du Fenouillèdes sont plutôt moins mauvaises qu’ ailleurs dans le 66 en moyenne montagne comparable, c’est un régal que de les pratiquer.
Pour une part conditionnés par une réputation remontant à la création des routes, issue du ressenti d’un député ( Un ministre ? ) secoué en pleine digestion dans son tacot en se rendant à Sournia sur une des premières venant d’être tracées. Nouvelle sensationnelle de l’époque arrangée et ressassée par les médias catalans alors qu’elle est obsolète depuis belle lurette. Les routes incriminées ont bénéficié de réaménagements considérables. Il en filtre cette manie catalane de se gausser des Gavachs entre  » Deux  » pastagas.
Illustration des dérives du Tout et Tous Catalans:
  • Revoir en page Histoire Frelatée, l’extrait d’un conseil municipal.
  • Coll pour Col est Catalan mais nous sommes en lisière d’une forêt domaniale délimitée par des bornes à fleur de lis donc en Languedoc, on devrait lire Còl. Il resterait aux dizaines de milliers d’occitans de Catalogne Nord à s’insurger en rebaptisant en languedocien les lieux emblématiques de leur sphère de vie ( Mairie, église, monuments…), les irréductibles catalans ne le supporteraient point. A Perpignan la Place de Catalogne et le Palais des rois de Majorque deviendraient Plò de Catalonia et Palaissòt dels reis de Malhòrca… Et cela serait moins incohérent que la discordance qui précède, en prenant en compte le socle languedocien du Roussillon.

VALEURS

Mises en Garde

Quand la réalité est dure à avaler, l’aseptiser avec des termes creux ou de doux euphémismes revient à la masquer. Vous aurez beau les qualifier de seniors, les octogénaires demeureront des vieux; Un malentendant restera un sourd … Nous allons nous efforcer de nommer concrètement ce qui suit, il s’agit d’accepter qu’un chat soit appelé un chat. A la recherche d’un juste milieu entre la langue de bois et l’acrimonie.

Gardez vous de la fierté d’être catalan jusqu’à la perte du discernement. Une poignée d’internautes, seuls des catalans, a été outrée* que ce site soit haineux, à leurs dires, aux dépends de leurs semblables, le serpent qui se mord la queue ! La haine est fondamentalement bannie de ma pensée. Ce n’est qu’un malentendu initié par un lourd passif à charge sans éléments opposables. L’objet est un bouquet de travers comportementaux catalans ( Lambdas, historiens, linguistes, presse , ect ), d’une récurrence sans pareille dans l’Hexagone, à en constituer une image de marque.

L’ossature du texte incriminé fut conçue au cours des années d’exposition à d’ intenses agressions catalanes, pas évident d’éviter l’acrimonie. Le recul aidant, je l’ai maintes fois tempéré le contenu, quelle est la version la plus fidèle aux faits ?

Il est stupide de vous emporter lorsque je  diffère des préjugés dont on vous a consciencieusement imprégnés au risque de vous en abêtir. Fuyez le tout Catalan, échappez vous de vôtre cercle somme toute relativement restrictif, de sorte à diversifier vos sources d’information lesquelles sont généralement excessivement inconditionnelles de la cause catalane.  En refusant d’admettre les réalités dérangeantes dont vous êtes initiateurs ( Vos comportements, Histoire frelatée à la sauce catalane ), vous apportez de l’eau à mon moulin en validant, malgré vous, certaines des étiquettes déshonorantes traditionnellement épinglées sur vôtre front. Que les milliers d’adeptes de commentaires indésirables sachent qu’ils sont bloqués avant d’atteindre le destinataire, sort analogue des 123 000 / + tentatives de connexion malveillantes, SOIGNEZ VOUS PLUTOT !

* Trois possibilités : Déni, mauvaise conscience, interprétation ridicule. Il est démontré sur l’article Gavach ( Liminaires + Notes ) pourquoi il est impossible d’être haineux à l’encontre de ces malheureux tous nés ainsi, de la pitié plus sûrement. Deux des hypothèses envisageables quand aux causes de leur état, le vent des fous puisqu’ils sont aux premières loges, la génétique du casanier ? A une époque révolue il vous aurait été conseillé de prier sans cesse pour eux, vous pouvez toujours le faire si ça vous tente, vous avez un oratoire approprié à l’ermitage des gorges de Galamus.

LES AUTEURS

Père et fils, le premier, né en 1955 est issu d’anciennes familles de Prats, Rabouillet, Le Vivier et limitrophes, permanentes dans ces villages depuis les XVI è. – XVII è. siècles, antérieurement pour partie et venus de la migration du quart sud – ouest de l’Hexagone. Quelques ancêtres furent influents sous l’Ancien Régime avec ou sans soutane. Aux XVIII è. – XIX è siècles de gros propriétaires à la fois terriens* et de moulins. Plus récemment plusieurs générations ont prospéré dans la fabrication et le commerce de chaussures entre Agly et Aude notamment pour l’armée.

J’ai quitté pendant quelques années le département dans le cadre de ma formation professionnelle puis un tour de France des plus grands noms de la jardinerie et de la pépinière ornementale.

* Avec plusieurs centaines d’hectares, sauf erreur de frappe. Dits – famille aisée par l’AAPO ce que ainsi j’appris.
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REMERCIEMENTS

A ceux qui se sont inspirés ou ont puisé dans ce site et son jumeau ci dessous :

– Plus particulièrement à Mme Geneviève Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire. A ce titre c’est le meilleur encouragement que je pouvais recevoir. Saint – Paul et les Fenouillèdes – Les racines de leur histoire, livre présenté en pages Liens et Livres Fenouillèdes. Mais là je me dois de me répéter pour cause de souci de crédibilité, je n’ai aucune qualification d’historien.

– Aux professeurs Bordes, Calvet, Crambes, élus en Fenouillèdes pour leurs apports et éloges, repris par plusieurs personnes depuis.

– Pour les mêmes raisons aux représentants des associations St Félix, Tour et Patrimoine à laquelle je me suis engagé sur leur insistance et cerise sur le gâteau servie sur un plateau, j’en avais rêvé, ils l’ont fait. A la municipalité de Prats pour sa réceptivité quand à ces contenus quelle a redéployés dans le cadre de l’inventaire du patrimoine de la CCAF sous l’expertise de Rodrigue Tréton.

– Aux personnalités, universitaires et autorisés en la matière fidèles à ce site en dépit de mon amateurisme, > Commentaires.

– Aux auteurs de liens : Wikipédia, Moulins du Fenouillèdes de l’AAPO, St Paul et les Fenouillèdes de GGF, Hilke Maunder, etc.

-Un grand merci à mon fils Alexandre, lequel dès ses 14 ans a eu l’initiative et le dévouement illimité de créer ces sites. N’étant pas né à l’ère de l’informatique, ce fut et demeure une contribution essentielle.

Vous avez été 1456 visiteurs en moyenne mensuelle au premier semestre 2016, record en avril avec 2238 visites en ne prenant en compte que les dix articles les plus suivis. En 2020 le quatrième trimestre a totalisé 1387 visiteurs, une hausse continue de fréquentation aussi spectaculaire qu’inexpliquée amorcée en août concluant plus de quatre ans de dégringolade elle aussi incompréhensible.

SITES PARTENAIRES

Commune de Prats – Association Tour et Patrimoine.

Pratsdesournia-patrimoine.fr

histoireetrando-prats-de-sournia.fr axé sur la randonnée. Histoire locale, toponymie , fiches de randonnées abondamment documentées pour vous épargner d’avoir à prétendre au retour : – Il n’y a rien à voir.

Le Fenouillèdes du VIe au XIIIe siècle

Dernière mise à jour le 28 04 2023.

Il serait convenable que ceux qui puisent dans cet article, pour publication lucrative ou pas, aient le savoir vivre soit d’indiquer leur source soit de faire un lien, merci.

On entre dans les temps obscurs, les dates subissent de sacrées fluctuations en fonction des auteurs et les contradictions entre spécialistes sont innombrables, nous vous vous en avons composé un petit bouquet  avec l’assortiment des années suivantes auxquelles il vous suffit de vous reporter : 795, 820, 870, 920, 1125, 1130, 1142, 1150, 1170, 1224, 1229, 1234, 1240, 1243, 1252, 1258…. Ce n’est qu’un modeste échantillon. Sans que ce soit contenu à ces siècles : –  La mythologie catalane est trop souvent proposée comme faits avérés. – Les versions varient entre  languedociens et français d’une part et les catalans nord – sud de l’autre. – Il existe couramment autant d’histoires différentes que d’historiens sous un drapeau quel qu’il soit. En dernier ressort,

Il est à craindre qu’une part non négligeable de ces désaccords soit à motivations inavouables et découle du climat général esquissé en pages A PROPOS et à l’insulte GAVACH, qu’ils soient ou non encartés chez les catalanistes. A vôtre perspicacité !

– VIe et VIIe siècle –

  • Construction en 456 à Narbonne de la basilique, Saint Felix de Gérone. Ville où il subit le martyre. Mais il venait de Carthage comme Sainte Félicité, Saint Cucufat, tous trois très vénérés en Fenouillèdes.
  • Construction de Sabarda ou Roca Samardana à Fenouillet, supposé antérieur à celui actuel.
  • Du VIe siècle au XIIe siècle très nombreuses années de famine, peste, mal des ardents provoqué par l’ergot du seigle. Vers 536 la comète de Halley a frôlé la Terre avec un impact près de l’Equateur, ses poussières en empêchant toutes cultures ont immanquablement initié de tels malheurs jusques vers 541. Sinon à la même date l‘éruption de l’Ilopango au Salvador.
  • 500-600 Fenouillèdes dans le diocèse Wisigothique de  Narbonne. De 580 à 587 Athalocus ou Athaloc l’un des évêques ariens de Narbonne qui vont se succéder jusqu’aux années 790, période à laquelle ils endosseront le rang d’archevêques. Vers 700 – 750  date présumée de création des archidiaconés du Fenouillèdes et du Razés sous l’autorité de l’un des archidiacres de Narbonne.

506 : Le bréviaire d’Alaric : Un des fondements du droit médiéval. Alaric II complète le code de son père en le rendant moins intolérable à l’égard de Rome. Puisqu’il est inspiré de celui de Théodose rédigé vers 429 – 439, une compilation du droit romain émis depuis Constantin.

Amalric transfère sa capitale de Toulouse à Tolède. Il érige en diocèses Elne et Rhedae qui prend le titre de comté. Rhedae ( Rennes le Château ) aurait été rebaptisée Civitas Attacensis, de Atax = Aude.  L’année 568 est avancée par plusieurs auteurs pour Elne ( Helenae ), ce qui parait plus crédible. Ce sera le siège de l’évêché jusques en 1602. Pierre Moulis situe le rattachement du Razés – Pays de Sault à Carcassonne de 519 à 788. A. Bonnery affirme que le Razés ne fut pas rattaché à Carcassonne à la création de ce diocèse.

Rhedae, le curé aux milliards, voir en 1885. Le pagus Rhedensis englobait le Capcir, le Donezan, le Fenouillèdes, le pays de Peyrepertuse, celui de Sault et le Razés évidemment. Pour ce dernier nous préférons la graphie languedocienne, soit un accent aigu à la place du grave.

507 ou 508 Bataille de Vouillé : Clovis repousse les Wisigoths en Septimanie et prend Toulouse. Il ne reste aux Wisigoths que l’actuel Languedoc Roussillon et l’Espagne. Mort d’Alaric II à Vouillé devant Clovis roi des Francs. l’année suivante Clothilde, fille de Clovis épouse Amalric fils d’Alaric II. Ce qui scelle la fin de la guerre Francs et Wisigoths. Tentative d’alliance avec les Francs qui échouera rapidement…

Septimanie : Carcassonne et Rennes deviennent villes frontière au nord et à l’ouest… La frontière entre les deux royaumes passe par le Rebenty. G.Gavignaud-Fontaine in St Paul et les Fenouillèdes 2011.Corbières, Razés et Fenouillèdes restent aux Wisigoths.

La Septimanie sur Pyrénées Catalanes et Géographie des Pyrénées – Orientales, 1819.

Articles du  » Cal. 12  » de L’Indépendant et de Rabouillet.    Jean Paul Martin.

Le cimetière wisigothique d’Estagel sur persée.fr

531 : Childebert, fils de Clovis, prend Narbonne au roi Amalaric. Lequel était marié à Clotilde, c’est à dire un Wisigoth époux d’une mérovingienne. Son frère Childebert prétexta de mauvais traitements à son encontre pour piller la capitale audoise. Le siège du pouvoir wisigothique sera transféré à Tolède.

587-589 : Recarède Ier le roi des Wisigoths renie l’arianisme et impose à ses sujets le catholicisme orthodoxe byzantin, il s’agissait d’être sacré à Tolède. Sous le règne de son père ils étaient persécutés en tant que tels.

589 : Concile de Toléde.

– Législation anti-juive, excepté pour ceux de Septimanie ayant œuvré pour relever la région en soutenant le duc de Narbonne. Statut d’exception accordé par le roi Wisigoth Egica.

Fin VIe : Au moins trois tentatives de Gontrand roi des Burgondes de repousser la frontière franque plus au sud. Les Burgondes à l’origine germaniques avaient été soumis et fixés par les Francs dans une contrée devenue la Bourgogne.

Gontran : Petit fils de Clovis, fils de Clotaire Ier.


654 : Le pays est composé d’hispanos – romains et Goths. Chacun est jugé selon la loi de son peuple. Aussi Receswinthe roi wisigoth 653 – 672, publie le Liber Judiciorum, synthèse des lois romaines et gothiques visant à instituer la parité entre ses sujets. Ce code, partiellement sera en vigueur jusques après le Xe siècle.

673 : Prise de Clausura Sordonia*, d’après le géographe Charles Walkenaer il s’agirait de Sournia ? Par Wamba roi wisigothique de Tolède, l’année de son couronnement en se rendant à Narbonne lors d’une expédition victorieuse contre le duc Paul de Septimanie qui avait fait sécession. Il s’était fait sacrer roi en profitant d’une mission confiée par son suzerain pour le trahir en provoquant un soulèvement de la Septimanie, Barcelone et Gérone comprises.  Suite à cette révolte les Wisigoths détruisirent le château de Casteldos à Escouloubre. * A l’AAPO la localisation de Sordonia reste à définir, Sordonia de Sordons, voir à – 1000.

D’autres lieux que Sournia sont suggérés, tels que Vulturaria l’antique Ultrera sur les hauteurs de Sorède, Les Cluses, Céret, Salvarerra à  Opoul. Mais là les prospections du Service Régional d’Archéologie menées sur l’oppidum en 2001 sont restées vaines en matière d’occupation au cours de l’Antiquité Tardive et protohistorique, en dépit du manuscrit de Julien évêque métropolitain  de Tolède qui vers 680 y situe, d’après ces archéologues,  cette  » légendaire  »  cité sur la base de témoignages. Jean Marie Cassagne dans Les noms de lieux des Pyrénées – Orientales, toujours en reprenant Julien mais à propos de Les Cluses, le premier village en venant de l’Espagne via le col du Perthus : Castrum quod vocatur Clausuras soit  Le château qu’on appelle Clausuras.

Il existe de nombreux récits plus ou moins ressemblants, maints arrangements de l’Histoire générale du Languedoc de Dom Joseph Vaissete en 1759. En voici un échantillonnage :

  • Wamba lance trois corps d’armée à l’assaut de Llivia en Cerdagne, de Collioure sur le littoral, des Cluses enfin. La triple offensive permet à Wamba de s’emparer du duc Paul, réfugié à Nîmes dans les arènes. Ce noble hispano-romain avait soulevé le nord est du royaume goth… Raymond Sala.
  • Wamba occupe la Clausura Sordonia ( Opoul ? ) au cours de son expédition victorieuse contre Paul, duc de Septimanie. Paul avait été proclamé roi par Ranosind duc de Tarragone. C’était une sécession face au royaume Wisigoth installé à Tolède… Gérard Bile
  • -André Carol dans un récit très documenté dont nous produisons un modeste condensé, ajoute que les trois colonnes de Wamba se sont regroupées vers Elne ou Château Roussillon. Ensuite son armée s’est dirigée sur Narbonne, conquise par son pair dissident, avec l’appui des rebelles qu’il devait combattre, avant de s’y faire sacrer roi par l’archevêque. Mais Paul s’était enfuit à Nîmes… Voir sélection d’ouvrages.
  • Histoire de Roussillon  de D. M. J. Henry, parue en 1835. livre premier, page 10.

La trahison ci-dessus est datée selon les auteurs du 01/09/682.

Expulsion des Juifs de la Septimanie. Le duc Paul avait pour mission de veiller à l’application de lois à l’encontre des Juifs.

680 : Un évêque  est établi à Rennes le Château, de ce diocèse il gère celui de Carcassonne, affirmation extraite du livre de Louis Fédié. Notez la contradiction  avec les propos en entête de ce siècle.

693 : Concile de Tolède : Fixe à 10 feux le minimum requis pour fonder une paroisse.

VII e. siècle : De l’origine des remparts de Le Vivier telle que déterminée au XIX è. siècle*, cependant des fouilles récentes situent le premier château aux environs de l’an 800.

* Texte daté de mars 1890 par l’instituteur de Le Vivier Antoine Simorre, revue Fenouillèdes N° 12 en faisant passer Wamba par là, il rapporte aussi une  » Légende  » selon laquelle un personnage de sang royal exilé pour cause de crime serait le point de départ de ce monument, il s’agirait de Guillaume comte de Narbonne au XII ème siècle, les armes de ces deux familles sont communes. D’autres lient cette affaire criminelle à l’entourage de Charlemagne ?


– VIIIe siècle –

11/ 07/711 Bataille du Rio Barbate à Cadix : Moins de 3 mois après avoir franchi le détroit de Gibraltar les Musulmans avec l’appui des ariens sont vainqueurs face à Rodéric ou Rodrigue le dernier roi wisigothique de Tolède. Ils auraient été appelés par le gouverneur de Septimanie pour le renverser. Ils franchissent les Pyrénées en 719.

Incursions en Fenouillèdes, occupations, massacres, razzias, prises d’esclaves jusqu’en 797. De coutume le Fenouillèdes s’avère être mis un peu vite à l’écart, en voici probablement un exemple; Des auteurs affirment que les mauresques ne s’y sont pas aventurés, partout autour sauf ici ( Comme le nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière ! ). Mais avatars des mémoires ou pas les toponymes en Gardiole*,  Maure et Sarrazis n’y sont pas absents, en faisant abstraction des mégalithes. A Prats de Sournia une légende rapporte que deux seigneurs au nom à la consonance de cette origine, furent impitoyables avec les villageois ? A Castelfizel on raconte que la forteresse était une place forte des Sarrazis. Ils y auraient enfoui un trésor… * Voir au IX ème siècle. Roquefeuil en Pays de Sault a son Pic des Sarrazis couronné d’une antique fortification.

Le rempart des sarrazis sur le roc de Moufri culminant à Galamus, n’a rien de cette époque, des tessons d’amphores identifiés d’origine carthaginoise y été découverts, ce sont plus sûrement des vestiges d’une occupation préhistorique. Tels le cimetière des Maures proche du prieuré de Serrabonne et celui qui domine le confluent du Verdouble. Le Roc du Maure à Tarérach ou celui de Trévillach. Quant au château des Maures du col de St Louis, bien que cette appellation soit disputable, rien ne démontre l’absence de liens avec les incursions islamiques. Une approche différente à la date 1632.

719 – 720 : Les sarrazis prennent Narbonne aux Wisigoths après un siège de 1 an, puis Carcassonne. Berbères épaulés de Syriens et de Yéménites, aux ordres de l’émir Al – Samh –  Ibn –  Màlik –  Al –  Hawlàniyy. Ces nouveaux conquérants se fixèrent surtout sur Narbonne et firent preuve d’une tolérance surprenante de nos jours (G.Frêche). Peut être une fois installés ? Car il se dit par ailleurs qu’ils transformèrent le pays en désert. Les habitants furent décimés, moururent de faim ou s’enfuirent affolés vers les montagnes. Plusieurs villages du littoral ayant été vidés de leur population mâle, prise comme esclave. Ces épouvantes sont passées dans le vocabulaire, on va y revenir rapidement.

Mais l’Eglise se serait  ruée plus que de raison à l’encontre des musulmans en dramatisant à outrance la réalité historique, d’ailleurs R.  Sala  rejoint G. Frêche : Contre le loyalisme et le paiement d’un tribut annuel personnel et territorial les sarrasins garantissaient le maintien de la propriété, des coutumes, la langue et la religion des indigènes.

Suite à un renversement d’alliance les Arabes ont été sollicités pour lutter contre les Francs, ces brutes sanguinaires étaient le bras armé de Rome.

A lire : Dictionnaire topographique du département de l’Aude par l’abbé Sabarthès.

Sarrazis :  Phonétique à l’occitane de sarrasins dont l’écriture conventionnelle languedocienne est Tartarin. On a vu en pages Gabachs que Catalan est en occitan synonyme de Le Diable, Tartarin aussi toujours selon l’Alibert. Les premiers sarrasins font parler d’eux entre le Tigre et l’Euphrate au début de notre ère, les caravaniers ont eu à en souffrir,, ensuite ce seront des musulmans de l’ensemble du Moyen – Orient qui se coaliseront avec les Arabes et mèneront la guerre sainte en Europe.

Petit rappel d’histoire – géographie :  Synthétiquement parlant les Maures d’origine Berbère étaient surtout implantés en Maurétanie, dans l’actuel Maroc et tout l’Atlas intérieur jusqu’à la Libye hors zone climatique méditerranéenne. Les Berbères, désignation au sens générique, constituaient un panel d’ethnies hors les Maures, réparties dans tout le Sahara et l’Afrique du Nord jusqu’en Egypte.

.

726 : L’Emir Ambasa reprend Carcassonne grâce au ralliement de la noblesse arienne.

Tout le Languedoc* est occupé. Etre chrétien en ce temps là ne relevait pas du bon choix. La religion de Damas prévalait, le pays fut brièvement rattaché à ce califat.

*’Al –  Andalus.

17/10/732 : Charles Martel, le premier carolingien, arrête à Poitiers l’Émir de Cordoue Abd –  Al –  Rahman . Ce dernier au cours d’un raid en Aquitaine, venait de battre le duc Eudes ( 700 à 735 ) à Bordeaux. Lequel ayant réussi à s’enfuir s’en alla requérir l’aide de son pire ennemi, Charles Martel. Quelques mois auparavant  Abd Al Rahman avait fait le siège de Llivia.  Eudes était le le gendre de Munnuza  wali de Narbonne, ce dernier assiégé à Llivia ( Actuelle enclave espagnole en Cerdagne française ) par Abn – Al – Rahman s’en serait échappé pour finalement se sacrifier du haut d’un promontoire dominant la Têt.

