Le Fenouillèdes du XIIIe au XVIIe siècle

 

– XIIIe siècle –

1259 : Première mention de Felhuns, alors libellé Sancte Maria de Fullonibus, dans laquelle le seigneur de le Vivier, Béranger 1er  reconnait devant l’archevêque de Narbonne s’être indûment accaparé les dîmes de l’église. A Bayrou emploi usurpées par ses aïeux. La graphie catalane Felluns à relégué aux oubliettes celle occitane ci-dessus.


1260 : Castel Fizel mentionné comme forteresse royale.

Les Franciscains annoncent la fin du monde comme étant imminente.

1260 Saint Louis rachète Aguilar à Olivier de Termes auquel il l’avait restitué  pour ses services rendus en Terre Sainte. Une garnison royale y est logée. Vente également datée de 1246 ?

  • A Paziols au cours de la décennie précédente O. de Termes fait construire le moulin fortifié dit de la Tour et son béal ( Rigole d’amenée d’eau ) de 3 kilomètres. La tour aux dimensions conséquentes 9.50 x 6.70 x 13 m est une propriété privée.

1261 : Décès de Hugues de Fenolhet et Saissac fils de Pierre IV, sous les murs de Valence pour Jacques Ier d’Aragon, dans le cadre de la Reconquête chrétienne de l’Espagne.Fin de la dynastie, En faisant abstraction de la baronnie de Canet et de la vicomté d’Ille sur Têt qui sont hors cadre du Fenolhedés.

Une autre version, selon laquelle Hugues de Fenolhet aurait été fait vicomte à son retour d’Espagne en 1255 jusqu’à sa mort en 1261.


1262 : Pierre de Voisins sénéchal de Toulouse, recherche pour Louis IX les terres indûment détournées du domaine royal. Dont le territoire compris grosso-modo entre Rennes le Château, les Fanges, le Bugarach et la Vallée de l’Aude. D’autres commissaires firent retour à la couronne du pays de Sault avec les châteaux du Rebenty.

09/1262 :  Peu après son décès Hugues de Fenolhet et son père sont accusés d’hérésie. Vicomté saisie par Saint Louis, en sanction de cette hérésie, voir en 1243. Il semblerait que le fils fut déclaré non coupable, il échappa à l’exhumation. Les de Fenolhet conservent leur vaste domaine de l’autre côté de la frontière, à Ille sur Têt.Il arrive que ces événements soient situés en 1226. La population se révolta contre les exhumations.


1263 : Don de Gincla (Capronia, Castrum de Ginclar, Ginclanum)en arrière fief aux du Vivier. Pareillement pour Montfort, Castrum Montefortis.

Capronia semble être un hydronyme si on prend en considération son suffixe en Onne, équivalent à rivière,  source chez les Celtes. On le retrouve à Duilhac ainsi qu’à l’endroit exact de l’ermitage de Galamus, et à la résurgence de la Tirounère anciennement Fon Capronis. Fenouillèdes n°30 développe d’autres hypothèses qui ne manquent pas d’intérêt.

Ginclanum suppose un passé Gallo-Romain. Voir en 285.

Echange entre Saint Louis et l’abbé de Saint Michel de Cuxa. Le roi de France en contre – partie de Puilaurens cède au monastère des seigneuries en Pays de Sault, Cazelles, Munès, Mazuby. Ces paroisses resteront la propriété des moines jusqu’à la Révolution.


1264 : Les Templiers sont seigneurs de Saint Arnac et co-seigneurs à Lesquerde.


1269 : Première session à Carcassonne, préfiguration de ce qui deviendra les États du Languedoc. Leur finalité est de renflouer les caisses du royaume.


1270-1285 : Règne de Philippe III le Hardi, fils de Saint Louis.


1272 : Fenouillet forteresse royale, supplante Castel Fizel.


1272 – 1340 : Édification à Narbonne de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur à l’emplacement de trois églises qui s’y sont succédées depuis Constantin.Le palais des archevêques est essentiellement du XIIè et de la seconde moitié du XIVè siècle.


1276 : A la mort de Jacques Ier Le Conquérant et selon ses volontés Perpignan est promu capitale du royaume de Majorque pour son fils cadet Jacques II.


1283 : La plus ancienne mention connue  de l’église paroissiale de Le Vivier et St Martin de Fenouillet, la chapelle Ste Eulalie à l’écart du village et au bord de La Matassa.


18:08:1283 : Philippe III le Hardi et Jacques II de Majorque à Palairac ( Termenés – Aude )  alors qu’ils s’étaient rencontrés la veille à Carcassonne.

Le roi de France met à profit les dissensions entre les fils de Jacques Ier pour relancer les hostilités, en s’alliant avec Jacques II de Majorque.  Philippe III rompt le traité de Corbeil, voulant s’emparer de Montpellier.Il prit la tête  d’une croisade lancée par le pape Martin IV. Guerre de plus de sept ans organisée contre Pierre III roi d’Aragon.

Le château de Puilaurens est en cours de transformation.Celui de Padern, antérieur à l’actuel, est restitué aux moines de Lagrasse à l’issue de laborieuses tractations avec le procureur du roi. Chabert  de Barbaira se le serait accaparé apres la chute de Quéribus.


10/05/1285 : Vaincu par Pierre III d’Aragon dit le Grand, frère ennemi de Jacques II. Philippe le Hardi meurt pendant sa retraite, à son arrivée à Perpignan. Son armée est décimée par la peste.Son fils Philippe IV le Bel lui succède.

Pierre III alias comte Pierre II pour la Catalogne, le roi Pedro III à Sarragosse où encore le roi Pierre 1er à Valence.


12/08/1291 : Repli des Templiers à Chypre, chassés de St Jean d’Acre par le sultan d’Égypte et ses mamelouks. Terme de la présence Templière en Terre Sainte.


17/02/1297 : Le chevalier Bernard du Vivier seigneur de Monfort et d’Aussières accorde au prieur de Saint Jacques de Casalons (Calahons ?), le privilège de prendre du bois dans les forêts ci-dessus.


 

– XIVe siècle –

  • Vingt accidents climatiques et autant de famines dans la première moitié de ce siècle mais la plus terrible reste celle de 1374. L’autre moitié sera marquée par la peste.
  • Catastrophe naturelle majeure ? Variation spectaculaire du cours de l”Agly en aval de Rivesaltes datée du 1er tiers de ce siècle. Des précédentes de l’étang de Salses à celui du Bourdigou en se limitant à un recul jusqu’à l’Antiquité tardive. Quand au tracé actuel du fleuve en Salanque, les templiers de St Hippolyte auraient leur mot à dire. Toujours dans ces années, vers 1320 le même phénomène a provoqué la dérivation définitive de l’Aude à Sallèles au nord de Narbonne, en rompant un barrage* d’époque romaine et entraînant la disparition de du port de commerce de Narbonne et de désastreuses conséquences économiques. * Détournement de ce fleuve de son cours par Narbonne.

02/1300 : La vallée d’Arèze sise à l’ouest du col de St Louis, entre le Bugarach et les Fanges était dépeuplée. Acte de fondation de St Louis, les co-signataires en étaient le chevalier Guillaume de Castelpor, le chevalier de Capéris sénéchal de Carcassonne représentant Philippe IV. Les bastides de St Ferriol, St Juila et St Just suivront sous le même règne.


1302 : Troisième phase de réorganisation des fortifications royales, pensées pour impressionner l’Aragon. A Fenolhet et Peyrepertuse par l’ingénieur Girart de Royaumont.


1303 : Un moulin à fer est signalé à Gincla


1304 : Assemblée des Etats du Languedoc, pour accorder au roi les finances nécessaires à la guerre des Flandres où s’est illustré Raymond Ier du Vivier aux côtés du roi de France Philippe IV le Bel. Boniface VIII ayant réuni des conciles défavorables au roi, ce dernier se serait inspiré de la méthode en organisant les premiers Etats Généraux pour servir ses desseins.

Tous les douze ans Axat, Caudiés, Latour, Sournia, envoyaient pour un mandat de trois ans, un député aux États du Languedoc, à Montpellier dès 1736. Pézenas voir en 1632. A Narbonne ensuite, son archevêque en était président né, ils siégeaient en la salle des synodes du palais épiscopal.

Relevé des feux taillables. Plus sérieusement en novembre 1306.

Les du Vivier sont une des plus anciennes familles nobles du Fenouillèdes. présents depuis le XIIe siècle au minimum probablement dès le IXe siècle à en croire les légendes en vigueur  in situ. Ils pourraient être issus de la maison de Narbonne. Leurs armes respectives sont les mêmes et d’après l’acte de décès de Messire Pierre Hippolyte du Vivier le 16.03.1761. Cette prestigieuse maison aux hauts titres ecclésiastiques et militaires, sera en charge des droits de justice haute, moyenne et basse dans tant de paroisses.  La haute justice est le droit d’appliquer la peine capitale. Elle était accordée sur demande formulée au roi et susceptible de générer des dépenses fort importantes. Des membres de cette lignée ont été des hérétiques avérés,  donateurs aux templiers.


1305 : Bertrand de Goth élu Pape sous le nom de Clément V. Transfert du Saint Siège à Avignon. L’extermination des hérétiques bat sont plein


29/ 11/1305 : Dénombrements d’Axat et de Caramany , nombre moyen de personnes par foyer :  4 à 6. Ce recensement dirigé par le sénéchal de Carcassonne sur ordre de Philippe IV ” Le Bel ” daté de ci dessus est en préliminaire avant avis favorable au souhait du chevalier Pons de Caramany d’être en charge du droit héréditaire de haute justice. Il recevra l’appui de Jacques II de Majorque, rappelons que Pons s’était replié de l’autre côté de la frontière consécutivement à la croisade ou peu après le traité de Corbeil, tout en restant maître de ses fiefs du Fenouillèdes.


1307: Dans le déroulement du susdit dénombrement, citation la plus ancienne du castrum de Caramany. Il est évidemment antérieur, voir en 1085. Avant l’époque féodale le village était implanté au voisinage du cimetière actuel,son église St Etienne est évoquée en 1259.La désignation occitane Karamanho est une possible agglutination d’un préfixe pré Indo- européen Kar = Rocher avec le latin Magna = grand.

Synonymes de kar : Calm, Quer tels Quéribus et Quérigut.


13/10/1307  La première grande rafle policière de France : Sur ordre de Philippe le Bel, arrestation des Templiers sur tout le territoire national, au matin de ce jour y compris à Sournia. Partout à la même heure. L es templiers sont suspectés de mœurs aussi inavouables que l’honnêteté de cette suspicion. Leurs biens et leurs privilèges excitent les convoitises. Par ailleurs l’opinion publique n’admettait pas la déroute de l’Ordre en Orient; Comment une mission divine pouvait – elle échouer?Le titre  est de Colette Beaune, agrégée d’histoire.

  • Disparition à Paris où il avait été envoyé en mission, de Raymond de Courbons templier au mas Deu. Courbons ou Corbous, hameau de Sournia. Robert Vinas cite un Ramon de Corbos comparaissant ultérieurement au procès de Lérida mais Bernard Alart ignore sa destinée suite à sa détention à Paris. En fin d’année le roi de France et Clément V exhortent les souverains de Majorque et d’Aragon à arrêter tous leurs templiers.On ne sait plus concernant le premier, quand au second il y répondra favorablement en cédant aux pressions de l’Eglise, tout en ayant déclaré peu auparavant ne pas disposer de preuves de leurs crimes et fait leur éloge.
  • Philippe le Bel  cède les droits de haute justice à l’un de ses chevaliers, Raimond de Canet, pour services rendus. Relatifs aux châteaux de Fontcouverte, Sournia, le fief royal de Trilla…


1309 : Projet de création d’un port à Leucate, Philippe Le Bel achète le castrum aux Durban.

1312 : Suppression de l’Ordre du Temple au concile de Vienne. Le 28 avril dévolution à la commanderie Hospitalière d’Homps des possessions du Temple de Sournia et de Prugnanes. Saint Arnac reste au Mas Deu.

13/10/1312 : Procès des Templiers à Elne, aucun n’est reconnu coupable….


18/03/1313 : Bûcher de Jacques de Molay grand maître de l’Ordre. Mort du Pape Clément V le 20 avril. Décès de Philippe le Bel le 29 décembre. D’où la légende de la malédiction templiére.

Hors de la France, par conséquent en Roussillon aussi, le temple sera partout relaxé. Ce que conteste J-B Alart, suite à un interrogatoire par monseigneur Raymond Costa évêque d’Elne à Trouillas puis au Mas Deu devenu leur prison du 19 au 26 janvier 1310,  ils furent tous amenés à Lérida en 1311 pour  ” Les soumettre à la torture ” . Des historiens actuels auraient – ils manqué d’attention en puisant dans les recherches  de leur prédécesseur ci dessus?


28/10/1314 : Pierre V de Fenolhet fils de Hugues de Saissac fait vicomte d’Ille par le roi Sanche de Majorque. L’inquisition avait contraint sa mère Beatrix d’Urtx à se réfugier dans ses domaines du Roussillon puis chez les Hospitaliers d’Ille.


1317 : Le vendredi avant Pentecôte, serment de fidélité prêté par Raymond du Vivier au roi Philippe V pour ses châteaux d’Aussiéres, de Le Vivier, de Monfort…


18/02/1318 : Création par Jean XXII du diocèse d’Alet, cents onze paroisses, dont trente dans la viguerie de Fenolhedes plus huit annexes.

Issu du démembrement de ceux de Narbonne et de Toulouse, trop étendus et aux menses épiscopales ayant induit un train de de vie indigne de leur mission chez certains prélats. Hormis la nécessité de remédier à ce qui précède ce morcellement était destiné à optimiser la lute contre l’hérésie. Ce diocèse circonscription ecclésiastique et fiscale, était constitué des quatre cantons audois de Belcaire, Axat, Quillan, Couiza, une partie de ceux de Chalabre et de Limoux. Le Donezan, le Capcir et le Fenouillèdes entre crête des Corbières et la frontière de 1258.

Consuls et députés convoqués par l’évêque à Alet où se tenait l’assiette diocésaine. Asemblée annuelle aux fins  de répartir la taille fixée par les Etats et par communauté. Y siégeaient les représentants des trois Ordres : L’évêque, les barons, les bourgeois. Réunis par le roi à titre consultatif. La session durait généralement trois ou quatre jours. Le Fenouillèdes y était représenté par un député désigné par roulement dans les paroisses de Axat, Caudiès, Saint Paul, Latour, Sournia. Le même fonctionnement était en vigueur à Aunat, Belcaire, Rodome, Roquefeuil, Latour de France…

S’agissant des Etats du Languedoc, Caudiès, St Paul et Sournia envoyaient chacune un représentant tous les 3 ans.

Les consuls ou capitouls représentaient la communauté villageoise, le pouvoir municipal, leurs attributions étaient liées à l’importance de la paroisse. La fixation de l’assiette et la perception des impôts leur incombait . Au XVIII ème siècle s’y ajouta le rôle de police. Ils étaient le plus souvent élus par les habitants pour un an et en la présence assidue du baile. Perpignan, Collioure, Villefranche furent ainsi administrés respectivement dès 1197, 1294, 1302. Béziers, Narbonne, Toulouse en 1131, 1148 et 1188. Le premier consul était issu du premier des trois bras, soit quelqu’un des plus aisés. Le second était choisi chez les métayers des nobles ou des bourgeois. Le dernier était un brassier.

Le protocole de l’élection variait selon l’importance de la paroisse, à Caudiès l’élection consulaire avait lieu chaque dimanche de Pentecôte. Les Caudériencs étaient convoqués au son de la cloche. Les nouveaux élus ou consuls modernes revêtaient la livrée consulaire, le chaperon et le manteau. Puis ils se rendaient chez le maire pour prêter le serment d’usage, genou à terre et les mains posées sur les Saints évangiles. Enfin cette cérémonie solennelle se concluait à l’église.

01/03/1318 : (1327 d’après Pierre Vidal) Jean XXII élève au rang de collégiale l’abbaye (ou prieuré ?) de Saint Paul, laquelle disposera hormis le doyen, le préchantre et le sacristain, de douze chanoines et jusqu’à trente sept prébendiers. De prébende, revenu attaché à un titre ecclésiastique, Clercs, bénéficiers  moindres. Les chanoines y étaient connus pour leurs mœurs scandaleuses.Il en reste le chapitre, éléments de cette période.

A cette date Saint Jacques de Joucou demeure la seule abbaye* du pays. Elle est unie à la collégiale de St Paul. Jusques là l’église et le monastère bénédictin de St Paul étaient administrés par un doyen chanoine de Narbonne avec le titre d’archiprêtre du Fenouillèdes. * Celles de Saint Paul de Fenouillet, Saint Pierre à Fenouillet et Saint Martin Lys n’ont plus ce rang ou sont rasées.


24/08/1321 : Bûcher de Bélibaste à Villerouge Termenes. Le dernier parfait  ( Clergé ) né vers 1280 à Cubières sur Cinoble. Ce berger dut fuir en Aragon après avoir assassiné Barthélémy Garnier qui l’avait dénoncé à l’inquisition. En mars 1309 il s’évada de Carcassonne,  sur le chemin de l’exil il s’installa momentanément à Planèzes grâce à l’appui de villageois adeptes du catharisme et de de Pèire Maury un berger de Montaillou en Ariège lui même pratiquant. Guilhem Bélibaste suite à une trahison fomentée par les inquisiteurs de Pamiers, revint en Cerdagne où ces derniers l’attendaient…


1328 : Les Hospitaliers perçoivent quarante huit redevances à Sournia.


09/1329 : Bûcher à Carcassonne du nommé Limoux Négre. L’inquisition déclara ce Saint Paulais, coupable d’avoir jeûné en 1326 dans une grotte  sous le roc de Capronne. Peut être l’actuel ermitage de Galamus.


Vers 1330 : Latour de France : creusement de la Balme, tunnel de dérivation de l’Agly permettant l’irrigation du Plan de las Feixes. Bernard Guillaume du Vivier étant seigneur du lieu. Réaménagé par Guillaume de Belcastel en 1443.


1331 – 01/08/1391 : Gaston III de Foix dit Phébus. On lui attribue SE CANTO, L’hymme du Fenouillèdes et de l’Occitanie. Mais serait-il antérieur ? André Carol en fait une sorte de chant de  ralliement des résistants hérétiques, Radio Londres avant l’heure. Les vers auraient un double sens caché.


1334 : Jacques Fournier, inquisiteur et abbé de Fontfroide devient le Pape Benoit XII.


1340 et 1346 : Alertes avec l’Aragon. Particulièrement suite au décès de Jacques III de Majorque en 1344.

Au plan national le 25 août 1346 c’est la défaite de Crecy.


20/03/1342 : Philippe VI lance la gabelle.


1344 : Le Bézu et le château d’Albedun, curieusement devenu le château des templiers sur les cartes modernes. Village voisin du Fenouillèdes côté nord et sis dans le périmètre des mystères de l’abbé Sauniére . C’est son castrum, perché sur une échine rocheuse surplombant la Blanque, qui nous intéresse.Un faux monnayeur y est arrêté. Le nommé Guilhem Cathala, neveu de Benoit XII y réalisait de fausses pièces d’or. Du plaqué sur un vulgaire métal. Il était passible de la peine de mort par ébouillantage ou pendaison. Cependant il ne sera pas exécuté. Son célèbre oncle pape en Avignon serait-il intervenu ?Nous ajouterons en toute modestie que Benoit XII, natif de Saverdun, est mort en 1342.

A propos de templiers, signalons une mine d’or à Blanchefort près de Rennes les Bains… Les templiers étaient fort probablement dans ces parages. Ce que réfute Simon Jean par défaut d’indices avérés. Voir en 1153.

Le royaume de Majorque ayant été démantelé, le Fenouillèdes est à nouveau mitoyen avec l’Aragon. Pierre IV dit le Cérémonieux en est le roi.


1346 : Philippe VI convoque les États généraux, à Toulouse afin de lever des fonds au début de la guerre dite de 100 ans, 1337 à 1475.

Vers 1346 les châtelains du Fenouillèdes se seraient ligués contre le roi d’Aragon autour de Béranger du Vivier. Evénements datés de 1376 par G.Gavignaud-Fontaine.


1351 : La seigneurie de Rabouillet comprenait entre autres lieux : Cucugnan, Foncouverte, Roquefort, Soulatge, Sournia… Le seigneur en était Guilhem de Peyrepertuse. Les communautés énumérées en 1459 se sont ajoutées ultérieurement.


1355 : En octobre, novembre, chevauchée du prince noir, fils du roi d’Angleterre Edouard III. Lui même petit fils de Philippe le Bel. Ses Grandes Compagnies de routiers, mercenaires licenciés, dévastèrent tout le Languedoc qu’ils trouvèrent démuni de forces. L’armée française était occupée avec les anglais.Certaines communautés du diocèse, paient pour s’épargner leur installation.


19/09/1356 : Bataille de Poitiers : Bien que quatre fois supérieures en nombre, défaite des troupes de Jean le Bon face à celles du prince de Galles, le prince noir, surnom tiré de la couleur de sa tunique. Le roi est emmené à Londres via Bordeaux.


1360 : D’après Louis Fédié, Charles V en conflit avec les rois d’Aragon et de Navarre n’était pas en mesure de neutraliser les routiers, les avait mission-nés pour venger Blanche de Bourbon reine de Castille, empoisonnée en 1359 par ordre de Pierre le Cruel son époux. Arrivés dans la région ils se séparèrent de Henri de Trastamare et de Du Guesclin pour se livrer au pillage en plusieurs vagues jusques en 1390. Plutôt que d’aller en appui du comte Henri de Trastamare en Castille.

Blanche fille de Pierre Ier duc de Bourgogne ( Voir en 1250 pour cause d’homonymie troublante ) voulant échapper aux dangers qui la mettaient en péril, se serait réfugiée à Peyrepertuse pendant cinq à six ans et de là à Rennes les bains pour ses écrouelles ( tuberculose ). D’où la source de la reine. Elle cru pouvoir rentrer en Castille en toute sécurité mais…

  • Louis Fédié est soupçonné d’avoir amalgamé légendes et réalité.En contrepoids nous produisons une synthèse tirée du livre de René Quehen… Le roi d’Aragon permit à la reine de Castille et à ses enfants d’aller rejoindre son mari à Peyrepertuse, Blanche aurait perdu un gobelet dans la Font del Jacquette sur le versant de Rouffiac…

Mala Gent, soit les Grandes Compagnies perçues par les roussillonnais. Certains de ces mercenaires étaient à la solde de Jean Ier d’Aragon. D’où qu’ils viennent, leur passage fut particulièrement éprouvant pour les habitants. A en être frappés d’excommunication.

Cette année là à Compiègne, au retour de captivité de Jean le Bon, sont frappés les premiers francs. Terme interprété comme libre dans le vocabulaire médiéval. Cependant la livre ne tardera pas à être privilégiée. Rappelons au passage que l’Aquitaine fut donnée aux anglais pour obtenir la libération du roi.


1361 : La peste s’abat.


1362 : Guillaume de Grimoard du hameau de Grisac, au Pont de Montvert (48) devient pape sous le nom d’Urbain V.

04 / 1362 : En dépit de l’offensive de Pierre III de Voisins, en Fenolhedés. Des bandits venus d’Espagne via le Roussillon et les Corbières, menés par le comte de Trastamare, ravagent le pays, actes de cruauté les plus atroces. Destruction définitive de Rennes le château, ses fortifications avaient été relevées par Pierre III et ses ascendants.

Depuis la date 1360 nous avons produit diverses versions des écrivains régionalistes relatives aux Grandes Compagnies. On a maintes fois évalué leur degré de fiabilité, il est peut –  être opportun de regarder ailleurs. Citons Robert Maillard dans Chronique de l’humanité :

  • 1366 : Du Guesclin entraîne en Espagne, pour le service de Henri de Trastamare, en lutte contre son frère Pierre le Cruel, les troupes des Grandes Compagnies.

1363 : Planèzes, acte de naissance tardive d’un village castral. L’habitat actuel en contrebas de l’église romane St Pierre, témoin vraisemblable d’un castrum carolingien.

1364 : Des routiers ont leur repaire à Montalba et à Tarérach.

Vers 1366 : Le syndic et vingt cinq convers de Prouille accompagnés d’hommes d’armes s’emparent par surprise du château de Fenouillet et en chassent son gouverneur Pierre d’Otti. L’archidiacre de Fenouillet et l’évêque d’Alet dévouèrent les religieuses de Prouille.

La citadelle de Fenouillet aurait abrité intra muros le prieuré St Pierre où résidait le susdit prélat. Cela est contesté. Rappelons que le château en porte le nom.

Homonymie :  Attention à une éventuelle confusion avec Fenouillet écart de Alaigne dans l’Aude et dont le monastère de Prouille était seigneur.


1367 : Implantation des De Montesquieu à Caladroi. Originaires de Montesquieu-Lauragais. Mariage de Saix de Montesquieu avec Géraude de Fenouillet. Les de Fenouillet seigneurs de Coustaussa et de Caladroi étaient une branche différente de celle du château éponyme.

Taîchac : De nos jours un écart de St Martin de Fenouillet, première mention d’un château.


03/04/1367 : Bataille de Najera, le roi de Castille Henri de Trastamare y est vaincu par Pierre ” Le Cruel ” assisté du prince noir. Henri de Trastamare trouvera refuge à Peyrepertuse en mai. Après moult péripéties, il parviendra à reconquérir son trône avant la fin de l’année.


1374 ou 1375 : Conflit France-Aragon opposés aux Majorquins : Arsa, Corbous, Séquières, anéantis par les routiers du parti de Majorque. Considérant que tant de châteaux des environs sont tombés dans l’oubli à dater de là. Les historiens estiment qu’il peut être imputé aux routiers, leur destruction. L’archidiacre du Fenouillèdes, seigneur d’Arsa eut à rendre des comptes au roi qui était très mécontent. L’affaire s’apaisa l’année suivante. Charles V accorda à l’archidiacre des lettres de rémissions par l’intermédiaire de son frère le duc d’Anjou, le gouverneur du Languedoc. La chapelle Saint Laurent  sur le Plan de l’Arco / Arsa  aurait été épargnée. sa frise remarquable permet de la dater du XIIè siècle mais deux fenêtres évoquent le Xè et le XIè siècle.


Vers 1375 1376 : Pénétration de mercenaires castillans. Les grandes Compagnies assaillent Puilaurens, elles y séviront aussi en 1381, 1438 – 1439…


20/09/1378 : Jusqu’en 1415 grand schisme d’occident. Deux papes ayant été élus puis trois, il vont mettre toutes leurs forces armées et spirituelles à éliminer leurs adversaires réciproques, par suzerains interposés.


1380 – 1388 : Un neveu de Charles VI, le duc de Berry est gouverneur du Languedoc. Il est le commanditaire de célèbres manuscrits avec enluminures “Les Très riches heures du duc de Berry”. Charles VI devenu fou, dès 1392 Jean de Berry en fut le régent. Ce mécène est passé dans le panthéon local sous le nom de Jean de France, au titre de sa cruauté et de sa rapacité pour avoir mis en coupe réglée la province. Mais pour maître Louis Fédié, Jean de France n’est autre que le fils de Philippe VI de Valois, Jean le Bon = Jean II le Bon. Quoi qu’il en soit, quand le cers se déchaîne, on raconte que c’est Jean de France qui passe.


1386-1396 : Règne de Jean Ier d’Aragon.


1389 : Dénombrement des fiefs nobles.

  • Serment de fidélité de Guilhem de Sornhe (Sournia) pour Aîchous, Campoussy, Corbous et Sournia.


1390 : Cour des Aydes de Montpellier, jugement en appel des affaires fiscales, répression de la contrebande, répartition de la Taille…Fixation définitive en 1467. Voir en 1523.

16/05/1396 : Disparition accidentelle de Joan 1er d’Aragon, victime d’une chute de cheval lors d’une partie de chasse. Ce malheur fut interprété comme une manifestation de la colère divine à l’encontre des nantis et généra une révolte. Très affecté et soucieux du sort de l’âme du défunt, un de ses conseillers et chambellan le chevalier Raymond III de Périllos cousin des De Peyrepertuse s’obstina à s’imposer un dangereux périple à destination du Purgatoire de St Patrick sur l’île du même nom en Irlande. Compte tenu des saufs conduits nécessaires à son pèlerinage, il s’en alla en Avignon le 08/09/1397 ou 98  auprès de Benoit XIII – Pédro de Luna qu’il avait déjà longuement côtoyé, puis chez Charles VI dont de sa cour il fut membre en tant que page,  ensuite à la rencontre de leurs homologues de Londres, Canterbury, irlandais.

Le récit édifiant de son voyage et son analyse.

Périllos  village ruiné en cours de restauration, fusionné à la commune d’Opoul en 1972, sise à 20 km au nord de Rivesaltes et des plages de Leucate – Barcarès. Il serait regrettable de séjourner à proximité sans visiter ces sites remarquables. Le modeste château de Périllos face à la citadelle St Laurent de Sauveterre alias Salvaterra en catalan édifiée sur ordre de Jacques Ier d’Aragon dit Le Conquérant par charte du 15/05/1246 en renforcement d’un édifice féodal construit sur un ancien oppidum. Ce sont des réfugiés du Languedoc qui peuplèrent ce village perché, probablement des faydits puisque les curés nommés par l’évêque d’Elne dans l’actuel Roussillon n’y avaient pas droit de cité. A sept siècles de là, que ce soit à Opoul, Tautavel ou Vingrau on est d’emblée frappé par la  vivacité de l’occitan dans ces localités réunies au Roussillon depuis 1258.

Salvaterra, Sauveterre en Français paraît ainsi être  issu de Sauveté, villages placés sous la protection de l’Eglise et jouissant de nombreux privilèges mais cette forteresse est d’origine Aragonaise, voir en 1050. Localement cette place forte est dite phonétiquement Castell del Seignou donc par les catalans. Voir en pages Toponymie occitane en terre catalane.

Opoul anciennement Oped pour oppidum.


– XVe siècle –

  • Les moines bénédictins de Saint Paul captent les eaux de l’Agly dans un canal : le canal des moines. Lequel à la moitié du XIXe jouera un rôle majeur dans l’industrialisation locale.

  • Construction de N.D de Laval attenante à Nostro Damo de Douno pa du Xe siècle. N.D de Laval sera l’église paroissiale de Caudiès jusques en 1583. Elle sera profondément remaniée au XVIIe siècle sous monseigneur Pavillon.


1413 : Charles VI interdit toute levée d’hommes pour les guerres privées, sans une lettre du roi. C’est la fin de l’armée féodale.


1423 : Fin de la lignée des Fenolhet avec la disparition de Pierre VII vicomté d’Ille et de Canet. Les de Fenolhet héritèrent de la vicomte de Canet vers 1350.


23/06/1429 : Envie de paons pour la Sainte Eulalie ou la Saint Roch ?

Pierre du Vivier donne la faculté à Jasper de Tregura, seigneur du château de Paracolls, pour lui et ses successeurs d’utiliser le bois de la forêt de Salvanère pour alimenter le moulin à fer de Campône. Moyennant un droit d’entrée de 2 paons et de 3 ou 6 deniers* par charge de bois. Fait devant jean Morer notaire à Millas,Histoire de Mosset.

  • Les paons et les cygnes sont servis revêtus aux tables nobles, sous forme d’entremets. Il s’agit de plats rares….destinés à produire un effet d’admiration. Nicolas Gouzy / CVPM.
  • 1 livre=20 sols, 1sol=12 deniers.

1430 : Vente du château de Trémoine à Guillaume du Vivier.


1438 : Acquisition de la seigneurie de Sournia par la famille de Montesquieu. Pierre-Raymond en est le seigneur jusqu’en 1459.


11/11/1444 : Le parlement de Toulouse est opérationnel de façon permanente, ce qui n’était pas le cas antérieurement, les éventuels criminels sont prévenus. Les grandes affaires civiles ou ecclésiastiques sont du ressort de ce tribunal. Les Etats du Languedoc sont à son origine, compte tenu de l’éloignement de Paris et des coûts impliqués ils insistèrent auprès de Charles VII. Henri IV créera un tribunal rival à Carcassonne en 1590.

  • En principe après avoir été soumis à la question ordinaire et extraordinaire, le condamné était rompu vif sur la roue. De tels supplices étaient courants. Ce fut à Toulouse le châtiment de centaines  de personnes.

1448 : La guerre de cent ans s’éternise….Création de l’armée nationale de métier  et du corps des Francs archers,un archer pour 50 feux élu par les habitants.


1459 : Une Baronnie Transfrontalière.

Le seigneur de Rabouillet (Rabouillet, Prats, Roquevert, Trévillach, Séquières) Bernard Beranger de Peyrepertuse, hérite de sa tante Leonora la seigneurie de Joch (Rodes y compris Roupidére, Sahorle, Finestret, Rigarda, Glorianes) en Espagne, actuel Conflent. Les De Peyrepertuse resteront maîtres de la baronnie de Rabouillet-Joch jusqu’à la Révolution Française, dirigée depuis Joch*. ( Voir la carte ) A ces villages il faut ajouter selon les époques et les événements : Cucugnan, Counouzouls, Montalba, Trilla (av 1458-1463), Roquefort, Ségure aux portes de Tuchan (XVIIIe), Soulatge (1345 à 1539) Périllos vers 1640.. Les paroisses du Fenouillèdes continueront à relever administrativement de la France. * C’est  à priori à partir de là que les nobles languedociens De Peyrepertuse branche de Rabouillet deviennent une famille catalane.

La justice selon les seigneurs de Joch :  Les criées de justice dans la vicomté de Joch.

Ce qui précède n’est pas un cas isolé.

  • Au XIVe siècle les seigneurs de Caramany possédaient et vivaient en Roussillon. Vraisemblablement depuis le Traité de Corbeil. Pons de Caramany était très bien doté par le roi de Majorque. Tout en relevant de Philippe le Bel pour son castrum du Fenouillèdes, voir en 1306.
  • Dès 1480 et jusqu’à la Révolution les De Gléon barons de Durban furent seigneurs de Périllos village de la Corbière ” Catalane “.
  • Au XVe siècle les du Vivier éraient installés à Ille et à Calce.
  • Dès la croisade les de Fenouillet possédaient à Ille et ultérieurement à Canet…

1459 : Le chapitre de Saint Paul de Fenouillet supplante l’abbaye de Joucou. Jean II de Lévis administrateur de cette dernière est élevé à l’évêché de Mirepoix.


1462 ? : Traité de Bayonne : Entre Louis XI et Jean II de Trastamare roi d’Aragon qui règne sur les comtés de Cerdagne et du Roussillon depuis 4 ans.

Ayant été chassé de son trône par la Généralitat au nom de la constitution de Catalogne,  il contacta un prêt de plusieurs milliers d’écus, moyennant le droit de percevoir par Louis XI des revenus sur ses comtés. Mais Louis XI projette l’annexion du Roussillon. Les troupes françaises sont à Collioure et à Perpignan le 8 janvier 1460 puis à Barcelone assiégée sous le commandement de Gaston IV de Foix, gendre de Jean II. Ce dernier appuyé par Henri IV de Castille repousse la France en Catalogne Nord. L’armée française prend Salses en 1462. Rattachement du Roussillon à la France en 1463. Ce qui ne sera pas durable. Ses armées assiègent Perpignan successivement en 1471 ? 1473, 1474 et 1475.Mais Jean II reprend son comté en 1473 et accorde le titre de Fidelissima Vila à Perpignan pour sa résistance héroïque en 1475 (scènes de cannibalisme).

Le fort de Salses actuel a été édifié dans les dernières années du XVe siècle.


1463 : La viguerie de Fenolhedés fusionnant avec celle de Termenes, devient viguerie de Caudiès. Le viguier est un noble nommé par le roi et qu’il représente. La viguerie est en quelque sorte l’ancêtre du palais de justice. Caudiès est le siège de nombreux services administratifs, magistrats et trésoriers royaux, receveur de la gabelle…Encore une contradiction  entre autorités en la matière. G.Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire, dans St Paul et les Fenouillèdes, Caudiès siège de la viguerie de Fenouillèdes (et du Termenés de 1317 à 1462) est cour royale…


1473 : Jean II d’Aragon avec Don Henrique de Guzmann assiège Puilaurens et prend Quéribus. La frontière de Louis XI était gardée par de fâcheux auxiliaires, des bandoliers !

Razzias en Fenouillèdes, c’est loin d’être une nouveauté,  lors de chacune des milliers de bovins, d’équidés,  d’ovins… sont raflés à destination du Conflent, Roussillon ou Aragon au sens plus large. Certaines de ces exactions semblent avoir affecté simultanément des dizaines de paroisses en débordant amplement au nord et à l’ouest du Fenolhedés; Celle de 1495 comprend 20 000 moutons, 400 têtes de gros bétail, environ 60 bergers… Des abbayes telle Ste Marie d’Orbieu à Lagrasse ou des bourgeois possédaient couramment un troupeau d’ovins  de 1000 à 1500 têtes nécessitant l’emploi de plusieurs pastres.  Voir en pages Gabachs.


