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Fenouillèdes 1700 à nos jours

– XVIIIe siècle –

  • Quelques personnalités liées au pays et célèbres tant en Espagne que en France, à la date 1939.
  • Histoire du 66 relatée dans les années 1770 par Jean – Joseph Expilly dans son Dictionnaire des Gaules et de la France, pages 533 et suivantes.
  • Synthèse de la pluviométrie, principalement à la date 1940.

 

Au début de ce siècle, les vignes et les oliviers ayant gelé, développement de la sériciculture principalement dans les localités de la frange Est du Fenouillèdes, Felluns , St Paul et Trévillach*?  Caramany, Latour de France, Cassagnes…Cependant en plein essor, consécutif à la crise phylloxérique  du XIXè, l’ouverture du canal de Suez en 1869 en facilitant l’importation de cocons asiatiques, fut fatale aux magnaneries. Par ailleurs deux épizooties la flacherie et la pébrine décimaient les chenilles dans des proportions effrayantes, ce qui valut au département la visite de Pasteur, motivée par des dommages  moindres comparé aux Cévennes où il était en résidence dans le cadre de ses recherches.

* Trois indications toponymiques, respectivement l’Amorièr à Felluns ou amourié  pour les deux suivants en usage phonétique  = Plantation de mûriers. Ainsi que L”Armourière à Roquevert.


08/04/1702 : La cour des comptes de Montpellier ordonne la séparation de la communauté de Fenouillet de celle de Caudiès.


20/12/1703 : Partage entre les habitants de Fenouillet et le Conseil général de Caudiès des censives, dettes et gages. Sans aliénation des droits et privilèges des fenouilletins sur le territoire de Caudiès et pareillement pour ceux des caudèriencs sur celui de Fenouillet.

Censives : Redevance en argent ou en denrées que certains biens doivent annuellement au seigneur.

Conseil Général : Assemblée convoquée par les consuls, dirigée par les plus riches chefs de famille dans les petits villages, hormis l’élection des consuls leurs délibérations étaient celles d’un conseil municipal actuel. Ailleurs  des avocats menaient les débats, lesquels recevaient les bourgeois et les commerçants. Tous les administrés avaient la possibilité d’y assister à titre consultatif.


18/05/1704 : Le Conseil général de Caudiès décide d’alléger les impôts des brassiers  (ouvriers agricoles qui travaillent avec les bras et ne possèdent rien d’autre), souvent forcés d’aller gagner leur pain en Roussillon et en contre partie de majorer ceux des grands propriétaires.


27/04/1708 : Logement à Caudiès, ville étape, de douze compagnies du régiment des dragons de Guyenne. Plainte auprès de l’évêque pour viols orchestrés par les officiers, vols, dégradations de maisons et des ustensiles, coups portés aux hôtes. Le régiment fut condamné à verser 300 livres.Le séjour des armés royales provoquait des dommages considérables, en plus des charges financières imposées à la communauté. A tel point que toutes les ruses étaient valables pour essayer de se faire exempter du logement des troupes qui traversaient le Fenouillèdes depuis au moins le XVe siècle.Il n’était pas rare que les soldats soient mal payés ou que les capitaines accaparent leur solde. Comment se nourrir et s’armer dans ces conditions ? Sinon qu’en s’adonnant au pillage. Des mendiants, des mercenaires, des routiers étaient communément enrôles pour compléter l’effectif.


1709 : Terribles gelées, voir les liminaires ci-dessus. archive.org/stream/…/comptesrendus

Dans le Donnezan tous les vieillards, tous les enfants, toutes les personnes faibles succombèrent, et les vivants ne purent leur donner la sépulture...

 

Population du Fenouillèdes : 2118 feux en l’absence des relevés de Counozouls, Salvezines, Ste Colombe sur Guette, St Martin de Fenouillet. Salvezines et St Martin sont probablement compris dans les décomptes de respectivement Puilaurens et Le Vivier.  Le Fenouillèdes est plus peuplé que  Perpignan. Détail par paroisse du diocèse d’Alet.

Population de l’aire nord catalane vers 1725 – 1732 : 12 786 feux / 54 300 habitants environ dont Perpignan qui totalisait 2084 feux ( Jean Peytavi ), à comparer avec les chiffres de la démographie selon Wikipédia. Même remarque que précédemment relative aux languedociens établis depuis plus de 10 ans. 

Cette nouvelle récession démographique est elle aussi * consécutive à la peste ( Épidémies  de 1650 et 1690 plus particulièrement ) qui fut encore plus terrible chez les catalans que en Languedoc. Heureusement ? Les catalans seront sauvés grâce aux milliers de français qui vont se déraciner de leur grand sud de France, principalement sous une ligne allant de la Charente au Rouergue et aux Cévennes,  pour venir faire souche de part et d’autre des Pyrénées, la place étant libérée c’était une opportunité à saisir.

Logiquement 12 786 feux doit correspondre à un regain démographique compte tenu des dates des grandes épidémies ? A juxtaposer au recensement fourni en fin d’article XIII ème – XVII ème.

* Ce qui soulève une interrogation: Considérant la répétition de ce contexte ( Peste + Repeuplement français )  et enfumages  ou refrains au son du flabiol ( Pipeau catalan ) déduits, d’où et de quand peuvent  être généralement originaires  la catalanité du 66, les coutumes et traditions culturelles soi – disant natives de la Catalogne Nord aussi remarquables soient – telles, la sardane, les castellers, correfocs, havaneras ect… ? Les réponses déductibles transparaissent plus loin sans qu’elles aient la prétention d’être suffisantes..

En matière d’enfumages historiques, les pages A PROPOS et GAVACH OU GABACH développent ces cas talents catalans.

 


1715 : Règne de Louis XV jusqu’en 1774.


1716 : La Régence instaure le système de Law.  A la mort de Louis XIV la dette publique s’élevait à 1200 millions de livres. L’Ecossais John Law fondateur de la banque générale, de la compagnie française d’occident future compagnie des Indes et contrôleur général des finances, tenta un système basé sur l’utilisation du papier monnaie qui se solda par une banqueroute après avoir connu un réel succès. Pendant la Révolution les assignats connaîtront la même trajectoire.


1718 : Ouverture d’un bureau de poste à Limoux par lequel le courrier du Fenouillèdes est acheminé.


1718 – 1776 : Sébastien Trenier, bourgeois de Montfort sur Boulzane, procureur juridictionnel.


20/11/1719 : Contrat passé devant Pierre Fauré, notaire à Caudiès entre Jean Viguier, entrepreneur de bois et lumières des corps de garde et du bois de chauffage pour les troupes du roi, et les frères Dauliac d’Ansignan pour qu’ils transportent le bois de Salvanère par flottage depuis Montfort jusqu’à Rivesaltes. Mise à l’eau prévue pour 1000 piles de bois soit 4500 livres payables en 4 fois. C’est à dire à la mise à l’eau, à ses arrivées à Caudiès, Latour et enfin Rivesaltes. Il n’est pas sûr que cet acte ait été suivi d’effet et le débit de la Boulzane étant forcément limitatif.

Des grumes du Haut – Fenouillèdes transitaient aussi via le cours de l’Aude, voir en 1228 et 1671. Flottage sur l’Aude Fédération Aude claire.


1720 : Création par D.Font d’une forge à Puilaurens, près de Gincla.

10/02/1720 : Alexandre du Vivier vend à Guillaume III Castanier d’Auriac conseiller secrétaire du roi au présidial de Carcassonne, pour le prix de 240 000 livres les seigneuries de Montfort et d’Aussières avec la forêt de Salvanère. Vente devant maître Bentajou notaire de Limoux. Ensuite la marquise de Poulpry en hérita. Catherine Françoise Castanier fille de François II Castanier d’Auriac et épouse de Louis Marie de Poulpry, lieutenant général des armées ( Grade équivalent à général de division ). Les Castanier avaient prospéré dans le textile. Assez pour acquérir une trentaine de seigneuries  et les manufactures de draps audoises de Pennautier, Saptes, Cuxac – Cabardés, La Trivalle à Carcassonne.

Guillaume Castanier d’Auriac, employait environ 800 personnes à la manufacture royale de Villeneuvette. Un de ces villages usine crées par Colbert dont l’activité consistait à fabriquer des draps à partir de la laine des ovins. Sur la route de Clermont l’Hérault à Mourèze. Une contrée méritant une escapade à plus d’un titre. Possible confusion avec Guillaume IV Castanier concernant des manufactures.


Été 1720 à Mosset : 39 855 caprins et ovins en estive, autres villages non comptés,  généralement en provenance du triangle Latour, Opoul, Perpignan plus 3030 de Durban. Les principaux axes de transhumances hormis  les troupeaux andorrans et ariégeois venant passer la mauvaise saison en Roussillon :

  • Du rivesaltais au col de Jau, le Donezan et au – delà via la ligne de partage des eaux entre Agly et Têt afin d’éviter les ravins et les rivières. Le Col de la Bataille recevait aussi ceux du Roussillon.
  • De Tuchan par la vallée du Mauri, Derc village disparu au sortir de la Clue de la Fou, Le Vivier… Une bifurcation à Estagel vers Planèzes, la Désix, Sournia…
  • L’énorme troupeau des cisterciens de Fontfroide parcourait  le premier itinéraire avec haltes à Génégals ( Vingrau, Pas de l’Escale ), Château de Jau / Fief des cisterciens de Ste Marie de Clariana monastère proche du Col de Jau,  Sequères…

08/1720 : Crise financière de Law : Les actionnaires furent très nombreux à vouloir récupérer simultanément leur or. Lequel avait disparu dans le renflouement des caisses du régime. Ce système bancaire était vassal de la royauté et avait à sa charge la dette publique. Les du Vivier auraient été ruinés par la chute des actions et la dévaluation des assignats, d’où la vente du 10.02.


1733 – 1739 : Des dates plus tardives circulent, elles aboutissent à la Révolution. Une famille  d’origine italienne, les Cassini de Thury *, mandatés par Louis XV, cartographie le Fenouillèdes. Dés 1683 trois générations de ces géographes arpentent autour du Canigou.

* Les lieux – dits Thury avec ou sans H ( CARAMANY, Montfort, Pézilla, Trevillach  … ) sont ils liés à ces travaux ou au célèbre lieutenant de Simon de Montfort, Lambert de Thury, mystère ? Pour notre part nous sommes enclins à faire prévaloir le tuf = Turi en parler local. Le versant sud de Pézilla de Conflent en est pétri. 

Consultez librement la carte Cassini sur Geoportail.gouv.fr

Ces cartographes ont été devancés en 1719 Par Lhuillier et Villaret.


1739 : Les consuls de Sournia obtiennent la création d’un pèlerinage à Saint Laurent d’Arsa, à rapprocher de la peste et des catastrophes climatiques qui venaient de sévir.


1740 : Gelées mémorables. Grande famine partout en France. Il est probable que l’expression ” Tenir une faim de quarante ” en soit issue. Du 25 au 28 janvier, très fortes pluies, les fleuves Agly et Têt se rejoindront. Projet de PPR  naturels prévisibles de St Paul de Fenouillet.

Population catalane nord – pyrénéenne : 14 000 feux soit environ 58 750 habitants. Plusieurs milliers de languedociens établis depuis plus de 10 ans sont inclus.


08/1741 : Etablissement d’un nouvel impôt, le dixième, prélevé sur les revenus supérieurs à 100 livres. Les nobles y étaient assujettis depuis 1710. En 1749 il fut réduit au vingtième et généralisé.


1750 : Depuis 1700 des centaines de familles ont fuit la misère et le Fenouillèdes pour s’établir en Roussillon … 15 de Counozouls , 7 de Cassagnes,  Rennes le château, mais pas que … Ce sont en effet pour ainsi dire tous les villages du Fenouillèdes, Peyrepertusés, Razés, Donezan, Sault … qui se sont exilés en Catalogne Nord. 

Tous que des misérables ?

Les causes principales sont que la place était libérée par les épidémies et la Catalogne Nord était revenue à la France. Bien avant les congés payés la plaine du Roussillon devait déjà être idéalisée pour sa proximité linguistique, son climat, la fertilité de ses sols et des affinités ancestrales des plus naturelles. Les relations commerciales étaient significatives…

Quelles sont les catégories sociales retenues ? Il est certain que les brassiers ou les paysans de haute montagne aux récoltes détruites par les crises climatiques étaient devenus des misérables. Mais ils n’étaient pas les seuls à être attirés par le Roussillon.

L’âge d’or du pastoralisme est révolu, la picote et la morve mortelle chez l’homme, ont décimé les ovins et caprins et ruiné les bergers. La deuxième moitié du siècle verra empirer cette hémorragie démographique avec la promulgation de deux édits taxant chaque mouton et plus favorables à l’agriculture puis le partage des communaux. Au début des années 1800 la clavelée ou variole du mouton fera de nouveaux ravages en dépit du cantonnement de chaque troupeau.

 Cette fuite est en superposition  des migrations occitanes antérieures.

Antroponimia, poblament i immigració a la Catalunya Nord 1737 – 1790 , Jean Peytavi alias Joan Peytavi Deixona maître de conférences à l’UPVD Perpignan, IEC 2010 /  Anthroponymie, population et immigration en…

Un travail de titan entaché d’inconvenant dès l’intitulé, d’une sauce de mauvais goût pour cet usage et qui tend à illustrer les alertes émises principalement en A PROPOS et sur TOPONYMES OCCITANS . Ceux du Fenouillèdes, de l’Aude, de l’Ariège, du sud de la France qui ont fait le choix de la Catalogne française ne sauraient être des immigrés. Les véritables Immigrés du 66, ce sont les Catalans, par le biais des exodes sud – nord du  19 ème ( Carlistes ) à nos jours. On a déjà vu que les catalans autochtones du 66 sont à +/- 50 à 70 % venus du grand sud de la France, revitaliser les contrées chevauchant les Pyrénées, désertifiées par les épidémies de peste continuelles depuis 1348. Le Languedoc fut la province française la plus meurtrie par la peste, en Catalogne transfrontalière ce fut pire.

03/08/1754  Etats Généraux du Languedoc : Examen d’une plainte des consuls de Latour de France déposée en décembre et relative aux droits de leude ou péage sur les marchandises.

1755 : Année marquée par un séisme aux effets désastreux dans toute la chaîne des Pyrénées.


16/08/1756 : Lettres patentes autorisant Marc – Antoine Marie – Thérèse Dax d’Axat dit marquis d’Axat à construire les forges d’Axat.

Vers 1756 – 1760 :  Procès à Toulouse, la communauté de Rabouillet contre Dame Marie Daraude* seigneuresse du dit lieu. Savy de Brassalières Jean Augustin avocat et capitoul, BUT Toulouse 1 Arsenal.

* Il doit s’agir de la comtesse Marie D’Arande ou D’Aranda.

 

1762 : Edition du Dictionnaire Géographique des Gaules et de la France, de Jean – Joseph Expilly, 1ère tome.  On y trouve un dénombrement de feux de toutes les paroisses du diocèse d’Aleth. Ce recensement serait – il celui de 1744, localement 1720 ? A juxtaposer avec la démographie ancienne de vôtre village, exemple démographie Caudiès de Fenouillèdes sur wikipédia. Comptez un feu = 4,2 habitants ou guère plus, mais en principe, ceux non taillables ( Clergé, noblesse, brassiers, bergers, misérables … ) ne sont pas comptabilisés, il est à présumer que des écarts aussi.  Mais de quel type de feu s’agit – il ici ?

Dénombrement de feux et d’habitants ( 1536 – 1790 )  Généralité de Toulouse, Roussillon…Georges Frêche.

Les villages les plus peuplés :

209 feux à Montfort sur Boulzane.

200           La Tour de France.

185           Caudiès de Fenouillèdes.

181          Escouloubre.

179          St Paul de Fenouillet.

123         Sournia.

106        Prats de Sournia.

104       Rabouillet.

Le Fenouillèdes devient le Fenicolensis Ager* dans le tome de 1764 du susdit dictionnaire.

* Ager = Champ.


 1766 : La richesse floristique des Corbières et du Fenouillèdes attire déjà les plus grands botanistes de France.

Antoine Gouan  herborise à Galamus, Boucheville, Salvanère, Roquefort de Sault. Un contemporain Philippe Picot de Lapeyrouse parcourt les Fanges. En 79 Michel Adanson est au Pech de Bugarach… ( Le baobab ou Adansonia digitata en son honneur. ). D’autres grands noms suivront leurs pas tout au long du XIX ème siècle tel que Gaston Bonnier.

Depuis les années 1990, les botanistes de la SESA, Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude en partenariat avec le CNB de Porquerolles et la Fédération Aude Claire ont mis en évidence l’intérêt floristique majeur de cette contrée qui s’insère dans le top 3 des hauts lieux de la botanique de la France métropolitaine.

1766 – 1768 : Gel des oliviers en Roussillon.

14/09/1767 : Jacques Antoine de Rivals achète la seigneurie de Gincla aux Du Vivier. Peu après il fait l’acquisition auprès de Catherine Françoise  de Poulpry des forges et de deux moulins à grains sis également à Gincla. Il était aussi concessionnaire de la forêt de Boucheville et en Conflent des mines de fer à Fillols. La marquise de Poulpry reste propriétaire de près de 2000 ha de forêts en ne considérant que le Fenouillèdes, de Salvanére à Gincla, en passant par Ste Colombe sur Guette, avec les métairies d’Aussières et de la Margarido et son minier.

1768 : Etat des lieux de Perpignan et du Roussillon par un géographe contemporain, J.J. Expilly. Dictionnaire Géographique et Historique des Gaules et de la France, pages 633 à 652.


1774 : Felix Armand est nommé curé de Saint Martin Lys.


1774 / 1850 : François Cambriel, né à Latour de France. D’abord fabriquant de draps à Limoux puis,  après être monté à Paris, philosophe hermétique auteur de Cours de philosophie hermétique ou d’alchimie.


1775 : La session annuelle des Etats décide la création d’un itinéraire de substitution au chemin de l’étape c’est à dire la route militaire venant de Limoux par le col de Saint Louis. Jusques là l’axe Caudiès, le Vivier, les Albas, Caramany, Latour, Estagel était en usage. Le diocèse d’Alet et les Etats décident d’un nouveau tracé Espéraza – Caudiès – Estagel par la vallée du Maury. Cette nouvelle voie sera achevée peu avant la Révolution. etats-du-languedoc.univ-montp

Vers 1775 : L’ingénieur des mines Antoine de Genssane puis son fils mandatés par les Etats explorent le Languedoc dont le Fenouillèdes* à la recherche de nouveaux gisements de houille et métallifères, le coût du charbon de bois étant devenu prohibitif. Son expertise s’exprime pleinement dans les cinq volumes de L’ Histoire naturelle de la province du Languedoc parus à partir de 1776.

* Vallée de la Boulzane, synclinal du Fenouillèdes, Rasiguères, Bugarach…

1779 Salvezines :  Concession octroyée au sieur Dubosc pour l’exploitation de filons d’argent, cuivre, plomb. Les inondations du 14/01/1783 ravageront irrémédiablement le haut – fourneau et la manufacture d’aciers.


Vers 1780 : Le seigneur de Gincla Raymond Jacques Pascal Rivals-Gincla est receveur général des finances de Carcassonne et membre de l’Orient de la même ville. Il est à l’origine de la dynamique industrielle des forges de Gincla. Dont le renom remontera jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir.On lui doit l’aménagement de la route Lapradelle-Montfort. Cet antique chemin permettait d’aller à Prades par Aussiéres et Mosset.


21/05/1782 : Suite à une épidémie de suette les Saints Paulais implorèrent Saint Antoine de les délivrer de ce fléau, lors d’une procession. Ils se rendirent de Saint Paul à Galamus par Saint Christophe, l’Agly, la Tirounère c’est à dire le débouché des gorges. Puis ils gravirent les éboulis jusqu’à rejoindre ce qui deviendra en 1892 la route de Cubiéres, quelques dizaines de mètres avant le parking de l’ermitage.L’épidémie cessa et une chapelle fut créée en action de grâces.La suette milliaire ou gale bédouine est une maladie contagieuse provoquée par un acarien, le sarcopte, révélateur d’une mauvaise hygiène. Avec fièvre doublée d’hyperhydrose et d’éruption cutanée.


1784 : La pomme de terre est déjà cultivée à Trevillach, sans être soumise à la dîme.

1784-1789 : En Fenouillèdes comme partout en France, succession de la calamités naturelles, voir à géologie, paragraphe Genèse de la Révolution Française. Les paysans ont perdu la presque totalité de leurs récoltes et les semences, c’est la famine. Parallèlement le petit peuple est très lourdement imposé particulièrement sur le sel, lequel était incontournable pour la conservation des denrées. Le clergé et la noblesse ne sont que très peu ou pas soumis à l’impôt.

  • Une autre catégorie ” De tous temps ”  fortement exemptée, les paysans chargés de la défense du pays en cas de raid de l’ennemi. En contrepartie  de ce privilège héréditaire ils avaient obligation de servir toutes affaires tenantes.

1785 : L’intendant de la province donnait des ordres aux officiers de Louveterie de Toulouse pour chasser les loups et les ours autour de Caudiès.


1787 : Edit de tolérance, fin des persécutions religieuses, le XVIIIe n’est il pas le siècle des Lumières. Des idées novatrices et de progrès se vulgarisent, mais elles ne sont pas en phase avec l’absolutisme.


08/12/1788 : Louis XVI ayant convoqué les Etats Généraux, les notables de St Paul s’adressent au roi dans une requête imprimée relative à la représentation du Tiers aux Etats, à l’élection et au statut social de ses députés. Le ton est emphatique envers le monarque, ce courrier s’achève avec un Vive le Roi ! Copie de ce document de quatre pages sur la revue Fenouillèdes No 40.

Population de Perpignan et du Roussillon en 1798 – 1799 : 10 400 + 40 850 habitants.

Population du Fenouillèdes en 1788 : 10 082 habitants hors Caudiès ( 250 f. ), Fosse ( 15 f. ), Lansac ( 9 f. ), St Martin de Fenouillet ( 30 f. ),  ce dernier pouvant être rattaché au décompte de Le Vivier ? Détail de chaque village du diocèse d’Alet.


02/1789 : Les cahiers de doléances : De février à avril et sur décision de Louis XVI, le tiers-état de chaque paroisse s’adresse au roi. Le clergé et la noblesse établissent leurs propres documents. Mais dans la sénéchaussée de Limoux le texte définitif fut l’œuvre de Raymond Ribes substitut de l’intendant du Languedoc, sans tenir compte des doléances des communautés.  Voir à la fin de ce siècle.

Vers le 10/03/1789 : Nomination des députés aux États généraux du diocèse d’Alet. Chaque paroisse pouvait désigner deux délégués électeurs sauf Saint Paul et Caudiès qui avaient droit à quatre électeurs. Tous les français ayant 25 ans au minimum et inscrits sur le rôle des contributions pouvaient être mandatés comme électeurs ou devenir députés.  Ils se rendaient à l’assemblée du Tiers État de la sénéchaussée de Limoux pour procéder à l’élection, élaborer le cahier de la sénéchaussée.

02/05/1789 : Versailles : Sur ordonnance de Louis XVI motivée par la crise économique réunion des États généraux. Présentation des mille deux cents députés , vêtus spécifiquement selon leur ordre et la volonté du roi. En décembre Necker obtint le doublement de la représentation du Tiers. Ses députés sont dorénavant plus nombreux que ceux du clergé et de la noblesse réunis.

09/07/1789 : Aux  États les députés du Tiers proclament l’Assemblée nationale Constituante, c”est l’amorce de la Révolution Française.

04/08/1789 : A 02 heures du matin la Constituante abolit les droits féodaux et les privilèges. Affirmation de l’unité juridique de la nation jusques là variable selon les communautés et les provinces.

06/08/1789 : Caudiès, couvent des Augustins : Constitution de la première Fédération de France. Événement tombé dans l’oubli. Celle d’Etoile dans la Drôme n’a été fondée que le 29 novembre 1789. Ce village  est pourtant connu pour être le précurseur de ces rassemblements d’assistance mutuelle. Entre 40 communautés et 12.000 gardes nationaux.Cette première Fédération est consécutive à deux événements qui ont ébranlé Caudiès. D’abord le pillage du grenier à sel du Fenouillèdes les 3 et 4 du même mois par 3.000 brigands. Avec l’entrepôt de tabac et la cave du receveur Regnard des Fontaines. Ces bandits mirent à profit la chute de la Bastille et du pouvoir pour sévir à Caudiès qui était jusques là ville royale. Puis le lendemain le bruit courut qu’une nouvelle bande approchait en venant de vers Quillan. Mais ce n’était apparemment qu’une rumeur. Au plan national c’était La Grande Peur, une panique collective impliquant des bandes de brigands, le plus souvent imaginaires, prêts à vous tomber dessus. Toujours est-il que seuls des renforts des paroisses du Fenouillèdes et du Conflent accoururent au secours de Caudiès. C’est à partir de là que fut décidé de créer une confédération à but défensif des patriotes des villages alentours soit 1500 hommes environ. Dont la milice bourgeoise de Mosset commandée par le sieur Escanie, celles de Montfort, Saint Paul, Sournia… venues secourir Caudiès. Une trentaine de communautés aurait participé, si cette évaluation n’est pas fantaisiste ? Il en reste le pré de la Fédération anciennement le pré du Saint sacrement et champ de foire.

Le grenier à sel de Prades avait subit le même sort le 28 juillet.

Caudiès ville royale était alors siège de la viguerie du Fenouillèdes.

Le rapport de forces s’inverse brutalement au détriment des gabelous assimilés à des sangsues du peuple. Le douanier Hyacinthe Fabre ( Lequel sur la base du prénom, pourrait être des Fabre – Fabresse de Rabouillet ou circonvoisins )  en mission dans les faubourgs de Perpignan le 22 / 02 / 1791 est massacré à coups de baïonnettes lors d’une énorme émeute. La contrebande va connaître ses heures de gloire jusques en 1792 c’était une activité couvrant tout le département*. Comme le littoral les cols pyrénéens sont désertés par la douane.

* Particulièrement  à Banyuls,  St Laurent de la Salanque réputé nid de contrebandiers tant ils y furent représentés. Synthèse ouvrage de Michel Brunet  1931 – 2017, historien agrégé.

02/11/1789 : Afin d’éponger la faramineuse dette de l’Ancien régime. confiscation des biens du clergé par la Nation, cultures, forêts, forges,  moulins, biens de fabrique, mobilier, bâti…. On s’imaginera aisément que les richesses amassées par les représentants de l’Eglise aient excitées des convoitises. Souvent leurs biens ont été vendus sous évalués. A titre d’exemple ce fut l’opportunité d’acquérir les meilleures terres à moindre coût.

31/12/1789 Baronnie de Rabouillet : Le Sieur François Cabarrus l’achète pour 440 000 réales de Vellon au seigneur de Peyrepertuse installé en Espagne. Achat effectué par son excellence Don Pedro…comte d’Aranda… sur autorisation de Louis XVI d’avril 1782.


26/02/1790 : Décret fixant les limites des départements. Les députés de la province du Roussillon voulaient incorporer la vallée de la Boulzane (canton d’Axat) dans les Pyrénées Orientales. En prenant appui sur la volonté en ce sens des habitants de Montfort dont les relations commerciales avec le Roussillon étaient bien ancrées. Meilleur accès aidant, Felix Armand et ses paroissiens de Saint Martin Lys n’avaient pas achevé le percement du Trou du curé dans les gorges de Pierre Lys. Lagrasse et ses alentours avaient également pour objectif d’intégrer les Pyrénées-Orientales ou plus exactement et selon la désignation de l’époque, le département du Roussillon, n°65 dans une série de 83, totalisant environ 110.000 habitants.

Inversement Joseph Armagnac dans le Messager de Notre Dame de Laval avril 1925 déclare en substance :

  • Le véritable désespoir (le mot n’est pas trop fort) qui s’empara de nos aïeux lorsque on arracha le Fenouillèdes à la sénéchaussée de Limoux, pour en faire avec le Roussillon le département des Pyrénées Orientales.

Il ressort de ce nouveau découpage administratif que les quatre cantons Est ci-dessous, sont si l’on peut dire, victimes d’une trahison échafaudée par la Constituante. En étant rapprochés des roussillonnais trop proches de leurs cousins d’outre Pyrénées et ennemis séculaires de la France. Ne perdons pas de vue que d’innombrables générations de villageois de Ansignan à Vira se sont sacrifiées pour que leur terre demeure de France. L’invasion espagnole de 1793 avec l’appui massif du Roussillon qui n’avait pas encore intégré le Traité des Pyrénées de 1659, allait leur donner cruellement raison.

Le Fenouillèdes est découpé en cinq cantons dont quatre dans les Pyrénées Orientales et un dans l’Aude, celui d’Axat*. Côté Roussillon, les trois actuels plus celui de Caudiès composé de Fenouillet, Fosse, Prugnanes et Vira. Il sera dissout sous la Restauration. A lire : Dictionnaire topographique du département de l’Aude par l’abbé Sabarthès. * Avec Roquefort, Buillac, Ste Colombe et Counozouls.

Fin des États généraux du Languedoc sous la présidence du dernier archevêque de Narbonne Monseigneur Arthur-Richard Dillon qui ira s’exiler à Londres. Sous l’Ancien régime le Fenouillèdes était une composante de la Généralité de Toulouse dans la province du Languedoc.

1790 : Sur proposition de Talleyrand évêque d’Autun, l’Assemblée constituante met en place l’unification des poids et mesures. Fondée sur la définition du mètre (dix millioniéme partie du méridien terrestre.)

En Fenouillèdes trois unités de mesures étaient en usage. Celles de Caudiès, de Latour, de Saint Paul. La cétérée, la quartière, le dourg, la charge, respectivement pour les surfaces, les grains, l’huile, le vin. D’autres barèmes étaient utilisés en Roussillon. Pour en savoir plus, hormis le lien qui précède nous vous recommandons la revue Fenouillèdes n* 30. Le mètre carré, le kilogramme, le litre, n’avaient pas cours. Deux cent vingt ans plus tard ces modes de calculs et les termes inhérents aux sous divisions demeurent familiers à ceux nés dans l’entre deux guerres.

30/03/1790 : Election des premiers maires.

11/07/1790 : La Garde Nationale de Caudiès prête le serment civique à la Nation, à la loi et au roi devant le maire et les officiers municipaux. Elle succède à la milice, voir en 1559.

14/07/1790 : Paris à la Bastille : première fête de la Fédération. Célébration de l’unité nationale et de la prise de la Bastille. Le roi et La Fayette prêtent serment à la Constitution. Sous la Révolution une fédération désigne une association formée pour lutter contre les ennemis de la Liberté.