Mais les Sarrasins restent les maîtres de la Septimanie et de la côte du Rhône aux Pyrénées. Narbonne, Château – Roussillon sont des camps de base d’où ils préparent leurs incursions en Aquitaine, Bourgogne…

736 et 737 : Bataille de Villefalse, rive opposée de La Berre face à l’oppidum de Sigean. Victoire de Charles Martel sur Ibn –  Chaled et l’émir Ocha. Mais il échouera au siège de Narbonne tenu par le wali*  Youssouf ou Yusuf /  coalition Mahometans-Chrétiens. Charles Martel aurait été contraint de lever le siège; l’hiver arrivant et  préoccupé par d’autres rebellions.

* Wali = Gouverneur d’une province. Umar Ibn Umar fut aussi un de ceux en poste à Narbonne.

Autrement dit, à la férocité des Sarrasins se superpose celle des Francs. Beaucoup ont regretté d’avoir  fait alliance avec ces sauvages dans le but de se débarrasser des musulmans. Pillages et viols n’étaient pas en contradiction avec la Croix. St Gontran  évoqué en fin de VIéme siècle en est le parfait exemple.

750 : Le prince Abd –  Al –  Rahman fut le seul rescapé du massacre de la dynastie des Califes Umayyades perpétré par les Abassides à Damas. Il fit construire la mosquée de Cordoue. Il en fut proclamé émir en 756.

751  Pépin III Le Bref élu roi des Francs : Les mérovingiens ou  » Rois fainéants  » au comble de la déliquescence, sont écartés du pouvoir par une famille noble d’Austrasie actuel Est de la France et de la future dynastie des carolingiens.

752 ou 759  Narbonne* : Pépin le Bref,  fils de Charles Martel, appelé à la rescousse par les Goths, soulevés contre les Maures, expulse ces derniers et incorpore la Septimanie dans l’empire Franc. Création de la Marche de Gothie (ex Septimanie) pour se prémunir des sarrasins. A la faveur d’un revirement des Goths qui avaient massacré la garnison ennemie, son fils Charlemagne reprend Narbonne à  Abd –  Al –  Rhaman et semble t-il Carcassonne.

*Le siège aurait duré 7 ans.

Les catholiques peuvent à nouveau pratiquer leur culte.

777 : Sulayman wali de Barcelone, Al – Husayn son homologue de Saragosse sollicitent le soutien de Charlemagne. En échange de la promesse de lui livrer le nord de la péninsule.

778 : échecs de l’expédition conjointe Barcelone-Saragosse et Roncevaux – Saragosse  en conséquence de la trahison du gouverneur de Saragosse.

D’où la vague des réfugiés Hispanis, chrétiens religieux ou pas fuyant la religion de Cordoue et la répression engendrée par les susdites défaites. Émigration prolongée jusqu’à la fin du IX siècle. Aprision crée par Charlemagne au profit de ces émigrants, c’est à dire attribution de terres nettes de juridiction comtale et de cens ( Loyer ) avec en contrepartie l’obligation d’assurer un service de protection armée face à l’ennemi au Croissant. C’était autant un moyen de repeupler le Fenouillèdes sans exclusive. Toute personne valorisant des terres incultes en devenait propriétaire au bout de 30 ans. Ces Hispanis sont à l’origine de la fondation de plusieurs établissements ecclésiastiques.

Ce serait consécutivement à la mort du comte Roland, dans une embuscade tendue par les vascons, des basques du parti des sarrasins, que Charlemagne aurait militairement réorganisé la région, en créant la Marche d’Espagne alors dite Marca Hispanica.  ( Fiabilité non garantie ). Elle correspondait à l’actuelle Catalogne espagnole, soit au sud des Pyrénées et donc de la Septimanie. Selon l’analyse de René Quehen le Fenouillèdes dépend déjà du royaume d’Aquitaine, conçu par Charlemagne pour son fils Louis 1er Le Pieux, alias Louis  le Débonnaire de 781 à son couronnement à Rome jusques vers 882. Le Pieux est né en 778. Nous allons revenir sur ce sujet jusques en 863, réformes territoriales successives aidant…

Charlemagne accorde une charte de protection à l’abbaye de Lagrasse, fondée de fraîche date par Nefridius ou Nimphridius le premier archevêque de Narbonne. Elle connaîtra un rayonnement immense. Ses domaines vont s’étendre jusques en vue de Saint Michel de Cuxa. Une autre date circule, selon une charte dite de la fondation, datée de 799, aux archives de l’Aude ?

Les hispanis ont introduit une pléiade de saints dont : Assiscle, Colombe,  Cucuphat ( Couat ), Dorothée,  Eulalie, Fructueux, Just et Pasteur,  Juste,  Lèocadie, Ruffine,  Victoire,  Vincent… Ramenés d’Andalousie, Aragon, Castille, Estrémadure… Hormis le Fenouillèdes ils furent nombreux à être fixés  dans l’actuel département des Pyrénées Orientales, en Carcassés, Narbonés et  Peyrepertusés. Cette opinion est celle de l’abbé Sabarthés, la tendance actuelle est à les attribuer aux wisigoths comme St Félix de Gérone, St Julien, Ste Basilisse…

Cartes de la Septimanie et de la Marche d’Espagne en 6. Lien différent du précédent.

Atlas historique de la province de Languedoc

Articles de Jean Paul Martin.

780  :  »  Première mention de « * l’abbaye de Saint Martin Lys ( Lez ), ancien ermitage de St Valcarne, dans le dénombrement de celle de Lagrasse. Les moines de la vallée de Valcarne avec ceux de St Jacobi** de Joucou  sont à l’origine de la création d’une grande partie des villages du Capcir, Pays de Sault et du  Donezan , en tous cas rattachés à ces abbayes.  St Martin possédera des droits importants et des terres à Cassagnes ( 955 ),  Caudiès, Escouloubre. Fenouillet, Marsa, Prats de Sournia avec Pezilla de Conflent, St Paul de Fenouillet… Des salines à Torreilles.

*Il ressort des ouvrages consultés que les premières mentions de …  qui suivent sont à relativiser, nos recherches les ont maintes fois démenties par antériorité. Elles ont surtout le mérite de cerner l’orientation des investigations de leurs auteurs.

* *Selon une inscription datée de 768 mise à jour dans les ruines de cette abbatiale.

782 :  Première mention de Quillan / villae Quilianus dans les possessions de l’archevêque métropolitain  de Narbonne. D’après maître Louis Fédié Quillan figurait antérieurement dans les textes du Rhédésium en tant que Kilianus. Il reste à citer André Marcel : Quillan trouve vraisemblablement son origine étymologique dans le nom gallo – romain Culius ou Quelius.

L’évêché de Narbonne dès le IIIè siècle puis les abbayes de Alet, Lagrasse et St Polycarpe sont à l’origine d’innombrables cellaes ( Chapelles ) ecclésias, villas ou villarias. Ecclesia pour église sous entend une commune, le suivant un hameau à ne pas amalgamer à la villa romaine.

788 : Concile à Narbonne, le diocèse de Rennes est distrait de celui du Carcassés pour être associé à Narbonne. Ce qui englobe tout le Pays de Sault.

Vers 793 Bataille de Villedaigne : Guilhem de Gellone y arrête les Berbères, de là à parler de victoire franque serait inapproprié. L’ émir de Cordoue Hescham sous le commandement du vizir Abd –  El Melek ou Malik conserva un énorme butin. Il faudra attendre jusques vers 797 pour que Guilhem puisse définitivement éradiquer la menace de l’émir Hakem. Il reste à préciser si cette bataille de l’Orbieu est un fait avéré ou s’il s’agit seulement d’un épisode de la légende de Philoména au XIIIè siècle.

795   A Propos d’énormités  : Guilhem crée la Marche d’Espagne, organisée en quatre comtés stratégiques, Carcassonnais, Fenouillèdes, Narbonnais*, Razés. Ainsi que le Roussillon et la Catalogne.

* A notre candide avis cette extension nordique de la Marche d’Espagne est d’avantage une réadaptation de celle de Gothie et antérieure à 785.

817 selon d’autres historiens ou 785 – 86 date à laquelle les Berbères ont été refoulés au delà des Pyrénées,  prises de Gérone puis de Barcelone livrées par leurs habitants. Ils vont resurgir périodiquement jusqu’au XIIe siècle. Voir les multiples contradictions par rapport à 778 et c’est pas fini…

Les habitants de cette entité militaire, la Marche, avaient obligation de prendre les armes si besoin était, sans que cela puisse exclure les trois mois annuels de service obligatoire. Un marquis , en résumé = Gouverneur militaire, était à la tête de chaque marche.

Pour René Quéhen comme maître Louis Fédié le Fenolhedés et le Razés, Perapertusés inclus auraient été érigés en comtés dès cette date, en citant l’ouvrage Marca Hispanica. Le Razés placé sous l’autorité comtale de Carcassonne. Le premier auteur a collaboré  et écrit simultanément avec Annie de Pous sur les mêmes sujets, mais leurs sources sont visiblement différentes, y en a t – il seulement un qui dit vrai ? Cette interrogation s’adresse, tous thèmes confondus,  à chacun des écrivains régionalistes figurant à la rubrique Liens et Livres.

A la tête de chaque comté était désigné un familier du souverain le comitis ou compagnon du roi. comitis ou comes sont à l’origine du mot comte, un chef militaire en charge des fonctions administratives, fiscales et judiciaires.

Vers 798  : Guilhem de Gellone également connu sous les noms de Guillaume d’Orange, Guillaume au Courbnez et en Catalan Guillem*. Ce cousin germain de Charlemagne, issu d’un mariage mixte Franc / Goth, en reçoit les pleins pouvoirs sur les possessions des Wisigoths en Septimanie dont le Razés –  Fenouillèdes, Capcir, Conflent, Donezan, Peyrepertusés, Roussillon,  Empuries, Pays de Sault..  Événement quelquefois daté en 782.

Les comtes sont désignés par les Carolingiens, dans leur entourage et la métropole ecclésiastique de Narbonne à autorité sur le Razés –  Fenouillèdes jusques en 817.

* Les historiens  sous influence culturelle roussillonnaise plus particulièrement, ont maquillé dans LEUR LANGUE les prénoms de tous les comtes Carolingiens de souche languedocienne, entre autres personnages. Ce qui explique que Willelmus ( Guillaume de la main du premier concerné ) apparaisse en Guilhem ,  Guillem et revient à tromper le lecteur insidieusement ou pas, on verra à la fin des années 1100  le côté ubuesque de la chose. Toujours en est-il que ces noms varient selon que le livre soit signé par un catalan, soit par un languedocien ou un français.  Des actes permettent une plus grande fiabilité en la matière, vous avez un aperçu des noms réels en introduction de la chronologie des années 1000.  Le rhabillage inné en catalan des patronymes languedociens de personnes installées dans le  66 est toujours d’actualité dans la vie courante.

** En 806 selon la plupart des historiens… Et si c’était une méprise du genre je m’inspire de l’ouvrage de mon prédécesseur, sans vérifier ? En 1880 maître Louis Fédié dans sa chronologie comtale :

– La plupart des historiens ont confondu le comte Béra 1er avec un personnage du même nom qui était quelques années plus tard comte de Barcelone. C’est là une erreur manifeste que l’on relève facilement en vérifiant les dates.

Selon lui Béra 1er fut comte de 796 à 840. Depuis les bénédictins dom J. Vaissète, dom de Vic en 1733 avec leur Histoire Générale du Languedoc, les auteurs peinent à déterminer s’il y a eu ou pas homonymie.

798 : D’après un acte signé par deux prélats Théodulfe évêque d’Orléans et Leydrade futur archevêque de Lyon, missi dominici ( commissaires, juges mages) mandatés par Charlemagne, pour dresser un état des lieux des comtés. Selon A. Bonnery ils vinrent à Rennes enquêter sur l’adoptianisme une doctrine hérétique.  Il semblerait que Rennes le Château était une des principales villes de l’Aude au même titre que Carcassonne ou Narbonne. L’évêque de Carcassonne chassé par les ariens s’y serait installé ?

  • Cartulaire du Capcir :  Un acte mentionne le Rhedesium ou Pagus Rhedensis, désigné Razés dès le XIIè siècle. Rhedesium = Diocèse de Rhedae.  Rhedae est traduisible en Chariots de voyage. Ce campement de wisigoths est devenu Rennes le Château.

– IXe siècle –

  •  » De l’origine  » des Sauvetés, Villeneuve et Villefranche, migration de languedociens en repeuplement de la Catalogne vidée par les musulmans, favorisée par les comtes.
  • Au début du 9éme siècle Carcassonne demeure fortement imprégnée par les Wisigoths
  • 9e et 10e siècle Les Gardies ou Guardies. Ensemble de tours à signaux supposées destinées à prévenir  des incursions et débarquements Mauresques, effectifs dés le début du VIIIe siècle. Il n’en reste que des lieux dits : Bellegarde, un gros tas de cailloux à Le Vivier, La Gardiole : à Puilaurens, Camps sur Agly, Campoussy, Cassagnes, Rabouillet, Tuchan, Duilhac ect… Evidemment il existait des vigies très antérieures. Les toponymes en bade en témoignent.
  • Louis Le Débonnaire serait passé par Le Vivier à la faveur d’un déplacement en Andorre.
  • Suzeraineté de la France en Catalogne : Selon une déclaration solennelle de Charles le Chauve – Par le choix libre et volontaire que les peuples de ces contrées avaient fait de la domination française pour obtenir secours et protection contre les Maures, leurs dangereux voisins. Pages 78 et 106, Histoire de Roussillon , J. Henry en 1835. Cette domination n’était pas le produit de la force à l’encontre des catalans mais celui de leurs vœu libre et volontaire suite au chaos engendré par les Mahométans.

801 : Charlemagne repousse les limites de son empire de Gérone (785) à Barcelone. Qu’il confie à un comte qui s’y est brillamment illustré, Béra Ier fils aîné de Guilhem. Mais ce feudataire * comme tous ses homologues est doté au détriment des autochtones. On s’éloigne de la société égalitaire voulue par les wisigoths.

*Feudataire : Vassal récompensé.

Il n’est pas exclu que les villages du Fenouillèdes au suffixe en ach aient leur origine liée à ces événements, explications à la date 285.

804 : Guilhem de Gellone fonde Saint Guilhem le Désert où il se retira en 806, il en était temps pour le salut de son âme, il n’empêche qu’il sera canonisé.

806 : Guilhem  comte de Toulouse depuis 781 retiré à Gellone, duc et marquis de Narbonne confie le Razés – Fenouillèdes à Béra 1er . Il serait plus pertinent de lire investit par l’empereur Louis Le Pieux. Le Conflent et le Vallespir lui auraient été livrés. Argila ou Arguila son aîné lui succédera vers 840 – 44. Voir confusion expliquée aux dates 798. Nous avons analysé trois chronologies comtales, autant d’auteurs et de versions !

Gaucelme ou en catalan Gaulcem I frère de Béra est en charge du comté de Roussillon – Empuries. Mais notre carolingien à force de guerroyer finira par être fait prisonnier et être décapité, c’était à Châlon – sur – Saône en 834.

Béra et Gaucelme sont les fils de Guitburge alias Wilberga leur mêre supposée. Chacun collabore à la construction de St Guihem le Désert.

812 à 827 : Guilhelmund comte du Fenouillèdes. ! Panel de graphies de ce personnage :Willemond, Wilehm, Wifred, Wilfred, variantes en elmus et tout simplement Guillaume.

813 : Un événement contesté, le comte Béra 1er obtient auprès du Pape Léon III, le don d’un fragment de la vraie croix pour l’abbaye bénédictine N.D d’Alet. On attribue à Béra 1er d’avoir relevé cette abbaye, aussitôt placée sous la protection directe pontificale. Ce qui était censé permettre aux religieux d’échapper aux pressions laïques. Des privilèges analogues seront accordés à d’autres abbayes.

817 Création du marquisat de Gothie : Alias Marche de Gothie du Rhône au Llobregat confié à Béra I par Louis Le Pieux.

Monasterium Sancte Maria Cubrariensis, l’abbaye de Cubières. Dans un statut d’Aix la Chapelle, Louis le Débonnaire accorde des privilèges aux bénédictins.

01 / 820 : Béra est accusé sans preuves de connivences avec les sarrasins. Soumis à l’ordalie, il fut vaincu, de fait déclaré coupable mais simplement proscrit par Louis le Pieux dit le Débonnaire 778 – 840. Un moindre mal, il sauva sa tête, l’ordalie* commençait à tomber en désuétude. Son demi – frère Bernard lui succéda à Barcelone, il est suspecté d’être l’instigateur de la calomnie. Willemond conserva le Razès. Ce dernier serait passé avec le Conflent à Guilhem fils de Béra I.

  • Un historien de renom affirme qu’il a été décapité sur ordre de Charles le Chauve ? Décidément on trouve de tout chez les spécialistes du cru, mais encore…  Voir à la date 844.

* Ordalie : Par exemple avoir à tremper sa main voire son corps dans l’eau bouillante pour prouver son innocence devant Dieu, si absence de brûlures !. En 798 Charlemagne dépoussiéra la Loi Salique mise en place par Clovis, censée mettre fin à la tradition de la vengeance physique, remplacée par le paiement d’une très lourde amende en sous d’or sinon  en deniers en cas de crimes et méfaits ( Vols, blessures, mutilations,  respect du corps de la femme, injures, razzias – enlèvements de femmes, d’hommes pour l’esclavage…)

826 – 827 : Les sarrasins sévissent de la Cerdagne jusqu’au Carcassés.  Guilhelmund ou Guillemond ou Willemond un fils de Béra le comte du Razés après avoir fait des donations aux abbayes de Alet et de St Polycarpe, se range avec Aïzon, Aison en catalan un seigneur goth aux côtés de l’émir de Cordoue. Manœuvre de Aîzon à Auzone contre le comte de Barcelone Bernard de Septimanie comte de Narbonne, Toulouse, Roussillon, demi frère *à Béra Ier. L’appui des sarrazins permit à Aîzon de rentrer à Saragosse en toute impunité et avec un beau butin. Guillemond serait mort au cours de ces événements. Le Razés et le Conflent sont remis à Gaucelme frère cadet de Bernard.

*Mariage de Guihem avec Cunégonde.

827  à 844 : Gaucelme et Bernard sont comtes du Fenouillèdes ensemble ou successivement selon R Quehen. Le cadet aurait été disgracié en 831. Béranger de Toulouse reçoit le Roussillon.

24 / 12 / 842 : La charte de donation par Charles  » Le Chauve  » de plusieurs villages en Fenouillèdes et en Peyrepertusés  en faveur du comte Milon, évoquée en pages d’accueil, donne les plus anciennes mentions du Fenouillèdes (Pago Fenuleto ).  de Caudiès,  Monedarias ( Saint Paul ),  Amauriolae  ( Maury ), Folietes  ( Feilluns ou Fenouillet ?), Petraficta  ( Peyralade ), Casal Adroario ( Caladroi ), Librarium un écart de Montalba, Maisons, Palairac, Tuchan … Les trois derniers, des paroisses du Peyrepertusés étaient convoités pour leurs miniers. Le pays de Peyrepertuse y est cité comme suit : Pago Petre – Pertuse. Ces correspondances  sont émises par Annie de Pous.  J. Bolos situe le hameau disparu de Folietes approximativement vers Planèzes, Petraficta est assimilé au menhir brisé de Caladroi.

Milon ou Miron ? Deux comtes qui pourraient n’en faire qu’un :

  • Milon comte de Narbonne ? D’ascendance Wisigothique déjà cité en 782 pour s’être emparé des possessions de Daniel  l’archevêque de Narbonne parti en Terre Sainte. Maître Louis Fédié communique des dates différentes, respectivement pour les trois premiers 842, 870, 812, en mettant en scène les mêmes personnages.
  • Miron I Le Vieux un nom à profusion et confusions…  comte de Bésalu, Cerdagne, Fenouillèdes…frère de  Guifredus ou Wifredus alias Wifred  » Le Velu  » ( Guifred, Wifred et toutes les autres formes existantes sont des dérives ).

Peyralade se situe à la jonction de la voie ferrée avec la départementale 117 en amont de St Paul. Ce toponyme est une corruption de Pèira Levada, c’est à dire pierre levée. Il y avait là un dolmen dit les Tres Palets, arasé lors de la construction de la route nationale 117 et un menhir avoisinant 5 mètres de haut, le Touch plus récemment détruit. Petraficta est supposé désigner ce lieu. En 955 une église St Pierre y est mentionnée placée sous la protection de l’abbaye  de St Martin Lez et le lieu était habité.

L’appellation Pago Fenuleto, ramène à l’esprit le Pagi comprenez le pays ainsi désigné par les romains. Mais il n’est pas certifié que le Fenouillèdes en fut un.

843 : Sur une charte d’immunité de Charles le Chauve attestant de la donation de villages à Eleazar abbé de Cubières, il apparaît un changement dans la dénomination de l’abbaye, devenue Sancti Pétri de Cubièra. Selon le latin de Maître Louis Fédié, variable sur les ouvrages postérieurs.

Carte du Traité de Verdun.

844 Des nouvelles des voisins, sinon des ancêtres : … In pago Redense ( Razés ) in locum ubi dicitur Saltum ( Plateau de Sault ) vindo in ibidum villa Donacanum ( Quérigut ) cum ipsa basilica qui ibidem fundata est in honore sancti Félici  …  HGL c 259

844 :  Exécution à Toulouse de Bernard de Septimanie pour s’être opposé à l’empereur. Charles II dit « Le Chauve » fils de Louis 1er confie à Sunifred Ier le marquisat de Gothie, grosso modo du Rhône à L’Ebre. C’est à dire la Marche d’Espagne oeuvre de Louis I ér. face aux Sarrasins, plus la Septimanie, soit les  » Départements  »  66, 11, 34, 30 et le 48 en partie.

Sunifred comte d’Urgel reçoit de Charles le Chauve deux grands domaines en Cerdagne, la villa Canohès, Prades et la Vall d’Andorre, A. de Pous.

Sunifred était le fils de Bélon comte de Carcassonne. Lui même issu de Borrel comte d’Ausone. Sunifred était marié à Ermessinde = Ermessende = Ermesinda de Carcassonne et père de Guifredus dit le Velu. Ce dernier serait né à Ria non loin de Prades en Conflent. Sunyer frère de Sunifred prend livraison du Roussillon. Biographies roussillonnaises par l’abbé Jean Capeille, mediterranees.net/biographies/capeille/ Ce dernier serait né … Préférable à insérer dans la mythologie catalane, un document daté de 888 dément la légende.