06/10/1474 : Plus ancienne citation connue de l’ermitage Saint Antoine de Galamus, don testamentaire de 6 deniers. Saint Antoine ne vécut pas à Galamus mais dans le désert de Thébaïde en Égypte. Ses reliques furent importées en 980 par un seigneur du Dauphiné. Puis translatées à l’abbaye de Montmajour en Arles au XIVe siècle d’où le culte s’est répandu (Frédéric Mistral).A en croire Fernand Arnaudiés une statue de Saint Antoine aurait été découverte au fond de la grotte sanctuaire. En supposant quelle y fut dissimulée lors des invasions sarrasines. Ce qui ferait remonter le culte au VIIIe siècle.

D’autre part selon certaines interprétations toponymiques, croisées avec les mythologies associées à leur voile chrétien. Il apparaît tant de corrélations susceptibles d’accréditer que Galamus et son site furent un sanctuaire dés le néolithique.


1478 : Nouvelle razzia aragonaise.


1479-1480 : Jean de Voisins baron d’Arques fit hommage pour divers biens en Razés et pour La Tour de France alors complètement détruit par les aragonais. Le serment d’hommage implique au vassal 40 jours de service.


1482 : Les français reprennent Quéribus.

10/09/1482 Acte de donation aux Franciscains de l’ermitage de Galamus par le chapitre de Saint Paul. Figure également dans une bulle d’Innocent VIII destinée à l’évêque d’Alet.


1483 : Mort de Louis XI, son fils Charles VIII lui succède.


1486 : Revirement des chanoines de Saint Paul qui veulent récupérer l’ermitage. Début d’un procès qui se prolongea jusqu’en 1560.


1487-1495 : Les du Vivier sont implantés dans tout le Fenolhedés, de même à Calce, Ille sur Têt…


1492 : Le royaume d’Aragon passe à la couronne d’Espagne. La grande puissance dominante et ambitieuse. Ferdinand II le Catholique roi d’Espagne jusques en 1519.

Fin de la reconquête chrétienne sur les Maures avec la prise de Grenade.


13/09/1493 : Encore une date fluctuante en fonction des auteurs impliqués. Traités de Figuèras (1492) et de Barcelone  Fin momentanée de l’occupation française du Roussillon. Charles VIII fils de Louis XI rétrocède les comtés de Cerdagne et du Roussillon à Ferdinand II d’Aragon. Il s’agit d’un arrangement, en contre partie le roi de France peut intervenir en Italie contre la Sainte Ligue. Il y eût bien évidemment des opposants à cette affaire, notamment du côté de Caramany.


1495 : Nouvelle incursion aragonaise en Fenolhedés. Les troupes de Ferdinand II et du duc de Médina rasent les châteaux de Al Casteillas à Monfort sur Boulzane, ceux de  Gincla,  Counozouls, Castel Fizel…  Elles assiègent le château de Puilaurens sans parvenir à leurs fins. Cette énumération de dévastations n’est pas exhaustive, il en est ainsi pour celles qui vont suivre. Faits datés de 1496 par G.Gavignaud-Fontaine. Laquelle fait part d’une bataille décisive au col qui depuis en porte le nom, près du château de Caladroi. Les Espagnols de Gusman forcent le pas de Paziols en venant de Opoul et ravagent le Perapertusés.


10 /1496 : L’arrangement de 1493 est passé aux oubliettes. Toujours sur fond de guerres d’Italie,  attaques de Charles VIII conduites par le maréchal de Saint André et ses 12 000 hommes.

Destruction du château de Salses dont les soubassements jouxtent la forteresse au nord, Salvaterra est repris.

Développement de l’artillerie à boulet métallique.


1497-1503 : Construction par Francisco Ramiro Lopez de la forteresse de Salses, adaptée à la nouvelle artillerie. Ordonnée par Ferdinand II le Catholique roi d’Aragon. Baptême du feu en 1503, au cours de cette attaque à laquelle elle résista aux français, aurait eu lieu l’explosion de la première mine de guerre. Un chef d’oeuvre d’architecture militaire, mais pas seulement car il englobe une des résurgences de la nappe aquifère karstique du bassin de l’Agly. Mise à profit pour absorber les fumées des canons de défense des fossés, abreuver les chevaux, pourvoir au tout à l’égout etc…


– XVIe siècle –

1503 : Dénombrement des biens nobles ordonné par Louis XII afin de lever les fonds nécessaires pour les hostilités avec l’Espagne et l’Italie. Les possessions de l’évêque d’Alet et du roi en sont exclues. Il en ressort que de nombreux hameaux et villages sont rendus inhabitables du fait des guerres avec l’Espagne, dont : Trilla,Taissac (Taichac), Palmes, Sainte Colombe, Séquières, Tournefort ect… de même les châteaux de Cuxous, Roquevert, Ansignan…

Ysabeau veuve de Jean de Voisins, dénombre pour Latour et Planèzes où elle possède la juridiction moyenne  et basse. La haute appartenant au roi. Ces deux communautés ayant été ruinées par les aragonais elles ne produisent aucune rente.

Au cours de l’été vaine offensive du maréchal de Rieux contre les espagnols. En octobre contre offensive des Espagnols. Sont brûlés  Caudiès, Latour ect…La nouvelle forteresse de Salses subit son premier siège et Leucate capitule dès le premier jour devant les espagnols.


1515-1547 : Règne de François Ier

1515 : François Ier nomme Jean de Joyeuse gouverneur du Languedoc. Jean fils de Guillaume V évêque d’Alet avait six frères dont :

  • Anne, l’aîné favori du roi Henri III. On disait alors mignon… Henri III était lui même efféminé.

  • François II de Toulouse, cardinal archevêque de cette ville et de Narbonne de 1582 à 1600.

  • Antoine Scipion et Henri du Bouchage maréchaux de France,

  • Jean, gouverneur du Languedoc comme Henri.

Plusieurs de Joyeuse ont été évêques d’Alet, notamment lors de sa prise par les protestants  de 25.02.1573.


1516 Ferrare : Ludovico Ariosto dit l’Arioste secrétaire et protégé du cardinal Hippolyte II d’Este publie un poème épique, Roland Furieux (Orlando Furioso)  le best-seller de ce temps là. On y trouverait une description détaillée du pays de Le Vivier. La filiation des Du Vivier avec la parenté à Charlemagne y serait développée. Les légendes en vogue à Le Vivier auraient elles été initiées à partir de cette chanson de geste ? A lire Fenouillèdes N°12. H. d’Este dit le cardinal de Ferrare a été archevêque de Narbonne de 1550 à 1551 et de 1563 à 1572 donc aussi du Fenouillèdes et de Le Vivier. Fils du duc d’Este et de Lucrèce Borgia il est le maître d’ouvrage de la célèbre villa d’Este et de ses fontaines surgies dès 1550 sur les vestiges de somptueuses villas romaines préalablement fouillés.

Liste des archevêques de Narbonne sur wikipédia.

Liste des comtes de Narbonne.

Ludovico Ariosto et Orlando Furioso.


1518 : Implantation des de Joyeuse à Latour de France. Mariage de Jean de Joyeuse, gouverneur du Languedoc, avec Françoise de Voisins dernière héritière de la branche des Voisins d’Arques.


1519 – 1556 : Règne de Charles Ier roi d’Espagne, plus connu comme étant l’empereur Charles Quint du Saint Empire Romain Germanique (l’empire des Habsbourg). Élu le 3 juillet en succession de Maximilien Ier et au détriment d’un candidat pas assez généreux auprès des électeurs, François Ier. Le Fenouillèdes fera les frais de leur appétit mutuel de conquêtes.


1523 : Création de la Chambre des comptes de Montpellier, contrôle de ceux des officiers royaux. Préfiguration de la Cour de Comptes Aides et Finances unifiée par Richelieu en 1629 et qui comptera 120 magistrats au XVIIIè siècle. Voir en 1390.


1524 : Les Espagnols reprennent Caudiès, Saint Paul, les églises sont pillées. Une partie de la population et les chanoines sont faits prisonniers et emmenés à Perpignan.


1529 : Montre ou revue de Caunes Minervois. Convocation par le roi de toute la noblesse de la sénéchaussée de Carcassonne, en prélude à la guerre des Flandres.Une Montre est une présentation de troupes permettant de s’assurer de l’exactitude de l’effectif, avec paiement de tout ou partie de la solde.Gaston de Peyrepertuse seigneur de Rabouillet, un des plus grands personnages de la province y figure avec un homme d’arme et deux archers. Seul monsieur de Mirepoix se présenta avec deux hommes d’armes. Tous les seigneurs du Fenouillèdes et d’ailleurs ont dénombré devant le maréchal de France, Anne de Montmorency. Toutefois celui d’Axat n’est pas cité.


1530 : Les Hospitaliers de St Jean, repreneurs des Templiers sont installés à Malte par l’empereur Charles Quint. Ils deviennent l’Ordre de Malte.


1534 Transfert de St Paul à Caudiès, de l’archiprêté du Fenouillèdes.


1536 1537 : Reprise de la guerre avec l’Espagne après une trêve amorcée en 1526. Les espagnols débarquent à Leucate, ils prennent Salses, Paziols et Tuchan puis détruisent Saint Paul, Caudiès, jusqu’à Arques  et Axat.Le 17 septembre 1537 les espagnols détruisent Sournia.En octobre 1537 sentant venir la menace espagnole les chanoines de Saint Paul vont se réfugier à Alet, craignant d’être faits prisonniers comme en 1524. Ils furent bien inspirés, tout le village fut brûlé. Il ne restait que trois ou quatre maisons debout. Fin 1538 Saint Paul était toujours aux mains des truands (bandoliers) venus en majorité d’Espagne.

Nouvelle trêve de février 1538 à juillet 1542, dénoncée par François Ier.

Le Fenolhedés comme le pays de Sault est exempté de toutes charges et impôts de 1536 à 1550, étant ravagé par les guerres.


1538 : Accueil triomphal de Charles Quint à Perpignan. G.Gavignaud-Fontaine dans St Paul et les Fenouillèdes.


10/08/1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts.

  • La langue d’oil devient celle administrative. L’occitan comme toutes les autres régionales s’en trouve relégué.
  • Ébauche d’un état civil tenu par le clergé en deux registres, celui des baptêmes et mariages, l’autre pour les décès.

15/06/1540 : Jean de Joyeuse et Françoise de Voisins dénombrent pour Latour.

La même année débute la construction du château de Cousan qui deviendra Couiza.


1542 : En juillet le dauphin Henri, futur Henri II assiège Perpignan avec 58 000 hommes dirigés par le maréchal de Monluc mais l’armée de Charles Quint l’emporte, débâcle de la France. En octobre contre attaque des espagnols qui prennent, incendient, pillent Tuchan, Saint Paul, Caudiès et alentours, hameau de Villeraze* si bien nommé depuis . Réplique des Français à Saint Paul au canon. Camp du vice roi de Catalogne dressé à Estagel. Ses troupes s’élevaient à huit mille hommes entre l’infanterie et l’artillerie. Au nombre des destructions au palmarès des espagnols, sortons de l’oubli la porte de St Louis. Un fortin du XIVe siècle édifié en renforcement du château des Maures. *Sur place c’est l’appellation Les Aragous qui prévaut, variante du languedocien Aragonés = Aragonnais.

Échange de politesses au siège de Perpignan. Les français sont traités de gabachs et les catalans de mange-rats, allusion au blocus de 1475 par l’armée de Louis XI. Les perpignanais furent acculés au cannibalisme. Le titre de Fidelissima Vila accordé par Jean II honore cette résistance héroïque. Ajoutons quand la matière de gavatxos les roussillonnais n’ont manifestement pas progressé. A tel point que les nouveaux arrivants sont contaminés et usent sur un ton moqueur de cette insulte . Voir à Gabachs.

Saint Paul capitula peu après que les aragonais aient commencé à bombarder. Ils saccagèrent la ville et démolirent l’église où s’étaient retirés le capitaine Poméra et les combattants. Ils furent fait prisonniers et conduits à Perpignan.

Les troupes de François 1er pénétrèrent par le Pas de Paziols en venant de Narbonne via Durban, Tuchan, Vingrau et Estagel qui fut rayé de la carte.


07/12/1542 Réorganisation de l’administration fiscale :  François 1er crée les Généralités, le Fenouillèdes “cotise ” à celle de Toulouse. Elles sont divisées en diocèses civils calqués sur leur précurseur religieux. D’abord purement fiscal leur rôle s’étendra  aux domaines judiciaire ( Parlement de Toulouse ) puis économique et social vers les XVII – XVIIIè siècles. A leur tête un trésorier de France ou trésorier général des finances, nouvelle réforme vers 1571. L’Intendant du Languedoc siège à Montpellier en ayant autorité sur les Généralités de Montpellier et de Toulouse, il cumule les charges du trésorier général avec la justice et la police., il commande aux Etats,  administre la province, centralise les prérogatives du parlement de Toulouse.

  • Le premier intendant du Languedoc installé à Montpellier fut Nicolas Lamoignon de Basville le 16 août 1685.

1544 : Traité de Crepy en Laonnois entre François Ier et Charles Quint. Mais en novembre les espagnols brûlent à nouveau Caudiès. Confusion selon les ouvrages entre Crépy et Crécy, ces deux localités étant dans l’Aisne.


10/06/1545 : Louis du Vivier, seigneur du Vivier et de Montfort donne et concède à Angel de Vilanova, gentilhomme espagnol la faculté d’utiliser la forêt de Salvanère. Contrat établi devant Michel Perpinya notaire à Vinça.


1549 : Poussée des français en Conflent.


1550 : Déclenchement des guerres de religion qui dureront jusqu’en 1596. Sur fond de rivalités entre deux grandes familles. Les Montmorency-Danville de Pézenas et les De Joyeuse. Respectivement Catholique modéré puis Protestant et Catholique Ultra. Le duc Anne de Montmorency, maréchal de France étant gouverneur de la province du Languedoc depuis 1526. Son petit fils, Henri II de Montmorency occupera ce même poste.


1550 / 1860 : Petit âge glaciaire, à dater de 1303  en fonction des études.


26/06/1554 : Reconduction des exemptions de 1536. Les ravages des Hugenots se superposent à ceux de la peste, des famines, des mercenaires espagnols et aux passages des troupes sans être obligatoirement ennemies.


1559 : Guillem de Nyort à priori ce serait le premier de la lignée Aniort ou Niort de Sournia. Il était bailli royal de ce village, selon Lucien Piéchon maire de Sournia au XIXe, ses ancêtres acquis à la cause cathare… dans leur fuite de Niort de Sault, se réfugièrent chez leurs amis riverains de la Désix. Il est à remarquer que cette spoliation est datée du 02 mars 1236 sur ordre de Raymond VII de Toulouse. Histoire Niort de Sault. Rapidement Sournia va être durablement placé sous la coupe de deux puissantes familles, la maison de Montesquieu y étant déjà établie.

  • Divers écrits affirment que Sournia comme d’autres villages alentours étaient en Conflent aux XIVè et XVIè siècles, ce qui implique que du point de vue administratif ils dépendaient de l’Espagne…Ouah! Les lignes qui précèdent n’argumentent pas en ce sens.

Bailli : Juge seigneurial, le bras droit du seigneur dans chaque paroisse en charge du recouvrement des impôts ou représentant du roi sur le fief à ce dernier. Baile en parler local, bayle en phonétique. Batlle chez les catalans, mais le sens réel est maire. Dans le cadre ci dessus au moins trois générations occuperont cette fonction qui n’est pas héréditaire, plutôt confiée à des familles au bon niveau d’instruction.


1560 : Procès devant le parlement de Toulouse. Les Franciscains restituent l’ermitage de Galamus à leurs donateurs du chapitre de Saint Paul moyennant 50 livres.  Cependant à partir de 1843 un ermite de cette congrégation, le père Chiron viendra s’y retirer.


1563 : Retraite de l’armée française du Conflent devant les Espagnols qui détruisent Counozouls.


09/08/1564 : Édit du Roussillon à effet du 1er janvier 1567 : Charles IX fait recommencer l’année le 1èr janvier, au lieu du 20 mars. Comme en -46 avec Jules Cesar.


1565 : Charles IX à Carcassonne fait voter par les États du Languedoc de quoi restaurer les places fortes dont Saint Paul.


13/08/1569 : François Simon fondeur du roi obtient le droit de bâtir une forge dans la vallée de Gincla.


1570 : Pour les Rameaux retour des français en Roussillon, Estagel attaqué par l’amiral de Coligny. Ils brûlaient tout particulièrement les prêtes  et les églises. Le clergé était pro espagnol.

C’est l’âge d’or de l’art baroque en réaction au protestantisme.


24/08/1572 : Massacres de protestants dits de la St Barthélémy à Orléans, Lyon, Paris…


25/02/1573 : Les calvinistes cévenols et castrais prennent Alet, détruisent le prieuré Saint Pierre à Fenouillet, Caladroi, Rabouillet, le Vivier, St Martin Lys… Ce village selon une légende, aurait été édifié consécutivement à l’anéantissement de l’abbaye, les moines fantômes. Massacres et destructions sur toute la vallée de l’Aude de Quillan à Alet en passant par Bugarach, le Razés et le pays de Sault, St Jacques de Joucou et Roquefort de Sault dès 1572. Renouvellements en 1575 et 1577.

Bugarach étant une de leurs bases des Corbières.

Au cours des 15 ans à venir Alet subira de multiples alternances de pouvoir catholique et protestant. Ces derniers rasent Alet en 1577, particulièrement les édifices religieux dont la cathédrale et les remparts.

Les prises d’otages par les Huguenots contre échange de rançon sont fréquentes dans les années 1500 tant en Fenouillèdes que en Roussillon. La religion n’étant souvent qu’un prétexte.


1574 : Revirement du duc Montmorency qui prend le parti des protestants.


11/1576 : Union des confréries catholiques extrémistes. Henri I duc de Guise organise la ligue catholique.


1577 : Destruction de Notre Dame d’Alet par les Huguenots. L’église abbatiale ne sera pas reconstruite. L’ancien réfectoire des moines sera réaménage en cathédrale dédiée à Saint Benoit.Le château de Joyeuse à Couiza subit le même sort.


1579 : Traité de Nérac par lequel la royauté accorde Alet aux Huguenots. Dénoncé le 24/01/1596 au traité de Follembray entre Henri IV et le duc Anne De Joyeuse de la Ligue catholique.


1580 : D’après Louis Fédié, Les calvinistes prennent Quéribus. Il est présumé que l’abbaye de Cubières et le château de Camps sur Agly  furent rasés dans ce contexte à la même époque.


15/10/1582 : Le pape Grégoire XIII instaure le calendrier Grégorien. Ce qui ramène au 5 octobre du calendrier Julien, soit une correction de -10 jours.

  • La même année mariage de Louis de Castéras châtelain de Queribus, avec Louise de Montesquieu. Les Montesquieu de Sournia deviendront les Castéras de Montesquieu.


04/08/1583 : La Ligue catholique reprend Alet, en massacrant cinquante protestants.

La même année les bandoliers y font régner la désolation générale. Voir à bandoliers au XVIIe siècle.


1585 : Il apparaît une forte émigration vers la Catalogne et Perpignan où un tiers de la population est d’origine occitane.

La Ligue catholique s’installe définitivement à Alet. Suite à une immonde trahison, une centaine de réformés sont massacrés le 28 mars.


05/1586 : Intervention de la Ligue catholique, De Joyeuse et Cornusson à Bugarach et environs. La place tombe grâce à l’appui de quatre canons et la garnison est massacrée, après environ 20 jours de siège.


20/10/1587 : Défaite de l’armée catholique à Coutras face à Henri de Navarre le futur Henri IV. Le duc Anne de Joyeuse y est tué de même que son frère Claude.


23/12/1588 : Henri IV fait assassiner le duc de Guise, à la tête de la ligue catholique ultra. Il sera lui même poignardé par un moine dominicain ligueur le 2 août suivant.


14/09/1589 : Henri Montsarrat du Vivier reconduit les droits d’usage accordés par ses prédécesseurs aux habitants de Montfort. Ils sont autorisés à faire paître leur bétail dans la forêt de Salvanère et d’y prendre du bois, de chauffage uniquement. A la condition d’une redevance de 5 écus au soleil et d’une censive (loyer) de 5 setiers d’avoine payable à la Tousaint. A.Bayrou en citant les A.D. de l’Aude émet une autre version, incluant le bois de construction. Le cens annuel passe à 10 cestiers d’avoine. Renouvellements au 17éme siècle.


1590 – 1591 : Six mille fantassins mercenaires espagnols débarquent à La Franqui, pour soutenir le duc De Joyeuse, partisan de Henri IV. Tenus en échec  à Leucate face à Constance de Cezelli laquelle remplaça au pied levé son époux et gouverneur Jean de Bourcier du Barry qui venait d’être exécuté par l’ennemi, elle fut promue gouverneur.

Rébellion du Fenouillèdes et du pays de Sault contre les impositions. Le capitaine Boychet avec trente huit soldats s’y rendit pour accélérer la perception des deniers royaux.


10/1592 : Bataille de Villemur sur Tarn : Antoine Scipion de Joyeuse commandant de la ligue catholique, se noie dans le Tarn en crue avec son frère Georges au cours de leur retraite. Son autre frère Henri lui succédera à la tête de la ligue.


1593 : Trêve de un an entre les ducs Henri de Joyeuse (Ligue catholique) et De Montmorency. La guerre était devenue impossible après tant d’années d’hostilités, ajoutées aux disettes et à la peste.

01/03/1593 Henri Montsarrat du Vivier (1560-1643) nommé gouverneur du château de Puilaurens par le duc De Joyeuse. Nomination vers 1580 d’après A.Bayrou

Le 25 juillet Henri de Navarre abjure le calvinisme et se convertit au catholicisme. Il sera sacré roi de France à Chartres le 27.02.1594 sous le nom de Henri IV.


09/1594 : Dénombrement des biens nobles et roturiers. Son but étant d’établir des bases afin de répartir par communauté les impositions fixées par les États du Languedoc. Il apparaît que de nombreux villages et fortifications sont détruits et désertés. Vraisemblablement lié aux conflits avec l’Espagne. Grosso-modo les mêmes sites que en 1503, aux quels se sont ajoutés Trévillach, Bélesta…


05/1595 : Les français enlèvent Opoul. Environ 550 arquebusiers sont stationnés à Sournia, sous le commandement du châtelain, M. de Rustiques. Une autre date est proposée, celle de mars avril 1598.

Châtelain : personnage généralement noble, officier du roi, à la fonction essentiellement militaire. Voir introduction XIè siècle.

18/08/1595 Les français font le siège de Perpignan. Probable destruction de Fenouillet par les espagnols et de Le Vivier. Les religionnaires venant de subir un échec devant Puilaurens se détournèrent sur ces châteaux.

A Toulouse en novembre les États du Languedoc décident de traiter avec Henri IV, la Ligue catholique s’affaiblissant face aux royalistes.


22/04/1596 : Continuation de l’exemption des tailles en faveur des habitants de la Corbiére de Sournia, valable 6 ans reconductible. Le pays étant ruiné dans tous les sens du terme.

05/08/1596 Henri de Joyeuse (gouverneur du Languedoc, maréchal de France) vend le lieu de Latour avec Planèzes à Bertrand de Guillard. Pour Louis Fédié la seigneurie de Latour passa dans les mains de Henri de Joyeuse ?

Cette année là, soumission du Duc de Joyeuse à Henri IV.

Henri IV donne la seigneurie de Rabouillet à Henri Montsarrat du Vivier pour l’avoir reprise aux espagnols d’après Joseph Armagnac. Selon d’autres écrits Henri IV l’aurait donné à P.du Vivier ? Au regard de la généalogie la première version nous parait plus plausible.


10/1597 : Les Etats du Languedoc réunis à Narbonne, insistent auprès du roi afin qu’il fasse réparer les châteaux de Peyrepertuse, Quéribus…qui tombaient en ruines.


1597 ou 04/1598 : Raid des français en Conflent en pénétrant par le col de Jau. Mosset est incendié.


25/02/1598 : Ordre du duc de Joyeuse à H.Montsarrat du Vivier de nettoyer le Fenouillèdes de tous les brigands qui s’y étaient réfugiés, mercenaires espagnols, calvinistes… Ce qui fut réglé dans le mois.

13/04/1598 : Edit de Nantes : signé par Henri IV le roi renégat tels que le désignaient les protestants depuis sa conversion. Les protestants obtiennent la liberté de culte, l’égalité civique, l’amnistie des faits de guerre… Edit perpétuel et irrévocable.

02/05/1598 : Paix de Vervins (Aisne) Fin de 30 ans de guerre avec l’Espagne. En septembre les français sont maîtres du Fenolhedes.


08/03/1599 : Démission du duc de Joyeuse qui se retire au couvent des Capucins à Paris. Le duc de Ventadour est nommé gouverneur du Languedoc.

En 1599 Olivier de Serres vulgarise l’éducation = l’élevage du ver à soie en écrivant, La cueillette de la soye pour la nourriture des vers qui la font. L’œuf du bombyx est dit graine ou magnan. Il fallait une tonne de feuilles de mûrier blanc pour mener à terme une once de graines ( H Harant / D Jarry ) soit environ 0,025 à 0,026 gr considérant que l’uniformisation des poids et mesures n’était pas encore d’actualité. Sur nos terres cet arbre introduit d’Inde est plus connu sous son nom languedocien d’amorièr. Ceux qui ont élevé quelques vers pendant leur enfance auront matière à douter du tonnage pré cité.


– XVIIe siècle –

  • Début XVIIe le bandolérisme sème la terreur sur tout le territoire tant audois que catalan. Bandits catholiques et protestants qui n’épargnent ni les religieux, ni les villes, sous prétexte de religion. Une bande installée à Perpignan place du Puig. Deux catalanes sont passées à la postérité, pour leur cruauté. Celles de Joan Cadell seigneur en Cerdagne et de Thomas Ier seigneur de Nyer : batailles du pont de Prades et de Catlar en 1580 qui firent une centaine de morts. Certaines ont été mises à profit par le pouvoir, l’une tenait garnison à Bugarach jusqu’à son licenciement en 1580.

1604 : Achèvement du manoir de Le Vivier. Édifié sur l’emplacement du château féodal rasé par les Huguenots. Ce sont les ruines actuelles, quand aux remparts, ils ont été datés du VIIè siècle.


1607 : Le Donezan est réuni à la France.

Les bornes à fleurs de Lys des cantons d’Axat et de Quérigut auraient matérialisé cette frontière ? Clottes du Madres, col de la Marrane. De nos jours le point de rencontre des trois départements : Aude, Ariége, Pyrénées Orientales. Mais ce ne saurait être le cas de celles de Rabouillet et à plus forte raison de celles de Fontanilles ( Col Campérié ) qui semblent délimiter les forêts royales de, respectivement Boucheville et Bac Estable.


03/12/1609 : Sentence du sénéchal de Carcassonne annulant un contrat de vente relatif à la forêt de Salvanère conclu le 30 juillet 1587 entre Henri Montsarrat du Vivier et Jean de Villanova. Ce dernier est condamné à la restitution des fruits, s’élevant à 1000 livres en monnaie d’Espagne. Assorti d’une interdiction de couper ou de prendre du bois.


14/05/1610 : Assassinat de Henri IV. Louis XIII n’ayant que 10 ans, Marie de Médecis assura la régence que le bon roi venait de lui confier.


02/02/1611 : Louis XIII accorde à Guillaume du Vivier le fils aîné de Henri Montsarrat, le titre de gouverneur de Puilaurens sur démission de son père. En reconnaissance des services rendus en Italie par ce dernier, aux côtés du cardinal de Joyeuse.


vers 1612 : Second mariage de Antoine de Niort, capdet et bailli royal de Sournia, Campoussy – Palmes ( 1601 – 1633 ) avec Philippine Sicard à Sournia.

Capdet : Hypothèse, corruption du languedocien Capdèl = gouverner, présider ? Capdet toujours en langue d’oc = Cadet.


18/07/1613 : Ordonnance du sénéchal de Carcassonne maintenant Henri Montsarrat du Vivier dans la possession de la forêt de Salvanère face à De Villanova.


21/05/1615 : Louis XIII autorise  H.Montsarrat du Vivier à abattre 150 sapins dans la forêt des Fanges. Le château du Vivier nécessitait une rénovation suite aux

assauts des calvinistes et des espagnols.


21/11/1615 : Établissement de la maison de Montesquieu à Latour de Fenollet  (  Latour de France au XVIIe ). Mariage de François de Montesquieu avec Gilette Drouet devant maître Pierre Galtier notaire de Tuchan.Ces de Montesquieu descendaient de Trilla. Seigneurie de Trilla qu’ils acquirent vers 1458-1479.


1618/1648 : Conflit entre la France et l’Espagne de Felipe IV dit la Guerre de 30 ans.


1626 Caudiès, Latour, Saint Paul et Sournia : Les consuls des ces communautés obtiennent une dispense de l’hébergement des troupes après avoir soudoyé les secrétaires des ducs de Ventadour et Montmorency. Versements respectivement de 270 livres et de 44 livres. Voir en 1708 pour les motivations de ce trafic.


1627 : Un petit poème qui en dit long concernant Trilla après les destructions des XVe et XVIe siècles.

Trilla saisi d’une grande pauvreté,

fait aux paysans porter la triste mine,

car chacun d’eux est si fort endetté

que le malheur,presque toujours, les mine.

D’après Bernard Pericon dans revue Fenouillèdes N°20.


Vers 1630 : Le roi fait répertorier les routes accessibles aux canons. Ils atteindront le Fenouillèdes par celle du Pas de Paziols. Le chemin de Saint Louis n’était pas praticable par les attelages de transport d’artillerie. Sauf à y affecter 500 pionniers pour une journée, d’après la Relation produite par un officier émissaire du roi. Les autres voies d’accès étaient soit de moindre intérêt stratégique, soit plus difficiles par leur étroitesse et leurs virages inadaptés.


1631 : Épidémie de peste.


22/07/1632 : États généraux du Languedoc à Pézenas. Les États étaient déchargés par la royauté du recouvrement des impôts. Séance au cours de laquelle Henri II de Montmorency seigneur piscénois et gouverneur du Languedoc entre en rébellion contre Richelieu. Le duc tente d’obtenir à son avantage l’indépendance de la province. Alet et le bourg de Carcassonne y adhèrent. Mais pas les protestants soucieux de leurs libertés religieuses ni les principales villes. le parlement de Toulouse s’y opposa.

  • Pézenas accueillit 44 sessions des Etats du Languedoc de 1456 à 1692, elles pouvaient s’étirer sur un mois.

01/09/1632 : Bataille de Castelnaudary où son armée est écrasée par celle de Louis XIII, dirigée par le duc d’Halwin. Le gouverneur du Languedoc avec l’appui de l’Espagne, du duc d’Orléans (Gaston frère de Louis XIII) et de Marie de Médecis menait la révolte des Huguenots. Henri II sera décapité au capitole de Toulouse devant Louis XIII et Richelieu le 30 octobre.

11/10/1632 : Sur ordre du roi, Henri Montsarrat du Vivier restitue des renforts que les espagnols avaient tenté d’envoyer à Montmorency et qu’il retenait à Puilaurens.

26/10/1632 : Le duc d’Halwin promu gouverneur et lieutenant général du Languedoc. Il fit construire une redoute au col de Saint Louis sur le chemin de l’étape, il s’agit du château dit des Maures. Ce vocable désigne d’ordinaire des vestiges proto-historiques. Ce qui parait étonnant, appliqué à un fort du XVIIe. Annie de Pous le date de la fin du Xe siècle.Et si tout simplement l’usage avait transposé le toponyme originel sur la nouvelle construction ?


1636 : La France déclare la guerre à l’Espagne. Les espagnols prennent et démantèlent Peyrepertuse, Puilaurens qui jusques là avait résisté à leurs attaques, sa garnison était en déplacement à Leucate.  Don Felipe Da Silva  met la citadelle royale de Fenouillet dans son état actuel. Latour est assiégée, un régiment ennemi est en ” Résidence ” à Estagel. Henri IV avait fait relever Fenouillet de ses ruines à l’issue des guerres de religion.

Les français occupent le Roussillon.

Droit de dépaissance (pâturage) dans les forêts du Vivier, Aussières, Salvanère pour les troupeaux de Rabouillet, soumis à une redevance de 12 setiers d’avoine. Il pourrait s’agir de la reconduction d’un droit d’usage acquis en 1589, procès entre les Castanier d’Auriac et la communauté de Rabouillet . Aussières et Salvanère près de la paroisse de Montfort sur Boulzane étaient sur la voie ” royale ” des transhumants en provenance ou à destination de l’abbaye de Fontfroide, du Roussillon et du Languedoc, ce sont des dizaines de milliers d’ovins qui parcouraient les lieux en juin ou au retour de l’Ariège en octobre.


26/09/1637 : Le duc d’Halwin gouverneur du Languedoc arrête les espagnols à Leucate à la bataille du fort de Cerbelonne, ce bastion ( A ne pas confondre avec le castrum ) avec quatre autres gardait le nord du plateau aux lieux dits La Gardiole, Les Champs Longs.. Promus maréchal sous le nom de Schomberg. Il était appuyé par Henri Montsarrat du Vivier. Schomberg était natif de Heidelberg et protestant. Le susdit siège durait depuis le 02 septembre.


1638 : Pratz : Comprenez Prats de Sournia. Assassinat en la maison presbytérale du vicaire Messire Cantegrel. On lui brûla tous ses papiers et sa dépouille fut incinérée au four à chaux. L’identité des criminels n’est pas connue ni leurs motivations. Quelques temps après ce supplice les troupeaux furent décimés par une épizootie. Les bergers persuadés d’être en présence d’un mauvais sort posthume, firent ériger à l’occasion d’une mission, une grande croix en bois visible de tous les pacages alentours.

histoireetrando-prats-de-sournia.fr, pour plus d’informations.


17/ 05/1639 : Dénombrement de François de Montesquieu pour La Tour de France et Planèzes.


1639 : Au cours de l’été, en pénétrant par la haute vallée de l’Aude offensive de Schomberg sur Estagel, Salses,  Tautavel, Salvaterra à  Opoul qui passe aux mains des français sans résistance. Contre attaque du vice roi d’Espagne jusques dans le Termenés. Repli de Schomberg. Nouvel échec à la Toussaint. Estagel pris par Guillaume du Vivier, Tautavel par son père au prix de la destruction du château. Le prince de Condé et Schomberg enlèvent Salses le 19 juillet.


06/01/1640 : Perte du Roussillon et de Salses après un long siège. Les espagnols furent avantagés par le nombre et une inondation. Ils ravagèrent la haute vallée de l’Aude et le pays de Sault. Ils reprirent Latour de France qui aurait été  rendue inhabitable pendant des années, Cassagnes incendié. Après les Cassanhols revenons en aux Tourils lesquels se comptaient dans  228 feux en 1693, ils n’ont pas du s’enfuir bien loin en 1637 et 1640.

La légende des fêtes somptueuses au château, transmise depuis des siècles aux fillettes par les ménines de Le Vivier (Doyennes au sens familial ) aurait-elle une racine historique en 1640 ? Le séjour du prince de Condé et du maréchal de Schomberg y fut célébré.

Comment raconter le Fenolhedés sans citer J.Armagnac, cauderienc connu pour sa très grande culture historique. Voici une synthèse de sa version du siège de Perpignan par Louis XIII. Publiée en 1928 dans le Messager de Notre Dame de Laval. Les lignes ci-dessus sont aussi de cet érudit.

19/07/1639 Schomberg s’empare de Salses. Mais les espagnols l’assiègent avec des forces considérables et parviennent à le reprendre le 06.01.1640.

07/1641 Huit mille fantassins et mille cavaliers envoyés par Richelieu cernent Perpignan.

22/04/1642 Richelieu à Perpignan jusqu’au 10 juin.

09/09/1642 Les espagnols abandonnent à jamais Perpignan.


06/1641 : Schomberg assiège Perpignan qui capitule le 9 septembre suivi de Salses le 29.

19/09/1641 : Traité de Péronne : Fait de Louis XIII le comte de Barcelone, Cerdagne, Roussillon. Il fut appelé par le président de la Généralitat en janvier. Ce dernier avait rompu avec Madrid et subit une offensive de Philippe IV roi d’Espagne. Les catalans n’acceptaient pas de devoir se battre pour Madrid.

11/1641 : Louis XIII basé à Saint Estève fait le siège de Perpignan, aux mains des castillans. L’état major du maréchal de la Meleraye était installé à l’actuel quartier de la Porte d’Espagne, 18 800 fantassins et 4000 cavaliers affament la ville pendant 6 mois.


06 1642 : Dorénavant le Fenouillèdes est partie intégrante de sénéchaussée de Limoux, extraite de celle de Carcassonne, les Etats de Pézenas s’y opposèrent. Ce mode de fonctionnement de la justice sera dissout et réorganisé en Grands Baillages en 1788, le Fenouillèdes dépendait de celui de Carcassonne.

09/12/ 1642 : Occupation française totale jusqu’à Barcelone. Louis XIII enlève Perpignan.


14/05/1643 : Mort de Louis XIII. Louis Dieudonné quatre ans est fait roi Louis XIV. La tradition monarchique exigeant que le fils succède instantanément à son père, quelque soit son âge. Son règne dura jusqu’au 1er septembre 1715.


03/07/1644 : Henri Montsarrat du Vivier rend hommage au roi pour ses possessions à Le Caunil, Gincla, Puilaurens et Salvezines.


1649 – 1653 : Épidémies de peste causant vraisemblablement des milliers de morts en Fenouillèdes.


