Archives par étiquette : prats de sournia

Du Neolithique aux Romains en Fenouillèdes

-8000 : St Paul de Fenouillet, gisement épipaléolithique de Galamus.

– 6000 à – 5300 : Fontanés haute vallée de l’Aude. Aux alentours de – 5300 usage de céramiques cardiales. Elles comptent parmi les plus anciennes connues. Cardial, d’après un motif décoratif imprimé avec une valve de cardium edule. Coquillage répandu sur les plages de méditerranée. A chaque époque correspond un type de poterie bien défini.

Le climat est proche de l’actuel, en plus chaud et plus pluvieux. Les auzines (chêne vert) sont rares. Les caducs dominent, à l’étage actuel du chêne vert. Entre – 5500 et – 2500.

Quérigut (Ariège) en Donezan. A plus de 1500.m d’altitude, dans une tourbière du Laurenti concentration de pollens de céréales et messicoles associées.


– 5800 : Habitat en bordure de l’ Agly à Caramany, voir ci dessous.


– 4800 : Pont de Corrége à Leucate. Il y avait là un important village de pécheurs, agriculteurs, éleveurs. Sur ilot aujourd’hui englouti sous quelques mètres par l’élévation du niveau marin. La chèvre, la vache, le porc et surtout le mouton y sont domestiqués. Les céréales cultivées. Les objets en terre cuite sont d’une grande diversité de décors. Réalisés par exemple à l’aide de cardiums, de peignes en bois.


– 4000 : Le Montbolien de Montbolo, dans la vallée du Tech. Utilisation de poteries peu décorées mais de belle facture, à anses tubulées pré-indicatrices du Chasséen (Chassay près d’Autun).

Grotte de Bélesta de la Frontière : Premières sépultures collectives. La plus ancienne du midi, environ vingt personnes pour les deux tiers des enfants et des adolescents. Le trésor de Bélesta, une série de 28 marmites et vases, bols, écuelles, tasses datés de -4700 a -4300 typiques du Montbolien. Réalisés au colombin, technique consistant à pétrir l’argile roulée en boudins. Découvertes dans une salle à onze mètres sous l’entrée de la caune. Au voisinage des foyers abondance de meules et de céréales carbonisées.

– Les premiers carmagnhols : Nécropole du Camp del Ginebre à Caramany, Station découverte au cours de fouilles de sauvetage préalables à la mise en eau du barrage sur l’Agly, sise à environ 1 km en amont du Pont rose. Le froment, le blé dur et l’orge nue y étaient cultivés. Les pratiques funéraires vont y perdurer jusqu’au premier âge du fer. Trois grandes tombes en tertre englobées chacune dans un tumulus de sept mètres de diamètre, entouré de sépultures individuelles et  des fosses d’incinération. aapo-66.com/publications 1994 et 95. Ce site est particulier en considérant l’ancienneté des rites d’incinération comparativement à ceux connus jusques là.


– 3500 – 2500 : Chasséen, en relais du Montbolien. Diversité de nouvelles vaisselles à la fabrication soignée, à Caramany un plat à marli et des anses tunelliformes respectivement des époques pré – citées. D’après J.Abélanet le Montbolien serait plutôt localisé en chevauchement des Pyrénées et aurait été colonisé par le Chasséen via le Languedoc.

Apparition de doliums, grands récipients enfouis destinés au stockage de céréales. Permettaient une conservation d’une année à l’autre. Sauf entame qui rendait le grain à consommer rapidement. Ceux qui ont visité l’oppidum d’Ensérune, aux portes de Béziers, auront été admiratifs devant les aires de stockage industriel par ce procédé. Les céramiques de cette époque sont à anses tubulées façon cartouchière.

C’est l’âge de la pierre polie. De nombreux gisements ont produit des outils en roche d’importation. Notamment des haches en obsidienne, roche magmatique de Sardaigne. Des bijoux en variscite, une roche verte des mines de Gavà en  Catalogne, exploitées vers – 6000 ou des silex blonds de la Loire, ce qui induit des échanges commerciaux.

Civilisation des tombes en fosse, généralement individuelles. Corps en position replié selon un rite très ancien, enfoui dans un coffre en lauzes appelé ‘ciste’. Stations de Caramany et de Calahons. Les Lauzes sont des pierres plates généralement en schiste. Voir chapitre cabanes.


– 2600 – 2000 : Le Vérazien de Veraza dans le Limouxin. Se distingue par de grands contenants à fond rond. Garnis de mamelons, ou de décors lisses, ou de languettes superposées.


– 2500 – 2000 : Généralisation des sépultures collectives, Les dolmens : Lesquerde, roc de l’arque à Felhuns, Ansignan.Vidés et réutilisés pendant des siècles sinon pillés, leur datation en est rendue aléatoire. Ils sont l’oeuvre des populations sédentarisées dont l’habitat était à proximité.Plusieurs méritent le détour à maints égards, particulièrement sur la serre de Sournia : Foun de l’Arca et sa dalle de couverture cupulée, Tribes en belvédère face au Canigou. Ce balcon a quelque chose d’irréel. Un de ces coins secrets du Fenouillèdes qui lorsqu’ils vous tiennent ne vous lâchent plus, en paraphrasant Annie de Pous. Cayenne à Campoussy comme les deux premiers.