24/08/1790 : Promulgation de la Constitution civile du clergé. Les curés deviennent des fonctionnaires. Début de la vente des biens ecclésiastiques. Les fonds provenant de leur vente sont recueillis dans une caisse de l’extraordinaire. D’où les assignats à 5% d’intérêts, les premiers billets. Les prêtres sont nommés par l’administration et doivent prêter serment civique à la Nation, à la loi et au roi.

05/ 11/1790 : Abrogation de la gabelle  et des traites entre provinces donc  du Languedoc au Roussillon et inversement.

14/12/1790 : Loi organisant les municipalités avec un Conseil général = Conseil municipal composé de membres proportionnels à l’importance de la population et nommés par les électeurs primaires ou citoyens actifs.Le maire est entouré d’officiers municipaux et d’un corps de notables en nombre double des précédents. L’Agent national désigné par la Convention était nanti de tous les pouvoirs d’exécution pour faire appliquer les mesures décrétées.

Citoyen actif : Celui qui s’acquitte d’un impôt au moins égal à trois journées de labeur agricole. Son vote participe à l’élection du maire.


31/01/1791 : Le curé Gabriel Deville de Saint Paul mais né à La Tour, devient le premier évêque constitutionnel de Perpignan. Son homologue de Carcassonne est monseigneur Bésaucèle.

15/06/1791 : Tous les citoyens actifs sont tenus de se rendre au chef lieu du canton pour nommer les députés.

20/06/1791 : Première élection législative.

Le même jour à Varennes arrestation de  Louis XVI et des siens.

09/1791 Adoption de la première Constitution Française.

01/10/1791 : Décret de la Constituante instaurant le suffrage censitaire. Seuls les plus riches peuvent voter. L’Assemblée constituante devient la première assemblée législative du nouveau régime. Pour être électeur il fallait payer un impôt correspondant à dix jours de labeur agricole et pour être député l’équivalent de cinquante jours de travail.

12/11/1791 : Vente aux enchères des biens nationaux. Voir ci-dessus à 02/11/1789.L’ermitage Saint Antoine de Galamus est vendu pour la somme de 800 livres à JM.Laforce et à P.Baudet, ermites prête-noms du conseil de fabrique de Saint Paul. Ils en firent abandon pur, simple et irrévocable auprès de la dite fabrique le 11 juin 1807 devant maître A.Pons notaire impérial à Saint Paul.

Conseil de fabrique = Marguillerie, cette structure assurait la maintenance des constructions, la gestion des ressources issues du culte, des cultures, dons…


1792 : Émigration des Suspects, les nobles et les prêtres réfractaires*,  vers l’Espagne et l’Italie dont Félix Armand, pour échapper à l’emprisonnement ou à la délation ( Primes incitatives ), à la déportation. Confiscation de tous leurs biens. L’Espagne profitant du chambardement révolutionnaire manœuvre aux fins d’attiser une révolte des roussillonnais, face aux autorités françaises.

* C’est à dire ayant refusé de prêter serment de fidélité à la nation, à la constitution civile du clergé.

06/05/1792 : Le caudiésien François Roussel orphelin à 13 ans d’un cavalier de la maréchaussée, élu commandant de la Garde Nationale du canton, composée de 300 hommes armés de 40 fusils.

20/09/1792 : Laïcisation de l’Etat civil.

21/09/1792 : La Convention, ex-Assemblée législative proclame l’abolition de la royauté. Le lendemain débute l’an 1 de la première République laquelle durera jusqu’au 18 mai 1804. Le 22 septembre devient le premier Vendémiaire.

En 1792 les paroisses deviennent des communes et les mairies sont crées.

11/11/1792 : Élection à Prades des huit directeurs de l’Administration départementale dont Roussel. Le député Lucia fut réélu Procureur général du département.  Jacques Truillet de Rabouillet, instituteur , officier public, administrateur du district de Prades.


21/01/1793 : Exécution de Louis XVI.

07/03/1793 : La Convention déclare la guerre à l’Espagne de Charles IV, les troupes ennemies étaient massées à la frontière depuis janvier.

Le 17 avril pénétration des espagnols du général Antonio Ricardos, par Saint Laurent de Cerdans au bénéfice de la trahison de gardes nationaux Laurentins qui boutèrent le bataillon des volontaires du Tarn cantonné dans leurs murs. Aux côtés de l’ennemi au moins 400 émigrés et beaucoup de  prêtres monarchistes. Seuls le Fenolhedés, Perpignan et ses alentours ne sont pas occupés.

05/05/1793 : Le département lève 800 hommes pour former un quatrième bataillon. Un commissaire se transporte dans chaque village pour procéder au recrutement de volontaires. Si le quota local n’était pas atteint le solde était désigné d’office. A la faveur de cette invasion espagnole, soulèvement d’une partie du Roussillon contre le pouvoir révolutionnaire.

25/06/1793 : Suite à la chute de Bellegarde ce même jour, il sera levé 1500 volontaires dans le pays de Sault et le Razés constitutifs des braconniers montagnards des Corbières. Au cours de l’été il passa à Caudiès plus de 25 000 volontaires se rendant des départements alentours à l’armée des Pyrénées Orientales, au sien de laquelle les catalans étaient qu’une petite minorité (Michel Brunet).

27/08/1793 : Le registre des représentants du peuple prés l’armée des Pyrénées – Orientales ordonne de transporter en tous lieux de sûreté les grains, farines, foins, etc. De réquisitionner les chariots et les chevaux.

05/ 09/ 1793 :La Convention proclame  la Terreur, durcissement de la révolution qui dérape en guerre civile. Acharnement envers l’Église Catholique, ceux qui se sont enrichis sur le dos du peuple ou qui n’ont pas intégré les nouvelles mesures révolutionnaires. Parallèlement la France est en conflit armé contre une coalition de monarchies, Autriche, Espagne, Prusse

08/09/1793 : L’armée espagnole est stationnée à Rivesaltes.

17/09/1793 : Bataille de Peyrestortes : Victoire décisive de la France sous la conduite des conventionnels Cassanyes et Fabre et des généraux d’Aoust et Goguet. Il était temps, l’armée du général Don Joseph Simon de Crespo avait pris Mosset le 20 août. Le 30 c’étaient Montner et Caladroi après Saint Féliu. Heureusement le 28 au col de la Perche, le général Dagobert avait refoulé un autre corps d’armée avec les braconniers montagnards des Corbières, Mont Louis était libéré. Fabre affirme a la Convention : Ces catalans du  Roussillon sont plus espagnols que français. C’est une vaste famille de prêtres et d’émigrés. Gérard Bile maire d’Espira de l’Agly écrit dans son histoire d’un village du Roussillon : Le camp de Ricardos, riche en matériels de toutes sortes puisqu’il devait alimenter une armée de environ 12 000 hommes  et 35 bouches à feu, fut très largement pillé par les habitants des alentours qui n’avaient pas pris parti. La défaite de l’Espagne entraîna un exode massif des catalans du nord, chiffré en milliers d’habitants. Les gardes civiles du Fenouillèdes ont joué un rôle prépondérant, notamment en expulsant les espagnols de Mosset. Ce fut la seule intervention de la fédération de Caudiès.

Ce même jour adoption de la loi des Suspects. Dans un premier temps la guillotine fonctionna contre les nobles émigrés,  leurs parents et les réfractaires. Puis un public plus large fut concerné.

29/09/1793 : En réaction à la hausse vertigineuse du coût de la vie, les députés Montagnards votent la loi du Maximum. Chaque conseil général ( Conseil municipal ), instaure des prix plafonds pour les denrées et les produits de première nécessité, accompagné d’un blocage des salaires. Les contrevenants sont assimilés aux ennemis de la Révolution et ainsi aux Suspects. Ils s’exposent de fait à être emprisonnés voire à la décapitation.

20/10/1793 : Loi du… Tout curé non assermenté est passible de la peine de mort s’il n’a pas quitté le sol de la République dans un délai de 10 jours.

06/11/1793 : Nationalisation des biens de fabrique, destinés à être rapidement revendus.


04/02/1794 : Abolition de l’esclavage grâce à la contribution de François Arago 1786 / 1853.

Estagellois devenu astronome, député, ministre de la guerre est assurément avec le maréchal Joffre le plus célèbre des catalans .

  • Dans le pays Arago se prononce Aragou, ils  s”écrivent Aragon, le premier résulte manifestement d’un ” sous doué en orthographe “. Quelles sont les origines réelles de cette illustre famille ? Estagel tel que communément brandi par les catalans nord –  pyrénéens ?   Estagel ancien village frontière est la porte du Fenouillèdes, hors ce patronyme y était répandu multi séculairement à Sournia,  Prats, St Paul, Aunat, Ariège … Ses ancêtres se seraient – ils installés dans la plaine comme tant de familles? Peut être à quelques kilomètres de là, juste du coté opposé ( France – Languedoc ) de l’ancienne frontière vers  Tautavel d’où en 1720 Pierre Antoine ancêtre du célèbre physicien émigra chez ses voisins catalans. Il suffit  de vérifier sur geneanet ou sur histoireetrando-prats-de-sournia.fr

01/05/1794 : Bataille de Le Boulou, retraite définitive de l’armée espagnole. Mais la menace de ses canons est telle que jusqu’aux dernières années 1800, l’armée n’aura de cesse d’ériger de nouvelles défenses, batteries de Collioure et de Port Vendres, fort du Serrat d’en Vaquer à Perpignan…

27/07/1794 : Chute de Robespierre et des Montagnards, fin de la Terreur.


07/04/1795 : La Convention proclame que le franc remplace la livre de l’Ancien régime. Le mot franc était déjà connu pour désigner la livre. Division du franc selon le système  décimal comme les mesures en 1790.

22/07/1795 Bâle : Traité de paix avec l’Espagne. François Cabarrus dont une fille Thérésa avait épousé le conventionnel Jean – Lambert Tallien aurait été actif dans sa conclusion .

23/10/1795 : Fin de la Convention, nouvelle constitution.


Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle accroissement de l’activité charbonnière, liée aux besoins de la métallurgie et au développement démographique. Les hêtraies en ont souffert jusqu’à atteindre l’épuisement de la ressource suite à une rotation excessive des coupes. Des cahiers de sénéchaussée ( doléances ) révèlent une pénurie de bois de chauffage. Ailleurs cessation d’activité de certaines forges faute de charbon disponible. Ceux qui connaissent la somptueuse hêtraie sapinière de la Boulzane, seront ahuris à la lecture de la date du 26.05.1852.

Il fallait 65 mètres cubes de bois pour une tonne de fer, le carbone du charbon de bois était l’élément indispensable pour obtenir la réduction du minerai dans les fourneaux. Le volume de charbon fluctuait sensiblement selon le genre, l’âge et le taux de dessiccation. Les forêts de Le Vivier, Vira, Fenouillet… Fournissaient les forges de Gincla, les plus importantes, Montfort, Puillaurens et plus anciennement la fonderie de la Fargasse Sournia. Les dernières charbonnières étaient en activité dans la forêt de Le Vivier jusqu’à la fin des années 1940. Les charbonniers souvent d’origine italienne vivaient plusieurs  mois sur place dans des conditions spartiates, la ventilation de la meule exigeait une surveillance jour et nuit. De nos jours Ils seraient probablement confondus avec des sans domicile fixe. Il n’en subsiste que des places au sol noirci et crissant, des vestiges de marmites au col de Tulla, à Castel Fizel… Il faut ajouter que ces lombards sont un modèle d’intégration dès la première génération.

L’été jusqu’au cœur murî de l’automne, les hommes noirs de la forêt habitaient des huttes de branchages et de pierres, aux toits feuillus. On leur louait des places charbonnières aux clairières profondes des sous bois. Joseph Ribas Canigou montagne sacrée des Pyrénées éditions Loubatières 2003.


01/1797 : Arthur Richard Dillon archevêque de Narbonne depuis le 21 mars 1763 intervient dans une lettre pour que le chemin de Caudiès à Saint Louis soit mis au gabarit de l’artillerie des troupes allant guerroyer en Espagne.Cette voie Limouxine se poursuivait vers Castel Fizel, le Vivier, les Albas, Ansignan, Caramany, Latour de France, Estagel. Une bifurcation à le Vivier à destination de Prats, Sournia et Prades. Outre l’itinéraire Saint Paul Perpignan en venant de Bayonne par Saint Girons. Dans les deux cas par le col de Saint Louis.


09/01/1799 : Coup d’Etat, Bonaparte renverse le Directoire et instaure le Consulat, effectif jusques en 1804.


Fin XVIIIe début XIXe : F.Armand vulgarise la culture de la pomme de terre. C’est Louis XVI qui lança la patane en 1785 mais voir plus haut en 1784. Quand au maïs il fut introduit dés le début du XVIIe et s’avéra être une contribution à la disparition des famines.

Construction d’une route pour voitures roulantes de Caudiès à Estagel.


– XIXe siècle –

1800 : Dissolution du diocèse d’Alet, éclaté entre ceux de Carcassonne, Perpignan, Pamiers. Dans un premier temps celui de Carcassonne engloba l’Aude et les Pyrénées Orientales. L’évêché d’Elne ne sera rétabli que en 1825. En 1801 Arthur Richard Dillon le dernier archevêque de Narbonne ira s’exiler à Londres d’où il ne reviendra quand 2007.

La loi Chaptal du nom d’un lozérien ministre de l’intérieur et bien connu des vignerons crée le Conseil Général.


18/05/1804 : Fin de la première République. Proclamation de l’Empire.


02/12/1805 : Victoire d’Austerlitz.

09/02/1808 : Renversement des rôles,  Napoléon Ier annexe la Catalogne espagnole.


1811 : Raymond Gaychet, né à Bélesta, chevrier à Caramany et récipiendaire de la Légion d’Honneur au grade de Chevalier, suite à une action d’éclat décisive à la bataille de Marengo. La Légion d’Honneur ayant été instituée le 19 mai 1801 par Napoléon Bonaparte, R. Gaychet est vraisemblablement le premier du Fenouillèdes à en être décoré. Cette distinction pour mérites éminents civils ou militaires n’était pas encore distribuée aux saltimbanques ou au copain de son parti politique.  Dans les pages qui suivent nous citerons quelques uns des braves aux quels elle fut décernée en nous arrêtant à la seconde guerre mondiale.


01/01/1812 : Premier bureau de Poste en Fenouillèdes à Saint Paul. Celui de Caudiès sera mis en service le 01.08.1839, en annexe du précédent. Avant 1812 le courrier était acheminé par Limoux.


27/01/1814 : Disparition de la marquise de Poulpry, son neveu le baron Jean de la Rochefoucault hérite (biens énumérés au 14/09/1767). En reconnaissance de services rendus pendant la Révolution, Catherine Françoise Castanier ayant dû émigrer en Allemagne.

06/04/1814 : Abdication inconditionnelle de Napoléon Bonaparte empereur depuis le 18 mai 1804.  Départ pour l’ile d’Elbe. Retour des Bourbons, c’est la Restauration, Louis XVIII frère cadet de Louis XVI  est au pouvoir.

F.Armand et ses paroissiens de Saint Martin Lys percent les gorges de Pierre Lys, au terme de 40 ans de labeur. Arrêt des travaux pendant la Révolution. Le curé entrepreneur s’était réfugié en Espagne avant de revenir clandestinement. La portée de son œuvre lui valut  de recevoir la croix de la Légion d’Honneur. Depuis il n’est plus nécessaire de monter au col de Saint Louis pour se rendre à Quillan ou à Limoux.

Ange Jean – Michel Bonaventure de Dax d’Axat dit marquis d’Axat est fait Chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint Louis, l’équivalent de la Légion d’Honneur instituée par Bonaparte. Il fut maire de Montpellier de 1814 à 1830. Héritier des forges d’Axat en 1788, il finança sur ses fonds propres la construction  de la route  du défilé de Pierre lys à Axat.

05/12/1814 : Ordonnances de restitution aux émigrés ou à leurs descendants des biens confisqués et passés dans le domaine public.


01/03/1815 : Début des 100 jours de Napoléon qui débarque à Golfe Juan.

18/06/1815 : Défaite de Waterloo.

22/06/1815 : Nouvelle abdication de Napoléon. Deuxième Restauration et retour de Louis XVIII.


05/04/1819 : Jean- François Barrau né à Caudiès de Fenouillèdes est élevé au grade de Chevalier dans l’Ordre royal de la Légion d’Honneur.

 


 

1821 : Voyage pittoresque dans les Pyrénées, Celui de A. Cervini et I. Melling mandatés par l”Etat.


13/ 03/1828 :  Le hameau de Comes au sud de Campoussy est amputé de son appartenance  historique au Fenouillèdes en étant distrait du canton de Sournia pour être rattaché administrativement à la commune de Eus en Conflent au mépris des aspirations de ses habitants, J. Marmayou originaire de Comes.Come4news.com/comes,-le-village-fantome


1822/1901 : Achille Mir et Lo sermon del curat de Cucugnan, un de ses poèmes des plus appréciés en Corbières, il l’aurait recueilli alors qu’il était instituteur au pied du château de Quéribus… Admettons. Il fut en quelque sorte dès 1871 le bras droit de Frédéric Mistral en charge de la mise en place de la structure félibréenne audoise, le développement de la littérature en Langue d’Oc. Organisée en 1890 sous les auspices de l’Escòla Audenca – l’Ecole Audoise qu’il présida.


1824 : Entre l’aciérie fenderie, les forges, le laminoir et les martinets, 307 personnes travaillent à Gincla. Les transports en occupent 200. Ses aciers et limes avaient une très bonne réputation jusqu’en Belgique, au point de se voir décerner des distinctions. Mais la durée annuelle d’activité de la fenderie n’était que de 4 mois. La Boulzane ayant un débit insuffisant. Cette industrie déclinera suite à l’avènement de la houille, pour s’arrêter définitivement vers 1865.

16/09/1824 : Règne de Charles X frère de Louis XVIII qui vient de mourir. Mais le nouveau roi est plus tourné vers l’Ancien Régime.


1827 : Suite à une exploitation excessive des ressources forestières, mise en place d’un nouveau code forestier visant à réduire les consommations de bois et interdisant le pâturage en forêt, les droits de marronnage (bois de construction), de chasse, de pêche et de cueillette.  Même le ramassage du bois de chauffe dans les forêts publiques était encadré par de sévères restrictions. Ce code soumet à autorisation préalable de l’Etat l’installation de forges et autres structures grosses consommatrices de bois. Ces disposition deviendront une des racines de la révolution de 1848.


01/04/1830 : Création de la poste rurale, installation d’une boite aux lettres dans nos villages . Courrier distribué tous les deux jours. Quotidiennement à dater du 01/01/1846. Les relevés étaient quotidiens à Caudiès, Maury, par contre un jour sur deux à Sournia. Avant 1830 les bureaux de poste les plus proches étaient à Saint Paul et à Prades. Les ruraux dépendaient des commerçants itinérants ou du voisin se rendant au marché pour envoyer ou recevoir leur courrier. Généralement la taxe postale était à la charge du destinataire.

14/06/1830 : Avènement de Charles X.

Point de départ de la colonisation de l’Algérie. Assez rapidement des familles du Fenouillèdes sont allées s’y installer. 120 ans plus tard un militaire pratois en ” voyage organisé ” à Mostaganem eut comme gradé un colonel originaire de son village et portant le même patronyme. Les parents de ce dernier tenaient un commerce d’habillement sur la place de la gare.

07/1830 : Du 27 au 29. Révolution dite des trois glorieuses. Chute des Bourbons et exil de Charles X auquel succède Louis Philippe. Les années allant de la révolution 1830 à celle de 1848 sont désignées par le terme de Monarchie de juillet. Le mois de Juillet marque un sommet de l’anticléricalisme qui sévissait depuis quelques décennies. C’est la victoire des libéraux sur l’alliance du trône et de l’autel. Charivaris anticléricaux courants en Fenolhedés dés l’été. Manifestations populaires réunissant des villages entiers et visant à faire fuir le desservant de la paroisse, Caudiès, Latour, Lesquerde, Maury… Symbole de l’Ancien Régime. Malheur au pauvre curé s’il s’y superposait une liaison secrète.


1832 /  1909 : Gabriel Baille, violoniste né à St Paul de Fenouillet, directeur de l’école nationale de musique. Il est l’auteur de l’arrangement musical de Muntanyes Régalades, ce n’est pas la Marseillaise des catalans mais peu s’en faut.


21/12/1833 :Naissance de la SASL ou Société Agricole Scientifique et Littéraire des Pyrénées Orientales issue de la Société Royale d’Agriculture fondée sous Louis XVIII. De nombreux agriculteurs innovants du Fenouillèdes seront primés et médaillés par cette société savante,apiculteurs, arboriculteurs, éleveurs, sériciculteurs…


14 / 07 / 1832  Jean Baptiste Paret  dit Monseigneur, sergent au 2 ème Régiment d’Infanterie Légère est nommé chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur. Ils seront relativement nombreux à Sournia par rapport à la population de ce village et en se limitant à ceux nés avant la première guerre mondiale, à être élevés à ces grades, la Base Léonore en témoigne.

1836 à 1872 : Caudiès de Saint Paul : Période d’activité du relais de poste aux chevaux. Des entreprises de diligence assurent le transit du courrier avec les voyageurs et les marchandises. Deux compagnies exploitaient les lignes Carcassonne-Perpignan et Perpignan-Toulouse. Nonobstant le percement du trou du curé, le trajet se faisait apparemment encore par le col de St Louis.


19/02/1838 : St Paul épicentre d’un séisme estimé de magnitude VI. Les principaux tremblements de terre entre temps sur Terre de séismes.


15/09/1839 : A l’occasion de leur voyage en Algérie, le duc et la duchesse d’Orléans firent un détour dans le sud. Ce qui les amena à Caudiès en venant de Carcassonne via Limoux et le col de Saint Louis. Alors que les cochers venaient de changer les montures et s’apprêtaient à regagner Perpignan, les autorités locales et la population allèrent au devant de ces altesses et les invitèrent à une réception organisée à l’insu du protocole. Le duc d’Orléans disparu accidentellement à Saint Omer le 13 juillet 1842, était le fils ainé de Louis Philippe. L’inscription engravée au bord de la route, un peu plus bas que le château des Maures commémore leur arrêt déjeuner en ce lieu.


1840 à 1897 : Alphonse Daudet et le curé de Cucugnan. Un conte  qui le conduisit devant les tribunaux pour s’en être cavalièrement emparé en modifiant l’intitulé en curé de Cucuron (  Du Luberon ). Les félibres provençaux en la personne du très respectable Joseph Roumanille, créateur de ce mouvement avec Frédéric Mistral,  l’avaient reçue d’Achille Mir instituteur et poète à Cucugnan, loin de Fontvieille et du soi disant Moulin de Daudet…. Roumanille en concocta une adaptation occitane, se permettant de la signer de son pseudonyme Lo Cascarelet = L’ Étourdi ! Oui mais tout cela n’est pour l’essentiel que ce qui se raconte entre Agly et  Verdouble, il subsiste un doute et diverses versions. Le véritable auteur serait maître Auguste Blanchot  de Brenas un contemporain originaire d’Yssingeaux,  juriste de son état et fin lettré honoré par l’Académie Française. Il publia en 1859 dans La France Littéraire ” Voyage dans les Corbières ” au retour d’un déplacement de Carcassonne à Lagrasse, c’est ainsi par un heureux hasard que l’histoire du célèbre curé vînt à Lui. En résumé Roumanille a plagié un magistrat !

Phonétique : Lou cascaréllet’. Ce qui n’est pas sans évoquer le chant du perdreau ou de la caille voire le gloussement de la poule. Ces trois interprétations sont en occitan languedocien, Roumanille en grand maître du Provençal a fait allusion à  Caqueter, Babiller selon l’occitan de Provence.

Version A. Daudet en français.


1840 à 1920 : La guerre de l’eau à Fosse, procès de la Matassa.


26/08/1840 : Le comte de la Rochefoucault sollicite l’autorisation de construire une forge à Montfort, au confluent de la Boulzane avec la Riverette. Destinée à traiter le minerai de fer du Conflent. Pour cause de pénurie de bois autour de ses miniers. Dans ce document Mr de la Rochefoucault expose qu’il lui faut 7000 stères de bois pour 850 tonnes environ de minerai par an. le combustible sera prélevé dans ses forêts de Counouzouls, Montfort et Ste Colombe sur Guette.


1841-1846 : Démographie : Voir en 2010.


1842 : A la Fou de St Paul un ouvrier carrier débouche sur une grotte nécropole. Celle des Encantades qui était voisine de la Font Caude, la fontaine thermale de Lesquerde. Les Wisigoths l’occupèrent, le docteur Louis Companyo dans son inventaire, rapporte que chaque squelette avait son petit pot rituel et que l’un renfermait une portion de couronne ducale, plus un étui d’argent. Du mobilier préhistorique y fut révélé.


1845-1865 : Construction de la route royale n°117 de Perpignan à Bayonne, appelée la route impériale a dater de 1851, second empire oblige. Le viaduc en ellipse du col de Saint Louis est également de 1845. Il concrétise le génie de Etienne Amiel architecte départemental en 1793, par ailleurs fondateur du réputé Mas Amiel dans la vallée du Maury.


1845 / 1909 : Pierre Guillaume Paul Coronnat, né à Latour de France, général de division,  grand officier de la Légion d’Honneur en décembre 1903.


01/07/1846 : François Arago fonde L’Indépendant, un des plus anciens quotidiens français. Les villages du Fenolhedés c’est à dire de culture occitane y sont encore et toujours mélangés sans aucune précision ( Sic ) dans une page  avec ceux du Conflent et Roussillon ” Envahis ” pour l’essentiel d’irréductibles catalans très portés sur l’Espagne de leurs origines plus ou moins lointaines; De quoi entretenir l’ignorance. 


1847 : Une pétition est envoyée à la sous préfecture protestant que la Société des propriétaires de la forêt de le Le Vivier ne respecte pas les droits d’usage. Monsieur Grieu adjoint au maire dément et affirme qu’au contraire la Société laisse passer des délits et sous entend qu’ils sont l’œuvre des <<délinquants>>, à l’origine de cette pétition.


1848 : Violents désordres  dans plusieurs communes du canton de Sournia. Rivalités ente républicains et monarchistes légitimistes en superposition sur des conflits entre familles ou notables.  Le Vivier fut l’un des quatorze villages du département, le seul du Fenouillèdes où des ruraux s’approprièrent des terres communales en réplique à la perte des droits d’usage par de gros propriétaires.

22 au 24/02/1848 : Paris : l’opposition démocrate socialiste organise une série de réunions en faveur de l’abaissement du cens électoral à 100 francs. Mais le pouvoir refuse toute concession. Les manifestations dégénèrent en insurrection, des barricades s’édifient. Une fusillade éclate et fait des dizaines de morts. C’est la révolution,  consécutive à une succession de mauvaises récoltes de céréales doublée d’une spéculation sur la farine rendant le prix du pain inabordable et à la restriction des droits d’usage ainsi qu’à une crise boursière.

25/02/1848 : Louis Philippe renversé. Lamartine forme un gouvernement provisoire avec François Arago, Ledru Rollin… Instauration de la IIe République. Laquelle décréta le partage des communaux. Ce nouveau morcellement est à l’origine de nombreuses cabanes, La Garrigue, Jean-Michel Renault chez Pélican.

26/02/1848 : Émeute au presbytère de Le Vivier en l’heureuse absence du curé monsieur Respaud. Dans la nuit une foule de propriétaires, électeurs et notables, armés de bâtons, de fusils, de sabres, de haches, saccage les locaux et moleste la mère du desservant contre toute pudeur et au mépris de son âge. La participation de femmes et d’enfants est signalée. Leurs opposants aux municipales allèrent jusqu’à les calomnier, auprès des autorités, d’assassinat à main armée. En usant des bouleversements politiques susceptibles de servir leurs intérêts. Trois élections municipales l’été 1848 à Le Vivier.

La ville (le château, l’église castrale, les maisons agrippées alentours) et le barry (le faubourg, attenant à la route actuelle ) deux quartiers de Le Vivier qui furent durablement divisés sur le choix du lieu de construction de l’église. Ces événements sont la cristallisation des dites rancœurs. L’église castrale s’est écroulée vers 1943 et l’église Saint Roch au Barry à été construite en 1954.

Écroulement de l’église du château de Le Vivier. Faudrait – il écrire du château et de l’église ?

04/1848 : Élection de l’assemblée  Constituante au suffrage universel sans la moindre condition de cens. Tous les français de plus de 21 ans peuvent voter. Législatives remportées par les républicains démocrates socialistes qui obtiennent 95% des suffrages. Peu après un cercle républicain se crée à Sournia sous l’égide du maire et préside par son adjoint l’avocat Jules Barrot. Il rassemble 131 membres pour une population de 1073 habitants. En face, le club des monarchistes mené par monsieur Sarda le curé. Ce dernier aurait eu des relations avec la sœur du maire…

23 au 26/06/1848 : Nouvelle insurrection à Paris. Initiée par les chômeurs des chantiers de Montparnasse et de Saint Lazare, 5 600 morts insurgés et forces de l’ordre confondus.

10/12/1848 : Élections présidentielles sur les bases de la Constitution adoptée le 4 novembre. Pouvoir exécutif attribué à un président de la République, élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. L’élu du peuple sera Louis Napoléon Bonaparte neveu de Napoleon 1er, rassemblant 75% des votants au niveau national.

A l’inverse du reste du Fenouillèdes Ledru Rollin démocrate socialiste, fut majoritaire dans le canton de Sournia (Campoussy, Felliuns, Le Vivier, Prats, Rabouillet). Club Républicain à Sournia.


01/01/1849 : On doit à Étienne Arago, directeur de la poste la création du timbre, apposé par celui qui envoie le courrier.

05/1849 : Législatives : les rouges confirment leur score de décembre à Sournia avec 63% des votes et 46% dans le canton de Saint Paul.


1850 : Jules Barrot maire républicain de Sournia et président d’un cercle est révoqué par le préfet, un noble bonapartiste.


02/12/1851 : La Constitution l’empêchant de se représenter, coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte. Ce qui provoqua une nouvelle insurrection. 10 000 opposants républicains déportés en  Algérie et 240 au bagne. 31 départements de la moitié sud placés en état de siège. Contrairement au reste du département qui subit une répression sévère, 1000 arrestations, 90 communes s’étaient soulevées, le Fenouillèdes ne se souleva pas contre ce coup d’État et fut épargné par la répression.

20/12/1851 : Plébiscite de Louis Napoléon qui obtint 100% des voies dans la quasi totalité des communes du Fenouillèdes. On entre dans le Second Empire. Les maires sont nommés par le préfet. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel.