1652 : Philippe IV reprend Barcelone. L’armée française se replie en Roussillon.


1653 : L’évêque d’Alet refuse d’ouvrir les portes de sa ville aux troupes du comte d’Harcourt, qui vont s’installer à Saint Paul. Intervention de Monseigneur Pavillon suite aux dégâts génères.


1659 : Turenne écrase l’Espagne près de Dunkerque.

07/11/1659 : Fontarabie: Ile des faisans sur la Bidassoa.

Traité des Pyrénées : Mazarin réintègre définitivement le Roussillon dans le giron de la France. le Capcir, une partie de la Cerdagne sans Llivia, le Conflent et le Vallespir. Ces anciens comtés carolingiens sont ainsi libérés de 500 ans  d’occupations ibériques. Les troupes françaises ” Occupaient ” déjà le Roussillon depuis plus de 20 ans. La tournure courante Mazarin annexe le Roussillon est impropre sinon négativiste au regard de la sécession du XIIe siècle, voir en 1150 et en 1172.

Cartes commentées : Sordones, Septimanie, Traité des Pyrénées…sur axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan


1660 : Publication de la carte de Nicolas Sanson dit d’ Abbeville, concernant le Fenolhedés y figurent uniquement et tels que écrits ci dessous :

– Artigues, Axat, Bugarach, Camp, Caraman, Caudies, Pesilla, Peyrepertus, Prat lon by = Pla Llouby sur les hauteurs de Rabouillet.

– Puech Laurent = Puilaurens, Queribus, St Paul des Fenouillèdes et les principales rivières. voir note Agly en complément.


09/06/1660  Retour du Roussillon à la France : Conclu à Saint Jean de Luz par le mariage de l’Infante d’Espagne, la fille de Philippe IV, Marie Thérèse d’Autriche avec Louis XIV Lequel en contradiction avec ses promesses solennelles étendra dès janvier 1662 la gabelle au Roussillon. Ce qui va générer des révoltes, les pillages des Miquelets = la milice de Miquel, à interpréter au sens de bandits catalans ( Angelets, mercenaires, trabucaîres ), l’armée du maréchal Schomberg comprenait des miquelets francais, c’est là un terme militaire.

D’ordinaire les gabelous étaient recrutés chez les languedociens les plus proches, les gabachs… Les catalans du nord ont du l’avoir mauvaise à double titre. Voir l’article consacré aux gabachs. Les gabelous agents de la Ferme du Roi dite la foraine = Administration des douanes n’avaient pas le statut de fonctionnaires royaux. Des traitesou droits de passage étaient prélevés aussi entre les provinces, soit en entrée et sortie du Roussillon. Un procureur des gabelles et un receveur étaient en poste à Latour de France, Montfort, St Paul, Sournia. Par déduction ces localités frontalières devaient avoir une brigade de ” douaniers ” à l’image de celle de Caramany.

Les garnisons de Quéribus et de Peyrepertuse sont maintenues jusqu’à la Révolution de 1789. Celle de Puilaurens est réduite à des mortes-payes (vétérans).

Démantèlement à l’explosif du château de Tautavel, A.de Pous, en 1658 selon la version René Quehen. Des auteurs tout autant éminents situent cette mise hors d’usage sous Louis XI. A moins qu’il l’ait été répétitivement ? En 1661 les Etats demandèrent la démolition de forteresses devenues inutiles dont celle de Leucate.


1669 : Après visite des forêts de Salvanère et d’En Malo, le procureur du roi signifie à Henri du Vivier de produire ses titres de propriété ou d’usage. A défaut de s’en désister au profit du roi. Ces titres furent produits mais il dut payer 200 livres d’amende pour les bois enlevés dans la forêt d’En Malo appartenant à Sa Majesté.


1671 : Installation à Quillan d’une maîtrise des eaux et forêts. Elle comprenait un procureur du roi, un maître particulier, un lieutenant de maîtrise, un garde marteau. Les officiers du roi prélevaient un droit de passage sur le bois de construction et celui à brûler à leur mise à l’eau au port. Il était implanté à hauteur du cimetière. Douillettement nichés dans le confort du troisième millénaire, peut – on correctement évaluer au prix de quels efforts démentiels des troncs de quarante à cinquante mètres étaient acheminés depuis des montagnes vertigineuses sur des dizaines de kilomètres de chemins muletiers. Autres informations et liens en 1228 et en 1719.


1681 : Colbert réorganise l’administration des Fermes du Roi en Ferme Générale. Il tenta de supprimer divers droits de passage d’une province à l’autre , mais celle du Roussillon s’y refusa.


1684 : Monseigneur De Valbelle réactive le droit de leude. Une taxe de péage sur les marchandises rentrant dans la paroisse, dans la seigneurie. Les esclaves et les juifs y étaient soumis.


18/10/1685 : Révocation de l’Edit de Nantes. Louis XIV interdit aux protestants d’émigrer sous peine de galères sauf aux pasteurs ayant refusé de se convertir. Les calvinistes entrent dans le désert, il s’agissait de pratiquer sans risquer les persécutions.


10/10/1691 : Edit de Louis XIV créant des offices d’emplois honorifiques et rémunérateurs, maire perpétuel, conseiller politique, répartiteur des impositions … A Caudiès un marchand, Henri Pepratx, acquit pour 3100 livres l’office de maire perpétuel. Puis ceux d’Alet et de Sournia.
Les caisses du royaume étant exsangues, il faillait les regarnir rapidement.

1692-1694 : Au niveau national les pertes humaines, conséquences conjuguées de la faim, de la maladie, des épidémies ont fait en deux ans autant de morts que la guerre de 1914-1918 dans une France de 20 millions d’habitants. Tout le règne de Louis XIV n’a été que guerres.


1696 : Craignant de devoir supporter de nouvelles impositions déjà exorbitantes en rapport à l’état de misère de la contrée. Les consuls de Caudiès lancent un appel auprès des communautés du Fenouillèdes pour une action groupée contre la décision de l’assiette, qui avait ordonné de faire procéder à une révision des taillables. Assorti d’entraves administratives à l’encontre du syndic et des experts en charge des vérifications …
Mais le syndic obtint arrêt en sa faveur.
L’assiette diocésaine répartissait entre les paroisses le montant de la taille fixé par les États de la province du Languedoc.

Des impositions odieuses jointes à une succession de calamités vont induire sur l’ensemble du Languedoc un abandon de terres considérable avec un pic de gravité couvrant le dernier quart de ce siècle et le premier de celui à venir. Les nobles aussi s’en dessaisissent.


11/1696 : Édit de Louis XIV réformant le système héraldique. Création de l’Armorial Général, des personnes, domaines, compagnies, corps et communautés. Plus connu comme étant “Armorial de Charles d’Hozier. Du nom d’un ancien juge d’armes promu garde de cet armorial. Toute corporation ou personne portant des armoiries se voit obligée de les faire inscrire à l’armorial dans les deux mois et moyennant un droit d’enregistrement. Sous peine de 300 livres d’amende voire de confiscation des biens.


10/05/1697 : Alexandre du Vivier de Lansac redevable de prés de 9 000 livres aux époux de Boisanbert pour partie d’achat du régiment de Languedoc, en fit transport sur Pierre Gironne fermier de la forêt de Salvanère.

01/09/1697 : Les habitants de Montfort reconnurent devant maître Guérin notaire à Saint Paul de Fenouillet à Alexandre du Vivier qu’il possédait noblement le château, les forges, les moulins, les tuileries, les forêts de Salvanére et du bac de L’orry. En vertu de reconnaissances passées en 1616.


1699 : Les fenouilletins demandent la séparation de leur territoire de celui de Caudiès.


  • L‘administration sous l’Ancien Régime.
  • Cartes : Guerre de 30 ans – Traité des Pyrénées, axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan
  • XVII et XVIII  siècles : Très intense activité dans les forêts royales et sur l’Aude où les trains de bois se suivent. Livraison de Quillan à Narbonne en trois jours.

Quelques archevêques de Narbonne :

  • Vers 1265     : Maurin Ier. Décédé en 1272.
  • 1290 – 1311 : Gilles Ancelin de Montaigu.
  • 1347 – 1375 : Vers… Pierre de la Jugée ou de la Jugie.
  • 1375 – 1391 : Jean Roger de Beaufort.
  • 1391 – 1433 : François de Conzié.
  • 1433 – ?      : Jean d’Harcourt.
  • 1507 – 1514 : Son éminence Guillaume cardinal de Briçonnet dit cardinal de Saint Malo, également lieutenant général du roi.
  • 1524 – 1550 : Son éminence le cardinal Jean de Lorraine, l’un des plus intimes favoris de François Ier.
  • Vers 1620     : Louis de Vervins.
  • Vers 1660     : François Fouquet.
  • 1587 – 1659 : Claude de Rebé.
  • 1673 – 1703 : Pierre de Bonzi.
  • 1704 – 1719 : Charles le Goux de la Berchère.
  • 1719 – ?      : René de Beauvan.
  • Jusqu’à monseigneur Dillon 1762 – 1801 wikipedia.org/wiki/Liste-des-archevêques-de-Narbonne

Toponymes occitans en terre catalane

Adessiatz e benvenguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

Voir chronologie en 863.

Notons au passage et au regard des cartes actuelles de randonnées IGN, la relative abondance de toponymes spécifiquement d’Oc au sud de cette antique frontière. D’Estagel à Salses dans l’espace péri-urbain de Perpignan, donc en terre catalane car sous le joug ibérique pendant cinq siècles jusqu’au Traité des Pyrénées en 1659: Agli, Barcarés, Gascous, Peyredréte, Crest, Cortal, Ausèrda (Usèrda), Barrencs, Camp gras, Cassaneils, Les Cons, Sarrat et Serrat, Moton (Moutou devenu Molto) et Rabassa, Régina, Tourre… Attention ils sont plus fréquents qu’il n’y paraît. On a vu que ces marqueurs culturels sont quelques fois, de nos jours, maquillés à la sauce catalane. Voir en pages A Propos, à -2500 et des cartes plus anciennes pour comparaisons. L’I.G.N. pour sa part abuse de celle de l’uniformisation en francisant à tout va.

Overdose de sauce catalane

Ce génocide toponymique a été orchestré dès la fin des années 1970 par Conflent – Terra Nostra et un chœur d’historiens catalans qui entre deux sardanes, nous entonne : ” Tout et Tous catalans…”. Quelques ténors de cette chorale d’irréductibles catalans : 

  • Lluis Basséda
  • Ramon Gual
  • Anny de Pous
  • Pierre Ponsich
  • Joan Bécat
  • R. Lapassat et leurs élèves…

 Plusieurs sont enseignants et notamment en charge des élèves du Fenouillèdes. La restitution des noms conformes à l’histoire est à sa base un principe heureux, mais il a outrageusement dérapé vers les relents nauséabonds ci après et en pages A Propos. Messieurs retournez – vous vers le nord  vous avez l’Occitanie sur votre parvis. 

Un second village est susceptible de relever de ce panel. en adéquation avec le régime des eaux souterraines de l’endroit, Espira de L’Agli. Es = eau (Espousouille, Escouloubre, Rennes et Reynès, Caudiès….). En résumé une fissure par où sortent les eaux, sinon le vin. Car dans le vocabulaire occitan Espira est simultanément un terme de tonnelier pour un fausset. Mais chacun sait que les analyses étymologiques sont aussi nombreuses que leurs auteurs. Ces vocables ayant évolué avec l’instruction, les millénaires et l’amalgame dont la frontière est le fil rouge. A propos de Espira on ne saurait ignorer l’immanquable rattachement aux vétérans de César ou aux gallo – romains sur la base d’un hypothétique suffixe en anum, anus… attesté dans un intervalle supérieur à 1000 ans.

A cet échantillon dressé à l’appui des dictionnaires cités en Liens et Livres  Fenouillèdes, il faut jumeler des termes communs aux deux parlers : Amague, Bade, Balmètes, Crémat, Devéso, Forn, Garriga, Infern, Paret, Passa temps, Ramade … Le vocabulaire catalan étant loin d’atteindre les 450.000 mots de l’occitan, ces sacrés conquistadors usent d’une terminologie importée assimilée en masse, il s’agit de dizaines de milliers de mots. Il n’empêche, il est usuel de lire dans leurs publications que les lieux  –  dits du Fenouillèdes sont essentiellement Sang et Or. Ce qui est une bêtise monumentale, ils y sont minoritaires jusques sur les communes qui jouxtent la séparation linguistique. Nous nous sommes penchés sur ceux de Prats de Sournia et alentours. L’arc  Estagel  –  Salses est à recevoir comme  un exemple transposable partout dans les Pyrénées Orientales. Ce sont les pays de Catalogne Nord qui sont riches en occitanismes plus que l’inverse en Fenouillèdes. Le catalan est en majeure partie une émanation de la langue d’oc dont il a commencé à se démarquer dès les années 900 – 1100. Désolé mais je n’ai pas pété un plomb, pour vous en convaincre,  voyez un lien incontestable en fin d’article.

Ceux qui vivent dans la région de Perpignan sont affectés d’un chauvinisme identitaire à la Salvador Dali, plus sûrement d’endoctrinement. Ils ont été éduqués par les carolingiens ( Invités pour expulser les Maures )  durant 400 ans et sont fixés sans le savoir sur ce socle culturel de legs languedocien. Cette situation atteint un merveilleux indicible ” A leur détriment ”  que nous allons approfondir dans les remarques suivantes.

Nonobstant la frontière de 1258 / Traité de Corbeil, les puissantes abbayes audoises de Fontfroide et des bénédictins de  Lagrasse ont possédé, quelques fois depuis l’an 1000 jusqu’à la Révolution Française de nombreuses seigneuries en Roussillon, Bompas*, Estagel, Pézilla de la Rivière et environs*, Prades, Les Pujols* à Argelès,  Rivesaltes, Vingrau*, etc. Quand au  “château ” de Jau  en rive gauche de l’Agly à Cases de Pène, ex Sainte Marie de Cavanac c’était une propriété de Sainte Marie de Jau sise sous le col du même nom ( Janus, Januarus, Jau ) et relevant de l’abbaye cistercienne d’Ardorel dans le Tarn, comme Valbonne sur les hauteurs d’Argelès.

Tant de siècles de présence dominante languedocienne ont pu influencer sur la toponymie. * Cisterciens de Fontfroide.

Remarques :

  • Au contraire de l’ineptie ci-dessus l’influence languedocienne sur la  Toponomia Nord Catalana n’est jamais abordée dans la presse locale, escamotage et silence absolus.
  • Maquillage à la sauce catalane : Un frelaté de l’authentique, ces Pauvres catalans du nord sont communément fiers de s’exprimer  en catalan, une illusion savamment entretenue dans leur esprit. Plus exactement ils usent d’un dialecte occitano – catalan, autrement dit le roussillonnais, l’héritage du Languedoc y est dominant, on a vu qu’il l’est amplement dans la langue catalane. On notera avec délices le fond humoristique de cette discordance. Alors qu’ils sont repérés de loin comme étant orgueilleux plus que de raison de leur filiation ibérique, les faits veulent qu’ils baignent dans la culture languedocienne sans en être instruits. La part réellement catalane n’est que propagande ou d’importation récente par le biais des réfugiés républicains et ceux fuyant un sous – développement relatif.   A y regarder de plus près, c’est un enchaînement de coups fumants dont ils sont les dindons de la farce quand on connaît leur respect ( Sic ) voué aux Gabachs.
  • Déduire sur la seule base des noms de lieux du Fenolhedés que ce pays est fortement d’imprégnation roussillonnaise serait simpliste. Les homonymes et les paronymes sont innombrables entre les deux langues. Selon le bagage culturel du scripteur, tel terme languedocien à pu être écrit par corruption accidentelle sous une forme ibérique ou vice versa. Les subtilités de la prononciation aidant.
  • Si ce n’était un lot d’artifices, les équivalents catalans du Larousse se glisseraient aisément dans vos poches.
  • Passé ” Français ” du Roussillon , Vallespir, Cerdagne et Conflent : Dynastie carolingienne de l’an 800 à la fin du XII è siècle.  Cela serait – il l’ une des explications quand à la présence de toponymes occitans en terre catalane?
  • Trois cas particuliers : Tautavel et Vingrau cédés  à Jacques 1er d’Aragon par Saint Louis  en 1258,  demeurent riches de désignations occitanes, tout comme Cases de Pène déjà catalan à cette date.

Exemples du catalan à l’occitan

Catalan

Occitan

Aigua

Alzina

Avetar, aveteda

Cami

Carrerasse

Farigola

Feixa

Font

Foraster

Hort

Llobatera

Los = leur, précède un verbe

Mill : Millet

Blat de moro : maïs

Pastor – Pastre

Patata

Pena : peine

Penya ou penyal : rocher, falaise

Qu’es això :

Quilla

Raïm

Senglar

Teuleria souvent écrit Teularia…

Vei, Bei en phonétique.

Vespre

Vinya

Aiga : eau

Ausina : Yeuse

Avetada, avetosa = sapinière

Camin : n. muet, chemin

Carrairasse ou carreirasse : voie de transhumance

frigola : le thym

Faissa : terrasse de culture

Font, fontana, fontanilh, fons. Prononcez foun. Fontaine, source.

Forastièr ou Forestan : Etranger

òrta :  jardin potager. Comme le W, la lettre h n’existe pas en initiale.

Lobatièra : loubatiére, la tanière du loup

Los = Les, précède un nom.

Mil (toulousain), milh (languedocien) : maïs. Millet, sarrasin, sorgho selon l‘adjectif associé. Millas ou milhàs, le pain du pauvre à base de farine de maïs. On rejoint là l’échantillon A suivant, si la tradition est fondée.

Pastre : Berger

Patana, trufa, trufe : pomme de terre

Pena ou Penna : crête rocheuse.

Qu’es aquò :  qu’es ce ?

Quilha : Quille.

Rasim : raisin

Singlar : R muet, sanglier

Teularia : Tuilerie

Vesin, Bézi phonétiquement, idem suivant. Voisin

Vèspre : Fin de l’après-midi.

Vinha : vigne.

Traductions

A. Échantillon de termes toponymiques spécifiquement occitans.

  • Agli : L’Agly le fleuve du pays, littéralement la rivière des aigles, issu du féminin languedocien una agla pour une aigle. La lettre y est inconnue du dictionnaire occitan. L’équivalent catalan est àguila.
  • Agrellous : Pic des… à Sansa. Phonétique de Agrelhons ou groseille à maquereau, le Ribes nigrum.
  • Ausèrda ou Lausèrda : Luzerne. Userdeta à St Jean Lasseille.
  • Ayguadière de las Nau Bouques : Mouillère des Neuf Boucs sur le point culminant de Vingrau en regard d’ Espira. A – priori occitan en dépit de l’incongruité du Y et du U, nous le supposons dériver du conventionnel Aigadièra dels Bocs.  Boc revêt le même sens en catalan mais la terminaison d’Ayguadière signe un occitanisme.
  • Babau : Celui auquel on fait appel dans les vallées pyrénéennes quand les enfants ne sont pas obéissants. Animal fantastique totémique de Rivesaltes surgissant depuis le Moyen – Age des profondeurs de l’Agly, chaque nuit du 6 août pour se gaver de petits enfants. Ceux des touristes sans doute puisque les locaux sont initiés précocement… Cette animation carnavalesque estivale est l’adaptation d’un fait de la nuit de la chandeleur de 1390.  Babau se dit en catalan mais pour quelqu’un de bébête.
  • Le Barcarés : Avec un accent aigu, Flotte, Barques au port selon l’Alibert*, désigné Port de Barques sur la carte Cassini, sur un bras disparu de l’Agly sous un atterrissement diluvien au sud du village où les pêcheurs laurentins amarraient leurs barques à l’abri du cers bien avant que l’habitat ne surgisse des nuées de moustiques. Le è est une nouveauté au regard du vécu. Une nullité à faire trépasser tout linguiste mais permettant de paraître catalan. Le Barcarès est une contrefaçon, adoptée en 1929, du très occitan El Barcarés, l’article est commun. Le changement d’accent est la seule différence pour nombre d’adjectifs et de noms identiques aux deux drapeaux. Le Barcarés et Leucate sont limitrophes, cependant respectivement en Catalogne Nord et en Occitanie.

* Le dictionnaire Occitan – Français de l’Institut d’Etudes Occitanes. Terme absent de ses homologues Catalans.

Des autochtones affirment que :

La frontière Aragon – France allait du Grau Saint Ange ( Le débouché de l’étang sur la mer , au port moderne du Barcarès. ) à Salses.

Un fortin gardait l’endroit jusqu’à ce que la Mission Racine s’en mêle. Quelle est la crédibilité de ces assertions ?

  • Barrencs : A Estagel. Ravin, précipice.
  • Camp gras : A Cases de Pène.  Champ gras, fertile, fécond. Camp est en usage dans chaque parler.
  • Camps de l’Era : A Joch. Era semble issu de Erar, vanner le blé  c’est à dire le secouer afin d’en séparer le grain. Concentration de toponymes occitans autour de Vinça, Rigarda, Finestret…
  • Clòt d’en Cante : A Espira de l’Agly.  Le premier présent par milliers en Corbières –  Fenouillèdes, il correspond à une dépression du relief. L’homonyme catalan est sans accent et n’a pas un sens équivalent. Le patronyme Cante descend du Fenouillèdes, vérifiable sur Geneanet.
  • Los Cassaneils : Les chênes (espèces caduques). Eil = Petit. Phonétique de  Èl .

Cassagnes est la phonétique de Cassaha, Cassagnes est situé en Conflent à Finestret, il est devenu Cassanyes à l’aube du troisième millénaire sur les cartes de l’I.G.N, patronyme d’un illustre catalan de Canet. Y a t’il eu un nommé Cassanyes à Finestret et dans les petits villages circonvoisins ? Nos recherches sur Geneanet et Jean Tosti Villages sont demeurées vaines… Serions nous en présence d’un des innombrables frelatés à la sauce catalane de bas étage?

” Castell del Ségnou ” ou ” Casteil del Seignou “, formes phonétiques de Castèl del Senhor soit le Château du Seigneur, usitées à Opoul – Périllos s’agissant de la citadelle de Salvaterra place forte de l’Aragon jusqu’au Traité des Pyrénées ou plus logiquement du château de Périllos puisque les De Gléon ( Portel des Corbières ) en furent les seigneurs au cours du haut Moyen Age. En catalan on aurait ” Castell del Seignor ” pour Castell del Senyor.

  • Caune de l’Arago :  Phonétiquement ” Caouno de l’Aragou ” La caverne de l’homme de Tautavel laquelle n’excède pas 50 m dans sa plus grande longueur : En Catalan on aurait eu Cova de L’Arago.  Caune est la francisation du languedocien Cauna.  Arago  Comme François est un patronyme de Tautavel*, plus anciennement du Fenouillèdes. Le sens Aragonais n’est pas à exclure, ils ont saigné et occupé Tautavel durablement.. Précédemment caverne de l’Argo ou Argou à rapprocher du voisin Plateau de l’Araga devenu Arague, un hydronyme pyrénéen qui nous renverrait antérieurement au IIIè siècle avant J.C. donc l’ancien nom de la rivière Vernodubrum / Le Verdouble. * En 1720 Pierre Antoine Arago émigra en Catalogne à Estagel…
  • Coucouroucouil : Pic du à Prats Balaguer. Phonétique de Cocoroco = Cocorico. Accent grave sur le O final de Cocoroco. Quand au coq à la catalane ce serait Quiquiriquic.
  • Crau de Rivesaltes : Plaine en limite sud du camp militaire. Terrain pierreux.
  • Cons : A Vingrau.  Combe, vallon.
  • Cortal : Bergerie.
  • Cotius ou Coitiu : En phonétique ça donne Coutiu, Coutibe = Terrain inculte.
  • Le Crès : Terrain où le rocher affleure, sol squelettique. Du même sens on a Grès à Opoul.
  • La Crèsse :  A Calce.  Terme francisé  semblant spécifique aux Corbières et s’appliquant à des collines où le rocher règne en maître absolu. Graphies correctes, Crèsso ou Crèssés au pluriel.
  • Le Crest : Crête du relief.
  • Los Escasassaîres : Forme phonétique. On en trouve à Cases de Pène, comme des Perpignanais à Perpignan. De Las Casasses nom précédent de Cases de Pène.
  • Espiranum, Espira : Respirer, suinter, prendre l’air par une fissure et couler. Fausset de tonneau. Signification des suffixes anes, anum, anus, sur la chronologie à la date 285.
  • Esquine d’Ase : A Réal entre autres lieux. Échine d’âne, Ase se prononce Aze.
  • Estagel : Comment ne pas être troublé par un rapprochement certes aventureux, avec Estage = Demeure ou Estatge = Localité en languedocien.
  • Estivada vièlha / Le vieux chemin d’estive : L’antique itinéraire de transhumance aux accès par Paziols et Salses,  Espira, Calce. Cols de la Bataille, del Tribes, d’Aussières, de Jau, du Garabeil…
  • Farratjal = Le Ferratjal : A Rivesaltes,  Villeneuve – de – la – Raho. Pré généralement attenant à l’habitat ou sis dans la ceinture horticole des villages. Souvent clos et de la meilleure herbe de la localité, voué au complément hivernal des ovins sinon du mulet. Cette déclinaison de Farratge = Fourrage est absente des dictionnaires catalans. La Farratge  ” Férratcho ” est commune aux deux langues. 
  • Gascons : Gascous phonétiquement. Des bandits qui écumèrent les Corbières. Une expression du Fenouillèdes a passé l’épreuve du temps, comptes dé Gascous = comptes de Gascons, soit une arnaque, escroquerie, abus de pouvoir.
  • Las Monges :  A Saint Cyprien. Les Moines, en catalan Monjes.
  • Moton ou moutou phonétiquement : Mouton.
  • Nous* ou Nau Uèlhs :  Neuf Œils non loin des célèbres résurgences de Salses, Uèlh est fréquent autour de Narbonne et s’applique à des sources immergées au gros débit. Les phonétiques françaises et languedociennes sont ressemblantes, après ajout de sauce catalane, il apparaît Nou* Ulls sur les dernières éditions de l’I.G.N. * Accent grave sur le O.
  • L’ Oliu : A Banyuls dels Aspres.  L’Olivier, l’équivalent catalan est Olivera.
  • Paîroneill : Coume P. soit Combe P. à Angoustrine. La racine Paîre équivaut à Père dans ses deux sens, régisseur, chef de travailleurs… Le suffixe est un diminutif.
  • Périllós : Village ” Catalan “adossé aux Corbières maritimes. Issu du languedocien Périlhós  Terrain caillouteux, au point de mériter le détour pour l’aspect lunaire. De fait avancer le sens catalan de Dangereux, Périlleux serait ridicule s’agissant d’un milieu pareil. Périllós et Périlhós se prononcent Périllou ( s). Couramment les termes catalans ne sont que la transcription phonétique de leur synonyme du Languedoc. Berceau de la prestigieuse famille De Perellos / Perilhou active au Moyen Age de part et d’autre de la frontière, jusques en Irlande. Voir la chronologie en 1396.
  • Peyredréte : Pierre levée. Généralement un menhir.
  • Pujals : A Ayguatébia, Calmeilles ou Osséja entre autres. Montées, en catalan Pujadas.
  • Els Quers : Les Rochers sis à Marquixanes.
  • Rabassa : A Salses.  espèce de brebis à laine longue. Truffe.
  • Régina : Reine.
  • La Ribe del Bac ou del Bach : Egalement Riba del … L’Escarpement de l’Ubac. En catalan Riba est cantonné au bord de l’eau avec le sens de Rive.
  • Roc Redond : Rond, circulaire, dodu.
  • La Roquette : A Salses, La Roqueta sur les nouvelles cartes de l’I.G.N. ou l’incohérente exception par rapport à la trame de cet article évoquée dès l’introduction, traduction  occitane d’un toponyme français. Comme pour Fenolheda on s’en tiendra à émettre à minima que cela ne paraît pas sérieux avec tous les respects qui s’imposent. Ce toponyme pourrait fait référence à une espèce invasive introduite d’Algérie qui nappe de blanc les vignes des environs en fin d’hiver. Cette salade se dit Ruca en catalan. Sinon il est commun à des altitudes où seuls les rochers semblent prospérer, cependant hormis le préfixe Roca, les dictionnaires catalans sont épierrés en la matière.
  • Sagne : Étang de Salses. Prairie aquatique de phragmites servant à la fabrication de paillassons et des paillotes des pêcheurs.  Accommodé à la sauce catalane en étant devenu Sanya sur les dernières cartes de l’I.G.N. mais cet arrangement est invisible sur les dictionnaires de cette malheureuse peuplade* Sang et or ! Sanya est la phonétique ” catalanisée ” du languedocien Sanha lequel francisé a donné Sagne.

* Malheureuse peuplade est avec Crétinisme identitaire un des qualificatifs des plus glorieux décernés aux roussillonnais par des érudits.

  • Sarrat et Serrat : Colline isolée et coteau.
  • Torre del Far * / La Tour  de Tautavel : Une tour à signaux comme son nom Far l’indique. Torre  est autant Catalan que Languedocien. * Littéralement la tour de la tour à signaux.
  • Tourre : Embouchure de l’Agly.  Tour féodale. La Tour sur la carte de Cassini. Forme parlée de Torre.
  • Trabucaîre : En  Vallespir.  Explications ci dessous à Trabuc.
  • Trauc de la Bola / Trou de la Borne :  A Vinça. Bola a aussi pour sens second celui de Limite et de Boule, ce dernier est en usage dans les deux parlers.

B. Échantillon de termes toponymiques communs aux deux parlers.

  • Amague : A Cases de Pène.  Cachette.
  • Bade : Guet, lieu élevé propice à servir pour guetter.
  • Balmetes : A Espira de l’Agly.  Petite grotte, abri sous roche.
  • Beure à galet : boire au goulot ou à la régalade.
  • Casa : Maison, à Cases de Pène
  • Crémat : Brûlé, sous entendu un essart. Sinon par fait de guerre avec l’Espagne.
  • Devésa :  en phonétique Devéso, Débéso = Devèze. Dérive de Devés = en défens.  Bois ou pâturage réservé au seigneur. Dès le milieu du XIVe siècle l’essor démographique ayant induit un recul massif de la forêt. La multiplication des Artigues, Crémats, Eïssarts, incite les seigneurs à créer des domaines interdits de mise en culture.  Il apparaît sur le dénombrement de 1503 que François de Peyrepertuse en possédait une à Roquevert pour la pêche et non arrentée, sans bail si vous préférez. Dans la baronnie de Joch – Rabouillet au XVIIIe, pâturage réservé aux pagès après la moisson pour l’entretien de leurs bestiaux de travail. Toute l’année pour ceux exploitant en montagne.
  • Artigues, Crémats, Eïssarts : Respectivement défrichement, brûlis et culture temporaire sur brûlis.
  • Forn : Four. Généralement un four à chaux.
  • Garbes : Gerbes, la forme correcte est Garbas.
  • Garriga : Lande à chênes à Kermès (Quercus coccifera). Garrigue. Le kermès est une cochenille dont la femelle fabrique une protubérance dite la graine écarlate, abritant ses oeufs. Eux mêmes utilisés en teinturerie. Cette activité eut une importance économique considérable. A l’origine de l’essor médiéval de Montpellier.
  • Illa : Ille sur Têt.  île, Ille, terre riveraine ou atterrissement sur une rive généralement avec implication d’une très bonne fertilité. Des centaines d’occurrences dans les Corbières.
  • Infèrn : Enfer. Lieu aride ou d’accès difficile.
  • Montagut : A Oms. Mont aigu.
  • Pagès : riche propriétaire.
  • Paret : A Peyrestortes ex Paretstortes.  Paroi, mur, muraille.
  • Pas de l’Escala : A Vingrau.  Le premier pour passage étroit, col… Escala = Escalier, échelle, escarpé.
  • Penjat : Pendu. Le Rec del Penjat ou le ruisseau du pendu  à Vingrau. A y regarder de près on discerne plusieurs anomalies, Penjat au singulier alors que d’ordinaire il s’applique à des gibets dressés sur les cols et en vue d’un axe de circulation. S’agirait – il d’une corruption de l’occitan Penjal = Pente ?
  • Prada et Prat : prairie, Prades et Prats à Rivesaltes.
  • Passa temps : Passe temps, pois chiches.
  • Priorat : A Tautavel.  Prieuré.
  • Ramade : A Saint Laurent de la Salanque.  Gros troupeau. Lieu de regroupement du cheptel. Ondée. Ramée.
  • Trabuc : Tromblon ou fusil à canon scié du  XVIIIè siècle, lequel était porté par les trabucaires, des brigands des Pyrénées pas forcément catalanes même s’ils sont bien connus des randonneurs en Vallespir. Inversement trabucaire ou trabucayre variante fautive  couramment employés chez les catalans sont absents de leur dictionnaire. Prés de la frontière ces bandits étaient d’ordinaire  des soldats carlistes reconvertis.
  • Trufa : Au sens de truffe.
  • Vent : Vent

Pour en savoir plus :

  • Termenès Fleur d’Épine, toponymie et microtoponymie  2015, 800 pages, Claude Pla aux éditions L’Harmattan.
  • Toponymes du Fenouillèdes
  • Etymologie occitane
  • Pédagogie académie de Toulouse
  • Pari du lac Caramany
  • Le roussillonnais . Du pareil au même lire C. Camps, professeur de catalan à l’université de Perpignan, dans l’encyclopédie Bonneton Pyrénées – Orientales Roussillon.
  • Liens entre l’occitan et le catalan.
  • Nomenclature toponymique de la Catalogne Nord.L’Institut d’Etudes Catalanes de Barcelone et L’université de Perpignan présentent un inventaire superficiel, lequel a l’originalité d’incorporer des toponymes occitans en les faisant passer comme étant catalans, ils n’y sont pas différenciés. Si vous vivez dans le  66 votre village y figure avec ceux du Fenouillèdes audois. publicacions.iec.cat

Le Fenouillèdes du Ve au XIIIe siècle

– VIe et VIIe siècle –

  • Construction en 456 à Narbonne de la basilique, Saint Felix de Gérone. Ville où il subit le martyre. Mais il venait de Carthage comme Sainte Félicité, Saint Cucuphat, tous trois très vénérés en Fenouillèdes.
  • Construction de Sabarda, Roca Samardana à Fenouillet.
  • Du VIe siècle au XIIe siècle très nombreuses années de famine, peste, mal des ardents provoqué par l’ergot du seigle.
  • 500-600 Fenouillèdes dans le diocèse Wisigothique de  Narbonne. De 580 à 587 Athalocus ou Athaloc l’un des évêques ariens de Narbonne qui vont se succéder jusqu’aux années 790, période à laquelle ils endosseront le rang d’archevêques.
  • On entre dans les temps obscurs de l’histoire, les dates subissent de sacrées fluctuations en fonction des auteurs et les contradictions sont fréquentes.

506 : Le bréviaire d’Alaric : Un des fondements du droit médiéval. Alaric II complète le code de son père en le rendant moins intolérable à l’égard de Rome. Puisqu’il est inspiré de celui de Théodose.

Amalric transfère sa capitale de Toulouse à Tolède. Il érige en diocèses Elne et Rhedae qui prend le titre de comté. Rhedae ( Rennes le Château ) aurait été rebaptisée Civitas Attacensis, de Atax = Aude.  L’année 568 est avancée par plusieurs auteurs pour Elne ( Helenae ), ce qui parait plus crédible. Ce sera le siège de l’évêché jusques en 1602.

Rhedae, le curé aux milliards, voir en 1885. Le pagus Rhedensis englobait le Capcir, le Donezan, le Fenouillèdes, le pays de Peyrepertuse, celui de Sault et le Razés évidemment. Pour ce dernier nous préférons la graphie languedocienne, soit un accent aigu à la place du grave.


507 ou 508 : Clovis repousse les Wisigoths en Septimanie et prend Toulouse. Il ne reste aux Wisigoths que l’actuel Languedoc Roussillon et l’Espagne. Mort d’Alaric II à Vouillé devant Clovis roi des Francs. l’année suivante Clothilde, fille de Clovis épouse Amalric fils d’Alaric II. Ce qui scelle la fin de la guerre Francs et Wisigoths. Tentative d’alliance avec les Francs qui échouera rapidement…

Septimanie : Carcassonne et Rennes deviennent villes frontière au nord et à l’ouest… La frontière entre les deux royaumes passe par le Rebenty. G.Gavignaud-Fontaine in St Paul et les Fenouillèdes 2011.Corbières, Razés et Fenouillèdes restent aux Wisigoths.


531 : Childebert, fils de Clovis, prend Narbonne au roi Amalaric. Lequel était marié à Clotilde, c’est à dire un Wisigoth époux d’une mérovingienne. Son frère Childebert prétexta de mauvais traitements à son encontre pour piller la capitale audoise. Le siège du pouvoir wisigothique sera transféré à Tolède.


587-589 : Recarède Ier le roi des Wisigoths renie l’arianisme et impose à ses sujets le catholicisme orthodoxe byzantin, il s’agissait d’être sacré à Tolède. Sous le règne de son père ils étaient persécutés en tant que tels.

589 : Concile de Toléde.

– Législation anti-juive, excepté pour ceux de Septimanie ayant œuvré pour relever la région en soutenant le duc de Narbonne. Statut d’exception accordé par le roi Wisigoth Egica.