  • Rappel : Une grosse pointure de l’histoire locale, différente de l’allusion formulée à la date 820 situe cette nomination en 817…  Nous avons découvert à l’appui du Larousse que Charles le Chauve est né en 823 ! A quoi bon nommer les mis en cause, l’extension de ce mal chez les historiens catalans est comparable à celle d’un virus grippal. En dépit de notre vigilance le potentiel de ce type d’aberration demeure notoire dans ces pages.

844 / 845 sinon 848 : A la mort de Sunifred,  Argila aîné de Béra I est comte du Razés Fenouillèdes. Béra II petit fils  à ce dernier reprendra le flambeau en 846 jusques en 870. Il est déjà question d’un baron d’Aniort.

844 à 864 : Les Vikings sévissent en Roussillon et à Toulouse. Raid de Hasting à Narbonne en 859. Ont – ils pillé en Fenouillèdes ?

845 : Première citation de Cuxous relative à l’église Saint Cyprien possession de l’abbaye de Lagrasse ( 11 ). Cuxous était alors un village.

  • L’abbaye Bénédictine de Sainte Marie d’Orbieu, Sancte Marie monasterium Urbionensis, antérieure à l’an 800 eut au cours de ses 10 siècles de rayonnement de nombreuses possessions en Fenouillèdes et en Roussillon, là y compris après le Traité de Corbeil en 1258. On retiendra Rivesaltes  dont ils furent les seigneurs jusqu’à la Révolution, pareillement à  Prades à l’occasion de sa première mention dans une donation de Charles le Chauve en 843. Pendant 7 siècles les moines camériers ( Trésoriers ) en seront les maîtres. Ils sont les initiateurs de grands travaux d’irrigation, tel le canal de Rivesaltes, sur accord du roi Sanche de Majorque (1311-1324). Captation des eaux de l’Agly sous le château de Pène. Curieusement l’ouvrage de la prise d’eau paraît avoir été conseillé et construit par les ingénieurs des États du Languedoc. G.Bile. Estagel et Tura l’antique Rivesaltes furent dès l’aube de la féodalité des fiefs  de Lagrasse. Des fouilles ont révélé les fondations d’un vaste bâtiment  attenant à l’église de Pézilla de la Rivière.
 
  • Rattachement du comté de Razés –  Fenouillèdes au marquisat de Toulouse, donc hors Gothie et Marche d’Espagne. Cela jusques en 877 et selon René Quehen.

850 : Abbaye Saint Jacques de Joucou, on a vu qu’elle existait déjà en 768. Elle reçoit de Miron I dit Le Vieux ou Etilius son alleu de Campagna en Pays de Sault, église Saint Jean comprise.

852 : Soulèvement contre Charles le Chauve, lequel coïncide avec un affaiblissement du pouvoir. Miron fils de Béra  y prit part.

Vers 863 : D’après D. M. J. Henry, Guifredus  voulant étendre ses possessions au comté de Toulouse en chasse Raymond 1er. Charles le Chauve en dépouilla le Velu de sa dignité et le proscrit.

Cela joint à l’imminence du péril Maure, ces derniers sévissent en Catalogne. Charles  » Le Chauve  » décide d’établir la  » frontière  »  sur le massif des Corbières. Séparative de deux provinces, la Marche de Gothie au nord où domine Narbonne face à Barcelone en Marche d’Espagne au sud ( Curiosités : Voir en 778 et 795 )*. Ces  régions sont respectivement confiées à des marquis Francs, Bernard II et Salomon comte de Barcelone. Le Fenolhedés avec le Capcir et le Conflent se retrouve dans cette Marca  Hispanica, le comté de Cerdagne – Bésalu. La future Catalogne. Bésalu du nom d’une localité aujourd’hui en Espagne. Autrement dit Wilfried le Velu dissocie la Marche d’Espagne avec  le Fenouillèdes de la Septimanie.

Le comté du Roussillon est lui aussi démembré de la Septimanie  au profit de la Marca Hispanica tout en demeurant dans le giron carolingien. Par défaut de raisons connues, il est soupçonné que des convenances de famille côté Marche d’Espagne aient prévalues dans cette division contre nature. Cette grave erreur de Charles le Chauve va faire s’abattre entre Corbières – Pyrénées, pour des siècles, les guerres, désastres et calamités associées.

* Sur ce qui précède, variation des limites administratives et des dates afférentes, les plus éminents historiens du cru divergent absolument, ils sont dans la confusion tous azimuts et c’est Déplorable,  à moins que plusieurs réformes territoriales rapprochées, allant de pair avec l’avancée vers le sud des troupes carolingiennes aient fini par brouiller les pistes ? Nous vous renvoyons en 795 sur Chronique de L’Humanité, Robert Maillard aux éditions Jacques Legrand, qui situe la création de la Marche d’Espagne au sud de l’actuelle frontière en Catalogne.

La  » frontière » de Charles le Chauve cours d’une ligne allant du col de St Louis à Salses. En passant très vraisemblablement ( délimitations communales ) au sud de la Torre del Far ou tour de Tautavel. Rien n’indique qu’elle existait déjà. Mais l’édifice actuel du XIIIe siècle est supposé succéder à un précédent, voir à la date 1020.  Une séparation au nord de Vingrau, Périllos, Col de Feuilla, Plateau de Leucate, n’est pas formellement écartée. La Marca  Hispanica s’étend au sud jusqu’au fleuve Llobregat.

– C’est le début de la division entre Occitans et Catalans… Jusques là les langues catalanes et occitanes n’en faisaient qu’une, la langue d’Oc*... G. Billes.   L’appellation région Occitanie de Carole Delga est à ce titre respectueuse des catalans, mais ce socle historique leur étant dissimulé…

Voir en 1002, 1080, 1235 et Toponymes occitans en Pays Catalan pour quelques vérités occultées.

Articles de presse de Jean Paul Martin publiés dans L’Indépendant.

 * A notre humble avis :  1) Nous préférons parler de langue romane comme précédent aux différenciations catalanes et languedociennes lesquelles ne sont pas attestées respectivement avant 1080 – 1150 et 1002,  > A ces dates et à 1235.  Beaucoup d’historiens les font débuter vers 950 mais ça manque d’étais.  2 ) Logiquement ces langues ont dû se démarquer surtout consécutivement à la fracture qu’a dû créer la frontière du Traité de Corbeil.

Seuls le Razés tel que nous le connaissons et le Pérapertusés ( Septimanie ) sont extraits de l’ancien comté de Razés et octroyés aux comtes de Carcassonne Acfred I et Oliba II par Charles Le Chauve consécutivement au soulèvement comtal. Le Razés faisait partie intégrante du Fenouillèdes jusque là ( A notre humble avis l’inverse est plus heureux ), le Pagus Rhedensis englobait également le Capcir, le Pays de Sault, le Donezan et le Termenés. Il va devenir un ennemi ( Des Catalans ) durablement.

Ce n’est que vers 1098 que le Roussillon sera appelé Catalogne et ses habitants Catalans.

Notons au passage et au regard des cartes actuelles de randonnées IGN, la relative abondance de toponymes spécifiquement d’Oc au sud de cette antique frontière soit dans tout le département 66 donc en terre Catalane jusqu’au cœur de l’espace péri-urbain de Perpignan, voir note Toponymie .

870 : Mention de Saint Paul dans la Marche d’Espagne sur une Charte de Charles « Le Chauve » . Le Fenolhedés à Guifredus = Wifredus Le Velu (= Humfrid, Guifred) le fils de Sunifred, donc  de souche Languedocienne. Wifredus est considéré par les catalans comme le fondateur de leur Nation, voir en préalable en 1150 – 1157. Ce comte d’Urgel et de Cerdagne aurait été nommé Marquis de la Marche de Gothie en 844 par Louis « Le Pieux ». Ce serait le dernier nommé par les Francs ?

D. M. J. Henry  le fait succéder à Salomon dès 873 après l’avoir assassiné.  Il fut absout de ce meurtre et confirmé dans son usurpation.

Problèmes !

– Louis le Pieux est mort en 840.

– C’est plutôt Sunifred comte d’Urgel et de Cerdagne qui fut promu marquis de la Marche de Gothie par Charles le Chauve.

872 : Charles Le Chauve accorde l’investiture du comte de Toulouse Eudes sur les comtés du Carcassés et du Razés. Louis Fédié cite Acfred Ier frère d’Oliba II de Carcassonne à dater de 870 et en tant que comte.

873 Réunions de famille: Première* mention de l’abbaye bénédictine de St jacques de Joucou, monastérium sancti Jacobi de Jocundo in comitatus Redensis** à laquelle le comte de Barcelone fit don de ND de Formiguéres consacrée la même année par Sigebodus, archevêque de Narbonne et de Rhedae. En fait les donateurs seraient les frères Miron et Wifredus = Guifredus de Cerdagne. L’abbaye  de Joucou aurait été construite et dotée par les comtes de Carcassonne Oliba II et son frère Acfred cousins de Guifredus, pour la céder à Wulfaricus alias Gulfaric le premier abbé de Joucou. Sigebodus et les quatre cousins étaient présents à la consécration de Ste Marie, l’acte les désigne comte chacun des quatre.

* Donc cette citation est erronée.

** Comitatus Redensis soit comté de Razés.

Vers 873 selon Dom Vaissette dans Histoire Générale du Languedoc ( HGL ), le Razés  Fenouillèdes – Peyrepertusés  sont une copropriété entre les comtes de Barcelone et de Carcassonne aux ascendants communs. René Quehen estime cela vraisemblable jusqu’à un partage vers 920 sans discerner à quel marquisat ce comté est assujetti, il cite Miron fils de Béra  avec Wilfred I et II.

Louis Le Bègue remet le Razés – Fenolhedés à Miron I déjà comte du Capcir et Conflent. Miron un des rares personnages de son temps à savoir écrire, ce qui n’était pas le cas du Roi de France. Une autre interprétation ( A. de Pous, R. Quehen … ) attribue ces territoires à Miron dit Etilius fils de Béra  II en 870 – 877 date à laquelle il fut convaincu de trahison et dont les possessions furent confisquées, R. Quehen. Ceux de Etilius, Peyrepertusés et Razés, seraient passés au comte de Carcassonne quand au Fenolhedés il revint à Guifredus.

877 : Capitulaire de Quierzy :  De pair avec un effritement de l’influence de la royauté, Charles le Chauve officialise une pratique courante, celle du don d’un domaine à tout serviteur méritant et à titre héréditaire. Auparavant à la mort du bénéficiaire il revenait au seigneur. C’est la genèse des fiefs et par voie de fait de la féodalité. Les comtés évoluent en principautés relativement indépendantes affranchies du pouvoir régalien, dirigées par Les Grands au nombre d’une vingtaine. C’est une des causes de la perte d’influence des carolingiens en étant trop généreux avec leurs vassaux méritants.

878 Concile de Troyes :  Wifredus Le Velu est nommé comte de Barcelone.

Vers 885 – 895 : Saint Théodard archevêque de Narbonne, il est à l’origine de la cathédrale Saint Paul Serge.

888 : Avènement de Eudes le Grand comte de Paris, fils de Robert le Fort ( lignée des Robertiens ) roi de France jusques en 898.

889 : Ou 908 selon l’auteur,  première trace écrite de Padern dans un document par lequel Charles « Le Simple » fils posthume de Louis le Bègue, atteste de la donation de ces lieux à l’abbaye de Lagrasse. Il n’avait pas 10 ans à cette date, Eudes venait d’être proclamé roi.

– Pétrolas plus sérieusement Pérolas : Première mention de Perles, écart de Fosse en direction de Vira et possession des moines de St Polycarpe, abbaye limouxine. Autre indication avant 950 concernant St Michel de Cuxa.

– Trilla :  Première mention dans l’inventaire de l’archevêché.

897 : Cette date parait insensée, voir en 842, Miro ou Miron hérite du Fenolhedés – Peyrepertusés, elle est aussi considérée comme celle de son décès, c’est son frère Wifredus qui en aurait hérité mais il perdra la vie face aux maures en août à Lérida.   Toujours est il que les descendants de Wifredus se transmettront le Fenouillèdes jusqu’à Bernard III.

Légende fondatrice du drapeau catalan  dit Senyera :   >  Date 1150.

898 : Domum Sancti Martini cypus basilicae sita est in territorio Fenioletense in locum ubi dicitur Bolicarnea  … Charte de Charles « Le Simple » faisant donation de plusieurs villages à l’abbaye de Saint Martin Lys, ses possessions en deviennent attenantes à celles de l’archevêque de Narbonne à Quillan. Elle avait rang de basilique et était dominée par une tour ou un clocher d’une hauteur remarquable. Il en ressort, n’en déplaise aux catalans, que le roi de France a autorité sur le Fenouillèdes, ce qui émane de nombreux documents jusques en 922.

La vallée de Valcarne en aval de l’abbaye est devenue Valle Bolicarnea.

Un acte révèle la première mention de Cailla / Calhan, Un moine nommé Leuva donne des terres et des vignes, sis à Villa Kalliano, au monastère de St Martin Lez.

A la fin du IX é. siècle et jusqu’au XII è. évêchés de Toulouse, Carcassonne, Barcelone, Uzés, Urgel, rattachés à la métropole de Narbonne, c’est à dire l’archevêché. Ceux catalans dépendaient de Tarragone trop exposée aux musulmans.

899 : Première citation de Saint Arnac, Stephanus et Anna seigneurs, (villa Centernaco) . Le site de ce joli village évoque Centernaro in pago Fonoledeso. 

Première mention de Bugarach, villa Burgaracio ou Burgaragio* sur une charte du roi Eudes, dans les possessions de l’abbaye de Saint Polycarpe. La version origine Bogomile en est balayée. Eudes étant censé être au cimetière à pareille date, il faut peut être lire 889.

Au IXe siècle construction des chapelles pré – romanes. Caractérisées par leurs arcs outrepassés évoquant un fer à cheval, un temps assimilé au style mozarabe. Asymétrie à gauche de l’abside quadrangulaire par rapport à l’axe de la nef. Une allusion à la tête du Christ penchée sur son épaule droite. Saint Michel de Sournia aux deux églises jumelées,  Sainte Félicité de Carthage également à Sournia méritent une visite. Saint Barthélemy de Jonquerolles à Bélesta, Saint Cyprien de Cuxous sont de la même époque. Bien que située en Conflent, mentionnons le joyau qu’est l’abbatiale de St Michel de Cuxa. Ses possessions se sont très rapidement et considérablement étendues en Fenouillèdes jusqu’à l’aube de la féodalité.

Ce type d’architecture d’inspiration Wisigothique aurait été assimilé par les musulmans consécutivement à leur conquête de l’Espagne, ( B. de la Farge ).  Selon l’éminent historien Pierre Ponsich, apparu en Iran vers le III ème siècle il s’est étendu notamment au sud des Pyrénées via l’Arménie et la Syrie au V ème siècle puis l’Adriatique et le Pô. Arcs outrepassés Sournia.

– Saint Michel : la nef à abside voûtée serait postérieure et le pan de mur contre l’église primitive, un vestige de farahon. Voir ce mot au XIIe siècle.

Charles le Simple place l’abbaye de Cubières avec ses domaines sous la protection d’Arnaste, archevêque de St Just de Narbonne, reconduction en 922.


  • A la fin de ce siècle l’église est frappée de pourrissement et de luttes intestines, ce qui permet aux seigneurs de s’octroyer de nouveaux droits. L’église gangrenée par la dépravation n’était pas de force à s’y opposer.
  • Cartes commentées: Wisigoths, Al-Andalus, Septimanie, Marche d’Espagne… axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan
  • La Septimanie sur Pyrénées Catalanes.
  • Soucieux d’assouvir vos envies d’en savoir plus, nous vous soumettons des pages entières de Liens sur l’article éponyme.

– Xe siècle –

900 :  Première mention d’Axat où un nommé Resevindus vend un champ au au monastère de St Martin Lez.

906 : Le monastère de St Paul de Fenouillet succursale de l’abbaye de St Jacques de Joucou.

908 : Mention de l’église St Georges, Sancti Jordi comme dépendance de l’abbaye St Jacques de Joucou. Sise dans les gorges éponymes, en rive gauche sur une voie romaine et modeste témoignage d’un village depuis longtemps disparu.

vers 920 – 926 : Rattachement du Peyrepertusés au Fenouillèdes qui passe au comte de Barcelone Miron II* fils de Guifredus. René Quehen, arguments démonstratifs à l’appui, situe à cette période le démantèlement du comitatus rhedensis, ses confrères historiens estiment que ce fut fait vers 870, Louis Fédié penche pour la fin du VIII è siècle ? * Annie de Pous  le fait comte de 906 à 926 et R. Quehen de 920 à 928, un autre dès 876, à vous de choisir…

921 :  Première mention de Counozouls / Conosols, donation de terres d’un nommé Frédolin à l’abbaye de St Martin Lys.

922 : Première citation de Perpignan : Villa Perpiniani.

925  Villa Baixanum i Sancti Stephani  : Un acte concernant la vente à l’évêque Guadal du  chapitre d’Elne par Leudovinus ex vicomte de Narbonne, son épouse Arsinde et ses fils  de la terre de Baixas ( Aujourd’hui catalane irréductible ) dans le comté de Fenouillèdes*.  Au XV è. St Etienne sera rebaptisé Ste Marie.  Les documents manquent et les catalans tendent à masquer de telles vérités historiques dérangeantes de leur fierté, nonobstant cela ce n’était vraisemblablement pas un fait isolé. Il est attesté que au début des années 1000 plusieurs paroisses à l’entour appartenaient au Pays de Peyrepertuse donc au Fenouillèdes, voir les cartes.

* Les sites dédiés à l’histoire de ce village sont tous muets sur ces indications hors Catalogne,  pareillement  J. Bolos  dans Catalunya Carolingia escamote les termes Fenouillèdes et Narbonne. Il aura fallu attendre Wikipédia pour qu’un texte plus exact soit diffusé à un public élargi,     en 2021 seulement. 

 Et d’une autre ! Cette attitude omissive, de prime abord une peccadille, est à percevoir telle une ventouse d’une pieuvre dissimulée. Pour avoir un meilleur aperçu des  bras :   >  Allez principalement sur  A  Propos  et  > sur les pages Toponymes.

L’article Gavach pour une approche en toile de fond.

926 : Au décès de Miron, son fils Seniofred ou Sunifred II chez les catalans prend les rênes du Fenouillèdes. Il gouverne aussi le Capcir, Conflent, Vallespir. Il serait mort en 966 à Cuxa au cours d’un accident de chantier et sans postérité.

934 : Mention de Prats dans une charte de donation à l’abbaye de St Martin Lez. wikipedia.org/Prats-de-Sournia mais la source 3 indiquée est erronée.

935 : Mention de N.D de Laval et de St Jaume sous l’autorité de l’abbaye de St Martin Lez..

950 :  Première mention de Sournia / Sauriniano et de St Pierre de Tavernulas à l’occasion de chartes de donation à St Michel de Cuxa.

951 : Cucuniano (Cucugnan) sa plus ancienne mention connue, dans un acte de donation à l’abbaye de Lagrasse.

30/07/953 : Consécration de St Michel de Cuxa qu’il fit bâtir par Sunifred II = Seniofred comte de Barcelone.

954  : Bulle de Agapet II pour Perles, Vira, Belvianes,  Cassagnes, Caudiès, Le Caunil (Sancta Maria de Coronulis),  des terres et vignes à Axat sous la forme vicus de Aldesate*, ( Vicus équivaut à village,  bourg ), Le Bousquet, Artosolum… possessions de Ségarius abbé du monastère de Saint Martin Lys. Donation antérieure.

A l’identique de 950, le Fenouillèdes apparaît avec le titre de comté sur deux textes de ce pape.

* Donation d’un alleu à domnus Sancti Martini.  Aldesate puis Adesatus  de Aldae l’ancienne Atax et aujourd’hui le fleuve Aude qui irrigue Axat. Artosolum / Artozouls hameau disparu dominant St Martin Lys.

958 : Charte de Lothaire et de Sunifred II ( = Seniofred ) comte de Cerdagne et maître du Fenouillèdes cédant à Saint Michel de Cuxa la vallée de Sainte Croix dans son intégralité. Aujourd’hui celle de la Boulzane. L’abbé de Cuxa conservera ces paroisses jusques en 1263. Mention de l’église Saint Laurent et du Mont Ardu où s’élèvera le château de Puilaurens, d’une gardie entre ce dernier et Fenouillet. L’endroit est actuellement désigné, le Roc de la Gardiole. Fontcouverte et Pla Llouby écarts de Rabouillet sont également cités comme limitrophes d’un alleu de Cuxa.

Première mention d’Artigues sur un acte de vente d’un fief au monastère de St Martin Lys.

Vers 958 – 986 : Les moines de Cuxa bâtissent la tour – donjon de Puilaurens.

962 Notre Dame de Laval : Sunifred comte de Barcelone y rend un jugement en faveur de l’abbé de St Martin du Lez opposé à la population locale.

966 : Transmission du Fenouillèdes – Peyrepertusés, le comitatus Fenolietense* à la maison de Cerdagne.  Seniofredi* fils de Miron et comte de Bésalu lègue le Fenolhedés à son frère Oliba I  » Cabreta  » comte de Cerdagne,   Primo une partie de ce testament aurait été en faveur du monastère de Saint Paul de Monisat, destiné à devenir de  Fenouillet. On y remarque la première mention de ‘ Palmes ‘ et de ‘ Campoussy ‘/ Campo Ursino. Le champ d’Ursinus plutôt que le champ de l’ours. Secundo une part au bénéfice de Saint Michel de Cuxa dont Tabernoles à l’entrée de Sournia et la chapelle St Michel dominant la Désix avec une antériorité à ne pas écarter. Tertio  Senofred fait donation à St Martin Lys de tout ce qu’il possède à Axat.. >  Campoussy.

Oliba est également maître des comtés de Berga, Conflent et Vallespir.

* Graphies selon le testament du comte. Inclus aussi le Haut Razés à savoir le Capcir, Donezan et plateau de Sault.

974 ou avant  Pézilla de Conflent* : Ecclesia Sancti Andreas In valle Poziliano in Fenoliotense. Dans une bulle de Benoit VI à propos des possessions de l’abbaye de Sant Père de Rodes. Saint André était perçu comme étant un des protecteurs des voyageurs, y aurait – il une relation avec la route antique qui suivait le cours de la Désix?  Piziliani en 982 également en faveur de St Père de Rodes, ainsi que le Garrabet à Sournia toujours en 982. Ce toponyme est une déclinaison du languedocien Garrabièr soit l’Églantier indicateur de bonne terre.

* Pezilla apparaît dès 941 sur une charte de donation à l’abbaye de St Martin Lez où il y figure sous la juridiction de Prats. wikipedia/Pezilla-de-Conflent

981 ou 988 : Fenolhedés Perapertusés érigé en vicomté. Bernard « Taillefer » fils de « Cabreta » en hérite, avec le Donezan. Ce serait lui qui aurait crée la vicomté.