26/05/1852 : Jugement du tribunal de Limoux. Favorable à la commune de Montfort sur Boulzane, opposée au époux Pouilhares. Nouveaux propriétaires des forêts avoisinantes qu’ils exploitèrent à outrance, sans tenir compte des droits d’usage. Ceux de Gincla subirent les mêmes désagréments. Voir au 14.09.1589. L’acte de vente du comte Albert de la Rochefoucault du 28 janvier 1843 stipulait que les droits relatifs au bois de chauffage seraient à la charge de Mr et Mme Pouilhares. Mr et Mme Pouilhares furent condamnés à cesser toute coupe jusqu’en 1870, et à fournir 11 stères par an à chacun des 248 feux totalisés par ces deux communes. Cette seconde obligation ne pût être honorée et l’affaire s’envenima.


1854 : Épidémie de choléra de juillet à novembre. Issue d’une souche Indienne* qui évolua en pandémie des 1817. Curieusement cette tragédie aurait épargné des villages, à moins qu’ils aient été omis ? D’autres ont été très peu atteints. Inversement Caudiès, Estagel et Saint Paul furent durement éprouvés. Il y eut aussi des victimes à Le Vivier. Le choléra se caractérise notamment par une contraction musculaire post-mortem, qui fut à l’origine de révoltes, les populations croyaient que des vivants étaient enterrés.

*  Elle – même conséquence indirecte de l’éruption cataclysmique du TAMBORA EN Indonésie le 10 avril 1815,    

A lire Fenouillèdes n° 41.


22/08/1855 : Consécration à Saint Roch de la nouvelle chapelle de Maury. Édifiée en moins d’un an après un vœu émis en pleine mortalité cholérique. Cette épidémie aurait cessé le jour même de l’émission du dit vœu.


1856 : Axat : le dernier Ours est abattu dans les gorges de St Georges. Les coupes à blanc systématiques du couvert forestier ont contribué à leur disparition.


22/04/1861 : Procès au tribunal de Carcassonne, la famille Vuillier cède 256ha de forêts aux communes de Gincla et de Montfort. En remplacement de tous les droits d’usage. Futaies achetées le 28 janvier 1843 au comte Albert de la Rochefoucault. Une clause de l’acte engageait l’acquéreur à respecter les droits d’usage pour le bois de marronnage relatif aux habitants de Montfort et de Gincla.


1862/1864 : Les esquerdanhols ouvrent la route de leur village à La Fou, a priori ils ne sont pas fainéants dans le secteur. L’antique chemin du col de Lesquerde (Cliquez sur images ) est destiné à tomber en désuétude.


1863 : Le télégraphe arrive à Saint Paul. Environ 13 ans après Perpignan.


1864 : Consécutivement aux créations de routes, la paroi rocheuse en rive gauche de l’Agly, après la fontaine thermale en sortant de St Paul, fait office de carrière. D’anciennes cartes postales témoignent pour partie du profil originel. Voir en 1842.


1864-1904 : Les révoltés de Counozouls : les habitants luttèrent pour la préservation de leurs droits d’usage, pâturage et forestier, menacés par un cantonnement outrancier. Le propriétaire des lieux et des forges de Quillan, M.Jodot un industriel parisien, voulait exploiter la forêt au mépris des nécessités vitales des autochtones, dépourvus de terrains communaux. Ce n’est qu’à l’issue de la vente à la Compagnie Ernest Ader de Bayonne et de nombreux procès, jusqu’à Paris en cassation que les habitants obtinrent gain de cause. Dans le cadre de ces événements le château de la Moulinasse fut incendié. Il englobait outre les appartements de M.Jodot, sa scierie et le logement de ses gardes. Les habitants de Counouzouls travailleront pour la compagnie Ader jusqu’en 1931, date à laquelle ils deviendront propriétaires des forêts.

Construction du pont moderne de La Fou et de ceux de Roquevert sur la Désix et le Rapane. L’ouvrage maillon du chemin à grande communication No 7,  tardera à être livré et sera reconstruit consécutivement à la crue de novembre 1892.


1865 : Saint Paul : Développement d’une nouvelle industrie introduite par un nommé Bougnol dit Andribet, tourneur sur bois de son état : boules de jeu Lyonnais en buis, ferrées avec des clous spéciaux en fer et quelquefois en cuivre, toupies à fouet… A l’occasion d’un déplacement professionnel à Dax, ce fumeur invétéré aurait eu son attention sublimée, par les effluves de la bouffarde d’un berger, sculptée dans une racine de bruyère. Erica arborea nom botanique de la bruyère arborescente, arbrisseau hermaphrodite commun en sol acide aux étages meso. et supra méditerranéens.

Il ne tarda pas à lancer une fabrication à Saint Paul. Il s’agissait de dégrossir des ébauchons puis de les expédier dans Jura à Saint Claude où des mains expertes procédaient à la finition. Sa scierie était approvisionnée par un arrachage dans rayon de 20.km environ, des touffes de 30 ans et plus. Ce fut un revenu complémentaire pour les agriculteurs, qui plus est en pleine crise phylloxérique. Voir en 1881. La société Bougnol connut une expansion remarquable avec de nombreuses succursales sur l’arc méditerranéen jusques en Italie et en Corse.

Saint Paul comprenait diverses tourneries. La manufacture Albert Paris était réputée pour ses boules cloutées sur racines de buis. Au point de se voir décerner la médaille du meilleur ouvrier de France. D’autres fabriquaient de jeux de quilles, des sabots, des balustres, toutes sortes d’articles de cave, d’ustensiles et de manches en buis, olivier, érable… Tilleul, hêtre, sapin pour les talons de chaussures. La principale usine employait près de 90 personnes à la veille de la seconde guerre mondiale.

A la même époque les tanneries de Saint Paul extrayaient le tan par broyage de l’écorce d’yeuses (la rusque), d’arbousiers, de chênes kermés… Pierre Vidal écrivit dans son guide des Pyrénées Orientales édition de 1899 à propos du canton de Sournia : une des causes qui ont le plus dépeuplé d’arbres le Fenouillèdes est la recherche du tan. Aussi les terres sont tellement ébranlées le long des pentes, que souvent, la montagne n’offre plus que le calcaire ou le schiste argileux à nu.

Il faut y ajouter la surexploitation pour les fours à chaux et les charbonnières.  Voir fin XVIIIe. Vraisemblablement le sur pâturage. L’exemple de Prats en est une parfaite et édifiante illustration. Dès les années 50 l’usage du four à chaux y est sévèrement encadré. Les pratéens étaient en passe de manquer de bois de chauffage !

  • Le cheptel : 1200 ovins, 70 porcs, 50 bovins, un troupeau banal de 200 caprins. Parallèlement les surfaces cultivées étaient très étendues, les faïsses (terrasses) en témoignent. la forêt communale aujourd’hui un maquis impénétrable consistait alors en des collines totalement pelées.
  • A tel point qu’un arrêté y réglementait le glandage, le ramassage des glands bien sûr. Ludovic Massé à immortalisé ce tableau dans Visages de mon pays en 1937 : Ci et là, un chêne vert s’agriffe à son îlot rocheux… Extraits de la monographie de E.Bordes Prats de Sournia un village du Fenouillèdes. Cliquer sur Liens et Livres Fenouillèdes..

L’essor de l’artisanat à Saint Paul fut favorisé par la force hydraulique du canal des moines puis par l’énergie électrique du réseau Louis Abram à la fin du XIXe. La dernière tannerie cessa son activité après la première guerre mondiale.


08/05/1866 : Hippolyte Jean Louis Rodde de Sournia élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, grièvement blessé à la bataille de Solférino en 1859.

  •  Sécheresse : Plus d’eau pour les cultures même sur les hauts de la Corbière de Sournia. Nouvel épisode dramatique en 1896, au mois d’avril l’évêque prescrit des prières invoquant la pluie.

12/01/1867 : Naissance à Saint Paul de Fenouillet de Jean Sabrazés, lequel deviendra agrégé de médecine, professeur à la faculté de Bordeaux, membre associé de l’Académie de Médecine et de sociétés savantes. Il sera élevé au grade d’Officier de la Légion d’Honneur. J. Sabrazés s’est éteint le 30/01/1943.


1868 : Lapradelle Puilaurens est séparée  de Salvezines, et par voie de conséquence de Le Caunil, écart de Salvezines.


1869 : Un des Pélissier de Fosse décoré de la Légion d’Honneur.


02/09/1870 : Capitulation de Napoléon III à Sedan

04/09/1870 : Chute de l’Empire, proclamation de la IIIe République, effective jusqu’au 10 juillet 1940.


1871 : Thiers devient le 1er  Président de la République. Un monarchiste Mac Mahon lui succédera de 1873 à 1879.


28/05/1872 : Auguste Caris le maire de Saint Paul est révoqué par décret du président de la République, pour ne pas avoir réagi à une manifestation de républicains anti-cléricaux à l’encontre de Monseigneur Ramadié à l’occasion de sa venue à Saint Paul. Selon l’Indépendant les perturbations cessèrent dès que le maire intervint. Le département était troublé depuis le quatre septembre 1870 par de nombreux faits contre le clergé.

Dorénavant ce sont les conseillers municipaux qui élisent le maire.


1874 : Monsieur Mir, le curé de Sournia aménage en chapelle la grotte du Ménié. A priori jusques là ces lieux n’étaient pas recommandés, étant possédés par les fées. Elles y ont leur jardin suspendu, l’Ort des encantadas. Raconté par André Guiter en 1875. Cette modeste caverne est gardée par la plus importante colonie de chauve – souris du département, au moins 1500 y ont été dénombrées, ce qui lui vaut d’être classée Natura 2000 et Site d’Intérêt CEE, voir à la date 2013.


1878 : Le télégraphe est mis en service à Caudiès. A Sournia en juin 1880. Perpignan était relié à la capitale déjà en 1848.

Tout randonneur Languedocien digne de ce nom a eu un jour écho de voyage avec un âne dans les Cévennes, ouvrage de l’Écossais Robert Louis Stevenson. Lequel deviendra célèbre des 1883 en publiant l’île au trésor. Plus rares sont ceux qui savent que Stevenson aurait parcouru le bassin de l’Agly avec son ânesse Modestine. Cette information locale est elle fondée ? Curieusement nos recherches sont restées vaines, elles n’ont révélé aucun article qui puisse valider ces faits y compris sur le fameux récit.


14/07/1880 : Célébration de la première fête Nationale.Les sénateurs prétextèrent que ce n’était pas la prise de la Bastille qui était commémorée. L’opinion publique jugeait cet épisode trop sanglant pour symboliser l’unité de la Nation. Aussi subtilement la fête de la fédération du 14 juillet 1790 fut préférée dans un premier temps pour son aspect pacifique.


1881 : J.Ferry rend obligatoire l’enseignement du français. Il remplace les matières religieuses par l’instruction civique. La laïcisation entraîne une rupture entre l’école publique et l’église et de vifs affrontements entre les cléricaux et les républicains. Cela jusqu’à la loi du 6 décembre 1905. La scolarisation générera un  exode vers les colonies et la capitale.

Le phylloxéra atteint les Pyrénées Orientales, destruction du vignoble. Les vignerons ont été réduits à écorcer le chêne vert pour la production du tan et ainsi redresser leur trésorerie. Pis des familles émigrèrent en Argentine. L’embarquement se fit à Bordeaux, sur un bateau à voile pour une traversée de 40 jours. Le voyage fut si terrible que certains ne virent pas le rivage argentin.  Le remède sera apporté par le plant américain greffé sur porte greffe résistant. Reconversion du vignoble aboutie à la fin du siècle, en replantant dans les bonnes terres à céréales plutôt que sur la garrigue. Le nouveau plant étant plus exigeant sur la nature du sol. Insecte de environ 1 mm de long, voisin des pucerons et s’attaquant aux racines qui se couvrent de nodosités avant de périr. Parasite probablement introduit avec des plants importés des USA.

On reparle d’un projet de barrage à Saint Arnac. Les vignerons du rivesaltais n’ont pas assez d’eau pour submerger leurs vignes.


1885 : L’abbé Béranger Saunière est nommé, à l’âge de 33 ans, curé de Rennes le château, l’antique Rhedae. voir du VIe au XIIIe siècle. Dès l’année suivante il entreprend des travaux dans l’église. Il y engagera des sommes colossales, évaluées 6 millions d’euros ? Disproportionnées en rapport au traitement attribué pour une paroisse de 300 habitants. Le curé aux milliards s’éteint le 22 janvier 1917. Tout le village se rue chez son notaire. Mais c’est Marie Denarnaud, sa servante depuis 1886, qui est l’unique héritière. Elle meurt en 1953 à 85 ans, sans avoir modifié son train de vie, pis elle peinait à assurer son quotidien. La chasse au trésor, estimé à 76 millions d’euros, va se déchaîner sur Rennes dans tous ses excès.

Comme un de ses prédécesseurs de Sournia,  Saunière exerça à Le Clat avant d’être promu à Rennes Le Château et étrangement, ce n’est pas le seul rapport entre le Haut – Fenouillèdes et Rennes, Histoireetrando- Prats-de-Sournia.


1886-1894 : Construction de la voie ferrée Quillan – Rivesaltes. Réalisation et exploitation concédées à la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, pour voyageurs et marchandises. Le courrier sera acheminé par le train dès l’édification des gares entre 1901 et 1904. Côté audois cette ligne nécessita l’élévation d’importants ouvrages d’art dont les viaducs de  Lapradelle sur La Boulzane, 190 m de long avec une déclivité de 25 mm par mètre et d’Axat dit de Canals 192 m en granite de Roquefort de Sault ou de Lesquerde. De nombreux tunnels totalisant 1832 m de long. Rivesaltes –  Saint Paul sera desservi depuis Rivesaltes dès le 14/07/1901,  St Paul – Quillan à dater du 25/05/1904. 1894 est fantaisiste, les travaux  durèrent au bas mot jusques en 1897. Un récit de botanistes publié par la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude le met en évidence.

Dès sa mise en service cette ligne va connaître une intense activité soutenue par les mines de fer de Planèzes et limitrophes.


1890 : Achèvement de la route 118 en amont d’Axat. Commencée sous la Restauration, elle succède à une voie romaine qui serait antérieure à Jules César et qui passait plus en hauteur sur la rive gauche de l’Aude. Les liaisons Axat, Sainte Colombe sur Guette, Roquefort, Escouloubre, Le Bousquet ont été ouvertes vers 1855 – 1870.


1891 : Jean Barrère instituteur à Latour de France et membre de la SASL. tente d’introduire la ruche à cadres mobiles, au rendement moyen de 20 kilos soit quatre fois supérieur  au modèle traditionnel, un tronc évidé ou une simple caisse vide. Ce type de ruche moderne ne se généralisera que dans les années 1950. A la charnière de ces siècles la production de miel était excédentaire et vendue en tant que miel de Narbonne à la réputation immémoriale.


1892 : Percement du tunnel de Galamus sur le chemin de grande communication N°7, la route de Saint Paul à Cubières. Depuis l’ermitage n’est plus un bout du monde, un désert érémitique. A la fin du XIXe tracé des routes entre les villages du Fenouillèdes, accessibles aux charrettes et aux diligences. Jusques là seuls les chemins muletiers et les traverses permettaient de se déplacer, il fut fait appel à la main d’oeuvre des localités desservies pour l’édification des ouvrages d’art.  A peu près à cette date un aïeul en charge de l’élévation des murs, percevait 2 francs par jour.

Evènement retentissant :

Stimulé par le précédent des Trois Quilles en 1891, Louis Abram né à Saint Paul le 26.09.1860 éclaire son village natal à partir de l’énergie hydro – électrique, puis en 1900 Paziols et Tautavel, Ansignan en 1903. Son usine fut construite contre l’aqueduc.

La Cerdagne accédera à ce progrès seulement en 1909, mais avant les communes de la plaine. Grace à la surproduction du barrage des Bouillouses initialement destinée à alimenter la ligne du train jaune en électricité et aux amitiés d’un candidat à la députation, le conseiller d’arrondissement Emmanuel Brousse.

Le 09 / 11 Un des trois plus forts abats d’eau de ce siècle, 229 mm à Vira, 180 mm à Sournia, 206 mm à Comes, 318 mm à St Marsal.. A la clue de la Fou, l’Agly est monté à 8 8 m.

Atlas des Zones Inondables – Bassin Versant de l’Agly, cartographies de vôtre village sous les crues phénoménales de 1842, 1887, 1892, 1940…

pluiesextremes.meteo.fr

1897 : Le moulin de Latour de France est reconverti en usine hydro – électrique.


31/08/1898 : Caudiès de Saint Paul devient Caudiès de Fenouillèdes par décret de Felix Faure. Pour le démarquer de son homonyme du Haut Conflent.


1899 : Pierre Vidal 1848 – 1929, bibliothécaire de l’université de Perpignan, Chevalier de la Légion d’Honneur en 1928, publie son guide des Pyrénées Orientales. Ce Saint  Paulais auteur de plusieurs ouvrages est connu dans le pays pour avoir été plagié à outrance.


  • L’éradication des loups en Fenouillèdes est généralement datée de 1870. Cependant un natif de Prats en 1885, racontait avoir été bercé dans son enfance par le hurlement de ces carnassiers qui venaient roder au cimetière.

Du XXe siècle à nos jours

  • Au début du XXe forte immigration, en majorité des catalans du sud, 41 624 personnes dans un département de 212 000 habitants, s’ajoutant aux Carlistes ” Les Trabucaîres ” et c’est pas fini…. La suite en 1939.
  • Dans le même temps de nouveaux moyens de transport sifflent la fin de la radellerie.
  • Depuis les années 1820 jusqu’à la décennie 40 : Essor de l’industrie chapelière qui à ses heures de gloire, entre les deux guerres mondiales, concerna près de 3000 salariés. Essentiellement établie à Quillan avec la manufacture Bourrel exportatrice dans le monde entier. Cette activité a été initiée à leur retour au pays vers 1804 par des prisonniers formés en Pologne.

25/12/1900 : Et la lumière fut à Axat. Fin 1900 à Gincla aussi grâce à une turbine alimentée par une chute d’eau et à Mr Vuillier le maire. Dés 1901 Joachim Estrade avec son usine hydroélectrique au débouché des gorges de Saint Georges (20.000V en triphasé), fournit la fée électricité à tout le Fenouillèdes puis à Perpignan. Voir en 1892. Et les cassagnols alors?


1903 : En juillet création du service téléphonique. Des cabines sont installées dans les bureaux de poste, à Caudiès, Maury. A Sournia en janvier suivant.


06/12/1905 : Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat.


1906 : Les catholiques refusent les inventaires consécutifs à la séparation de l’Église de l’État.


1907 :  Révolte des vignerons.

11/06/1907:  Avis favorable de l’académie de Médecine autorisant l’usage des eaux de la Fou.


1910 : Construction en pierre de taille de la cave coopérative de Maury. Issue du regroupement des 132 plus petits vignerons Maurynats totalisant 7.500 hectolitres sur 340 hectares. Ce fut une des premières du département, à la sortie côté Saint Paul à main droite. Vers 1920 deux caves particulières vont s’ajouter. Celle des établissements Violet pour l’élaboration du Byrrh. Puis la Maurynate au croisement de la route de Cucugnan avec la nationale 117, chais de M Antérieu négociant Sétois.


1913 / 2001 Charles Trenet : Il est d’abord le petit fils de Claudius Trenet,  lyonnais venu s’installer à Perpignan en tant que architecte de la Banque de France . Claudius épousera Célestine Pélissier fille de Victor instituteur de Latour de France.


18 / 08 / 1914  Bataille de Loudrefing en Moselle :  Pierre Lamolle  colonel du 142 ème régiment d’infanterie de Mende, Officier d’une magnifique bravoure... est tué à 58 ans avec 430 de ses hommes. Base Léonore Lamolle Pierre Justin Auguste officier de la Légion d’Honneur. Cette famille de Sournia comptera trios frères et un cousin récipiendaires. Les enfants Raynaud x Lamolle de ce village s’en approcheront.

28/12/1914 : Arrêté du…faisant à titre posthume Chevalier de la Légion d’Honneur  le chef de bataillon Jean-Baptiste Crabié né à Cassagnes le 07/06/1872. cassagnes66.pagesperso-orange.fr


11/06/1916 : Décret du… Antoine Bascou né à Trévillach, Chevalier de la Légion d’Honneur est élevé au grade d’Officier de la Légion d’Honneur.


1927-1935 : Démographie : Voir en 2010.

1927 : Renaissance économique de Gincla. La scierie Vuillier implantée à la Forge Basse s’étant réorientée dans la fabrication de cageots. Plus de 300 personnes y sont employées. Mais en 1935 l’activité fut transférée à Perpignan.


05/1933 : Fermeture de la mine d’oligiste de Lesquerde.


1936 : Prats de Sournia : Pendant plusieurs mois, de juin à octobre sinon prolongé, un des séjours littéraires du romancier catalan Ludovic Massé 1900-1982, sa sœur Denise habitant ce village. Il en émane visages de mon pays, une transcription de scènes de la vie rurale. Sauf rare cas ,Ludovic Massé n’a pas modifié les noms et surnoms. Si bien que les pratéens identifient aisément leurs aînés. Ludovic Massé bien que né à Evol près d’Olette en Conflent, était originaire de Cassagnes par ses grands-parents, il a été publié chez Grasset et nominé au prix Goncourt.

Plusieurs grands personnages de France et d’Espagne du XVIII à nos jours, sont natifs, originaires, liés à ou résidents du Fenouillèdes, en focalisant sur des villages dits perdus, par ignorance bien sûr et qui son Le Vivier, Pézilla, Sournia, Prats, Rabouillet, sans exhaustive :

  • Pierre Marc Antoine de Nègre ou Negri sieur de Laval d’Albe, prêtre, docteur en théologie, fils du bailli du Pays de Sault, curé de Le Vivier où il fut ordonné alors qu’il était encore clerc en 1679. Les de Nègre étaient l’autre grande famille de Niort et du Pays de Sault dès le début du XIVe siècle,  Belcaire- pyrénées.com   N° 298 du sommaire, La seigneurie royale de Nègre en Pays de Sault.
  • Pedro Pablo Abacar de Bolea, Huesca 1719 – Saragosse 1798. Secrétaire d’Etat de Charles IV de Bourbon, président du Conseil de Castille ( 1766 – 1773 ), Ambassadeur en France ( 1773 – 1784 ), ami de Voltaire…. P.P.A. de Boléa, Bournonville, Perapertusa, Comte d’Aranda, baron de Rabouillet, vicomte de Joch….
  • François de Cabarrus conseiller de Charles IV, ministre des finances de son fils Ferdinand VII et de Joseph Bonaparte, lequel fut institué par son frère cadet Napoléon Ier.
  • Charles François Racine 1753 Villequier Aumont, Aisne – 1847. Université de Perpignan, rhétorique et langues anciennes. Marié avec Catherine Soulère de Sournia où son père Bernard exerçait en tant que chirurgien.
  • Le général Bernard François Justin Tisseyre * 1838 – 1937, école militaire de St Cyr.  Campagne et médaille du Mexique, Chevalier de l’Ordre Mexicain de N.D. de Guadalupe, conflit de 1870, médaille du Tonkin. Batailles de la Marne, du chemin des Dames, commandement du 17è corps d’armée. Élevé au grade de Grand officier de la Légion d’Honneur le 17 septembre 1901. Conseiller général du canton de Sournia. Cela nous dirige chez les Sauvy du mas  Richemond à Villeneuve de la Raho et à ses petits – enfants dont le démographe et sociologue Alfred Sauvy avec sa sœur Elisabeth dite Titaÿna grand reporter.

* Prononcer Ticheyre.

Abdon Robert Casso 1912 – 2002, école militaire de St cyr,  grand résistant du maquis de Valmanya,  commandant des sapeurs –  pompiers de Paris de 1967 à 1970. histoireetrando-prats-de-sournia.fr

  • Un archevêque de Westminster , son éminence le cardinal George Haliburton Hume / ” Basil Hume “ de 1976 à 1999, fils de Sir William Errington Hume et de Marie Elisabeth Tisseyre.
  • Patrick de Boissieu, auquel les randonneurs doivent le Tour du Fenouillèdes.
  • Jacques Toubon  ministre de J Chirac à la culture dans le gouvernement de E.  Balladur puis de la justice dans celui de A.  Juppé.
  • Jacques Capela inspecteur au 36 Quai des orfèvres, abattu en 1978 devant l’ambassade d’Irak. Voir à la susdite date.
  • Rolf Genz peintre, sculpteur, céramiste né près de Karlsruhe et exposé dans le monde entier. Petit – fils de Hans Kohlschein lui même peintre de renom.
  • Claude Guillabert 1930 – 2016,  ENA, de Sournia à l’ Hôtel de Matignon avec Raymond Barre, Inspecteur Général des Télécommunications, Chevalier de la Légion d’Honneur*, romancier…
  • Un acteur de Plus belle la vie,  de ceux dès les prémices de cette série en 2004.
  • Pierre Palmade par son arrière – grand – père.
  • Guy Bedos   De Rasiguères d’abord, ensuite ce lien nécessite la correction suivante : La famille Fabresse de Le Vivier 66.

Ceux qui auront lu ce site depuis les pages consacrées aux cathares et histoireetrando-prats-de-sournia.fr auront remarqué d’autres personnalités.

* Introuvable sur la Base Léonore, pareillement concernant Pierre, André, Paul Sacaze 1897 – 1988.

 


 

14/07/1938 :   François Marquet de Rasiguères élevé au grade d’Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur.

27/01 au 10/02 1939 : Retirada :  Mot catalan omniprésent dans les médias de Perpignan désignant l’exode des républicains espagnols. 450.000 réfugiés accueillis* dans un département de 233.000 habitants, énormément  d’entre – eux se fixeront définitivement dans les Pyrénées – Orientales, ainsi en regroupant les trois immigrations sud – nord des Pyrénées du XX ème siècle on compterais désormais 1 habitant de filiation française locale pour 4 ou 5 made in Spain. Ce flux s’est poursuivi jusqu’à une période très récente, pour cause de différences sensibles de développement. Conséquences développées en pages A Propos et Gabachs.

A l’inverse n’oublions pas l’émigration française en nombre considérable relatée à la date 1585.

* Les autorités ayant d’autres priorités, ils seront parqués comme du bétail dans des camps dits officiellement de concentration tels que ceux de Le Barcarès, Argelès, Montazels, Rivesaltes. Ce dernier plus particulièrement sera réactivé quand il s’agira d’envoyer au four  les Juifs de la zone libre. Nonobstant les contraintes de la seconde guerre mondiale, en 1962 après avoir choisi la France plutôt que leur Algérie natale, les Harkis jusques en 1976 n’y seront pas mieux honorés.

03/09/1939 : L’Angleterre suivie de la France déclare la guerre à l’Allemagne. Les atrocités et les règlements de compte que ” permet ” le conflit vont s’abattre partout en Fenouillèdes, par exemple torturer à mort tel percepteur au vu de ses enfants en bas âge, pour se venger d’un redressement. La population est divisée entre ceux qui ouvertement ou silencieusement sont persuadés d’une part que Pétain et la Milice sont à soutenir, de l’autre ceux plutôt tournés vers les mouvements de la Résistance. Un sujet encore trop brûlant pour pouvoir être approfondi.

  • En juin 1940 exode des populations du nord de la France et des Belges. Des milliers de réfugiés fuyant la progression des Allemands, sont accueillis dans nos villages sur décision préfectorale. Généralement de la mi mai au début septembre. Certains sont restés jusqu’à la fin de la guerre. De quoi sceller quelques mariages, mais hélas de pair avec un exode des nôtres, celui là définitif, vers des cieux moins cléments. ( histoireetrando-prats-de-sournia.fr)
  • Le 18  le général De Gaulle à la tête des Forces Françaises Libres lance l’appel de Londres.
  • Le 22 Pétain signe l’armistice avec l’Allemagne et l’Italie. Condensé du Larousse à Vichy  :  … Il instaura sous l’emblème de la francisque, un régime autoritaire, corporatiste, antisémite et anticommuniste… collaboration avec l’Allemagne…
  • De juillet à octobre, un bataillon de tirailleurs sénégalais est stationné à St Paul. Dés mai à Maury, après avoir servi dans les différents camps de républicains espagnols. La revue Fenouillèdes n°34 propose une étude circonstanciée de ces faits trop occultés.

18/04/1939 : Le trafic voyageurs cesse sur la ligne ferroviaire Quillan – Rivesaltes.


16 et 17/10/1940 : Aigat du… Cataclysme pluviométrique  sur tout le département 66 et les Corbières, son occurrence est estimée de 250 ans. D’après Pierre Miquel en 2001 dans “Pluviométrie du 16 au 20 octobre 1940” le Fenouillèdes n’aurait pas reçu plus de 500 mm sur l’axe Pech de Bugarach – Montfort et 250 mm plus à l’Est.

Quelques chiffres qui dépassent l’entendement :

– Plus de 1000 mm en 3 ou 4 jours sur le Canigou, au refuge des Cortalets, altitude 2150 m.

– 840 mm en 24 h à La Llau, commune de Le Tech, route départementale 74, altitude 892 m *.

– 1000 à 1500 mm en 5 jours au sud d’un triangle Costabonne, Canigou, Céret. Alors que les sommets des Pyrénées Catalanes atteignent rarement 1 m à 1, 50m de précipitations annuelles. Projet de PPR naturels prévisibles de St Paul de Fenouillet où la hauteur d’eau à la clue de la Fou monta à 11 m avec un débit jusqu’à 660 m3/s.

La présence des réfugiés espagnols fut une opportunité, en permettant de disposer de suffisamment de bras pour la remise en état des infrastructures.

– La moyenne annuelle sur 30 ans ( 1977 à 2007 )  est de 572 mm à Perpignan. Comptez grosso modo 100 mm de moins sur le littoral nord Roussillon, autour de 620 mm à Latour de France,  750 mm à Sournia ( Emberger )** , 920 mm en moyenne annuelle à Boucheville. Mais Gaussen en 1970 propose une fourchette issue d’une synthèse de 42 ans allant de 300 mm à 2000 mm et plus sur 12 mois. Les Pyrénées Orientales sont coutumières d’épisodes pluviométriques qui seraient qualifiés hors norme dans d’autres régions, c’est à dire plusieurs centaines de millimètres en 24 h – 72 h,  1965,  1970, 1986, 1992,  1999, avoisinant 300 mm à Perpignan sur 6 jours en novembre 2014. D’autres dates pourraient s’ajouter dans ce demi siècle.  Voir ci – dessous en 1994. On l’aura compris cette contradiction avec les susdites moyennes annuelles sous entend des séquences au déficit hydrique diamétralement opposé, à l’image de 2007 – 2008 quand les camions citerne ravitaillaient en eau tant de villages. Les sols n’avaient reçu que 470 mm en 18 mois à Perpignan ( Relevés de l’auteur ), le seuil de désertification étant établi à 300 mm par an, d’ailleurs les stigmates sont toujours visibles à Sournia où les yeuses ont  été décimés à perte de vue.