Fin VIe : Au moins trois tentatives de Gontrand roi des Burgondes de repousser la frontière franque plus au sud. Les Burgondes à l’origine germaniques avaient été soumis et fixés par les Francs dans une contrée devenue la Bourgogne.

Gontran : Petit fils de Clovis, fils de Clotaire Ier.


654 : Le pays est composé d’hispanos – romains et Goths. Chacun est jugé selon la loi de son peuple. Aussi Receswinthe roi wisigoth 653.672, publie le Liber Judiciorum, synthèse des lois romaines et gothiques visant à instituer la parité entre ses sujets. Ce code sera en vigueur jusques après le Xe siècle.


673 : Prise de Clausura Sordonia*, d’après le géographe Charles Walkenaer il s’agirait de Sournia ? Par Wamba roi wisigothique de Tolède, l’année de son couronnement en se rendant à Narbonne lors d’une expédition victorieuse contre le duc Paul de Septimanie qui avait fait sécession. Il s’était fait sacrer roi en profitant d’une mission confiée par son suzerain pour le trahir.  Suite à cette révolte les Wisigoths détruisirent le château de Casteldos à Escouloubre. *Sordonia de Sordons, voir à – 1000.

D’autres villages que Sournia sont suggérés, tels que Les Cluses, Céret, Salvarerra à  Opoul. Mais là les prospections du Service Régional d’Archéologie menées sur l’oppidum en 2001 sont restées vaines en matière d’occupation au cours de l’Antiquité Tardive et protohistorique, en dépit du manuscrit de Julien évêque métropolitain  de Tolède qui vers 680 y situe, d’après ces archéologues,  cette ” légendaire ”  citée sur la base de témoignages. Jean Marie Cassagne dans Les noms de lieux des Pyrénées – Orientales, toujours en reprenant Julien mais à propos de Les Cluses, le premier village en venant de l’Espagne via le col du Perthus : Castrum quod vocatur Clausuras soit  Le château qu’on appelle Clausuras.

Il existe de nombreux récits plus ou moins ressemblants, maints arrangements de l’Histoire générale du Languedoc de Dom Joseph Vaissete en 1759. En voici un échantillonnage :

  • Wamba lance trois corps d’armée à l’assaut de Llivia en Cerdagne, de Collioure sur le littoral, des Cluses enfin. La triple offensive permet à Wamba de s’emparer du duc Paul, réfugié à Nîmes dans les arènes. Ce noble hispano-romain avait soulevé le nord est du royaume goth… Raymond Sala.
  • Wamba occupe la Clausura Sordonia (Opoul ?) au cours de son expédition victorieuse contre Paul, duc de Septimanie. Paul avait été proclamé roi par Ranosind duc de Tarragone. C’était une sécession face au royaume Wisigoth installé à Tolède… Gérard Bile
  • -André Carol dans un récit très documenté dont nous produisons un modeste condensé, ajoute que les trois colonnes de Wamba se sont regroupées vers Elne ou Château Roussillon. Ensuite son armée s’est dirigée sur Narbonne, conquise par son pair dissident, avec l’appui des rebelles qu’il devait combattre, avant de s’y faire sacrer roi par l’archevêque. Mais Paul s’était enfuit à Nîmes… Voir sélection d’ouvrages.

La trahison ci-dessus est datée selon les auteurs du 01/09/682.

Expulsion des Juifs de la Septimanie. Le duc Paul avait pour mission de veiller à l’application de lois à l’encontre des Juifs.


680 : Un évêque  est établi à Rennes le Château, de ce diocèse il gère celui de Carcassonne, affirmation extraite du livre de Louis Fédié. Notez la contradiction  avec les propos en entête de ce siècle.


693 : Concile de Tolède : Fixe à 10 feux le minimum requis pour fonder une paroisse.

  • VIIe siècle : De l’origine des remparts de Le Vivier.

– VIIIe siècle –

11/ 07/711 Bataille du Rio Barbate à Cadix : Moins de 3 mois après avoir franchi le détroit de Gibraltar les Musulmans avec l’appui des ariens sont vainqueurs face àRodéric ou Rodrigue le dernier roi wisigothique de Tolède. Ils auraient été appelés par le gouverneur de Septimanie pour le renverser. Ils franchissent les Pyrénées en 719.

Incursions en Fenouillèdes, occupations, massacres, razzias, prises d’esclaves jusqu’en 797. De coutume le Fenouillèdes s’avère être mis un peu vite à l’écart, en voici probablement un exemple; Des auteurs affirment que les mauresques ne s’y sont pas aventurés, partout autour sauf ici ( Comme le nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière ! ). Mais avatars des mémoires ou pas les toponymes en Gardiole*,  Maure et Sarrazis n’y sont pas absents, en faisant abstraction des mégalithes. A Prats de Sournia une légende rapporte que deux seigneurs au nom à la consonance de cette origine, furent impitoyables avec les villageois ? A Castelfizel on raconte que la forteresse était une place forte des Sarrazis. Ils y auraient enfoui un trésor… * Voir au IX ème siècle. Roquefeuil en Pays de Sault a son Pic des Sarrazis couronné d’une antique fortification.

Le rempart des sarrazis sur le roc de Moufri culminant à Galamus, n’a rien de cette époque. Ce sont plus sûrement des vestiges d’une occupation préhistorique. Tels le cimetière des Maures proche du prieuré de Serrabonne et celui qui domine le confluent du Verdouble. Le Roc du Maure à Tarérach ou celui de Trévillach. Des tessons d’amphores identifiés d’origine carthaginoise ont été découverts au rempart des Sarrazis. Quant au château des Maures du col de St Louis, bien que cette appellation soit disputée, rien ne démontre l’absence de liens avec les incursions islamiques.Une approche différente à la date 1632.


719 – 720 : Les sarrazis prennent Narbonne aux Wisigoths après un siège de 1 an, puis Carcassonne. Berbères épaulés de Syriens et de Yéménites, aux ordres de l’émir Al – Samh –  Ibn –  Màlik –  Al –  Hawlàniyy. Ces nouveaux conquérants se fixèrent surtout sur Narbonne et firent preuve d’une tolérance surprenante de nos jours (G.Frêche). Peut être une fois installés ? Car il se dit par ailleurs qu’ils transformèrent le pays en désert. Les habitants furent décimés, moururent de faim ou s’enfuirent affolés vers les montagnes. Plusieurs villages du littoral ayant été vidés de leur population mâle, prise comme esclave. Ces épouvantes sont passées dans le vocabulaire, on va y revenir rapidement. Mais l’Eglise se serait  ruée plus que de raison à l’encontre des musulmans en dramatisant à outrance la réalité historique. Suite à un renversement d’alliance les Arabes ont été sollicités pour lutter contre les Francs, ces brutes sanguinaires étaient le bras armé de Rome.

A lire : Dictionnaire topographique du département de l’Aude par l’abbé Sabarthès.

Sarrazis :  Phonétique à l’occitane de sarrasins dont l’écriture conventionnelle languedocienne est Tartarin. On a vu en pages Gabachs que Catalan est en occitan synonyme de Le Diable, Tartarin aussi toujours selon l’Alibert. Les premiers sarrasins font parler d’eux entre le Tigre et l’Euphrate au début de notre ère, les caravaniers ont eu à en souffrir,, ensuite ce seront des musulmans de l’ensemble du Moyen – Orient qui se coaliseront avec les Arabes et mèneront la guerre sainte en Europe.

Petit rappel d’histoire – géographie :  Synthétiquement parlant les Maures d’origine Berbère étaient surtout implantés en Maurétanie, dans l’actuel Maroc et tout l’Atlas intérieur jusqu’à la Libye hors zone climatique méditerranéenne. Les Berbères, désignation au sens générique, constituaient un panel d’ethnies hors les Maures, réparties dans tout le Sahara et l’Afrique du Nord jusqu’en Egypte.

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726 : L’Emir Ambasa reprend Carcassonne grâce au ralliement de la noblesse arienne.

Tout le Languedoc* est occupé. Etre chrétien en ce temps là ne relevait pas du bon choix. La religion de Damas prévalait, le pays fut brièvement rattachée à ce califat. A Narbonne les cultes chrétien et israélite auraient été soumis à une redevance.

*’Al –  Andalus.


17/10/732 : Charles Martel, le premier carolingien, arrête à Poitiers l’Émir de Cordoue Abd –  Al –  Rahman . Ce dernier au cours d’un raid en Aquitaine, venait de battre le duc Eudes à Bordeaux. Lequel ayant réussi à s’enfuir s’en alla requérir l’aide de son pire ennemi, Charles Martel. Quelques mois auparavant  Abd Al Rahman avait fait le siège de Llivia.  Eudes était le le gendre de Munnuza  wali de Narbonne, ce dernier assiégé à Llivia ( Actuelle enclave espagnole en Cerdagne française ) par Abn – Al – Rahman s’en serait échappé pour finalement se sacrifier du haut d’un promontoire dominant la Têt.

Mais les Sarrasins restent les maîtres de la Septimanie et de la côte du Rhône aux Pyrénées. Narbonne est leur camp de base d’où ils préparent leurs incursions en Aquitaine, Bourgogne…


736 et 737 : Bataille de Villefalse, rive opposée de La Berre face à l’oppidum de Sigean. Victoire de Charles Martel sur Ibn –  Chaled et l’émir Ocha. Mais il échouera au siège de Narbonne tenu par le wali*  Youssouf ou Yusuf /  coalition Mahometans-Chrétiens. Charles Martel aurait été contraint de lever le siège; l’hiver arrivant et  préoccupé par d’autres rebellions.  * Wali = Gouverneur d’une province.

Autrement dit, à la férocité des Sarrasins se superpose celle des Francs. Beaucoup ont regretté d’avoir  fait alliance avec ces sauvages dans le but de se débarrasser des musulmans. Pillages et viols n’étaient pas en contradiction avec la Croix. St Gontran  évoqué en fin de VIéme siècle en est le parfait exemple.


750 : Le prince Abd –  Al –  Rahman fut le seul rescapé du massacre de la dynastie des Califes Umayyades perpétré par les Abassides à Damas. Il fit construire la mosquée de Cordoue. Il en fut proclamé émir en 756.


751  Pépin III Le Bref élu roi des Francs : Les mérovingiens ou ” Rois fainéants ” au comble de la déliquescence, sont écartés du pouvoir par une famille noble d’Austrasie actuel Est de la France et de la future dynastie des carolingiens.


752 ou 759  Narbonne* : Pépin le Bref,  fils de Charles Martel, appelé à la rescousse par les Goths, soulevés contre les Maures, expulse ces derniers et incorpore la Septimanie dans l’empire Franc. Création de la Marche de Gothie (ex Septimanie) pour se prémunir des sarrasins. A la faveur d’un revirement des Goths qui avaient massacré la garnison ennemie, son fils Charlemagne reprend Narbonne à  Abd –  Al –  Rhaman et semble t-il Carcassonne.  *Le siège aurait duré 7 ans.

Les catholiques peuvent à nouveau pratiquer leur culte.


777 : Sulayman wali de Barcelone et d’autres chefs Musulmans sollicitent le soutien de Charlemagne. En échange de la promesse de lui livrer le nord de la péninsule.


778 : échecs de l’expédition Barcelone-Saragosse et de Roncevaux.

D’où la vague des réfugiés Hispanis, chrétiens fuyant la religion de Cordoue et la répression engendrée par les susdites défaites. Émigration prolongée jusqu’à la fin du IX siècle. Aprision crée par Charlemagne au profit de ces émigrants, c’est à dire attribution de terres avec en contrepartie l’obligation d’assurer un service de protection armée face à l’ennemi au Croissant. C’était autant un moyen de repeupler le Fenouillèdes sans exclusive. Toute personne valorisant des terres incultes en devenait propriétaire au bout de 30 ans.

Ce serait consécutivement à la mort du comte Roland, dans une embuscade tendue par les vascons, des basques du parti des sarrasins, que Charlemagne aurait militairement réorganisé la région, en créant la Marche d’Espagne. Elle correspondait à l’actuelle Catalogne espagnole, soit au sud des Pyrénées et donc de la Septimanie. Selon l’analyse de René Quehen le Fenouillèdes dépend déjà du royaume d’Aquitaine, conçu par Charlemagne pour son fils Louis 1er Le Pieux, alias Louis  le Débonnaire de 781 à son couronnement à Rome jusques vers 882. Le Pieux est né en 778. Nous allons revenir sur ce sujet jusques en 863…

Charlemagne accorde une charte de protection à l’abbaye de Lagrasse, fondée de fraîche date par Nefridius ou Nimphridius, le premier archevêque de Narbonne. Elle connaîtra un rayonnement immense. Ses domaines vont s’étendre jusques en vue de Saint Michel de Cuxa. Une autre date circule, selon une charte dite de la fondation, datée de 799, aux archives de l’Aude ?

Les hispanis ont introduit une pléiade de saints dont : Assiscle, Colombe,  Cucuphat, Dorothée,  Eulalie, Fructueux, Just et Pasteur,  Juste,  Lèocadie, Ruffine,  Victoire,  Vincent… Ramenés d’Andalousie, Aragon, Castille, Estrémadure… Hormis le Fenouillèdes ils furent nombreux à être fixés  dans l’actuel département des Pyrénées Orientales, en Carcassés, Narbonés et  Peyrepertusés. Cette opinion est celle de l’abbé Sabarthés, la tendance actuelle est à les attribuer aux wisigoths comme St Félix de Gérone, St Julien, Ste Basilisse… Tout en considérant plus primitifs ces trois là.


780  :1ère mention de l’abbaye de Saint Martin Lys ( Lez ), ancien ermitage de St Valcarne, dans le dénombrement de celle de Lagrasse. Les moines de la vallée de Valcarne avec ceux de St Jacobi* de Joucou  sont à l’origine de la création d’une grande partie des villages du Capcir, Pays de Sault et du  Donezan , en tous cas rattachés à ces abbayes.

* Selon une inscription datée de 768 mise à jour dans les ruines de cette abbatiale.


782 :  Première mention de Quillan, la Villae Quilianus dans les possessions de l’archevêque métropolitain  de Narbonne. D’après maître Louis Fédié Quillan figurait antérieurement dans les textes du Rhédésium en tant que Kilianus. Il reste à citer André Marcel : Quillan trouve vraisemblablement son origine étymologique dans le nom gallo – romain Culius ou Quelius.

L’évêché de Narbonne dès le IIIè siècle puis les abbayes de Alet, Lagrasse et St Polycarpe sont à l’origine d’innombrables cellaes ( Chapelles ) ecclésias, villas ou villarias. Ecclesia pour église sous entend une commune, le suivant un hameau à ne pas amalgamer à la villa romaine.


788 : Concile à Narbonne, le diocèse de Rennes est distrait de celui du Carcassés pour être associé à Narbonne.


Vers 793 Bataille de Villedaigne : Guilhem de Gellone y arrête les Berbères, de là à parler de victoire franque serait inapproprié. L’ émir de Cordoue Hescham sous le commandement du vizir Abd –  E – l Melek conserva un énorme butin. Il faudra attendre jusques vers 797 pour que Guilhem puisse définitivement éradiquer la menace de l’émir Hakem. Il reste à préciser si cette bataille de l’Orbieu est un fait avéré ou s’il s’agit seulement d’un épisode de la légende de Philoména au XIIIè siècle.


795 : Guilhem crée la Marche d’Espagne, organisée en quatre comtés stratégiques, Carcassonnais, Fenouillèdes, Narbonnais, Razés. Ainsi que le Roussillon et la Catalogne. 817 selon d’autres historiens ou 785 – 86 date à laquelle les Berbères ont été refoulés au delà des Pyrénées,  prises de Gérone puis de Barcelone livrées par leurs habitants. Ils vont resurgir périodiquement jusqu’au XIIe siècle. Voir les multiples contradictions par rapport à 778 et c’est pas fini… Quand à l’extension vers le nord de la Marche d’Espagne il est malaisé de discerner s’il s’agit d’une restructuration ou d’un désaccord entre historiens.

Les habitants de cette entité militaire, la Marche, avaient obligation de prendre les armes si besoin était, sans que cela puisse exclure les trois mois annuels de service obligatoire. Un marquis , en résumé = Gouverneur militaire, était à la tête de chaque marche.

Pour René Quéhen comme maître Louis Fédié le Fenolhedés et le Razés, Perapertusés inclus auraient été érigés en comtés dés cette date, en citant l’ouvrage Marca Hispanica. Le Razés placé sous l’autorité comtale de Carcassonne. Le premier auteur a collaboré  et écrit simultanément avec Annie de Pous sur les mêmes sujets, mais leurs sources sont visiblement différentes, y en a t – il seulement un qui dit vrai ? Cette interrogation s’adresse, tous thèmes confondus,  à chacun des écrivains régionalistes figurant à la rubrique Liens et Livres.

A la tête de chaque comté était désigné un familier du souverain le comitis ou compagnon du roi. comitis ou comes sont à l’origine du mot comte, un chef militaire en charge des fonctions administratives, fiscales et judiciaires.


Vers 798  : Guilhem de Gellone également connu sous les noms de Guillaume d’Orange, Guillaume au Courbnez et en Catalan Guillem. Ce cousin germain de Charlemagne, issu d’un mariage mixte Franc / Goth, en reçoit les pleins pouvoirs sur les possessions des Wisigoths en Septimanie dont le Razés –  Fenouillèdes, Capcir, Conflent, Donezan, Peyrepertusés, Roussillon,  Empuries, Pays de Sault..  Evènement quelquefois daté en 782.

Le comte Guilhem, de Toulouse depuis 781, confie le Razés – Fenouillèdes à son fils aîné Béra 1er en 806 selon la plupart des historiens*. Les comtes sont désignés par les Carolingiens, dans leur entourage et la métropole ecclésiastique de Narbonne à autorité sur le Razés –  Fenouillèdes jusques en 817.

  • Les historiens contemporains  sous influence culturelle roussillonnaise, ont maquillé dans leur langue les prénoms de tous les comtes Carolingiens de souche languedocienne, entre autres personnages. Ce qui explique que Guilhem apparaisse en Guillem. Toujours en est-il qu’ils varient selon que le livre soit signé par un catalan, soit par un languedocien ou un français.

*En 806 selon la plupart des historiens… Et si c’était une méprise du genre je m’inspire de l’ouvrage de mon prédécesseur, sans vérifier ? En 1880 maître Louis Fédié dans sa chronologie comtale :

La plupart des historiens ont confondu le comte Béra 1er avec un personnage du même nom qui était quelques années plus tard comte de Barcelone. C’est là une erreur manifeste que l’on relève facilement en vérifiant les dates.

Selon lui Béra 1er fut comte de 796 à 840. Depuis les bénédictins dom J. Vaissète, dom de Vic en 1733 avec leur Histoire Générale du Languedoc, les auteurs peinent à déterminer s’il y a eu ou pas homonymie.


798 : D’après un acte signé par deux prélats, mini dominici ( commissaires, juges mages) mandatés par Charlemagne, pour dresser un état des lieux des comtés, Il semblerait que Rennes le Château était une des principales villes de l’Aude au même titre que Carcassonne ou Narbonne. L’évêque de Carcassonne chassé par les ariens s’y serait installé.

  • Cartulaire du Capcir :  Un acte mentionne le Rhedesium ou Pagus Rhedensis, désigné Razés dès le XIIè siècle. Rhedesium = Diocèse de Rhedae.
  • A la fin du VIIIè siècle Théodulphe évêque d’Orléans et commissaire de Charlemagne cite  Rhedae. Traduisible en Chariots de voyage. Ce campement de wisigoths est devenu Rennes le Château.

– IXe siècle –

  • Au début du 9éme siècle Carcassonne demeure fortement imprégnée par les Wisigoths
  • 9e et 10e siècle Les Gardies ou Guardies. Ensemble de tours à signaux supposées destinées à prévenir  des incursions et débarquements Mauresques, effectifs dés le début du VIIIe siècle. Il n’en reste que des lieux dits : Bellegarde, un gros tas de cailloux à le Vivier, La Gardiole : à Puilaurens, Camps sur Agly, Campoussy, Cassagnes, Rabouillet, Tuchan, Duilhac ect…Evidemment il existait des vigies très antérieures. Les toponymes en bade en témoignent.

801 : Charlemagne repousse les limites de son empire de Gérone (785) à Barcelone. Qu’il confie à un comte qui s’y est brillamment illustré, Béra Ier fils aîné de Guilhem. Mais ce feudataire * comme tous ses homologues est doté au détriment des autochtones. On s’éloigne de la société égalitaire voulue par les wisigoths.

*Feudataire : Vassal récompensé.

Il n’est pas exclu que les villages du Fenouillèdes au suffixe en ach aient leur origine liée à ces événements, explications à la date 285.


804 : Guilhem de Gellone fonde Saint Guilhem le Désert où il se retira en 806, il en était temps pour le salut de son âme, il n’empêche qu’il sera canonisé.


806 : Béra 1er fils de Guilhem est comte du Razés –  Fenouillèdes, Conflent et Vallespir duc et marquis de Narbonne. Argila son aîné lui succédera vers 840 – 44.  Béra 1er comte de 806 à 820 selon les historiens postérieurs à Louis Fédié, voir confusion expliquée aux dates 798. Nous avons analysé trois chronologies comtales, autant d’auteurs et de versions !

Gaucelme frère de Béra est en charge du comté de Roussillon – Empuries. Mais notre carolingien à force de guerroyer finira par être fait prisonnier et être décapité, c’était à Châlon – sur – Saône en 834.

Béra et Gaucelme sont les fils de Guitburge alias Wilberga leur mêre supposée. Chacun collabore à la construction de Se Guihem le Désert.


812 à 827 : Guilhelmund comte du Fenouillèdes. ! Panel de graphies de ce personnage :Willemond, Wilehm, Wifred, Wilfred, variantes en elmus et tout simplement Guillaume.


813 : Un événement contesté, le comte Béra 1er obtient auprès du Pape Léon III, le don d’un fragment de la vraie croix pour l’abbaye bénédictine N.D d’Alet. On attribue à Béra 1er d’avoir relevé cette abbaye, aussitôt placée sous la protection directe pontificale. Ce qui était censé permettre aux religieux d’échapper aux pressions laïques. Des privilèges analogues seront accordés à d’autres abbayes.


817 : Monasterium Sancte Maria Cubrariensis, l’abbaye de Cubières. Dans un statut d’Aix la Chapelle, Louis le Débonnaire accorde des privilèges aux bénédictins.


 

01 / 820 : Béra est accusé sans preuves de connivences avec les sarrasins. Soumis à l’ordalie, il fut vaincu, de fait déclaré coupable mais simplement proscrit par Louis le Pieux dit le Débonnaire 778 – 840. Un moindre mal, il sauva sa tête, l’ordalie commençait à tomber en désuétude. Son demi – frère Bernard lui succéda à Barcelone, il est suspecté d’être l’instigateur de la calomnie. Willemond conserva le Razès.

  • Un historien de renom affirme qu’il a été décapité sur ordre de Charles le Chauve ? Décidément on trouve de tout chez les spécialistes du cru, mais encore…  Voir à la date 844.

826 – 827 : Les sarrasins sévissent de la Cerdagne jusqu’au Carcassés.  Guilhelmund ou Guillemond ou Willemond un fils de Béra le comte du Razés après avoir fait des donations aux abbayes de Alet et de St Polycarpe, se range avec Aïzon, un seigneur goth aux côtés de l’émir de Cordoue. Manœuvre de Aîzon contre le comte de Barcelone Bernard de Septimanie demi frère *à Béra Ier. L’appui des sarrazins permit à Aîzon de rentrer à Saragosse en toute impunité et avec un beau butin. Guillemond serait mort au cours de ces événements.

*Mariage de Guihem avec Cunégonde.


827  à 844 : Gaucelme et Bernard sont comtes du Fenouillèdes ensemble ou successivement selon R Quehen.


24 / 12 / 842 : La charte de donation par Charles ” Le Chauve ” de plusieurs villages en Fenouillèdes et en Peyrepertusés  en faveur du comte Milon, évoquée en pages d’accueil, donne les plus anciennes mentions de Caudiès, Monedarias ( Saint Paul ),  Amauriolae  ( Maury ), Folietes  ( Feilluns ou Fenouillet ?), Petraficta  ( Peyralade ? ), Casal Adroario ( Caladroi ), Maisons, Palairac, Tuchan … Les trois derniers, des paroisses du Peyrepertusés étaient convoités pour leurs miniers. Le pays de Peyrepertuse y est cité comme suit : Pago Petre – Pertuse.

Milon ou Miron ? Deux comtes qui pourraient n’en faire qu’un :

  • Milon comte de Narbonne ? D’ascendance Wisigothique déjà cité en 782 pour s’être emparé des possessions de Daniel  l’archevêque de Narbonne parti en Terre Sainte. Maître Louis Fédié communique des dates différentes, respectivement pour les trois premiers 842, 870, 812, en mettant en scène les mêmes personnages.
  • Miron un prénom à profusion et confusions…  comte de Bésalu, Cerdagne, Fenouillèdes…frère de Wifred ” Le Velu “

Peyralade se situe à la jonction de la voie ferrée avec la départementale 117 en amont de St Paul. Ce toponyme est une corruption de Pèira Levada, c’est à dire pierre levée. Il y avait là un dolmen dit les Tres Palets, arasé lors de la construction de la route nationale 117 et un menhir avoisinant 5 mètres de haut, le Touch plus récemment détruit. Petraficta est supposé désigner ce lieu.

L’appellation Pago Fenuleto, ramène à l’esprit le Pagi comprenez le pays ainsi désigné par les romains. Mais il n’est pas certifié que le Fenouillèdes en fut un.


843 : Sur une charte d’immunité de Charles le Chauve attestant de la donation de villages à Eleazar abbé de Cubières, il apparaît un changement dans la dénomination de l’abbaye, devenue Sancti Pétri de Cubièra. Selon le latin de Maître Louis Fédié, variable sur les ouvrages postérieurs.


 

844 : Charles II dit “Le Chauve” fils de Louis 1er le confie à Sunifred Ier le marquisat de Gothie, grosso modo du Rhône à L’Ebre. C’est à dire la Marche d’Espagne, œuvre de Louis 1er face aux Sarrasins, plus la Septimanie, soit les ” Départements ”  66, 11, 34, 30 et le 48 en partie. Sunifred était le fils d’un seigneur de Carcassonne. Lui même issu de Borrel comte d’Ausone. Sunifred était marié à Carcassonne et père de Guifred = Wifred le Velu. Ce dernier serait né à Ria non loin de Prades en Conflent. Biographies roussillonnaises par l’abbé Jean Capeille, mediterranees.net/biographies/capeille/

  • Rappel : Une grosse pointure de l’histoire locale, différente de l’allusion formulée à la date 820 situe cette nomination en 817… Longtemps après nous avons découvert à l’appui du Larousse que Charles le Chauve est né en 823 ! A quoi bon nommer les mis en cause, l’extension de ce mal chez les historiens catalans est comparable à celle de la syphilis à l’époque de Napoléon ! En dépit de notre vigilance le potentiel de ce type d’aberration demeure notoire dans ces pages.

844 / 845 : Argila aîné de Béra est comte du Razés Fenouillèdes. Béra II petit fils à ce dernier reprendra le flambeau jusques en 870 selon R. Quehen. 


844 à 864 : Les Vikings sévissent en Roussillon et à Toulouse. Raid de Hasting à Narbonne en 859. Ont – ils pillé en Fenouillèdes ?


845 : Première citation de Cuxous relative à l’église Saint Cyprien possession de l’abbaye de Lagrasse ( 11 ). Cuxous était alors un village.

  • L’abbaye Bénédictine de Sainte Marie d’Orbieu, Sancte Marie monasterium Urbionensis, antérieure à l’an 800 eut au cours de ses 10 siècles de rayonnement de nombreuses possessions en Fenouillèdes et en Roussillon, là y compris après le Traité de Corbeil en 1258. On retiendra Rivesaltes  dont ils furent les seigneurs jusqu’à la Révolution, pareillement à  Prades à l’occasion de sa première mention dans une donation de Charles le Chauve en 843. Pendant 7 siècles les moines camériers en seront les maîtres. Ils sont les initiateurs de grands travaux d’irrigation, tel le canal de Rivesaltes, sur accord du roi Sanche de Majorque (1311-1324). Captation des eaux de l’Agly sous le château de Pène. Curieusement l’ouvrage de la prise d’eau paraît avoir été conseillé et construit par les ingénieurs des États du Languedoc. G.Bile. Estagel et Tura l’antique Rivesaltes furent dès l’aube de la féodalité des fiefs  de Lagrasse. Des fouilles ont révélé les fondations d’un vaste bâtiment  attenant à l’église de Pézilla de la Rivière
 
  • Rattachement du comté de Razés –  Fenouillèdes au marquisat de Toulouse, donc hors Gothie et Marche d’Espagne. Cela jusques en 877 et selon Nené Quehen.

 

 

850 : Abbaye Saint Jacques de Joucou, on a vu qu’elle existait déjà en 768. Elle reçoit de Miron son alleu de Campagna en Pays de Sault, église Saint Jean comprise.


852 : Soulèvement contre Charles le Chauve, lequel coïncide avec un affaiblissement du pouvoir.


Vers 863 : Face aux révoltes comtales et à l’imminence du péril Maure, ces derniers sévissent en Catalogne. Charles “Le Chauve” établi la ” frontière ”  sur le massif des Corbières. Séparative de deux provinces, la Marche de Gothie au nord où domine Narbonne face à Barcelone en Marche d’Espagne au sud ( Curiosité : Voir en 778 ). Ces  régions sont respectivement confiées à des marquis Francs,Bernard et Salomon comte de Barcelone. Le Fenolhedés avec le Capcir et le Conflent se retrouve dans cette Marca  Hispanica, le comté de Cerdagne-Bésalu. La future Catalogne. Bésalu du nom d’une localité aujourd’hui en Espagne. Autrement dit Wilfried le Velu dissocie le Fenouillèdes de la Septimanie.

Sur ce qui précède, variation des limites administratives et des dates afférentes, les plus éminents historiens du cru divergent absolument, ils sont dans la confusion tous azimuts et c’est Déplorable. Nous vous renvoyons en 795 sur Chronique de L’Humanité, Robert Maillard aux éditions Jacques Legrand, qui situe la création de la Marche d’Espagne au sud de l’actuelle frontière en Catalogne.

La ” frontière” de Charles le Chauve cours d’une ligne allant du col de St Louis à Salses. En passant très vraisemblablement ( délimitations communales ) au sud de la Torre del Far ou tour de Tautavel. Rien n’indique qu’elle existait déjà. Mais l’édifice actuel du XIIIe siècle est supposé succéder à un précédent, voir à la date 1020.  Une séparation au nord de Vingrau, Périllos, Col de Feuilla, Plateau de Leucate, n’est pas formellement écartée. La Marca  Hispanica s’étend au sud jusqu’au fleuve Llobregat.

C’est le début de la division entre Occitans et Catalans. Jusques là les langues catalanes et occitanes n’en faisaient qu’une, la langue d’oc.

Seuls le Razés tel que nous le connaissons et le Pérapertusés ( Septimanie ) sont extraits de l’ancien comté de Razés et octroyés au comte de Carcassonne par Charles Le Chauve consécutivement au soulèvement comtal. Le Razés faisait partie intégrante du Fenouillèdes jusque là. A notre humble avis l’inverse est plus heureux, le Pagus Rhedensis englobait également le Pays de Sault, le Donezan et le Termenés. Il va devenir un ennemi durablement.

Ce n’est que vers 1098 que le Roussillon sera appelé Catalogne et ses habitants Catalans.

Notons au passage et au regard des cartes actuelles de randonnées IGN, la relative abondance de toponymes spécifiquement d’Oc au sud de cette antique frontière soit dans tout le département 66, particulièrement d’Estagel à Salses, donc en terre Catalane dans l’espace péri-urbain de Perpignan, voir note Toponymie .


870 : Mention de Saint Paul dans la Marche d’Espagne sur une Charte de Charles “Le Chauve” . Le Fenolhedés à Wifred (ou Guifred) le fils de Sunifred, donc  de souche Languedociennne. Wifred est considéré comme le fondateur de la Nation Catalane. Voir en 1157. Ce comte d’Urgel et de Cerdagne aurait été nommé Marquis de la Marche de Gothie en 844 par Louis “Le Pieux”. René Quehen le fait succéder à Salomon dès 873. A vous de choisir !

Problèmes !

– Louis le Pieux est mort en 840.

– C’est plutôt Sunifred comte d’Urgel et de Cerdagne qui fut promu marquis de la Marche de Gothie par Charles le Chauve.

  • Wilfred serait né après 850. Le dernier marquis Franc de Gothie aurait été Bernard de Gothie, approximativement de 863 à 879. Il reçut en 879 une visite musclée du roi Louis le Bègue, pour refus de soumission au dit suzerain, fils de Charles le Chauve. Louis le Bègue quitta ce monde à son retour à Compiègne.
  • Selon René Quehen de 870 à 877, Miron – étilius un fils à Béra II, est comte du Razés Fenouillèdes.

872 : Charles Le Chauve accorde l’investiture du comte de Toulouse Eudes sur les comtés du Carcassés et du Razés. Louis Fédié cite Acfred Ier frère d’Oliba II de Carcassonne à dater de 870 et en tant que comte.

873 : Première mention de l’abbaye de St jacques de Joucou, monastérium sancti Jacobi de Jocundo in comitatus Redensis* à laquelle le comte de Barcelone fit don de ND de Formiguéres consacrée la même année par Sigebodus, archevêque de Narbonne et de Rhedae.

*Comitatus Redensis soit comté de Razés.

Vers 873 selon Dom Vaissette dans Histoire Générale du Languedoc, le Razés  Fenouillèdes – Peyrepertusés  sont une copropriété entre les comtes de Barcelone et de Carcassonne aux ascendants communs. René Quehen estime cela vraisemblable jusqu’à un partage vers 920 sans discerner à quel marquisat ce comté est assujetti, il cite Miron fils de Béra  avec Wilfred I et II.


877 : Capitulaire de Quierzy :  De pair avec un effritement de l’influence de la royauté, Charles le Chauve officialise une pratique courante, celle du don d’un domaine à tout serviteur méritant et à titre héréditaire. Auparavant à la mort du bénéficiaire il revenait au seigneur. C’est la genèse des fiefs et par voie de fait de la féodalité. Les comtés évoluent en principautés relativement indépendantes affranchies du pouvoir régalien, dirigées par Les Grands au nombre d’une vingtaine. C’est une des causes de la perte d’influence des carolingiens en étant trop généreux avec leurs vassaux méritants.


Vers 885 – 895 : Saint Théodard archevêque de Narbonne, il est à l’origine de la cathédrale Saint Paul Serge.


888 : Avènement de Eudes le Grand comte de Paris, fils de Robert le Fort ( lignée des Robertiens ) roi de France jusques en 898.


889 : Ou 908 selon l’auteur,  première trace écrite de Padern dans un document par lequel Charles “Le Simple” fils posthume de Louis le Bègue, atteste de la donation de ces lieux à l’abbaye de Lagrasse. Il n’avait pas 10 ans à cette date, Eudes venait d’être proclamé roi.

– Pétrolas : Première mention de Perles, écart de Fosse en direction de Vira et possession des moines de St Polycarpe, abbaye limouxine.


897 : Cette date parait insensée, voir en 842. Miro ou Miron fils de Wifred hérite du Fenolhedés. Un des rares personnages de son temps à savoir écrire. Ce qui n’était pas le cas du Roi de France. Il est comte de Fenolhedés, Conflent, Ripoll, Bésalu ect… Cela étant Wifred avait un frère du nom Miron, un autre marquis de la Marche d’Espagne. Toujours est il que les descendants de Wilfred se transmettront le Fenouillèdes jusqu’à Bernard III.


898 : Charte de Charles “Le Simple” faisant donation de plusieurs villages à l’abbaye de Saint Martin Lys, ses possessions en deviennent attenantes à celles de l’archevêque de Narbonne à Quillan. Elle avait rang de basilique et était dominée par une tour ou un clocher d’une hauteur remarquable. Il en ressort, n’en déplaise aux catalans, que le roi de France a autorité sur le Fenouillèdes, ce qui émane de nombreux documents jusques en 922.

A la fin du IXéme siècle évêchés de Toulouse, Carcassonne, Barcelone, Uzés, Urgel, rattachés à la métropole de Narbonne, c’est à dire l’archevêché. Ceux catalans dépendaient de Tarragone trop exposée aux musulmans.


899 : Première citation de Saint Arnac (villa Centernaco). Le site de ce joli village évoque Centernaro in pago Fonoledeso.

Première mention de Bugarach, villa Burgaracio sur une charte du roi Eudes, dans les possessions de l’abbaye de Saint Polycarpe. La version origine Bogomile en est balayée.

Pech de Bugarach : selon la légende les lutins Bugh et Arach implorèrent Jupiter pour délivrer le pays du cers. Jupiter exauça leur vœu en érigeant le Pech. Voir note géologie.