Arques Arca, Arsa, Triby, Tribes, Palet de Roland, l’Homme Mort, ces lieux dits désignent des dolmens, des tombes en fosse. D’autres études font dériver Triby du latin trivium, c’est à dire un carrefour de chemins à 3 directions, vers Catllar, Rabouillet, Sournia. Là passait une des principales voies de transhumance, venant de Narbonne, Durban, Tuchan par Calce, le col de la Bataille à destination du Madres et du Capcir. Bien après le chemin de Catllar à Sournia portera le nom de chemin du Languedoc. Il fut également baptisé, Tira de Salvanère – Chemin du bois de Salvanère du temps où les seigneurs de Le Vivier exploitaient cette forêt, les grumes étaient tirées avec des bœufs jusqu’à la vallée de la Têt.

Les dolmens, tombes collectives, expression du culte funéraire comme plus tard les églises. Il faut les imaginer couverts du tumulus initial de plan circulaire entouré de dalles fichées verticalement sur leur pourtour. Ils seraient postérieurs de environ 1500 ans aux grands dolmens atlantiques. L’évolution des connaissances bat en brèche cette perception initiale. Le mégalithisme aurait débuté au sud ouest de l’Europe avant de se propager progressivement chez les Bretons.

Les menhirs : les motivations qui auraient préludé à l’érection de ces monolithes sont aussi floues que nombreuses : Sacré, Hommage à quelque personnage, culte à la fertilité d’après un profil souvent suggestif ou simplement bornage néolithique des voies de transhumance sinon moyenâgeux. Délimitation de communes au 10 éme siècle de notre ère.

Toponymes : Peyralade, Peyrefite, Peyredrete, rebaptisé en Catalan sur les cartes IGN top.25 1996 édition 2 ( Sans commentaire ), ce qui donne Pédra Dréta. Moins évident que pour les dolmens, confusions fréquentes avec des bornages ultérieurs.

On peut citer ceux de :

  • Counozouls dans l’Aude en descendant du col de Jau * par la vallée de l’Aiguette et la D.84 sur le remblai de la quelle il se dresse de ses 8, 90 mètres pour un poids estimé de 50 tonnes. * Un menhir couché au pied du panneau indiquant l’altitude.

  • La Peyredréte de Campoussy sous la D.619 accessible par la maison forestière de Cayenne. Ce colossal monolithe de granit est-il vraiment une pierre levée ? Si ce n’était ce toponyme il y aurait de quoi en douter. La Peyredréte de Caladroy, au bord de piste de Pleus mais couché et brisé. Par l’église ?

  • Celle proche de la jonction de quatre communes qui sont Vingrau, Tautavel, Cases de Péne , Espira c’est à dire au milieu du camp militaire ( Danger de mort ). A la ressemblance frappante avec un phallus de environ 2 mètres de haut et rebaptisée à la sauce Catalane, ci-dessus. Si ce n’était ce profil suggestif en observant la face nette de peintures, la frontière de Charles le Chauve devait logiquement passer tout près. A Vingrau elle est connue en tant que borne séparative des évêchés de Narbonne et  d’Elne.

  • « Le menhir » des Fumades à Prats de Sournia ( Photo ). Il gisait couché dans la terre arable*. Révélé en 1997 à l’occasion du creusement d’une retenue collinaire. Il  n’est pas identifié en tant que tel. Cependant la géographie du lieu est en adéquation, col ouvrant sur un vaste panorama et dominant un dénivelé de 300.m. Concentration de toponymes en rapport à proximité et surtout sa silhouette phallique quand il apparaît en venant de le Vivier. Il serait enfoncé aussi profondément que visible de ses 3 m de haut. En outre comme tant d’autres mégalithes en remontant des basses Corbières jusqu’aux alpages il borne une voie de transhumance majeure.

      * Véracité de cette information émanant d’un propriétaire riverain, catégoriquement réfutée par le maire Monsieur G. Deulofeu, d’ailleurs les traces de socs sont invisibles.

  • Le Touch et les Trés Palets de St Paul. A traduire par le but et les trois palets. Soit un menhir et un dolmen composé de trois lauzes. Des légendes mettent en scène un jeu de géants ou le célèbre Roland. Hélas ils ont été détruits. Voir en 842.

Il est permis de supposer qu’il sont de la même époque que les dolmens. Il n’est pas rare qu’ils soient juxtaposés sur un même lieu. Leur implantation parait répondre à des règles identiques d’ordre géographique. Érigés sur des cols, de minuscules replats, des plateaux, desquels le regard porte loin.

Cette énumération de mégalithes est loin d’être exhaustive.

Une mention pour le rocher dit des 40 croix sur les crêtes versant Désix au sud ouest de Rabouillet. Dans un paysage lunaire où abondent les chaos granitiques, réunis par une mer de callunes. Histoire de Mosset.

Rodes : sauf simple coïncidence, semble lié aux cromlechs. Ce sont des cercles de pierres levées, à allure de roue, roda en occitan ou rodes pour la forme masculine. Terme sur lequel les étymologistes abondent en interprétations variées. Par exemple une végétation broussailleuse, touffue. Dans un maquis impénétrable au nord de Sournia. En Catalan Rhodes.

Depuis environ un millénaire c’est le néolithique moyen nous sommes maintenant à la charnière du néolithique final, l’âge des métaux.