– Moyennes annuelles des précipitations entre 1981 et 2010 : 800 à 900 mm sur les bords de l’Aude en amont d’Axat,  900 à 1000 mm sur le bassin de la Boulzane,  1000 mm sur les Fanges,   1100 à 1200 mm sur le Madres. Source Météo France Aurelhy

 

* Ce qui constitue un record européen, chose paradoxale, détenu par le département le plus aride de France avec les environs de Cassis .

** 764 mm en moyenne annuelle de 1965 à 1996 à Sournia.

Atlas des Zones Inondables – Bassin Versant de l’Agly : Cartographies de vôtre village sous les crues mémorables de 1842, 1887, 1892, 1940… Accès au suivant.

Rapport azi agly   ( Atlas des Zones Inondables )

pluiesextremes.meteo.fr


1940-1941 : Les caves Violet & Anterieu de Maury deviennent coopératives.


14/01/1941 : Premiers internements au camp de Rivesaltes.


11/11/1942 : Rébellion de De Lattre de Tassigny. La Werhmacht vient de pénétrer dans la zone libre. Les panzers ont quitté Toulouse à destination de Perpignan par la N.117, dans la probabilité d’un débarquement des alliés en Roussillon. Le général Jean De Lattre basé à Montpellier, décide d’établir son poste de commandement à Saint Paul de Fenouillet. Mais ses troupes en mouvement pour le Fenouillèdes  sont empêchées par les barrages de la gendarmerie. De Lattre ne pourra avancer au delà de Cucugnan par défaut de coordination entre ses officiers de liaison.

L’alimentation est rationnée ainsi que l’essence d’ou de graves difficultés pour se nourrir, la délation se banalise.


06/06/1944 : Débarquement de Normandie.

11/08/1944 Le maquis Jean – Robert et Faîta : Du nom de deux Résistants torturés à mort l’année précédente dans le Gard. Largage de 15 parachutistes américains sous les ordres du lieutenant Paul Swank sur le maquis de Salvezines tenu par l’Armée Secrète, branche armée des MUR. Qui fut ainsi la première commune libérée du département de L’Aude. Quatre parachutages d’armes destinées aux Pyrénées Orientales eurent lieu sur le terrain Ouvrage (nom de code) de Salvezines entre juin et le 15 aout 1944.

Le maquis de Rabouillet était également aux mains de l’A.S, dirigée pour les P.O par Camille Fourquet et Louis Auriol sur la haute vallée de l’Agly. Camille Fourquet était aussi à la tête du MLN départemental. Joseph Calvet saint paulais comme le précédent était le chef du MLN Fenouillèdes et préalablement dirigeant de Libération en Fenouillàdes. Un des principaux mouvements de Résistance non communiste avec Combat et Franc tireur. Le MUR était issu de leur fusion du 15 février 1943 puis le MLN en décembre suivant.

MUR : Mouvement unis de résistance.

15/08/1944 : 250 000 hommes de l’armée française d’Afrique et subsaharienne sous le commandement de De Lattre débarquent à Sainte Maxime, plus généralement de Port Cros à Saint Raphaël, en direction de la Bourgogne ( Contact avec ceux de Normandie ), de Strasbourg et outre Rhin.

18/08/1944 : Pierre Lauret né à Rabouillet en 1913, membre de l’Armée Secrète – maquis de Sournia est abattu au cours des combats de la libération de Perpignan. Une plaque honore sa mémoire sur l’une des passerelles piétons du quai Batllo.

Maquis de Rabouillet, maitron-fusilles 40-44

20/08/1944 : Libération des P-O. Changement d’affectation du camp de Rivesaltes où ceux de la Milice ( Miliciens favorables au maréchal Pétain et collaborant avec la Gestapo ) sont pris en charge par le comité d’épuration des FFI, ils en seront marqués à vie…Des Allemands y seront retenus, 449 d’entre eux y périront d’une épidémie,  beaucoup seront affectés aux mines du Conflent ou comme main d’oeuvre agricole jusqu’à leur retour au pays en 1948. Environ 10 000 prisonniers de guerre seront passés par ce camp.

FFI : Forces Françaises de l’Intérieur, regroupement de la Résistance en 1944.

1944-1958 : IVe république


1952 : Trois ans après la disparition de Jean Bourrel et de sa manufacture de chapeaux de la marque Tibet,  le Formica français est produit à Quillan dans les mêmes locaux. L’usine atteindra plus de mille employés à la veille du choc pétrolier de 1973, pour une population quillanaise inférieure à 5000 habitants.

Formica : De l’anglais for mica , mobilier en panneaux composés d’un assemblage de feuilles de papier kraft imprégnées de résine phénolique et habillés d’un papier décoratif, très en vogue dans les années yé-yé jusqu’à en devenir un des symboles de cette décennie.


11/11/1952 : François Fabre né à Caudiès de Fenouillédes le 21/09/1897 y reçoit la cravate de Commandeur de la Légion d’Honneur. Cette prestigieuse distinction accompagne celles que lui valurent ses actes de bravoure au combat, médaille militaire, croix de guerre avec palme à deux étoiles. Fils de paysan il s’illustra dans la Résistance héraultaise, professeur à la faculté de médecine de Montpellier, auteur d’une somme de recherches historiques consacrées au Fenouillèdes…


1956 : De l’uranium est découvert dans le périmètre Montalba – Tarerach – Trevillach. Un permis de recherche sera attribué à la société Minatome par décret du 18/11/1980.


19/03/1962 : Accords d’Evian, indépendance de l’Algérie.


1971  Arago 21: 8 ans de fouilles dans la Caune de l’Arago à Tautavel récompensés par la découverte du crâne du plus ancien européen à cette date. Quand à ce sujet plus d’infos. en pages paléolithique. Arago 21 pour 21 ème reste d’hominidé extrait de cette cavité.


1972 : Les vignerons de Maury naissent de la fusion des trois caves coopératives.


1975 : Sournia ne compte plus que 296 habitants. Ils étaient près d’un millier dans la première moitié des années 1800. Une des pires variations négatives au niveau national en un siècle. Depuis sous l’égide de Paul Blanc, la courbe démographique s’est redressée à Sournia, des lotissements en témoignent. Pareillement à Centernach, Trévillach et prochainement à Prats de Sournia. Des villages au bord de l’extinction ont bénéficié d’élus particulièrement compétents dès la décennie 1970-80. Globalement  le solde migratoire est positif, + 1,42 % entre les années 1999 – 2009, au point d’être quelquefois supérieur à celui de la région.

Sur l’ensemble  canton Audois compris, l’exode rural s’exprime par des chiffres effarants :

– 1840 : 16.900 habitants,

– 2000 : 8.200 habitants dont guère plus de 6.600 côté Pyrénées Orientales.

Seul Axat à vu sa population augmenter sur cette période. Lansac aussi, mais moins significativement. Campoussy, Felluns… De façon plus récente. Une étude préalable au projet de P N R infirme la situation de Axat entre 1999 et 2009.


28/07/1976 :  1500 ha partent en fumée sur les hauteurs de Sournia, incendie involontairement déclenché par un berger qui faisait griller sa saucisse.


31/07/1978 Ambassade d’Irak à Paris : Assassinat de Jacques Capela *. Cet  inspecteur au 36 Quai des Orfèvres était originaire de Prats de Sournia,histoireetrando-prats-de-sournia.fr page 6.

* policehommage.blogspot.fr/1978/07/jacques-capela-prefecture-de-police

facebook.com/pages/Prise-dotages-à-lambassade-dirak-à-Paris


02/04/1979 : Directive Oiseaux 79/409/CEE du… L’Union Européenne organise un réseau de sites Natura 2000 ou Sites d’Importance Communautaire dédiés à la protection d’espèces en danger. Le Fenouillèdes comprend plusieurs sites Natura 2000 et accueille deux SIC chacun relatif aux chiroptères, Montalba le Château et Prats de Sournia.  La directive oiseaux  sera complétée le 21/05/1992  par celle dite Habitats – Faune – Flore.  33 Zones Naturelles d’intérêt Écologique Faunistique et Floristique émaillent  le territoire du Fenouillèdes, autant d’espaces riches d’endémiques, de plantes rares et d’animaux tels que le desman ou l’euprocte. Voir au 07/11/2013.


18/09/1978  Montalba le Château : 1800 ha détruits par le feu. Ces deux sinistres demeurent les plus importants du Fenouillèdes hormis celui de Tarérach à sa périphérie lequel en août 2005 a couvert 1970 ha.


1980 : Les deux tiers de la production française de feldspath soit 150 000 T./an sont extraits en Fenouillèdes par des sociétés du groupe multinational Imérys,  180 000 T. en 2010. Le gisement s’étend de Salvezines à Lansac dont Fosse, St Martin de Fenouillet, Ansignan, Lesquerde… La roche est traitée à Caudiès, Saint Martin Lys,  Saint Paul de Fenouillet, ses usages sont multiples dans le bâtiment, la fabrication de céramiques, l’aérospatiale. Mais dès 2009 la production s’étant réorientée vers les pays émergents un processus de licenciements est en cours.


1983 : Une équipe d’archéologues dirigée par Françoise Claustre découvre une salle sépulcrale du néolithique dans une grotte bergerie à Belesta de la Frontière. La richesse exceptionnelle du matériel archéologique entraînera la réhabilitation du château du XIVe siècle et sa reconversion en musée. Voir à – 4000.


09/09/1983 : Un nouveau rallye automobile dans le pays, celui du Fenouillèdes organisé par l’Association Sportive de l’Automobile Club 66 en succédant à la course de côte du col de St Louis à Galamus. Edition 2016 les 19 et 20 novembre, tous renseignements utiles aux spectateurs sur ASAC 66.


1984 Sembres : Carottages d’Elf Aquitaine, recherche d’or et de tungstène. Après analyse de la couche de sédiments accumulée à l’entrée de la mine, le responsable du chantier fut frappé par l’antiquité de cette exploitation aurifère, ainsi attribuée à l’époque romaine.

Cela étant et des siècles plus tard, les templiers eurent un poste à quelques pas. De là à dire qu’ils ont du s’y intéresser de très près… Pourquoi cette interrogation ?Cet ordre de moines soldats était excessivement discret concernant de telles affaires. Entre Coustaussa et Rennes les Bains, à Blanchefort autre minier aurifère datant des Gallos-Romains, les Templiers employaient de la main d’oeuvre issue d’outre Rhin, afin de parer à toute communication avec les communautés alentours. Des archives de 1156 l’attestent.


1985 : Création du Sentier Cathare, une liaison Port La  Nouvelle – Foix sur 220 km en 12 étapes sportives par les châteaux de Aguilar, Padern, Quéribus, Cucugnan,  Peyrepertuse…Au Col de Brézou un choix cornélien s’impose, avec au sud la variante Pyrénées GR 36 – 7A / Tour de Pays du Fenouillèdes à destination des gorges de Galamus,  Fenouillet avec comme vers Padern une concentration de sites historiques et naturels à voir,   Puilaurens, Axat… Sinon optez pour la variante Nord GR 36 – 7, le mythique Pech de Bugarach, Quillan et rejoindre les deux tracés à Puivert. Sentier Cathare une appellation commercialement juteuse mais s’agissant de randonnée Sentier des Citadelles du Vertige serait plus révélateur du niveau technique. Parcours labellisé Grande Randonnée en février 2014.


1989  Caramany : Les fouilles préalables à l’édification du barrage sur l’Agly mettent au jour au Camp del Ginèbre une nécropole d’incinération remontant à 6000 ans. Liens sur l’article  Du Néolithique aux Romains.


1992 Sournia et Prats : Câblés, pour la première fois en France en milieu rural. Les téléspectateurs peuvent recevoir en plus Eurosport, Planète, Paris première et TMC , cela dès 1992, depuis le choix s’est considérablement élargi. Mais les communes concernées doivent supporter une charge financière très lourde en rapport à leur modeste budget et sans aucune compensation demandée à l’usager. On remarquera que comme lors de la venue de la fée électricité et de la création des routes, des localités du Fenouillèdes sont pionnières, cette fois en matière  de vidéo communication. Cerise sur le gâteau cette innovation se double de l’enfouissement des réseaux aériens.

26 / 09 / 1992 : Considérant un risque de retour supérieur à 70 ans, un des principaux événements pluviométriques de ces dernières décennies affectant principalement  la Désix ( 146 mm à Sournia ) et la Boulzane ( +/- 200 mm sur ses hauteurs ) inondant Caudiès, le débit de cette dernière approchant les 400 m3/s, à la clue de la Fou le niveau d’eau arriva à une hauteur de 7 m. dont 5 m. pris en une heure. Pic à 1400 m3/s à la station du Mas de Jau.


1994 – Inauguration et mise en eau  du barrage de Caramany. D’une capacité de 27 millions de m3, sa fonction est plurielle : Écrêtement des crues, maintien d’un débit d’étiage et de ce fait, recharge de l’aquifère du karst des Corbières et du multicouches du pliocène, stockage irrigation, alimentation en eau potable. Lors  de la crue du 30 novembre 2014, jusqu’à 7.15m à Rivesaltes sa retenue s’est remplie en moins de 48 heures et il a fallu procéder à un délestage toutes affaires cessantes. Quels auraient été les dégâts en aval de Rivesaltes sans ce réservoir… C’est sûr il sert à quelque chose*  Jusqu’au 28  le lit de l’Agly était à l’état de mares entre Estagel et Espira. Pour en savoir plus :  paridulac puis cliquez en page d’accueil sur le médaillon intitulé Flash info Agly, voir aussi à la date 1940 ci – dessus.

Du 01/04 au 31/05 il est progressivement porté à sa capacité maximale. Puis de juin à septembre il est progressivement limité à 19,5 millions de M3 et maintenu ainsi du 01/10 au 31/03. Les crues les plus dévastatrices se produisant généralement en automne.

 

* La presse à penchant sensationnel et les ignorants du Rivesaltais  –  Salanque,  qui ne sont plus inondés jusqu’au premier étage, le désignent : Le barrage qui ne sert à rien !

Un autorail touristique, le Train du Pays Cathare et du Fenouilledes* alias Le Train Rouge dès le début des années 2010, égaye la vallée de Rivesaltes à St Martin Lys, autour de soixante kilomètres d’un intérêt architectural et paysager qui n’a rien à envier à celui offert en vadrouillant sur la départementale 117, lui même alléchant. Perspectives inoubliables notamment sur sur la citadelle du vertige ou château cathare de Puilaurens dressé sur son pyramidium géologique à vous en rompre les cervicales ! Il vous toise d’une verticale avoisinant trois cent mètres.  L’ensemble majestueux, évoque d’emblée quelque scène classique de B.D. d’outre Atlantique mais fort heureusement sans route en ellipse. Le Picasso prendra son essor à partir de l’été 2002. Voir en 1886 pour un aperçu des ouvrages d’art. * Du nom de l’association gestionnaire.


07/11/1994 : Le Fenouillèdes audois se mutualise dans la communauté de communes du canton d’Axat.


18/02/1996 : Réveil  brutal à 2 h 45 partout en Fenouillèdes. Voir article Géologie.


01/01/1997 : St Paul de Fenouillet, St Martin, St Arnac et Maury se regroupent au sein d’une communauté de communes baptisée Agly – Fenouillèdes, progressivement élargie jusqu’à fédérer 22 villages soit 6312 habitants au 1er janvier 2014, en ajoutant Prats à cette énumération.

Montalba en 2002, Belesta en 2008 voulant gagner en cohérence territoriale, ont  mutualisé leurs ressources auprès de  la C.C. du Roussillon – Conflent, tandis que en dépit de leur situation géographique et historique Campoussy,  Sournia et Trevillach se sont rapprochés avec la C.C. du Conflent – Canigó.


09 / 1999 : Constitution de l’Association du Pays de l’Agly ou Pays de la Vallée de l’Agly qui unit 46 communes* et 49 735 habitants. Cette entité assure la valorisation du territoire en matière de services, environnement, tourisme, agriculture…Elle est aussi active pour le montage de projets des acteurs locaux du développement socio – économique.

* Fenouillèdes 66 avec Arboussols et Tarerach, du Rivesaltais à Le Barcarés par la Corbière “Catalane “, réduite à 35 dans un deuxième temps soit 38 977 habitants.

 

13 / 11 / 1999 : De ces inondations qui restent gravées dans les mémoires.  En ponctuation de cinq années de sécheresse, l’Agly roule 145 m3/s à la clue de la Fou, 2000 m3/s au Mas de Jau, 2110 m3 / s* à Rivesaltes, , la crue étant écrêtée par le barrage de Caramany. Le débit centennal est  convenu de 2500 m3/s*. Les bassins du Maury, Verdouble ont été les plus arrosés avec l’aval de Planèzes.

* Estimations.


2002 : 30 000 tonnes de Gypse sont extraits de la mine de Lesquerde par la société Bournet, source DREAL.


16/04/2004 : Le glas sonne à Quillan, Formica cesse sa production de panneaux de stratifié et 149 salariés sont licenciés. Seule est maintenue l’unité de fabrication de tôles de pressage, elle approvisionne les usines du groupe Flecther- Formica.


2005 : Élévation d’une éolienne dans la carrière de feldspath Denain Anzin à Saint Arnac. Le surplus d’énergie produit profite à ce village, à Lansac et Lesquerde.

12/06/2005 Prats de Sournia :  70 habitants, organise son 1er marché fermier. Doublé d’un vide grenier avec concert en l’église, expositions, banda, randonnées thématiques, animations pour enfants… Des milliers de curieux viendront découvrir ce village et l’événement fera école dans la contrée. Le comité d’animation a à son palmarès diverses manifestations culturelles et sportives dont le succès fait la particularité de ce coin du Haut –  Fenouillèdes.


2006  Bélesta de la Frontière : Le déterminant différenciateur de ses homonymes est en allusion à sa situation sur la frontière face à l’Aragon jusques en 1258.  La cave coopérative de ce petit village perché sur une hauteur dominant la vallée de La Têt est en passe d’être reconvertie en un hôtel – restaurant de luxe Le Riberach****.  Voir à la date 2015.


2007 : La TNT atteint le Fenolhedés, en commençant par Fosse.

En semaine 12, premier arrêté préfectoral de restrictions de l’usage de l’eau sur tout le département, hors la Cerdagne


Novembre 2008 : Parc Naturel Corbières –  Fenouillèdes, 82 communes aux 2/3 audoises initient auprès de la Région un projet fédérant les villages des Corbières, Fenouillèdes et Haute vallée de l ‘Aude soit 1261 Km2 . Avis favorable rendu en novembre 2011. Au 13/05/2014  le territoire retenu englobe 96 communes de Quillan à Opoul, et de Lagrasse à Campoussy, constituant ainsi une entité homogène avec les parcs dits de la Narbonnaise et des Pyrénées catalanes.

Ce futur PNR se démarque en primo par une richesse floristique rare en France métropolitaine, près de 2000 espèces et sous – espèces y sont répertoriées ( Année 2015 ). Il est à présumer que chaque commune jusqu’à la moins étendue, héberge son lot de genres à protéger ( Endémiques, patrimoniales, déterminantes … ) Les similitudes géographiques et climatiques avec les départements suivants  vous en révèlent le pourquoi, à cela il faut ajouter les apports de l’influence océanique. A titre de comparaison celui des Alpes – Maritimes est sur le haut du podium avec 3533 espèces suivi des Pyrénées – Orientales avec 3357 puis L’Aude qui en compte 3280. Secundo l’avifaune dont les rapaces et les passereaux, l’Homme de Tautavel et les gisements de dinosaures, la géologie…

De quoi s’étonner que cette démarche PNR ne fut pas entreprise il y a longtemps ?

audeclaire.org Atlas de la Flore Patrimoniale de l’Aude. +  la SESA + le CBNmed.


24/01/2009 : Ouragan Klaus. La façade maritime des Pyrénées est connue pour ses phénomènes naturels extrêmes. Mais il manquait un cyclone. Voilà qui est fait. Voir photos et note.

02/06/2009 : Parallèlement à la volonté locale de ne pas transposer sur son territoire communautaire le mitage éolien audois, arrêté préfectoral portant création d’une zone de développement éolien de 2031 ha avec extension en 2012 sur les communes de Caudiès, Saint Paul, Prugnanes, Lesquerde et Lansac. Les ZDE sont créées par arrêté préfectoral à la demande des communes ou des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale, alias les communautés de communes en langage clair. Ces deux parcs éoliens de Prugnanes et Lesquerde sortiront de terre en 2017.


2010 : Situation démographique du canton de Sournia :

1002 habitants soit environ 6 h/km². Pour les neuf villages suivants et selon l’Almanach de la Poste.

– Campoussy :           41 habitants

– Feilluns :                59 habitants

– Pezilla de Conflent : 52 habitants

– Prats :                   71 habitants

– Rabouillet :           105 habitants

– Sournia :              419 habitants  –  INSEE 2011 sur wikipédia :  491 habitants.

– Trevillach :           111 habitants

– Trilla :                   60 habitants

– Le Vivier :              84 habitants

Ces chiffres extraits de l’Almanach de la Poste et inférieurs aux grilles wikipédia, confirment ceux de 1975, la population de Rabouillet, Sournia et Trevillach est en nette augmentation.  Celle des autres villages est au pire stable.

Prats à dater de 1693. Utile pour transposer à votre village.

Détail du canton d’Axat,

– Artigues : 91 habitants

– Axat : 712 habitants

– Counozouls : 46 habitants

– Gincla : 45 habitants

– Puilaurens avec Lapradelle : 259 habitants

– Montfort sur Boulzane : 104 habitants

– Salvezines Le Caunil : 99 habitants

– Ste Colombe sur Guette : 47 habitants

– St Martin Lys : 51 habitants

Évolution démographique depuis 1841 :

Canton Audois d’Axat :

– 1841 –

– 1935 –

– 1999 –

– 2010 –

Habitants :

3927

2647

1464

1409

Liste des communes :

Artigues ; Axat ; Counozouls ; Lapradelle – Puilaurens ; Gincla; Montfort sur Boulzane ; Salvezines le Caunil ; Ste Colombe sur Guette ; St Martin Lys.

Canton de La Tour de France plus Montalba le Château :

– 1846 –

– 1927 –

– 1999 –

– 2010 –

Habitants :

3009 + 418 = 3427

2987 + 260 = 3247

1807 + 120 = 1927

1987 + 142 = 2129

Liste des communes :

Belesta ; Caramany ; Cassagnes ; Lansac ; La Tour de France ; Planèzes ; Rasiguères.

Montalba le Château est hors canton mais appartient au Fenouillèdes historique.

Canton de St Paul de Fenouillet :

– 1846 –

– 1927 –

– 1999 –

– 2010 –

Habitants :

6082

5704

3979

4215

Liste des communes :

Ansignan ; Caudiès de Fenouillèdes ; Fenouillet ; Fosse ; Lesquerde ; Maury ; Prugnanes ; St Arnac ; St Martin de Fenouillet ; St Paul de Fenouillet; Vira.

Canton de Sournia :

– 1846 –

– 1927 –

– 1999 –

– 2010 –

Habitants :

3464

1700

866

1002

Liste des communes :

Campoussy ; Feilluns ; Pezilla de Conflent ; Prats de Sournia ; Rabouillet ; Sournia ; Trevillach ; Trilla, Le Vivier.

Démographie de votre village depuis 1793 : Tapez cassini EHESS + le nom de la localité recherchée.

Antérieurement à 1793 : Wikipédia.org + le nom du village.

Trilla 1927 : Population approximative issue d’une synthèse entre les deux recensements les plus proches, majorée à la décimale supérieure.

Pour en savoir plus sur chaque village :

  • la revue Fenouillèdes vous est recommandée.  Moins 51% de population entre 1841 et 1999, – 78 à – 93% sur une douzaine de villages, G. Normand Fenouillèdes 9.
  • Etudes préalables au projet de Parc Naturel Régional Corbières – Fenouillèdes.

Génocide culturel :

Il ne faut pas occulter les milliers d’actifs, retraités qui depuis le XIXe siècle, ont essaimé dans la vallée de l’Aude notamment à Quillan. Ou mis le cap au sud, en Conflent et Roussillon, sans pour autant dénier leurs racines. Inversement à une contre vérité manifestement entretenue, ils sont très nombreux sur Perpignan, alias La Catalane*. Comble du paradoxe ces Occitans sont culturellement omis par les élus, la presse locale. Voir à Gabachs et les pages A – Propos.

* Ce qualificatif ressemble à une révérence des politiques envers une force électorale majeure. 


27/07/2010 : La SNCF venant de se désister du transport de feldspath sur la ligne St Paul de Fenouillet à Rivesaltes, la SARL Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes saisit cette opportunité en devenant Opérateur de Fret de Proximité.

12/10/2010 Sournia : 250 mm de pluie cumulés en 48 heures.


25/06/2011 : Jean Pierre Bosch né à Rasiguères en 1929 élevé au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur.


26/11/2011 : La 29 ème édition du rallye du Fenouillèdes passe… en première division nationale.


17/11/ 2012 : Inauguration de la première maison de santé des Pyrénées Orientales à Saint Paul de Fenouillet. Ce type d’établissement regroupe un large panel de praticiens. Celle de Axat –  Donezan suivra en janvier 2013. Latour de France ouvrira la sienne à la rentrée 2015.


07/11/2013 : Journal officiel de l’union européenne du… Classement en Site d’Intérêt Communautaire des habitats à chiroptères des Pyrénées Orientales totalisant 2316 ha en regroupant les gîtes de Fuilla, Nyer, Ria – Sirach, Rodes et pour le Fenouillèdes ceux de Montalba le Château et de Prats de Sournia. Ces  derniers d’intérêt national s’agissant de la reproduction des espèces suivantes dans chacune des trois cavités, soit respectivement une mine désaffectée et deux grottes au voisinage de la Désix :

  • Murin de Capaccini
  • Grand et petit murin
  • Minioptère de Schreibers
  • Rhinolophe euryale
  • Grand et petit rhinolophe.

11/08/2013 : Disparition de Marius Beaux. Né le 21/01/1922 à Saint Paul de Fenouillet, Officier de la Légion d’Honneur son nom est à jamais indissociable du maquis du Conflent – réseau Ste Jeanne, de Valmanya à Buckenwald d’où il fut libéré par les Soviétiques en 1945.

http://www.ville-vinca.fr/index.php/conseil-municipal/discours/261-commemoration-du-8-mai-1945


01/01/2014 : Dissolution de la communauté de communes du canton d’Axat laquelle s’intègre dans une structure couvrant un vaste périmètre dénommée C.C. des Pyrénées audoises. Cette réorganisation administrative concernant autant le Fenouillèdes 66 est en prélude à la prochaine réforme des cantons. Une véritable Révolution puisqu’ils datent de 1790.


01/ 03 /2014 : Publication au journal officiel de la nouvelle carte cantonale, les trois du Fenouillèdes deviennent le canton No 15 dit Vallée de l’Agly. . Ce nouveau redécoupage centralisé sur Rivesaltes est un retour à une entité culturelle, historique et géographique harmonieuse, en s’en tenant a l’aspect positif; Ceux des ” écarts ”  tels que Campoussy ou Vira auront- ils la même analyse ? Ce regroupement va jusqu’à réunir : Ansignan, Arboussols, Bélesta, Campoussy, Caramany, Cases-de-Pène, Cassagnes, Caudiès-de-Fenouillèdes, Espira-de-l’Agly, Estagel, Felluns, Fenouillet, Fosse, Lansac, Latour-de-France, Lesquerde, Maury, Montner, Opoul-Périllos, Pézilla-de-Conflent, Planèzes, Prats-de-Sournia, Prugnanes, Rabouillet, Rasiguères, Rivesaltes, Saint-Arnac, Saint-Martin, Saint-Paul-de-Fenouillet, Salses-le-Château, Sournia, Tarerach, Tautavel, Trévillach, Trilla, Vingrau, Vira, Le Vivier.

Le Vivier : Le hêtre géant du Bosc d’en Baillette dit Le Fajas classé arbre remarquable.


29/11/2014  Déluge sur le Fenouillèdes : Il serait tombé 420 mm de pluie sur ses hauteurs en 48 heures, la presse s’est attardée à Rasiguères… Il y avait de quoi, mais c’est tout le bassin de la Matassa et celui de la Désix qui ont été durement impactés. Aperçus du réseau routier, les éboulements , les défoncements de rues sont innombrables sur un axe Vira – Rasiguères. Il faut remonter à des décennies pour des ravages comparables, des routes ont été fermées à la circulation St Paul – Ansignan, Lesquerde – Maury, Pézilla – Ansignan, Lansac – Tournefort… Impliquant des mois de travaux publics. 15 communes à l’Est d’un axe Caudiès – Sournia ont été reconnues en état de catastrophe naturelle.  Votre rédacteur installé par précaution à 15 ou 18 m au dessus de l’Agly à 500 m de distance sur une terrasse non inondée en 1940  est des 3000 riverains évacués* par décision préfectorale, la rivière avait pris et dépassé 7 m en moins de 48 h.

Rapport AZI Agly ( Atlas des Zones Inondables ) 2008.

* Vers un lieu de regroupement légèrement plus bas que son domicile! Voir en 1994.

 

Recensement de la population municipale de 2014.

Chiffres INSEE, période 2010 – 2014, pourcentage de variation comparé à 2009, solde positif pour la première série et solde négatif pour les villages de l’énumération suivante.

 Belesta   232 hab.   + 5%
Caramany   150    3,4
Cassagnes    260    1,2
Caudiès   640    3,2
Counozouls   45    0
Feilluns   63    14,5
Montalba le Château   149    1,4
Planèses   109    9
Prats de Sournia   75    1,4
Prugnanes   106    0
 Puilaurens   263    1,2
 Rabouillet   117    10,4
 Rasiguères   166    9,2
 St Arnac   122    0,8
 St Martin de Fenouillèdes   60      7,1
 Ste Colombe sur Guette   49     0
 Salvezines   75    1,4
 Sournia   500    6,6
 Trilla   68    11,5
 Trevillach   145    19

 

Villages au solde négatif

 Ansignan   188   –  2,6 %
 Artigues   77  –  7,2
 Axat   610  –  4,7
 Campoussy   41  –  12,8
 Fenouillet   81   – 6,9
 Fosse   37   – 5,1
 Gincla   47   – 2,1
 Lansac   103   – 1
 Latour de France   1048   – 1,6
 Lesquerde   140  – 18
Le Vivier   79  – 16
 Maury   821   – 4,5
 Montfort sur Boulzane   68   – 25,3
 Pezilla de Conflent   51  – 15
 St Martin Lys   29   – 27,5
 St Paul de Fenouillet   1842   – 2
 Vira   29   – 12

 


23/07/2015  Arago 149* : Deux étudiants découvrent sur le chantier de fouilles de la Caune de l’Arago une incisive inférieure d’adulte datée de 560 000 ans. Une première incisive humaine, de la même mâchoire avait extraite l’été précédent. En restant dans la datation approximative ci – dessus, en 2018 ce sera une incisive d’un enfant de 5 ou 6 ans décédé dans la cavité
*149 ème reste d’hominidé livré depuis 1964 dans cette grotte.