Suite à un violent conflit depuis 978, traité entre cousins, Roger Ier comte de Carcassonne et  » Cabreta  » celui de Bésalu. Lequel annexe le Perapertusés qui incluait Cases  de Péne, Tautavel et Vingrau. Annie de Pous soupçonne que la possession du Pérapertusés était le motif de cette confrontation. Autant d’histoires que d’historiens, voici donc une synthèse de la version René Quehen et André Bonnery en parallèle à celle de A. de Pous :

  • 980 / 981 : S’agissant de se réapproprier le Razés ( voir en 863 – 873 ), Oliba lui déclare la guerre mais il est battu vers St Hilaire, au lieu dit Les Batailles, l’heureuse issue pour le comte Roger est attribuée au Bienheureux. De fait le Razés resta à Carcassonne.

Des auteurs affirment que Oliba aurait été le premier vicomte du Fenouillèdes. On lui doit la construction du château de Castelnou. Un plaid  s’y est tenu en 993, l’essentiel du gros œuvre est attribué à cette époque. Il se raconte aussi que les seigneurs de Camélas un village limitrophe seraient à l’initiative de son édification. Toujours au Xe siècle une branche de la famille de Camélas a fondé celle de Fenouillet.

Oliba  » Cabreta  » finira sa vie sous la bure au Mont Cassin.

985 : La chapelle Sainte Croix à Lavagnac hameau de Lapradelle apparaît sur une bulle de Jean XV : Ecclesiam Sanctae Crucis cum castello.

 Les Maures d’Al Mansour prennent Barcelone. Lothaire* promet son aide à son vassal le comte Borrel II  ( Lien à risque d’intox. ) mais il n’est pas en mesure de la concrétiser. Les Catalans se libèrent eux mêmes, c’est considéré comme la préfiguration de l’affranchissement de suzeraineté carolingienne sur la Marca Hispanica de laquelle plusieurs générations à venir demeureront vassales.

* Hugues Capet selon les sources.

986 : Acte par lequel le comte de Fenouillèdes ( Cabreta ) fit aller jurer des témoins sur les reliques de N.D. de Laval, qui est auprès du château. Ce qui suppose un procès.

Une bulle de Jean XVI unit St Michel de Valleta proche de Sournia à St Michel de Cuxa. NDLR : En supposant que la date soit exacte, il s’agirait de Jean XV.

03 / 07 / 987 – 24 / 10 / 996 : Hugues Capet  issu des Robertiens est roi des Francs, il succède à Louis V le dernier des carolingiens. L’avènement des Capétiens coïncide avec un rebond des liens matrimoniaux des familles comtales des deux versants des Pyrénées  …  Que d’héritages ensanglantés en perspective !

987 à 1108 : Les comtes de Barcelone ne se rendent plus à la cour du roi de France, ce ne sont pas les seuls. Voir en 877.

989 :  Première mention du château de Sixan aujourd’hui Saixa ou Saïssa dans un acte de donation à l’abbaye de Saint Martin Lys par deux religieux, Sizibaut et Ermitrud. Il ne reste aucune trace, il devait se situer à l’emplacement de l’oratoire en montant de Roquevert vers Sournia, non loin de l’église pré-romane de Sainte Félicité de Carthage. Sinon un lieu dit Catla, en Catalan Catlla : château, à environ un kilomètre au nord, à l’extrémité opposée de l’éperon rocheux. Autres éléments à la date 1243.

990 – Il existait, à partir de 990, dans nôtre région, les châteaux suivants :

… Camélas, Pène, Montner, Tautavel,  …  Montalba, Séquerre, Caramany, Rabouillet, Arsa, Caladroi, Trémoines, Lansac, Trévillach, Le Vivier, Puilaurens, Axat, Peyrepertuse, Quéribus, Castel – Fizel, Cucugnan, Padern, Aguilar, Nouvelle, Domneuve, Ségure, Bélesta, Trilla et Vira. Les Tours à signaux au XI ième siècle, Annie de Pous  en 1947.

  • A la mort d’Oliba II dit Cabreta son fils, le chevalier Bernard « Taillefer »  est comte de Fenolhedés  – Perapertusés qu’il érige en vicomté. Il hérite des comtés de Bésalu, Berga, Ripoll. Le Donezan  également ou à son frère Guifredus* selon les historiens.

– Homonymie : Ne pas confondre avec Guilhem Taillefer, comte de Toulouse et marquis de Provence, descendant de Frédelon de Rouergue. Taillefer contemporain fondateur de la lignée des comtes de St Gilles,  de Provence – Toulouse,  marié vers 950 à Emma – Boson de Vénasque comtesse indivis de Provence, il reçut en dot les comtés de Forcalquier et du Venaissin. Cette particularité, l’indivision, est initiatrice de ce mode de transmission en Languedoc.

Ce n’est pas la seule similitude, Bernard  » Taillefer  » avait Guillem pour aîné de ses enfants. En 1020 Bernard va lui chercher femme en Provence, il périra en traversant le Rhône.

– D’après René Quehen :

Guillaume Arnaud est vicomte du Fenouillèdes – Peyrepertusés.

Il est le père de Arnaud et de Pierre.

Le Fenouillèdes reviendra à Pierre et le Perapertusés à Arnaud, après avoir été co vicomtes du Fenouillèdes.

* Guifredus selon la graphie de Bernard dans une donation ultérieure avec dans le même document les variantes Gifredi, Guifrede, Guifredo.

994 : Castrum Novum / Castelnou : Le Château Nouveau, sa première mention en référence à celui de Cameles / Camelas. Castelnou dans les Aspres, va rapidement devenir le siège administratif et militaire du comté de Vallespir. Il est le berceau des de Fenouillet. Le gros œuvre est du X è. siècle.

996 à 1031 : Règne de Robert II Le Pieux fils de Hugues Capet, sacré du vivant de son père. En fonction des historiens cette particularité est attribuée à son fils Henri I sur le trône de de 1031 à 1060.

997 : Al Mansour rase Saint Jacques de Compostelle. Ce qui eut un retentissement considérable de même en 1009  la destruction du Saint Sépulcre par le calife Al Hakim.

  • Les fouilles entreprises par David Maso à St Pierre de Fenouillet, permettent de dater un castrum du Xe siècle, bâti sur un fort carolingien. L’occupation de l’oppidum remonte à l’âge du fer. La Vilasse surveille un axe stratégique médiéval, la route de Carcassonne à Elne par Limoux – Caudiès – Prades – Thuir. Cette voie grâce aux découvertes faites à Fosse et à Prats s’avère avoir été fréquentée par les romains. Entre le col de St Louis et Rennes le Château elle porte le nom de Chemin de César. Une hypothétique antériorité minière n’est pas à écarter, cuivre, fer, or dans les environs.
  • X é. siècle Tensions entre les comtes de Toulouse et de Barcelone, unis par des liens matrimoniaux. Souveraineté de la maison comtale de Catalogne qui ne prête plus serment d’allégeance aux rois carolingiens, à partir de 936. Voir en 1172. Même abstention du comte de Toulouse.

– XIe siècle –

Dernière mise à jour le 30 05 2023.
  • Rappel A – Propos. 

Négativisme X Jacobinisme X Orgueil ibérique X Rancunes historiques X Identitaires – Autonomistes    …     =

De multiples assertions ci-dessus et suivantes sont susceptibles d’être frelatées par les catalans sans pouvoir systématiquement déterminer lesquelles. Une divergence négativiste supplémentaire en illustration :

De l’origine réelle des châteaux – forts et tours de plan carré ou rectangle. Il demeure  accepté au niveau national qu’ils sont construits ainsi de l’époque carolingienne jusques vers 1150.  Hors des historiens de Catalogne Nord qui en tant que tels ne peuvent ignorer cet élémentaire, affirment que cela n’est plus admis ainsi ils baignent dans le déni.

Le Pays jusqu’au fleuve Ebre fut sous la domination civilisatrice des carolingiens, cela est de toutes apparences embarrassant dans les cercles du 66 catalan d’où le mensonge susdit et tant d’escamotages s’agissant de tous les événements d’initiation non catalane. Gageons que l’on palpe là l’orgueil ibérique avec ses travers induits.

  • XIe au XIIIe siècle troubadours occitans.
  • Un particularisme occitan, une très large majorité de paysans sont propriétaires. Lors de la succession il n’y avait pas de partage, le droit d’aînesse prévalait sauf exceptions géographiques. Ce cadre à tenu jusqu’à la croisade des barons du nord. En Roussillon, pas de serfs, l’esclavage y est commun, les templiers y auront recours comme en Occitanie.
  • XIe au XIIe siècle Art roman.
  • Depuis l’époque romaine et plus particulièrement à la fin du Xe siècle jusqu’au XIIe, famines et épidémies innombrables. Au point de contribuer à la crainte de fin du monde pour l’an 1000.
  • Le Fenouillèdes se hérisse de fortifications. Mis à part les guerres entre comtes ou évêques, la menace mauresque est très inquiétante. Il faut prévenir les pénétrations par voie maritime et terrestre. Fondation des castras et castelnaux, noyaux d’habitat fortement agglomérés et dominés par un château selon la définition de F. Braudel historien agrégé en citant Prats PATRIMOINE PRATS DE SOURNIA  , site partenaire. D’autres auteurs situent la période des Castras à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle. Ce sont les débuts de la seigneurie banale. Les communautés sont soumises au violences des chefs locaux, les premiers seigneurs. Les paysans tombent dans le servage, dans la peur du seigneur comme de celle du diable. Certains de ces seigneurs étaient initialement des châtelains choisis par le comte, avant de s’accaparer les biens dont ils avaient la garde, cela aurait été le cas à Peyrepertuse.
Ci-dessus il est question de Prats de Sournia déterminant instauré en 1933 pour cause d’homonymies et source fréquente de méprise quant à son origine. Prats n’est pas et ne fut jamais un écart de Sournia. Paradoxalement Prats de Rabouillet eut été plus logique, l’amitié entre ces deux villages est scellée dans quatre siècles de seigneurie commune, au bas mot. Dans le même registre on s’étonnera de Centernach devenu Saint Arnac et de Pezilla de Conflent (depuis 1933), en plein Fenouillèdes ?
Autrefois Pesilanet. Conflent, corruption de confluent ? Peut-être une référence à la concentration de rècs qui dévalant de Prats rejoignent la Désix aux abords immédiats du village. La plupart des auteurs font un amalgame entre Conflent et le confluent de la Matassa, mais il se situe aux Albas à quatre kilomètres en aval sur le territoire de Feilluns ! Sur place il est mis en avant, une référence au X è. siècle quand les moines de St Michel de Cuxa y produisaient leur vin. Mais alors pourquoi pas Pézilla de Cuxa ? Faudrait -il rechercher un raccord du côté des communautés de paroisses de Pezilla car aux X – XII è. siècles il faisait seigneurie commune avec Prats sous la juridiction de ce dernier mais nous avons un doute sur la validité de cette assertion. Plus tard ce fut avec Feilluns. 
La page XXII  du volume 1 d’une thèse de R. Tréton relative aux chartes du Mas Déu précise Pézilla de Fenolhedés à l’époque médiévale !

Quelques prénoms à la mode

Selon des actes de la couronne de France et les mêmes répétés sur les chartes de la commanderie du Mas Déu ( MD = relevés uniquement au Mas Déu sous réserve d’une recherche plus exhaustive ) en Pays catalan, sauf mentions complémentaires, du IX ème au XIV ème siècle , le I final varie avec le O :

Alphonse – Alfonsi, Alfonso,Ildefonsi MD,  Ildefonsus MD de la main d’Alfons II ou son notaire? Formule applicable aux suivants,

Arnaud – Arnaldi*, Arnalus, Arnaldo, Arnau MD, Arnulfus,

Béranger – Berengarii* , Berengario , Berengarius,

Bernard – Bernardus -,Bernardi, Bernardo,

Bertrand – Bertrandi*, Bertrandus,

Ermengard (e ) – Ermengaud , Ermengaldus, Ermengaudus, Ermengau MD

Eve – Ava, Avae.

Fenouillèdes – Faunolitense façon Bernard Taillefer en l’an 1000, de Fenolleto*, Fenoletensis*, Fenolletensis*, Fenolletensem*, Fenoledesio,

Gérard – Guiraud ( e ), Guiraudi. De nos jours c’est un patronyme.

Guillaume – Guillelmi* , Guillelmo, Guilelmi, Guillelmus de Petrapertusa de la main de Guillaume de Peyrepertuse** en 1240 ou…

Hugueti de Karamanho*

Jacques – Jacobi, Jacobus abondants pour un Jacobum MD,

Jean – Joannes, Johannis,  Joannem,

Laurent – Laurencio, Laurentio,

Olivier – Oliba, sinon Olivario et Oliverio dans une lettre de Louis IX.

Pierre – Pétri* , Petrus* , Petro et Petrum* , Petrus,

Raimond – Raimundus de la plume de Raimond Trencavel en 1157 , Raimundi* selon St Louis en 1256, Raymundus MD, Raymundo MD, Raymundi MD et un Ramon MD en 1309 pour une profusion des précédents, Raimundum MD de la main de Raimond Bérenger ou …

, Nunez Sanche – Nunoni Sancio , Nuno Sancii en 1226 par lui même,

Seguier –  Siguarii de Petrapertusa*

* Dénichés aussi dans des actes de Pierre de Fenouillet au XIII è. siècle avec les suivants. Sont ils de sa main ou de celle de son notaire?

Nunonis Sancii,

Ludovico VI,

Amalrico Narbone, Amalricus, Amalrici, il s’agit du vicomte Aymeric de Narbonne.

Geraldi de Redorta, au feminin Geralda.

Jordani de Gluiano,

Rogerii catalani,

Otoni de Trilano.

** Dans la même soumission de Guillaume de Peyrepertuse :

Adae de Miliaco pour Aude de M. en présumant l’omission d’un L après le A initial.

Cuguniano pour Cucugnan.

Gaucelinum de Canesuspenso pour Gaucelin.


Vers 1000 : Sur nomination du comte Bernard, Pierre 1er est vicomte de Fenolhet, il serait  fils d’un seigneur de Camélas, les prénoms sont identiques dans les deux familles. La famille de Fenolhet ne tombera que suite à la Croisade contre les Albigeois et le traité de Corbeil, comme sa branche de Peyrepertuse. Pierre 1er fit construire le château Saint Pierre d’après le monastère dédié à ce saint, fondé par « Taillefer » à Fenollet en 1010.

25/03/1000 : Acte d’union à Cuxa du monastère de Saint Paul afin de mettre un terme au relâchement de la vie monacale. La bulle de Serge IV de 1011 correspondrait plutôt à la dotation de cet établissement St Paulais. Pierre de Fenouillet et Arnaud y sont témoins, sans être cités avec le titre de vicomtes. Ultérieurement ce monastère sera affilié à St Pierre de Moissac puis à Ste Marie d’Alet.

1001 : Première mention de Séquere : Saccaria.

1002 : Premier texte connu écrit en Occitan. Manuscrits médiévaux.

1003 : Donation de Guillaume Arnaud de Fenouillet à l’abbaye de St Martin Lys.

1010 : Charte de Bernard Taillefer pour la conversion en prieuré de l’église de Pétra Lata (Lapradelle), dépendance de l’abbaye de St Martin Lys. Philippe Coquin est de ceux qui contestent le lien Lapradelle- Pétralata en citant Lluis Basseda qui nomme L’église de Peyralade Sancti Pétri in Pétralata.

1011 : Bulle de Serge IV qui fait mention d’alleux concédés à St Michel de Cuxa ? Par le comte de Bésalu Bernard dit Taillefer, selon une version communément admise. Y apparaissent sans exhaustive :

  •   Prugnanes : Ecclesia Sancti Martini In villa Prinianas. Définition de villa en 782.
  •   Prats de Sournia : Villa Pratis.
  •   Castrum de Puilaurens : Castrum etiam Sancti Laurentii.
  •   Eglise Sainte Félicité à Sournia, In Castellione, il y aurait eu un château en bordure du plateau calcaire qui la domine au Nord, les parages de l’oratoire de Saissa paraissent fort appropriés à plusieurs égards.
  • Celles de Saint Just de Corbos et de Coumo Caude, chacune non loin de Sournia avec alodium villa Arcanis / Arsa…
  •  L’alleu de Triliano ( Corruption de Trilianum ? )  Trilla.
  •  N.D de Laval, Caldarius (Caudiès). Selon André Soutou N.D. passe à l’abbaye  St Pierre de Fenouillet.
  • Las Cabanas à Fosse possession de l’abbaye de St Michel de Cuxa. mairie-fosse.po-66
  • Vira.

– Étymologies de Caldarius : De calidus, chaud, du fait de la proximité d’une source thermale, caldarius signifierait chaudron, marmite en référence aux marmites d’érosion de la Boulzane, la pairola de Golhens. Un chaudron est représenté sur les armoiries de Caudiès* ou Cauderia et ses déclinaisons avec un R. Pour ceux qui ne sont pas occitans : Pairol ou pairola sont des formes diminutives de paire, visant à éviter la confusion avec le sens premier qui est père. Le pairol c’est  le chaudron et la pairola la marmite. * Et sur celles de Saint Laurent d’Arsa à Sournia.

  •  Sequere : Alodem de Palma vel de Sachera…  C’est à dire un alleu s’étendant sur Palmes et Séquere. Ce sera du XIIe au XVIIIe siècle une étape des moines cisterciens de Fontfroide à l’occasion des transhumances à destination de Mantet. Villa Saquaria sur le n°10 des Cahiers D’Ille et d’Ailleurs.
  •  Cases de Pêne : Première citation du castellum Penna. Il semblerait que le castrum (village fortifié) était détruit en 1263. A cette date le village avait été déplacé sur la rive gauche. Son territoire fut rattache au prieuré Augustin de Sainte Marie d’Espira en 1267 (G.Bile) L’ermitage du XIVe siècle occupe la chapelle castrale. Cases de Pène fut détaché du  Perapertusés bien avant Vingrau et Tautavel. Hommage prêté à Jacques 1er le Conquérant en 1244.
  •  Vira

A bien lire le texte de la susdite bulle mais présentée par Geneviève Gavignaud  – Fontaine agrégée d’histoire, une partie au minimum de ce ci – dessus aurait été en faveur du monastère de St Pierre de Fenouillet – Sancti Pétri Feniliotensis selon la graphie du susdit document. Elle énumère les églises de St André, St Martin de Prugnanes, St Jaume et  ND de la Val, les allodiums de villa Arcanis, Ste Félicité… S’agirait il de deux bulles ?

1012 : Donation de  » Taillefer  »  à son fils Guillem  » le Gras  » des châteaux de Tautavel, Cases de Pène et du village de Vingrau, alors compris dans le Perapertusés. » Taillefer  » cède tous ses droits à Saint Michel de Cuxa sur l’intégralité de la vallée de la Boulzane, avec Aigues bonnes.

– Première mention d’Ansignan Villa Ansiniano (L Basséda).

1017 : Première mention de Lansac, Olonzach dans un écrit relatif à l’église St Just, sise dans le village. A priori depuis ce dernier a été reconstruit au bas de la colline et de Olonzach, Alansac on est arrivé à Lansac.

–  Fondation de l’évêché de Bésalu, les vicomtes Arnaud et Pierre de Fenouillet sont cités.

1018 :  Bernard  » Taillefer »  donne à sa fille Garsinde, les revenus de Peyrepertuse et de Quéribus en dot de son mariage avec Béranger ou Berenguier duc et vicomte de Narbonne. Revenus ou domaine utile transmissible aux vicomtes à venir. Ceux de Narbonne jouissaient de droits similaires à ceux d’un comte depuis le partage de vers 865.

1019 : Premier mention du castrum de Peyrepertuse et de son église, éclesia Sanctae Marie de Petrapertusa. L’ emplacement exact du castrum ne serait pas pas déterminé?

1020 : Première mention connue du château d’Aguilar, en tant que propriété du comte de Fenouillèdes; Du château  de Fenolhet et d’un castrum à Quéribus ( Popia cherbucio ) dans le comté de Bésalu :

1020 ou 1021 selon les écrits : Bernard donne le Fenolhedés avec les précédents,  la Turris de Triniago*, le château de Peyrepertuse, l’abbaye St Pierre de Cubières et la terra que dictunt Petra Pertusense, les châteaux de Pène,  Quéribus et Tautavel à son fils aîné Guillem , peu avant de se noyer dans le Rhône. L’acte mentionne que les deux derniers sont situés sur la frontière du Roussillon, celui de Tautavel en comté de Fenouillèdes. Cette  » Frontière  » serait – elle  la limite communale de Tautavel avec Cases de Pène et Espira de l’Agly curieusement fixée sur  le bas du versant sud de la ligne de crêtes ?

– A son fils Hug l’alleu** de Campo Ursino, c’est à dire Campoussy, Cassanias (Cassagnes) et Casal Adroario ( Caladroi ).

– A sa fille Adaliz, l’alleu de Olokag, si vous préférez : Lansac.

A. De Pous cite deux dates, 1012 et 1020 pour Cases de Pène, Tautavel et Vingrau.

– Au monastère de Saint Michel de Cuxa, l’alleu de Tavernulas. Aujourd’hui disparu et qui se situait à l’entrée sud de Sournia. Saint Barthélémy de Jonquerolles figure sur ce manuscrit.

* La tour de Triniach aujourd’hui disparue devait se situer à 2 km en amont de Latour de France sur la rive droite de l’Agly vers St Martin. Emplacement présumé par Pierre Ponsich. Ste Eulalie de Triniach aurait été citée en 999.

** Alleu : Terre de libre et pleine propriété généralement attribuée à titre héréditaire, exemptée d’hommage de certaines redevances dont le cens (loyer),  par les comtes Francs à quelque vassal méritant. Charge à ce dernier d’assurer la sécurité de la frontière proche.

1022 : Excommunication du comte de Bésalu, Guillem « Le Gras » pour avoir dépouillé plusieurs monastères dont Saint Martin Lys. La crainte de la fin du monde en l’an 1000 s’étant dissipée. Mais la peur du diable est subtilement entretenue par les ecclésiastiques. Des seigneurs furent tentés de reprendre par la force les biens offerts à l’église. Baudrel situe la ruine de l’abbaye de Saint Martin en 1070.

On doit à Robert le Pieux  le 1er bûcher cathare à Orléans. Douze chanoines des plus instruits de la cathédrale périrent par les flammes. En ces temps obscurs une simple raillerie du culte établi ou de l’adoration des reliques relevait de l’épuration ethnique. Mais le catharisme trouvera son essor dans le terreau de la dépravation durable de l’église chrétienne.

1023 : Mention de Palmes dans une donation à Saint Michel de Cuxa. Palmes en amont de Campoussy constituait un alleu avec Sachera. Graphie de Séquere au XIe siècle.