– 1900 à – 1000 : Phase dite campaniforme pyrénéen correspondant au chalcolithique, en clair l’âge du cuivre. Les vases sont ornés de gravures en fermeture éclair, apparence extérieure lustrée tant leur finition est aboutie. Ornementations réalisées au peigne à dents carrées ou a la cordelette.

Gisements d’Estagel et de la Caoune de l’or à Saint Paul. Charles Hedson ingénieur des mines en prospection à Galamus en 1913 révèle une station qui pourrait appartenir au campaniforme. La salle sépulcrale recélait des fragments d’os humains, du mobilier funéraire, une remarquable plaquette de pierre…

Ossuaire de Roque rouge à Saint Paul.

Caoune : Tout languedocien digne de ce nom écrira cauna et prononcera comme ci-dessus.


– 1800 : Langue Ibère. Influence Punique (Carthage) puis Grecque.

Age du Bronze ancien, le bronze est un alliage de cuivre et d’étain, véraziens établis à :

  • Caramany station des Codomines à 400 m en aval du Camp del Ginebre.
  • Latour de France, dolmen de St Martin occupé jusqu’à l’âge du fer.
  • Lesquerde.
  • Felluns au roc de l’Arque.
  • Tarérach au Mas del Colomb.
  • Vingrau…

Usage du tour à poterie.

Domestication du Cheval.


– 1500 : Implantation des Phéniciens ou Cananéens, venus de l’actuel Liban, via leurs colonies d’Afrique du nord et des Baléares. Phénicien serait issu du Grec Phoinix qui signifie rouge en référence à la pourpre extraite du murex. La mise en exploitation des filons métallifères leur est imputée. Il est impossible de préciser sur quels gisements ils opéraient. Leur production était exportée.

Philippe Coquin soupçonne une origine phénicienne à nos Rocs Rouges sans que ce soit son unique approche puisqu’il émet une hypothèse qui nous fait reculer à l’aube du néolithique. Concernant la première, ce pourrait être un lointain héritage d’un dieu censé protéger le territoire et veiller à la fécondité des troupeaux et des humains. Ansignan, Axat, Campoussy Fenouillet, Sournia, Galamus, Glorianes… A lire : Fenouillèdes No 20 et 43.


– 1200  – 1100 : Bronze final :

  • Bélesta en grotte, de même à celle de l’Aguzou dans la haute vallée de l’Aude.
  • Site d’ Ansignan, ayant révélé des moules de fondeurs.
  • Juin 1977 trois jeunes spéléos  découvrent un vase à triple ouverture coincé dans une diaclase de la Fou de St Paul, Françoise Claustre.
  • 1996 un charruage sur le plateau de Taîchac  fait apparaître des tessons de céramique non tournée.
  • A Cubières et à proximité d’une voie antique, la fouille d’un tas d’épierrage à produit des tessons de poterie non tournée. Dans cet amas caillouteux est apparue une lauze gréseuse ornée de trois cupules et de stries en damier, présumée antérieure au Bronze.
  • Rasiguères, St Arnac, Ansignan… aapo-66.com/publications 1996.
  • Paziols : Peyra d’al bast. paziols.fr

– 1000 : Peuplement Sorde, origine mal définie, Ibère ou Ligure ? Ces Sardons couvriront le basin de l’Agly en essaimant de la plaine. A la grotte de la chapelle dans les gorges de St Georges cinq bracelets de bronze du début de l’âge du fer ont été découverts à la fin du 19éme.


– 900 : Première vague Celte. Période proto-celtique ou Mailhacien, de Mailhac en Minervois, civilisation des champs d’urnes anciens. Les urnes contenant les cendres des défunts étaient déposées à faible profondeur protégées par une lauze en office de couvercle. Parfois accompagnées de vases d’offrandes, poterie non tournée. Peuvent apparaître de menus objets tels que rasoirs, épingles, couteaux, bracelets… en bronze ou en fer. Le tout, surmonté de quelques pierres entassées, dissimulé sous la surface du sol et souvent arasé par les labours.

Pratique funéraire d’influence Rhénane : Bélesta, Caramany au Camp del Ginèbre où des bijoux, des haches polies des meules etc. ont été mis à jour.

Confédération Celte des Volques Tectosages.

Abandon progressif du bronze au profit du fer.


– 800 : Premier âge du fer ou Hallstat, nécropole éponyme en Autriche. Armes et bijoux embellis de spirales, cercles, roues, symboles solaires.(La Princesse de Vix en Cote d’Or).Celtes Hallstatiens en superposition aux Ligures, venus du nord de l”Italie.


– 750 : Station de l’Artigue del baurien à Lesquerde : Habitat et mine de fer.

Champ d’urnes de Caramany jusque vers -600. Relatif à un autre site que ci dessus, les Coudoumines attenant au Pont rose, occupé dés le Bronze final.

Fondation de l‘oppidum Elysique de Montlaurés, précurseur de Narbonne. Un des plus anciens habitats connus de ce peuple ainsi nommé par les Grecs. Les mots Narba, Narbo sont aussi d’origine hellénique.

L’oppidum de Fenouillet semble être contemporain. Il deviendra en l’an 1000 le Castrum Saint Pierre, une véritable citadelle.


– 600 : Les Grecs supplantent les Phéniciens.

Au VI ème siècle Caucolibéris / Collioure existait déjà. Au cours du précédent Hérodote mentionne le port de Pyrène. Il pourrait être question du Portus Veneris des romains, littéralement le port de Vénus aujourd’hui Port – Vendres, en référence à un temple dédié à Aphrodite puis à Vénus, cité par plusieurs géographes jusqu’à Rufus Festus Aviénus contemporain de J – C..