22/09/2015 Bélesta de la Frontière : Le déterminant se veut en mémoire de sa position coté Languedoc et France de la frontière moyenâgeuse  avec l’Aragon d’où Belhestar en occitan. Ce village de seulement 225 Balestrucs, quelque peu à l’écart des principaux axes de circulation comme tant d’autres à l’entour  présente la double atypie de s’enorgueillir d’un site archéologique majeur qui nous transporte vers moins 4000 et d’un hôtel – restaurant de luxe Le Riberach**** dans les murs de l’ancienne cave coopérative. Son chef Laurent Lemal sacré Bocuse d’or France 2015, finale du concours remportée avec plus de quarante points d’avance face à sept homologues devant réaliser deux recettes imposées. Riberach désignait Bélesta avant l’an 1000.


24/06/2016 Baptême de la région Occitanie : Pic de surchauffe sous les barrets*, la grande région née le jour de l’an de la fusion du Midi – Pyrénées avec le Languedoc – Roussillon ou absorption de cette dernière par sa voisine, est baptisée Occitanie. Pour une fois les catalans de Perpignan n’ont pas eu le mot de la fin, en référence à leurs partenaires les languedociens du 66 dont ils ne tiennent que trop peu compte, du moins dans l’immédiat…

Ces irréductibles catalans aveuglés**, endoctrinés ont tort de s’estimer exclus. La nouvelle désignation englobe de fait toute la Catalogne Nord, la langue catalane n’étant qu’un appendice de celle de Toulouse dont la différenciation s’est amorcée à l’orée de l’an 1000, la comparaison des dictionnaires est éloquente. Mais encore, déduction faite de l’apport au bénéfice de l’immigration***, resterait t – il quelque chose de catalan nord pyrénéen réellement spécifique à ce versant sinon si peu ? Il est révélateur que les collectifs identitaires catalanistes n’aient pas abordé ces réalités historiques lors des nombreuses interventions préliminaires. Le lecteur assidu identifiera dans cette Chronologie et ses articles associés quantité d’éléments supplémentaires et de liens faisant autorité corroborant la pertinence du choix Occitanie à défaut de plus adapté proposé sinon maintenu…

Cependant des vices de procédure, liés à la consultation pour le choix du nom de la région, n’ont pas échappé aux politiques catalans, ils auront de quoi argumenter un recours devant le Conseil d’État.

*Barret et barretina, le bonnet traditionnel rouge vif des catalans que Peyo a transposé sur les Schtroumpfs. Quand à la coiffe de leurs dames, elle est dite le bonnet de Caudiès, un des villages du Languedoc amalgamé au département 66 !

** Falsification du scrutin en faisant voter massivement des catalans du sud des Pyrénées.

*** Les vrais catalans sont des produits de l’immigration, celle des républicains fuyant le franquisme avec sans tarissement les réfugiés économiques. Quand aux  catalans autochtones aux Pyrénées – Orientales, ils semblent oublier qu’ils sont français depuis 1659 et donc toujours en voie d’intégration. Bases essentielles à la compréhension de ce qui précède en pages A Propos et Toponymes occitans  en Pays Catalan.

08 / 2017 : Le déficit pluviométrique se prolongeant depuis novembre 2015, le débit de l’Agly à la clue de la Fou a chuté à 165 l/s empêchant le remplissage complet du barrage de Caramany.

Liens et Livres Fenouillèdes


Principales sources documentaires de Fenouilledes.fr et histoireetrando-prats-de-sournia.fr

Mise en garde

ça leur échappe,

On a vu que,  d’une part entre l’orgueil ibérique et la rancune gravée dans leur ADN ( Art. Gavach ) les catalans sont sempiternellement hautains à l’encontre de leurs voisins côtés nord et ouest.  D’autre part l’histoire France / Espagne ayant été agitée jusqu’à une époque récente ( Franquisme, Napoléon, 1790, 1659 … ) tout cela transpire à grosses gouttes quelquefois dans leur façon de relater en prenant le dessus sur l’impartialité requise. Au mieux, le risque d’interférences est trop élevé pour pouvoir l’exclure.

Sincèrement désolé à l’égard de la minorité catalane ” Bien sous tous rapports ” mais compte tenu de ces problématiques ainsi que celles soulevées en A Propos puis sur Toponymes Occitans du Pays Catalan. les références suivantes ( Livres ) résultent d’un tri drastique, il a fallu secouer le prunier; Les éminences catalanes  y sont différenciées  dans l’idée d’activer votre vigilance. Concernant internet il est très facile de repérer les sites Sang et Or et d’en déduire les précautions élémentaires. 

Le jeu des 7 contradictions multipliées à l’infini : Si l’Histoire de la Catalogne ou de sa marge occitane vous passionne, ne vous fiez surtout pas aux seuls auteurs catalans quelle que soit leur notoriété plus ou moins fondée, comparez vos sources à la sauce catalane avec leurs homologues languedociens et de France. Ne consultez pas que les libraires du 66.

Sachez que beaucoup d’historiens régionalistes catalans ont en point commun celui d’être diffusés par Terra Nostra dont ils sont quelquefois membres fondateurs. Pris dans un contexte plus élargi et à force d’être dans leur ambiance, il n’est pas rare d’en arriver à la synthèse suivante  :

– Seraient – ils en premier lieu sympathisants des mouvements identitaires ou séparatistes et ensuite historiens impartiaux peut – être ?

Plus ennuyeux, spécialement pour les élèves du Fenouillèdes, il en est qui sont enseignants !

 


Livres

 

Mémoire de Pierres. Docteur Elie Malé aux éditions Les Presses Littéraires 2017. Etude sur les cabanes de Latour de France et d’Estagel.

De Garrigues en Ministères.  Claude Guillabert aux Editions de Saint – Amans 2010, ( 511  pages, 24 x 16 cm ), Cet énarque natif de Sournia raconte de pair avec son cursus hors du commun, le monde rural dans la vallée de la Désix au cours des décennies 1930 – 1940.

 

Prats de Sournia, un village du Fenouillèdes. E. et C. Bordes, N. Calvet, M. Crambes, ( 220 pages, 24 x 17 cm )  2012. Histoire et vie d’un village frontière du Fenouillèdes de l’Age du bronze à nos jours. Veuillez vous adresser à : communedepratsdesournia@wanodoo.fr ou au numéro de téléphone suivant 04.68.97.74.06.


Fenouillèdes. Revue des mémoires et histoires des Languedociens des Pyrénées Orientales et du canton d’Axat. Quatre numéros par an. Incontournable par ses articles abondamment documentés.

Éditeur : 13 rue Pierre Vidal, 66220 Saint Paul Fenouillet.


Saint Paul et les Fenouillèdes. Geneviève Gavignaud-Fontaine, agrégée d’histoire. Editions Arpèges 2011, ( 292 pages, 16 x 24.cm )

Notre avis : La vraie histoire du Fenouillèdes

La brève période sous domination Aragonaise est contenue dans ses justes proportions. Chose fort rare dans les études relatives au Fenouillèdes. Ouvrage net des trucages habituels faisant du tout Catalan à tout va. Si répandus que les plus crédibles des historiens s’y sont fait piéger à la manière des mauvais élèves “pompant” sur leur camarade.

Nombreux extraits d’actes originels permettant de s’affranchir des petits arrangements à la catalane.

En vente dans les bonnes librairies du Fenouillèdes et auprès de la revue ci-dessus.


Au temps des dolmens. En Languedoc Roussillon. De Jean Guilaine, audois professeur au Collège de France. Éditions Privat 1998. ( 166 pages, 20 x 28.cm )


Aude. Ouvrage collectif aux éditions Bonneton. ( 431 pages, 17 x  24 .cm )


Pyrénées-Orientales Roussillon. Ouvrage collectif aux éditions Bonneton. ( 320 pages, 17 x 24. cm ). Les auteurs sont catalans et professeurs à l’université de Perpignan.


Fenollède. Le Pays et la Vicomté Féodale de Fenouillèdes du VIIIe au XIVe siècle.  Annie de Pous, auteure catalane aux éditions Roudil 1973. ( 167 pages, 18  x 24.cm ).


La Seigneurie de Peyrepertuse Son histoire, ses châteaux. René Quehen 1975 ( 292 pages, 17 x 24 cm )  édition de l’auteur, La Barbère 31310 Montesquieu Volvestre.

Notre avis : Une particularité, l’auteur ne s’est pas suffit à recopier ses prédécesseurs. Relation accompagnée d’une analyse et d’arguments démonstratifs. Extraits de textes originels.


Fenouillédes Diocèse d’Alet Fragments historiques et statistiques.  Albert Bayrou aux éditions de l’auteur 1980. ( 226 pages, 15 x 22.cm )


Mystérieuse Corbière de Sournia.  Premier prix histoire au concours international des Arts et Lettres 2006. En vente à Sournia.

André Carol historien de Sournia 2005. ( 207 pages, 17 x 24.cm ). Complémentaire et plus précis  que les autres auteurs de cette rubrique, concernant les wisigoths, les cathares et la croisade, les templiers.

Carol : très ancienne famille de Sournia.


Les Templiers des pays d’OC et du Roussillon. Simon Jean aux éditions Loubatières 2003. ( 413 pages, 16 x 24.cm )


Châteaux et forteresses en Pays cathare. Dominique Dieltiens aux éditions Loubatières 2003. ( 367 pages, 16 x 24.cm )


Lieux et légendes du Roussillon et des Pyrénées Catalanes. jean Abélanet, auteur catalan, ancien conservateur du musée de Tautavel aux éditions Trabucaïre à Perpignan 1999. (202 pages, 15×23.cm).


Autrefois des hommes… Préhistoire du pays Catalan. jean Abélanet, auteur catalan aux éditions Trabucaïre 1992. ( 206 pages, 14 x 22.cm )


Le comté de Razés et le diocèse d’Alet. Louis Fedié notaire et conseiller général de l’Aude aux éditions Lacour, réédition 2002 d’un ouvrage de 1880,  233 pages, 15 x 20.cm . Il semble avoir manqué de vigilance dans le tri de ses sources, cependant ses nombreux détracteurs n’ont pas fait mieux en dépit de facilités de recherches accrues.


Les tours à signaux. Annie de Pous aux éditions Conflent 1981. ( 105 pages, 15 x 24.cm )


La Croix Occitane. Bertran de la Farge aux éditions Loubatières 2000. ( 120 pages, 11 x 20.cm )


Canigou Montagne sacrée des Pyrénées.  Joseph Ribas, auteur catalan aux éditions Loubatières 2003. ( 413 pages, 16 x 24.cm )


Géologie des Pyrénées Orientales. Henri Salvayre 1983, ( 429 pages en 14 x 21.cm )


Le Livre des Eaux souterraines des Pyrénées Catalanes. Henri Salvayre 2010 aux éditions Trabucaire, ( 240 pages en 17 x 24 cm ) Sous un titre déferlant une large place est consacrée aux bassins de l’Agly et de l’Aude.


Glossaire de la Langue d’OC.  Pierre Malvezin édition la Découvrance, réédition 2006, 278 pages.


Les Hommes des Collines : la Corbière Catalane aux 17ème et 18ème siècles

Avis : Grâce à une masse de documents d’archives, l’auteur, qui vit à Vingrau et y puise ses racines, se penche sur la vie quotidienne de ses ancêtres corbièrencs aux 17ème et 18ème siècles, analyse leurs rapports avec le pouvoir, la famille, la religion, et le travail. Il relève des coutumes étranges, des traditions, des comportements et des valeurs humaines étonnantes, comme l’égalitarisme et le respect de l’étranger, et dresse un portrait psychologique de l’homme et de la femme des Corbières, cette femme qui occupe ici une place égale à celle de l’homme, cas unique peut être dans les sociétés rurales méditerranéennes…

De : Coquin Philippe
Par : Editions Lacour
Avec : 218 pages en 21 x 15 cm
Editions Lacour


Le Pays de Sault. Abbé Pierre Moulis. Editions Lacour, 228 pages en 21 x 15 cm, réédition 2009 d’un ouvrage paru en 1958.


Larrouse Catalan


Dictionnaire Français-Catalan : Christian Camps et René Botet. Editions Trabucaire 2007.


Dctionnaire Occitan-Français selon les parlers languedociens. Louis Alibert, édition Institut d’Estudis Occitans, 710 pages.


Termenès Fleur d’Épine,  toponymie et microtoponymie. Claude Pla, 800 pages. Editions l’Harmattan 2015.

 


Liens :

Les assertions fantaisistes  avancées dans divers sites n’engagent que leurs auteurs, certains ont puisé à des sources des plus troubles.

 

 

  • Site d’expression catalane non traduisible, ce qui est à regretter: Antroponimia, poblament i immigració a la Catalunya Nord 1737 – 1790.  Joan Peytavi Deixona* maître de conférences UPVD Perpignan / IEC 2010. 895 pages. Anthroponymie, population et immigration en Catalogne Nord.

Remarquez, encore une fois, là dès l’intitulé, une terminologie catalane génératrice de confusion, avec  l’inadéquation de Immigration par rapport à ceux originaires du Fenouillèdes, français aux dates pré citées, comme la Catalogne Nord. Les articles TOPONYMES OCCITANS,   A PROPOS et  1700 A NOS JOURS vous expliquent qui seraient plutôt les véritables immigrés installés en Catalogne Nord. Dans le sens pré – cité Immigratió est impardonnable venant d’un universitaire et d’un organisme censé être de référence académique tel que l’IEC. Institut d’Etudes Catalanes.

*Ce qui ressemble étrangement à la traduction catalane du typiquement occitan ( Ou d’origine oc. ) Jean Peitavin  Deixonne.  Cette façon de s’affubler hors état civil devient courante en Catalogne française depuis quelques années dans les milieux séparatistes notamment et ce n’est pas fini car monsieur Joan Peytavi est lié à Fourques, on a déjà vu que ce village est un nid d’irréductibles catalanistes en adoration de Barcelone. Le fait d’être français en faisant prévaloir la traduction étrangère de son nom n’augurerait rien de bon en matière d’impartialité requise venant d’un historien.

 

Les liens qui précèdent sont incontournables, des suivants tout autant,  nul doute que vous y reviendrez souvent.

Celui de St Martin Lys est sans cesse cassé, mais une recherche Portails du Mystère vous permettra de l’atteindre.

 

 

Destinations

 

Gabach – Gavach –  Gavatch – Gavatx – Gavot…

Les liens sont dans le texte et surtout en fin de cet article.

 

Cabanes

Pareillement que pour le précédent.

 

Toponymes

Un piège pour lecteur non averti, les toponymes catalans et languedociens sont confondus de telle sorte qu’ils peuvent y paraître tous catalans. Épuration absolue des marqueurs languedociens pourtant nombreux en Cerdagne, Conflent,  Roussillon, Vallespir. En tant que tel ce site est non recommandable.

 


Cartes de randonnée IGN Top 25 (1:25.000)

2448 OT : Thuir-Ille sur Tet.

2348 ET : Prades-Saint Paul de Fenouillet.

2248 ET : Axat-Quérigut.

2347 OT : Quillan-Alet.

2447 OT : Tuchan-Corbières.

Pélerins du Fenouillèdes Association de randonneurs basée à Sournia.

Consultation gratuite de la carte des Cassini : géoportail.gouv.fr

Tout savoir sur le Sentier Cathare.

Randonner-malin.com Conseils pratiques et techniques. Le site à visiter avant tout achat ou escapade.

CC Agly – Fenouillèdes en Sud Cathare : Offres touristiques patrimoine, Activités de pleine nature, Oenotourisme, Trail…


  • Le feldspath en Fenouillèdes et ailleurs : lasim.org
  • Mines de fer de Planèzes tpcf.fr

Gavach ou Gabach

Languedociens des Corbières, Fenouillèdes, Pays de Sault ( 11 ), Donezan et les plus nombreux ceux indigènes séculaires du pays catalan français.

 

 

 

Les Tribulations d’un Gavach chez les Catalans

 

 

 

Sommaire

 

Définitions

 

Manuel de survie face aux Catalans

 

Les Talents des Catalans

  Artaban et la Paresse hors entendement

On en est arrivé là

Roussillon ou plutôt Roupillon ?

 

  L’Orgueil et ses manifestations

Une sorte de susceptibilité débordante

Ils se vantent comme ils respirent

La cerise sur le gâteau

Du haut de leur piédestal

L’Irrespect

 

Une Envie à les voir venir de loin

Quelques souvenirs burlesques

Le roi et sa cour

Les radins    

     

 Splendeurs de la Nocivité Catalane

Chut ! Les murs ont des oreilles

Démangeaisons irrésistibles

Super étalons d’une race détériorée

 

Conceptions de l’Intégration

Catalans en voie d’intégration dans le 66

Sous la définition, la désinformation

Mille ans de guerres

 

La Racine du Mal

 

Pour le Pire et le Meilleur

 

Notes

 

Pour en savoir plus sur les Gavachs

 

Lexique

 

 

 

 

Adessiatz e benvenguda a tots ( Languedocien ).

Bon dia i benvinguda a tots ( Catalan ).

Bonjour et bienvenue à tous.

 

Quelques pierres d’achoppement à éviter ont retenu toute l’attention de l’auteur, une partie est résumée dans les notes ( 1 ). La crainte que mon impartialité soit insidieusement faussée par mon moule culturel languedocien. Ensuite ne dit on pas que, Les gens susceptibles sont enclins à écrire, fort de cet aphorisme, j’ai longtemps rechigné à m’attarder sur les analyses de la mentalité des roussillonnais en les reléguant au rang des brèves de comptoir dérivées de clichés. Ce sont communément des situations trop hors normes, empêchant ainsi de les accepter comme fondées de prime abord.  Jusqu’au jour où j’ai réalisé qu’elles étaient rigoureusement corroborées par plusieurs notables qui s’en sont alarmés *. Mes doutes en étaient balayés, il était temps de cesser de se remettre en cause.

Au – delà du caractère coutumier d’actes et de conséquences gravissimes qui vont être effleurés, nous allons nous divertir en baignant dans un état d’esprit jovial digne des tribulations d’un Gavach en Pays Catalan. A l’appui du susdit soutien inespéré, servi sur un plateau par des autorités, des avis si autorisés qu’il aurait été aberrant d’ignorer; Tout en nous régalant à titre strict de retour de boomerang, si ce n’étaient ces approches le fond de cet article serait rédhibitoire.

 

* Toutes les citations ont été recueillies postérieurement à la rédaction de la trame de cet article. Je ne suis pas exhaustif dans leur énumération et je n’ai pas eu le réflexe de retenir les premières dénichées.

 

 

Définitions

Consultez également le lexique.

Catalan : Dans L’Alibert le dictionnaire languedocien- français de l’Institut d’Etudes Occitanes, Catalan en sens second se traduit  Le diable.

Gavach : Qu’es aquò ? Ce nom d’oiseau remonterait  aux grandes invasions germaniques. Il résulterait de la contraction de deux qualificatifs du même sens :  Wallo ( Wallon ) et Wales ( Pays de Galles ), lesquels seraient des dérivés du germain Walhisk = étranger. Un comble  ! Car ce sont les conquérants qui s’adressent ainsi et de façon pour le moins peu flatteuse aux peuples qu’ils soumettent… Admettons, mais Strabon aurait désigné Gabales les montagnards entre Narbonne et l’Espagne ( Il est où le Gévaudan, il est où le Mont Lozère ? ), voir les liens en fin d’article.

Gabach, Gavach, Gabache, Gavache, Gavot ( Gap, Nyons ), ces formes sont usitées dans toute l’Occitanie et jusqu’au fin fond de l’Espagne : Gavatx. Ce dernier s’est appliqué au mépris à l’adresse des immigrants occitans de l’exode des années 1500 à 1700.

Gavach serait ou aurait été synonyme de Bougnoul, du temps de l’Algérie française il s’appliquait à des populations méprisées. Ce vocable a vraisemblablement suivi les déportés et les émigrés de la première moitié du XIXe siècle. Rabelais  jeantosti.com / patronymes*   a participé aux interprétations suivantes.

Le “Glossaire de la Langue d’Oc” de Pierre Malvezin à Gabach : Origine celtique. Goulu et par dénigrement campagnard, montagnard, rustre en précisant que ce mot au sens péjoratif s’est étendu jusqu’en Espagne. – Gabachar : Mal faire un ouvrage, le faire d’une manière rustre.– Gaba ou Gava : Gorge, Gosier.

Le dictionnaire Occitan – Français selon les parlers languedociens de Louis Alibert, édition Institut d’Estudis Occitans à Gavach : Issu du pré – celtique Gaba  =  goinfre, goulu, rustre, grossier. Langage étranger. – Gavachejar : Parler mal la langue.

Ce qui n’apparaît pas dans le Larousse Catalan à Gavatx : Français, franchouillard.

* Liens regroupés en fin d’article.

La définition Gavach = Étranger ne figure pas dans ces dicos, il n’empêche que curieusement, il est convenu que Gavach = Étranger chez les catalans quand ils s’adressent à leurs voisins audois et du Fenouillèdes, pourtant les seuls étrangers de ces contrées seraient logiquement plutôt ces catalans de la Catalogne Nord ( Capcir, Cerdagne, Conflent, Roussillon, Vallespir ), ces anciens domaines carolingiens n’ayant été réintégrés à la France que quatre siècles après le Fenouillèdes, c’est à dire en 1659. Ce sens est peut – être antérieur à cette date? En tous cas il n’est pas applicable actuellement aux Gavachs nord – pyrénéens venant des catalans. Il va  falloir vous habituer très rapidement à ces paradoxes à la catalane, en attendant on ne peux que rire de ces fils d’Ubu roi par ailleurs fraîchement originaires du sud des Pyrénées au cours des exodes du XIX ème siècle à nos jours.

Il reste à remarquer que le V de Gavach se prononce B tant en languedocien que en catalan où le village de El Volo est devenu Le Boulou.

Nous allons démontrer que dans les Pyrénées – Orientales les Gavachs ne sont pas sur les marches du podium des mal éduqués, les places y sont déjà prises par les catalans; En nous amusant tout au long du texte de la singularité de cette propension qu’ils ont de rire des défauts d’autrui, pourtant plus exacerbés chez eux.

 

 

Terme historiquement considéré comme l’injure suprême*, de nos jours à connotation le plus souvent hautaine à fort péjorative* lorsqu’il est proféré par un roussillonnais à l’égard des audois ou des habitants du Fenouillèdes, en tous cas jamais flatteur. Quand vous entendez Gabach, les railleries offensantes fusent d’emblée. Nous allons donner du répondant à ces Gavachs en esquissant un portrait du catalan du nord, sans qu’il soit nécessaire de se commettre dans les délires adverses puisque comme précisé ci – dessus,  par leurs actes ils sont déjà en plein hors normes. Faites une recherche Gavach sur Google en vous focalisant sur les sites catalans, vous ” Apprécierez ” leurs interprétations déviantes.

Un point positif, si votre interlocuteur vous descend au rang de Gavach, il trahit généralement, hormis l’orgueil, un niveau culturel abyssal, la bêtise du caïd niveau cour de récréation à perpétuité. Cet effet de groupe enfantin va transparaître en filigrane au fil des pages.  Sinon en dehors de toute crise, il n’est pas rare que ce terme soit adressé amicalement dans l’ignorance de ce qu’il véhicule y compris entre occitans du Fenolhedés.

* … Toujours été considéré comme l’injure suprême… Roussillonnais, chez qui ce terme a encore une connotation fort péjorative...  P. Coquin, revue Fenouillèdes n° 21. 

 


Manuel de survie face aux catalans

L’humour ne fait pas cavalier seul dans cet intitulé. Il s’agit de mieux les connaître afin de limiter les déceptions.

 

A ne surtout pas perdre de vue

pour la meilleure compréhension de ce qui va suivre :

En principe quand un catalan du nord est frappé par l’une des pathologies suivantes, on finira par s’apercevoir qu’il en cumule, sinon qu’il les…, là doit se tenir un particularisme identitaire. C’est à dire que avec eux vous êtes exposés à plusieurs facteurs de risques. Du coup dans une équipe mixte gavachs – catalans ou composée de toutes origines hexagonales, ce qui est dorénavant la règle sur le littoral 66, le catalan est vite repérable. A quelque chose malheur est bon.

 

Les peuples de ce département ont un caractère qui leur est propre et qui n’a aucun rapport avec celui des départements voisins... F. Jalabert, député XIX ème siècle.

 

 

Les talents des Catalans.

 

Nous sommes animés par la seule volonté de :

DÉCRIRE FIDÈLEMENT les faiblesses identitaires ( Talents ) des catalans, que les plus communes.

Les porter à la connaissance de tous.

Transmettre aux nouveaux catalans la version contradictoire dont ils sont exceptionnellement informés puisqu’elle est d’essence languedocienne.

 Remettre les catalans à leur juste place en fournissant aux gavachs des arguments opposables en contre – poids de l ‘état d’esprit trop souvent méprisant des premiers envers les seconds.

 

Ces DÉTÉRIORATIONS IDENTITAIRES sont t’ elles qu’il est inutile de chercher à attaquer les intéressés. L’ennui est que cette démarche est suffisamment ambiguë pour s’y méprendre. Néanmoins cet inconvénient tous comptes faits équivaut à un rééquilibrage, en principe quand ils s’adressent aux Gavachs, les ibérisants ne s’embarrassent pas d’un tel souci de correction! 

On à là matière fiable permettant de faire tampon aux allégations mensongères catalanes à nôtre encontre de Gavachs. Il est nécessaire que vous y contribuez en partageant cet article avec vos amis afin de faire prévaloir la réalité en la faisant mieux connaître.

 

Un slogan du Conseil Général met en avant que : Dans Catalan il y a Talent… En omettant Cata. de Catastrophe fort opportunément agglutiné, soit les Talents menant à la Catastrophe! La suite est annoncée.

Paresse.

Orgueil – Fierté.

Envie – Intéressés.

Délation, souvent calomnieuse.

Les personnalités auxquelles il est fait allusion plus bas ont utilisé des qualificatifs moins édulcorés que ce titre. Nous nous sommes contenus à quelques unes des constantes qu’elles ont étudiées, ce qui ne fait pas carton plein. Ceux qui recherchent du tout cru seront satisfaits en lisant le Journal intime d’un égaliseur extrait google books d’un livre de Jo Van Niekerk. D’autres liens sont regroupés en fin d’article. Par contre elles n’ont pas révélé ce qui se cache derrière ces quatre étiquettes. Il nous paraissait utile de combler cette lacune car il est tout autant choquant qu’hilarant de voir jusqu’à quels extrêmes elles mènent.

Si vous côtoyez des collègues, des commerçants de Perpignan ou alentours, il est préférable de dissimuler d’éventuelles racines occitanes. Sinon soyez sûrs que vous aurez droit tôt ou tard à des répliques d’une niaiserie déconcertante. Un genre d’histoire Belge de mauvais goût dans le meilleur des cas, beaucoup semblent percevoir l’appartenance au Languedoc  =  Gavach comme étant une sous race, une tare, ainsi en l’absence du moindre différent. Hors exception le Catalan est comparable à Artaban.

Maintenant essayez d’imaginer quelle pourrait être l’analyse, de toute personne catalane, sortis du cercle de vos amis ou relations régulières, en cas de rivalités au sein de votre entreprise. Les Gavachs sont vite brocardés au cours de discussions informelles:

– Une salle d’attente dans un village : Le bavardage aboutit désobligeamment sur les épaules des Gavachs sans que les drôles en cause, dont un retraité du palais de justice, ne se soient souciés de l’éventuelle présence d’un languedocien.

.- Il m’est arrivé d’être ciblé comme étant le sale gavach de… en réunion devant mon directeur. Ultérieurement, il aura fallu que je compose avec son successeur,  un notable de Najac pour que cela cesse net. Les variantes agrémentées de Espèce de… sont usuelles.

– Deux adultes égarés abordent un octogénaire, en les orientant vers la rue qu’ils recherchent, ils devinent  que c’est un languedocien. En s’éloignant  ils s’esclaffent : Ah ! Ah ! c’est un Gavach…

Les roussillonnais ont sempiternellement cette insulte sur le bout des lèvres, ils la produisent à l’emporte – pièces. Une véritable épidémie des plus contagieuses notamment sans exclusive chez les passionnés de ballon ovale ( Ce qui englobe de fait quasiment tous les indigènes catalans du 66. ) en dépit des prétendues valeurs véhiculées par ces sports. Si seulement ce n’étaient que leurs ballons qui ne tournent pas rond.

En 35 ans au contact des Catalans et des Occitans dans une collectivité de plus de 100 salariés hors pics saisonniers, il apparaît dans une majorité absolue de cas que ce  sont les premiers ( Quatre sur cinq sont fils ou petits fils de la Retirada ) qui provoquent les seconds en s’en gaussant au travers de badinages équivoques… Quelque part j’ai eu la chance et le tort  d’être  ” Un Gavach en immersion dans une meute de Catalans – Borras “ ( 2 ). Ces accointances m’ont permis de me forger une opinion dont j’ai longtemps douté, certains comportements usuels étant hallucinants au point de vous remettre en cause en tant que exception ou à peu de choses près dans un service pouvant réunir plus de 30 personnes.

 

 

Artaban et la paresse hors entendement

 

Madame et les ouvriers à la salade, Monsieur au bistrot…

Maxime populaire en Roussillon, parallèlement il n’en demeure pas moins vrai que les gens de ce cru sont facilement mauvaise langue, on ne va pas pouvoir éviter ce souci…

Depuis le XVIIe siècle des personnalités ayant séjourné en Roussillon dont des hauts fonctionnaires, ont écrit en termes sévères et consensuels sur les Catalans du nord. Assez unanimement ces visiteurs ont été frappés par le quarté gagnant suivant :

Leur propension à la délation ( Seconde guerre mondiale ), leur orgueil imbu, une volonté de paraître plus qu’ils ne sont, l’envie et  la paresse, ce sont là les vrais Talents des Catalans. Ces trois là sont récurrents tant dans les conversations que chez les auteurs. Quand à la délation, c’est motus et bouche cousue mais elle filtre subrepticement dans la vie quotidienne* ( 8 ).

L’encyclopédie Bonneton sélectionne à la page 40 quelques analyses savoureuses, les citations de cet article n’en sont pas issues, elles en sont complémentaires.  De nos jours même des auteurs de Catalogne nord émettent à l’identique, G.Bile élu de l’agglomération de Perpignan :

Les Catalans, comme tous les Espagnols, partageaient  jadis, les répugnances des Orientaux à l’égard du travail… Toutes les classes de la société admettaient l’esclavage.