1026 : Première mention de Trévillach sous la graphie Trivilanum. La forme occitane Trevilhac apparaîtra au XVIIe siècle.

16 / 05 / 1027 Concile de Toulouges :  Humanités dans un monde de sauvagerie. Première assemblée dite de Paix et de Trêve ou Trêve de Dieu établissant des peines temporelles. Réunion des représentants du clergé, de la noblesse et des villes royales, instaurée par l’abbé Oliba troisième fils de Cabreta, afin de mettre un terme aux violences du mercredi au couchant jusqu’au lundi au lever du soleil et de tempérer le droit de guerre de toutes ces élites. Précédemment les contrevenants encouraient les pires peines papales, dorénavant leur montant est le double des dommages causés. Réitération de dispositions remontant à 419 et au au concile de Tolède de 681, l’inviolabilité de l’église, de son cimetière et des maisons qui y sont construites dans un rayon de trente pas. Ce sont les origines de l’habitat très densifié autour des églises. Les récoltes y étaient mises à l’abri des pillages, constitution de celliers ou  » Celleras  » en Roussillon. La sûreté des routes et les libertés de communication auraient été améliorées.

– On n’en tînt aucun compte ... En multipliant trop les jours réservés, on avait annulé le remède … Page 54 et suivantes Histoire de Roussillon de D. M. J. Henry parue en 1835.

1045 : Consécration, de l’église de St Martin Lys venant d’être reconstruite, en la présence de l’archevêque, des évêques de Béziers, Carcassonne, Elne, Gérone, Urgell, Vic …

1047 et 1068 : Plaids de Corneilla de Conflent: résolution provisoire d’un conflit opposant le Fenolhedés et le vicomte Udalgar 1er à Bernard II  comte de Cerdagne et fils de  » Le Gras  » Ce dernier aurait été comte du Fenouillèdes de 1070 à à 1095 d’après R. Quehen. Seulement jusques en 1070 selon A. de Pous.

1050 à 1141 : Les sauvetés : en réaction aux débordements de la féodalité, établissement sous l’égide de l’Eglise d’enclos ecclésiaux censés être inviolables. Voir en 1396 relativement à St Laurent de Sauveterre.

Développement de la seigneurie banale. Morcellement en un écheveau de droits nobles et ecclésiastiques fréquents sur un même village. La population était incluse comme le bétail dans les transmissions de biens entre seigneurs.

1052 à 1064 : Guillem II « Trimus » comte de Besalu, fils de  » Le Gras  » se marie à Stephania d’ou un fils, Bernard III comte de 1070 à 1111 ou de 1095 à 1111 ? Respectivement aux dires de A. de Pous et de R. Quehen.

16/07/1054 : Scission définitive de l’église Catholique romaine, de l’orthodoxie chrétienne byzantine. Conflit larvé depuis le VIII siècle.

1056 : Guifred* archevêque de Narbonne et Guillaume – Raymond, abbé de St Pierre de Fenouillet, affectent l’église Ste Eulalie de Trignac et celle de N.D. de la Tour** au monastère de St Pons de Thomières, Geneviève Gavignaud – Fontaine.

* Gaufroy ou  Guifred de Cerdagne, aurait été fait archevêque à l’âge de 10 ans !

** N.D. des Anges du très ultérieur Latour de France.

1060 ; Disparition sans descendance de Roger comte de Carcassonne et du Razés. Le rang de Roger est soumis à des fluctuations… Ermengarde en hérite pour finalement le revendre rapidement à un parent, le comte de Barcelone alors que celui de Foix était l’héritier testamentaire.

1067 : Le 6 des nones c’est à dire le 02 mars, vente du comté de Rhedae, le comitatus Rhedensis à Raimond Béranger II. Ce qui englobe le Fenolhedés, le Donezan, le pays de Sault, le Termenés et le pays de Peyrepertuse moyennant 1100 onces d’or. Ramon *Bérenger le restitue en tant que fief à Trencavel qu’il institue vicomte et de fait son vassal.  Raymond Bernard Trencavel en hérita par son épouse Ermengarde la sœur du défunt. Udalgar Ier de Fenouillet est témoin de la succession, l’acte stipule que le Razés confronte à la Cerdagne ( Ceretaniae ) au Conflent ( Confluente ) et au Roussillon ( Rossillionense ).

* Ce prénom occitano – Catalan pour ignorer la barrière des Pyrénées  est fort probablement des plus fantaisistes s’agissant d’un descendant de Charlemagne, on est dans le même petit arrangement que St Guilhem de Gellone devenu St Guillem.  Raimond Bérenger est la seule graphie du Larousse, nous avons trouvé un acte ou il se présente ( Lui ou un de ses descendants homonymes ) Raimundum. D’autres explications en point de chute de ce siècle ( Un Comble ) et précédemment à la date 798.

Béranger Raymond de Barcelone  , Aîné de Borrel de Barcelone X Ermessende de Carcassonne fille du comte Roger 1er. Fondateur de la lignée des Raymond Béranger.

1070 : Bernard III comte de Bésalu unit l’abbaye bénédictine  de Saint Martin lys à celle clunisienne de Saint Pons de Thomières dans l’Hérault, Udalgar et son fils y sont témoins, pareillement Ermengaud de Triniach. La règle s’était trop relâchée à Saint Martin, descendu au rang de prieuré sous l’autorité de l’abbaye de St Pons. Dépouillé la même année par les seigneurs, selon le récit  dépouillé est remplacé par ruiné, ce qui porte à confusion. Même affiliation concernant l’abbaye St Pierre de Fenouillet / A. Soutou.

– Première mention du château de Peyrepertuse.

– Dans un acte relatif à la tour de Triniach et à des dons au monastère de Saint Pons de Thomières de biens sis à Ste Eulalie de Triniach,  le Fenouillèdes est dit situé en comté de Vallespir (Annie de Pous ). Castelnou le siège administratif et les Aspres en sont parties intégrantes. Voir à la date 994.

–  Raymond Béranger II finalise son absorption du comté de Carcassonne.

–  Hommages prêtés à Bernard III par Petrus Udalgarius vicecomite fenoliotensis, Arnald Guillem et son frêre Guillem Pétri vicecomes Foliotensis pour les castrums de Tautavel, Popia à Soulatge, Radigsive = Rasiguères ( Château de Trémoines ? ) Petra pertusa, Kerboc =Quéribus, Fenouillet, Penna = Cases de Pène, l’abbaye de St Paul et la villa Maury, la torre de Tringag ( Triniach ) et son château, Ruffian = Rouffiac, Cugunianno = Cucugnan. Le vicomte de Narbonne rend aussi hommage à Bernard III pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés.

Vers 1073-1078 : Acte d’évacuation des abbayes de Saint Martin Lys, de St Paul, de l’église et de la villa Maury par Pierre Uldager II ( Uldargar ) vicomte du Fenouillèdes ( Vicecomes Fenolietensis ), adressé à son seigneur le comte Bernard III, petit fils de Taillefer. Logiquement cette procédure précède la dite union de 1070. Le vicomte de Fenolhet renonce aux revenus qu’il y percevait. Il en fit de même à propos de l’abbaye de St Paul rattachée à celle de Moissac. Comme les privilèges d’exemption, cette restructuration avait pour objet de protéger de toute influence des évêques et des seigneurs laïcs, en les plaçant sous l’autorité directe du Vatican.

1073 : Raymond de Peyrepertuse unit l’abbaye de Cubières à celle de Moissac. Elle même relève de Cluny. Motivé par sa décadence et avec l’accord du comte de Bésalu et de l’archevêque de Narbonne.

1074 : Le château de Fenolhet ( Sabarda ou St Pierre ? ) est de ceux remis en gage au comte d’Empuries = Ampurdan pour le respect des clauses d’une convention ratifiée en 1085.

1080 – 1100 : SynthèsePremiers textes connus en catalan, d’origine féodale dont le Serment de Paix et Trêve du comte Pere Ramon de Pallars à l’évêque d’Urgell. Utilisé aux siècle suivant dans les documents administratifs. Jean Peytavi situe cette première fois vers 1150 ( Antidaté ) avec les Homélies d’Organyà entièrement rédigées en catalan sans préciser traduites de l’Occitan. Les préfigurations du mot Catalan n’émergeront pas avant  Raymond Béranger III. Voir aussi Wikipédia Catalan. Rappel : S’agissant de l’occitan, le premier texte connu serait de 1002.

CQFD  : Qu’ils soient catalans ou du Languedoc ne tombons pas dans les élucubrations d’historiens dont la raison et l’impartialité ne portent pas plus loin que leur identitaire et tendent à inculquer que leur langue est plus ancienne que celle à l’opposé de la  » Frontière  » culturelle et d’Etat. La langue d’Oc et celle catalane ont une origine romane commune et se sont forcément différenciées  simultanément.

1083 : Bernard Aton profitant de la minorité du comte de Barcelone, usurpe avec l’appui du comte de Foix, les comtés vendus par sa mère Ermengarde, il reprend la cité à Carcassonne.

  • Sous Bernard Aton édification du château comtal de la cité de Carcassonne. Renforcement des forteresses du Razés au Termenés ( 1080 – 1130 ). Une seconde ligne de défense s’arme d’ouest en Est à :  Puilaurens, Fenouillet, Camps, Peyrepertuse, Padern, Molhet, Quéribus, Tautavel, Opoul …

1085 :Première mention de Caramanno / Caramany, alors sis à l’Horto, aux alentours du cimetière. Voir en 1307.

27/11/1095 : Concile de Clermont. Urbain II prêche la première croisade, libératoire des lieux saints. Laquelle le 15 août de l’année suivante partira du Puy en Velay et de Toulouse. Avec à sa tète le comte Raimond IV de Toulouse dit de Saint Gilles.

–   Le premier à arborer la croix Occitane ou Raimondine *. A en croire la légende et avec le socle réel que cela implique, voir en 412. Héritée de celles des églises byzantine et copte d’Alexandrie.

–  Depuis 1046 de St Gilles est duc de Narbonne, charge transmise à ses descendants.

*  Ce soi – disant premier soulève une interrogation : Au bas mot dans les mémoires, cette croix déjà connue des celltibères Elyséates du littoral et devenue chrétienne avait – elle pu totalement disparaître avec les wisigoths ? Il n’y aurait aucune mention de cet emblème entre la fin des années 700 et  1096.

18/06/1096 : Urbain II à Alet. Il serait passé à N.D de Laval.


  • Négativisme X Jacobinisme catalans

A la fin du XIe une langue unique était en usage de Barcelone à Perpignan en passant par le Fenouillèdes, c’était le Catalan !  ….  Le Fenouillèdes ne s’est occitanisé qu’après le Traité de Corbeil * 

Pour mieux cerner cette assertion de nature à laisser pantois un languedocien, une lecture préalable de l’article Toponymes Occitans en Pays Catalan est souhaitable, ce – C’était le catalan nous paraît IMPOSSIBLE **, il est incohérent tant au regard de l’Histoire que avec le consensus des linguistes

Cela étant le Fenolhedés partie du Languedoc et de l’Occitanie est depuis les Francs le rempart de la France sur le Conflent et le Roussillon lesquels profitant de la dépravation des carolingiens se tourneront vers la Catalogne laquelle n’en est qu’à ses balbutiements. Cette mitoyenneté à naturellement induit des apports dans les deux sens, plus que dans le seul courant Sud – Nord tel que se plaisent à le sous – entendre les ibériques.

Quoi qu’il en soit il demeurera toujours l’interrogation de la fiabilité de ce que nous raconte chaque auteur, sans s’en tenir à ceux engagés vers quelque drapeau que ce soit.

*  Citation reprise en substance, elle n’implique que  l’éminent M. Henri Guiter, il s’avère que tous les avis en adéquation sont pompés de ce dernier alias Enric Guiter, 1909 Céret – 1994, une sorte de professeur Raoult obstiné sur sa voie qui ne mène nulle part. Agrégé de Sciences Physiques, Docteur ès – lettres, MILITANT CATALANISTE – UN DES FONDATEURS DE TERRA NOSTRA,  professeur de catalan à la faculté de Montpellier. Poète, auteur dramatique, linguiste prolifique par ses  1039  écrits  … D’expression catalane et focalisé sur cette culture hors exceptions. Ce serait comique si de telles Catalanadas ( Sottises typées ), ne faisaient pas référence pour la propagande émise depuis les milieux que cela avantage et une multitude de catalans dont, à nôtre connaissance, aucun n’est linguiste mais qui,  par pur parti pris, reprennent cette contrevérité en la clamant à la façon de vainqueurs ou de  » Cavècas « , piégés qu’ils sont abrutis de catalanité.  Sens de Cavècas en pages A Propos.

…  Henri Guiter a été et est toujours très décrié .. R L Portet, une de ses élèves.

L’avis de Simon Jean : Aux XII – XIII è. La langue roussillonnaise de l’époque était très proche de l’occitan, les chartes le prouvent  …

Je vous propose d’autres moyens vous permettant de sortir du lavage de cerveau, en s’adressant tout particulièrement aux catalans du nord.

** IMPOSSIBLE  Voir le CQFD et les liens à la date 1080.

De nos jours en Fenolhedés chacun sait que au pied du Mont Canigou, on ne s’exprime point en catalan mais selon un dialecte occitano – catalan autrement dit  Le roussillonnais. C’est à dire que l’occitan est dominant. Une réalité généralement méconnue des principaux intéressés, à mieux divulguer puisque cela semble être un sujet tabou vu du Castillet où sauf exception les gens restent incrédules à cette annonce. Du pareil au même lire C. Camps, professeur de catalan à l’université de Perpignan, dans l’encyclopédie Bonneton Pyrénées – Orientales Roussillon. Ou encore Liens entre l’occitan et le catalan. Un retour utile en pages   A Propos.


  • Dans les dernières lueurs du XI e. siècle, les Maures auraient durement sévi en Conflent. Jean Abélanet cite un historien du XV è. siècle qui en fait la légende fondatrice de Saint Martin du Canigou, en remarquant que les dates ne sont pas en adéquation. L’abbaye selon les ouvrages à été soit construite, soit consacrée en 1001 ou 1007. L’épisode mauresque se serait déroulé en 1035. Une variante ou une adaptation situe la tragédie sous le pontificat de Serge IV 1009-1012, toujours à St Martin d’Envalls sur le chemin d’Angoustrine aux Bouillouses.

– XIIe siècle –

Dernière mise à jour le 30 05 2023..
  • Instauration des bénéfices, droit de jouir à vie des revenus de certains biens d’église conférés à un ecclésiastique. A ne pas confondre avec les fiefs préfigurant la féodalité.
  • Du XIe au XIIe  siècle. Les farahons : réseau de tours à signaux convergeant sur le château Comtal de Castelnou tout en permettant d’alerter ceux circonvoisins par le biais de trois principales, Força  Réal  à l’endroit de l’ermitage, Batère, La Torre del Far. Mais des antécédents Wisigothiques ou Carolingiens ne sont pas exclus, l’historien agrégé F. Braudel dans l’Identité de la France attribue les tours de plan quadrangulaire à l’instauration de la seigneurie banale (voir entête XI è. siècle), bref la contradiction règne entre eux. Des sept recensées en Fenouillèdes on retiendra, celle de Prats* en bon état de conservation mais rabaissée à 14 m de haut lors de sa reconversion en horloge. On peut citer également celles du château de Bélesta, de l’ancien Lansac et de Roquevert.

.* A propos de ce village

Le farahon désigne la cage en fer dans laquelle était  allumé le feu par le farahoner. Les feux étaient codifiés en fonction de l’éloignement de l’ennemi et de l’importance de ses effectifs. Les Farahons ont été logiquement en usage jusqu’au traité de Corbeil pour leur fonction initiale. Les siècles suivants ayant été fréquemment agités, ils ont du être réutilisés face aux menaces des grandes compagnies , des Espagnols, des Huguenots etc.

  • Du XIIe au XIIIe siècle la région devient une terre d’accueil de Cathares fuyant les bûchers du nord, du centre, de l’Est et d’Allemagne.
  • Préfigurations du mot Catalan et induits. Sous Raymond Béranger III ou postérieurement dans un poème célébrant ses exploits,  on repère l’apparition de Catalanensis et de variantes. Wikipédia Catalogne.

1103  Latour de France : Mention d’un canal d’irrigation dont la prise d’eau se situait dans le méandre de l’Agly ceinturant le village, œuvre de l’abbaye de Lagrasse. Il s’agit du canal d’Estagel. Les eaux d’Estagel, villa-stagello.fr

01/10/1107 : Sur la fin de sa vie Bernard III épouse la fillette du comte de Barcelone, Ramon Berenger III. Les jours suivants ce dernier reçoit tous les comtés dont le Fenolhedés – Perapertusés, selon le testament de Bernard III qui n’avait pas de descendant. Le comte de Narbonne domine sur le Fenouillèdes en tant que vassal du comte de Barcelone. Lequel est tenu de rendre hommage au roi de France. La rapacité du petit comte de Barcelone s’illustrera par le maintien d’un second front en Provence. Déjà visée par les Ramon Berenger précédents. Le qualificatif petit fut avancé par René Quehen, Barcelone ne pesait pas bien lourd jusques là et que la bonne fortune face le choix Ramon Berenger et Roi d’Aragon.

Version 1835 de D. M. J. Henry dans son Histoire de Roussillon page 63 et suivantes.

 1109 et 1117 : Serments féodaux prêtés par Guillem II vicomte de Fenolhedés à Bernard Guillem = Guillaume comte de Cerdagne* pour les châteaux de Roca Samardana (Sabarda ) et  Fenolhet. Le vicomte de Fenolhet également écrit Guillem Pére, Guillem Pétri. Le comte de Cerdagne s’était emparé en 1109 des châteaux comtaux, en désapprobation du partage de l’héritage de Cabreta.

1109 est la première mention connue de Sabarda, celles de 1074 et 1086 ne sont pas précises sur lequel de château de Fenouillet y est  concerné. A. Soutou le présume issu d’un remaniement par le roi d’Aragon au XIII ème siècle tout en rapportant ce serment de 1109.

* Apparenté à Bernard de Toulouse et neveu de Raymond de St Gilles.

06/1111 : Disparition sans postérité de Bernard III. Dissolution du comté de Besalu, intégration testamentaire à la Catalogne de Ramon Berenger III avec le Vallespir et le Pérapertusés.

Charte d’évacuation du comte de Cerdagne pour les châteaux de Fenouillet, Peyrepertuse, Castelnou… Qu’il occupait en contestation d’un héritage au profit d’un cousin. C’est l’aboutissement des tractations à l’ordre du jour des plaids de 1047 à 1068 !

1112 : Serment féodal de Bernard Guillem comte de Cerdagne prêté à Raimond Beranger III pour le Fenollede et autres. La vicomté était simultanément inféodée à Trencavel comte de Carcassonne.

–  Trop affairé avec les Almoravides ( Des moines soldats Maures ),  Ramon Bérenger III se décharge administrativement du Fenouillèdes – Perapertusés en le donnant en fief à son frère utérin Aymeri II le vicomte de Narbonne. Il en ressort que Narbonne est vassale de Barcelone.

1114 : Les Almoravides assiègent Barcelone. L’empire de cette dynastie dont la capitale était Marrakech, couvrait toute l’Afrique du Nord jusqu’au milieu de ce siècle. En 1147 ils ont été vaincus par les Almohades, d’autre Berbères, a priori nos historiens situant les Almohades en Catalogne dans les années ci – dessus, doivent baigner en pleine confusion.

1115 : Consécration de l’église Sainte Marie de Peyrepertuse.

1117 : Intégration à la Catalogne du comté de Cerdagne. Le comte de Barcelone se proclame marquis  » El Grande « , Bernard Guillem étant mort sans descendance de même que son frère Guillaume dit Jourdain en Palestine. Raymond Béranger III lorgne sur le Carcassés et le Razés, ce qui ne convient point vu de Toulouse.

Vers 1117-1131 : Serment féodal de Guillem II prêté à Ramon Berenger III  pour les mêmes biens que en 1112.

1118 : Mention du château de Montalba dans le cadre d’un hommage de Bernard Berenger de Peyrepertuse fils de Constancia, prêté au comte de Barcelone. Le village est antérieur, Monte Albo est cité en 955 dans un document faisant apparaître une strada = voie montant du carrefour de Ste Anne en rive droite de la Têt.  jeantosti.com/villages/montalba

18/12/1118 : Libération de Saragosse, du joug Maure après 4 ans de combats. Alphonse Ier dit   » Le Batailleur  » en fait la capitale du royaume d’Aragon.

1119 : Concile de Toulouse : Calixte II confirme le monastère de St Paul de Fenouillet dans les possessions de l’abbaye d’Alet.

Planèzes : Première mention de l’église St Pierre dans les domaines des moines de Lagrasse.

16 / 09 / 1125 : Vers le…Raymond Béranger III se remarie à Dolcia = Douce de Gévaudan comtesse indivis de Provence et s’attribue les charges de comte et de marquis ainsi usurpées à Raimond IV de St Gilles, ce dernier ayant le tort de se trouver en Palestine à chasser l’infidèle. La Senyera ou blason Catalan d’or ( Trois barres seulement ) à quatre pals de gueules est hissée sur le comté provencal en substitution de la croix occitane, laquelle persiste sur le marquisat. Confronté à la pléthore d’informations prétendues, un regard sur le Larousse atteste que Raimond IV est mort à Tripoli en Syrie – Liban en 1105. La même démarche situe Raymond Béranger III comte de Provence de 1113 à 1131. Il n’est pas à exclure que d’autres assertions soient fantaisistes  ?

– Origines du drapeau Catalan en Catalogne, voir en 1150,

les articles de Jean Paul Martin.

13 01 1129 : Concile de Troyes sous Honorius II. Approbation des statuts du Temple. Les Templiers ont en tant qu’ ordre monastique, la particularité d’être en charge de la sécurisation des voies de pèlerinage. Ce sont des moines soldats. Leur sens de la stratégie sera salutaire à la France au Moyen Orient.

C’est vers 1128 que les chevaliers de la milice du Temple sont arrivés au pied du Mont Canigò et le début des adhésions et donations en leur faveur.

1129 : Payens aux environs de Troyes. Hugues de Payens fonde l’Ordre des Templiers. Il en sera le premier Grand Maître.

1130  ou 19/07/1131 : Mort de Ramon Berenger III avec les sacrements de l’Ordre du Temple auquel il lègue tous ses biens. Son fils Ramon Beranger IV hérite du marquisat de Barcelone donc du Fenolhedés mais encore le Peyrepertusés, le Conflent, le Razés … Donc nous sommes à nouveau en pleine confusion entre historiens.

En 1137 Raymond Béranger  prendra le titre de Roi d’Aragon en épousant sa fille Pétronille. Leur enfant, Ramon deviendra  » Anfos II « . Règne de Ramon Berenger IV jusqu’en 1162. Il s’engagea pour un an dans la milice du Temple avec 24 chevaliers de haut rang.  De part et d’autre des Pyrénées les comtes et les seigneurs sont nombreux à exprimer leur générosité envers les Templiers. L’Aragon est exposé aux mêmes exactions religieuses que les pèlerins en Orient.