Au IXe siècle construction des chapelles pré-romanes. Caractérisées par leurs arcs outrepassés évoquant un fer à cheval, un temps assimilé au style mozarabe. Asymétrie à gauche de l’abside quadrangulaire par rapport à l’axe de la nef. Une allusion à la tête du Christ penchée sur son épaule droite. Saint Michel de Sournia aux deux églises jumelées, Sainte Eulalie à le Vivier et Sainte Félicité de Carthage également à Sournia méritent une visite. Saint Barthélemy de Jonquerolles à Bélesta est de la même époque.Bien que située en Conflent, mentionnons le joyau qu’est l’abbatiale de St Michel de Cuxa. Ses possessions se sont très rapidement et considérablement étendues en Fenouillèdes jusqu’à l’aube de la féodalité.

Ce type d’architecture d’inspiration Wisigothique aurait été assimilé par les musulmans consécutivement à leur conquête de l’Espagne.

– Saint Michel : la nef à abside voûtée serait postérieure et le pan de mur contre l’église primitive, un vestige de farahon. Voir ce mot au XIIe siècle.

Charles le Simple place l’abbaye de Cubières avec ses domaines sous la protection d’Arnaste, archevêque de St Just de Narbonne, reconduction en 922.


  • A la fin de ce siècle l’église est frappée de pourrissement et de luttes intestines, ce qui permet aux seigneurs de s’octroyer de nouveaux droits. L’église gangrenée par la dépravation n’était pas de force à s’y opposer.
  • Cartes commentées: Wisigoths, Al-Andalus, Septimanie, Marche d’Espagne… axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan

– Xe siècle –

908 : Mention de l’église St Georges, Sancti Jordi comme dépendance de l’abbaye St Jacques de Joucou. Sise dans les gorges éponymes, en rive gauche sur une voie romaine et modeste témoignage d’un village depuis longtemps disparu.


vers 920 : Rattachement du Peyrepertusés au Fenouillèdes qui passe au comte de Barcelone Miron* fils de Wilfred. René Quehen, arguments démonstratifs à l’appui, situe à cette période le démantèlement du comitatus rhedensis, ses confrères historiens estiment que ce fut fait vers 870, Louis Fédié penche pour la fin du VIIIè siècle ? * Annie de Pous  le fait comte de 906 à 926 et R. Quehen de 920 à 928, à vous de choisir…


925 : Un acte concernant la vente au chapitre d’Elne par le vicomte de Narbonne  de la terre de Baixas dans le comté de Fenouillèdes. A la même époque plusieurs paroisses des alentours appartenaient au Pays de Peyrepertuse donc au Fenouillèdes.


922 : Première citation de Perpignan : Villa Perpiniani.


926 : Au décès de Miron, son fils Seniofred prend les rênes du Fenouillèdes. Il serait mort en 966 à Cuxa au cours d’un accident de chantier.


935 : Mention de N.D de Laval et de St Jaume.


951 : Cucuniano (Cucugnan) sa plus ancienne mention connue, dans un acte de donation à l’abbaye de Lagrasse.


30/07/953 : Consécration de St Michel de Cuxa qu’il fit bâtir par Sunifred II = Seniofred comte de Barcelone.


954 : Bulle de Agapet pour Perles, Vira, Cassagnes, le Caunil (Sancta Maria de Coronulis), Axat sous la forme vicus de Aldesate, vicus équivaut à bourg. Le Bousquet possession du monastère de Saint Martin Lys. A l’identique de 950, le Fenouillèdes apparaît avec le titre de comté sur deux textes de ce pape.


958 : Charte de Lothaire cédant à Saint Michel de Cuxa la vallée de Sainte Croix dans son intégralité. Aujourd’hui celle de la Boulzane. Mention de l’église Saint Laurent et du Mont Ardu où s’élèvera le château de Puilaurens, d’une gardie entre ce dernier et Fenouillet. L’endroit est actuellement désigné, le Roc de la Gardiole.Fontcouverte et Pla Llouby écarts de Rabouillet sont également cités comme limitrophes d’un alleu de Cuxa.


Vers 958 – 986 : Les moines de Cuxa bâtissent la tour – donjon de Puilaurens.


962 : Sunifred comte de Barcelone rend un jugement en faveur de l’abbé de St Martin du Lez, René Quehen.


966 : Transmission du Fenouillèdes, le comitatus Fenolietense, Peyrepertusés compris, à la maison de Cerdagne. Sunifred ou Seniofred fils de Miron et comte de Bésalu lègue le Fenolhedés à son frère Oliba “Cabreta” comte de Cerdagne, lequel aurait transmis à son fils Pierre 1er. Oliba à t-il réellement eu un fils de ce nom. A qui se fier ? S’il est quelque auteur de crédible ? Sunifred n’ayant pas de descendance.Une partie de ce testament aurait été en faveur du monastère de Saint Paul de Fenouillet. On y remarque la première mention de ‘Palmes’ et de ‘Campoussy’, campo ursino. Le champ d’Ursinus plutôt que le champ de l’ours. Une autre part au bénéfice de Saint Michel de Cuxa dont Tabernoles à l’entrée de Sournia et la chapelle St Michel dominant la Désix. Ce document est la plus ancienne mention connue de Sournia. Destination Campoussy.

Oliba est également maître des comtés de Berga, Conflent et Vallespir.


974 : Première trace écrite de Pézilla de Conflent. Ecclesia Sancti Andreas In valle Poziliano in Fenoliotense. Dans une bulle de Benoit VI à propos des possessions de l’abbaye de Sant Père de Rodes. Saint André était perçu comme étant un des protecteurs des voyageurs, y aurait – il une relation avec la route antique qui suivait le cours de la Désix?


981 ou 988 : Fenolhedés Perapertusés érigé en vicomté. Bernard “Taillefer” fils de “Cabreta” en hérite, avec le Donezan. Ce serait lui qui aurait crée la vicomté.

L. Fédié affirme que “Taillefer” est le fils de Pierre Ier de Fenouillet.

Suite à un violent conflit depuis 978, traité entre cousins, Roger Ier comte de Carcassonne et ” Cabreta ” celui de Bésalu. Lequel annexe le Perapertusés qui incluait Cases  de Péne, Tautavel et Vingrau. Annie de Pous soupçonne que la possession du Pérapertusés était le motif de cette confrontation. Autant d’histoires que d’historiens, voici donc une synthèse de la version René Quehen en parallèle à celle de A. de Pous :

  • 980 / 981 : S’agissant de se réapproprier le Razés ( voir en 863 – 873 ), Oliba lui déclare la guerre mais il est battu vers St Hilaire, au lieu dit Les Batailles? De fait le Razés resta à Carcassonne.

Des auteurs affirment que Oliba aurait été le premier vicomte du Fenouillèdes. On lui doit la construction du château de Castelnou. Un plaid  s’y est tenu en 993, l’essentiel du gros oeuvre est attribué à cette époque. Il se raconte aussi que les seigneurs de Camélas un village limitrophe seraient à l’initiative de son édification. Toujours au Xe siècle une branche de la famille de Camélas a fondé celle de Fenouillet.

Oliba ” Cabreta ” finira sa vie sous la bure au Mont Cassin.


985 : La chapelle Sainte Croix à Lavagnac hameau de Lapradelle apparaît sur une bulle de Jean XV : Ecclesiam Sanctae Crucis cum castello.


986 : Acte par lequel le comte de Fenouillèdes (Cabreta) fit aller jurer des témoins sur les reliques de N.D. de Laval, qui est auprès du château. Ce qui suppose un procès.

Une bulle de Jean XVI unit St Michel de Valleta proche de Sournia à St Michel de Cuxa. NDLR : En supposant que la date soit exacte, il s’agirait de Jean XV.


03 / 07 / 987 – 24 / 10 / 996 : Hugues Capet  issu des Robertiens est roi des Francs, il succède à Louis V le dernier des carolingiens.

Al Mansour prend Barcelone. Hugues Capet promet son aide à son vassal* le comte Borrel. Mais il n’est pas en mesure de la concrétiser. Les Catalans se libèrent eux mêmes. On lit quelquefois que c’est le début de l’affranchissement de suzeraineté carolingienne sur la Marca Hispanica. * Détail généralement omis par les historiens qui gravitent autour de Perpignan et de Barcelone. Leurs dates de règne de Hugues Capet et de ses descendants sont souvent fantaisistes.


987 à 1108 : Les comtes de Barcelone ne se rendent plus à la cour du roi de France, ce ne sont pas les seuls. Voir en 877.


 

989 :  Première mention du château de Sixan aujourd’hui Saixa ou Saicha dans un acte de donation à l’abbaye de Saint Martin Lys par deux religieux, Sizibaut et Ermitrud. Il ne reste aucune trace, il devait se situer à l’emplacement de l’oratoire en montant de Roquevert vers Sournia, non loin de l’église pré-romane de Sainte Félicité de Carthage. Sinon un lieu dit Catla, en Catalan Catlla : château, à environ-un kilomètre au nord, à l’extrémité opposée de l’éperon rocheux. Autres éléments à la date 1243.


990 : A la mort d’Oliba Cabreta son fils, le chevalier Bernard “Taillefer”  est comte de Fenolhedés  – Perapertusés qu’il érige en vicomté. Il hérite des comtés de Bésalu, Berga, Ripoll. Le Donezan  également ou à son frère Guifred selon les historiens.

– Homonymie : Ne pas confondre avec Guilhem Taillefer, comte de Toulouse et marquis de Provence, descendant de Frédelon de Rouergue. Taillefer contemporain fondateur de la lignée des comtes de St Gilles,  de Provence – Toulouse,  marié vers 950 à Emma – Boson de Vénasque comtesse indivis de Provence, il reçut en dot les comtés de Forcalquier et du Venaissin. Cette particularité, l’indivision, est initiatrice de ce mode de transmission en Languedoc.

– D’après René Quehen :

  • Guillaume Arnaud est vicomte du Fenouillèdes – Peyrepertusés.
  • Il est le père de Arnaud et de Pierre.
  • Le Fenouillèdes reviendra à Pierre et le Perapertusés à Arnaud, après avoir été co vicomtes du Fenouillèdes.

  • Les fouilles entreprises par David Maso à St Pierre de Fenouillet, permettent de dater un castrum du Xe siècle, bâti sur un fort carolingien. L’occupation de l’oppidum remonte à l’âge du fer, aapo-66.com/publications 2006 à 2010. La Vilasse surveille un axe stratégique médiéval, la route Carcassonne – Limoux – Prades par le col de St Louis. Cette voie grâce aux découvertes faites à Fosse et à Prats s’avère avoir été fréquentée par les romains. Entre le col de St Louis et Rennes le Château elle porte le nom de Chemin de César. Une hypothétique antériorité minière n’est pas à écarter, cuivre, fer, or dans les environs.

994 : Castrum Novum / Castelnou : Le Château Nouveau, sa première mention en référence à celui de Cameles / Camelas. Castelnou dans les Aspres, va rapidement devenir le siège administratif et militaire du comté de Vallespir. Il est le berceau des de Fenouillet. Le gros oeuvre est du X ème siècle.


996 à 1031 : Règne de Robert II Le Pieux fils de Hugues Capet, sacré du vivant de son père. En fonction des historiens cette particularité est attribuée à son fils Henri I sur le trône de de 1031 à 1060.


997 : Al Mansour rase Saint Jacques de Compostelle. Ce qui eut un retentissement considérable de même en 1009  la destruction du Saint Sépulcre par le calife Al Hakim.


Xéme siècle Tensions entre les comtes de Toulouse et de Barcelone, unis par des liens matrimoniaux. Souveraineté de la maison comtale de Catalogne qui ne prête plus serment d’allégeance aux rois carolingiens, à partir de 936. Voir en 1172. Même abstention du comte de Toulouse.


– XIe siècle –

  • Rappel introduction : Diverses assertions ci-dessus et suivantes sont susceptibles d’être frelatées par les historiens catalans, sans pouvoir déterminer lesquelles.
  • XIe au XIIIe siècle troubadours occitans.
  • Un particularisme occitan, une très large majorité de paysans sont propriétaires. Lors de la succession il n’y avait pas de partage, le droit d’aînesse prévalait sauf exceptions géographiques. Ce cadre à tenu jusqu’à la croisade des barons du nord. En Roussillon, pas de serfs. L’esclavage y est commun, les templiers y ont recours comme en Occitanie.
  • XIe au XIIe siècle Art roman.
 

Le Fenouillèdes se hérisse de fortifications. Mis à part les guerres entre comtes ou évêques, la menace mauresque est très inquiétante. Il faut prévenir les pénétrations par voie maritime et terrestre.Fondation des castras et castelnaux, noyaux d’habitat fortement agglomérés et dominés par un château selon la définition de Baudrel en citant Prats. Il n’en subsiste qu‘une imposante tour à signaux, appartenant au réseau des farahons communiquant avec le château comtal de Castenou. Le dénombrement de 1503 révèle que François de Peyrepertuse, un des enfants de Gaston de Peyrepertuse né de Bruyéres (Chalabre) tient le château de Prats c’est l’unique mention que nous en connaissons.  Depuis toute trace au sol en a disparu, de même dans la mémoire collective des pratséens, hormis la désignation du haut du village :  Lo Castèl. D’où des controverses quand à son lieu d’implantation et à sa réalité historique.

D’autres auteurs situent la période des Castras à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle.

Ce sont les débuts de la seigneurie banale. Les communautés sont soumises au violences des chefs locaux, les premiers seigneurs. Les paysans tombent dans le servage, dans la peur du seigneur comme de celle du diable. Certains de ces seigneurs étaient initialement des châtelains choisis par le comte, avant de s’accaparer les biens dont ils avaient la garde, cela aurait été le cas à Peyrepertuse.

Ci-dessus il est question de Prats de Sournia déterminant instauré en 1933 pour cause d’homonymies et source fréquente de méprise quant à son origine. Prats n’est pas et ne fut jamais un écart de Sournia. Paradoxalement Prats de Rabouillet eut été plus logique, l’amitié entre ces deux villages est scellée dans quatre siècles de seigneurie commune. Se reporter à Baronnie transfrontallére.Dans le même registre on s’étonnera de Centernach devenu Saint Arnac et de Pezilla de Conflent (depuis 1933), en plein Fenouillèdes ? Autrefois Pesilanet. Conflent, corruption de confluent peut-être une référence aux nombreux recs qui dévalant de Prats rejoignent la Désix aux abords immédiats du village. La plupart des auteurs font un amalgame entre Conflent et le confluent de la Matassa. Mais il se situe aux Albas à quatre kilomètres en aval sur le territoire de Feilluns ?Il faut hélas une fois de plus émettre la remarque suivante. Les interprétations ci-dessus ressemblent étrangement à des délires de pseudos  -historiens, suivis des plagiats habituels sans volonté de vérification. Ont ils eu celle d’enquêter sur place ? Sur place donc il est mis en avant, une référence à l’appartenance historique vers 863 à 1258. Au temps ou les moines de St Michel de Cuxa y produisaient leur vin. Mais alors pourquoi pas Pézilla de Cuxa ?

Voir à Géologie, paragraphe vallée de la Désix.

Depuis l’époque romaine et plus particulièrement à la fin du Xe siècle jusqu’au XIIe, famines et épidémies innombrables. Au point de contribuer à la crainte de fin du monde pour l’an 1000.

Vers 1000 : Sur nomination du comte Bernard, Pierre 1er est vicomte de Fenolhet, il serait  fils d’un seigneur de Camélas, les prénoms sont identiques dans les deux familles. La famille de Fenolhet ne tombera que suite à la Croisade contre les Albigeois et le traité de Corbeil, comme sa branche de Peyrepertuse. Pierre 1er fit construire le château Saint Pierre d’après le monastère dédié à ce saint, fondé par “Taillefer” à Fenollet en 1010.

25/03/1000 : Acte d’union à Cuxa du monastère de Saint Paul afin de mettre un terme au relâchement de la vie monacale. La bulle de Serge IV de 1011 correspondrait plutôt à la dotation de cet établissement St Paulais. Pierre de Fenouillet et Arnaud y sont témoins, sans être cités avec le titre de vicomtes.


1001 : Première mention de Séquere : Saccaria.


1002 : Premier texte écrit en Occitan.


1003 : Donation de guillaume Arnaud de Fenouillet à l’abbaye de St Martin Lys.


1010 : Charte de Bernard Taillefer pour la conversion en prieuré de l’église de Pétra Lata (Lapradelle), dépendance de l’abbaye de St Martin Lys. Ce monastère fut fondé au IXè siècle. Philippe Coquin conteste le lien Lapradelle- Pétralata en citant Lluis Basseda qui nomme L’église de Peyralade Sancti Pétri in Pétralata.


1011 : Bulle de Serge IV qui fait mention d’alleux concédés à St Michel de Cuxa ? Par le comte de Bésalu, Bernard dit Taillefer. Y apparaissent sans exhaustive :

–  Prugnanes : Ecclesia Sancti Martini In villa Prinianas. Définition de villa en 782.

–  Prats de Sournia : In villa pratis.

–  Cabannas : Cabanes de Fosse.

–  Castrum de Puilaurens : Castrum etiam Sancti Laurentii.

–  Eglise Sainte Félicité à Sournia, In Castellione. Celles de Saint Just de Corbos et de Coumo Caude, chacune non loin de Sournia…

– L’alleu de Triliano soit la première mention de Trilla.

– N.D de Laval, Caldarius (Caudies),

– Étymologies de Caldarius : De calidus, chaud, du fait de la proximité d’une source thermale, caldarius signifierait chaudron, marmite en référence aux marmites d’érosion de la Boulzane, la pairola de Golhens. Un chaudron est représenté sur les armoiries de Caudiès* ou Cauderia et ses variantes. Pour ceux qui ne sont pas occitans : Pairol ou pairola sont des formes diminutives de paire, visant à éviter la confusion avec le sens premier qui est père. Le pairol c’est  le chaudron et la pairola la marmite. * Et sur celles de Saint Laurent d’Arsa à Sournia.

– Sequere. Ce sera du XIIe au XVIIIe siècle une étape des moines cisterciens de Fontfroide à l’occasion des transhumances à destination de Mantet.

– Cases de Pêne : Première citation du castellum Penna. Il semblerait que le castrum (village fortifié) était détruit en 1263. A cette date le village avait été déplace sur la rive gauche. Son territoire fut rattache au prieuré Augustin de Sainte Marie d’Espira en 1267 (G.Bile) L’ermitage du XIVe siècle occupe la chapelle castrale. Cases de Pène fut détaché du  Perapertusés bien avant Vingrau et Tautavel. Hommage prêté à Jacques 1er le Conquérant en 1244.

– Vira


1012 : Donation de “Taillefer”  à son fils Guillem ” le Gras ” des châteaux de Tautavel, Cases de Pène et du village de Vingrau, alors compris dans le Perapertusés.”Taillefer” cède tous ses droits à Saint Michel de Cuxa sur l’intégralité de la vallée de la Boulzane, avec Aigues bonnes.

– Première mention de Ansignan, Villa Ansiniano (L Basséda).


1017 : Première mention de Lansac, Olonzach dans un écrit relatif à l’église St Just, sise dans le village. A priori depuis ce dernier a été reconstruit au bas de la colline.

–  Fondation de l’évêché de Bésalu, les vicomtes Arnaud et Pierre de Fenouillet sont cités.


1018 :  Bernard ” Taillefer”  donne à sa fille Garsinde, les revenus de Peyrepertuse et de Quéribus en dot de son mariage avec Béranger ou Berenguier duc et vicomte de Narbonne. Revenus ou domaine utile transmissible aux vicomtes à venir. Ceux de Narbonne jouissaient de droits similaires à ceux d’un comte depuis le partage de vers 865.


1019 : Premier mention du castrum de Peyrepertuse et de son église, éclesia Sanctae Marie de Petrapertusa. L’ emplacement exact du castrum ne serait pas pas déterminé?


1020 : Première mention connue du château d’Aguilar, en tant que propriété du comte de Fenouillèdes; Du château  de Fenolhet et d’un castrum à Quéribus ( Popia cherbucio ) dans le comté de Bésalu.

Bernard donne le Fenolhedés avec la Tour Triniago ( La Tour de France), le château de Peyrepertuse, l’abbaye de Cubières, les châteaux de Quéribus et Tautavel à son fils aîné Guillem , peu avant de se noyer dans le Rhône. L’acte mentionne que les deux derniers sont situés sur la frontière du Roussillon, celui de Tautavel en comté de Fenouillèdes. Cette ” Frontière ” serait – elle  la limite communale de Tautavel avec Cases de Pène et Espira de l’Agly curieusement fixée sur  le bas du versant sud de la ligne de crêtes ?

– A son fils Hug l’alleu de Campo Ursino, c’est à dire Campoussy, Cassanias (Cassagnes) et Casal Adroario ( Caladroi ).

– A sa fille Adaliz, l’alleu de Olokag, si vous préférez : Lansac.

A. De Pous cite deux dates, 1012 et 1020 pour Cases de Pène, Tautavel et Vingrau.

– Au monastère de Saint Michel de Cuxa, l’alleu de Tavernulas. Aujourd’hui disparu et qui se situait à l’entrée sud de Sournia. Saint Barthélémy de Jonquerolles figure sur ce manuscrit.

Alleu : Terre de libre et pleine propriété généralement attribuée à titre héréditaire, exemptée d’hommage de certaines redevances dont le cens (loyer),  par les comtes Francs à quelque vassal méritant. Charge à ce dernier d’assurer la sécurité de la frontière proche.


1022 : Excommunication du comte de Bésalu, Guillem “Le gras” pour avoir dépouillé plusieurs monastères dont Saint Martin Lys. La crainte de la fin du monde en l’an 1000 s’étant dissipée. Mais la peur du diable est subtilement entretenue par les ecclésiastiques. Des seigneurs furent tentés de reprendre par la force les biens offerts à l’église. Baudrel situe la ruine de l’abbaye de Saint Martin en 1070.

On doit à Robert le Pieux  le 1er bûcher cathare à Orléans. Douze chanoines des plus instruits de la cathédrale périrent par les flammes. En ces temps obscurs une simple raillerie du culte établi ou de l’adoration des reliques relevait de l’épuration ethnique. Mais le catharisme trouvera son essor dans le terreau de la dépravation durable de l’église chrétienne.


1023 : Mention de Palmes dans une donation à Saint Michel de Cuxa. Palmes en amont de Campoussy constituait un alleu avec Sachera. Graphie de Séquere au XIe siècle.


1026 : Première mention de Trévillach sous la graphie Trivilanum. La forme occitane Trevilhac apparaîtra au XVIIe siècle.


1027 : Première assemblée dite de Paix et de Trêve ou Trêve de Dieu à Toulouges. Réunissant les représentants du clergé, de la noblesse et des villes royales. Instaurée par Oliba, afin de mettre un terme aux violences seigneuriales le jour du seigneur. Les contrevenants encouraient les pires peines papales. Réitération de dispositions remontant à 419 et au au concile de Tolède de 681, l’inviolabilité de l’église, de son cimetière et des maisons qui y sont construites dans un rayon de trente pas. Ce sont les origines de l’habitat très densifié autour des églises. Les récoltes y étaient mises à l’abri des pillages, constitution de celliers ou ” Celleras ” en Roussillon.


1045 : Consécration de l’église de St Martin Lys venant d’être reconstruite, par Guifred évêque de Carcassonne.


1047 et 1068 : Plaids de Corneilla de Conflent: résolution provisoire d’un conflit opposant le Fenolhedés et le vicomte Udalgar 1er à Bernard II  comte de Cerdagne et fils de ” Le Gras ” Ce dernier aurait été comte du Fenouillèdes de 1070 à à 1095 d’après R. Quehen. Seulement jusques en 1070 selon A. de Pous.


1050 à 1141 : Les sauvetés : en réaction aux débordements de la féodalité, établissement sous l’égide de l’Eglise d’enclos ecclésiaux censés être inviolables. Voir en 1396 relativement à St Laurent de Sauveterre.

Développement de la seigneurie banale. Morcellement en un écheveau de droits nobles et ecclésiastiques fréquents sur un même village. La population était incluse comme le bétail dans les transmissions de biens entre seigneurs.


1052 à 1064 : Guillem II “Trimus” comte de Besalu, fils de ” Le Gras ” se marie à Stephania d’ou un fils, Bernard III comte de 1070 à 1111 ou de 1095 à 1111 ? Respectivement aux dires de A. de Pous et de R. Quehen.


16/07/1054 : Scission définitive de l’église Catholique romaine, de l’orthodoxie chrétienne byzantine. Conflit larvé depuis le VIII siècle. Gaufroy archevêque de Narbonne.


1067 : Disparition sans descendance de Roger III comte de Carcassonne et du Razés. Le rang de Roger est soumis à des fluctuations…

Le 6 des nones c’est à dire le 02 mars, vente du comté de Rhedae, le comitatus Rhedensis au comte de Barcelone Raimond Béranger II. Ce qui englobe le Fenolhedés, le Donezan, le pays de Sault, le Termenés et le pays de Peyrepertuse moyennant 1100 onces d’or. Ramon Bérenger* le restitue en tant que fief à Trencavel qu’il institue vicomte et de fait son vassal.  Raymond Bernard Trencavel en hérita par son épouse Ermengarde la sœur du défunt. Udalgar Ier de Fenouillet est témoin de la succession.

  • Ce nom catalanisé est bien évidemment des plus fantaisistes s’agissant d’un descendant de Charlemagne, on est dans le même petit arrangement que St Guihem de Gellone devenu St Guillem.

1070 : Bernard III comte de Bésalu unit l’abbaye bénédictine  de Saint Martin lys à celle clunisienne de Saint Pons de Thomières, Udalgar et son fils y sont témoins. La règle s’était trop relâchée à Saint Martin, descendu au rang de prieuré. Dépouillé la même année par les seigneurs.Selon le récit  dépouillé est remplacé par ruiné, ce qui porte à confusion.

– Première mention du château de Peyrepertuse.

– Selon un acte le Fenouillèdes est dit situé en comté de Vallespir. Cela étant de nos jours il est étiqueté Catalan ( Sic ) par les historiens.

–  Raymond Béranger II finalise son absorption du comté de Carcassonne.

–  Hommages prêtés à Bernard III par Petrus Udalgarius vicecomite fenoliotensis, Arnald Guillem et son frêre Guillem Pétri vicecomes Foliotensis pour les castrums de Tautavel, Popia à Soulatge, Radigsive = Rasiguères ( Château de Trémoines ? ) Petra pertusa, Kerboc =Quéribus, Fenouillet, Penna = Cases de Pène, l’abbaye de St Paul et la villa Maury, la torre de Triniach, Ruffian = Rouffiac, Cugunianno = Cucugnan. Le vicomte de Narbonne rend aussi hommage à Bernard III pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés.


Vers 1073-1078 : Acte d’évacuation des abbayes de Saint Martin Lys, de St Paul, de l’église et de la villa Maury par Pierre Uldager II ( Uldargar ) vicomte du Fenouillèdes ( Vicecomes Fenolietensis ), adressé à son seigneur le comte Bernard III, petit fils de Taillefer. Logiquement cette procédure précède la dite union de 1070. Le vicomte de Fenolhet renonce aux revenus qu’il y percevait.Il en fit de même à propos de l’abbaye de St Paul rattachée à celle de Moissac. Comme les privilèges d’exemption, cette restructuration avait pour objet de protéger de toute influence des évêques et des seigneurs laïcs, en les plaçant sous l’autorité directe du Vatican.


1073 : Raymond de Peyrepertuse unit l’abbaye de Cubières à celle de Moissac. Elle même relève de Cluny. Motivé par sa décadence et avec l’accord du comte de Bésalu et de l’archevêque de Narbonne.


1074 : Le château de Fenolhet est de ceux remis en gage au comte d’Empories pour le respect des clauses d’une convention ratifiée en 1085.


1083 : Bernard Aton profitant de la minorité du comte de Barcelone, usurpe avec l’appui du comte de Foix, les comtés vendus par sa mère Ermengarde, il reprend la cité à Carcassonne.

  • Sous Bernard Aton édification du château comtal de la cité de Carcassonne. Renforcement des forteresses du Razés au Termenés ( 1080 – 1130 ). Une seconde ligne de défense s’arme d’ouest en Est à :  Puilaurens, Fenouillet, Camps, Peyrepertuse, Padern, Molhet, Quéribus, Tautavel, Opoul …

1085 :Première mention de Caramany. Voir en 1307.


27/11/1095 : Concile de Clermont. Urbain II préche la première croisade, libératoire des lieux saints. Laquelle le 15 août de l’année suivante partira du Puy en Velay et de Toulouse. Avec à sa tète le comte Raimond IV de Toulouse dit de Saint Gilles.

–   Le premier à arborer la croix Occitane ou Raimondine. A en croire la légende et avec le socle réel que cela implique. Voir en 412. Héritée de celles des églises byzantine et copte d’Alexandrie. Connue sur les possessions des comtes de Toulouse bien avant la croisade.

–  Depuis 1046 de St Gilles est duc de Narbonne, charge transmise à ses descendants.


18/06/1096 : Urbain II à Alet. Il serait passé à N.D de Laval.


  • A la fin du XIe une langue unique était en usage de Barcelone à Perpignan en passant par le Fenouillèdes, c’était le Catalan !

Aux dires d’un célèbre linguiste des environs de Perpignan au XIXe. Seul un enseignement à retenir, l’Amour immodéré de son Pays, joue parfois de mauvais tours. Ce serait comique si de telles allégations ne faisaient pas référence pour la propagande émise depuis les milieux que cela avantage. Je vous propose d’autres sources vous permettant de sortir du lavage de cerveau, en s’adressant tout particulièrement aux habitants des Pyrénées Orientales. De nos jours en Fenolhedés chacun sait que au pied du Canigou, on ne s’exprime point en catalan mais selon un dialecte occitano – catalan autrement dit. Le roussillonnais. C’est à dire quel’occitan est dominant, on a vu que le catalan a commencé à partir des années 900 à se différencier de la langue d’oc dont il émane. Une réalité généralement méconnue des principaux intéressés, à mieux divulguer. Du pareil au même lire C. Camps, professeur de catalan à l’université de Perpignan, dans l’encyclopédie Bonneton Pyrénées – Orientales Roussillon. Ou encore Liens entre l’occitan et le catalan. Un retour utile en pages d’accueil et sur l’article Toponymes occitans en terre catalane.


  • Dans les dernières lueurs du XIe siècle, les Maures auraient durement sévi en Conflent. Jean Abélanet cite un historien du XV siècle qui en fait la légende fondatrice de Saint Martin du Canigou, en remarquant que les dates ne sont pas en adéquation. L’abbaye selon les ouvrages à été soit construite, soit consacrée en 1001 ou 1007. L’épisode mauresque se serait déroulé en 1035. Une variante ou une adaptation situe la tragédie sous le pontificat de Serge IV 1009-1012, toujours à St Martin d’Envalls sur le chemin de Angoustrine aux Bouillouses.

– XIIe siècle –

  • Du XIIe au XIIIe siècle la région devient une terre d’accueil de Cathares fuyant les bûchers du nord, du centre, de l’Est et d’Allemagne.
 
  • Du XIIe au XIIIe  siècle. Les farahons : réseau de tours à signaux convergeant sur le château Comtal de Castelnou tout en permettant d’alerter les châteaux alentours, par le biais de trois principales, Força  Réal  à l’endroit de l’ermitage, Batère, La Torre del Far. Selon l’hypothèse qui tend à prévaloir. Mais des origines Wisigothiques ou Carolingiennes ne sont pas formellement exclues, même de nos jours par les spécialistes de la question. D Baudrel attribue les tours de plan quadrangulaire à l’instauration de la seigneurie banale (voir à castra). Bref la contradiction règne entre eux. Des sept recensées en Fenouillèdes on retiendra, celle de Prats en bon état de conservation mais rabaissée à 12 m de haut lors de sa reconversion en horloge. Son rayon visuel porte très au delà des trois ci-dessus, qui se situent dans une fourchette de 20 à 28 km. On peut citer également celles du château de Bélesta, de l’ancien Lansac et de Roquevert.

Les auteurs qui décrivent la tour de Prats isolée de tout château, sont dans l’erreur complète. Voir ci-dessus au paragraphe ‘Castras’. Comme quoi même les historiens les plus fiables peuvent commettre ou répéter à leur corps défendant des contre vérités. A propos de ce village et d’éventuels antécédents, il y a lieu de revenir sur la mémoire collective. Il s’y racontait à la veillée que cette tour servait à  alerter des invasions berbères par voie maritime. Si avéré, peut être une construction antérieure, telle une gardie ? La terreur Maure fut d’actualité jusqu’aux années 1100.

Le farahon désigne la cage en fer dans laquelle était  allumé le feu par le farahoner. Les feux étaient codifiés en fonction de l’éloignement de l’ennemi et de l’importance de ses éffectifs.Les Farahons ont été logiquement en usage jusqu’au traité de Corbeil pour leur fonction initiale. Les siècles suivants ayant été fréquemment agités, ils ont du être réutilisés face aux menaces des grandes compagnies , des Espagnols, des Huguenots ect.


01/10/1107 : Sur la fin de sa vie Bernard III épouse la fillette du comte de Barcelone, Ramon Berenger III. Les jours suivants ce dernier reçoit tous les comtés dont le Fenolhedés-Perapertusés, selon le testament de Bernard III qui n’avait pas de descendant. Le comte de Narbonne domine sur le Fenouillèdes en tant que vassal du comte de Barcelone. Lequel est tenu de rendre hommage au roi de France.La rapacité du petit comte de Barcelone s’illustrera par le maintien d’un second front en Provence. Déjà visée par les Ramon Berenger précédents. Le qualificatif petit fut avancé par René Quehen, Barcelone ne pesait pas bien lourd jusques là.


Vers 1109-1117 : Serment féodal prété par Guillem II vicomte de Fenollede à Bernard Guillem comte de Cerdagne pour les châteaux de Fenollet. Le vicomte de Fenollet également écrit Guillem Pére, Guillem Pétri. Le comte de Cerdagne s’était emparé en 1109 des châteaux comtaux, en désapprobation du partage de l’héritage de Cabreta.


06/1111 : Mort de Bernard III. Dissolution du comté de Besalu, intégration testamentaire à la Catalogne de Ramon Berenger III avec le Vallespir et le Pérapertusés.

Charte d’évacuation du comte de Cerdagne pour les châteaux de Fenouillet, Peyrepertuse, Castelnou… Qu’il occupait en contestation d’un héritage au profit d’un cousin. C’est l’aboutissement des tractations à l’ordre du jour des plaids de 1047 à 1068 !


1112 : Serment féodal de Bernard Guillem comte de Cerdagne prété à Raimond Beranger III pour le Fenollede et autres. La vicomté était simultanément inféodée à Trencavel comte de Carcassonne.

–  Trop affairé avec les Almoravides ( Des moines soldats Maures ),  Ramon Bérenger III se décharge administrativement du Fenouillèdes – Perapertusés en le donnant en fief à Aymeri II le vicomte de Narbonne. Il en ressort que Narbonne est vassale de Barcelone.


1114 : Les Almoravides assiègent Barcelone. L’empire de cette dynastie dont la capitale était Marrakech, couvrait toute l’Afrique du Nord jusqu’au milieu de ce siècle. En 1147 ils ont été vaincus par les Almohades, d’autre Berbères, a priori nos historiens situant les Almohades en Catalogne dans les années ci – dessus, doivent baigner en pleine confusion.


1115 : Consécration de l’église Sainte Marie de Peyrepertuse.


1117 : Intégration à la Catalogne du comté de Cerdagne. Le comte de Barcelone se proclame marquis ” El Grande “, Bernard Guillem étant mort sans descendance. Raymond Béranger III lorgne sur le Carcassés et le Razés, ce qui ne convient point vu de Toulouse.


Vers 1117-1131 : Serment féodal de Guillem II prêté à Ramon Berenger III  pour les mêmes biens que en 1112.


1118 : Mention du château de Montalba dans le cadre d’un hommage de Bernard Berenger de Peyrepertuse fils de Constancia, prêté au comte de Barcelone. Le village est antérieur, Monte Albo est cité en 955 dans un document faisant apparaître une strada = voie montant du carrefour de Ste Anne en rive droite de la Têt.

18/12/1118 : Libération de Sarragosse, du joug Maure après 4 ans de combats. Alphonse Ier dit  ” Le Batailleur ” en fait la capitale du royaume d’Aragon.


1119 : Concile de Toulouse : Calixte II confirme le monastère de St Paul de Fenouillet dans les possessions de l’abbaye d’Alet.

  • Planèzes : Première mention de l’église St Pierre dans les domaines des moines de Lagrasse.

16 / 09 / 1125 : Vers le…Raymond Béranger III se remarie à Dolcia = Douce de Gévaudan comtesse indivis de Provence et s’attribue les charges de comte et de marquis ainsi usurpées à Raimond IV de St Gilles.Ce dernier ayant le tort de se trouver en Palestine à chasser l’infidèle. La Senyera ou blason Catalan d’or à quatre pals de gueules est hissée sur le comté en substitution de la croix occitane, laquelle persiste sur le marquisat.-  Confronté à la pléthore d’informations prétendues, un regard sur le Larousse atteste que Raimond IV est mort à Tripoli en Syrie – Liban en 1105. La même démarche situe Raymond Béranger III comte de Provence de 1113 à 1131. Il n’est pas à exclure que d’autres assertions soient fantaisistes  ?

– Une seconde version  quand aux origines du drapeau Catalan, voir en 1150.


1128 : Concile de Troyes sous Honorius II. Approbation des statuts du Temple. Les Templiers ont en tant que ordre monastique, la particularité d’être en charge de la sécurisation des voies de pèlerinage. Ce sont des moines soldats. Leur sens de la stratégie sera salutaire à la France au moyen orient.