– 560 : Deuxième âge du fer.

Fondation d’Agde par les Phocéens, des grecs d’Asie. Vagues de Celtes Danubiens.

Le Languedoc et le Roussillon sont peuplés d’indigènes d’origine ibérique ayant intégré des Celtes. Ce sont les Elysiques. Ils appelèrent ce pays les Champs Elysées (B.de la Farge). Ces Celtibéres selon le nom donné par les Romains avaient pour principales villes : Mailhac en Minervois, Ensérune, Montlaurés… Elles étaient en relations commerciales avec les Carthaginois, les Etrusques (Etrurie-Toscane), les Grecs. Des céramiques trouvées à Calce, Rivesaltes, Salses, Tautavel… attestent d’échanges avec les grecs et les carthaginois.

L’horizon Celtibère de l’oppidum d’Ensérune a révélé une mosaïque étrangement ressemblante au chrisme de Raimond IV de Toulouse. Autrement dit, la croix occitane.


– 300 : Celtisation, incursions de bandes Celtes Tectosages puis Bébryces, jusqu’aux Romains, elles dominent les Elysiques vers -250. Plusieurs de leurs oppidums semblent désertés.Les Bébrices appartiennent à la confédération des Volques Tectosages (légende de Pyrène, la fille du roi Bébrix), au même titre que la tribu des Céretanis (Céret et Cerdagne) ou celle des Atacins (Atax le fleuve Aude, Axat). Toulouse était leur capitale.Les Bébryces seront encore remarqués au IIe-IIIe siècle de nôtre ère par le sénateur Don Casius.

L’écriture ibère est adoptée. L’alphabet hellénique demeure tout autant présent.


– 218 : Deuxième guerre punique domination de Carthage. Qui au niveau local avait su tisser des liens avec les tribus. Ce n’était pas encore le cas des Romains. Le passage de l’armée du général Hannibal avec ses 37 éléphants en bénéficia.Il est censé avoir suivi de près le littoral au nord de Ruscino en venant de Illibéris. Mais une légende le détourne par Maury, Padern, (une autre par le col d’Ares). Tous les chemins mènent à Rome. Surtout que la Salanque et les étangs n’étaient pas ce qu’ils sont. Il faut les penser sans l’atterrissement alluvial et sans l’ensablement du lido. Ces parages étaient réputés insalubres bien après.

  • + 7 mètres sur la Via Domitia vers Torreilles.
  • + 1. 30 m à St Laurent de la Salanque sur un habitat de l’antiquité tardive.

L’Espagne était partie intégrante de l’empire Carthaginois, aux mains d’Hamilcar Barca, le père de Hannibal.

Oppidum de Trévillach, leTartier des Maures en surplomb de la Désix. Un autre habitat perché sur la rive opposée.


– 200 : Population Celtibère. Les Celtes ont dominés les Ibères,. Mais ils vont avoir affaire à d’autres Germains, les Cimbres et les Teutons.

Au cours du 2eme siècle avant J.C débuts d’Elne ( La supposée Pyrène* évoquée dans la légende d’ Héraclès ?), l’antique Illiberis c’est à dire La Ville Nouvelle, ainsi que de Rivesaltes-Tura et de Ruscino / Château – Roussillon. Abstraction faite d’un habitat datant de -700 sur ce dernier site précurseur de Perpignan, sis sur un éperon en rive droite du Ruscinon / La Têt.

* Oppidum habité en ininterrompu depuis au moins le VI ème siècle avant J-C, son sous – sol a produit des tessons d’origines attique et punique.


– 197 : Les Romains créent deux provinces en Espagne qu’ils ont conquise à la fin du IIIe siècle. On peut en déduire que dés lors les populations locales ont commencé à être imprégnées de leur culture.


– 123 : Rome appelé par Marseille pour lutter contre des Celtes met à profit cette opportunité pour envahir la Gaule.


– 118 : Licinus Crassus fonde la ville nouvelle de Narbonne qui supplantera l’oppidum de Montlaurés, baptisée Narbo Martius en hommage à un consul romain.

La via Domitia est datée de la même année, hormis Narbonne elle desservait l’autre grande ville du moment, Tarragone. Cette route aurait succédé à la via Héraclea ( De Héraclès ), d’abord littorale par Salses, Ruscino, Collioure, Col de Banyuls… Elle sera progressivement réalignée sur Cabestany et le col de Panissars jumeau de celui de Le Perthus.


– 107, – 101 : Premières grandes migrations germaniques. Les Cimbres et les Teutons supposés danois du Jutland, sèment la désolation dans le Bas – Languedoc Ils infligeront des défaites à Rome. Mais ils seront anéantis par le consul Marius à leur retour d’Espagne. Les celtibères saisissent l’opportunité de cette invasion pour se révolter contre les romains qui les feront refluer sur les hauteurs.


– 100 : Au cours du 1er siècle avant J-C la crête de Peyrepertuse est habitée, drachmes,fragments d’amphores et de tuiles romaines ( Tégula ) dispersés tout autour des défenses naturelles.