Cette formulation à l’imparfait est à présumer vraiment élégante, puisque émise par un employeur d’une catégorie des plus exposées.  Voir à Liens et Livres Fenouillèdes.

Il serait fastidieux de lister tous les érudits qui ont argumenté ( Et qui argumentent… ) pareillement. Insinuer que ce ne sont que des préjugés ou qu’ils se sont plagiés entre eux ne saurait tout expliquer ni dénigrer ” l’initiateur ” et l’isoler de fait; ( Diffuser des sous – entendus pareils est indigne du rang du conférencier – universitaire catalan impliqué et n’est pas un gage d’impartialité ). Vous n’allez pas tarder à le comprendre. Surtout que ces talents sont des évidences ( Orgueil, fierté, délation, paresse, envie…)  pour vraiment beaucoup de languedociens des Pyrénées  – Orientales et des petits Pays périphériques où elles sont l’objet de galéjades** à plus forte raison pour ceux établis de toujours en terre catalane Nord – Pyrénéenne, on baigne dans les vérités de Monsieur De La Palice.  Retenons pour sa trame intemporelle, le portrait dressé par Pierre Vidal 1848-1929 dans son Guide touristique des P – O édition 1899. Il l’illustre en reprenant une fable locale dont la popularité se maintien toujours, voir les notes.  Voilà un prétexte opportun pour aller à la rencontre des gens du pays avec à la clé un moment de bonne humeur assuré.

On en est arrivé là :

C’est comme si quelque part dans l’esprit des susdits languedociens, tous ces talents étaient implicitement exprimés et déductibles du simple fait d’être catalan; Une affaire jugée depuis longtemps. Deux ramifications de poids sont à réunir à ce glorieux palmarès, le rapport au vol dans ses multiples acceptions et le radinisme.

* Par exemple , déjà que pour ça : Le riverain au standing qui n’a rien à vous envier va vous dénoncer, dans l’heure, si contrairement à lui vous n’êtes pas assujetti à une taxe d’arrosage d’un montant égal au minimum syndical..

**Galéjades :   … Ridiculisés avec délectation par beaucoup de ruraux en réaction à des comportements dédaigneux, d’ailleurs aussi injustifiés que impardonnables... Analyse de Claude Guillabert dans De Garrigues en Ministères. En principe, ce sont des flèches décochées avec une grande discrétion, ces vérités ne sont pas des plus positives à exprimer, notamment auprès d’un lectorat pas forcément averti..

Tant et si bien que :

  • Les employeurs roussillonnais, bien introduits sur le marché local, à choisir, préfèrent embaucher des occitans sinon des espagnols plutôt que des catalans du nord. De tous temps ils ont été appréciés pour leur productivité censée être généralement meilleure. C’est une des raisons qui explique les milliers de languedociens dans les milieux agricoles de la plaine jusques dans l’entre deux guerres, où semble t-il ils étaient exploités jusqu’à la moelle, ” Payés à l’espagnole ” selon une expression de circonstance ?

Quand à ceux venant d’autres régions et ayant eu écho des réputés travers catalans, ils mettent automatiquement tous leurs collaborateurs dans la même charrette, les si rares roussillonnais comme il faut compris, peut – être par ignorance de la diversité des origines hexagonales.

Au moins s’agissant d’un catalan, il serait hautement risible pour ce dernier, que de s’imaginer pouvoir le remettre durablement au travail en tant que paresseux s’il n’a pas en permanence à ses côtés un chef autoritaire et compétent.

 

Les sénateurs : – Fais ressortir au cours de l’entretien d’embauche, que tu es du Fenouillèdes.

 

 

Roussillon ou plutôt Roupillon ?

En Roussillon, Roupillon est là plus adéquat,  la paresse relève du défi à la raison.

En moyenne des centaines d’heures à ne rien faire par salarié et par an*. Ils sont obstinément à l’affût de toute opportunité à saisir afin de se prélasser dès que possible, exceptés en étant fort courtois moins de 10% d’entre eux *, souvent d’origine extérieure. En outre cela suppose de développer une sacrée dose de duplicité. Leur fierté paroxysmique les rend incapables d’en assumer le moindre retour de bâton, le risque est alors élevé que leur naturel se dévoile, c’est plus qu’il ne leur en faut.  Rancuniers XXL ( 3 ).

Il en résulte qu’en Roussillon la paresse n’est pas seule à détonner, elle n’est qu’un horizon entre de multiples qui vont être examinés. Nonobstant cela, ce n’est sûrement pas un apanage, il n’est qu’à voir avec quelle promptitude, la plupart des nouveaux arrivants s’y aligne ( 4 ),

Cette paresse permet à bon nombre de s’occuper en  épiant assidûment tout ce qui bouge aux alentours, trop communément à l’affût, cela semble être un de leurs loisirs préférés. Quelquefois pendant que le collègue est affairé, fusse à éponger leur retard, ils s’abattent sur son panier repas** et se le partagent généreusement.

La distinction est de rigueur vis à vis de leurs homologues d’outre Pyrénées, lesquels ont un lien à l’effort et à la pénibilité plus convenable. Ils acceptent aussi  les salaires et les conditions de travail réputés des plus indignes de France puisqu’ils méconnaissent leurs droits élémentaires en tant que étrangers. Quand bien même il y aurait méprise à en justifier la paresse, elle gangrène tout autant ceux correctement rémunérés ou ayant bénéficié de faveurs plus ou moins méritées.

Attention méprise…Voir  ( 5 )   Paresse et Libertés patronales.

* Le pire reste pour ceux si rares qui échappent à ce profil, ces Dindons de la Farce ( étiquette  attribuée par un cadre dont les  responsabilités venaient d’être élargies par dessaisissement de son illustre prédécesseur, hélas le premier était trop intelligent pour s’attarder dans l’entreprise  ( 6 ),  bien que devant assumer un surplus de travail au détriment de leur plan de charge, vont avoir le quasi monopole des tâches les plus ingrates et pénibles qui leur auront été soigneusement réservées par les véreux ci – dessus. L’orgueil de l’encadrement aidant il ne s’embarrasse pas de différences, ces dindons sont généralement d’emblée méprisés, moqués, en tous cas confondus, quand arrivent les représailles du chef, elles tendent à s’appliquer à tous sans distinction. Eh non on n’est pas dans la double peine, c’est beaucoup  plus injuste,  L’AMORCE DE LA DESCENTE DANS UNE SPIRALE INFERNALE SANS FOND,  du coup il n’est pas souhaitable de prolonger.

**  Donc ces inqualifiables ne pouvaient ignorer qu’une de leurs victimes, pluriactive, exerçait  un travail constamment physique, sous la canicule, en enchaînant des journées de +/- 18 heures sans pouvoir dégager le temps de se restaurer en dehors de ses horaires millimétrés. Les tentatives de raisonnement n’aboutiront que en intervenant en amont.

 

 

L’Orgueil et ses manifestations.

 

L’habitant des Pyrénées – Orientales… croit de bonne foi qu’il forme un peuple à part, peuple supérieur dans sa pensée, il place bien au – dessus de tous les autres… La haute opinion que l’on s’y forme de soi et de sa nature… Rapport de l’inspection primaire en 1849.

 

Vous connaissez un catalan entre 7 et 77 ans qui ne correspond pas à ce trait de caractère, eh bien vous tenez une perle rare !

Mon tour de France, hors Compagnons, m’a conduit notamment dans trois entreprises, de plus de 200 salariés en moyenne, Strasbourg, Eure, Indre; Aucune en se limitant au personnel originaire de l’hexagone, ne contenait une proportion d’orgueilleux proche du Roussillon, bien loin de là! Inversement dans un groupe de catalans pur jus, c’est l’éventuelle présence d’un profil non orgueilleux qui dénote, limite  ” Dérange ” quelquefois.

Un orgueil imbu qualifié d’ibérique*, assurément le plus invivable des maux qui les gangrènent tant il est développé, l’expression crever d’orgueil est ici dans sa plénitude. On comprend mieux le pourquoi de l’emploi inconsidéré du qualificatif Gavach tout en pouvant être stimulé par d’autres circonstances ci – dessus.

Comme une sorte de susceptibilité débordante, aussi vite que la mousse d’une choppe de bière ( 6 ).

Ils vous  pourrissent vite le quotidien voire l’existence ( Au travail ) quand vous êtes amenés à protester face à leurs manquements, ils sont incapables d’en assumer les conséquences.  La moindre hypothèse susceptible de sous entendre qu’ils pourraient être en cause suffira ( Paresse, maquignons, inconvenances ),  ou exposé à tout interlocuteur, plus particulièrement s’il est en position de force ( Hiérarchie, physiquement ) , comme on vient de l’effleurer à La Paresse, il leur est alors insupportable de devoir s’entendre les  quatre vérités. Ils réagissent comme s’ils étaient sur la défensive, en des représailles disproportionnées:  Le moniteur d’auto – école que vous avez empêché de vous rouler dans la farine au code, s’entendra avec l’examinateur pour vous faire repasser le permis, alors que du propre aveu de ce dernier, vous maîtrisez le véhicule comme un titulaire depuis plus de un an, mais je ne peux vous l’accorder pour les raisons que vous savez… Et c’est une position où l’on se garde  d’aller jusqu’à énoncer les quatre vérités.

Risque majeur : Quel que soit la situation, que le catalan orgueilleux qui triche**, s’il ne boude pas indéfiniment, soit plus mauvais ( Euphémisme ) qu’il ne l’est déjà quand rattrapé au tournant, il devra en payer le prix. Un engrenage sans fin allant crescendo; Plus qu’ailleurs, leur rancune n’a pas de bornes et leur orgueil est partie prenante de la délation.

… Quelques – uns les accusent d’être paresseux et trop portés à la vengeance…. Jean – Joseph Expilly dans son Dictionnaire des Gaules et de la France en 1770.

*Orgueil dit ibérique, soit espagnols et portugais confondus, tous ceux qui ont des relations durables avec des collègues ou voisins de ces pays auront fait le rapprochement.

** Ce qui tient du pléonasme.

 

Ils se vantent comme ils respirent.

  • Tel ouvrier se fera passer pour le directeur du recrutement et provoquera le déplacement de chômeurs en pure perte.
  • Le collègue senior avancé se targue d’avoir honoré son épouse jusqu’à neuf fois par jour. Je suppose qu’il faisait relâche nocturne?

Étape suivante sous la ceinture au chapitre Splendeurs de la Nocivité Catalane, sous – titre Les Super Étalons d-une Race Détériorée.

  • Un “M’as – tu vu ” expert du déjeuner au lance – pierre, vous impose plusieurs fois par jour qu’il s’en va  une semaine au ski à l’opposé des Pyrénées*, cependant vous le croisez le samedi avec femme et enfant en faisant vos courses. Inoubliable sa mine déconfite par le ridicule à en être rendu muet. * Passons sur la pléthore d’insensés induits, c’était avant l’autoroute.
  • Il se vante de relations qu’il n’a pas et vous met dans une position inconfortable : Recommandes – toi de ma part auprès de Monsieur S. … et tu bénéficieras d’une ristourne supplémentaire de 30 % sur le mobilier, l’électro …

Comme on dit ici par dérision : Ce sont toujours les plus grands, les plus beaux, Les plus forts.

 

Et maintenant, la cerise sur le gâteau

Imaginez ces malades de l’orgueil (  Incurable et à la Folie ) avec, en plus,  un volant entre les mains ! La route pour eux seuls :

  • Ceux qui n’acceptent pas d’être dépassés, puisqu’ils sont enclins habituellement à rétablir aussitôt leur bon ordre des choses, pour finalement se maintenir à quelques mètres devant vous.
  • Variante : Le collègue qui vous fait une crise pas possible car vous l’avez laissé derrière vous en parodiant Don Salluste / Louis de Funès *sur son âne. On dirait que ces gens prompts à rire d’autrui, sont ceux qui tardent le moins à l’avoir mauvaise quand les rôles sont renversés. C’est presque infaillible si on leur répète une seule fois toute plaisanterie à quelque temps d’intervalle. * La Folie des Grandeurs
  •   Sur les rues ou routes, petits ponts à croisement impossible, ne pas serrer à droite ou refus de faire une marche arrière de quelques mètres jusqu’à l’unique évitement providentiel attenant au tablier,  l’autre automobiliste fut – il visiblement diminué physiquement et tout en osant râler.
  •   Sur les routes de ” Montagne ” dépourvues de difficultés particulières, rouler à 30 km / heure en vitesse de pointe, en freinant au moindre virage, sans laisser passer les véhicules qui suivent contraints depuis des dizaines de kilomètres .

..

Si vous êtes de ceux qui me suivent depuis 2006 vous aurez constaté que j’ai maintes fois renouvelé ces symptômes, au moins avec les catalans on a l’embarras du choix. Il en va ainsi à – propos de celles à venir.

 

Voilà pour le hors – d’œuvre, pour le reste il est temps de s’abstenir (1 ), après y avoir peut -être rattaché le fait que la place de Perpignan dénote par un particularisme, encore un, inégalé nulle part ailleurs en Gaule, mais laissons décanter quelques instants…

Nous avons énormément roulé sur l’ensemble du département ( Randonnées ), ce qui permet d’affirmer que ces travers sont désespérément banals, obligés si le trajet excède quelques dizaines de kilomètres et affectent aussi bien le jeune conducteur que le sexagénaire, le villageois du fin fond de la vallée que le citadin ou le collègue de travail, lequel non content d’être en cause dans ces bassesses, en ressortira si  épanoui qu’il s’empressera de s’en vanter en vous jetant l’opprobre et ses assertions pourront être prises en considération !

 

Du haut de leur piédestal

La palme revenant évidemment à une pléthore d’employeurs, de chefs, disons plutôt de Supérieurs hiérarchiques qui en sont malades du haut de leur piédestal d’où ils gagneraient de descendre aussi peu soit – il, là le ridicule est vite atteint ( 7 ), mais il est de toute évidence jouissif pour quelques uns d’avoir à s’acharner à vous rabaisser, à vous dominer et de vous voir en pâtir. L’orgueil présente ici l’intérêt du masque permettant de se défausser. Il est l’esquive idéale du sujet, par – dessus tout des vérités difficiles à reconnaître, du point faible à dissimuler, quitte à engendrer des complications sur lesquelles ils vont appuyer.  Voir ( 6 ) Quelques stigmates et tendances de l’orgueil au travail. 

Saluons  ceux innombrables qui n’ont pas d’autre recours que de faire profil bas face à ces atteintes à la dignité et injustices à vous en hanter le sommeil pour le restant de vos jours.

Hélas ! L’orgueil étant omniprésent dans vos échanges de la vie ordinaire à en devenir agaçant certains jours si vous croisez plusieurs individus ou ne pouvez pas vous détourner de leur chemin s’agissant des profils de vôtre connaissance. A tremper dans cette soupe pendant tant d’années, vous finissez automatiquement par avoir un discernement abruti à en dupliquer cette attitude envers vos interlocuteurs quels qu’ils soient. A terme on atteint aussi un âge ou l’on ne peux plus se contenir d’être diminué à tous bouts de champ,  en général ce retournement de situation ne leur convient pas tellement, surtout auprès de ceux qui vous ont conditionné du haut de leur hiérarchie. L’orgueil catalan est un mal contagieux, EPIDEMIQUE, voilà sans doute pourquoi il est partout.

 

L’Irrespect. 

Une implication  de l’orgueil. Hormis la manière de s’exprimer dans ses rapports avec quiconque, jusques à choisir devant une assistance nombreuse, une de ses extériorisations favorites consiste à vous toiser*, à vous ” Écraser ” en toutes occasions, sans relâche des heures durant pour ceux avec lesquels vous faîte équipe sinon dès qu’ils vous aperçoivent,  notamment au travers de termes au sens initial difficile à cerner ( Plaisanterie, moquerie ou attaque ? ) mais gravitant autour d’une rengaine de mots soi – disant pour rire, ambigus et convergents, avec ces innommables la calomnie est une rigolade qu’il faut savoir accepter ! Une ambivalence judicieuse en milieu professionnel face à la complication inéluctable. Les derniers embauchés vont devoir tout prendre, plus qu’il n’en faut pour être tenté de décrocher sur un coup de tête s’agissant des jeunes adultes. Le révélateur est quand pareil cas, d’ordinaire avec ces intéressés il est préférable de ne pas leur retourner la ” Plaisanterie “, de leur laisser le mot de la fin car l’échange tourne vite au vinaigre, d’autant que leur profil est tel que généralement vous ne tarderez pas à bénéficier de circonstances plus favorables.

Tout sauf rare et sans être fâchés :

Celui que vous côtoyez quotidiennement depuis tant d’années, fusse un de ceux auxquels vous rendez service régulièrement, vous ignorera si vous le croisez hors entreprise et ne répondra pas à vos civilités, bien content en l’absence de rictus hautain. Cette synthèse est évidemment transposable par exemple à vos voisins à vie y compris des plus proches ou aux sportifs habituels de vos parcours. Ici les personnes qui n’ont pas le respect de répondre à un banal Bonjour sont manifestement plus nombreuses que celles attendues, les premières ont pour la plus part un visage d’apparence renfrogné.

 

L’irrespect tel que : 

Entre tant d’indélicatesses sans volonté aucune de compréhension, il n’appartient qu’à vous de vous adapter pour ne pas dire de vous soumettre:

Se décharger sans retenue à vos dépends de toutes façons, de gestes quotidiens perçus à tort comme étant dévalorisants ou improductifs, pénibles.  Cela fut – il en sachant que vous êtes en sous – effectif flagrant ou que vous seul en serez impacté. Il vous faudra des décennies de patience et de complications paradoxales pour obtenir au mieux une amélioration.

 Vos collègues vous rendent souillée, la table sur laquelle vous êtes seul à déjeuner, cela des dizaines de fois dans l’année  x 35. La plupart du temps initié à la faveur d’horaires décalés et sans que celles accolées ne soient affectées. Lesquelles sont en principe sales de façon prolongée. Grosso – modo, qu’ils aient 20 ou 60 ans, c’est comme s’ils confondaient cuisine avec porcherie, INDESCRIPTIBLE !

Manies de se planter devant une porte, un tourniquet* ou au milieu d’un escalier, ne pas bouger d’un poil pour vous laisser passer et s’offusquer d’avoir été légèrement bousculé en vous ” Aidant ” à descendre les marches par séries de 4.  *Couramment observable au centre commercial de Perpignan Nord.

…….

Venant d’orgueilleux hors pair, peut – on exclure une part de jouissance recherchée dans ces dominations à moindre risque?

 

Comment devient – t’on en étant durablement cerné par ces profils?  A trop facilement en présumer être aigri bien avant la tranche d’âge habituelle,  si ce n’était le fait d’être précocement sensibilisé à ces risques inévitables, c’est partie intégrante de l’éducation de tout petit languedocien.  Cela étant deux des chefs orgueilleux des plus invivables qui m’ont marqué à vie n’étaient pas du cru.  L’un venait de Pithiviers, le second fut ” Expédié “, selon la rumeur de Carcès 83 à 57 ans ! D’où la susdite rumeur. Chacun d’eux était fort admirable en d’autres points.

Une si lamentable extériorisation supplémentaire de l’orgueil vous est proposée en Notes ( 8 )Un exemple de calomnie

* Ce n’est pas tellement par bêtise ou  méchanceté que par nature sinon en superposition, puisqu’ils sont intimement convaincus d’être les meilleurs en toutes choses. 

 

Des travers identitaires tout aussi communs et flagrants bien que moins évoqués

 

 

Une envie à les voir venir de loin.

Pour plus de clarté il est temps de se remettre en conformité avec les liminaires, disons sans détours, tous des voleurs ; Évidemment ce sont des catalans !

Le Roussillonnais observe l’étranger avec méfiance. Ses sentiments sont partagés entre le désir de lui voir passer son chemin, et l’éventualité de le plumer comme un pigeon... P. Coquin 2005 *.

Il existe un dicton qui assimile le catalan avec ces commerçants arméniens, chinois et coiffés d’une kippa. Si vous en avez un en face de vous, il est une forte présomption qu’il envisage de vous plumer sans vergogne à la première occasion, ils épient toute opportunité potentielle. Prenez garde de ne pas vous laisser berner.

La boutade de circonstance :  Ah ! Si seulement les effectifs de la gendarmerie pouvaient être suffisants, ils seraient tous en prison ! Chez les ruraux comme dans les cités. En attendant c’est celui des individus défavorablement connus de la maréchaussée qui vous interpellera, à tel point qu’il est risqué de faire confiance au copain d’une vie, à bon entendeur…

Vus de sous le vernis fort reluisant qu’ils vous exposent, ces ultra – radins sont intéressés , on y reviendra en point de chute de Conceptions de l’intégration, jusqu’à ne pas se soucier du ridicule, fusse pour un maigre profit, ( En valeur 1 kg de sucre suffit amplement  et permet d’assister à des curées aussi mémorables que pitoyables ) en n’ayant aucun frein à vous compromettre par ruse afin de mieux se servir, même s’agissant d’un collègue que vous côtoyez depuis des décennies.

 

Ils  sont enclins à s’accaparer tout et n’importe quoi jusques à très au-delà de la nécessité, sans aucune notion de partage.

Quelques souvenirs à la fois burlesques et picaresques à titre d’illustration :

– Biens alimentaires et divers.

  • Razzia sur la  farine, l’inconcevable, des pères et des grands – pères réduits à se chamailler en dépit de plusieurs  cartons entiers de 10 kg, certains ” Ont eu besoin ” d’un carton complet  !
  • 110 paquets et boîtes  de biscuits pour un quadra célibataire absent le lendemain cause problème digestif.
  • Décortiquer, au détriment de sa mission, le contenu de la benne des encombrants et de la quarantaine de conteneurs  poubelle collectifs quotidiens issus des familles et de la restauration, jusques à en lorgner le prochain arrivage.
  • Un émule de Khéops fut surpris** à rafler tous les rouleaux entamés de papier hygiénique du centre ( 617 appartements plus lieux communs. ). Une sacrée descente qui causa un sérieux dérangement ….

* Étranger : C’est à dire celui qui vient du village voisin, le Gavach aussi. P. Coquin reprend ici une citation de Michel Brunet agrégé d’Histoire lequel s’est visiblement inspiré de ce que sait chaque habitant du Fenouillèdes.

** Surpris et affreusement dénoncé par deux jeunes comparses au profil jaloux d’avoir été devancés. Voir à Radins, on y reviendra également en traitant de leur penchant vers la délation.

***  Cadeaux et calendriers des fournisseurs, gâchis intégrations grandes écoles, surplus restauration, départ des groupes ou des familles… 

  • Liquidation d’une jardinerie, articles taillanderie, animalerie etc,  offerts aux collaborateurs. L’un de nous s’est attitré en refusant de partager avec ceux propriétaires, un nombre effarant de  paires de sécateurs de marque du même modèle avec toute une gamme d’outils à main et d’accessoires en quantités aberrantes,  sans avoir de véritable jardin c’est à dire résumé à un pas de porte.
  • Notamment les lendemains de séminaires d’intégration, être présent 1 heure ou d’avantage avant l’heure d’embauche, donc quitter le lit conjugal fort matinalement au seul motif de s’accaparer le premier des produits alimentaires et divers en sachant qu’il est prévu de les partager équitablement. Par exemple, un à quatre gars  sur 81 à 108 litres de jus d’orange, suivi d’une ruse pour obtenir un supplément. Un exemple entre tant impliquant des couples de tous âges voire sans enfant en dépit de la nature des denrées.
  • L’ESPRIT D’ÉQUIPE A LA SAUCE CATALANE : Encore dans l’entreprise, monopoliser les véhicules toute la journée alors que contrairement à vous ils n’en ont l’utilité que quelques minutes, sans aucun effort nonobstant vos gros soucis ( Allant jusqu’à une mesure discriminatoire )  induits à longueur d’années, 28 exactement. Imaginez d’être exposé à plusieurs profils de ce type ainsi synchronisés dans la susdite durée avec les désorganisations stupidement causées en plein coup de feu. Cette abomination cessa net à la faveur du départ à la retraite d’un cadre, sans avoir eu à bouger le petit doigt. ( 6 ). Le  plus triste est que tous pratiquent un sport d’équipe ou en sont fêlés.  

Il est à noter que les intéressés ne manquent point de s’indigner avec véhémence et de faire la morale publique aux collègues qu’ils surprennent dans l’exercice des mêmes faiblesses. Ces avarices et vols sont immanquables à chaque don en faveur du personnel***, à chaque fois leurs collègues de tous les jours depuis 10 ou 20 ou 30 ans sont soulagés de la part censée leur revenir étant trop assidus pour être enclins à guetter l’occasion.  Ce signalement général correspond ici à la norme, seul un pourcentage infinitésimal de catalans n’est pas impliqué . Là aussi il serait inutile au plus heureux, de protester ou d’en référer. Gare à vous si, las d’être abusé, vous les prenez de vitesse, il s’entend en toute honnêteté, les piques sinon les banderilles sont déjà prêtes,  là c’est exacerber le risque de délation. Gageons qu’ils retomberaient dans le cannibalisme, s’il survenait une crise alimentaire !

La culture de la dissimulation: Quand plutôt que d’avoir à les jeter, vous proposez à la cantonade des produits alimentaires récupérables, ils font généralement les désintéressés, à peu près obligatoirement si le chef est là. .. Mais ils iront se servir incognito sinon ils ne tarderont pas à revenir en vous lançant en aparté : C’est où ? Je ne l’ai pas trouvé...

– Le roi et sa cour.
De faramineux fayots, comme 53% des français, ici c’est manifestement plus et plutôt leur naturel qu’une démarche volontaire. Ces paresseux hors pair ont une propension flagrante à s’accrocher à leur chef, quand il n’a pas le dos tourné,  par assimilation cruelle à un Saint Homme, sans forcément réaliser  à temps qu’ils sont, hors exception, regardés avec dédain et manipulés à plate couture, tant ils sont intéressés et aveuglés de fait. De toutes façons, un café matinal ou un repas offert dans l’année, fut –  il ordinaire suffira à mener par le bout du nez ces crèvent la faim, ils l’attendent avec une impatience inouïe. Comment pourrait – il y avoir des chefs ” Gentils ” compte tenu du profil des catalans ? En résumé, de Pauvres gens à plaindre.
Quelques indications.
  • En appui de l’embauche de son fils, peindre et déménager gratuitement l’appartement du chef… Et vous le raconter avec détachement,  comme s’il s’agissait d’une façon banale!
  • Sortir avec son manager; Chérie ! Devines qui vient dîner ce soir… ( un chaud lapin ).
  • S’attarder au quotidien dans le bureau du boss plutôt qu’avec ses semblables, si ce n’était que ça…
  • Consacrer tous ses repos hebdomadaires à travailler pour le compte du chef, lequel installe sa structure de production et de vente. Pousser le vice jusqu’à vous faire des pressions pour les rejoindre. Une équipe complète au bout des ficelles. Ils ne seront jamais rémunérés ni embauchés.
  • De pair en vous dénigrant tous azimuts, se hâter d’ exécuter les missions que vous venez de soumettre au droit de retrait pour danger grave et imminent, identifiées par la CRAM, le médecin ou faire semblant d’exécuter ces façons,  bien en vue de l’encadrement, sans qu’il l’ait forcément demandé. En contrepartie du tort qu’ils vous causent, si on peux raisonner ainsi, dans les quatre ans un de ces imbéciles emmêlés entre progrès, panacée et moindre effort rêvés a obtenu plusieurs mois d’arrêts maladie assortis d’un handicap à une main, apparemment à vie. Un second s’il est toujours de ce monde, est défiguré par un cancer. Un troisième…
  • Une démonstration magistrale de leur part, qui fait coup double avec le crétinisme du cru, soit encore plus bas au sous – titre  Tous avec la cervelle sous la ceinture.

Les autres possibles induits sont trop anxiogènes, lourds et donc  confiés à votre perspicacité. Un point commun à chacun des Pauvres gars qui excellent en ce domaine, ce sont les champions hors catégorie du nombre d’heures improductives, ceux – là sont plus proches ou très  au – dessus des 80 heures mensuelles aux frais de la princesse : Absentéisme, maladie à dates fixes, inactivité sur le lieu de travail. Courses et consultations répétitives en cours de mission, banque, poste… ( 7 )

Cette inclination intéressé est la motivation primordiale qui pousse les parents à incorporer leurs enfants dans les clubs sportifs fanions de tel clocher,  XI, XIII, XV… *. En perspective d’une garantie d’emploi auprès des entreprises impliquées  ou des services municipaux. Les catalans étant ce que nous venons de voir, seule une infime minorité aura la volonté de pratiquer une activité sportive toute sa vie, autrement que en tribunes ou au cours de beuveries ” sens èime” qui sont la règle de ce petit monde. Le lundi ils se glorifient ( Chefs de famille ), d’avoir bu en enfilade  les bouteilles ! Cette alcoolisation les capte autant sinon plus que le jeu et toutes les générations en sont imprégnées. Aucun risque d’avoir à en rechercher désespérément, ils sont partout, de quoi en remplir des stades. Le podium de la plus haute considération publique sera à celui qui engloutira le plus. Antinomique mais vrai, ce sont des buveurs se clamant sportifs ! Record national, voir le lexique. Toutefois si la filière sports-emploi est un particularisme local** par son ampleur sans équivalent en France, selon une enquête qui fit les gros titres de la presse quotidienne, en matière de convoitise on tend à s’en écarter.

* Ce qui paraît incohérent au regard de la réalité de ces clubs : Innombrables échos impliquant autant d’équipes du Roussillon, signifiant une réputation dissuasive dès les poussins : Voyous, brutalités, bagarres, alcool...Beaucoup de mauvais caractères… sur le quotidien L’Indépendant du 30/06/18 page SR1CT-1. Un son de cloche invariable depuis Mathusalem.

** 113 000 licenciés pour 457 800 habitants en 2015.

En principe la ruse veut qu’ils s’évertuent à la masquer, mais ils en sont marqués et surtout réputés à l’entour. Ce penchant transparaît notamment au travers des questions détournées ou intrusives qu’ils vous posent.

– Les Radins

Les Escana – Rats ( Lexique ) en bon parler du Fenouillèdes, c’est à dire affirmer que le catalan est radin.

Être plus radin que son prochain est ici une tradition fidèlement respectée.