1129 : Payens aux environs de Troyes. Hugues de Payens fonde l’Ordre des Templiers. Il en sera le premier Grand Maître.


1130  ou 19/07/1131 : Mort de Ramon Berenger III avec les sacrements de l’Ordre du Temple auquel il lègue tous ses biens. Son fils Ramon Beranger IV hérite du marquisat de Barcelone donc du Fenolhedés mais encore le Peyrepertusés, le Conflent ,le Razés … Donc nous sommes à nouveau en pleine confusion entre historiens.

En 1137 Raymond Béranger  prendra le titre de Roi d’Aragon en épousant sa fille Pétronille. Leur enfant, Ramon deviendra “Anfos II”. Règne de Ramon Berenger IV jusqu’en 1162. Il s’engagea pour un an dans la milice du Temple avec 24 chevaliers de haut rang.  De part et d’autre des Pyrénées les comtes et les seigneurs sont nombreux à exprimer leur générosité envers les Templiers. L’Aragon est exposé aux mêmes exactions religieuses que les pèlerins en Orient.

Vers 1130 : Ulgadar II vicomte de Fenolhedés, fils de Guillem II, prête serment à Ramon Berenger III pour le château de Fenolhet et toutes les fortifications du Fenolhedés.


1133 : Première mention du Mas Deu (Trouillas) littéralement maison de DIEU. Donation d’un terrain aux Templiers sur lequel sera édifiée leur maison chèvetaine pour le Roussillon à partir de 1137.En catalan Deu = Source.


1136 : Prugnanes : Les templiers s’établissent à villa Pruana sur un fief cédé par Bernard Bérenger comte de Roussilon. G.Gavignaud-Fontaine in St Paul et les Fenouillèdes 2011. Enfin un ouvrage impartial sur le Pays. Voir l’introduction à François Jaubert de Passa et la sélection d’ouvrages.


1137 : Nouvelle menace Sarrasine depuis 1134 au moins. Installation de la commanderie Templière de Saint  Arnac, dominante sur le Fenouillèdes devant celles de Fontcouverte (Rabouillet) et de Prugnanes. Son commandeur avait droit de justice et était co-seigneur de Lesquerde et de Prugnanes avec le vicomte de Fenouillet. Il percevait des redevances dans la presque totalité des communautés de Pla Llouby à Maury et de Prugnanes à Trilla. Des taxes sur les routes qu’ils sécurisaient entre leurs relais à l’écart des villages. On ignore tout quand à leur implication concernant les mines de fer, de cuivre, d’or de Montagut, de Lesquerde. Des exploitations étaient attenantes à leurs relais.  Voir en 1984. Le commandeur cumulait quelquefois la fonction de précepteur. En résumé le chef spirituel de la maison.

– Taîchac en la paroisse de St Etienne de Derc est donné aux templiers.

– La commanderie de Foncouverte possédait le Bouich à Caudiès, Lauzadel, Campau et une partie du territoire de Perpignan d’après Joseph Armagnac dans le Messager de Notre Dame de Laval de juillet 1926. Il existait au XIIIe siècle un homonyme templier sur le Reart. Donation d’un alleu en 1149.

Le Temple avait recruté de nombreux chevaliers dans la noblesse locale. Prendre la croix permettait d’expier ses crimes, massacres et excommunications induites. Dès 1199 il fallait être noble,  selon un décret de Philippe Auguste, pour pouvoir accéder au rang de chevalier. Antérieurement au XIe siècle ces combattants possédant un cheval et une armure étaient plus proches de la brute avide de sang. Au service d’un seigneur pour des durées variables en fonction des nécessités.


1139 ou 1149 : Raimond Trencavel, second fils de Bernard Aton et vicomte de Béziers, hérite du Razés. Il est comte de Carcassonne et du Razés.


1140 : Bérenger de Peyrepertuse rend hommage au comte de Barcelone pour Cucugnan, Peyrepertuse, Quéribus, Rouffiac et la tour de Triniag laquelle se situait dans les environs de La Tour de France.


1141 : Achat par le Temple d’une maison à Sainte Marie de Porva. L’actuel Courbous sur la route de Sournia à  Arsa, une ” Préceptorie ”  ou succursale de commanderie y sera établie. Udalgar cède tous ses droits sur une famille de Corbos à Pierre Rovere maître du Temple.

  • Arnald de Sornian (Sournia) est frère de la milice du Temple. Ce qui laisse à penser qu’il leur fit d’importantes donations.


03/07/1141 : Acte de donation d’une forêt d’Uldaguer II vicomte de Fenouillet, aux templiers. Différents seigneurs étaient témoins dont Raymundi de Pratis et Gaucelmdu Vivier. S’agirait-il de la donation suivante…


1142 : Udalgar donne à la milice du temple le bois de Matapenista ou de Mataperusta* à Arsa. Berenger, un des fils de Arnald de Sournia en est témoin. Autres donations aux templiers en présence des mêmes personnages que en 1141. Udalgar cède tous ses droits sur Corbos et Arnald de Sournia certaines redevances, reprises à un de ses fils. Il lui donne en contrepartie un manse à Sournia.

Manse : L’habitation selon les matériaux d’alors avec ses  terres. Louée par le mansat avec option d’achat. La génération suivante n’était pas héréditaire mais avait un droit de préemption. Ce système visait à fixer la population qui était généralement nomade.

*En échange d’un mulet, d’une vigne et du domaine de Gaubert de Prugnanes. Mataperusta serait situé en fonction des écrits dans les ex cantons de Latour ou de St Paul.


1143 : Sur insistance de Ramon Berenger IV les templiers acceptent de combattre les infidèles en Espagne.


1147 : Ab aquilone in carrera que vadit ad Fenoletum…Est autem iste campus adjacentia Sanctae Mariae de Aspirano... ADPO 12j24 p 187 et 207.

La voie du Fenouillèdes passait entre l’église et le fournil d’Espira de l’Agly, à priori elle filait aussitôt après en rive gauche pour rejoindre Fonte Anastes. Jean Abélanet émet de bonnes présomptions quand à son origine romaine dans Etudes roussillonnaises XV 1997 page 123. elle est dite strata publica en 1098 et en 1144. En face de l’église et en amont le lit de la rivière était généralement à sec jusqu’au jour où le barrage ne régule son cours. G. Bile argumente un chemin en rive droite deux cent ans avant notre ère.


27/04/1147 A Paris Eugène III accorde la croix rouge aux templiers. A l’approche de la deuxième croisade dirigée par Louis VII.

A-V 1150 le Temple possède des maisons et un moulin affermés à Pézilla de Conflent.


Vers 1150 : Ramon Berenger IV délaisse la croix Occitane de ses ascendants les comtes Carolingiens (lignée de Guilhem de Gellone, cousin de Charlemagne), au profit du blason Catalan d’or à quatre pals de gueules*, la Senyera. L’équivalent du gonfanon de l’église romaine en temps de guerre.  Il existe une autre version, développée en 1125. Partie avant la virgule : On a là un modèle caractéristique des vérités historiques couramment escamotées du fait des auteurs Catalans. Inversement mais tout en restant dans l’art d’occulter, il est courant de lire que les Aragonais tenaient tout le pays au Xe  –  XIe siècle, ce qui est à relativiser compte tenu de ce ci-dessus.* Éléments complémentaires en pages A Propos..

– D’autres préfèrent interpréter ce drapeau comme étant la représentation symbolique de quatre doigts de l’empereur ou encore de Charles le Simple trempés dans le sang de Wilfred le Velu. Mais ce ne serait qu’une légende dorée. Comme chacun sait Charlemagne est mort en 814, bien avant la naissance de Wilfred. Peut être s’agit il de l’empereur Charles le Chauve, Charles III le Simple n’avait pas ce rang.


1151 :  Les comtes de Barcelone se sont institués rois d’Aragon.


1153 : Bertrand de Blanchefort est élu grand maître de l’Ordre du Temple. La date 1156 est plus communément admise, elle serait erronée. Voir en 1344


1159 : Roger II Trencavel épouse Adélaîde, fille  du comte de Toulouse Raimond VI.


1160 : L’abbaye d’Alet est au faîte de sa puissance. L’essentiel des vestiges encore éloquents est attribué à deux phases de construction. Fin XIe début XIIe et deuxième moitié du XIIe.


1162 -1196 : Règne d’Alphonse II roi d’Aragon ” Anfos El Cast “. Anfos I et II sont la même personne désignée respectivement par les catalans et les aragonais. Le Fenouillèdes – Peyrepertusés sont sous sa souveraineté par le biais du vicomte de Narbonne qui le tient toujours en fief. Alphonse II eut un fils désigné Alphonse I comte de Provence en juillet 1193 ou 1195 ou  1209 par son union avec Gersende de Forcalquier – Sabran. Leur fils sera Raymond Béranger V. Le blason de Forcalquier qui était une préfiguration de la croix occitane devint de gueules  à trois pals d’or. Attention à une éventuelle méprise avec celui de la Catalogne, d’or à quatre pals de gueules. Lequel a t’il initié le second ? Allez en pages A Propos pour en savoir plus.

– El Cast = Le Chaste, d’après le Larousse il hérita en 1166 de la Provence.


1163 : Arnaud de Fenolhet lègue à parts égales la seigneurie de Prugnanes aux Hospitaliers et aux Templiers. En 1173 pour G.Gavignaud-Fontaine agrégée d’histoire.

Le chanoine Rhénan Eckbert de Schönau crée la dénomination Cathare, du germanique Katte = Chat.Selon Anne Brenon ce fut une désignation péjorative des inquisiteurs avec pour seul fondement celui de discréditer les hérétiques. Cela signifiait dans l’esprit de l’inquisition, sorciers adorateurs du chat.Les intéressés s’appelaient entre eux Parfaits ou Bons hommes. A la veille de la croisade ils devinrent des Albigeois dans l’esprit des cisterciens. Après ce qui précède, il faut remarquer que le grec Catharos = Pur.


1167 : Assemblée Cathare de Saint Felix de Caraman par l’évêque Nicetas de Constantinople. Création de quatre évêchés : agenais, albigeois, toulousain et carcassonnais. Dès l’an 1000 des communautés hérétiques sont connues en Aquitaine, Champagne, Flandres, Rhénanie… Un diacre de Catalogne était rattache à l’Église du Toulousain.

De nos jours la filiation manichèenne du Perse Manès au III siècle est contestée. Ce disciple de Zoroastre Achéménide du VIIe siècle avant J-C prônait le dualisme. Une opposition du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres. L’accès à de nouvelles archives semble permettre d’accréditer une dissidence endogène au christianisme, relative à l’interprétation du Nouveau Testament.

Saint Felix de Caraman aujourd’hui Saint Felix de Lauragais.

La terre occitane présentait des facteurs économiques, politiques et culturels d’un société caractérisée par la réceptivité, l’ouverture d’esprit et la liberté. Le servage n’existe pas, la femme est considérée comme l’égale de l’homme… Les hommes de classes sociales différentes, possèdent un honneur et une dignité comparables… Chrétiens, musulmans, juifs, y vivent en harmonie. André Carol dans Mystérieuse Corbière de Sournia. Voir en 418 et à Liens et Livres Fenouillèdes..

  • En ce qui concerne la condition féminine, on est là en présence d’une interprétation erronée d’une création littéraire du XII è siècle, le Code des valeurs courtoises. La réalité se résume en un mot : Soumission, quel que soit leur statut social. L’exception n’est pas à rejeter, dans quelque ” enclave géographique ” ou sur la base d’une éventuelle influence heureuse des troubadours dans telle cour.

1170-1171 : Rhedae ( Rennes le Château ) hors citadelle, tombe aux mains du roi d’Aragon Alphonse II qui occupe Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus, Fenouillet et tout le territoire compris entre l’Aude et la Salz.. Le maître du Razés est un Trencavel, Roger II. Le prénom du comte varie  en fonction de l’auteur. A notre candide avis, nous sommes en présence d’une énième anomale, cette fois avec la date 07 / 1172. On relèvera un revirement de Roger II puisque en 1167 il était du parti d’Anfos.


1171 : Arnaud de Fenouillet rend hommage au comte de Razés, Roger Raimond Trencavel pour le château de Montalba. Possible erreur de prénom Trencavel, voir ci dessus. Le père de Raimond Roger qui moura à 24 ans dans un cachot de son château de Carcassonne.


1172 : Probable édification du fort de Caudiès, diligentée par Arnaud de Fenouillet.

07/1172 On écrivait le 04 des nones de juillet. Girart II ( Girart, Gérard ) dernier comte héréditaire du Roussillon lègue son comté à Anfos ( Alphonse ) roi d’Aragon. Descendant direct de Charlemagne, maître des anciens comtés carolingiens. En étant toutefois tenu de rendre hommage, comme ses prédécesseurs,  au roi de France pour ceux de Fenolhedés, Perapertusés, Donezan, Sault, Capcir. De même la Cerdagne, le Conflent, le Roussillon et le Vallespir  /  Annie de Pous.

Cette année là, Ramon ou Raymond Béranger IV, comte de Barcelone devient l’héritier du roi d’Aragon, ayant épousé sa fille unique.  Ainsi le Fenolhedés-Perapertusés se retrouve dans le royaume d’Aragon. Le Larousse indique que la réunion du comté de Barcelone à la couronne d’Aragon s’est faite en 1137.

Hommage : serment fidélité, de soumission impliquant 40 jours de service, pour le vassal au bas de la pyramide hiérarchique. Dans le midi cathare ce dû n’était généralement plus honoré. Plus d’informations en 1213.


1173 : Décès d’Arnaud III de Fenouillet au monastère de Lagrasse. Sa fille Ava née peu après sera la mère de Pierre IV de Fenollet et de Saissac. Mariée à Pierre un seigneur de la montagne noire. Cette même année, Arnaud exprima dans un acte sa fidélité due à la vicomtesse de Narbonne, il fut co vicomte avec son frère Pierre disparu sans postérité.


1179 : Avènement de Philippe Auguste.

Plusieurs conciles, Latran, Toulouse, condamnent l’hérésie.


1184 : Décrétale de Vérone, mesures anti-hérétiques à l’échelle Européenne.

1185 :  Nouvel hommage du vicomte de Narbonne au roi d’Aragon pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés qu’il tient en fief.


1188 : Villa Reboleti : Hugues de Sournia fait don à la commanderie du mas Deu d’un alleu sis à Rabouillet, villa reboleti avec l’église Saint Etienne. C’est la plus ancienne trace écrite connue. Le toponyme est de nature à révéler un essartage d’époque carolingienne sans arrachage des souches.


1193 : Peyrepertuse et Fenouillet sont inféodés par le roi Alphonse d’Aragon à son neveu Raimond Roger comte de Foix. Le mettant en possession du Fenolhedés et de ses dépendances, Perapertusés inclus. En conséquence le vicomte de Fenolhet lui prête serment d’hommage.


1196 : Pierre II dit “Le Catholique”, pour sa fidélité au pape, succède à son père au trône d’Aragon, jusqu’en 1213.


1198-1216 : Pontificat d’Innocent III.

  • Au XIIe conflits incessants entre Barcelone et Carcassonne, Carcassonne et Toulouse, Toulouse et l’Aragon, encore et toujours Barcelone face à Toulouse, le Carcassés et le Razés sont convoités. Ce sont les beaux jours des bâtisseurs de forteresses. Les préjudices de ces guerres sur chacun des belligérants deviennent très intéressants relativement aux visées des rois de France  en Languedoc.

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– XIIIe siècle –

1203 ou 1204 : Mariage du roi d’Aragon, en la maison de l’Ordre des Templiers (rue Mailly à Perpignan)avec Marie de de Montpellier, dernière héritière des Guilhem. Le 11 novembre il est couronné roi à Saint Pierre de Rome.

Construction de l’abbaye bénédictine de Saint Paul de Fenouillet. Auparavant il existait un monastère bénédictin mentionne en 906 comme succursale de celui de Joucou.

1204 : Pierre II d’Aragon, comte de Carcassonne, y organise une confrontation entre les Bons Hommes et les Catholiques.

23/06/1204 : Chute l’empire byzantin.

La quatrième croisade à destination de l’Egypte et de la Palestine à été détournée de ses objectifs pour s’abattre sur Constantinople. Les chrétiens latins d’Innocent III guidés par Enrico Dandolo doge de Venise massacrent ceux orthodoxes.  Ce premier magistrat avait scellé un accord avec les croisés, leur transport en Orient moyennant 85 000 marcs d’argent et la moitié des conquêtes. Le fanatisme de Rome passe avant toute logique tacticienne. De leur côté les vénitiens sous le prétexte de vouloir rétablir l’empereur byzantin Isaac II sur son trône, convoitaient à mettre fin à la concurrence commerciale croissante de Gênes et de Pise et s’ouvrir de nouveaux marchés jusques là interdits. Ce sera du pain béni pour Saladin. Par enchaînement de défaites il en résultera l’expulsion des templiers de l’Orient. Ce pillage fera la puissance de la Sérénissime. Un personnage tristement célèbre se fait déjà remarquer par sa cruauté, c’est Simon de Montfort.


1206 : Innocent III envoie Dominique Guzman fils d’une famille de nobles Espagnols, prêcher dans le Lauragais où il fonde le premier monastère pour femmes Cathares reconverties à Prouille aux portes de Fanjeaux. Il sera canonisé en 1234 sous le nom de Saint Dominique, le fondateur de l’ordre des Dominicains.


15/01/1208 : Assassinat à Saint Gilles du Gard, au retour d’un entretien houleux avec Raymond VI de Toulouse (excommunié pour tolérance envers l’hérésie) et par un des ses écuyers, du légat pontifical Pierre de Castelnau, moine cistercien de Fonfroide. Innocent III prétexta  de cet incident pour lancer un appel à la croisade contre les Albigeois. La flagéllation publique de Raymond VI devant le caveau de Pierre de Castelnau en présence du pape, n’y changera rien.

03/1208  Nomination du cistercien Arnaud Amaury légat du Pape à la tête de la croisade contre les hérétiques.

Concession en apanage de Pierre II à son oncle Sanche ( Sanç, Sancho ) des comtés de Roussillon, Fenolhedés, Cerdagne et annexes. Nunez  ( Nunyo ) son fils hérite de cette faveur aux justifications inconnues, jusqu’en 1226. Sanche est fils de Alphonse Ier de Provence et petit  fils de Alphonse II d’Aragon.

Apanage : domaine assigné à des proches et qui devait revenir à la couronne après extinction des descendants mâles.

Fortia Padulis : C’est à dire l’église fortifiée de Paziolls, mentionnée dans les biens de l’abbaye de Lagrasse. Au Xè siècle elle appartenait  à Ste Marie de Cubières. Padulis ou Pasulis sont à rapprocher de paludis, par forte pluviométrie l’aquifère des Corbières y remonte en surface.


1209 : Pierre IV de Fenolhet et de Saissac 13 ans ? fils de Ava et d’un seigneur de Saissac rend hommage à Aymeri III vicomte de Narbonne pour le château de Fenolhet et le Fenolhedés. Le vicomte de Narbonne étant vassal de Raymond VI comte de Toulouse.  La menace de la croisade des barons du nord (des évêques avec leurs troupes et des méridionaux dans leurs rangs) étant si proche. L’archidiacre Cathare Arnald de Fenolhet est témoin. Renouvellement en 1217 ou 1229.La présence d’un diacre Cathare à Fenouillet est attestée dès le XIIe siècle. Il est supposé que les premiers Cathares on été reçus à Fenouillet consécutivement à l’alliance avec les De Saissac, c’est à dire à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle ainsi qu’à Puilaurens. Cette famille était déjà  hérétique.

22/07/1209 : Lo Grand Masèl, de l’Occitan au Français, la grande boucherie. Massacre de Béziers par la croisade dirigée par le légat, avec l’appui de Raymond VI comte de Toulouse lequel a rejoint les Croisés, dans une vaine tentative de détourner l’épée de Damoclès qui allait s’abattre sur son neveu de Carcassonne. Mais ce n’est pas la seule interprétation, Raimond VI est soupçonné d’avoir ainsi cherché à nuire à Raimond Roger Trencavel dont les terres morcelaient celles du comte de Toulouse. Les rancœurs initiées par les guerres des XIe – XIIe siècles ne pouvaient qu’être bien ancrées dans les mémoires.  Il est attribué à Arnaud Amaury une sentence devenue célèbre : Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens. Il y aurait eu 20 000 morts ? mais la population est estimée entre 7.000 et 10.000 habitants.

La croisade avait débuté au mois de mars en Quercy. Cette extermination se répétera à Minerve en Juillet 1210, à Lavaur en mai suivant et dans d’innombrables cités.

Raymond Roger Trencavel comte de Carcassonne prend conseil à Collioure auprès du roi d’Aragon.

15/08/1209 : Massacre de Carcassonne sur ordre du légat, par Arnaud Amaury et Simon de Montfort. Ce baron d’Île de France devient comte de Carcassonne.

  • Le siège de Carcassonne marque le retour de la catapulte romaine sinon peu d’années auparavant, diverses machines de jets seront mises en oeuvre lors de celui de 1240.

Invasion du Fenouillèdes  par la croisade. Selon Louis Fedié. 1217 également avancé. L’ombre de Simon de Montfort plane sur les ruines de l’ancien Lansac. Fait historique ou allégation touristique ?

Anne Brenon ( Centre d’Etudes Cathares de Carcassonne ) entre autres, affirme au contraire que le castrum de Fenouillet comme celui de Peyrepertuse aurait été peu affecté du fait de la suzeraineté du roi d’Aragon. Il faut être prudent quant à ce type d’assertion. Les vestiges féodaux dont on ne sait rien sont fréquents. Ils n’ont pas laissé de trace écrite et pourtant ils sont là. On à vu ci-dessus au travers de l’exemple du château de Prats où peut mener la méconnaissance du document adéquat. En substance ” Je n’ai rien trouvé, donc il n’y à rien “. Il n’y a rien, allégation relative au Fenouillèdes, courante chez les catalans mal conseillés*, sublimement rectifiée par Annie de Pous.

10/11/1209 : Mort à 20 ans du vicomte de Béziers et du Razés  Raymond Roger Trencavel dans un cachot de son château de Carcassonne. Quelques années après Raymond de Termes y subira le même sort.   Le vicomte de Carcassonne et de Béziers, descendant de Bernard Aton, s’est sacrifié pour que les assiégés soient épargnés. Son fils Raymond se réfugie en Aragon.  Ici Raymond s’orthographie Raimon.

Vers 1246 Chabert de Barbaira séjournera dans les geôles de la cité de Carcassonne pour hérésie. Mais il sera libéré sur intervention de Jacques Ier le Conquérant  auprès d’Innocent IV.


1210 : Depuis la fin du Xe siècle tensions entre les comtes de Toulouse et de Barcelone.

Le castrum ( village fortifié ) d’Aguilar est occupé par les Croisés.


02/1211 : Les Croisés soumettent le castrum de Termes après un siège de quatre mois, puis détruisent Arques, le village antérieur à la bastide. Bataille de la Salz, démantèlement du château de Coustaussa après ceux de Albedun près de Le Bézu et de Rennes. Ces trois dernières forteresses venaient d’être” désertées” pour cause de confrontation entre Couiza et le confluent de la Salz. L’armée des Croisés sous le commandement de Pierre de Voisins, contre les troupes du comte de Carcassonne et leurs partenaires. Soumission à Simon de Monfort de tout le pays de Rhedae. Evènements quelques fois datés de 1209-1210.

Le mouvement urbain des bastides qui dura environ 120 ans est pour partie issu des dévastations de la croisade des barons du nord. Cordes est une des plus anciennes. Fondée par Raimond VII en 1222.


16/07/1212 : Bataille de Las Navas de Tolosa : Victoire décisive de la Reconquête chrétienne de l’Espagne. Alphonse VIII de Castille, Pierre II d’Aragon appuyés par les Templiers écrasent les Berbères Almohades.


1213 : Hommage de Raymond VI de Toulouse au roi d’Aragon. Le comte est le beau frère du roi.

Concile de Lavaur, rejet par le pape d’un plan de paix de Pierre II d’Aragon. Lavaur tomba aux mains des croisés en 1211, Géralde de Lavaur jetée vivante dans un puits aussitôt remblayé de pierres est un fait réel.

Le Peyrepertusés tombe aux mains des croisés.

12/09/1213 : Bataille de Muret : défaite de la coalition Occitano –  Aragonaise, la seule circonstance ou ils s’accordèrent. Le roi d’Aragon y est tué. Son fils Jacques 1er “Le Conquérant” lui succède jusqu’en 1276, il n’a que neuf ans. La présence du roi d’Aragon s’explique par la menace que cette croisade engendrait sur ses droits féodaux. Raymond VI est son vassal.

Raimon VI se réfugie en Catalogne.

Le quartier général de Montfort était à Fanjeaux entre Razés et Lauragués. Village où Dominique prédicateur célèbre par ses disputes s’était fixé depuis 1206.

Dans les rangs de Pierre II , un chevalier rousillonnais, Pons de Vernet. Plus exactement un brigand, connu pour ses enlèvements d’enfants contre échange de rançon. Longtemps après sa mort il fut l’objet d’un procès d’inquisition comme hérétique. En dépit de legs considérables à la veille de son départ pour la Terre Sainte, aux victimes des ses exactions et 1100 sols barcelonnais à Sainte Marie d’Espira. De plus il s’était repenti et donné au temple. Il n’échappa point longtemps après sa mort à l’exhumation et ses restes furent brûlés en public.  

Cette première croisade aboutit à un demi échec du point de vue répression de l’hérésie. Innocent III n’avait pas l’appui de Philippe Auguste, qui considérait que c’était une ingérence du Vatican. Il en fut autrement dès 1226.D’autre part les croisés n’étaient engagés que pour 40 jours offerts* dans le cadre du service d’ost, système en usage depuis le Xè siècle. Au terme de cet engagement le vassal était libre de rentrer chez lui avec ses hommes, armes et chevaux.

*Abstraction faite du service de garde et des chevauchées dont ils étaient pareillement redevables.


16 / 12 / 1213 :  A Aix en Provence sur décision de Innocent III, Sanche est déclaré tuteur de Jacques Ier d’Aragon et de Raymond Béranger V comte de Provence. Ces deux enfants seront éduqués par les templiers de Monzon en Aragon.


1213 au 19/01/ 1242 : Nunez Sanche roi d’Aragon, il est l’arrière petit – fils de Raimond Béranger IV.


1215 : Le Razés attribué en fief à Pierre de Voisins (Voisins en ile de France). Préalablement cédé à Louis VIII par Amaury de Montfort le fils de Simon, étant retiré à la cour.Le Pierre de Voisins sénéchal de Toulouse puis de Carcassonne était le fils du premier.

Concile de Latran : Simon de Montfort est nommé comte de Toulouse. Il se proclame duc ( Marquis ) de Narbonne, Arnaud Amaury ou Amalric l’abbé de Cîteaux, légat du pape et archevêque de ces lieux l’avait devancé dès 1212 en tant que tel. Le Fenouillèdes – Peyrepertusés relève de ce duché et les droits du roi d’Aragon s’y trouvent lésés.


1217 : Guilhem de Peyrepertuse rend hommage pour Peyrepertuse, à Simon de Monfort, duc de Narbonne et comte de Tououse. Son fief est cédé au roi d’Aragon. De Peyrepertuse branche cadette de Fenouillet. Guillaume cousin de Pierre IV comme Beranger de Peyrepertuse qui tenait le château de ce nom.

Le château de Montgaillard est tombé juste avant celui de Peyrepertuse.

Le mot frontière est mentionné pour la première fois dans l’acte de la soumission ci-dessus.

L’invasion du Fenouillèdes évoquée en 1209 et en 1229 : Un autochtone, André Carol issu d’une très ancienne famille influente de Sournia, dont des maîtres de forges en Ariège, Conflent et bien sûr à Sournia, situe ces événements en 1217 dans un livre qu’il faut avoir lu. Voir à Liens et Livres Fenouillèdes.


25/06/1218 : Au cours du siège de Toulouse, (automne 1217 à Juillet 1218)  Simon de Montfort est tué, la tête fracassée par une pierre catapultée. Son fils Amaury  lui succède à Narbonne avec les titres de comte et de duc jusques en 1222.


1220 : La commanderie templière de Centernac sise au moulin de Saint Arnac, est dominante sur le Fenouillèdes.


08/05/1221 : Le chevalier Ramon de Villarnaud vend à l’archidiacre de Saint Pierre de Fenolhedes l’église d’Arcianum  ( Arsa ) pour 800 sous de melgueil ( Maugio ).


14/01/1224 : Amaury de Montfort demande un trêve et cède le reste de ses possessions à Louis VIII fils de Philippe Auguste. Ce qui permet à Raimon Trencavel de réintégrer ses domaines. Aymeri III de Narbonne rend hommage à Raimond VII.Ce qui ne pouvait convenir à Rome. Cette fois le pape fut entendu. Louis VIII étant tenté de réunir le Languedoc à la France.

  • Amaury fils de Simon serait passé dans le vocabulaire languedocien, son prénom s’attacherait à un homme mal fini...Amorri, ( Amourit )

1224 marque le début de la construction de l’abbatiale St Paul l’apôtre de Narbonne, sur la tombe du premier évêque de la cité où il est supposé être arrivé au milieu du IIIè siècle. Qui était – il ? Peut – être Paulus – Sergius proconsul de Chypre converti par St Paul , mais il ne fait pas l’unanimité. D’où venait – il ? Mystères !


1226 : Au siège d’Avignon hommage de Louis Ier du Vivier au roi de France Louis VIII. Ainsi contrairement à Pierre de Fenouillet et à Guillaume de Peyrepertuse vassaux du comte de Toulouse Raimond VII, les du Vivier s’épargnèrent la confiscation de leur seigneurie.

Concile Cathare à Pieusse : Création de l’évêché du Razés. En le démembrant de celui du Carcassés.

29 04 1226 : Hommage de N  Sanche à Louis VIII pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés sous clause de restitution en cas de guerre opposant la France et l’Aragon.. Dans un courrier destiné au roi de France, il se met à son service en préparation de la conquête du Languedoc par la France.

10/1226 : Louis VIII concède à N. Sanche et à perpétuité, de même qu’à ses héritiers, le Fenouillèdes – Perapertusés. Les tenants de cette largesse sont inconnus.  D’après Louis Fédié N.Sanche ne put jamais déposséder Pierre IV de son château. Voir au 01.06.1229. Cette cession n’a pas été admise par la population, qui tiendra tête à Sanche et au Sénéchal de Carcassonne jusqu’au traité de Corbeil. N Sanche avait un gros souci, Pierre de Fenouillet était son vassal au titre de ses domaines du Roussillon, il fallait le ménager. Peut – être car c’est en contradiction avec les lignes suivantes.

08/11/1226 : Mort de Louis VIII roi de France, Louis IX lui succède jusqu’en 1270.


1228 : Par Louis IX (Saint Louis) N. Sanche devient propriétaire en fief du Fenolhedés –  Perapertusés et confirme l’ hommage tenu à Louis VIII. Ainsi de suzerain qu’il était déjà par faveur des rois d’Aragon. N. Sanche devenait propriétaire des domaines dont avaient été spoliés ses propres vassaux par le roi de France, alors que ces terres appartenaient à l’Aragon. Anny de Pous. Propriétaire sous suzeraineté du roi de France. Hypothèse de René Quehen, ne pouvant tout mener de front, la France aurait choisi de donner la priorité à sa mainmise sur les possessions du comte de Carcassonne. Saint Louis n’a alors que 13 ans. Régence de sa mère Blanche de Castille.

1228 : Au temps des radelièrs.

Concession à Pierre de Voisins des droits de péage sur les bois transportés par flottaison sur l’Aude. Prélevés à Quillan au port des carràssièrs° où les grumes étaient généralement mises à l’eau sinon en amont à Belvianes. Flottage sur l’Aude, téléchargements sur audeclaire.org

°Carràssièrs synonyme languedocien de radelièrs, conducteurs d’un radeau, respectivement carràs et radèl.


1229 : Montalba ? Rabouillet, Puilaurens : Destruction de Rabouillet par les Croisés de Simon de Montfort, après une lutte de plusieurs mois face à Guilhem de Peyrepertuse qui tenait sa forteresse avec acharnement. Guilhem de Peyrepertuse se réfugie à Puilaurens (L.Fédié ). Où il soutint un long siège en dépit de menaces d’excommunication. Simultanément le vicomte Pierre IV  était attaqué par N.Sanche, allié aux Croisés. Contradiction entre Fédié et Quehen tel que cité en 1226.Incohérence avec la date (25/06/1218). Nombreuses aberrations similaires en croisant les écrits des historiens, actuels inclus.

12/04/1229 Traité de Meaux-Paris : Capitulation de Raymond VII qui se soumet au roi et à l’église, il est condamné à 5 ans de croisade en Terre Sainte (dont il se soustraira habilement) et signe au pied de Notre Dame de Paris en cours de construction, le projet de rattachement de son comté et du marquisat de Provence à la couronne de France. Effectif en 1271 à la mort de sa fille unique Jeanne. Annexion au royaume de France du territoire du futur Languedoc dont le Razés et le Fenouillèdes dès 1258.

Jeanne fut contrainte d’épouser Alphonse de Poitiers frère cadet de Louis IX. A.de Poitiers ayant eu les oreillons…

Deuxième exil en Aragon de Raimon Trencavel.

01/06/1229 : Acte par lequel Pierre de Fenouillet  fait donation de  sa vicomté à N. Sanche. Il garde ses biens de Canet en Roussillon où Sanche est comte.

Vicomté transmise à N. Sanche par Louis VIII le 1er juin 1229 dans le cadre de la deuxième croisade, sur fond d’annexion programmée du Languedoc à la Couronne de France. Voir au 10.1226. Ah ces historiens nous font avaler n’importe quoi. Louis VIII est mort en 1226. Cette transmission est antérieure.

Excommunication en juillet au concile de Toulouse de Guilhem de Peyrepertuse car il tenait Puilaurens contre les Croisés, soit au mépris de son serment de fidélité de 1217. Cette sentence s’appliqua à un soutien de Simon de Montfort, Géraut de Niort lequel entre – temps avait pris le parti des hérétiques.

Création de la sénéchaussée royale de Carcassonne de laquelle relève le Fenouillèdes.

  • Cela concrétise le rétablissement des droits de suzeraineté acquis des carolingiens
  • Le sénéchal détenait le pouvoir militaire, judiciaire et financier.Ses services géraient la maintenance des ouvrages d’art, les différents approvisionnements en munitions et en nourriture. Il était secondé par un juge-mage ou lieutenant général en charge de la justice. Elle était rendue au Présidial de la sénéchaussée, le tribunal civil et militaire. Les grandes affaires étaient jugées au parlement de Toulouse, ultérieurement à celui de Carcassonne.Le premier sénéchal fut Guillaume des Ormeaux. Pour être établi il fallait être homme d’épée, noble, chevalier. Sous François 1èr cette fonction fut réduite à la justice.

20/04/1233 : Bulle de Grégoire IX créant le tribunal d’inquisition.

Durcissement de l’inquisition selon Innocent III. Grégoire IX confie la répression aux Dominicains. Prédications publiques suivies d’un repentir pour permettre aux hérétiques de se dénoncer en bénéficiant du pardon. A expiration du délai de grâce, les inquisiteurs procèdent à un interrogatoire systématique des habitants. Les suspects sont soumis à la question, à la torture. Ceux reconnus coupables d’hérésie ou de sympathie envers les Albigeois se voient confisquer leurs biens, de pair avec des peines plus sévères pouvant aller jusqu’à la mort, prononcées au cours de sermons publics.La torture n’aurait été autorisée qu’a partir de 1252 sous Innocent IV mais peu mise en pratique. Les cathares se gardaient de mentir.

1233-1241 : Benoit de Termes évêque cathare du Razés s’établit à Quéribus où il finira ses jours.


1234 : Sous Grégoire IX début de l’inquisition en Languedoc. Conduite par Pierre Seillan et Guillaume Arnaud. L’année suivante introduction de l’inquisition en Catalogne à l’encontre des Cathares qui s’y sont réfugiés.Les passionnés du sujet auront reconnu L.Fédié dans ces lignes. Notaire et Conseiller Général de la haute vallée de l’Aude, cette personnalité du pays nous a laissé un ouvrage paru en 1880. Assez unanimement critiqué par ses successeurs. Chose ubuesque pour qui aura lu les propos liminaires en début de cet article.

Création d’un tribunal de l’inquisition à Carcassonne.


Vers 1238 : Coalisation des seigneurs du Fenouillèdes pour essayer de reprendre leurs biens et attaquer le Roussillon.

1238 Ordonnance exigeant la destruction des lieux habités par les hérétiques.


12/02/1239 : N. Sanche vend le château de Peyrepertuse à Louis IX, 20 000 sols melgoriens ainsi que Quéribus. Sanche roi d’Aragon et comte du Roussillon est vassal de St Louis s’agissant du Fenouillèdes. D’après Louis Fédié. N. Sanche était fortement endetté. Le reste du Perapertusés sera absorbé par la France en 1258.

Les Français érigent Sant Jordi à Peyrepertuse, les fortifications sommitales actuelles. Le premier niveau autour de l’église Sainte Marie  fut édifié dans le courant du XIe siècle.

Melgorien : De Maugio près de Montpellier où était un atelier de frappe monétaire.