– 74 : Passage de Pompée. Comme à La Turbie dans les Alpes Maritimes et au col de Panissars à le Perthus, il aurait fait édifier un trophée au col de Saint Louis. Commémoratif de sa victoire sur les Sordes, Sordons ou Sordones, les quels peuplaient le sud des Corbiéres jusqu’au littoral. Selon Louis Fedié qui semble reprendre Heronymus Pujadesius dans Marca Hispanica.

Heronymus Pujadesius cité par l’archevêque de Toulouse Pierre de Marca en 1688 dans Marca Hispanica.

Face à de telles assertions, maître Louis Fédié est couramment victime de piques, assénées par les historiens actuels. Mais alors, d’où proviennent les blocs soigneusement équarris, visiblement de réemploi et qui constituent le parapet du viaduc de 1845 ? Lui même édifié sur le site du dit trophée.

Sordes est un sobriquet à inclination péjorative. A interpréter comme être méprisable issu de basse classe. Ils étaient opposés aux Cynètes du Roussillon. Ces deux ethnies étaient issues des Bébrices. D’après P.Coquin.

L’ Agly est appelé Sordus, le fleuve Sordicène, la rivière des Sordes par le proconsul Rufus Avienus. Selon les auteurs cette citation est datée du premier siècle de notre ère.


– 51 : La guerre des Gaules est finie, c’est la Pax Romana.


– 49 : La 10éme légion de retour de Lérida en Espagne (victoire sur Pompée) avec à sa tête Jules César est cantonnée en Narbonnaise. Une légende l’introduit dans le haut Razés à destination de Toulouse, la capitale des Volques.


– 46 : Installation des vétérans Romains. La contrée devait être un des pagus de la Narbonnaise. Province issue de la réorganisation de la Transalpine en -27.

Au premier siècle avant J-C les Romains fréquentent Aquis Calidis, les bains de Montferrand. Aujourd’hui Rennes les bains.

A la même époque les Goths du Gotland, province au sud de la Suède, vont s’établir sur la Vistule. C’est l’amorce du Périgrinatio gotica, un périple de plus de 5.000 kms qui les amènera à Toulouse.


– 27 : Octave divise la Gaule en quatre provinces dont la Narbonnaise.

Liens et Livres Fenouillèdes


Principales sources documentaires de Fenouilledes.fr et histoireetrando-prats-de-sournia.fr

Mise en garde

Autrement plus que leurs homologues bleu blanc rouge, les historiens catalans traînent depuis des siècles une réputation de :

Raisonnement  circonscrit à la Catalogne comme si le rôle du Languedoc –  Fenouillèdes limitrophe était nul ou gênant peut – être, fierté identitaire aidant ?

Compte tenu des problématiques soulevées en A Propos, Toponymie Occitane du Pays Catalan. les références suivantes résultent d’un tri drastique, il a fallu secouer le prunier; Ces éminences catalanes  y sont différenciées  dans l’idée d’activer votre vigilance.

Le jeu des 7 contradictions multipliées à l’infini : Si l’Histoire de la Catalogne ou de sa marge occitane vous passionne, ne vous fiez surtout pas aux seuls auteurs catalans quelle que soit leur notoriété plus ou moins fondée, comparez vos sources à la sauce catalane avec leurs homologues languedociens et de France. Ne consultez pas que les libraires du 66.

Sachez que beaucoup ont en point commun celui d’être diffusés par Terra Nostra dont ils sont quelquefois membres fondateurs. Pris dans un contexte plus élargi et à force d’être dans l’ambiance des auteurs catalans, il n’est pas rare d’en arriver à la synthèse suivante  :

– Seraient – ils en premier lieu sympathisants des mouvements identitaires ou séparatistes et ensuite historiens impartiaux peut – être ?

Plus ennuyeux, spécialement pour les élèves du Fenouillèdes, il en est qui sont enseignants !

 


Livres

 

Mémoire de Pierres. Docteur Elie Malé aux éditions Les Presses Littéraires 2017. Etude sur les cabanes de Latour de France et d’Estagel.

De Garrigues en Ministères.  Claude Guillabert aux Editions de Saint – Amans 2010, ( 511  pages, 24 x 16 cm ), Cet énarque natif de Sournia raconte de pair avec son cursus hors du commun, le monde rural dans la vallée de la Désix au cours des décennies 1930 – 1940.

 

Prats de Sournia, un village du Fenouillèdes. E. et C. Bordes, N. Calvet, M. Crambes, ( 220 pages, 24 x 17 cm )  2012. Histoire et vie d’un village frontière du Fenouillèdes de l’Age du bronze à nos jours. Veuillez vous adresser à : communedepratsdesournia@wanodoo.fr ou au numéro de téléphone suivant 04.68.97.74.06.


Fenouillèdes. Revue des mémoires et histoires des Languedociens des Pyrénées Orientales et du canton d’Axat. Quatre numéros par an. Incontournable par ses articles abondamment documentés.

Éditeur : 13 rue Pierre Vidal, 66220 Saint Paul Fenouillet.


Saint Paul et les Fenouillèdes. Geneviève Gavignaud-Fontaine, agrégée d’histoire. Editions Arpèges 2011, ( 292 pages, 16 x 24.cm )

Notre avis : La vraie histoire du Fenouillèdes

La brève période sous domination Aragonaise est contenue dans ses justes proportions. Chose fort rare dans les études relatives au Fenouillèdes. Ouvrage net des trucages habituels faisant du tout Catalan à tout va. Si répandus que les plus crédibles des historiens s’y sont fait piéger à la manière des mauvais élèves “pompant” sur leur camarade.