Vers 1130 : Ulgadar II vicomte de Fenolhedés, fils de Guillem Pétri II, prête comme son père, serment à Ramon Berenger III pour le château de Fenolhet et toutes les fortifications du Fenolhedés ainsi que pour  celui de St Estève de Villerach en Conflent

 24 05 1136 : Première mention du Mas Déu ( Trouillas ) littéralement maison de DIEU , domus Templi Mansi Dei. Donation testamentaire du seigneur Ermengau de So * d’un terrain aux Templiers sur lequel sera édifiée leur maison chèvetaine pour le Roussillon à partir de 1137 et révélateur de l’existence d’un cimetière. En catalan Deu = Source.

* Présumé être Ermengaud d’Usson.

Ce leg est le plus ancien fait au Temple de Jérusalem concernant la vicomté de Fenouillèdes, des alleux dans les villae de Borrad et de Centernach de la paroisse de St Etienne de Derc par le seigneur Pierre Bernard de Castelnou et Bernard Bérenger.

03 10 1136  Prugnanes : Mention d’un castrum. Bernat Berenguer vicomte de Tatzo ( Au sud d’Elne ) et comte du Roussillon , son épouse Jordana et leur fils Hug donnent aux frères du Temple Arnaud de Bedos et Arnaud de Contrast le fief qu’ils possèdent dans la villa de Prugnanes villa Pruana. G.Gavignaud-Fontaine in St Paul et les Fenouillèdes 2011. Enfin un ouvrage impartial sur le Pays. Voir l’introduction à François Jaubert de Passa et  en Liens et Livres.

1137  : Nouvelle menace Sarrasine depuis 1134 au moins.

Installation de la commanderie Templière au castrum  de Saint  Arnac ( 11 03 1157 selon les chartes du Mas Déu date de l’acquisition des droits ) dominante sur le Fenouillèdes devant celles de Fontcouverte ( Rabouillet ) et de Prugnanes. Son commandeur avait droit de justice et était co-seigneur de Lesquerde et de Prugnanes avec le vicomte de Fenouillet. Il percevait des redevances dans la presque totalité des communautés de Pla Llouby à Maury et de Prugnanes à Trilla. Des taxes sur les routes qu’ils sécurisaient entre leurs relais à l’écart des villages. On ignore tout quand à leur implication concernant les mines de fer, de cuivre, d’or de Montagut, de Lesquerde. Des exploitations étaient attenantes à leurs relais.  Voir en 1984. Le commandeur cumulait quelquefois la fonction de précepteur. En résumé le chef spirituel de la maison.

– Taîchac en la paroisse de St Etienne de Derc est donné aux templiers.

– La commanderie de Foncouverte possédait le Bouich à Caudiès, Lauzadel, Campau et une partie du territoire de Perpignan d’après Joseph Armagnac dans le Messager de Notre Dame de Laval de juillet 1926. Il existait au XIIIe siècle un homonyme templier sur le Réart, donation d’un alleu en 1149.

Le Temple avait recruté de nombreux chevaliers dans la noblesse locale. Prendre la croix permettait d’expier ses crimes, massacres et excommunications induites tout en allant Bâtir des châteaux en Espagne en cours de Reconquête chrétienne,  ça vient de là. Dès 1199 il fallait être noble,  selon un décret de Philippe Auguste, pour pouvoir accéder au rang de chevalier. Antérieurement au XIe siècle ces combattants possédant un cheval et une armure étaient plus proches de la brute avide de sang. Au service d’un seigneur pour des durées variables en fonction des nécessités.

29 03 1139 : Innocent II place l’ordre du Temple sous la protection du St Siège.

1139 ou 1149 : Raimond Trencavel, second fils de Bernard Aton et vicomte de Béziers, hérite du Razés. Il est comte de Carcassonne et du Razés.

1140 : Bérenger de Peyrepertuse rend hommage au comte de Barcelone pour Cucugnan, Peyrepertuse, Quéribus, Rouffiac et la tour de Triniag.

1141 : Achat par le Temple d’une maison à Sainte Marie de Porva. L’actuel Courbous sur la route de Sournia à  Arsa, une  » Préceptorie  »  ou succursale de commanderie y sera établie. Udalgar cède tous ses droits sur les domaines de Guillem Ramon de Corbos à Pere de la Rovère. Ce dernier maître provincial de la maîtrise de Provence – Languedoc et de Catalogne – Aragon est avec H. Rigaud un des  » Conseillers financiers  » dépêchés par l’ordre dès son implantation, en charge de faire affluer les ressources, montures, armes, vivres, argent….

De 1141 à 1156 Bernat de Fenouillet est mentionné comme frère du temple et premier administrateur de l’ordre en Fenolhedés.

03/07/1141 : Acte de donation d’une forêt d’Uldaguer II vicomte de Fenouillet, aux templiers. Différents seigneurs étaient témoins dont Raymundi de Pratis et Gaucelme du Vivier. S’agirait-il de la donation suivante…

09 / 06 / 1142 : Udalgar donne à la milice du temple le bois de Matapenista ou de Mataperusta* à Arsa. Berenger, un des fils de Arnald de Sournia en est témoin. Autres donations aux templiers en présence des mêmes personnages que en 1141. Udalgar cède tous ses droits sur Corbos et Arnald de Sournia certaines redevances, reprises à un de ses fils. Il lui donne en contrepartie un manse* à Sournia. Arnald de Sournia cède aussi Aîchos, Le Puch, St Etienne de Rabouillet

Le vicomte Udalger et ses fils ainsi que des seigneurs de Sournia feront diverses donations jusques en 1173 sises à Pézilla, Rabouillet… Ses vassaux Arnau Pere de Pézilla et Guillem Seguier suivront cet exemple.

* Manse : L’habitation selon les matériaux d’alors avec ses  terres. Louée par le mansat avec option d’achat. La génération suivante n’était pas héréditaire mais avait un droit de préemption. Ce système visait à fixer la population qui était généralement nomade.

* En échange d’un mulet, d’une vigne et du domaine de Gaubert de Prugnanes. Mataperusta serait situé en fonction des écrits dans les ex cantons de Latour ou de St Paul. En contre partie de leurs largesses les seigneurs sont quelquefois libérés des hypothèques contractées pour pourvoir  aux constructions défensives.

Consultez la thèse de R. Tréton page LXXVI des chartes du Mas Déu.

Cette commanderie étant en Pays Catalan ses archives citent les noms de personnes, lieux en la langue locale, cependant ceux rattachés au Fenolhedés subissent le même traitement, du coup  Peire devient Pere, Arnald glisse en Arnau… On rejoint là le souci d’impartialité soulevé à la date 798. Plus d’explications sur l’avertissement de Un souffle cathare.

1142 – 1164 Monastir de Marcevol à Arboussols : Reconstruction du prieuré Ste Marie de Marcevol par les chanoines de l’ordre du St Sépulcre, ils en étaient propriétaires par don de l’évêque d’Elne en 1129,  Fondation du prieuré de Marcevol. Arboussols est une porte des pays catalans en sortant de l’Occitanie historique, ce qui explique que le terme languedocien de Monastir ait prévalu plutôt que le catalan Monestir,  Arboussols + Monastir. Arboussols ( Catalan ) rattaché au canton de Sournia ( Languedoc ) en Fenouillèdes et quelques subtilités à Fenouillèdes naturel et historique.

27 / 11 / 1143 Concile de Gérone : Sur insistance de Ramon Berenger IV et moyennant de considérables libéralités les templiers acceptent de combattre les infidèles en Espagne. Arnau de Sournia était présent aux cotés d’une imposante délégation templière.

1147 : Ab aquilone in carrera que vadit ad Fenoletum…Est autem iste campus adjacentia Sanctae Mariae de Aspirano... ADPO 12j24 p 187 et 207.

La voie du Fenouillèdes ( Claira – Col de St Louis ) passait entre l’église et le fournil d’Espira de l’Agly, à priori elle filait aussitôt après en rive gauche pour rejoindre Fonte Anastes. Jean Abélanet émet de bonnes présomptions quand à son origine romaine dans Etudes roussillonnaises XV 1997 page 123. elle est dite strada publica en 1098 et en 1144. En face de l’église et en amont le lit de la rivière était généralement à sec jusqu’au jour où le barrage ne régule son cours. G. Bile argumente un chemin en rive droite deux cent ans avant notre ère.

01 / 03 / 1148 : Arnald de Sornian se donne aux frères de la milice du temple, jusques en 1153 il dirigera de façon plus ou moins collégiale, la commanderie de Douzens.

27 / 04 / 1147 A Paris Eugène III accorde la croix rouge aux templiers. A l’approche de la deuxième croisade dirigée par Louis VII.

AV 1150 : le Temple possède des maisons et un moulin affermés à Pézilla de Conflent.

Vers 1150  Ramon Berenger IV retourne sa veste : Il délaisse ses ascendants les comtes Carolingiens* au profit du blason Catalan d’or à quatre pals de gueules, la Senyera ** équivalent du gonfanon de l’église romaine en temps de guerre.  Il existe une autre version, développée en 1125 pour la Provence et les deux suivantes ! Analyse wikipédia Senyera et drapeaux identitaires *.

D’autres préfèrent interpréter ce drapeau comme étant la représentation symbolique de quatre doigts de l’empereur ou encore de Charles le Simple trempés dans le sang de Wilfredus le Velu, cependant ce ne serait que du pipeau / una enganyifa en catalan puisqu’ils s’y identifient ***. Comme chacun sait Charlemagne est mort en 814, bien avant la naissance de Wifredus, peut être s’agirait –  il de l’empereur Charles le Chauve, là aussi c’est contesté. Charles III le Simple n’avait pas ce rang. Mais ce n’est pas tout, le Larousse catalan attribue ces quatre barres à l’Aragon, les Baléares,  la Catalogne et à Valence, composantes du feu royaume d’Aragon. Entre tant de contradictions, la crédibilité des historiens est à nouveau mise à rude épreuve.  >  Date 897.

* Filiation sujette à discordes.  Serait – on dans les mythes fondateurs de la Catalogne, de nouvelles légendes apparues au XIX é siècle ?   Lecture conseillée : La croix occitane par B. de la Farge aux éditions Loubatières particulièrement aux commun des catalans lesquels sont conditionnés en un raisonnement cantonné entre Perpignan, Barcelone et le mont Canigou. Cet auteur est de ceux qui affirment la lignée de Gellone éteinte à la 3 è. génération.
   ** La Senyera n’est pas attestée antérieurement au mariage de RB IV avec Pétronille d’Aragon en 1150 – 51.
***  Plus sérieusement un épisode de la mythologie catalane, celui là inventé en 1551. 

Éléments complémentaires en pages A PROPOS. On a là un modèle caractéristique des vérités historiques couramment escamotées du fait des auteurs Catalans. Inversement mais tout en restant dans l’art d’occulter, il est courant de lire que les aragonais tenaient tout le pays au Xe  –  XIe siècle, ce qui est à relativiser compte tenu des pages ci-dessus.

1151 :  Les comtes de Barcelone se sont institués rois d’Aragon.

1153 : Bertrand de Blanchefort est élu grand maître de l’Ordre du Temple. La date 1156 est plus communément admise, elle serait erronée. Voir en 1344.

1156 Vaucluse :  Mariage de Marthe de Fenouillet fille de Raymond avec Euphème de Mota promu baron par Ramon Berenger IV en gratitude de ses faits d’armes lors des guerres baussenques ( Les Baux de Provence ).  > Recherche les Mottet du XI e au …

1159 : Roger II Trencavel épouse Adélaîde, fille  du comte de Toulouse Raimond VI.

1160 : L’abbaye d’Alet est au faîte de sa puissance. L’essentiel des vestiges encore éloquents est attribué à deux phases de construction. Fin XIe début XIIe et deuxième moitié du XIIe.

1162 -1196 : Règne d’Alphonse II roi d’Aragon  » Anfos El Cast « . Anfos I et II sont la même personne désignée respectivement par les catalans et les aragonais. Le Fenouillèdes – Peyrepertusés sont sous sa souveraineté par le biais du vicomte de Narbonne qui le tient toujours en fief. Alphonse II eut un fils désigné Alphonse I comte de Provence en juillet 1193 ou 1195 ou  1209 par son union avec Gersende de Forcalquier – Sabran. Leur fils sera Raymond Béranger V. Le blason de Forcalquier qui était une préfiguration de la croix occitane devint de gueules  à trois pals d’or. Attention à une éventuelle méprise avec celui de la Catalogne, d’or à quatre pals de gueules. Lequel a t’il initié le second ? Allez en pages A Propos pour en savoir plus.

– El Cast = Le Chaste, d’après le Larousse il hérita en 1166 de la Provence. Alphonse est le nom de règne de Ramon, fils de Ramon Bérenger IV.

1163 : Arnaud de Fenolhet lègue à parts égales la seigneurie de Prugnanes aux Hospitaliers et aux Templiers. En 1173 pour G.Gavignaud-Fontaine agrégée d’histoire.

Le chanoine Rhénan Eckbert de Schönau crée la dénomination Cathare, du germanique Katte = Chat. Selon Anne Brenon ce fut une désignation péjorative des inquisiteurs avec pour seul fondement celui de discréditer les hérétiques. Cela signifiait dans l’esprit de l’inquisition, sorciers adorateurs du chat. Les intéressés s’appelaient entre eux Parfaits ou Bons hommes. A la veille de la croisade ils devinrent des Albigeois dans l’esprit des cisterciens. Après ce qui précède, il faut remarquer que le grec Catharos = Pur.

1167 : Assemblée Cathare de Saint Félix de Caraman * par l’évêque Nicetas de Constantinople. Création de quatre évêchés : agenais, albigeois, toulousain et carcassonnais. Dès l’an 1000 des communautés hérétiques sont connues en Aquitaine, Champagne, Flandres, Rhénanie… Un diacre de Catalogne était rattaché à l’Église du Toulousain.

De nos jours la filiation manichèenne du Perse Manès au III siècle est contestée. Ce disciple de Zoroastre Achéménide du VIIe siècle avant J-C prônait le dualisme. Une opposition du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres. L’accès à de nouvelles archives semble permettre d’accréditer une dissidence endogène au christianisme, relative à l’interprétation du Nouveau Testament.

* On lit couramment Concile cathare de St. Félix de Caraman aujourd’hui Saint Félix de Lauragais.

La terre occitane présentait des facteurs économiques, politiques et culturels d’un société caractérisée par la réceptivité, l’ouverture d’esprit et la liberté. Le servage n’existe pas, la femme est considérée comme l’égale de l’homme… Les hommes de classes sociales différentes, possèdent un honneur et une dignité comparables… Chrétiens, musulmans, juifs, y vivent en harmonie. André Carol dans Mystérieuse Corbière de Sournia. Voir en 418 et à Liens et Livres Fenouillèdes..

  • En ce qui concerne la condition féminine, on est là en présence d’une interprétation erronée d’une création littéraire du XII è siècle, le Code des valeurs courtoises. La réalité se résume en un mot : Soumission, quel que soit leur statut social. L’exception n’est pas à rejeter, dans quelque  » enclave géographique  » ou sur la base d’une éventuelle influence heureuse des troubadours dans telle cour.

1170 -1171 : Rhedae ( Rennes le Château ) hors citadelle, tombe aux mains du roi d’Aragon Alphonse II qui occupe Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus, Fenouillet et tout le territoire compris entre l’Aude et la Salz.. Le maître du Razés est un Trencavel, Roger II. Le prénom du comte varie  en fonction de l’auteur. A notre candide avis, nous sommes en présence d’une énième anomale, cette fois avec la date 07 / 1172. On relèvera un revirement de Roger II puisque en 1167 il était du parti d’Anfos.

1171 : Arnaud de Fenouillet rend hommage au comte de Razés, Roger Raimond Trencavel pour le château de Montalba. Possible erreur de prénom Trencavel, voir ci dessus. Le père de Raimond Roger qui mourra à 24 ans dans un cachot de son château de Carcassonne.

1172 : Probable édification du fort de Caudiès, diligentée par Arnaud de Fenouillet.

07 / 1172   Coup de grâce sur la rupture de 863 : On écrivait le 04 des nones de juillet. Guinard = Girart II ( Gérard ) * dernier comte héréditaire du Roussillon lègue son comté à Anfos ( Alphonse ) roi d’Aragon **. Descendant direct de Charlemagne, maître des anciens comtés carolingiens. En étant toutefois tenu de rendre hommage***, comme ses prédécesseurs à la suzeraineté supérieure du roi de France pour ceux de Fenolhedés, Perapertusés, Donezan, Sault, Capcir. De même la Cerdagne, le Conflent, le Roussillon et le Vallespir  /  Annie de Pous  …  Il ne tardera pas à s’en soustraire, la France n’est plus en état d’y remédier.

Cette année là, Ramon ou Raymond Béranger IV, comte de Barcelone devient l’héritier du roi d’Aragon, ayant épousé sa fille unique.  Ainsi le Fenolhedés-Perapertusés se retrouve dans le royaume d’Aragon. Le Larousse indique que la réunion du comté de Barcelone à la couronne d’Aragon s’est faite en 1137.

* Fils de Gausfred III = Guillabert x Ermengarde Trencavel fille du vicomte de Béziers. Tel que son père Gérard s’illustra en Terre Sainte.
** Une de ses premières décisions sera de rétablir une constitution de Paix et la Trêve Dieu  tombée en désuétude.
*** Hommage : serment fidélité, de soumission impliquant 40 jours de service, pour le vassal au bas de la pyramide hiérarchique. Dans le midi cathare ce dû n’était généralement plus honoré. Plus d’informations en 1213.

1173 : Décès d’Arnaud III de Fenouillet au monastère de Lagrasse. Sa fille Ava née peu après sera la mère de Pierre IV de Fenollet et de Saissac. Mariée à Pierre un seigneur de la montagne noire. Cette même année, Arnaud exprima dans un acte sa fidélité due à la vicomtesse de Narbonne, il fut co vicomte avec son frère Pierre disparu sans postérité.

1175 :  Un acte passé au château de Le Vivier concernant un litige opposant Arnaud de Fenouillet et Pierre Amelin abbé d’Alet à propos de l’extension des fortifications de St Paul de Fenouillet Ce document  identifie Guillaume, le plus ancien seigneur de Le Vivier attesté. Les du Vivier, présumés issus de la famille de Narbonne dont les armes sont similaires, resteront les maîtres de leur village durant toute l’époque féodale.

1179 : Avènement de Philippe Auguste.

Plusieurs conciles, Latran, Toulouse, condamnent l’hérésie.

1184 : Décrétale de Vérone, le pape Luvius III édicte des mesures anti – hérétiques à l’échelle européenne.

1185 :  Nouvel hommage du vicomte de Narbonne au roi d’Aragon pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés qu’il tient en fief.

24 / 05 / 1188 : Villa Reboleti : Hugues de Sournia se donne aux frères de la milice du temple  en la personne de Pere de Colonge maître du Mas Déu. Il fait don à la commanderie du Mas Déu d’un alleu sis à Rabouillet, villa Reboleti avec l’église Saint Etienne, cela s’ajoute aux acquisitions de 1141 et 1142.

C’est la plus ancienne trace écrite connue de Rabouillet, sauf que en 1140 sont cités Pierre et Guillaume de Rabouillet co – seigneurs de Prats et de Pezilla . Le toponyme est de nature à révéler un essartage d’époque carolingienne sans arrachage des souches. Site de la commune de Rabouillet.

Vers la fin du XII ème siècle deux neveux à Hug de Sournia, Arnau et Guillem sont archidiacres du Fenolhedés.

1193 : Peyrepertuse et Fenouillet sont inféodés par le roi Alphonse d’Aragon à son neveu Raimond Roger comte de Foix. Le mettant en possession du Fenolhedés et de ses dépendances, Perapertusés inclus. En conséquence le vicomte de Fenolhet lui prête serment d’hommage.

1196 : Pierre II dit « Le Catholique », pour sa fidélité au pape, succède à son père au trône d’Aragon, jusqu’en 1213.

1198-1216 : Pontificat d’Innocent III.

  • Au XIIe conflits incessants entre Barcelone et Carcassonne, Carcassonne et Toulouse, Toulouse et l’Aragon, encore et toujours Barcelone face à Toulouse, le Carcassés et le Razés sont convoités. A la base des unions matrimoniales qui dégénèrent en querelles de succession. Ce sont les beaux jours des bâtisseurs de forteresses. Les préjudices de ces guerres sur chacun des belligérants deviennent très intéressants relativement aux visées des rois de France  en Languedoc.
  • Fin XII – Début XIII : Le roi d’Aragon procède au remaniement de Sabarda tel que nous le connaissons. Hypothèse André Soutou.

XIIIe siècle –

Dernière mise à jour le  02 04  2023.

Entre les guerres, les épidémies, les famines, environ cinquante au cours de ce siècle, les calamités naturelles, le Fenouillèdes est dépeuplé.  L’éruption du Samalas en 1257 ( Lombok en Indonésie ) n’a sûrement pas amélioré les conditions de vie, elle est considérée comme étant la plus forte de nôtre ère, qualifiée de méga – colossale. Si cela est avéré, elle a obligatoirement induit un hiver volcanique sur quelques années.

1203 ou 1204 : Mariage du roi d’Aragon, en la maison de l’Ordre des Templiers  ( Rue Mailly à Perpignan ) avec Marie de de Montpellier, dernière héritière des Guilhem. Le 11 novembre il est couronné roi à Saint Pierre de Rome.

Construction de l’abbaye bénédictine de Saint Paul de Fenouillet. Auparavant il existait un monastère bénédictin mentionné en 906.

Homélies d’Organyà en Alt Urgell, considérées comme le premier texte rédigé en catalan soit deux siècles après l’occitan et traduites de ce dernier. A consulter :  Emergence des langues vulgaires.  

1204 : Pierre II d’Aragon, comte de Carcassonne, y organise ( A Carcassonne ), une confrontation entre les Bons Hommes et les Catholiques.

23/06/1204 : Chute l’empire byzantin.

La quatrième croisade à destination de l’Egypte et de la Palestine à été détournée de ses objectifs pour s’abattre sur Constantinople. Les chrétiens latins d’Innocent III guidés par Enrico Dandolo doge de Venise massacrent ceux orthodoxes.  Ce premier magistrat avait scellé un accord avec les croisés, leur transport en Orient moyennant 85 000 marcs d’argent et la moitié des conquêtes. Le fanatisme de Rome passe avant toute logique tacticienne. De leur côté les vénitiens sous le prétexte de vouloir rétablir l’empereur byzantin Isaac II sur son trône, convoitaient à mettre fin à la concurrence commerciale croissante de Gênes et de Pise et s’ouvrir de nouveaux marchés jusques là interdits. Ce sera du pain béni pour Saladin. Par enchaînement de défaites il en résultera l’expulsion des templiers de l’Orient. Ce pillage fera la puissance de la Sérénissime. Un personnage tristement célèbre se fait déjà remarquer par sa cruauté, c’est Simon de Montfort.