1240 : Réorganisation administrative du Temple. Scission en deux langues, celle de Provence est séparée de l’espagnole. Les maisons chêvetaines sont respectivement à St Gilles du Gard et à Monzon dans l’actuelle Catalogne.  Les possessions du Fenouillèdes, Centernach et Prugnanes, restent liées au Mas Deu (Langue d’Espagne). Même après que la frontière eut été établie dans le bassin de l’Agly et la création du royaume de Majorque. Simon Jean date cette partition en 1250.

De août à octobre vaine tentative de Raymond ou Raimon Trencavel, de reprendre Carcassonne avec l’appui des faidits, Pierre IV de Fenouillet, Chabert de Barbaira, Olivier de Termes,  Guilhem et Seguier de Peyrepertuse, Pierre de Cucugnan, Pierre de Latour, Géraud d’Aniort… dirigés par Raymond VII de Toulouse. Retraite des assiégeants le 11 octobre suite à l’arrivée des troupes de Jean de Beaumont (Belmont), grand chambellan de Louis IX, envoyé par Blanche de Castille, mère de Saint Louis et régente. Soumission de Guillaume de Peyrepertuse à Louis IX, charte du 16 / 12 / 1240. Son château est cédé à Jean de Beaumont  de même celui de Cucugnan ou de l’avis de René Quehen le 16 / 11 / 1240, ce qui est plus en phase avec la suite. Ce soulèvement contre l’occupant fut accompagné de trois de moindre ampleur.

L’arrivée de l’hiver dissuade Jean de Beaumont d’assiéger d’autres châteaux : Camps sur Agly, Le Fenouillèdes.

Suite à cette révolte Fenouillet et Puilaurens deviennent des refuges pour les chevaliers faydits comme Usson, Peyrepertuse, Quéribus, Aguilar…  Pour René Quehen c’était déjà le cas en 1228. Fenouillet  et Puilaurens seront ultérieurement séparés par la limite administrative Aude Pyrénées – Orientales. Raymond Trencavel regagne l’Aragon.

Séjour du diacre Cathare du Fenouillèdes Pierre Paraire au château de Puilaurens. Ce qui confirme encore que cette église était aussi implantée de ce coté des Corbières.

Faidits ou faydits : Graphies de l’Occitan au Français, Chevaliers hérétiques ou protecteurs des hérétiques proscrits et dépossédés de leurs biens par la croisade, acculés à l’exil.Cette émigration pour cause de répression s’est poursuivie jusqu’au traité de Corbeil. Plusieurs patronymes du Fenolhedés apparaissent des le XIIIe-XIVe en Aragon, Baléares où ils se réfugièrent et étendirent leurs domaines en récompense de faits d’armes : Saixa (1240) De Peyrepertuse, De Fenolhet, Chabert de Baraira… Leurs enfants furent souvent élevés à la cour d’Aragon : Olivier de Termes. Pons de Caramany ira chercher la protection de Jacques II de Majorque.On à vu qu’ils étaient simultanément vassaux du comte de Toulouse et du roi d’Aragon.


05 / 1241 : Olivier de Termes remet le château d’Aguilar  ( Le Viala ) à Saint Louis, 1260 est également proposé ?


28/05/1242 : Attentat d’Avignonet Lauragais par un commando venu de Montségur. Vraisemblablement orchestré par Raimon VII et son bayle Raimon d’Alfaro. Massacre de deux inquisiteurs, Guillaume Arnaud et Etienne de St Thibery avec leurs neuf accompagnateurs dans le château d’Alfaro.

  • A la Mort de Sanche, le Conflent,  Cerdagne,  Roussillon,  Vallespir et le Fenouillèdes passent à Jacques Ier “Le Conquérant “, son plus proche héritier.Ce qui amènera Hugues de Fenouillet à rendre hommage au roi d’Aragon.
  • René Quehen déduit que le Fenouillèdes est revenu à la France, n’étant pas mentionné dans cette succession. Voir la clause dans la donation de 1226.
  • St Louis renforce Peyrepertuse où ses habitants sont expulsés probablement à Duilhac. Un parchemin daté de 1242 énumère les remaniements ordonnés.

08 11 1242 :  Pierre IV, rend hommage à Aymeri de Narbonne pour les châteaux de Fenouillet, dont les droits étaient partagés par plusieurs seigneurs. Mais il n’eut pas le retour attendu. Hugues de Caramany était témoin, libellé Kara Manho, interprétation toponymique en 1307 . Béranger Ier du Vivier autre témoin.



1243 :
Pierre IV de Fenouillet et de Saissac fils de Ava, meurt à la commanderie du Mas Deu où il s’était réfugié sans s’être soumis à Saint Louis contrairement à Trencavel. Le premier accusé d’hérésie par Pons du Pouget frère inquisiteur de Narbonne, ses restes seront brûlés publiquement par la Sainte Inquisition en 1262. Selon René Quehen, Pierre de Fenouillet aurait été assisté par quatre diacres cathares dans ses derniers instants. Il venait de rendre hommage à Amalric le vicomte de Narbonne. Un cathare réfugié chez les templiers, ce n’est pas un cas isolé. leur règle leur interdisait de sévir contre tout chrétien. Certains Albigeois en voie d’être dépossédés firent des donations au temple. D’autre part le Mas Deu relevait du roi d’Aragon.

Pierre de Fenouillet devient selon les ouvrages, Pierre II à V et confusions avec les branches collatérales. Pierre V selon Geneviève Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire.

De Saissac n’est que la forme moderne de De Saixas. Hors à Sournia un toponyme Saixa semble faire écho au catharisme comme on l’a vu aux dates 989 et 1240


16/03/1244 : Bûcher de Montségur, fin des églises Cathares.

Fuite des hérétiques en Aragon et en Lombardie. L’extermination des Cathares se poursuivra jusqu’en 1321 (Belibaste). Entre temps ceux qui ne se sont pas exilés seront pris et brûlés sur le bûcher. Ceux qui ont émigré en Catalogne seront rattrapés par l’inquisition qui y fut instaurée dés 1235.


1245 : Des parfaits, religieux Cathares, sont hébergés au château de Puilaurens.


15/05/1246 : Considérant la réorganisation des défenses de Peyrepertuse par le roi de France,  Jacques Ier de Majorque crée Salvaterra, une sauveté perchée sur l’oppidum éponyme d’Opoul, en lieu et place d’un castrum. Pour fixer des habitant sur ce lieu lunaire il leur accorde les mêmes privilèges que aux perpignanais. Dans la foulée il fait réadapter les châteaux de Salses et de Tautavel.

Les Français transforment Aguilar en forteresse royale. Une garnison y est logée.


1247 : Soumission définitive d’Olivier de Termes et de Pierre de Cucugnan (Camps sur l’Agly) à Saint Louis.


06/1248 : Départ de la VIIe croisade. De nombreux seigneurs dont Raymond Trencavel, Olivier de Termes, Pierre de Cucugnan… accompagnent Saint Louis en Terre Sainte. Suite à l’échec de la révolte de 1240. Ils seront ainsi lavés de leurs fautes.

–  Louis IX ordonne à Guillaume de Pian, sénéchal de Carcassonne de prendre Molhet et Padern.


08/1248 : Pénétration de l’armée Française en Fenouillèdes, en règlement de l’héritage du pays par le roi d’Aragon.


27/09/1249 : A Millau mort de Raymond VII, sont comté passera à la couronne royale française en 1271.


1250 : En février, révolte des pastoureaux dans le nord de la France. Ce serait une des causes du séjour de Blanche de Castille, mère de St Louis, à Rennes les Bains. Ces bergers et leurs familles infiltrés de bandits, sévirent en Languedoc au 14e siècle, avec une préférence au détriment des nantis du moins dans les premiers temps.

A ne pas confondre avec Blanche de Castille citée en 1360. Si chacun dit vrai, c’est à dire Louis Fédié pour 1360 et ses successeurs audois pour 1250, ces deux altesses homographes auraient séjourné à Rennes les Bains.

Vers 1250 Reddition de Puilaurens qui est annexé par Saint Louis.


1252 ou vers 1248 – 1253 : Expédition de Guillaume de Pian, en Fenouillèdes. Ce fut un désastre , Fenouillet, Quéribus et Puilaurens étaient efficacement défendus par Chabert de Barbaira, un chevalier Cathare apparenté aux de Fenouillet. Le vicomte de Fenouillèdes était retenu en Espagne, à chasser le musulman. Le sénéchal sera rapidement remplacé par Pierre de Voisins.

Chabert de Barbaira ingénieur militaire. D’après Lecoy de la Marche il avait fait construire la première grosse tour à triple toiture, appelée chat-château ou renard… Ces tours permirent la prise de Majorque en 1229.

Chat-château ou renard : Pour sa forme de galerie couverte, pouvait s’attacher aux murs pour servir d’abri aux sapeurs. On s’en servait pour combler les fossés. Quand ils étaient défendus par des tours, on les appelait chat-château. Il étaient construits en bois et pouvaient rouler sur quatre roues. Albert Bayrou dans Fenouillèdes-Diocèse d’Alet.


1254 : Pierre d’Auteuil promu sénéchal en juillet.


1255 : En mai – juin  Pierre d’Auteuil obtient la reddition de Quéribus, le  dernier château à tomber, tenu par Chabert de Barbaira, en contre partie de la liberté de Chabert emprisonné au fond des geôles de la cité de Carcassonne. Ce  seigneur  fut capturé en mars par Olivier de Termes de retour de Palestine.Le revirement de Olivier de Termes pourrait s’expliquer comme suit : Jacques Ier le Conquérant fit don de seigneuries à Chabert. Ces fiefs du Roussillon avaient appartenu à Olivier de Termes. La soumission de Chabert et la cession de son château de Quéribus à Louis XI lui assurèrent sa liberté. On ignore quel fut le sort de la communauté hérétique hébergée dans les murs de Quéribus.

Louis IX aurait profité d’un arrangement diplomatique : Le suzerain du Fenouillèdes Jacques Ier d’Aragon était occupé à réprimer une révolte de ses sujets  de Montpellier. Affaire pour laquelle il avait besoin de l’aide du roi de France. Comme St Louis c’était un fervent catholique dont l’idéal était d’aller se sacrifier en Terre Sainte ! Ses prétentions sur la région en étaient passées au second plan. Il avait de plus d’autres visées expansionnistes, la France a saisi cette opportunité.

Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne que les sergents de Peyrepertuse ne reçoivent pas leur femme avant Pâques.

Deuxième campagne de fortifications royales, Castel-Fizel, Fenouillet. A Puilaurens, après achat à l’abbaye de Cuxa sous forme de redevance annuelle  et en avoir chassé les habitants. Cuxa abandonne également tous ses droits sur Lapradelle, le Caunil, Gincla, Aigues bonnes. Voir en 1011. Première phase de fortifications peu après 1240.Castel Fizel ou Castellum Fidélis, le château fidéle, au roi ou aux vicomtes de Fenouillet ? attendons que les historiens  s’accordent.

Vers 1254 Saint Louis restitue le château d’Aguilar à Olivier de Termes pour s’être brillamment illustré en Palestine.

Entre les guerres, les épidémies, les famines, environ cinquante au cours de ce siècle, les calamités naturelles, le Fenouillèdes est dépeuplé.  Léger mieux au XIIIe siècle concernant les épidémies.


05/1255 : Toute la vicomté est occupée par les troupes d’Olivier de Termes pour Saint Louis.

08/1255 : Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne de fortifier Puilaurens. Les habitants sont déplacés dans la vallée.


1258 : Vaste opération contre la noblesse Cathare en Fenouillèdes entreprise par le roi d’Aragon, Jacques Ier.L’inquisition fait arrêter à Escouloubre Pierre Aura. Il aurait participé au meurtre d’inquisiteurs à Avignonet – Lauragais en 1242.

11/05/1258 Traité de Corbeil entre Louis IX et Jacques Ier ratifié le 16 juillet à …  Barcelone!*. Louis IX reçoit le Fenolhedés – Perapertusés sans Opoul,  Vingrau, Périllos ni Tautavel qui se retrouvent en Roussillon. Tout en restant liés à l’archevêché de Narbonne comme le Fenolhedés – Perapertusés. Simplification des droits de suzeraineté partagés jusques là, la France renie définitivement ses droits acquis des carolingiens au sud des Pyrénées et l’Aragon les siens en Languedoc. Pour le civil le Fenouillèdes relève dorénavant de la sénéchaussée de Carcassonne. Dans laquelle l’inquisition est instaurée, enquêtes jusqu’en 1262. * Selon les historiens du cru que nous épargnerons en évitant de les citer, ne serais – ce pas plutôt à Corbeil au prieuré de Saint Jean? axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan

  • Vingrau et Tautavel occitans passent aux  ” Catalans “.
  • Opoul et Périllos bien que appartenant à l’aire linguistique occitane étaient déjà administrativement du côté opposé.

Tracé de la frontière : Du sud de Port  Leucate ( Voir pages Toponymie) aux confins de Salses avec  Fitou, Col des Hortoux ?, Trauc del Caval, Montoulié de Perilhou alias Périllos ( Radar météo )*, Pech del Genièvre à Vingrau,  Pas de Paziols, Pech de la couronne ( Horizon nord – ouest Estagel ), La Tour de France, Col de La Bataille, Belesta de la Frontière, Col des Ausines, crêtes sud de Campoussy, Sournia, Rabouillet, Montfort, Conosols…. Voir cartes et en 863 pour le tracé antérieur. Certes le Fenouillèdes est passé à la France. Mais pour son plus grand malheur, il est pris en tenaille par l’Aragon, au sud et à l’Est bien sûr et en façade du pays de Sault. * Nonobstant son positionnement côté  ” Catalan ”  Périllos  sera durablement acquis à la famille De Gléon, des seigneurs français  établis entre Portel des Corbières et Fontjoncouse. Fait étonnant perçu de nos jours cette frontière n’a pas été matérialisée sur les hauteurs des Corbières maritimes.

Le Donezan, l’actuel canton ariégeois de Quérigut propriété des comtes de Foix passe à Jacques 1er Le Conquérant. Ainsi que le pays de Sault. Voir en 1607.

La cession du Fenouillèdes sera scellée en 1262 par le mariage du fils de Saint Louis, Philippe le Hardi avec la fille de Jacques Ier, Isabelle d’Aragon. Future mère de Philippe le Bel.

Peyrepertuse fut essentiellement édifié par les Aragonais*. Ce n’est pas l’œuvre des Cathares. Puilaurens a bénéficié de remaniements  aux XIe et XIIe siècles, vers 1263 et également par les Aragonais. Restructuration en forteresses royales des cinq fils de Carcassonne dont Peyrepertuse considérablement étendu et Puilaurens, pivots des défenses Françaises sur la nouvelle frontière. Préfiguration de leur apparence actuelle. Fenouillet est devenu une citadelle royale, gardée par une garnison de 25 sergents d’armes plus un capitaine commandant et un chapelain. Autant à Puilaurens et à Peyrepertuse avec un chapelain. A Quéribus 27 sergents y sont déployés. A notre humble avis châtelain serait mieux de circonstance que l ecclésiastique susdit.

Création de la viguerie du Fenouillèdes. L’administration sous l’Ancien Régime.


Evènements de Fenouillet : Louis Fédié propose une autre version, impliquant Pierre II de Fenouillet. En voici une synthèse : N. Sanche pensa à tort qu’il pourrait rapidement dépouiller cet adolescent, c’est à dire Pierre II. Sanche s’était déjà accaparé le comté de Bésalu au détriment de la comtesse Ava. Il lui manquait le Fenouillèdes. Le château de Fenouillet eut à soutenir un siège mémorable, mais son vicomte résista. Là dessus vint la croisade contre les Albigeois, Pierre était de leur parti, allié au malheureux Raymond Roger Trencavel. Pierre de Fenouillet se retrouva faidit. Entre temps N. Sanche s’était rangé aux côtés des Croisés. Il fut investi du Fenouillèdes par Simon de Montfort.Les croisés étaient maîtres de tout le pays. Sauf des forteresses de Fenouillet, de Peyrepertuse et de Puilaurens, chacune défendue par un membre de la famille de Fenouillet et Simon de Montfort dut se retirer après un long siège vain. C’était vers 1217. N. Sanche mourut en 1242 à Formiguères en sa résidence d’été, sans avoir pu prendre Fenouillet ni Puilaurens.Nous voilà en 1258, Fenouillet est devenu forteresse royale aux mains de St Louis. Pierre de Fenouillet ne conserva que ses domaines d’Ille et de St Paul. Il protesta sans succès contre la confiscation de Fenouillet. Son petit fils alla jusqu’à réclamer auprès du pape sans obtenir gain de cause.


Un souffle cathare : Investigations  de Bernard Caillens publiées en quatre chapitres. Elles ont le mérite de lever le voile sur un sujet trop éludé, le Fenouillèdes Pays Cathare., nos lointains ancêtres étaient adeptes de ce courant de pensée.

Cathares et Templiers en Roussillon, Robert Vinas.

Julien – Bernard Alart ( 1824 – 1880 ) Suppression de l’ordre du Temple en Roussillon.

Philippe Coquin, La Corbière Catalane. Cliquez sur Liens et Sources documentaires.

Carte du Traité de Corbeil sur axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan



*Catalans mal conseillés
: Trop souvent l’un ne va pas sans l’autre s’agissant du Fenouillèdes où la plupart d’entre eux n’a jamais mis les pieds par craintes inavouables et irrationnelles. La synthèse qui suit résulte principalement d’observations et d’échanges avec des randonneurs que j’ai accompagnés entre Bugarach, Madres et Tourèze.

  • Crainte de se sentir isolé une fois sortis des grands axes d’agglutination menant aux plages, à Le Perthus – La Junquera ou à Font Romeu.
  • La peur des routes étroites, ( Dans leur esprit ), ce qui les amène tous à rouler à gauche au mépris de qui vient en face et donc à faire montre d’incohérence. Peur manifeste de ” s’embauçar ” dans des précipices de leur imaginaire.
  • Appréhension de se  perdre ” Dans la forêt profonde où rôde le méchant loup ou autre mauvaise rencontre animalière “. Dès que vous vous engagez sous une futaie hors sentier  les discussions cessent d’emblée.
  • Il n’est qu’à causer avec eux pour que ces phobies communes transparaissent. Il n’est pas rare d’y rencontrer des automobilistes, immatriculés 66, à bouts de nerfs car incapables d’interpréter les panneaux routiers directionnels ( Ille sur Têt, Prades … ) et de se situer, ce qui les conduit à tourner en rond avec leur voiture pendant des heures ! Énormément de roussillonnais ne sont jamais passés à Estagel ou à Saint  Paul de Fenouillet ! Quand depuis Le Barcarès ou Perpignan ils vont ” si loin à moins de 50 km ” , ils s’en vantent, fiers comme Artaban qu’ils sont aussi …Si ce n’était que ça ! Mais il doit y avoir pire, voir à Gabachs.

*Par les Aragonais : Une inexactitude qui ne cadre pas avec les déroulements ci dessus, issue vraisemblablement de l’un de ces subtils escamotages dont on a déjà parlé. les Carolingiens et les Capétiens avaient fait le gros oeuvre. Sur un sol souvent préparé par les Romains et les Wisigoths. Puis les comtes de Bésalu les ont adaptés.

Liens et Livres Fenouillèdes


Principales sources documentaires de Fenouilledes.fr et histoireetrando-prats-de-sournia.fr

Mise en garde

Autrement plus que leurs homologues français, les catalans traînent depuis des siècles une réputation de falsification de l’Histoire de cette porte de France, un art du frelaté qui ne va pas en s’atténuant bien que plusieurs d’entre eux l’aient déploré. Il est si simple de copier ses maîtres sans se soucier d’éventuelles âneries et surtout d’une partialité ostensible et ostentatoire pour le moindre que l’on soit initié ! En les lisant attentivement, il est aussi usuel de s’interroger quand à la connaissance qu’ils ont des thèmes abordés et visuellement des lieux du Fenouillèdes ” Étudiés “. Très difficile d’accès depuis les terminus de France tous proches que sont les vallées profondément effondrées de Cerdagne, Conflent, Haut Vallespir a fortiori… Chacune avec sa typicité géographique, culturelle teintée d’exotisme ibérisant en comparaison de la normalité hexagonale et ses corollaires naturels perturbateurs non intentionnels de l’impartialité. Que penser de tout auteur originaire de l’un de ces villages incrustés dans les replis du relief pré cités souvent à quelques minutes de l’Espagne mais à une ou deux heures de la préfecture. Soit un monde trop différent du Fenouillèdes, idéal pour le dépaysement dominical,  pour ne pas être quelque part à l’origine des erreurs d’appréciation à ses dépends.

Reste que les niaiseries ne font pas carton plein, il existe une volonté évidente mais larvée des catalans d’arranger leur réalité historique languedocienne, les problématiques qui en émanent sont développées dans les pages A propos et celles Gabachs. Il est essentiel de les consulter au préalable pour mieux décanter l’Histoire. Là,  seule leur impartialité est en cause, on compte dans leurs rang des éminents spécialistes du genre. De fait les références suivantes résultent d’un tri drastique, il a fallu secouer le prunier; Ces éminences catalanes  y sont différenciées  dans l’idée d’activer votre vigilance.

Sachez que beaucoup ont en point commun celui d’être diffusés par Terra Nostra dont ils sont quelquefois membres fondateurs.

Pris dans un contexte plus élargi et à force d’être dans l’ambiance des auteurs catalans, il n’est pas rare d’en arriver à la synthèse suivante  :

– Seraient – ils en premier lieu sympathisants des mouvements séparatistes et ensuite historiens impartiaux peut – être ?

Plus ennuyeux, spécialement pour les élèves du Fenouillèdes, il en est qui sont enseignants !

 


Prats de Sournia, un village du Fenouillèdes.

E et C Bordes, N.Calvet, M.Crambes, ( 220 pages, 24 x 17 cm ) 20€  2012. ISBN : 978-2-7466-5087-9

Histoire et vie d’un village frontière du Fenouillèdes de l’Age du bronze à nos jours. Veuillez vous adresser à : communedepratsdesournia@wanodoo.fr ou au numéro de téléphone suivant 04.68.97.74.06.


Fenouillèdes

Revue des mémoires et histoires des Languedociens des Pyrénées Orientales et du canton d’Axat. Quatre numéros par an. Incontournable par ses articles abondamment documentés.

Éditeur : 13 rue Pierre Vidal, 66220 Saint Paul Fenouillet.


Saint Paul et les Fenouillèdes

Geneviève Gavignaud-Fontaine, agrégée d’histoire. Editions Arpèges 2011, ( 292 pages, 16 x 24.cm )

Notre avis : La vraie histoire du Fenouillèdes

La brève période sous domination Aragonaise est contenue dans ses justes proportions. Chose fort rare dans les études relatives au Fenouillèdes. Ouvrage net des trucages habituels faisant du tout Catalan à tout va. Si répandus que les plus crédibles des historiens s’y sont fait piéger à la manière des mauvais élèves “pompant” sur leur camarade.

En vente dans les bonnes librairies du Fenouillèdes et auprès de la revue ci-dessus.


Au temps des dolmens

En Languedoc Roussillon.

De Jean Guilaine, audois professeur au Collège de France. Éditions Privat 1998. ( 166 pages, 20 x 28.cm )


Aude

Ouvrage collectif aux éditions Bonneton. ( 431 pages, 17 x  24 .cm )


Pyrénées-Orientales Roussillon

Ouvrage collectif aux éditions Bonneton. ( 320 pages, 17 x 24. cm ). Les auteurs sont catalans et professeurs à l’université de Perpignan.


Fenollède

Le Pays et la Vicomté Féodale de Fenouillèdes du VIIIe au XIVe siècle par Annie de Pous, auteure catalane aux éditions Roudil 1973. ( 167 pages, 18  x 24.cm ).


La Seigneurie de Peyrepertuse

Son histoire, ses châteaux.

René Quehen 1975 ( 292 pages, 17 x 24 cm )  édition de l’auteur, La Barbère 31310 Montesquieu Volvestre.

Notre avis : Une particularité, l’auteur ne s’est pas suffit à recopier ses prédécesseurs. Relation accompagnée d’une analyse et d’arguments démonstratifs.


Fenouillédes Diocèse d’Alet

Fragments historiques et statistiques par Albert Bayrou aux éditions de l’auteur 1980. ( 226 pages, 15 x 22.cm )


Mystérieuse Corbière de Sournia

Premier prix histoire au concours international des Arts et Lettres 2006. En vente à Sournia.

Par André Carol historien de Sournia 2005. ( 207 pages, 17 x 24.cm )

Carol : très ancienne famille de Sournia.


Les Templiers des pays d’OC et du Roussillon

Par Simon Jean aux éditions Loubatières 2003. ( 413 pages, 16 x 24.cm )


Châteaux et forteresses en Pays cathare

Par Dominique Dieltiens aux éditions Loubatières 2003. ( 367 pages, 16 x 24.cm )


Lieux et légendes du Roussillon et des Pyrénées Catalanes

Par jean Abélanet, auteur catalan, ancien conservateur du musée de Tautavel aux éditions Trabucaïre à Perpignan 1999. (202 pages, 15×23.cm).


Autrefois des hommes… Prehistoire du pays Catalan

Par jean Abélanet, auteur catalan aux éditions Trabucaïre 1992. ( 206 pages, 14 x 22.cm )


Le comté de Razés et le diocèse d’Alet

Par Louis Fedié notaire et conseiller général de l’Aude aux éditions Lacour, réédition 2002 d’un ouvrage de 1880,  233 pages, 15 x 20.cm .


Les tours à signaux

Par Annie de Pous aux éditions Conflent 1981. ( 105 pages, 15 x 24.cm )


La Croix Occitane

Par Bertran de la Farge aux éditions Loubatières 2000. ( 120 pages, 11 x 20.cm )


Canigou

Montagne sacrée des Pyrénées  par Joseph Ribas, auteur catalan aux éditions Loubatières 2003. ( 413 pages, 16 x 24.cm )


Géologie des Pyrénées Orientales

Par Henri Salvayre 1983, ( 429 pages en 14 x 21.cm )


Le Livre des Eaux souterraines des Pyrénées Catalanes

Par Henri Salvayre 2010 aux éditions Trabucaire, ( 240 pages en 17 x 24 cm )

Sous un titre déferlant une large place est consacrée aux bassins de l’Agly et de l’Aude.


Glossaire de la Langue d’OC

Par Pierre Malvezin édition la Découvrance 2006, 278 pages.


Les Hommes des Collines : la Corbière Catalane aux 17ème et 18ème siècles

Avis : Grâce à une masse de documents d’archives, l’auteur, qui vit à Vingrau et y puise ses racines, se penche sur la vie quotidienne de ses ancêtres corbièrencs aux 17ème et 18ème siècles, analyse leurs rapports avec le pouvoir, la famille, la religion, et le travail. Il relève des coutumes étranges, des traditions, des comportements et des valeurs humaines étonnantes, comme l’égalitarisme et le respect de l’étranger, et dresse un portrait psychologique de l’homme et de la femme des Corbières, cette femme qui occupe ici une place égale à celle de l’homme, cas unique peut être dans les sociétés rurales méditerranéennes…

De : Coquin Philippe
Par : Editions Lacour
Avec : 218 pages en 21 x 15 cm
ISBN : 2-7504-1202-1
Prix : 18 – Disponible chez les Editions Lacour


Le Pays de Sault

Abbé Pierre Moulis. Editions Lacour, 228 pages en 21 x 15 cm, 20,oo€. Réédition 2009 d’un ouvrage paru en 1958.


Larrouse Catalan


Dictionnaire Français-Catalan :

Christian Camps et René Botet. Editions Trabucaire 2007, ISBN : 978-2-84974-052-1


Dctionnaire Occitan-Français selon les parlers languedociens.

Par Louis Alibert, édition Institut d’Estudis Occitans, 710 pages.


Termenès Fleur d’Épine,  toponymie et microtoponymie

Claude Pla, 800 pages. Editions l’Harmattan 2015.


Liens :

Les assertions fantaisistes  avancées dans divers sites n’engagent que leurs auteurs, certains ont puisé à des sources des plus troubles.

Les liens qui précèdent sont incontournables, des suivants tout autant ( Quillan, Paridulac… ) ,  nul doute que vous y reviendrez souvent.

Destinations

Toponymes

  • Pour en savoir plus : Cliquez ici
  • Rues de ma ville et lieux – dits
  • Toponymes du Fenouillèdes
  • Pari du lac Caramany + La rubrique Histoire à suivre assidûment
  • Nomenclàtor toponimic de la Catalunya del Nord/ I.E.C et U.P.V.D. Répertoire de tous les villages du département 66, ceux de l’aire dite catalane et ceux occitans, Fenouillèdes audois compris. Un piège pour lecteur non averti, les toponymes catalans et languedociens sont confondus de telle sorte qu’ils peuvent y paraître tous catalans.

Cartes de randonnée IGN Top 25 (1:25.000)

  • 2448 OT : Thuir-Ille sur Tet.
  • 2348 ET : Prades-Saint Paul de Fenouillet.
  • 2248 ET : Axat-Quérigut.
  • 2347 OT : Quillan-Alet.
  • 2447 OT : Tuchan-Corbières.

 


  • Le feldspath en Fenouillèdes et ailleurs : lasim.org
  • Mines de fer de Planèzes tpcf.fr

Géologie

Vallée de la Désix

La concentration de ruisseaux à l’eau pétrifiante et permanents, même en 2008, étonne en Fenouillèdes dans un environnement si aride que même les chênes à kermès  (garrouilles) végètent.

Nous sommes sur les terrains métamorphiques du synclinal de Boucheville, marno-schistes de l’Albo Aptien supérieur , étages du crétacé, lequel est la dernière période de l’ère secondaire. Tout prés du front de chevauchement nord Pyrénéen ou faille nord  Pyrénéenne qui séparerait la plaque ibérique du continent et de la zone axiale. Cette dernière correspond ici au massif granitique dit de Quérigut-Millas, la serre de Sournia, les forages de Campoussy et Sournia.

Laissez votre véhicule à Roquevert, traversez la Désix sur le pont médiéval et remontez rive gauche en suivant l’antique route de Sournia (balisage petite randonnée). En quelques minutes vous changez de plaque. La faille nord Pyrénéenne suit le cours de la Désix et de là via Montfort, Sainte Colombe, Usson, Niort… jusqu’au pays Basque. A l’est elle se dirige vers Bélesta et Néfiach, puis sa localisation se perd dans le golfe pliocène du Roussillon.

La zone nord Pyrénéenne qui s’étend du front de chevauchement nord Pyrénéen au sud jusqu’à l’axe Pech de Bugarach-Padern au nord, est fracturée par plusieurs accidents tectoniques. Des failles de moindre ampleur que la précédente, généralement parallèles entre elles, selon une direction est ouest. On retiendra celles de :

  • Puilaurens-Lesquerde par les sources thermales de la Fou.
  • Fanges-Galamus-Quéribus-Sud de Paziols.
  • Trois failles allant de la région de Bugarach-Le Bezu, parallèles entre elles, dirigées sur Duilhac, Cucugnan, Padern.

Quand à la prétendue faille nord Pyrénéenne par le Pla d’en Dalen à Saint Martin de Fenouillet, ce n’est qu’une affabulation comme celle du volcan sous la clue de la Fou, racontée par nos arrière grands-parents. Il s’agit de l’un des prolongements du nœud de failles de Fenouillet. Le panneau didactique du sentier d’interprétation géologique devrait être complété par la mention : Attention couleuvre, à avaler. A quoi bon une pareille assertion dans un Pays au patrimoine historique et naturel remarquable. Cartes du BRGM au 1/50 000.

Liens :

D’autres liens ci – dessous.

Pech de Bugarach

Cette montagne sacrée habitée de nombreux mystères est connue des géologues pour sa discordance du tertiaire. Un formidable chambardement tectonique inversa les couches du jurassique qui vinrent se poser sur les marnes du crétacé. A voir depuis les cascades des Mathieux.

Tremblements de Terre

21/02/1330 Secousse sismique, à l’époque sa durée a été estimée équivalente à celle d’un Avé Maria ! Depuis une bonne quinzaine de séismes significatifs ont été répertoriés.

02/02/1428 De forte intensité. Telle qu’il n’y en aurait pas eu de similaire depuis. Il pourrait avoir été de force 8 et selon les chroniqueurs de ce temps là, il aurait duré le temps d’un Nôtre Père ! Son épicentre se serait situé du côté de Camprodon.

18/02/1996 Magnitude 5.6 sur l’échelle de Richter. Lié au chevauchement des plaques européenne et ibérique. Faille nord Pyrénéenne ci-dessus, épicentre dans les environs de Axat et à grande profondeur. Ce qui explique que les dégâts furent modestes au regard de la force pré-citée. Blog Pierre Gresillaud ingénieur civil des mines,   gypse de Lesquerde.

Plusieurs villages jusqu’à Estagel subirent des dommages. Principalement à St Paul où quelques façades furent lézardées dont le choeur de l’église et le clocher du Chapitre avec ses stucs. A la Fou de volumineux rochers finirent leur course de part et d’autre de la route en pulvérisant le parapet. Heureusement c’était le matin à 2h45, le trafic routier était nul.

Une secousse anecdotique selon Georges Soutadé en la comparant avec celle de 1428.

Liens  :

D’autres liens ci – dessous.

Genèse de la Révolution Française

Les climatologues s’accordent à penser que cette séquence polaire  aurait été déclenchée par l’éruption du millénaire. Celle du Laki en Islande, due à la fissuration du rift. Du 08.06.1783 au 07.02.1784 sans discontinuer, des millions de tonnes de dioxyde de soufre en se transformant en acide sulfurique dans la stratosphère, ont généré un refroidissement anormalement excessif et prolongé sur l’Europe. Le soleil fut fortement occulté durant 8 mois sur le continent par le nuage mortel. L’air empestait le soufre. Des dizaines de milliers d’Européens sont morts, les poumons détruits par l’acide sulfurique.

Il est malaisé de déterminer si le Fenouillèdes a été ou non atteint, wikipédia.org + le nom de votre village.

Cet enchaînement néfaste est considéré comme étant la genèse de la Révolution Française.

Rift : Fossé d’effondrement au volcanisme à activité variable, plaine d’Alsace, Mer Morte, Rift Valley en Tanzanie..

Spéléologie

Sont à consulter :

  • Le n° 8 de la revue Fenouillèdes.
  • Sur internet, Karstologia n° 10 (2eme semestre 1987)
  • B. OURNIÉ – Présentation spéléologique du massif des Fanges et du Roc Paradet (Fenouillèdes, Aude et Pyrénées-Orientales) (p. 1-6).
  • Les grandes cavités du Fenouillèdes.
  • Grottes et cavités Paridulac.

 

Les Gabachs

Les Gabachs

ou Les Tribulations d’un Gabach chez les Catalans

Adessiatz e benvenguda a tots. Bon dia i benvinguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

Quelques pierres d’achoppement à éviter ont retenu toute l’attention de l’auteur. La crainte que mon impartialité soit insidieusement faussée par mon moule culturel languedocien. Ensuite ne dit on pas que, Les gens susceptibles sont enclins à écrire. Fort de cet aphorisme, j’ai longtemps rechigné à m’attarder sur mes analyses de la mentalité des roussillonnais en les reléguant au rang des brèves de comptoir. Ce sont communément des situations trop hors normes, empêchant ainsi de les accepter comme fondées de prime abord.  Jusqu’au jour où j’ai réalisé qu’elles étaient rigoureusement corroborées par plusieurs notables qui se sont exprimés en la matière. Mes doutes en étaient balayés, il était temps de cesser de se remettre en cause

Définitions

Qu’es aquò un Gabach ? Ce nom d’oiseau remonterait  aux grandes invasions germaniques. Il résulte de la contraction de deux qualificatifs du même sens :  Wallo (Wallon) et Wales (Pays de Galles). Ce sont des dérivés du germain Walhisk = étranger. Un comble  ! Car ce sont les conquérants qui s’adressent ainsi et de façon pour le moins peu flatteuse aux peuples qu’ils soumettent.

Gabach, Gavach, Gabache, Gavache, Gavot (Gap, Nyons), ces formes sont usitées dans toute l’Occitanie et jusqu’au fin fond de l’Espagne : Gavatx.

Gabach ou Gavach serait ou aurait été synonyme de Bougnoul. Du temps de l’Algérie Française il s’appliquait à des populations déshéritées et méprisées. Ce vocable a vraisemblablement suivi les déportés et les émigrés de la première moitié du XIXe siècle. Rabelais ( jeantosti.com / patronymes )  a participé aux interprétations suivantes:

  • Le “Glossaire de la Langue d’Oc” de Pierre Malvezin  : Goulu et par dénigrement campagnard, montagnard, rustre en précisant que ce mot au sens péjoratif s’est étendu jusqu’en Espagne. Le verbe Gabachar signifie mal faire un ouvrage, le faire d’une manière rustre.
  • Le dictionnaire Occitan-Français selon les parlers languedociens de Louis Alibert, édition Institut d’Estudis Occitans : Gavach  =  goinfre, goulu, rustre, grossier
  • Ce qui curieusement n’apparaît pas dans le Larousse Catalan à Gavatx : Français, franchouillard. De même le sens d’étranger dans chacun de ces ouvrages.