Nombreux extraits d’actes originels permettant de s’affranchir des petits arrangements à la catalane.

En vente dans les bonnes librairies du Fenouillèdes et auprès de la revue ci-dessus.


Au temps des dolmens. En Languedoc Roussillon. De Jean Guilaine, audois professeur au Collège de France. Éditions Privat 1998. ( 166 pages, 20 x 28.cm )


Aude. Ouvrage collectif aux éditions Bonneton. ( 431 pages, 17 x  24 .cm )


Pyrénées-Orientales Roussillon. Ouvrage collectif aux éditions Bonneton. ( 320 pages, 17 x 24. cm ). Les auteurs sont catalans et professeurs à l’université de Perpignan.


Fenollède. Le Pays et la Vicomté Féodale de Fenouillèdes du VIIIe au XIVe siècle.  Annie de Pous, auteure catalane aux éditions Roudil 1973. ( 167 pages, 18  x 24.cm ).


La Seigneurie de Peyrepertuse Son histoire, ses châteaux. René Quehen 1975 ( 292 pages, 17 x 24 cm )  édition de l’auteur, La Barbère 31310 Montesquieu Volvestre.

Notre avis : Une particularité, l’auteur ne s’est pas suffit à recopier ses prédécesseurs. Relation accompagnée d’une analyse et d’arguments démonstratifs. Extraits de textes originels.


Fenouillédes Diocèse d’Alet Fragments historiques et statistiques.  Albert Bayrou aux éditions de l’auteur 1980. ( 226 pages, 15 x 22.cm )


Mystérieuse Corbière de Sournia.  Premier prix histoire au concours international des Arts et Lettres 2006. En vente à Sournia.

André Carol historien de Sournia 2005. ( 207 pages, 17 x 24.cm ). Complémentaire et plus précis  que les autres auteurs de cette rubrique, concernant les wisigoths, les cathares et la croisade, les templiers.

Carol : très ancienne famille de Sournia.


Les Templiers des pays d’OC et du Roussillon. Simon Jean aux éditions Loubatières 2003. ( 413 pages, 16 x 24.cm )


Châteaux et forteresses en Pays cathare. Dominique Dieltiens aux éditions Loubatières 2003. ( 367 pages, 16 x 24.cm )


Lieux et légendes du Roussillon et des Pyrénées Catalanes. jean Abélanet, auteur catalan, ancien conservateur du musée de Tautavel aux éditions Trabucaïre à Perpignan 1999. (202 pages, 15×23.cm).


Autrefois des hommes… Préhistoire du pays Catalan. jean Abélanet, auteur catalan aux éditions Trabucaïre 1992. ( 206 pages, 14 x 22.cm )


Le comté de Razés et le diocèse d’Alet. Louis Fedié notaire et conseiller général de l’Aude aux éditions Lacour, réédition 2002 d’un ouvrage de 1880,  233 pages, 15 x 20.cm .


Les tours à signaux. Annie de Pous aux éditions Conflent 1981. ( 105 pages, 15 x 24.cm )


La Croix Occitane. Bertran de la Farge aux éditions Loubatières 2000. ( 120 pages, 11 x 20.cm )


Canigou Montagne sacrée des Pyrénées.  Joseph Ribas, auteur catalan aux éditions Loubatières 2003. ( 413 pages, 16 x 24.cm )


Géologie des Pyrénées Orientales. Henri Salvayre 1983, ( 429 pages en 14 x 21.cm )


Le Livre des Eaux souterraines des Pyrénées Catalanes. Henri Salvayre 2010 aux éditions Trabucaire, ( 240 pages en 17 x 24 cm ) Sous un titre déferlant une large place est consacrée aux bassins de l’Agly et de l’Aude.


Glossaire de la Langue d’OC.  Pierre Malvezin édition la Découvrance, réédition 2006, 278 pages.


Les Hommes des Collines : la Corbière Catalane aux 17ème et 18ème siècles

Avis : Grâce à une masse de documents d’archives, l’auteur, qui vit à Vingrau et y puise ses racines, se penche sur la vie quotidienne de ses ancêtres corbièrencs aux 17ème et 18ème siècles, analyse leurs rapports avec le pouvoir, la famille, la religion, et le travail. Il relève des coutumes étranges, des traditions, des comportements et des valeurs humaines étonnantes, comme l’égalitarisme et le respect de l’étranger, et dresse un portrait psychologique de l’homme et de la femme des Corbières, cette femme qui occupe ici une place égale à celle de l’homme, cas unique peut être dans les sociétés rurales méditerranéennes…

De : Coquin Philippe
Par : Editions Lacour
Avec : 218 pages en 21 x 15 cm
Editions Lacour


Le Pays de Sault. Abbé Pierre Moulis. Editions Lacour, 228 pages en 21 x 15 cm, réédition 2009 d’un ouvrage paru en 1958.


Larrouse Catalan


Dictionnaire Français-Catalan : Christian Camps et René Botet. Editions Trabucaire 2007.


Dctionnaire Occitan-Français selon les parlers languedociens. Louis Alibert, édition Institut d’Estudis Occitans, 710 pages.


Termenès Fleur d’Épine,  toponymie et microtoponymie. Claude Pla, 800 pages. Editions l’Harmattan 2015.