1206 : Innocent III envoie Dominique Guzman fils d’une famille de nobles Espagnols, prêcher dans le Lauragais où il fonde le premier monastère pour femmes Cathares reconverties à Prouille aux portes de Fanjeaux. Il sera canonisé en 1234 sous le nom de Saint Dominique, le fondateur de l’ordre des Dominicains.

15/01/1208 : Assassinat à Saint Gilles du Gard, au retour d’un entretien houleux avec Raymond VI de Toulouse (excommunié pour tolérance envers l’hérésie) et par un des ses écuyers, du légat pontifical Pierre de Castelnau, moine cistercien de Fontfroide. Innocent III prétexta  de cet incident pour lancer un appel à la croisade contre les Albigeois. La flagellation publique de Raymond VI devant le caveau de Pierre de Castelnau en présence du pape, n’y changera rien.

03/1208  Nomination du cistercien Arnaud Amaury légat du Pape à la tête de la croisade contre les hérétiques.

Concession en apanage de Pierre II à son oncle Sanche ( Sanç, Sancho ) des comtés de Roussillon, Fenolhedés, Cerdagne et annexes.  Sanche est fils de Alphonse Ier de Provence et petit  fils de Alphonse II d’Aragon.

Nous soupçonnons un amalgame des historiens entre Sanche et son fils N. Sanche  aux dates à venir.

Apanage : domaine assigné à des proches et qui devait revenir à la couronne après extinction des descendants mâles.

Fortia Padulis : C’est à dire l’église fortifiée de Paziols, mentionnée dans les biens de l’abbaye de Lagrasse. Au Xè siècle elle appartenait  à Ste Marie de Cubières. Padulis ou Pasulis sont à rapprocher de paludis, par forte pluviométrie l’aquifère des Corbières y remonte en surface.

1209 : Pierre IV de Fenolhet et de Saissac 13 ans ? fils de Ava et d’un seigneur de Saissac rend hommage à Aymeri III vicomte de Narbonne pour le château de Fenolhet et le Fenolhedés. Le vicomte de Narbonne étant vassal de Raymond VI comte de Toulouse.  La menace de la croisade des barons du nord (des évêques avec leurs troupes et des méridionaux dans leurs rangs) étant si proche. L’archidiacre Cathare Arnald de Fenolhet est témoin. Renouvellement en 1217 ou 1229. La présence d’un diacre Cathare à Fenouillet est attestée dès le XIIe siècle. Il est supposé que les premiers Cathares on été reçus à Fenouillet consécutivement à l’alliance avec les De Saissac, c’est à dire à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle ainsi qu’à Puilaurens. Cette famille était déjà  hérétique.

22/07/1209 : Lo Grand Masèl, de l’Occitan au Français, la grande boucherie. Massacre de Béziers par la croisade dirigée par le légat, avec l’appui de Raymond VI comte de Toulouse lequel a rejoint les Croisés, dans une vaine tentative de détourner l’épée de Damoclès qui allait s’abattre sur son neveu de Carcassonne. Mais ce n’est pas la seule interprétation, Raimond VI est soupçonné d’avoir ainsi cherché à nuire à Raimond Roger Trencavel dont les terres morcelaient celles du comte de Toulouse. Les rancœurs initiées par les guerres des XIe – XIIe siècles ne pouvaient qu’être bien ancrées dans les mémoires.  Il est attribué à Arnaud Amaury une sentence devenue célèbre : Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens. Il y aurait eu 20 000 morts ? mais la population est estimée entre 7.000 et 10.000 habitants.

La croisade avait débuté au mois de mars en Quercy. Cette extermination se répétera à Minerve en Juillet 1210, à Lavaur en mai suivant et dans d’innombrables cités.

Raymond Roger Trencavel comte de Carcassonne prend conseil à Collioure auprès du roi d’Aragon.

15/08/1209 : Massacre de Carcassonne sur ordre du légat, par Arnaud Amaury et Simon de Montfort. Ce baron d’Île de France devient comte de Carcassonne.

Le siège de Carcassonne marque le retour de la catapulte romaine sinon peu d’années auparavant, diverses machines de jets seront mises en œuvre lors de celui de 1240.

Invasion du Fenouillèdes  par la croisade selon Louis Fedié, 1217 également avancé. L’ombre de Simon de Montfort plane sur les ruines de l’ancien Lansac, fait historique ou allégation touristique ?

Anne Brenon ( Centre d’Etudes Cathares de Carcassonne ) entre autres, affirme au contraire que le castrum de Fenouillet comme celui de Peyrepertuse aurait été peu affecté du fait de la suzeraineté du roi d’Aragon.

10/11/1209 : Mort à 20 ans du vicomte de Béziers et du Razés  Raymond Roger Trencavel dans un cachot de son château de Carcassonne. Quelques années après Raymond de Termes y subira le même sort.   Le vicomte de Carcassonne et de Béziers, descendant de Bernard Aton, s’est sacrifié pour que les assiégés soient épargnés. Son fils Raymond se réfugie en Aragon.  Ici Raymond s’orthographie Raimon.

Vers 1246 Chabert de Barbaira* séjournera dans les geôles de la cité de Carcassonne pour hérésie. Mais il sera libéré sur intervention de Jacques Ier le Conquérant  auprès d’Innocent IV.

* Né vers 1180 au château de Miramont dans la Montagne d’Alaric dominant Barbaira. Décès vers 1264.

1210 : Depuis la fin du Xe siècle tensions entre les comtes de Toulouse et de Barcelone.

Le castrum ( village fortifié ) d’Aguilar est occupé par les Croisés.

02/1211 : Les Croisés soumettent le castrum de Termes après un siège de quatre mois, puis détruisent Arques, le village antérieur à la bastide. Bataille de la Salz, démantèlement du château de Coustaussa après ceux de Albedun   à   Le Bézu et de Rennes. Ces trois dernières forteresses venaient d’être  » désertées  »  pour cause de confrontation entre Couiza et le confluent de la Salz. L’armée des Croisés sous le commandement de Pierre de Voisins, contre les troupes du comte de Carcassonne et leurs partenaires. Soumission à Simon de Monfort de tout le pays de Rhedae. Evènements quelques fois datés de 1209-1210.

Le mouvement urbain des bastides qui dura environ 120 ans est pour partie issu des dévastations de la croisade des barons du nord. Cordes est une des plus anciennes. Fondée par Raimond VII en 1222.

16/07/1212 : Bataille de Las Navas de Tolosa : Victoire décisive de la Reconquête chrétienne de l’Espagne. Alphonse VIII de Castille, Pierre II d’Aragon appuyés par les Templiers écrasent les Berbères Almoravides, selon les sources ce seraient les Almohades, ce qui paraît plus logique.

1213 : Hommage de Raymond VI de Toulouse au roi d’Aragon. Le comte est le beau frère du roi.

Concile de Lavaur, rejet par le pape d’un plan de paix de Pierre II d’Aragon. Lavaur tomba aux mains des croisés en 1211. Plusieurs des héros cités ci – après en 1262 et suivants sont impliqués à leurs dépends dans ce massacre suivi de l’un des plus importants bûchers de la croisade.

12/09/1213 : Bataille de Muret : défaite de la coalition Occitano –  Aragonaise, la seule circonstance ou ils s’accordèrent. Le roi d’Aragon y est tué. Son fils Jacques 1er* « Le Conquérant » lui succède jusqu’en 1276, il n’a que neuf ans. La présence du roi d’Aragon s’explique par la menace que cette croisade engendrait sur ses droits féodaux. Raymond VI est son vassal.

Raimon VI se réfugie en Catalogne.

Le quartier général de Montfort était à Fanjeaux entre Razés et Lauragués. Village où Dominique prédicateur célèbre par ses disputes s’était fixé depuis 1206.

Dans les rangs de Pierre II , un chevalier roussillonnais, Pons de Vernet. Plus exactement un brigand, connu pour ses enlèvements d’enfants contre échange de rançon. Longtemps après sa mort il fut l’objet d’un procès d’inquisition comme hérétique. En dépit de legs considérables à la veille de son départ pour la Terre Sainte, aux victimes des ses exactions et 1100 sols barcelonais à Sainte Marie d’Espira. De plus il s’était repenti et donné au temple. Il n’échappa point longtemps après sa mort à l’exhumation et ses restes furent brûlés en public.

Cette première croisade aboutit à un demi échec du point de vue répression de l’hérésie. Innocent III n’avait pas l’appui de Philippe Auguste, qui considérait que c’était une ingérence du Vatican. Il en fut autrement dès 1226. D’autre part les croisés n’étaient engagés que pour 40 jours offerts** dans le cadre du service d’ost, système en usage depuis le Xè siècle. Au terme de cet engagement le vassal était libre de rentrer chez lui avec ses hommes, armes et chevaux.

* Jacme de son prénom usuel ce qui est du pur occitan.

**Abstraction faite du service de garde et des chevauchées dont ils étaient pareillement redevables.

16 / 12 / 1213 :  A Aix en Provence sur décision de Innocent III, Sanche est déclaré tuteur de Jacques Ier d’Aragon et de Raymond Béranger V comte de Provence. Ces deux enfants seront éduqués par les templiers de Monzon en Aragon.

1213 au 19/01/ 1242 : Nunez Sanche roi d’Aragon, il est l’arrière petit – fils de Raimond Béranger IV.

1215 : Le Razés attribué en fief à Pierre de Voisins (Voisins en Ile de France). Préalablement cédé à Louis VIII par Amaury de Montfort le fils de Simon, étant retiré à la cour. Le Pierre de Voisins sénéchal de Toulouse puis de Carcassonne était le fils du premier.

Concile de Latran : Simon de Montfort est nommé comte de Toulouse. Il se proclame duc ( Marquis ) de Narbonne, Arnaud Amaury ou Amalric l’abbé de Cîteaux, légat du pape et archevêque de ces lieux l’avait devancé dès 1212 en tant que tel. Le Fenouillèdes – Peyrepertusés relève de ce duché et les droits du roi d’Aragon s’y trouvent lésés.

03 / 03 / 1215 : Moyennant 100 sous de Maugio Ramon du Vivier en accord avec ses fils Bernard, Arnaud et Berenguer donne aux frères Balaguer et Estève commandeurs du Mas Déu et de Centernach divers revenus dans la paroisse de Derc. Nous n’avons relaté qu’une infime partie des générosités des seigneurs et donats* en faveur des templiers du Fenouillèdes.

*Donats / Donnés à, Consacrés à : En languedocien paysans ayant rallié l’ordre tant pour le salut de leur âme que pour s’affranchir de la tutelle seigneuriale et privant de fait, le clergé ou les seigneurs, de ressources. Le chemin du Paradis était censé passer par le cimetière Sainte Marie du Mas Déu.

1217 : Guilhem de Peyrepertuse rend hommage pour Peyrepertuse, à Simon de Montfort, duc de Narbonne et comte de Toulouse. Son fief est cédé au roi d’Aragon. De Peyrepertuse branche cadette de Fenouillet. Guillaume cousin de Pierre IV comme Beranger de Peyrepertuse qui tenait le château de ce nom.

Le château de Montgaillard est tombé juste avant celui de Peyrepertuse.

Le mot frontière est mentionné pour la première fois dans l’acte de la soumission ci-dessus.

L’invasion du Fenouillèdes évoquée en 1209 et en 1229 : Un autochtone, André Carol issu d’une très ancienne famille influente de Sournia, dont des maîtres de forges en Ariège, Conflent et bien sûr à Sournia, situe ces événements en 1217 dans un livre qu’il faut avoir lu. Voir à Liens et Livres Fenouillèdes.

25/06/1218 : Au cours du siège de Toulouse, (automne 1217 à Juillet 1218)  Simon de Montfort est tué, la tête fracassée par une pierre catapultée. Son fils Amaury  lui succède à Narbonne avec les titres de comte et de duc jusques en 1222.

1220 : La commanderie templière de Centernac sise au moulin de Saint Arnac, est dominante sur le Fenouillèdes.

08/05/1221 : Le chevalier Ramon de Villarnaud vend à l’archidiacre de Saint Pierre de Fenolhedés l’église d’Arcianum  ( Arsa ) pour 800 sous de melgueil ( Maugio ).

14/01/1224 : Amaury de Montfort demande un trêve et cède le reste de ses possessions à Louis VIII fils de Philippe Auguste. Ce qui permet à Raimon Trencavel de réintégrer ses domaines. Aymeri III de Narbonne rend hommage à Raimond VII. Ce qui ne pouvait convenir à Rome. Cette fois le pape fut entendu. Louis VIII étant tenté de réunir le Languedoc à la France.

  • Amaury fils de Simon serait passé dans le vocabulaire languedocien, son prénom s’attacherait à un homme mal fini...Amorri, ( Amourit )

1224 Marque le début de la construction de l’abbatiale St Paul l’apôtre de Narbonne, sur la tombe du premier évêque de la cité où il est supposé être arrivé au milieu du IIIè siècle. Qui était – il ? Peut – être Paulus – Sergius proconsul de Chypre converti par St Paul , mais il ne fait pas l’unanimité. D’où venait – il ? Mystères !

1226 : Au siège d’Avignon hommage de Louis Ier du Vivier au roi de France Louis VIII. Ainsi contrairement à Pierre de Fenouillet et à Guillaume de Peyrepertuse vassaux du comte de Toulouse Raimond VII, les du Vivier s’épargnèrent la confiscation de leur seigneurie.

Concile Cathare à Pieusse : Création de l’évêché du Razés. En le démembrant de celui du Carcassés.

29 / 04 / 1226 : Hommage de N  Sanche à Louis VIII pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés sous clause de restitution en cas de guerre opposant la France et l’Aragon. Dans un courrier destiné au roi de France, il se met à son service en préparation de la conquête du Languedoc par la France.  Page 100, Histoire de Roussillon de Dominique M. J. Henry  parue en 1835.

10/1226 : Louis VIII concède à N. Sanche et à perpétuité, de même qu’à ses héritiers, le Fenouillèdes – Perapertusés.  Cette cession n’a pas été admise par la population, qui tiendra tête à Sanche et au Sénéchal de Carcassonne jusqu’au traité de Corbeil. Par ailleurs N. Sanche avait un gros souci, Pierre de Fenouillet était son vassal au titre de ses domaines du Roussillon, il fallait le ménager.

La première ligne ci – dessus avec la date 29 / 04 serait – elle du brodé car selon A. de Pous – Les tenants de cette largesse ne sont pas connus.

D’après Louis Fédié N. Sanche ne put jamais déposséder Pierre IV de son château. Voir au 01.06.1229.

08/11/1226 : Mort de Louis VIII roi de France, Louis IX lui succède jusqu’en 1270.

1228 : Par Louis IX ( Saint Louis ) N. Sanche devient propriétaire en fief du Fenolhedés –  Perapertusés et confirme l’ hommage tenu à Louis VIII. Ainsi de suzerain qu’il était déjà par faveur des rois d’Aragon. N. Sanche devenait propriétaire des domaines dont avaient été spoliés ses propres vassaux par le roi de France, alors que ces terres appartenaient à l’Aragon. Anny de Pous. Propriétaire sous suzeraineté du roi de France. Hypothèse de René Quehen, ne pouvant tout mener de front, la France aurait choisi de donner la priorité à sa mainmise sur les possessions du comte de Carcassonne. Saint Louis n’a alors que 13 ans. Régence de sa mère Blanche de Castille.

Sanche aurait été élevé à la cour des rois de France.

1228 : Au temps des radelièrs.*

Concession à Pierre de Voisins des droits de péage sur les bois transportés par flottaison sur l’Aude. Prélevés à Quillan au port des carràssièrs** où les grumes étaient généralement mises à l’eau sinon en amont à Belvianes.

* Ce lien est sans cesse cassé depuis trop d’années, mais qui cherche trouve, moyennant quelques mots clé tels que flottage sur l’Aude, les noms des villages entre Axat et Quillan, radeliers, patrimoine Quillan …. C a vaut vraiment le temps passé. 

* * Carràssièrs synonyme languedocien de radelièrs, conducteurs d’un radeau, respectivement carràs et radèl.

1229 : Montalba ? Rabouillet, Puilaurens : Destruction de Rabouillet par les Croisés de Simon de Montfort, après une lutte de plusieurs mois face à Guilhem de Peyrepertuse qui tenait sa forteresse avec acharnement. Guilhem de Peyrepertuse se réfugie à Puilaurens (L.Fédié ) où il soutint un long siège en dépit de menaces d’excommunication. Simultanément le vicomte Pierre IV  était attaqué par N.Sanche, allié aux Croisés. Contradiction entre Fédié et Quehen tel que cité en 1226. Incohérence avec la date (25/06/1218). Nombreuses aberrations similaires en croisant les écrits des historiens, actuels inclus.

12/04/1229 Traité de Meaux-Paris : Capitulation de Raymond VII qui se soumet au roi et à l’église, il est condamné à 5 ans de croisade en Terre Sainte (dont il se soustraira habilement) et signe au pied de Notre Dame de Paris en cours de construction, le projet de rattachement de son comté et du marquisat de Provence à la couronne de France. Effectif en 1271 à la mort de sa fille unique Jeanne. Annexion au royaume de France du territoire du futur Languedoc dont le Razés et le Fenouillèdes dès 1258.

Jeanne fut contrainte d’épouser Alphonse de Poitiers frère cadet de Louis IX.  A.de Poitiers ayant eu les oreillons  …

Deuxième exil en Aragon de Raimon Trencavel, il venait de se révolter avec ses vassaux.

01/06/1229 : Acte par lequel Pierre de Fenouillet  fait donation de  sa vicomté à N. Sanche.

Vicomté transmise à N. Sanche par Louis VIII le 1er juin 1229 dans le cadre de la deuxième croisade, sur fond d’annexion programmée du Languedoc à la Couronne de France. Voir au 10.1226. Ah ces historiens nous font avaler n’importe quoi. Louis VIII est mort en 1226. Cette transmission est antérieure.

Excommunication en juillet au concile de Toulouse de Guilhem de Peyrepertuse car il tenait Puilaurens contre les Croisés, soit au mépris de son serment de fidélité de 1217. Cette sentence s’appliqua à un soutien de Simon de Montfort, Géraut de Niort lequel entre – temps avait pris le parti des hérétiques.

Création de la sénéchaussée royale de Carcassonne de laquelle relève le Fenouillèdes.

  • Cela concrétise le rétablissement des droits de suzeraineté acquis des carolingiens
  • Le sénéchal détenait le pouvoir militaire, judiciaire et financier. Ses services géraient la maintenance des ouvrages d’art, les différents approvisionnements en munitions et en nourriture. Il était secondé par un juge-mage ou lieutenant général en charge de la justice. Elle était rendue au Présidial de la sénéchaussée, le tribunal civil et militaire. Les grandes affaires étaient jugées au parlement de Toulouse, ultérieurement à celui de Carcassonne. Le premier sénéchal fut Guillaume des Ormeaux. Pour être établi il fallait être homme d’épée, noble, chevalier. Sous François 1èr cette fonction fut réduite à la justice.

11 / 08 / 1229 : Bernat de Latour sur le départ pour une expédition dirigée par Jacques   Le Conquérant* contre les musulmans de Majorque, désigne le commandeur du Mas Déu et Guilhem de Niort ses exécuteurs testamentaires. Il lègue au temple son corps,  son cheval ou 1000 sous de Maugio.

* Ayant chassé les autochtones des Baléares , il les repeuplera avec des catalans du nord.

20/04/1233 : Bulle de Grégoire IX créant le tribunal d’inquisition.

Durcissement de l’inquisition selon Innocent III. Grégoire IX confie la répression aux Dominicains. Prédications publiques suivies d’un repentir pour permettre aux hérétiques de se dénoncer en bénéficiant du pardon. A expiration du délai de grâce, les inquisiteurs procèdent à un interrogatoire systématique des habitants. Les suspects sont soumis à la question, à la torture. Ceux reconnus coupables d’hérésie ou de sympathie envers les Albigeois se voient confisquer leurs biens, de pair avec des peines plus sévères pouvant aller jusqu’à la mort, prononcées au cours de sermons publics.La torture n’aurait été autorisée qu’a partir de 1252 sous Innocent IV mais peu mise en pratique. Les cathares se gardaient de mentir.

27 / 09 / 1233 : Souveraineté du Donezan Histoire de Roussillon de D. M. Joseph Henry en page 101.

1233-1241 : Benoit de Termes évêque cathare du Razés s’établit à Quéribus où il finira ses jours.

1234 : Sous Grégoire IX début de l’inquisition en Languedoc. Conduite par Pierre Seillan et Guillaume Arnaud. L’année suivante introduction de l’inquisition en Catalogne à l’encontre des Cathares qui s’y sont réfugiés. Les passionnés du sujet auront reconnu L. Fédié dans ces lignes. Notaire et Conseiller Général de la haute vallée de l’Aude, cette personnalité du pays nous a laissé un ouvrage paru en 1880. Assez unanimement critiqué par ses successeurs notamment catalans roussillonnais. Chose ubuesque pour qui aura lu les pages A Propos.

Création d’un tribunal de l’inquisition à Carcassonne.

1235 – 1315 Ramón Llull ( Bienheureux Raymond Lulle ) : C’est à la fin de ce siècle, à partir de l’impulsion de ce majorquin sénéchal du roi puis théologien et poète que le catalan serait devenu langue officielle et littéraire. D’un savoir encyclopédique et polyglotte, il a écrit et prêché en catalan, arabe, occitan et latin de Paris à l’Afrique du Nord en passant par Rome.

On y associera Arnaldus de Villanova ( Arnaud de Villeneuve ) vers 1240 – 1310, valencien médecin à Montpellier pour sa maîtrise des langues sus dites et autres analogies.

Vers 1238 : Coalition des seigneurs du Fenouillèdes pour essayer de reprendre leurs biens et attaquer le Roussillon.

1238 Ordonnance exigeant la destruction des lieux habités par les hérétiques.

12/02/1239 : N. Sanche vend le château de Peyrepertuse à Louis IX, 20 000 sols melgoriens ainsi que Quéribus. N. Sanche roi d’Aragon et comte du Roussillon est vassal de St Louis s’agissant du Fenouillèdes. D’après Louis Fédié. N. Sanche était fortement endetté. Le reste du Perapertusés sera absorbé par la France en 1258.

Les Français érigent Sant Jordi à Peyrepertuse, les fortifications sommitales actuelles. Le premier niveau autour de l’église Sainte Marie  fut édifié dans le courant du XIe siècle.