Terme à connotation le plus souvent hautaine, péjorative lorsqu’il est émis par un roussillonnais à l’égard des audois ou des habitants du Fenouillèdes, en tous cas jamais flatteur. Quand vous entendez Gabach, les moqueries fusent d’emblée. Nous allons donner du répondant à ces Gavachs en esquissant un portrait du catalan du nord, sans qu’il soit nécessaire de se commettre dans les délires adverses puisque comme précisé ci – dessus,  par leurs actes ils sont déjà en plein hors normes.  Ce qui suit pourrait paraître pimenté :

  • Il n’en est pas moins scrupuleusement exact sinon de la réalité plutôt atténuée, ne pratiquant pas l’affût et n’étant pas apte à décrire ce qui est externe à mes occupations !. Chose ennuyeuse il est des vérités à ne pas écrire, de celles pouvant initier des déductions absurdes concernant le tempérament du rédacteur et ils inspirent de la pitié, c’est effectivement une race à plaindre / Encyclopédie Bonneton 66. A ce titre il est préférable d’être accommodant en leur faveur. Au – delà du caractère coutumier d’actes et de conséquences gravissimes qui vont être effleurés, nous allons nous divertir en baignant dans un état d’esprit jovial digne des tribulations d’un Gabach chez les Catalans.
  • Il en résulte un autre point d’achoppement, effet secondaire non intentionnel. En énumérant que des fragilités identitaires des catalans du nord sans développer des qualités en contrepoids, le lecteur percevra à tort une orientation stupide. C’est un mal obligé permettant de ne pas sortir de l’objet de cet article, réplique d’un Gabach au ” Gène négatif ” roussillonnais. 

Manuel de survie face aux catalans

L’humour ne fait pas cavalier seul dans cet intitulé. Il s’agit de mieux les connaître afin de limiter les déceptions.

En principe quand quelqu’un est frappé par l’une des pathologies suivantes, on finira par s’apercevoir qu’il en cumule.

Sachant cela avec eux vous êtes exposés à plusieurs facteurs de risques, à l’identique d’une personne en surcharge corporelle de nature à s’attirer le cholestérol, le diabète, l’hypertension ou se retrouver au cimetière 15 ans plutôt que la moyenne.

Les talents des Catalans. Quelle que soit leur instruction.

Les personnalités auxquelles il est fait allusion plus bas ont utilisé des qualificatifs moins édulcorés que ce titre. Nous nous sommes contenus à quelques unes des constantes qu’ils ont étudiées, ce qui ne fait pas carton plein. Ceux qui recherchent du tout cru trouveront un lien approprié dès la première phrase du lexique, extrait d’un livre de Jo Van Niekerk.

Si vous côtoyez des collègues de Perpignan ou alentours, il est préférable de dissimuler d’éventuelles racines occitanes. Sinon soyez assurés que vous aurez droit tôt ou tard à des répliques d’une niaiserie déconcertante. Un genre d’histoire Belge de mauvais goût dans le meilleur des cas. Beaucoup semblent percevoir l’appartenance au Languedoc  =  Gabach comme étant une infériorité raciale, une tare. Ainsi en l’absence du moindre différent. Hors exception le Catalan est comparable à Artaban.

Maintenant essayez d’imaginer quelle pourrait être l’analyse, de toute personne catalane, sortis du cercle de vos amis ou relations régulières , en cas de rivalités au sein de vôtre entreprise entre ouvriers.

– Il m’est arrivé d’être ciblé comme étant le sale gabach de… en réunion devant mon directeur. Fort ultérieurement, il aura fallu que je compose avec son successeur,  une personnalité de Najac pour que cela cesse net. Les variantes agrémentées de Espèce sont usuelles.

– Un autre exemple : Deux adultes égarés vous abordent. En les orientant vers la rue qu’ils recherchent, ils devinent  que vous êtes languedocien…En s’éloignant  ils s’esclaffent : Ah ! Ah ! c’est un Gabach…

En 35 ans au contact des Catalans et des Occitans dans une collectivité de plus de 100 salariés, il apparaît dans une majorité absolue de cas que ce  sont les premiers ( quatre sur cinq sont fils ou petits fils de la Retirada ) qui provoquent les seconds en s’en gaussant au travers de badinages équivoques… Quelque part j’ai eu la chance et le tort  d’être <<un Gabach en immersion dans une meute de Catalans – Borras >>. Ces accointances m’ont permis de me forger une opinion dont j’ai longtemps douté, certains comportements étant hallucinants.

Eléments essentiels pour la compréhension de ce qui va suivre :

  • Une meute ? C’est assez particulier en 66, mon recrutement s’est fait sans appuis, choisi dans plus de cent candidatures et donc au détriment d’une foule de pistonnés des villages circonvoisins, protégés de tribus en suremploi avec des sires à cheval sur les convenances.
  • Sur une période si longue les têtes se renouvellent, mais  les attitudes restent constantes, le poste idéal permettant de confirmer la pertinence et la pérennité des analyses ci-après.

Artaban et la paresse hors entendement

Depuis le XVIIe siècle des personnalités ayant séjourné en Roussillon dont des hauts fonctionnaires, ont écrit en termes sévères sur les Catalans du nord. Assez unanimement ces visiteurs ont été frappés par leur orgueil imbu*, une volonté de paraître plus qu’ils ne sont et leur paresse, ce sont là les vrais Talents des Catalans. L’encyclopédie Bonneton sélectionne à la page 40 quelques analyses savoureuses, après les avoir lues on comprend mieux le pourquoi de ces pitoyables dérapages mentionnés plus haut.  De nos jours même des auteurs de Catalogne nord émettent à l’identique, G.Bile élu de l’agglomération de Perpignan :

Les Catalans, comme tous les Espagnols, partageaient  jadis, les répugnances des Orientaux à l’égard du travail… Toutes les classes de la société admettaient l’esclavage. Voir à Liens et Livres Fenouillèdes..

Il serait fastidieux de lister tous les érudits qui ont argumenté pareillement. Insinuer que ce ne sont que des préjugés ou qu’ils se sont plagiés entre eux ne saurait tout expliquer ni dénigrer ” l’initiateur ” et l’isoler de fait… Vous n’allez pas tarder à le comprendre. Surtout que ce sont des évidences bien connues de leurs voisins des Corbières où elles sont l’objet de galéjades, on baigne dans les vérités de Monsieur De La Palice.  Retenons pour sa trame intemporelle, le portrait dressé par Pierre Vidal 1848-1929 dans son Guide touristique des P – O édition 1899. Il l’illustre en reprenant une fable locale dont la popularité se maintien toujours, voir les notes.  Voilà un prétexte opportun pour aller à la rencontre des gens du pays avec à la clé un moment de bonne humeur assuré.

*  Un orgueil imbu qualifié d’ ibérique, assurément le plus invivable des maux qui les gangrènent, ils vous  pourrissent vite le quotidien voire la vie quand vous devez réagir aux manquements d’interlocuteurs  mieux placés tels que médecin, enseignant, administration, moniteurs et examinateurs du permis de conduire,  tout artisan auquel vous devez faire appel…  La palme revenant évidemment à une pléthore d’employeurs, de chefs, disons plutôt de Supérieurs hiérarchiques qui en sont malades du haut de leur piédestal d’où ils gagneraient de descendre aussi peu soit – il. Saluons ici ceux innombrables qui n’ont pas d’autre recours que de faire profil bas face à ces atteintes à la dignité.

Tant et si bien que :

  • Les employeurs roussillonnais, bien introduits sur le marché local, à choisir, préfèrent embaucher des occitans sinon des espagnols plutôt que des catalans du nord. De tous temps ils ont été appréciés pour leur productivité censée être généralement meilleure. C’est une des raisons qui explique les milliers de languedociens dans les milieux agricoles de la plaine jusques dans l’entre deux guerres, où semble t-il ils étaient exploités jusqu’à la moelle, ” Payés à l’espagnole ” selon une expression de circonstance ?

Les sénateurs : – Fais ressortir au cours de l’entretien d’embauche, que tu es du Fenouillèdes.

  • En Roussillon, Roupillon est là plus adéquat,  la paresse relève du défi à la raison, à partir du moment ou ils n’ont pas de responsable lucide rivé à leurs talons, en moyenne des centaines d’heures à ne rien faire par salarié et par an. Ils sont obstinément à l’affût de toute opportunité à saisir afin de se prélasser dès que possible, exceptés en étant fort courtois moins de 10% d’entre eux, catalans du nord souvent d’origine extérieure. En outre cela suppose de développer une sacrée dose de duplicité. Leur fierté paroxysmique les rend incapables d’en assumer la moindre conséquence. Le risque est alors élevé que leur naturel se dévoile, ils sont profondément mesquins, c’est à dire ignobles, lâches, rancuniers à vie*…,  Nonobstant cela, ce n’est sûrement pas un apanage, il n’est qu’à voir avec quelle promptitude, la plupart des nouveaux arrivants s’y aligne. Une illustration qui fait coup double, fierté et paresse:

Les collègues sans ou peu qualifiés n’ont eu de cesse de tergiverser pour au bout du compte ne pas  mettre en pratique de nouvelles connaissances, même si validées  à l’occasion de formations. Ces préconisations avaient le tort insigne d’avoir été initiées par ma personne sans être compris des gestionnaires, de nécessiter un effort physique à minima. Sauf s’ils entrevoient la facilité à tort ou à raison. Vécu continuellement pendant toute la durée de mon emploi c’est à dire 35 ans !

* Retenez bien cette notion de rancune à vie, pour le dessert…

  • La distinction est de rigueur vis à vis de leurs homologues d’outre Pyrénées, lesquels ont un lien à l’effort et à la pénibilité plus convenable. Ils acceptent aussi  les salaires et les conditions de travail réputés des plus indignes de France puisqu’ils méconnaissent leurs droits élémentaires en tant que étrangers. Quand bien même il y aurait méprise à en justifier la paresse, elle gangrène tout autant ceux correctement rémunérés ou ayant bénéficié de faveurs plus ou moins méritées.

Attention méprise…Voir aux Notes, Paresse et Libertés patronales.

 

Des travers identitaires tout aussi communs et flagrants bien que moins évoqués

Une envie à les voir venir de loin

Il existe un dicton qui assimile le catalan avec ces commerçants arméniens, chinois et coiffés d’une kippa. Si vous en avez un en face de vous, il est une forte présomption qu’il envisage de vous plumer sans vergogne à la première occasion.

La boutade de circonstance :  Ah ! Si seulement les effectifs de la gendarmerie pouvaient être suffisants, ils seraient tous en prison ! Chez les ruraux comme dans les cités. En attendant c’est celui des individus défavorablement connus de la maréchaussée qui vous interpellera.

Vus de sous le vernis fort reluisant qu’ils vous exposent, ces ultra – radins sont intéressés , on y reviendra en point de chute de Conceptions de l’intégration, jusqu’à ne pas se soucier du ridicule, fusse pour un maigre profit, ( En valeur 1 kg de sucre suffit amplement  et permet d’assister à des curées aussi mémorables que pitoyables ) en n’ayant aucun frein à vous compromettre par ruse afin de mieux se servir, même s’agissant d’un collègue que vous côtoyez depuis des décennies. Ils  sont enclins à s’accaparer tout et n’importe quoi jusques à très au-delà de la nécessité, sans aucune notion de partage.

Quelques souvenirs à la fois burlesques et picaresques :

– Biens alimentaires et divers

  • Razzia sur la  farine en carton entier, à se la disputer.
  • 110 paquets et boîtes  de biscuits pour un célibataire absent le lendemain cause problème digestif.
  • Un émule de Khéops fut surpris* à rafler tous les rouleaux entamés de papier hygiénique du centre ( 617 appartements plus lieux communs. ). Une sacrée descente qui causa un sérieux dérangement ….* Surpris et affreusement dénoncé par deux jeunes comparses probablement jaloux d’avoir été devancés, voir à Radins, on y reviendra également en traitant de leur penchant vers la délation.
  • Un assortiment de 3 kg de bonbons en vrac mis à disposition de l’équipe, moyenne d’âge supérieure à 40 ans. Douceurs toutes ” évaporées ” dans le quart d’heure, un gars s’en est rempli les poches !
  • Liquidation d’une jardinerie, articles taillanderie, animalerie etc,  offerts aux collaborateurs. L’un de nous s’est attitré en refusant de partager, un nombre effarant de  paires de sécateurs de marque du même modèle avec toute une gamme d’outils à main et d’accessoires en quantités aberrantes,  sans avoir de véritable jardin.
  • Se jeter seul ou en réunion sur le panier repas qui n’est pas à soi. Notamment le fromage et les fruits.
  • S’abattre sur des boites de 100 briquets alors qu’il y en a plusieurs pour chacun, jusqu’à être désobligeant envers qui en a pris d’avantage.
  • Etre présent 1 heure avant l’heure d’embauche, donc quitter le lit conjugal fort matinalement au seul motif de s’accaparer des produits alimentaires en sachant qu’il est prévu de les partager équitablement. Qui plus est des dizaines de litres de jus d’orange pour quelqu’un qui en matière de santé a ainsi fait le mauvais choix vu ses profils. Un exemple entre tant impliquant des couples de tous âges mais sans enfant en dépit de la nature des denrées.
  • Ect…

Ces avarices et vols sont immanquables à chaque don en faveur du personnel*, à chaque fois leurs collègues de tous les jours depuis 10 ou 20 ou 30 ans sont soulagés de la part censée leur revenir étant trop assidus pour être enclins à guetter l’occasion.  Ce signalement général correspond ici à la norme. Là aussi il serait inutile au plus heureux, de protester ou d’en référer. Gare à vous si, las d’être abusé, vous les prenez de vitesse; Il s’entend en toute honnêteté, les piques sinon les banderilles sont déjà prêtes… Gageons qu’ils retomberaient dans le cannibalisme, s’il survenait une crise alimentaire !

* Cadeaux et calendriers des fournisseurs, gâchis intégrations grandes écoles, surplus restauration…

– Faramineux fayots
Une liste fragmentaire
 
  • En appui de l’embauche de son fils, peindre et déménager gratuitement l’appartement du chef.
  • Sortir avec son manager.
  • Chérie ! Devines qui vient dîner ce soir… ( un chaud lapin ).
  • S’attarder au quotidien dans le bureau du boss plutôt qu’avec ses semblables.
  • Construire la villa d’un tel moyennant un avancement substantiel. Indiscrétion issue de source autorisée. ( Les collègues méritants n’auront  plus qu’à espérer une des enveloppes annuelles suivantes, puisqu’ils ont hélas l’habitude de telles interceptions ! )
  • Consacrer tous ses repos hebdomadaires à travailler pour le compte du chef lequel installe sa structure de production et de vente. Une équipe complète au bout des ficelles. Ils ne seront jamais rémunérés.
  • De pair en vous dénigrant tous azimuts, se hâter d’ exécuter les missions que vous venez de soumettre au droit de retrait pour danger grave et imminent, identifiées par la CRAM, le médecin. Faire semblant d’exécuter ces façons,  bien en vue de l’encadrement, sans qu’il l’ait forcément demandé, ( Dans les quatre ans un de ces imbéciles emmêlés entre progrès, panacée et moindre effort rêvés a obtenu plusieurs mois d’arrêts maladie assortis d’un handicap à une main, apparemment à vie ).

Les autres possibles induits sont trop anxiogènes et donc  confiés à votre perspicacité. Un point commun à chacun des pauvres gars qui excellent en ce domaine, ce sont les champions hors catégorie du nombre d’heures improductives, ( Voir à Paresse ). Du tout bénéfice pour eux dans la durée et la formule est modeste, nous sommes dans l’iniquité et le dysfonctionnement hiérarchique Merveilleux, quand bien même d’être en limite du sujet.

– C’est la motivation primordiale qui pousse les parents à incorporer leurs enfants dans les clubs sportifs fanions de tel clocher,  XI, XIII, XV… ‘. En perspective d’une garantie d’emploi auprès des entreprises impliquées  ou des services municipaux. Les catalans étant ce que nous venons de voir, seule une infime minorité aura la volonté de pratiquer une activité sportive toute sa vie, autrement que en tribunes ou au cours de beuveries” sens èime” qui sont la règle de ce petit monde. Le lundi ils se glorifient d’avoir bu en enfilade  les bouteilles ! Cette alcoolisation les capte autant sinon plus que le jeu et toutes les générations en sont imprégnées. Antinomique mais vrai, ce sont des buveurs se clamant sportifs ! Record national voir les notes. Toutefois si la filière sports-emploi est un particularisme local* par son ampleur sans équivalent en France, selon une enquête qui fit les gros titres de la presse quotidienne, en matière de convoitise on tend à s’en écarter.

* 113 000 licenciés pour 457 800 habitants en 2015.

En principe la ruse veut qu’ils s’évertuent à la masquer, mais ils en sont marqués et surtout réputés à l’entour. Ce penchant transparaît notamment au travers des questions détournées qu’ils vous posent.

 

Les radins

Etre plus radin que son prochain est ici une tradition fidèlement respectée.

C’est à dire la quasi totalité de l’effectif  à +/- 1 à 5 % près et encore peut – être, y compris quand ils sont mis à contribution lors des grands événements de la vie. Il n’empêche point que les mêmes personnes ne peuvent se retenir d’en râler aux retrouvailles et d’être médisantes à s’appliquer à répandre des calomnies paradoxales, les gens réellement généreux n’en faisant pas étalage. Un échantillonnage :

  • La cagnotte mise en place à l’occasion du mariage d’un tel, 12 ans de maison, investi dans la défense des intérêts des salariés, longtemps désigné Le brave type tranquille,  impliquant un service de 15 personnes plus de nombreuses annexes, n’a recueilli que 5 euros.  C.R. 37 ans de boîte et d’empathie tous azimuts, lui aussi fortement sollicité, n’a eu proportionnellement guère plus d’attentions en dépit d’une grillade offerte et d’un panel d’intéressés ( Sic ) monstres. D’autres en ont été purement dispensés.
  • Ils sont également radins envers eux mêmes, beaucoup oublient régulièrement  leur pain, leur fromage ou de quoi savourer leur  café. Comme pour le vin c’est le pigeon d’à – coté qui supplée jusqu’au jour où il s’en lasse. Concernant le vin ils tendent alors à s’y jeter dessus. Dans ces circonstances faire main basse ne les choque pas, jusqu’à vos couverts ôtés ad vitam aeternam.
  • On en arrive aux limites de l’inénarrable s’agissant des rituels domestiques censés être quotidiens; Voir à Envie : Dans la série des omissions courantes il faut hélas mentionner celle de tirer la chasse quand ils vont à la selle… Ce qu’ils répètent par automatisme sur leur lieu de travail où ils font à peu près tous plutôt qu’à leur domicile, le lundi dès que l’heure d’embauche a sonné et le vendredi après – midi c’est à chacun son abattant. Il m’a pris de vouloir raisonner un de ces profils, ce qui m’a valu de passer collectivement pour un gars frappé d’atypie !
  • Certains vont jusqu’à laver tout le linge de leur couple sur leur lieu de travail et plusieurs fois par semaine. Imaginez à en railler, les culottes ou strings de madame !

Cependant sous ces extrêmes se cache un aspect ” Obligé ”  à leur décharge, comment joindre les deux bouts tout en étant soucieux d’en mettre plein la vue et en endurant les abus des employeurs ? Voir en Notes, Libertés patronales.

Chut ! Les murs ont des oreilles

Ce slogan glacial nous renvoie aux délations de la drôle de guerre en 1940, il est une introduction au crétinisme identitaire catalan ( Encyclopédie Bonneton ) que je vais tenter d’ illustrer comme suit :

  • Logiquement avec un pareil bagage, ils pourraient être incités à balayer devant leur porte s’ils n’étaient pas quasiment tous de cet état. Ainsi ils ne peuvent s’en rendre compte, à partir de là toute différence leur est inconsciemment anormale.  Ils observent,  médisent, critiquent, rapportent, se moquent sans cesse de leur semblable, sur tous les plans imaginables y compris hors domaine de  compétence et sans que cela puisse être réductible à la collectivité pré citée. A nouveau de l’ inénarrable, puisque tout cela est sans penser à s’assurer qu’ils ne fassent pas pire en ce qui les concerne personnellement quand au même sujet ! Qu’es ce donc sinon du crétinisme.
  • Si un collègue roussillonnais ” Rameur ” à vos côtés , éventuellement Délégué du personnel, s’aperçoit que vous êtes en difficulté face à votre supérieur, il est une très forte probabilité qu’il saisisse cette occasion pour vous enfoncer aussitôt ou en sous main, au mépris de toute objectivité. Que ce soit pour un dû dans l’intérêt  d’eux mêmes ou toute autre affaire.
  • Ils manifestent une prédisposition aiguë pour rapporter vos faits , gestes et paroles avec une célérité capable de leur faire quitter leur poste de travail sur le champ. La moindre gaffe, différence ou maladresse suffit, sans que ce soit obligatoirement de la méchanceté et limité aux horaires professionnels.
  • Ma vie professionnelle est jalonnée d’innombrables obstacles de ce genre, presque exclusivement initiés par ces indigènes, bêtes ( Borras )  et zélés confondus, malgré un pourcentage dominant de nouveaux arrivants. Tellement souvent que certains de mes managers successifs en ont été choqués, pas tous hélas ! Confrontés à ces mentalités, des personnels ont choisi de démissionner pour ne pas avoir à dénoncer ces faits hors norme et qui de fait se retournent contre l’indigné. Les cadres étant généralement recrutés au plan national,  ils ne sont peut être pas armés pour pouvoir en arriver à admettre qu’il puisse exister des dérives, particularismes locaux de cette envergure, dans le plus heureux des cas avant tant d’années et d’informations croisées. Comment admettre quand on occupe cette position, s’être fait duper d’une telle ampleur !
  • Membre du comité d’entreprise il me fut maintes foi demandé d’y attaquer tel gars devant la direction, y compris venant d’élus du bureau.
  • A l’occasion des visites avec le médecin du travail je profitais de l’opportunité pour obtenir des réponses, à chaque fois et  en chœur ils en informaient  le chef. Sans se soucier si l’entretien pouvait être dans leur intérêt !

Cette énumération est très parcellaire.

 

Paresse, envie, crétinisme identitaire, orgueil imbu… C’est ça le Catalan !

Ces pathologies ont été principalement identifiées dans un complexe du littoral nord Roussillon et une entreprise très connue auprès des collectivités territoriales. Cependant il ne faut pas s’y leurrer, elles sont de toujours effectives partout en Roussillon sur la base d’ une moisson d’indiscrétions.

Ce ne sont là  que quelques unes des constantes identifiées par les érudits susdits, sans qu’ils aient eu une démarche exhaustive. Avec un tel palmarès il est inutile de se risquer à ajouter des appréciations personnelles relatives à celles omises, face à leur évidence restons accommodants en leur faveur.  A vous de cerner d’autres manières particulières, il en est encore hors entendement…
Rappel utile : Attention des faits isolés n’ont pas leur place ici, ce ne sont que des constantes , pour la majeure partie accumulées en  35 années passées dans une collectivité de plus de 100 salariés tout en ayant connu pire ailleurs.

Conceptions de l’intégration

S’agirait-il d’histoires anciennes ? Certes les faiblesses ci- dessus ont été révélées dès le règne de Louis XIV, à la restitution du Roussillon à la France . Mais comme on l’a vu elles n’ont rien d’obsolète. Plus près de nous au XXIe siècle, un magazine trimestriel dont le siège social était à Rivesaltes au Mas de la Garrigue a osé placer dans un éditorial, que les Occitans s’étaient bien intégrés en Roussillon, alors qu’ils y ont toujours été. On croirait entendre braire ! Ces pauvres… catalans du Roussillon qui manifestent  à Perpignan chaque 7 novembre contre ( sic ) les effets du traité des Pyrénées de 1659 qui les a libérés de cinq siècles d’occupation espagnole ou ceux qui par dizaines de milliers passent leurs soirées devant la télévision de Barcelone, Madrid, Séville, font ils montre d’intégration à la France ?

Bon Diu ! Amalgameraient-ils les Occitans avec ce qu’ils sont, des réfugiés Espagnols ou leurs descendants ( Parenthèse talents ) ou peut-être avec les Maghrébins ? Oi macarèl ! Ces émigrés et leurs enfants sont si nombreux qu’ils finissent par se croire dans le pays de leurs racines  et donc ”  Font la loi “. Beaucoup de traditions, d’animations folkloriques, des recettes culinaires…  vendues comme étant  de Catalogne nord sont en fait importées avec les caisses d’oranges par exemple la sardane, c”est leur cadeau Bonux.  Les apports culturels made in Languedoc subissent le même sort, expressions de leur jacobinisme tous azimuts.

Ces atypismes sont ils spécifiques aux Hispaniques ?   Tous ceux qui vivent du tourisme, savent pertinemment que non. D’autant que comme l’a dit le poète, La race importune des imbéciles heureux partout foisonne ! Georges Brassens. Ce sétois singulier nous a transmis un chef d’oeuvre qui paraît calqué sur le front de ses voisins roussillonnais, tant les adéquations sont parfaites. Certainement plus flagrants, communs et diversifiés en Catalogne Nord, d’ailleurs ceux qui ne correspondent pas à ce portrait y sont classés atypiques !

Entre tout, on comprendra que les Catalans n’ont pas toujours eu bonne réputation ici en Fenolhedés, en filigrane bien sûr. A moins qu’il ne s’agisse d’une séquelle de l’Histoire, gravée dans l’inconscient collectif. Comme une ombre portée par mille ans de conflits armés, une évidence impulsée au fil des générations sans volonté de discréditer. Mais prête à s’exprimer ouvertement au moindre problème. Sans qu’il soit obligé de remonter aux gènes acquis historiquement, au XVIIIè siècle tout ce qui était espagnol était très mal vu y compris depuis le Roussillon. En 1846 le procès des Trabucaîres* fut instrumentalisé par l’Etat français aux fins d’exacerber ces tensions de cousinage, pendant ce temps les autorités édifiaient des forts persuadées qu’elles étaient d’une invasion espagnole prochaine.

* Voir en pages Toponymie.

Où l’on rattrape les intéressés, toujours dans le tréfonds des mentalités du pays, il y traîne un ressenti qui doit avoir son origine au temps ou des bandes de voleurs montaient de la plaine ou du Conflent et laissaient les villages exsangues après razzias. Maintes fois entendu :

– Ne faites pas monter des gens d’en bas…

Nous n’avons pas connaissance de récits similaires dans l’autre sens, cela ne saurait être par déni. Comme si catalan allait de pair avec gitan, pas ceux qui illuminent les soirées estivales mais les autres. L’auteur précise qu’il n’a eu que des catalanes pour partenaires, jusqu’à épouser une provençale de la même origine.

Dans le dictionnaire languedocien- français Catalan se traduit  Le diable

Voilà de quoi en requérir à la réciprocité…

La racine du mal

Corbières – Fenouillèdes le champ de batailles et d’exactions interminables France – Espagne ( Aragon, Majorque, Catalogne puis Espagne ). Là on tient assurément LA racine pivot des acrimonies catalanes à l’adresse de leurs voisins, les fameux Gabachs. Elle est enfouie dans le subconscient mais ressort au travers de ce que racontent ou plus exactement omettent de transcrire nombre d’historiens de toutes envergures, le milieu ” Catalanisateur à tout va “, les médias locaux et par corollaire dans l’ambiance générale. En synthèse il crève la vue que du très haut de leur fierté, ils peinent à admettre que ce rempart de la France et étendard de l’Occitanie devant leur porte leur ait toujours échappé en dépit de tant de convoitise. La causticité dont sont l’objet les Gabachs cache la dégénérescence d’une rancune de vaincu.


Notes

  • Paresse et Libertés patronales :

Attention méprise, cette déliquescence économique de toujours et sa cohorte de facettes d’âge seigneurial, jusqu’aux atteintes graves à la santé*, n’explique que partiellement la fainéantise phénoménale locale; N’y l’embauche préférentielle de profils à risques ( Non qualifiés, cancres de la dernière promotion, saisonniers ” Plus attirés par la plage “…)  au moindre coût et trompés comme des alouettes, ou celle de cadres étrangers à votre métier vous poussant orgueilleusement au découragement au travers d’ordres absolus revenant à saboter vos réalisations. Il ne faut pas éluder que dans le 66  passées les grimaces de courtoisie contrainte du bonjour matinal, les employeurs,  en quelque sorte des  ” Seigneurs banals  ”  n’ont aucune reconnaissance n’y respect envers leurs collaborateurs même compétents, très investis,  passionnés ainsi couramment tondus de 400 à 600 euros net par mois comparativement aux départements proches; Au mieux en l’état de miettes à intervalles  “décennaux ” ou cas particulier, en tous cas autant méprisés que ci dessus. Une démonstration d’honnêteté unilatérale ! A ce stade il est fatal de se décourager au moins épisodiquement. Tout en supportant des contraintes éloquentes à sa décharge, le catalan doit avoir la paresse gravée dans ses gènes !

* Le mot est faible.

 Une synthèse en vogue sur la place de Perpignan :

J’ai quitté cette entreprise de fous, elle n’était pas pour y passer la vie, je ne serais pas arrivé à l’âge de la retraite sinon en piteux état… Hélas avec 16 % de chômeurs indemnisés cette parade devient plus risquée que jamais.


… Mais il doit y avoir pire ! D’après un sondage mené personnellement en Salanque sur plusieurs années, il n’est pas rare de rencontrer des natifs du Roussillon, élèves de 3éme et adultes ignorant le nom de Fenouillèdes, contrée limitrophe de la leur. En pareil cas ils répondent évasivement Fenouillèdes ? Es ce un village ? Cela résulte probablement et essentiellement de son antériorité française par rapport au Roussillon, qui demeure par ailleurs fortement ancré culturellement en Espagne. Jusqu’à revêtir des aspects déplorables tel que celui expliqué dans cet article.

Ces roussillonnais n’expriment pas la lacune ci-dessus s’agissant du Capcir, Cerdagne, Conflent, Vallespir, chacun autant ibérisé que le Roussillon. Amalgamés avec le Fenouillèdes ils forment le département des Pyrénées Orientales.

  • Il faut préciser à l’attention des nouveaux arrivants que les anciens comtés carolingiens de Cerdagne, Conflent, Vallespir constituent avec celui du Roussillon le pays Catalan du nord ou Catalogne del Nord pour faire plaisir aux rétrogrades en adoration de Barcelone. Le Capcir, en remontant de l’ Aude jusqu’à Formiguères et le Fenouillèdes ont un socle culturel languedocien dominant, ce sont deux des composantes du comté de Razés primitif ou Rhédésium / Rennes le Château. Le Roussillon n’est qu’une minuscule bande littorale qui au plus profond butte sur la limite des communes de Ille sur Têt et Vinça au col de Ternère. C’est une inexactitude que de désigner Roussillon ou Catalogne l’ensemble du 66 et historiquement provoquant, on viens de voir en quoi, au même titre que ceux qui s’emmêlent entre Alsace et Allemagne. La Catalogne chevauche la frontière à l’identique des Flandres, des Ardennes, du Pays Basque…

  • Note Chronologie à la date 1542.

Ajoutons quand la matière de Gavatxos les roussillonnais n’ont manifestement pas évolué. A tel point que les nouveaux arrivants en mal d’intégration sont contaminés et usent sur un ton moqueur de cette insulte . Donc à peine réchappés du crétinisme, on y retombe en plein. Voilà aussi de quoi creuser la fierté sans bornes relevée par tant d’intellectuels et voir comment elle s’extériorise au travers de l’une de ses facettes.

On a l’impression qu’ils cherchent, à se rendre intéressants auprès de l’auditoire, en la proférant généralement avec succès, déclenchement d’un effet de groupe. Hasard ou corrélation il apparaît, pour ceux que je connais de longue date, que ce type comportemental identifie, presque toujours, soit des profils trop orgueilleux, des forts en gueule, soit de pauvres diables, étant d’ordinaire incapables de causer d’autres sujets que les sports ci dessus ou de fesses. Peut – être un réflexe ou une tentative de masquer un état de médiocrité insigne ?

De grandes gueules au discours bloqué sous la ceinture; Pourquoi pas, mais avec eux c’est à longueur de journée, lorsqu’ils  s’immiscent dans un débat éloigné de leur horizon culturel ou tout sujet de discussion dont ils ne sont pas à l’initiative, ils s’empressent systématiquement d’un ton  grandiloquent, de le détourner de son objet  vers ces obscénités, simulacres d’actes sexuels au moindre prétexte, là c’est à qui sera le plus vulgaire, Au bas mot 30 % d’entre – eux sont ainsi tarés,  en étant loin d’être spécifique aux jeunes et aux cancres de la classe. La chose est si banale dans le vocabulaire du commun des roussillonnais, que nous avons eu affaire à une vacataire qui s’exprimait de la sorte à l’intention des petits bouts de choux q’elle encadrait à la cantine scolaire communale ! ( Papa c’est quoi un enc… une telle a dit que j’étais un fils d’enc … Extrait d’ un copieux panel ) . Il n’est nul besoin de fréquenter les cités de défavorisés pour entendre des mouflets et leurs ascendants, quel que soit l’âge, user à haute voix de ce registre ” tiré du film porno de la veille ” , c’est ça le Catalan ! Et toujours une note d’humour en point de chute, Peyo s’étant inspiré de ces fanfarons en inventant les Schtroumpfs méchants.


Ne serais ce que en s’en tenant à l’envie, l’orgueil, la paresse … Les roussillonnais traînent un gros boulet. il est comique et révélateur qu’ils puissent dans ces conditions toiser de haut les languedociens. Quiconque en serait rassuré comparativement. Au terme de ce portrait des Catalans et au bout du compte, de leurs exploits, en tant que Gabach , il était hélas fatal de s’occuper d’eux.


Pour en savoir plus sur les Gabachs et leurs drôles de voisins roussillonnais.

Etymologie occitane

Paridulac Caramany gavatx

– Fenouillèdes n°21. Même auteur que le suivant, manifestement aux premières loges face aux catalans.

Les Hommes des Collines, La Corbière Catalane aux 17 et 18 ème siècles. Philippe Coquin éditions Lacour 2006.

– Cliquez sur Liens et Livres Fenouillèdes pour l’encyclopédie Bonneton.

Autres éléments :

  • en pages A Propos.
  • aux dates 473, 863, 1096, 1150, notes XIIIe, 1542, 07/11/1659, 2010.
  • article Toponymie occitane, enchaînement de coups fumants.
  • Ces renvois concernent tout particulièrement ceux qui sont installés dans la sphère culturelle de Perpignan ou qui en sont originaires. C’est à dire sauf à être un esprit éclairé, sont conditionnés par une relation arrangée de leur Histoire, un jacobinisme culturel catalan exacerbé péniblement ressenti en Fenouillèdes.

.Nouveaux arrivants : Installation massive d’actifs et de retraités généralement originaires de cieux moins cléments, de la région toulousaine,  5000 par an sur le littoral, Perpignan et sa banlieue. Fort heureusement  ils deviennent majoritaires dans la plaine proportionnellement aux catalans,  d’autant que ce sont des jeunes pour les deux tiers et donc en âge de procréer. page 262 et suivantes.

Bon Diu : Bon Dieu ! Mais aussi en languedocien Bondieu ! où Mon Dio ! soit Mon Dieu.

Borra ou Borro : âne au sens premier. Surnom décerné aux catalans par les languedociens en réponse à Gavach. C’est peu glorieux mais concis et explicite au regard des explications ci-dessus.

Fable : Elle met en scène un Catalan de Baixas (Village proche de Perpignan), le plus grand, le plus beau, le plus fort …Comme ils le sont tous à les écouter.  Borné à E LI MI NER cette race méprisable que sont les Gabachs. Sans savoir où ils se tiennent ni à quoi ils ressemblent. Ce rodomont est déjà perdu à Cases de Pène, un village limitrophe du sien… En point d’orgue, un acte de vente par l’archevêché de Narbonne en 925 situe Baixas dans le comté de Fenouillèdes. Le peu qui précède atteste incontestablement que ce conte demeure actuel.

Oi macarèl : Interjection équivalente du français oh pétard ! Rien à voir avec madame Claude, la maquerelle des ministres sous Pompidou et Giscard.

Personnalités : Administration préfectorale, directeur lycée, voyageur lettré, bibliothécaire de l’université, militaires haut gradés, historiens actuels…

Record national :  Du département avec le pourcentage le plus élevé d’alcooliques ( 17% ) et de drogués. Ils dament le pion aux bretons ! Synthèse d’une étude sociologique publiée en 2013.

Retirada : L’exode des républicains espagnols en 1939, 450 000 déracinés hébergés dans un département de 230 000 habitants. Par ailleurs l’émigration Espagne-Roussillon est chronique, jeantosti.com / noms de famille – particularités. Ce sont ces exilés, leurs descendants et les catalans du nord qui perçoivent les languedociens comme étant des sous hommes et des Gabachs, un comble !

Sens èime : Expression languedocienne pour démesure, sans notion de bon sens.

Commentaire d’un auteur et professeur d’histoire, lycée de Perpignan,  après lecture de cet article : Avec tout ce qu’ils ont osé nous faire ( Les  catalans à l’encontre des gavachs ) , on ne va pas se priver de les critiquer…

  • Des audois et  des ariégeois ayant appris que j’avais épinglé  les Catalans du nord m’ont déclaré d’emblée : Tu as bien fait… au regard de l’allusion ci dessus.