 


Liens :

Les assertions fantaisistes  avancées dans divers sites n’engagent que leurs auteurs, certains ont puisé à des sources des plus troubles.

Les liens qui précèdent sont incontournables, des suivants tout autant,  nul doute que vous y reviendrez souvent.

Destinations

 

Gabach – Gavach –  Gavatch – Gavatx – Gavot…

Les liens sont dans le texte et surtout en fin de cet article.

 

Cabanes

Pareillement que pour le précédent.

 

Toponymes

 


Cartes de randonnée IGN Top 25 (1:25.000)

2448 OT : Thuir-Ille sur Tet.

2348 ET : Prades-Saint Paul de Fenouillet.

2248 ET : Axat-Quérigut.

2347 OT : Quillan-Alet.

2447 OT : Tuchan-Corbières.

Pélerins du Fenouillèdes Association de randonneurs basée à Sournia.

Consultation gratuite de la carte des Cassini : géoportail.gouv.fr

Tout savoir sur le Sentier Cathare.

Randonner-malin.com Conseils pratiques et techniques. Le site à visiter avant tout achat ou escapade.

CC Agly – Fenouillèdes en Sud Cathare : Offres touristiques patrimoine, Activités de pleine nature, Oenotourisme, Trail…


  • Le feldspath en Fenouillèdes et ailleurs : lasim.org
  • Mines de fer de Planèzes tpcf.fr

Géologie

Vallée de la Désix à Sournia

La concentration de ruisseaux à l’eau pétrifiante et permanents, même en 2008, étonne en Fenouillèdes dans un environnement si aride que même les chênes à kermès  (garrouilles) végètent.

Nous sommes sur les terrains métamorphiques du synclinal de Boucheville, marno-schistes de l’Albo Aptien supérieur , étages du crétacé, lequel est la dernière période de l’ère secondaire. Tout prés du front de chevauchement nord Pyrénéen ou faille nord  Pyrénéenne qui séparerait la plaque ibérique du continent et de la zone axiale. Cette dernière correspond ici au massif granitique dit de Quérigut-Millas, la serre de Sournia, les forages de Campoussy et Sournia.

Laissez votre véhicule à Roquevert, traversez la Désix sur le pont médiéval et remontez rive gauche en suivant l’antique route de Sournia (balisage petite randonnée). En quelques minutes vous changez de plaque. La faille nord Pyrénéenne suit le cours de la Désix et de là via Montfort, Sainte Colombe, Usson, Niort… jusqu’au pays Basque. A l’est elle se dirige vers Bélesta et Néfiach, puis sa localisation se perd dans le golfe pliocène du Roussillon.

La zone nord Pyrénéenne qui s’étend du front de chevauchement nord Pyrénéen au sud jusqu’à l’axe Pech de Bugarach-Padern au nord, est fracturée par plusieurs accidents tectoniques. Des failles de moindre ampleur que la précédente, généralement parallèles entre elles, selon une direction est ouest. On retiendra celles de :

  • Puilaurens-Lesquerde par les sources thermales de la Fou.
  • Fanges-Galamus-Quéribus-Sud de Paziols.
  • Trois failles allant de la région de Bugarach-Le Bezu, parallèles entre elles, dirigées sur Duilhac, Cucugnan, Padern.

Quand à la prétendue faille nord Pyrénéenne par le Pla d’en Dalen à Saint Martin de Fenouillet, ce n’est qu’une affabulation comme celle du volcan sous la clue de la Fou, racontée par nos arrière grands-parents. Il s’agit de l’un des prolongements du nœud de failles de Fenouillet. Le panneau didactique du sentier d’interprétation géologique devrait être complété par la mention : Attention couleuvre, à avaler. A quoi bon une pareille assertion dans un Pays au patrimoine historique et naturel remarquable. Cartes du BRGM au 1/50 000.

Liens :

D’autres liens ci – dessous.

Pech de Bugarach

Cette montagne sacrée habitée de nombreux mystères est connue des géologues pour sa discordance du tertiaire. Un formidable chambardement tectonique inversa les couches du jurassique qui vinrent se poser sur les marnes du crétacé. A voir depuis les cascades des Mathieux.

Tremblements de Terre

21/02/1330 Secousse sismique, à l’époque sa durée a été estimée équivalente à celle d’un Avé Maria ! Depuis une bonne quinzaine de séismes significatifs ont été répertoriés.

02/02/1428 De forte intensité. Telle qu’il n’y en aurait pas eu de similaire depuis. Il pourrait avoir été de force 8 et selon les chroniqueurs de ce temps là, il aurait duré le temps d’un Nôtre Père ! Son épicentre se serait situé du côté de Camprodon.

18/02/1996 Magnitude 5.6 sur l’échelle de Richter. Lié au chevauchement des plaques européenne et ibérique. Faille nord Pyrénéenne ci-dessus, épicentre dans les environs de Axat et à grande profondeur. Ce qui explique que les dégâts furent modestes au regard de la force pré-citée. Blog Pierre Gresillaud ingénieur civil des mines,   gypse de Lesquerde.

Plusieurs villages jusqu’à Estagel subirent des dommages. Principalement à St Paul où quelques façades furent lézardées dont le choeur de l’église et le clocher du Chapitre avec ses stucs. A la Fou de volumineux rochers finirent leur course de part et d’autre de la route en pulvérisant le parapet. Heureusement c’était le matin à 2h45, le trafic routier était nul.