Melgorien : De Maugio près de Montpellier où était un atelier de frappe monétaire.

1240  Réorganisation administrative du Temple :  Scission en deux langues, celle de Provence est séparée de celle de Catalogne – Aragon. Les maisons chèvetaines sont respectivement à St Gilles du Gard et à Monzon dans l’actuelle Catalogne.  Les possessions du Fenouillèdes, Centernach et Prugnanes, restent liées au Mas Déu ( Langue d’Espagne ), même après que la frontière eut été établie dans le bassin de l’Agly et la création du royaume de Majorque. Simon Jean date cette partition en 1250, les chartes du Mas Déu en 1238.


De août à octobre vaine tentative de Raymond ou Raimon Trencavel de reprendre Carcassonne avec l’appui des faidits*, Pierre IV de Fenouillet, Chabert de Barbaira, Olivier de Termes,  Guilhem et Seguier de Peyrepertuse, Pierre de Cucugnan, Pierre de Latour, Géraud d’Aniort… dirigés par Raymond VII de Toulouse. Retraite des assiégeants le 11 octobre suite à l’arrivée des troupes de Jean de Beaumont ( Belmont )  grand chambellan de Louis IX envoyé par Blanche de Castille mère de Saint Louis et régente.

Bataille de la Guichère près de Lesquerde,  – L’un des principaux lieux d’affrontement et de répression des faidits …

Soumission de Guillaume de Peyrepertuse à Louis IX, charte du 16 / 12 / 1240. Son château est cédé à Jean de Beaumont  de même celui de Cucugnan ou de l’avis de René Quehen le 16 / 11 / 1240 ce qui est plus en phase avec la suite. Ce soulèvement contre l’occupant fut accompagné de trois de moindre ampleur.

L’arrivée de l’hiver dissuade Jean de Beaumont d’assiéger d’autres châteaux : Camps sur Agly, Le Fenouillèdes.

Suite à cette révolte Fenouillet et Puilaurens deviennent des refuges pour les chevaliers faydits comme Usson, Peyrepertuse, Quéribus, Aguilar…  Pour René Quehen c’était déjà le cas en 1228. Fenouillet  et Puilaurens seront ultérieurement séparés par la limite administrative Aude Pyrénées – Orientales. Raymond Trencavel regagne l’Aragon.

Séjour du diacre Cathare du Fenouillèdes Pierre Paraire au château de Puilaurens, ce qui confirme encore que cette église était aussi implantée de ce coté des Corbières.

* Faidits ou faydits : Graphies de l’Occitan au Français, Chevaliers hérétiques ou protecteurs des hérétiques proscrits et dépossédés de leurs biens par la croisade, acculés à l’exil. Cette émigration pour cause de répression s’est poursuivie jusqu’au traité de Corbeil. Plusieurs patronymes du Fenolhedés apparaissent dès le XIIIe-XIVe en Aragon, Baléares où ils se réfugièrent et étendirent leurs domaines en récompense de faits d’armes : Saixa (1240),  De Peyrepertuse, De Fenolhet,, Chabert de Barbaira… Leurs enfants furent souvent élevés à la cour d’Aragon : Olivier de Termes. Pons de Caramany ira chercher la protection de Jacques II de Majorque. On à vu qu’ils étaient simultanément vassaux du comte de Toulouse et du roi d’Aragon. 

Restreindre l’émigration aux faidits transmet une réalité historique parcellaire. L’histoire étant un éternel recommencement, il convient de rappeler quand de pareilles crises ce sont toujours les élites qui émigrent les premières où que ce soit dans le monde, en Roussillon on est pourtant bien placés pour le savoir avec celles de la Révolution, Carlistes XIX è.,  Vietnam 1976  …  Les émigrés français n’étaient pas forcément que les plus démunis contrairement à ce qu’ils semblent se plaire à avancer en ne citant que les proscrits, il pouvait s’avérer salutaire pour les frontaliers d’anticiper par une union matrimoniale une base de repli du côté opposé. Ces présentations inadaptées sont rééditées à – propos du flux huguenot, de celui de la première moitié du XVIII è et à l’occasion de maintes relations.

Toponyme troublant > 1243.

05 / 1241 : Olivier de Termes remet le château d’Aguilar  ( Le Viala ) à Saint Louis, 1260 est également proposé ? Oliverio de Terminis et  Olivario de T. de la main de St. Louis.

28/05/1242 :  Attentat d’Avignonet Lauraguais par un commando venu de Montségur. Vraisemblablement orchestré par Raimon VII et son bayle Raimon d’Alfaro. Massacre de deux inquisiteurs, Guillaume Arnaud et Etienne de St Thibery avec leurs neuf accompagnateurs dans le château d’Alfaro.

  • A la Mort de Sanche ( Vers 1223 ou 04 / 09 / 1234 à Formiguères ), le Conflent,  Cerdagne,  Roussillon,  Vallespir et le Fenouillèdes passent à Jacques Ier « Le Conquérant « , son plus proche héritier.
  • René Quehen déduit que le Fenouillèdes est revenu à la France, n’étant pas mentionné dans cette succession. Voir la clause dans la donation de 1226.
  • St Louis renforce Peyrepertuse où ses habitants sont expulsés probablement à Duilhac. Un parchemin daté de 1242 énumère les remaniements ordonnés.

08 11 1242 :  Pierre IV, rend hommage en vain * à Aymeri = Amalric de Narbonne pour les châteaux de Fenouillet, dont les droits étaient partagés par plusieurs seigneurs. Hugues de Caramany était témoin, libellé Hugueti de Kara Manho, interprétation toponymique en 1307 . Béranger Ier du Vivier autre témoin.

* Selon D. M. J. Henry il aurait récupéré sa vicomté au décès sans postérité de N. Sanche ( 19 /01 / 1242 ) ,avec l’appui de Jacques 1er d’Aragon, sinon pourquoi faire hommage.

Le Fenouillèdes écrit par Pierre de Fenouillet : Fenolletensis, Fenolletensem, Fenoletensis.

En 1242 mention de Sainte Eulalie de Trignac, église ou chapelle en rive droite de l’Agly en amont de Latour de France. Prieur en 1248. Édifice totalement disparu, cependant son emplacement a pu être déterminé et confirmé par des fouilles qui ont révélé des tombes.


1243 :
Pierre IV de Fenouillet et de Saissac* fils de Ava, meurt à la commanderie du Mas Déu où il s’était réfugié** sans s’être soumis à Saint Louis contrairement à Trencavel. Le premier accusé d’hérésie par Pons du Pouget frère inquisiteur de Narbonne, ses restes seront brûlés publiquement par la Sainte Inquisition en 1262, cependant il réapparaît la même interrogation qu’à la date 1226 car nous avons eu à lire : – Les raisons de cette exhumation ne sont pas connues. Selon René Quehen Pierre de Fenouillet aurait été assisté par quatre diacres cathares dans ses derniers instants.

Un cathare réfugié chez les templiers, ce n’est pas un cas isolé, leur règle leur interdisait de sévir contre tout chrétien. Certains Albigeois en voie d’être dépossédés firent des donations au temple, d’autre part le Mas Déu relevait du roi d’Aragon et en 1199 Innocent III garantit l’immunité aux chevaliers hérétiques excommuniés qui rejoindraient la milice du temple.

Pierre de Fenouillet devient selon les ouvrages, Pierre II à V et confusions avec les branches collatérales. Pierre V selon Geneviève Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire.

* Une proximité phonétique qui interpellerait si ce n’était l’écart d’époques. De Saissac n’est que la forme moderne de De Saixa, Saixax sur la procédure d’exhumation. Hors à Sournia un toponyme Saixa et Saissa semble faire écho au catharisme comme on l’a vu aux dates 989 et 1240.

** Peire IV de Fenolhet à la fin de sa vie quitta son épouse Gueraua de Caudiès avec son consentement afin d’intégrer l’ordre et d’y finir ses jours  à la susdite commanderie.

16/03/1244 : Bûcher de Montségur, fin des églises Cathares.

Fuite des hérétiques en Aragon et en Lombardie. L’extermination des Cathares se poursuivra jusqu’en 1321 ( Belibaste ). Entre temps ceux qui ne se sont pas exilés seront pris et brûlés sur le bûcher. Ceux qui ont émigré en  » Catalogne  » seront rattrapés par l’inquisition qui y fut instaurée dés 1235.

Migration de réfugiés languedociens de part et d’autre des Pyrénées :  – On peut avancer quelle fut relativement nombreuse pour l’époque à défaut d’être massive …  Mille ans d’espace occitano – catalan, Michel Camprubi université de Toulouse –  Le Mirail in Països catalans, mites i realitats, colloque Rennes 1999.

1245 : Des parfaits, religieux Cathares, sont hébergés au château de Puilaurens.

15/05/1246 : Considérant la réorganisation des défenses de Peyrepertuse par le roi de France,  Jacques Ier de Majorque crée Salvaterra, une sauveté perchée sur l’oppidum éponyme d’Opoul, en lieu et place d’un castrum. Pour fixer des habitants sur ce lieu lunaire il leur accorde les mêmes privilèges qu’aux perpignanais. Dans la foulée il fait réadapter les châteaux de Salses et de Tautavel.

Les Français transforment Aguilar en forteresse royale. Une garnison y est logée.

Les garnisons et l’armement des forteresses royales des Corbières. L. Bayrou.

1247 : Soumission définitive de Raymond Trencavel, Olivier de Termes et de Pierre de Cucugnan ( Camps sur l’Agly ) à Saint Louis.

06/1248 : Départ de la VIIe croisade. De nombreux seigneurs dont Raymond Trencavel, Olivier de Termes, Pierre de Cucugnan… accompagnent Saint Louis en Terre Sainte. Suite à l’échec de la révolte de 1240. Ils seront ainsi lavés de leurs fautes.

–  Louis IX ordonne à Guillaume de Pian, sénéchal de Carcassonne de prendre Molhet et Padern.

08/1248 : Pénétration de l’armée Française en Fenouillèdes, en règlement de l’héritage du pays par le roi d’Aragon.

27/09/1249 : A Millau mort de Raymond VII, sont comté passera à la couronne royale française en 1271.

1250 : En février, révolte des pastoureaux dans le nord de la France. Ce serait une des causes du séjour de Blanche de Castille, mère de St Louis, à Rennes les Bains. Ces bergers et leurs familles infiltrés de bandits, sévirent en Languedoc au 14e siècle, avec une préférence au détriment des nantis du moins dans les premiers temps.

A ne pas confondre avec Blanche de Castille citée en 1360. Si chacun dit vrai, c’est à dire Louis Fédié pour 1360 et ses successeurs audois pour 1250, ces deux altesses homographes auraient séjourné à Rennes les Bains.

Vers 1250 Reddition de Puilaurens qui est annexé par Saint Louis.

1252 ou vers 1248 – 1253 : Expédition de Guillaume de Pian, en un lieu appelé Bressols in Fenoledesio , ce fut un désastre , Castel – Fizel, Quéribus et Puilaurens étaient efficacement défendus par Chabert de Barbaira, un chevalier Cathare apparenté aux de Fenouillet. Le vicomte de Fenouillèdes était retenu en Espagne, à chasser le musulman. Guillelmus de Piano, le sénéchal originaire de Pia en Roussillon, sera rapidement remplacé par Pierre de Voisins. Le susdit désastre, selon l’expression d’A. Bayrou, interpelle puisque René Quehen affirme : On ne sait ce qui oblige cette armée à faire demi – tour mais l’expédition tourne court.Peut – être…Répété en triptyque.

R. Quehen envisage que ces faits auraient pu avoir pour cadre le Col de Brezou par rapprochement avec Bressols, soit sur la serre de St. Paul au nord de ce village. S’agissant de Chabert, Albert Bayrou est plus nuancé : Il fut sans doute un des principaux artisans de la défaite de l’expédition…

Chabert de Barbaira ingénieur militaire. D’après Lecoy de la Marche il avait fait construire la première grosse tour à triple toiture, appelée chat-château ou renard… Ces tours permirent la prise de Majorque en 1229.

Chat-château ou renard : Pour sa forme de galerie couverte, pouvait s’attacher aux murs pour servir d’abri aux sapeurs. On s’en servait pour combler les fossés. Quand ils étaient défendus par des tours, on les appelait chat-château. Il étaient construits en bois et pouvaient rouler sur quatre roues. Albert Bayrou dans Fenouillèdes-Diocèse d’Alet.

1254 : Pierre d’Auteuil promu sénéchal en juillet.

1255 : En mai – juin  Pierre d’Auteuil obtient la reddition de Quéribus, le  dernier château à tomber, tenu par Chabert de Barbaira, en contre partie de la liberté de Chabert emprisonné au fond des geôles de la cité de Carcassonne, du point de vue de René Quehen, il n’est pas certifié qu’il y ait eu siège. Ce  seigneur  fut capturé en mars par Olivier de Termes de retour de Palestine. Le revirement de Olivier de Termes pourrait s’expliquer comme suit : Jacques Ier le Conquérant fit don de seigneuries à Chabert en récompense de ses faits d’arme au siège de Majorque vers 1229 – 1231. Ces fiefs d’Argelès, Estagel, St. Laurent de la Salanque avaient appartenu à Olivier de Termes. La soumission de Chabert et la cession de son château de Quéribus à Louis XI lui assurèrent sa liberté. On ignore quel fut le sort de la communauté hérétique hébergée dans les murs de Quéribus.

Louis IX aurait profité d’un arrangement diplomatique : Le suzerain du Fenouillèdes Jacques Ier d’Aragon était occupé à réprimer une révolte de ses sujets  de Montpellier. Affaire pour laquelle il avait besoin de l’aide du roi de France. Comme St Louis c’était un fervent catholique dont l’idéal était d’aller se sacrifier en Terre Sainte ! Ses prétentions sur la région en étaient passées au second plan. Il avait de plus d’autres visées expansionnistes, la France a saisi cette opportunité.

Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne que les sergents de Peyrepertuse ne reçoivent pas leur femme avant Pâques.

Deuxième campagne de fortifications royales, Castellum Fidélis* ( Castel-Fizel ), Fenouillet. A Puilaurens, après achat à l’abbaye de Cuxa et en avoir chassé les habitants. Cuxa abandonne également tous ses droits sur Lapradelle, le Caunil, Gincla, Aigues bonnes. Voir en 1011. Première phase de fortifications peu après 1240. D’autres forteresses, moins stratégiques par rapport au risque Aragon, sont rasées.

Vers 1254 Saint Louis restitue le château d’Aguilar à Olivier de Termes pour s’être brillamment illustré en Palestine.

05/1255 : Toute la vicomté est occupée par les troupes d’Olivier de Termes pour Saint Louis.

08/1255 : Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne de fortifier Puilaurens. Les habitants sont déplacés dans la vallée.

1258 : Vaste opération contre la noblesse Cathare en Fenouillèdes entreprise par le roi d’Aragon, Jacques Ier. L’inquisition fait arrêter à Escouloubre Pierre Aura. Il aurait participé au meurtre d’inquisiteurs à Avignonet – Lauragais en 1242.

11/05/1258 Traité de Corbeil entre Louis IX et Jacques Ier ratifié le 16 juillet à …  Barcelone!**. Louis IX reçoit le Fenolhedés – Perapertusés sans la Cerdagne, le Capcir, Opoul,  Vingrau, Périllos ni Tautavel qui se retrouvent en Roussillon. Tout en restant liés à l’archevêché de Narbonne comme le Fenolhedés – Perapertusés. Simplification des droits de suzeraineté partagés jusques là, la France renie définitivement ses droits acquis des carolingiens au sud des Pyrénées et l’Aragon les siens en Languedoc. Pour le civil le Fenouillèdes relève dorénavant de la sénéchaussée de Carcassonne. Dans laquelle l’inquisition est instaurée, enquêtes jusqu’en 1262.

Ce traité scelle la rupture officielle d’une entité, démographique, administrative, culturelle, occitano – catalane effective depuis la romanisation.  Surtout la France voit définitivement s’éloigner la préfiguration d’un encombrant royaume occitano – catalan ou peut – être catalano – occitan au regard de la progression au nord des Pyrénées des pions de Pierre  » Le Catholique ‘et de son successeur.

* Castellum Fidélis le Château Fidèle au roi, à ne pas amalgamer avec le Castrum Fidélis du Llobregat.

**Selon les historiens du cru que nous épargnerons en évitant de les citer, ne serais – ce pas plutôt à Corbeil au prieuré de Saint Jean? axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan

  • Vingrau et Tautavel occitans passent aux   » Catalans « .
  • Opoul et Périllos bien que appartenant à l’aire linguistique occitane étaient déjà administrativement du côté opposé.

Tracé de la frontière :

Du sud de Port  Leucate ( Voir pages Toponymie) aux confins de Salses avec  Fitou, Col des Hortoux ?, Trauc del Caval, Montoulié de Perilhou alias Périllos ( Radar météo )*, Pech del Genièvre à Vingrau,  Pas de Paziols, Pech de la couronne ( Horizon nord – ouest Estagel ), La Tour de France, Col de La Bataille, Belesta de la Frontière, Col des Ausines, crêtes sud de Campoussy, Sournia, Rabouillet, Montfort, Conosols…. Voir cartes et en 863 pour le tracé antérieur. Certes le Fenouillèdes est passé à la France. Mais pour son plus grand malheur, il est pris en tenaille par l’Aragon, au sud et à l’Est bien sûr et en façade du pays de Sault.

* Nonobstant son positionnement côté   » Catalan  »  Périllos  sera durablement acquis à la famille De Gléon, des seigneurs français  établis entre Portel des Corbières et Fontjoncouse. Fait étonnant perçu de nos jours cette frontière n’a pas été matérialisée sur les hauteurs des Corbières maritimes.

Le Donezan, l’actuel canton ariégeois de Quérigut propriété des comtes de Foix feudataires du royaume de Navarre passe à Jacques 1er Le Conquérant ainsi que le pays de Sault, voir en 1607. La dernière assertion est digne de faire se retourner l’abbé Pierre Moulis dans sa tombe de Belvis ! Elle a le seul mérite d’exister. Le Donnezan dans le Dictionnaire Géographique et Historique de J – J Expilly édition de 1764.

La cession du Fenouillèdes sera scellée en 1262 par le mariage du fils de Saint Louis, Philippe le Hardi avec la fille de Jacques Ier, Isabelle d’Aragon. Future mère de Philippe le Bel.

Peyrepertuse fut essentiellement édifié par les Aragonais*, ce n’est pas l’œuvre des Cathares. Puilaurens a bénéficié de remaniements  aux XIe et XIIe siècles également par les Aragonais puis vers 1263 lors de la restructuration en forteresses royales françaises des cinq fils de Carcassonne dont Peyrepertuse considérablement étendu, pivots des défenses sur la nouvelle frontière. Fenouillet est devenu une citadelle royale, gardée par une garnison de 25 sergents d’armes plus un capitaine commandant et un chapelain, autant à Puilaurens et à Peyrepertuse avec un chapelain. A Quéribus 27 sergents y sont déployés. A notre humble avis châtelain serait mieux de circonstance que l’ecclésiastique susdit.

*Par les aragonais : Une inexactitude, découverte chez plusieurs historiens et jusques sur des prospectus de visite, qui ne cadre pas avec les déroulements ci dessus, issue vraisemblablement de l’un de ces raisonnements, en boule de billard ricochant toujours aux mêmes endroits, dont on a déjà parlé. les Carolingiens et les Capétiens avaient fait la trace sur un sol souvent préparé par les Romains et les Wisigoths. Puis les comtes de Bésalu les ont adaptés.

Dans leur état actuel les châteaux dits les 5 fils de Carcassonne, mentionnés en tant que tels en 1483 (  Montségur Peyrepertuse, Puilaurens Quéribus, Termes ) n’ont que si peu d’aragonais puisqu’ils datent du traité de Corbeil. Sinon pourquoi les surnommer les 5 fils de Carcassonne, à bons entendeurs.


Création de la viguerie du Fenouillèdes.

L’administration sous l’Ancien Régime. Cette date paraît simplificatrice, Albert Bayrou n’énumère les viguiers qu’à commencer de 1289 seulement. Le tribunal du viguier se composait d’un juge, d’un lieutenant principal, d’un lieutenant particulier, d’un procureur du roi, d’un substitut et d’un greffier…Avant le XIV è siècle, les viguiers étaient des roturiers…. A.B.


Evènements de Fenouillet :

Louis Fédié propose une autre version, impliquant Pierre II de Fenouillet, en voici une synthèse :

N. Sanche pensa à tort qu’il pourrait rapidement dépouiller cet adolescent, c’est à dire Pierre II.  Sanche s’était déjà accaparé le comté de Bésalu au détriment de la comtesse Ava, il lui manquait le Fenouillèdes. Le château de Fenouillet eut à soutenir un siège mémorable, mais son vicomte résista. Là dessus vint la croisade contre les Albigeois, Pierre était de leur parti, allié au malheureux Raymond Roger Trencavel. Pierre de Fenouillet se retrouva faidit. Entre temps N. Sanche s’était rangé aux côtés des Croisés, il fut investi du Fenouillèdes par Simon de Montfort. Les Croisés étaient maîtres de tout le pays sauf des forteresses de Fenouillet, de Peyrepertuse et de Puilaurens, chacune défendue par un membre de la famille de Fenouillet et Simon de Montfort dut se retirer après un long siège vain. C’était vers 1217. N. Sanche mourut en 1242 à Formiguères en sa résidence d’été, sans avoir pu prendre Fenouillet ni Puilaurens. Nous voilà en 1258, Fenouillet est devenu forteresse royale aux mains de St Louis. Pierre de Fenouillet ne conserva que ses domaines d’Ille et de St Paul. Il protesta sans succès contre la confiscation de Fenouillet. Son petit fils alla jusqu’à réclamer pendant 10 ans de procédure en cassation auprès du pape sans obtenir gain de cause.


Un souffle cathare : Investigations  de Bernard Caillens publiées en quatre chapitres. Elles ont le mérite de lever le voile sur un sujet trop éludé, le Fenouillèdes Pays Cathare., nos lointains ancêtres étaient adeptes de ce courant de pensée.

Cathares et Templiers en Roussillon, Robert Vinas.

Julien – Bernard Alart ( 1824 – 1880 ) Suppression de l’ordre du Temple en Roussillon.

Recueil des chartes de la maison du Temple du Mas Déu Vol.  1 par Rodrigue  Tréton.

Philippe Coquin, La Corbière Catalane. Cliquez sur Liens et Livres Fenouillèdes.

Carte du Traité de Corbeil sur axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan

Histoire du 66 : Dictionnaire des Gaules et de la France de L’abbé Jean – Joseph Expilly, édité vers 1770, pages 533 et suivantes.

Le Roquefortés   erwan.gil.free.fr

Des pages entières de Liens vous attendent sur l’article éponyme.