C’est à dire la quasi totalité de l’effectif  à +/- 1 à 5 % près et encore peut – être, y compris quand ils sont mis à contribution lors des grands événements de la vie. Il n’empêche point que les mêmes personnes ne peuvent se retenir d’en râler aux retrouvailles et d’être médisantes jusqu’à s’appliquer à répandre des calomnies ( En principe prises en considération par l’auditoire ), les gens réellement généreux n’en faisant pas étalage. Un échantillonnage :

  • La cagnotte mise en place à l’occasion du mariage d’un tel, 12 ans de maison, investi dans la défense des intérêts des salariés,  impliquant un service de 15 personnes plus de nombreuses annexes, n’a recueilli que 5 euros.  CR. 37 ans de boîte et d’empathie tous azimuts, lui aussi fortement sollicité, n’a eu proportionnellement guère plus d’attentions en dépit d’une grillade offerte à panel d’intéressés monstre. D’autres en ont été purement dispensés.
  • Ils sont aussi radins envers leur propre personne, on en arrive aux limites de l’inénarrable s’agissant des rituels domestiques censés être quotidiens;  Dans la série des  “Omissions ” courantes il faut hélas mentionner celle de tirer la chasse quand ils vont à la selle  y compris les jours suivants en dépit des odeurs atroces générées * et imposées à tout le service…  Où ils font à peu près tous plutôt qu’à leur domicile, le lundi dès que l’heure d’embauche a sonné et le vendredi après – midi c’est à chacun son abattant, ça fait du monde. Là comme ailleurs il est de toute évidence jouissif pour certains de vous empuantir et de vous dominer par le biais de bassesses qui plus est s’ils vous en trouvent affecté. Il m’a pris de vouloir raisonner un de ces profils, ce qui m’a valu de passer collectivement pour un atypique!
  • Une des façons des plus représentatives du catalan pur jus : Quand ce n’est pas à vôtre insu comme on la vu à Paresse, à l’heure du café, de la pause cigarette ou de passer à table, ils ont la manie de ponctionner le collègue. Très minoritaires sont ceux qui ont un menu équilibré, le pain, le fromage, les fruits, le café et son sucre **… y sont en principe ” Oubliés tous les jours “, puisqu’il suffit de parasiter pour être servi ! Naturellement ces pique – assiettes font démonstration de ce sans – gène en toutes occasions. Automatiquement, le jour où vous mettrez un point final à vos amabilités, unilatérales bien – sûr, vous serez dans l’instant invectivé de Sale radin… C’est ça le catalan!
  • Certains vont jusqu’à laver tout le linge de leur couple sur leur lieu de travail et plusieurs fois par semaine. Imaginez à en railler, les culottes ou strings de madame !

Cependant sous ces extrêmes se cache un aspect ” Obligé ”  à leur décharge, comment joindre les deux bouts tout en endurant les abus des employeurs ? Voir en Notes, Libertés patronales.

* Observé durant  toute ma vie professionnelle, tout sauf des cas isolés. Et ça…  figurez – vous que ” ça  passe son temps ” entre se gausser et médire d’autrui, ce sont les mêmes personnes.  Un état de détérioration identitaire à ne pas perdre de vue, vous serez estomaqués quand vous aurez compris qu’un catalan quelconque cumule généralement et abondamment des travers qui font l’objet de ces pages, suivantes incluses. Entre cela, ce révélé à L’Irrespect et ce qui suit, il faut tirer un grand coup de chapeau aux personnels odieusement impactés des services Ménage et Jardin de cette collectivité de Le Barcarès. Mesdames, avec toute mon admiration!

.** Visiblement c’est plus tendance d’être ostentatoire avec la téléphonie dernier cri ou d’une manière générale d’en mettre plein la vue en contradiction avec un salaire inadéquat.

 

 

Splendeurs de la Nocivité Catalane.

A la délicate Attention de ceux qui par comble de l’interversion auraient interprété cet article comme étant haineux à l’encontre des catalans…

Chut ! Les murs ont des oreilles.

Ce slogan glacial nous renvoie aux délations de la drôle de guerre en 1940 qui font la honte nationale de ce département, il est une introduction au Crétinisme Identitaire Catalan ( Encyclopédie Bonneton ) duquel on a déjà dû avoir eu un avant – goût et que je vais tenter d’ illustrer comme suit :

003 Journal L’Indépendant du 23 novembre 2016 : Sous ce Floues ( Sic ) politiquement correct se terre la délation.

Un millier de déportés rapporté à 234 000 habitants ! Auxquels il faut ajouter ceux qui ont été torturés à mort avant de prendre le train. Il vous reste à comparer avec la démographie de la Seine à l’époque des faits.

La délation calomnieuse ( 8 ) est intimement liée au camp de concentration de Rivesaltes.

A propos de calomnies, les prétendues plaisanteries évoquées à L’Orgueil dégénèrent trop souvent en contre – vérités perçues par les destinataires comme étant des paroles d’évangile. Quand vous disposez de suffisamment d’éléments corroborant ou comprenez pourquoi un tel vous faisait une gueule d’enfer, le mal a tissé sa toile depuis des années et en est rendu irréparable, vôtre réputation est scellée ad vitam æternam.

Logiquement avec un pareil bagage, ils pourraient être incités à faire profil bas de façon à pouvoir balayer devant leur porte, s’ils n’étaient pas quasiment tous de cet état, tant affairés dans leurs médisances*, Une manie certaine de l’intrusion par  curiosité à penchant malsain , toujours ” Le nez fourré dans vôtre assiette “, sans limitation aux repas. De toute évidence la plus part du temps à la recherche de vos points faibles, de la faille dans laquelle ils pourront se précipiter sans délai.

 

Démangeaisons irrésistibles

Ainsi ils ne peuvent s’en rendre compte, à partir de là toute différence leur est inconsciemment anormale.  Comme une démangeaison irrésistible**, ils épient ( Voir à Paresse ), dévisagent, scrutent, rapportent, dénigrent, ré – interprètent, brocardent sans cesse  leur semblable, sur tous les plans imaginables et inimaginables passés au crible y compris hors domaine de  compétence et sans que cela puisse être réductible à la collectivité pré citée. Experts du trouver à redire, d’autrui, vous êtes en mauvaise posture si vos passions, loisirs, méthodes de travail, activité sportive, repas, habillement… tous gestes qui ne correspondent pas aux leurs, cela revient à provoquer le diable.

* Es – ce encore leur art de la dissimulation, de l’écran de fumée ? Il est choquant de constater que c’est un des travers qui les anime le plus avec le rugby et les histoires de cul.

**  A tous les coups soulagés et bercés par la douce illusion d’avoir, enfin, trouvé plus détérioré qu’eux, ils manifestent comme une démangeaison irrésistible, ils épient…

Les rengaines des heures durant évoquées à l’orgueil :

Ces pipelettes seront tels des vautours sur une carcasse s’ils, décèlent une faiblesse quelconque, celles déjà énoncées, une lacune dans votre formation professionnelle, certains ennuis de santé ou si vous avez le tort d’être gentil , d’ en laisser passer … là :

Sortez vos griffes avant d’être mort, obligatoirement si vous cumulez plusieurs de ces incitations à nuire. ils n’auront de cesse de vous tomber dessus, en particulier s’ils peuvent déclencher un effet de groupe.  Ce serait, à nouveau, perdre son temps de les prévenir que le vent devrait tourner à leurs dépends.  L’ennui est que vous serez dans la foulée la cible d’une publicité malveillante selon laquelle vous avez mauvais caractère, proférée dans vôtre dos, vous empêchant ainsi de faire valoir vos arguments ( 8 )Trop souvent à peine quitté le groupe et vous passez à ” l’enclume ” *,  particulièrement le  ” Bleu ” et le ou les derniers embauchés de longue date, par la force de l’habitude. Il suffit communément d’aller du côté opposé de la porte et de tendre l’oreille.

* – Ils n’arrêtent de te casser du bois vert dans le dos… Bien reçu! Merci Alain de St Gély du Fesc et suivants. Hors exception ces alertes outrées n’étaient émises que par des forastièrs ( Lexique ) au Roussillon ( 2, 3 ) et les lignes qui précèdent ne sont absolument pas un préalable, ils n’ont pas besoin d’autant pour dénigrer. Je dois avant tout saluer Christian de Balma  ( 31 ) et son entourage, il est allé jusqu’à intervenir auprès de la direction sans aucune sollicitation de ma part  !

Ces Clòscs / Closcas pourront s’entendre répéter : Mais enfin !  Laissez le tranquille… Ou se retrouver tous dans le bureau du directeur, cela n’y changera rien dans la durée, forcément en tant que clòsc ( Lexique ).

Tel que déjà vu à Record National, il est à présumer que ces aptitudes orientées harcèlement, soient plus coutumières en Roussillon que partout ailleurs, en corollaire fatal de tout ce que nous venons d’aborder et ce n’est pas fini…. Est – il utile de faire remarquer que ces comportements sont indissociables des critères d’identification d’un catalan, c’est à dire leurs Talents représentatifs et la condition salariale de soumission et d’injustices à vie ( 5,6,7 ), ils en font le cercle vicieux dont nul n’en ressort indemne, c’est à aboutir à vous taper insidieusement sur le système. D’où l’incidence naturelle d’évacuer le stress, notamment sur un souffre – douleur, souvent le ou les derniers embauchés. La volonté de les cibler est quelquefois  ” Clairement affichée “.

Une citation de Claude Guillabert, un énarque natif de Sournia mais ayant vécu à St Laurent de la Salanque dès 1945 et à Perpignan :

 CG : Les liens sociaux étroits et généralement bienveillants de jadis n’existaient plus, seules comptaient les rumeurs généralement hostiles…Il s’agit d’une comparaison entre les mœurs de son village natal du Fenouillèdes avec celles de son nouveau domicile en Roussillon.

Restons dans la bonne humeur, puisque nous baignons à nouveau dans l’ inénarrable, tout cela est sans penser à s’assurer qu’ils ne fassent pas pire en ce qui les concerne personnellement* jusqu’au même sujet !  Bis  répétita, soit un retour à la case propensions singulières annoncée à Définitions, qu’es ce donc sinon du crétinisme? Peut – être une extériorisation d’orgueil aveuglant ou une part de jalousie inavouable initiée par la fierté, la conviction  qu’ils ont d’être les meilleurs.

  • Si un collègue roussillonnais ” Rameur ” à vos côtés , éventuellement Délégué du personnel, s’aperçoit que vous êtes en difficulté face à votre supérieur, il est une très forte probabilité qu’il saisisse cette occasion pour vous enfoncer aussitôt ou en sous main, au mépris de toute objectivité,  tout en vous ayant tenu préalablement un raisonnement éminemment favorable.
  • Ils manifestent une prédisposition aiguë pour rapporter, cancaner joyeusement au chef vos faits, différences, gestes et paroles avec une célérité** capable de leur faire quitter leur poste de travail sur le champ. La moindre gaffe ou maladresse suffit, sans que ce soit obligatoirement de la méchanceté et limité aux horaires professionnels, auquel cas c’est si simple de lui téléphoner.
  • Membre du comité d’entreprise sur une période relativement brève, il me fut maintes fois demandé d’y attaquer tel gars devant la direction, y compris venant d’élus du bureau.

 

Les super étalons d’une race détériorée

Toujours en matière d’hostilité, il aurait aussi fallu relater tout ce qui se rapporte à ces auto – proclamés super étalons, de la race détériorée que l’on sait mais qui considérés en général, à la quarantaine rugissante en sont encore à s’emmêler entre pénis et urètre ***. Celui qui émet une bourde pareille au milieu d’une tablée de 10 court si peu de risques d’être repris, 10 à 20 % au grand maximum. Leurs excès et ignorance en ce domaine sont tels qu’il est délicat de transcrire, à en préférer s’abstenir. Je fais allusion à des adultes, pères et jeunes grands – pères.

* Trop accaparés qu’ils sont à scruter autrui ?

** Leur devise doit s’approcher de : Mieux vous connaitre pour mieux vous dénigrer,  ils vous font parler avec la seule finalité d’isoler des mots pour aller les rapporter aussitôt.

*** Un penchant qui crée l’ordinaire et vous laissera pantois face à la proportion de sires impliqués : Grand déballage de fausses informations,  bref de stupidités, pour ne pas employer son synonyme familier. Que ce soit en matière d’entre – jambes comme d’un quelconque sujet de discussion, se lancer dans des affirmations,  “Donner des cours de … ”  en s’exprimant longuement sans en connaître les bases élémentaires. Seuls les muets n’en disent pas, des C ….,  mais avec eux les catalans, hormis que l’on ne peux pas se fier à ce qu’ils racontent, les rectifier permet généralement de s’entendre des répliques salées.  Quelque part dans leur esprit il doit être inconcevable qu’ils puissent avoir tort, avec eux l’orgueil n’est jamais bien loin. A mettre en parallèle avec ce qui suit en Notes ( 9 ) : TOUS AVEC LA CERVELLE SOUS LA CEINTURE.

 Coup double, fayots + crétinisme :   Alors qu’il leur serait si simple de ne pas participer, vous courez un risque important d’être promptement jeté sans délicatesse, si vous lancez une discussion sur un thème différent de leur sphère, le fait que les sujets susdits ne soient pas sur la table n’y changera rien. C’EST QUELQUE PART SOIT VOUS VOUS TAISEZ, SOIT VOUS ENTREZ DANS LEUR ORDRE DU JOUR, LEQUEL REVIENT A ÊTRE IMPOSE. Par contre lorsqu’il arrive des chefs aux centres d’intérêt et causeries  similaires aux vôtres, les mêmes gars ne manqueront  pas d’être  ” Aux petits pompons ” voire de débattre en toute ignorance de questions nouvelles pour eux.  Finalement il m’aura fallu éviter,  certains domaines, pendant autour de 20 ans en attendant la providentielle évolution de mes chefs et le remplacement progressif des catalans par des nouveaux arrivants.

– Tu nous fait ch. … avec ces c… . , on n’en  a rien à foutre…

Moralité : Y aurait – il plus rustres ( Définitions ) que les Gavachs ? En supposant que ces derniers soient effectivement grossiers, mal éduqués, à en justifier ce qualificatif pour les identifier autant qu’ils sont tous. C’est donc encore une pièce à verser à la case penchants singuliers introduite à Définitions.

 **  Valeur retenue afin de ne pas risquer de tomber dans l’exagération. 

On pourrait conclure avec la chute choisie à L’Orgueil, ce ne sont pas les similitudes qui manquent.

 

Confrontés à ces mentalités des personnels ont choisi de démissionner pour ne pas avoir à dénoncer ces faits hors norme et qui de fait se retournent contre l’indigné. Les cadres étant généralement recrutés au plan national,  ils ne sont peut être pas armés pour pouvoir en arriver à admettre qu’il puisse exister des dérives, particularismes locaux de cette envergure, dans le plus heureux des cas avant tant d’années et d’informations croisées.

Ces énumérations très parcellaires ciblent principalement les ouvriers, lesquels comme chacun sait ne sont pas les mieux placés dans ces registres.

Ces pathologies ont été principalement identifiées hormis dans la vie courante, dans un complexe de vacances du lido de Port – Barcarès à deux encablures du paquebot ensablé Le Lydia  et une entreprise très connue auprès des collectivités territoriales, c’est à dire chaque fois dans la plaine du Roussillon en milieu péri – urbain. Cependant il ne faut pas s’y leurrer, elles sont de toujours effectives partout en Roussillon sur la base d’ une moisson d’indiscrétions. Il semblerait que le catalan des montagnes soit significativement moins ” Atteint “

Ce ne sont là  que quelques unes des constantes identifiées en Pays Catalan par les érudits susdits, sans qu’ils aient eu une démarche exhaustive. Avec un tel palmarès il est inutile de se risquer à ajouter des appréciations personnelles relatives à celles omises, face à leur évidence restons accommodants en leur faveur.  A vous de cerner d’autres manières particulières, il en est encore hors entendement,  une transparaît dans ces pages, cependant les susdites personnalités n’en ont pas fait écho mais vous avez ” Le vrai jeton “.
Rappel utile : Attention des faits isolés n’ont pas leur place ici, ce sont invariablement des comportements récurrents,  pour la majeure partie accumulés en  35 années passées dans une collectivité de plus de 100 salariés tout en ayant connu pire ailleurs.

 

 

Conceptions de l’intégration

S’agirait-il d’histoires anciennes ? Certes les faiblesses ci- dessus ont été révélées dès le règne de Louis XIV, à la restitution du Roussillon à la France . Mais comme on l’a vu elles n’ont rien d’obsolète.

 

Catalans en voie d’intégration dans le 66

On croirait entendre braire, plus près de nous au tout début du XXIe siècle, un magazine trimestriel Terres Catalanes, alors émanation du groupe de presse de L’Indépendant  a osé placer dans un éditorial, que les Occitans s’étaient bien intégrés* en Roussillon, alors qu’ils y ont toujours été, Perpignan fut même administré par des consuls languedociens ! Sur la période 1450 – 1700 Barcelone a compté jusqu’à 30 à 50 %** d’immigrés français principalement des occitans, imaginez le pourcentage relatif au Roussillon ! Une fois de plus au tournant des années 1600 – 1700 la Catalogne Nord ne comptait que 12 700 rescapés de la peste, chiffre brut duquel il conviendrait de déduire les français installés de longue date. La place étant libre ( Vide ) un massif déplacement de population s’est déracinée du sud de la France pour se fixer de part et d’autre des Pyrénées, régénérant de fait cette malheureuse race catalane au bord de l’extinction.

Ces pauvres… catalanistes du Roussillon qui manifestent  à Perpignan chaque 7 novembre lors de la Diada de Catalunya Nord ( Journée de revendications qu’ils ont auto – proclamée ), contre les effets du traité des Pyrénées de 1659 qui les a libérés de cinq siècles d’occupation espagnole ou ceux qui par dizaines de milliers passent leurs soirées devant la télévision de Barcelone, Madrid, Séville, font ils montre d’intégration à la France ? Ou encore sous prétexte acceptable de manifestation en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. les 7000 à 10 000 pantins menés par le bout du nez qui ont défilé le 10 septembre 2016 devant la préfecture avec force drapeaux indépendantistes ou Esteladas et appâts identitaires comme pendant la Diada ( Groupes locaux de saltimbanques nécessaires afin de doper l’affluence ), le 11 septembre étant le jour de la fête nationale catalane à Barcelone, laquelle commémore la chute de la ville en 1714 face à l’armée Franco – Espagnole de Philippe V.

Bon Diu ! Amalgameraient-ils les Occitans avec ce qu’ils sont, des réfugiés espagnols ou leurs descendants ou peut-être avec les Maghrébins ? Ces immigrés et leurs enfants sont si nombreux,  couramment des familles implantées des deux cotés des Pyrénées, qu’ils finissent par se croire dans le pays de leurs racines  et donc ”  Font la loi “. Beaucoup de traditions, d’animations folkloriques, des recettes culinaires…  vendues comme étant  de Catalogne Nord ont en réalité été importées à partir du dernier quart du XIX ème siècle avec les caisses d’oranges par exemple, les Géants / Gégants en 1960, les feux de la St Jean rétablis en 1962, les Correfocs, les Castellers / Tours humaines, la sardane***, il faut reconnaître que cela reste de très beaux cadeaux.  Les apports culturels made in Languedoc subissent le même sort, expressions de leur jacobinisme tous azimuts.

Mais cela ne suffit pas,

Sous la définition, la désinformation

Ces étrangers quelque part,  font circuler autour du Canigò**** ( Ex Mont Canigou ) et sur la toile, une définition de Gavach selon laquelle ces derniers ne s’intègrent pas à eux sous le prétexte qu’ils sont trop rustres***** pour ce faire … C’est le monde à l’envers, en principe il appartient aux étrangers de s’intégrer et du n’importe quoi. Nous sommes convaincus d’être entre une citation sortie de son cadre et une manœuvre représentative de la mentalité catalane, émise avec le dessein inavouable de noyer le poisson, le contenu de cet article en dit plus long que nécessaire tout en dévoilant une certaine incompatibilité. Le moins que l’on puisse affirmer est qu’il est loin d’être, forcément, censé ou salutaire de s’intégrer aux individus de la société catalane, ce que sous – entend la réflexion de C. Guillabert ci – dessus. 

* Peut – être l’expression de leur inclination hautaine à l’encontre des Gavachs, laquelle leur aurait échappée en trahissant leur éducation.

** Fluctuations de 1530 à 1580 approximativement, cet exode de repeuplement de toute la Catalogne désertifiée par les épidémies ( Beaucoup plus dévastatrices qu’en France ) a commencé très antérieurement en se maintenant jusques postérieurement à 1700. Au bout de 10 ans le nouveau venu était considéré catalan.

*** Sans exhaustive. Pour la sardane les spécialistes catalans s’affrontent.

**** Pour différenciation avec une marque déposée d’alimentation canine.

***** Dans quel état d’esprit peut -on se commettre à inventer de telles absurdités, de plus présentées sous forme de références ou simplement citer ses prédécesseurs sans émettre les réserves élémentaires qui s’imposent. Cependant il reste des bons côtés à retenir, encore un retour à leurs propensions singulières et une telle démarche en les dévoilant assure de ce qu’ils sont sous le masque.

Ces atypismes sont ils spécifiques aux Hispaniques ?   Tous ceux qui vivent du tourisme, savent pertinemment que non. D’autant que comme l’a dit le poète, La race importune des imbéciles heureux partout foisonne ! Georges Brassens. Ce sétois singulier nous a transmis un chef d’œuvre qui paraît calqué sur le front de ses voisins roussillonnais, tant les adéquations sont parfaites. Certainement plus flagrants, communs et additionnés en Catalogne Nord, d’ailleurs ceux qui ne correspondent pas à ce portrait y sont classés atypiques !

paroles.net/georges-brassens/paroles-la-ballade-des-gens-qui-sont-nés-quelque-part

 

 

Mille ans de guerres

Entre tout, on comprendra que les Catalans n’ont pas toujours eu bonne réputation ici en Fenolhedés, en filigrane bien sûr. A moins qu’il ne s’agisse d’une séquelle de l’Histoire, gravée dans l’inconscient collectif. Comme une ombre portée par mille ans de conflits armés, une évidence impulsée au fil des générations sans volonté de discréditer. Mais prête à s’exprimer ouvertement au moindre problème. Sans qu’il soit obligé de remonter aux gènes acquis historiquement, au XVIIIè siècle tout ce qui était espagnol était très mal vu y compris depuis le Roussillon, la procession de la Sanch était interdite car considérée trop baroque et donc suspectée d’être favorable à l’ennemi. En 1846 le procès des Trabucaîres* fut instrumentalisé par l’État français aux fins d’exacerber ces tensions de cousinage, pendant ce temps les autorités édifiaient des forts persuadées qu’elles étaient d’une invasion espagnole prochaine.

Où l’on rattrape les intéressés, toujours dans le tréfonds des mentalités du pays, il y traîne un ressenti qui doit avoir son origine au temps ou des bandes de voleurs montaient de la plaine ou du Conflent et laissaient les villages exsangues après razzias. Maintes fois entendu :

– Ne faites pas monter des gens de la plaine…

Nous n’avons pas connaissance de récits similaires dans l’autre sens, cela ne saurait être par déni. Comme si catalan ( Voleur né ) allait de pair avec gitan, pas ceux qui illuminent les soirées estivales mais les autres. L’auteur précise qu’il n’a eu que des catalanes pour partenaires, jusqu’à épouser une provençale de la même origine ( 1 ).

* Voir en pages Toponymie.

 

La racine du mal 

Corbières – Fenouillèdes le champ de batailles et d’exactions interminables France – Espagne ( Aragon, Majorque, Catalogne puis Espagne ). Là on tient assurément LA racine pivot des acrimonies catalanes à l’adresse de leurs voisins, les fameux Gavachs. Elle est enfouie dans le subconscient mais ressort au travers de ce que racontent ou plus exactement omettent de transcrire nombre d’historiens catalans de toutes envergures, le milieu ” Catalanisateur à tout va “, les médias locaux et par corollaire dans l’ambiance générale. En synthèse il crève la vue que du très haut de leur fierté, ils peinent à admettre que ce rempart de la France et étendard de l’Occitanie devant leur porte leur ait toujours échappé, depuis 1258, en dépit de tant de convoitises. La causticité dont sont l’objet les Gavachs cache aussi la dégénérescence de rancœurs médiévales nourries d’héritages féodaux transfrontaliers mouvementés, attisées par le retour à la France de la Catalogne Nord en 1659.  Retour, toujours coincé dans le gosier des catalans, est en référence aux droits spoliés aux carolingiens, à l’époque où les comtés étaient délimités au sud par le fleuve Ebre suite à l’expulsion des envahisseurs au croissant sur demande d’assistance des tribus locales.  En outre l’apparition du fait Catalan sera consécutive à cette administration comtale sinon peu ultérieure.

 

 

 Pour le pire et le meilleur

Il n’en demeure pas moins avéré que nos sangs Gavach et Catalan sont intimement mêles depuis le néolithique grâce aux :

  • Bergers du Fenouillèdes fricotant sur la rive de l’étang de Balcère ou inversement ceux de la Salanque faisant étapes du coté de Planèzes, Derc, Rabouillet . Grandes voies de transhumances traversant le Fenouillèdes depuis le littoral. Les mariages mixtes n’ont jamais cessé.
  • Exodes dans les deux sens.
  • Migrations saisonnières des agriculteurs vers les mas de la plaine.
  • Échanges commerciaux, route romaine et médiévale Limoux –  Caudiés – Prades, marchés de Villefranche  à Perpignan avec Rivesaltes et tant d’autres opportunités.

C’est là un retour de bâton significatif relatif à la portée des critiques qui précèdent, à propos desquelles beaucoup de languedociens de notre connaissance pourraient répondre présent.


Notes

( 1 )  Ce qui suit pourrait paraître pimenté :

Quand la réalité est dure à avaler, l’aseptiser avec des termes lénifiants revient à la masquer. Un malentendant restera un sourd. Nous allons nous efforcer de nommer concrètement ce qui suit, il s’agit d’accepter qu’un chat soit appelé un chat. A la recherche d’un juste milieu entre la novlangue de George Orwell et l’acrimonie, néanmoins cela n’est pas évident en étant doublement exposé entre ses recherches historiques et au contact permanent dans la vie courante de la mentalité des Catalans.

Il n’en est pas moins scrupuleusement exact sinon de la réalité plutôt atténuée.  Chose ennuyeuse il est des vérités à ne pas écrire* et ils inspirent de la pitié, c’est effectivement une race détériorée **/ Encyclopédie Bonneton 66, à ce titre il est préférable d’être accommodant en leur faveur.

* Un fil conducteur dans ces pages : S’abstenir ! Quand la nature, la fréquence hors norme des actes en cause risque de faire paraître la perception de leur réalité douteuse.  L’énumération de leurs travers devenant forcément à un moment périlleuse et le lecteur non initié n’est pas censé être apte à assimiler plus décevant sans risque d’interprétation paradoxale au dépends du rédacteur.  Il faut quelquefois l’avoir vécu pour le croire.

** Au vu du contenu des pages suivantes le lecteur normalement constitué et hors contact des catalans, sera susceptible de déduire que c’est l’auteur de ces lignes qui est à plaindre avant tout. C’est une méprise compréhensible au regard des énormités transcrites lesquelles sont  le ressenti des languedociens riverains. Je ne fais que relater ces opinions, seules les plus souvent admises, elles sont très similaires aux interprétations de personnalités tenant le haut du pavé, illustrées d’exemples de mon vécu.

TOUTE HAINE à L’ENCONTRE DES CATALANS EST FONDAMENTALEMENT REJETÉE DE MA PENSÉE, quel que soit l’article. Je n’y peux rien si des lecteurs ont cette illusion, initiée par un lourd passif à charge énuméré en l’absence d’éléments opposables.  En ne retenant que des aspects défavorables aux catalans du nord, le lecteur percevra à tort une orientation stupide. C’est un mal obligé permettant de ne pas sortir de l’objet de cet article, réplique d’un Gavach au ” Gène négatif ” catalan en  rappelant ce en quoi ces derniers sont réputés.

Il faut saluer les rares Roussillonnais qui ne correspondent pas aux tristes réputations particulières aux catalans, d’autant que les travers identitaires des seconds leurs retombent dessus. 

Si haine il pourrait y avoir, peut – être, on verra qu’elle serait plus sûrement dans le comble de l’interversion.

Être Catalan, c’est ça :

Quelques catalans, eux seuls, ont été viscéralement vexés par ce contenu. Commentaires orduriers à l’appui, refus de dialoguer et d’accepter les références proposées en réponses….  Ils préfèrent se voiler la face inutilement en me tenant rigueur, sans l’avouer, d’avoir diffusé les récoltes qu’ils ont semées en tant que Catalans. Au moins ainsi ils apportent de l’eau à mon moulin tout en réactivant certains de leurs profils décriés ici.

 

 

  ( 2 )

 Une meute ? C’est assez particulier en 66 qui plus est en collectivité, mon recrutement s’est fait sans appuis, choisi entre plus de cent candidatures et donc au détriment d’une foule de pistonnés des clochers circonvoisins d’où contrairement à moi l’essentiel d’entre – eux était natif, protégés de tribus en suremploi avec des sires à cheval sur les convenances. Cela dans les deux villages et les deux entreprises principalement impliquées dans cet article. ” L’étranger ” déjà  à abattre de ce fait, a obligatoirement raflé sous le nez  la place visée par le frère, le fils, le neveu… de tels salariés. De là à une suspicion d’interactions avec ce qui suit ?

Sur une période si longue les têtes se renouvellent, au bas mot j’ai du voir passer près d’un millier de collègues de travail par le biais d’un noyau annuel comptant aisément 30 personnes, mais  les attitudes restent constantes, donc une base solide permettant de dégager des dominantes comportementales tout en confirmant la pertinence et la pérennité des analyses ci-après.

 

( 3 ) C’est à se demander, seraient – ils nés ainsi ?

Un second aspect à retenir pour la suite : Rancuniers à vie.

Curieusement compte – tenu de son évidence criante, les auteurs consultés pour cet article n’y ont pas fait allusion, sauf peut – être plus loin J. J. Expilly.

Ils sont profondément mesquins, c’est à dire ignobles, lâches, une rancune XXL. A partir de là vous vous exposez à un risque notoire de représailles, indélicatesses disproportionnées POUVANT INTERVENIR PLUS D’UN AN APRÈS s’ils n’ont pas d’opportunité à saisir avant, d’actes de fous, diffamations, menaces sur vos biens, menaces de mort en public sur votre personne et votre famille, dénigrement auprès du conseil d’administration ( Sur des bases bancales )… ça ne compte pas, si par extensions ils vous ont causé durant des années, un faisceau de préjudices qu’ils n’auraient pas accepté de subir, c’est à dire des contributions à enclencher une spirale négative sans fond en étant mixées à un autre incontournable local, l’orgueil.  Heureusement que nous sommes en temps de paix, gageons que s’il survenait un nouveau conflit mondial ces haineux retomberaient aussitôt dans la plus abominable délation calomnieuse. Nous  reviendrons sur leur toxicité trop facilement redynamisable, gravée dans leur ADN, au chapitre Splendeurs de la Nocivité Catalane.

Si au terme de lustres de patience et d’épiphénomènes tels que précédents, à s’en passer volontiers,  vous êtes amené à avancer de la case subir à celle sévir, las de perdre vôtre temps à les mettre en garde qu’à persister ainsi ils finiraient par bénéficier d’un retour à l’envoyeur de volées de bois vert, ils vous font une réputation tenace de méchanceté, de mauvais caractère,  jusqu’au dernier embauché qui ne tarde pas à en être mis au parfum, désinformé bien – sûr et à son insu au moins durablement.

 

( 4 ) 

 D’ailleurs en 2015 la presse tant nationale que locale s’est délectée d’un palmarès de l’absentéisme relatif aux services municipaux de petites, moyennes et grandes villes disséminées dans tout l’hexagone. Les motivations compréhensibles, telles qu’un salaire d’un autre âge, n’ayant pas été évoquées, nous les abordons en rubrique Notes, elles ne s’entendent que pour les plus vaillants..   Souvent 37 à 40 jours d’absence par salarié dans ces mairies dont celle de Le Barcarès*. Mais ce chiffre en demeure des plus raisonnables s’agissant de ce village, proportionnellement à un ensemble coopératif  fameux  par ces performances devenues un sujet d’amusement et d’attractivité pour tous ceux ayant un poil dans la main où qu’ils soient en France. Force est de constater que tout juste franchie l’une des portes du du Roussillon coté Languedoc, on y tombe aussitôt les pieds en plein dans le plat.

* La commune de Le Barcarès est, fille de celle de St Laurent de la Salanque, née du bétonnage de sa plage dans le cadre de la Mission Racine. Cela a peut – être son importance dans les cas qui vont suivre, des ” Cas Talents “.

Une illustration qui fait coup double en matière de fierté et de paresse:
La plupart des collègues permanents, saisonniers sous ma responsabilité, sans ou peu qualifiés n’ont eu de cesse de tergiverser pour au bout du compte ne pas  mettre en pratique de nouvelles connaissances même si validées  à l’occasion de formations. Refus de tester vos méthodes plutôt que de les dénigrer par ignorance, les leurs étant forcément les meilleures, c’est dans leur logique innée, donc vous êtes dans l’aberration et cela aboutit quelquefois à ” une plainte ” en amont ! Ces préconisations avaient le tort insigne d’ être incomprises des gestionnaires. 

 

( 5 )

 Paresse et libertés patronales. Attention méprise, cette déliquescence économique de toujours et sa cohorte de facettes d’âge seigneurial, jusqu’aux atteintes graves à la santé*, n’explique que partiellement la fainéantise phénoménale locale; N’y l’embauche préférentielle de profils à risques ( Non qualifiés, cancres de la dernière promotion, saisonniers ” Plus attirés par la plage “…)  au moindre coût et trompés comme des alouettes. Il ne faut pas éluder que dans le 66  et le huis clos de l’entreprise, passées les grimaces de courtoisie contrainte du bonjour matinal, les employeurs n’ont aucune reconnaissance envers leurs collaborateurs compétents, très investis du dépassement de soi,  passionnés, ainsi couramment tondus de plusieurs centaines d’euros par mois, selon les statistiques les salaires sont en moyenne inférieurs de 18 à 20 % à ceux au niveau national. ” Il suffirait ” à l’ouvrier de ne franchir que les Corbières  pour gagner 300 / + euros par mois à qualification égale. Les reconnaissances sont au mieux en l’état de miettes à intervalles  “décennaux ” ou cas particulier, en tous cas autant méprisés que les tires – au – flanc y compris quand viennent s’y greffer la chaleur et la surcharge dans les services en sous effectif ( 2 bras, au lieu de 4 + saisonniers d’après étude d’ingénieur. ) obligeant à dépasser les limites physiques pour que ce qui doit être fait puisse l’être,  ils sont capables de vous invectiver avec arrogance dans le même temps pour ” Abandon ” d’intervention non prioritaire°.  Il est mal supporté que vous preniez la défense du collègue odieusement attaqué par le chef en réunion. Celui qui fait l’effort de travailler en étant sous le coup d’un arrêt maladie ne sera pas mieux respecté…

* C’est peu dire, même en la matière ils l’ont vraiment mauvaise quand l’ouvrier parvient à obtenir gain de cause et à s’extirper de leur guêpier, trop habitués qu’ils sont à avoir le dernier mot, là ils sont amorcés pour des ruminations éternelles. LES RECOMMANDATIONS CRAM et SST N’ARRIVENT PAS à CEUX VICTIMES des conditions de travail. Vous demandez des équipements de protection individuelle agréés INRS  Institut National de Recherches sur la Sécurité et les conditions de travail ( Émanation CRAM et mutuelles ); Si on ne vous répond pas avec dédain, vous obtiendrez du référent sécurité, dans un délai excessif, des produits d’enseignes de bricolage ou de hard – discount en promotion tel jour de la semaine ! Ils n’offrent aucune garantie et engendrent des effets secondaires d’une pénibilité inimaginable …  Une synthèse en vogue sur la place de Perpignan :

J’ai quitté cette entreprise de fous, elle n’était pas pour y passer la vie, je ne serais pas arrivé à l’âge de la retraite , sinon en piteux état.

 Hélas avec 16 % de chômeurs indemnisés ( 14,5 % en 2018, le pire taux en métropole )  cette parade devient plus risquée que jamais. Cet aperçu minimaliste des conditions de travail dans le 66, ainsi désigné –  Le prix du soleil  , se veut pour vous permettre de comprendre  que tout en étant renommé pour sa paresse, le catalan endure un éventail de  circonstances participatives extrêmement graves et la formule est douce.  Il faut avoir une force de caractère élevée pour rester droit, ne pas craquer psychologiquement et pouvoir travailler avec entrain dans une soumission à vie pareille. Des connaissances dans diverses entreprises ont dû se gaver d’anti – dépresseurs. Les spécialistes affirment que en pareil cas , écrire est une thérapie. Si vous êtes enlisé dans un tel bourbier, ne le gardez surtout pas pour vous seul, votre entourage compris.

 

( 6 ) Quelques exemples de stigmates de l’orgueil au travail.

Quand celui des cadres ou des dirigeants entrave le fonctionnement optimal des services et participe à la paupérisation du personnel. En Roussillon, il envenime un climat salarial déjà le plus défavorable de l’hexagone. On retrouve forcément les réactions malveillantes évoquées jusqu’à la partie consacrée à la paresse sous des formes tout aussi graves puisque elles peuvent aboutir à la discrimination, à l’ostracisme,  à la perte d’emploi, au burn –  out*, au suicide…  Rares sont les salariés  du 66 épargnés par ces profils.

Tendances : 

HORREURS

 La moindre peccadille, une vérité dont vous avez souffert  échappée du devoir de réserve, seront muées en crime de lèse – majesté, en tous cas vous serez plus sûrement menacé que le champion toutes catégories de la paresse. Si quelque chose ne leur convient pas , ils sont portés à vous agresser d’emblée sans se soucier de chercher à comprendre. S’ils peuvent vous humilier publiquement, ils n’en deviennent que plus mauvais en n’ayant que faire d’éventuels témoins choqués –   à l’estomac noué, fussent – ils de leur rang ou plus.

A en être incapables d’accepter la moindre critique constructive visant à dire non à des ordres insensés revenant à vous exposer à des risques graves, à saboter vos réalisations et l’organisationnel°, ils vous en tiennent rigueur indéfiniment .

Si vous protestez de leurs abus, aberrations, INTERPRÉTATIONS ERRONÉES DE VOS FAITS ET GESTES °, manœuvres,  ils vous infligent des mesures de rétorsion après avoir systématiquement ergoté sur chaque parole,  à la recherche de la COMPLICATION QU’ILS RETIENDRONT EXCLUSIVEMENT EN VOUS LA RESSASSANT PENDANT DES ANNÉES, ( Datant de leurs lointains prédécesseurs ) à chaque crise, mépris – orgueil oblige, généralement orientée vers un prétendu manque de respect*. ” La Meilleure “! Non contents de vous acculer au burn – out, ils vous menacent sur la base des retombées leur portant ombrage. A en être réduits à un harcèlement quotidien, à tendre des coups tordus visant à vous discréditer par exemple en vous empêchant la disponibilité des véhicules tout en vous mettant sur le dos les conséquences ; En vous confiant à la dernière minute une mission pour laquelle vous n’êtes pas rodé ou qui va exacerber des jalousies latentes. Le non dit est de toute évidence leur ligne directrice.

* ça transparaît dans ces pages, leur exigence obséquieuse dévolue à leur personne n’a pas valeur de réciprocité que ce soit en matière de répartition des enveloppes du conseil d’administration, de santé, d’échanges oraux… Bien entendu ce soi – disant irrespect masque en principe  l’inavouable c’est à dire la susceptibilité. 

 L’art de vous prendre au dépourvu, de VOUS METTRE TOUS LES TORTS ENVERS ET CONTRE TOUT,  sans vous laisser de véritable possibilité de vous expliquer, de faire vaincre la vérité, tout semble concorder afin de vous en empêcher. Que l’ouvrier ait 42 ans de métier ou qu’ils reçoivent durablement des échos admiratifs ( Venant des formateurs, intervenants extérieurs, clients ) n’y changeront rien.  De toute façon grosse difficulté  à admettre ou vouloir entendre  vos arguments.  Ils ne viennent qu’exceptionnellement débattre sur le terrain quand vous y êtes, toujours dans votre dos !  Sachant qu’ils ne sont pas de la partie° vous êtes ordinairement attaqué vertement sur la base de fondements nuls et non à venus et au bout du compte irrémédiablement fiché de façon diffamatoire.

 Hormis s’ils peuvent s’en attitrer indûment l’avancée et le bénéfice apportés, IL EST MAL VU DE FAIRE VALOIR SON BON DROIT, DE CONTESTER, DE SUGGÉRER° et de ne pas l’avoir dit cela à la même personne, de contourner en dernier recours le laxisme dommageable du cadre responsable des oubliettes …: Il leur est inacceptable d’être, mis en cause, ébranlés du haut de leur piédestal en subissant les protestations rectificatrices du collaborateur auquel ils ont porté préjudice, sur les plates – bandes duquel ils ont outrageusement marché. Là blessés dans leur orgueil POUR SI PEU, ils seront plus que jamais TROP FACILEMENT PRÉCIPITÉS DANS L’INAVOUABLE, enclins aux pires prétextes,  chicaneries et malveillances. Ils n’ont que faire que vôtre dignité, que vos droits élémentaires soient bafoués. Une démonstration d’honnêteté et de respect unilatéraux, à ce stade il est fatal de se décourager au moins épisodiquement.

L’ouvrier soucieux de faire progresser son service n’a que le recours de faire appel à des intervenants extérieurs, effet positif immédiat hors exception ( SST, commerciaux, techniciens, ingénieurs – formateurs ); Mandatés en toute discrétion, de telles démarches peuvent révulser la hiérarchie, ils n’ont pas la culture du  venant ” D’en bas “, si le gars a quelques acquis au dessus de la moyenne, ça ne leur va pas, direction le placard.  Tout s’arrange dans la durée, les décennies, quand ces profils  à l’orgueil démentiel quittent l’entreprise ou sont frappés d’une directive d’éloignement si par bonheur la direction n’est pas de mèche.  Cela est si exceptionnel que je me dois  de saluer deux personnes que je ne peux citer, Messieurs les Directeurs des services généraux et de la restauration en 1992.

Régulièrement ils vous dénigrent, rabaissent * quand ils sont au  au téléphone avec les intervenants extérieurs dans l’ignorance criarde d’une distinction nécessaire des profils°; Régulièrement si vous avez le malheur de ne pas pouvoir décamper à temps quand ils sont accompagnés de ceux auxquels ils doivent rendre compte.

* Mais quand vous demandez une formation complémentaire nécessaire au devenir du service, ils ne sont plus là s’agissant de déboucher sur une future promotion, refus catégorique ou bien ils vous envoient à des centaines de kilomètres en vous laissant la charge de l’avance des frais, malin au regard des salaires susdits.

* Burn –  out :  Vous vous investissez à fond dans votre travail – passion, jusqu’à ne vivre que pour cela car le weekend vous êtes épuisé. Vous ne recevez aucune reconnaissance en retour, que du mépris ouvertement exprimé et de la manipulation. Plus vous défendez vos plates – bandes et essayez d’optimiser votre service, plus vous êtes agressé, étant face à un mur d’incompréhensions, tout est systématiquement retourné contre vous°. En résultat, épuisement professionnel physique et mental. Quelques symptômes, irritabilité, perte de confiance, troubles du sommeil, violence verbale inconsciente,  ceux qui ont enduré cela en arrivent aux larmes en le racontant cinq ans après en être sortis…. Ces symptômes varient selon les spécialistes.

°  CQFD Plusieurs des managers  ci – dessus étaient frappés d’un manque criard de bon sens et impérities en adéquation aux différents métiers de ceux placés sous leur responsabilité, tout en s’obstinant à tout vouloir contrôler en  placardisant et ou  en étant visiblement encombrés d’avoir dû accepter certaines composantes du pack. Ce ne sont pas des critiques empreintes de légèreté, jugez vous – même avec cet exemple extrait d’une pléthore à l’identique :

  – Demander aux deux jardiniers de trier manuellement un tas de branches, soit plus de trois ans de tailles, élagages et nettoyages empilés dont des épineux et des toxiques = des milliers de petites bennes. Plus les fragmenter et les épandre…. Pour une fois  ils osèrent refuser d’un commun accord, qui plus est avec 13 / + hectares à eux seuls. Il leur en fut tenu rancune indéfiniment.  Essayez donc d’imaginer avec un chef plus qualifié que vous  / Des entreprises de fous.

 

Après 42 ans de ce traitement de choc, c’est une délivrance morale et un bonheur indescriptibles que de prendre sa retraite. C’est une autre affaire en matière de stigmates d’injustices, définitivement engravés au plus profond de vôtre être, en toute impunité.

 

( 7 ) 80 heures mensuelles aux frais de la princesse :

Du tout bénéfice pour eux dans la durée et la formule est modeste, nous sommes dans l’iniquité et le DYSFONCTIONNEMENT HIÉRARCHIQUE MERVEILLEUX, quand bien même d’être en limite du sujet; A tel point que même les CDD compromis étaient invariablement repris, quelquefois promus CDI *. Des permanents actifs à la susdite puissance 80/+ cela rapporté à la semaine de 35 heures, ont tenu à ce rythme jusqu’à 27 ans avec  des promotions régulières et sont partis à la retraite avec tous les honneurs de l’entreprise! Une catastrophe, confortée par l’orgueil aveuglant du cadre impliqué combiné aux flagorneries de ses drôles de serviteurs. Ce responsable, disons plutôt Sa Majesté en référence à son tempérament, scandalisé qu’il ait osé ” attenter à son Blason ”  préféra s’acharner,  sans retenue, contre son lanceur d’alertes, de plus difficile à museler nonobstant cela. Tant et si bien qu’il n’eût pas le temps de solutionner une bonne fois pour toutes les méfaits de la susdite paresse en dépit de 25 années pour cela, rappelons que c’est quasiment impossible s’agissant de catalans. Il convient de ne pas omettre que dans le même temps ce responsable avait fort à faire, à clamer partout où l’on pouvait l’entendre en privilégiant les heures de grande  affluence, ce refrain : Depuis que je suis ici, j’ai remis les gars au travail…  En tous cas assez pour apprendre par cœur, que l’orgueil mène vite au ridicule. 

 En étant si longuement confronté à ces perturbés de l’orgueil on discerne un détail ” amusant “,  avec le recul,  qu’ils soient manœuvre  ou directeur ils ont en commun la plus part du temps de voir des incompétents ( Et in. assortis ) partout sauf au bon endroit, le leur. . Pour ceux qui auraient reconnu le théâtre des opérations, paroxysme de ces événements de 1983 à 2007, ensuite nouvelles têtes aidant, ça ne pouvait que aller relativement mieux.

* Inversement, un CDD véritable Commando de volonté a du attendre environ 30 ans et de rudes épreuves morales avant d’être reconnu CDI, je le salue très sincèrement.

 

( 8 )  Un exemple de calomnie :

Un agité au sein d’un groupe de +/- 15 gars  voire d’avantage,  explose en dépit de son épaisseur, un panneau de contreplaqué livré la veille. Tous ceux présents savent forcément qui en est l’auteur … Mais le tort sera dévié aux dépends d’un seizième dit Le Brave Type, surtout à la carrure moins problématique, qui s’était éloigné avant les faits. Il subira,  interloqué, les foudres du chef. L’intérêt est que mon opinion des catalans en était solidement renforcée et cette entourloupe de trop participa à me tirer d’un laxisme pluriannuel, tout en étant destiné à faire un sacré bout de chemin avec ces lâches. Aussi ce triste scénario sera récurrent tout au long de ma carrière avec prééminence absolue des mesquineries au point de se muer en banalités quotidiennes  auxquelles on finit par ne plus prêter attention, c’est à dire que ce profil d’interlocuteurs ne voulant généralement rien entendre ni respecter vous finissez par lâcher prise de guerre lasse *. D’autre part le nombre de ceux en cause pouvant être conséquent à un moment quelconque ( Groupes de +/- 15, 30, 50 + contacts extérieurs ), vous n’avez pas d’autre solution que de supporter, d’en laisser passer pour ne pas avoir à s’opposer continuellement,  comprenez à longueur de journées * selon les circonstances.

Personnellement et pour partie minime, je soupçonne qu’une loi naturelle en ma défaveur ait exacerbé ces dérives, associée à un service traditionnellement dit dans les collectivités ” la cinquième roue du carrosse ” dont j’étais un des trop rares représentants.

Comme on le voit avec eux l’orgueil n’est jamais bien loin.  Suite à cette bassesse, il ne fut plus question du brave type, je fus irrémédiablement  identifié Le Méchant, accompagné d’une réputation d’animosité divulguée par ceux qui avaient le plus exagéré dans leur malveillance à mon égard. Aux limites du comique pour qui n’est pas impliqué!  On a vu ( Paresse hors entendement + 4 + 7 )  que les intéressés étaient lourdement compromis dans un dysfonctionnement majeur si ancré dans les habitudes qu’ils avaient dû par finir de perdre de vue cette réalité avec les éclaboussures ou épiphénomènes indésirables induits et la position éminemment défavorable dans laquelle ils s’étaient mis, ces crétins de première classe. Mais nouveau souci, je n’allais pas tarder à assimiler une bonne fois pour toutes qu’ils sont incapables d’assumer les conséquences de leurs égarements sans devenir plus odieux encore qu’ils ne l’étaient déjà jusques là…. Crétins s’entend en tant qu’étiquette collée aux catalans au même titre que leurs talents ci – dessus.

* Trop de fois quelque chose ressemblant d’emblée à une fin de non recevoir.  Trop de fois il n’appartient qu’à vous seul de vous adapter, de vous soumettre. Dont,  sans exclusive,  des atteintes au respect d’autrui que nul n’admet, surtout pas les catalans, sans hausser le ton dès le premier écart, sinon en secouant énergiquement le mal appris.  Quelques actes représentatifs ci – dessus à L’Irrespect puis à Les Radins.

 

( 9 ) TOUS AVEC LA CERVELLE SOUS LA CEINTURE

Comme disent les femmes.

  • De grandes gueules au discours bloqué sous la ceinture; Pourquoi pas, mais avec eux c’est à longueur de journée, ou lorsqu’ils  s’immiscent dans un débat éloigné de leur horizon culturel ou particulièrement tout sujet de discussion dont ils ne sont pas à l’initiative, ils s’empressent systématiquement d’un ton  grandiloquent, de le détourner de son objet  vers ces obscénités, quelque soit leur âge.
  • Abstraction faite des ” Jeunes qui ne pensent qu’à ça “; Vous discutez de choses et d’autres avec des pères de famille, éventuellement de lycéens… Subitement en passant du coq à l’âne, un de vos interlocuteurs vous saute dessus et mime un rapport ou balade sa main sur vôtre anatomie intime.
  • Simulacres d’actes sexuels au moindre prétexte, là c’est à qui sera le plus vulgaire. Grosses difficultés, à bien se se tenir dès qu’ ils sont dans vôtre dos, qu’ils aient 25 ou 50 ans ils peuvent devenir tels des taons annonçant l’orage si vous êtes en petite tenue estivale ou du genre Running. Au bas mot 30 % ** d’entre – eux sont ainsi tarés, tous âges impliqués.
  • Les magazines porno ont un succès bœuf et les calendriers osés des fournisseurs seront au premier servi, il s’en accaparera plusieurs en vous jurant que ce n’est pas vrai.
  • La chose est si banale dans le vocabulaire du commun des roussillonnais, que nous avons eu affaire à une vacataire qui s’exprimait de la sorte à l’intention des petits bouts de choux qu’elle encadrait à la cantine scolaire communale d’un village de L’Agly! ( Papa c’est quoi un enculé… une telle a dit que j’étais un fils d’enc … ) , extrait d’ un copieux questionnaire.
  • Il n’est nul besoin de fréquenter les cités de défavorisés pour entendre des mouflets et leurs ascendants, quel que soit l’âge, user à haute voix de ce registre  tiré du film x de la veille, c’est ça le Catalan ! Et toujours une note d’humour en point de chute, Peyo s’étant inspiré de ces fanfarons en inventant les Schtroumpfs.

Aucun des écrivains ci – dessus n’a formulé la moindre allusion relative aux marges de ce pourquoi nous sommes conçus, mais elles sont recherchées d’internautes.


En exergue de la Chronologie du XIIIe.

D’après un sondage mené personnellement en Salanque sur plusieurs années, il n’est pas rare de rencontrer des natifs du Roussillon, élèves de 3éme et adultes ignorant le nom de Fenouillèdes, contrée limitrophe de la leur. En pareil cas ils répondent évasivement Fenouillèdes ? Es ce un village ? Cela résulte probablement et essentiellement de son antériorité française par rapport au Roussillon, qui demeure par ailleurs fortement ancré culturellement en Espagne. Jusqu’à revêtir des aspects déplorables tel que celui expliqué dans cet article.

Ces roussillonnais n’expriment pas la lacune ci-dessus s’agissant du Capcir, Cerdagne, Conflent, Vallespir, chacun autant ibérisé que le Roussillon. Amalgamés avec le Fenouillèdes ils forment le département des Pyrénées Orientales.

Il faut préciser à l’attention des nouveaux arrivants que les anciens comtés carolingiens de Cerdagne, Conflent, Vallespir constituent avec celui du Roussillon le pays Catalan du nord ou CATALUNYA DEL NORD pour faire plaisir aux rétrogrades en adoration de Barcelone. Le Capcir, en remontant de l’ Aude jusqu’à Formiguères et le Fenouillèdes ont un socle culturel languedocien dominant, ce sont deux des composantes du comté de Razés primitif ou Rhédésium / Rennes le Château. Le Roussillon n’est qu’une minuscule bande littorale qui au plus profond butte sur la limite des communes de Ille sur Têt et Vinça au col de Ternère. C’est une inexactitude que de désigner Roussillon ou Catalogne l’ensemble du 66 et historiquement provoquant, on viens de voir en quoi, au même titre que ceux qui s’emmêlent entre Alsace et Allemagne. La Catalogne chevauche la frontière à l’identique des Flandres, des Ardennes, du Pays Basque… La Catalogne considérée de l’Ebre aux Corbières est dite Principat par ses habitants.


Note Chronologie à la date 1542.

Ajoutons quand la matière de Gavatxos les roussillonnais n’ont manifestement pas évolué. A tel point que les nouveaux arrivants en mal d’intégration sont contaminés et usent sur un ton moqueur de cette insulte.

On a l’impression qu’ils cherchent, à se rendre intéressants auprès de l’auditoire, en la proférant généralement avec succès, déclenchement d’un effet de groupe. Peut – être un réflexe ou une tentative de masquer un état de médiocrité insigne ? 


Ne serais ce que en s’en tenant à l’envie, l’orgueil, la paresse, la délation …, qui plus est généralement cumulés par chacun d’eux; Les roussillonnais traînent un gros boulet. il est comique et révélateur qu’ils puissent dans ces conditions être Fiers de leur identité catalane* et toiser de haut les languedociens plutôt que de se préoccuper de leur propre profil, quiconque en serait rassuré comparativement. Le caractère toujours actuel de cette combinaison d’envergure ahurissante explique que chacun de ces handicaps soit continuellement ressassé depuis l’Ancien Régime. Au terme de ce persiflage à l’adresse des Catalans et en dépit de l’aspect rédhibitoire du sujet, en tant que Gavach il convenait, hélas, de leur rappeler en quoi ils sont réputés tout en mettant au parfum les nouveaux catalans de l’autre version des faits.

Amis languedociens vous tenez là un argumentaire, matière fiable permettant de faire contre – poids aux allégations odieuses et sempiternelles des catalans à nôtre encontre de Gavachs, contribuez y en pensant à partager cet article avec vos amis afin de faire prévaloir la réalité des faits en la faisant mieux connaitre. De leur côté les catalans ne se privent pas de se moquer de nous  en tant que Gavachs, c’est le moins que l’on puisse dire.

Il reste à remarquer que parallèlement aux autorités susdites, les auteurs languedociens figurant en sources documentaires, Liens et Livres, ont presque tous leur couplet pour égratigner les catalans en réplique à leur penchant dédaigneux envers le Fenouillèdes, ses habitants et leurs voisins audois. Les écrivains catalans qui les y accompagnent sont, sauf exception, muets à ce sujet.

* Comique et incongru, ceux de souche locale étant français depuis 1659 et le gros de la troupe issu de l’immigration des républicains superposée à celle chronique des réfugiés économiques.

 


Pour en savoir plus sur les Gavachs

Etymologie occitane

Paridulac Caramany gavatx

Les origines de la langue françoise par Gilles Ménage en 1650. Les peuples montagnards qui sont sur les confins de Narbonne et d’Espagne, que Strabon et Pline appellent Gabales.

Etymologie de Gabacho par J. J. M. Ignon, Société des lettres de la Lozère en 1827.

Gavach wikipédia

– Fenouillèdes n°21. Même auteur que le suivant, manifestement aux premières loges face aux catalans.

Les Hommes des Collines, La Corbière Catalane aux 17 et 18 ème siècles. Philippe Coquin éditions Lacour 2006.

– Cliquez sur Liens et Livres Fenouillèdes pour l’encyclopédie Bonneton.

Autres éléments :

  • en pages A Propos.
  • aux dates 473, 863, 1096, 1150, notes XIIIe, 1542, 07/11/1659, 2010.
  • article Toponymie occitane de ce site.
  • Ces renvois concernent tout particulièrement ceux qui sont installés dans la sphère culturelle de Perpignan ou qui en sont originaires. C’est à dire sauf à être un esprit éclairé, sont conditionnés par une relation arrangée de leur Histoire, un jacobinisme culturel catalan exacerbé péniblement ressenti en Fenouillèdes.

 

Lexique

.Nouveaux arrivants : Vite promus nouveaux Catalans, installation massive d’actifs et de retraités généralement originaires de cieux moins cléments, du sud – ouest et de la Riviera,  5000 par an sur le littoral, Perpignan et sa banlieue. Fort heureusement  ils deviennent majoritaires dans la plaine proportionnellement aux catalans,  d’autant que ce sont des jeunes pour les deux tiers et donc en âge de procréer. Jo Van Niekerk page 262 et suivantes.

Bon Diu : Bon Dieu ! Mais aussi et toujours en languedocien Bondieu ! où Mon Dio ! soit Mon Dieu.

Borra ou Borro : âne au sens premier. Surnom décerné aux catalans par les languedociens en réponse à Gavach. C’est peu glorieux mais concis et explicite au regard des explications ci-dessus. Borra a détrôné Manja – rats, Manjaire – rats pour Mangeur de rats, ayant été réduits au cannibalisme au cours de sièges mémorables.

Clòsc / Closca :  Languedocien / Catalan. Crâne, coquille d’œuf,  têtu et indiscipliné…

Escana – rats / Étrangleurs de rats, avec Manja – rats il s’applique par extension à désigner tous les Catalans en tant que Radins. Le catalan l’est selon la boutade, au point de préférer tuer un rat pour le dîner plutôt qu’un animal  de son élevage qu’il vendra au prix fort. Le terme officiel languedocien est Rascanhós  ( Rascagnes ). Paradoxe révélateur, cette étiquette  est apposée sur les catalans par leurs voisins occitans, lesquels sont bien plus économiquement défavorisés.

Fable : Elle met en scène un Catalan de Baixas (Village proche de Perpignan), le plus grand, le plus beau, le plus fort …Comme ils le sont tous à les écouter.  Borné à E LI MI NER cette race méprisable que sont les Gavachs. Sans savoir où ils se tiennent ni à quoi ils ressemblent. Ce rodomont est déjà perdu à Cases de Pène, un village limitrophe du sien… En point d’orgue, un acte de vente par l’archevêché de Narbonne en 925 situe Baixas dans le comté de Fenouillèdes. Le peu qui précède atteste incontestablement que ce conte demeure actuel.

Forastièr : Etranger, sinon à la communauté, éventuellement celui qui vient du village limitrophe. Mot languedocien.

Personnalités : Administration préfectorale, directeur lycée, inspecteur éducation nationale, voyageur lettré, bibliothécaire de l’université, militaires haut gradés, énarque, député, historiens actuels dont des agrégés, géographe membre de sociétés savantes…

Record national :  Du département avec le pourcentage le plus élevé d’alcooliques ( 17% ) et de drogués, 35 % de fumeurs de cannabis. Ils dament le pion aux bretons ! Synthèse d’une étude sociologique publiée en 2013. A Perpignan une intervention sur trois des pompiers est liée à l’alcool / Reportage TF.1 du 05 / 02 / 2017.

Retirada :  En français Battre en retraite, Fuite. L’exode des républicains espagnols en 1939, 450 000 déracinés hébergés dans un département de 230 000 habitants. Par ailleurs l’émigration Espagne-Roussillon est chronique, jeantosti.com / noms de famille – particularités. Ce sont ces immigrés des trois vagues ibériques du XX ème siècle, leurs descendants devenus majoritaires en nombre* et les catalans du nord qui perçoivent les languedociens comme étant des sous hommes, des Gavachs, un comble ! Comparativement à ces réfugiés les Gavachs – languedociens sont les habitants historiques de la Catalogne Nord puisqu’ils y ont toujours été.* En faisant abstraction des nouveaux arrivants.

Sens èime : Expression languedocienne pour démesure, sans notion de bon sens.

Commentaire d’un auteur et professeur d’histoire, lycée de Perpignan,  après lecture de cet article : Avec tout ce qu’ils ont osé nous faire ( Les  catalans à l’encontre des gavachs ) , on ne va pas se priver de les critiquer…

Des audois et  des ariégeois ayant appris que j’avais épinglé  les Catalans du nord m’ont déclaré d’emblée : Tu as bien fait... au regard de l’allusion ci dessus.