Une secousse anecdotique selon Georges Soutadé en la comparant avec celle de 1428.

Liens  :

D’autres liens ci – dessous.

Genèse de la Révolution Française

Les climatologues s’accordent à penser que cette séquence polaire  aurait été déclenchée par l’éruption du millénaire. Celle du Laki en Islande, due à la fissuration du rift. Du 08.06.1783 au 07.02.1784 sans discontinuer, des millions de tonnes de dioxyde de soufre en se transformant en acide sulfurique dans la stratosphère, ont généré un refroidissement anormalement excessif et prolongé sur l’Europe. Le soleil fut fortement occulté durant 8 mois sur le continent par le nuage mortel. L’air empestait le soufre. Des dizaines de milliers d’Européens sont morts, les poumons détruits par l’acide sulfurique.

Il est malaisé de déterminer si le Fenouillèdes a été ou non atteint, wikipédia.org + le nom de votre village.

Cet enchaînement néfaste est considéré comme étant la genèse de la Révolution Française.

Rift : Fossé d’effondrement au volcanisme à activité variable, plaine d’Alsace, Mer Morte, Rift Valley en Tanzanie..

Spéléologie

Sont à consulter :

  • Le n° 8 de la revue Fenouillèdes.
  • Sur internet, Karstologia n° 10 (2eme semestre 1987)
  • B. OURNIÉ – Présentation spéléologique du massif des Fanges et du Roc Paradet (Fenouillèdes, Aude et Pyrénées-Orientales) (p. 1-6).
  • Les grandes cavités du Fenouillèdes.
  • Grottes et cavités Paridulac.

 

Galerie Photo

Les Cabanes du Fenouillèdes

Les cabanes de bergers en pierre sèche. Bories ou capitelles selon les régions. Dans les Pyrénées Catalanes : barraca, orry pour l’entité barraca et enclos alentour lui même ceint de murets en pierre séche. Plus simplement cabanes en Fenouillèdes et dans l’Aude. En schiste , calcaire , granite… Elles sont communes dans nos contrées. Par centaines autour de Prats de Sournia et des villages limitrophes. Le GR 36 au nord de Sournia et ses deux variantes dirigées sur Prats, balisées en jaune, permettent d’en découvrir de remarquables qui se distinguent par leurs dimensions.

Surface utile au sol de la pièce principale : Longueur : 7m à 10m Largeur : 2.30m à 3.30m Hauteur : 1.60m à 2.70m.

On retiendra deux modèles principaux, en premier lieu les plus vastes en tunnel avoisinant jusqu’à 30 m² de surface utile. Généralement encastrées en tout ou partie dans la pente, à la toiture plane en lauzes juxtaposées recouvertes d’une mince épaisseur de terre. Elles comprennent fréquemment deux espaces distincts. Il convenait d’écarter les agneaux du troupeau afin qu’ils ne soient pas piétinés. Concentrées sur la jonction terrasses de culture avec les alpages. Sans exclusive puisque il en est de visibles dans les oliveraies délaissées.

Celles appartenant au second type sont soit de plan carré, soit circulaires avec une toiture telle que pré-cité ou en coupole peu prononcée, en comparaison des sites ci-dessous. Les dalles sont imbriquées en écaille de poisson. Ces cabanes sont alors de mesures plus modestes. Elles peuvent abriter une source ou un tineil. Elles sont logées dans les murs cantonnant les drailles, dans ceux soutenant les terrasses ou ceux délimitant la jasse, le pàtus. Sinon isolées sur une parcelle, tous les côtés sont alors apparents.

Dans les deux cas il est rare en Fenouillèdes qu’une cheminée y soit incorporée, il est d’ordinaire nécessaire de se courber pour y pénétrer sans se heurter aux linteau. Attention risque de tête fêlée à  1.20 / 1.50 h. C’est la seule ouverture hormis une ou deux fentes de lumière éventuellement. Sauf exception sur les bacs, l’entrée est orientée au sud –  sud-est.

Prats comme Jau à Estagel, Aussières, Counozouls ou Derc  village disparu à la sortie de la Clue de la Fou fut une étape sur un  important axe de transhumance*. Ce qui pourrait expliquer leur relative abondance. * Une branche de l’autoroute à moutons qui suivait la ligne de partage des eaux entre Têt et Agly et qui voyait défiler des dizaines de milliers de brebis en juin puis en octobre.

Néanmoins leur lointaine origine pastorale est contestée :

  • Les constructions remonteraient au XVIIIe siècle. Des dates gravées dont des ultérieures paraissent en  en témoigner. Afin d’enrayer l’extension des terres incultes, la royauté décida d’exonérer d’impôts pendant 15 ans  tout paysan qui remettrait en culture des champs abandonnés depuis 40 ans et plus. Ce fut une opportunité à saisir par les plus démunis qui purent ainsi acquérir des propriétés en ces temps de presque surpopulation.
  • Le décret de partage des communaux peu après l’abdication de Louis Philippe  a contribué à de nouvelles édifications.

Toutes les photos et d’autres encore.

Un sentier de randonnée sur ce thème en variante du GR 36, le Tour des cabanes, article descriptif et plan sur histoireetrando-prats-de-sournia.fr. Il faut remarquer que ce n’est pas le seul intérêt de cet itinéraire. Ce très petit village étonnamment dynamique mérite une escapade à bien des égards et en complément du lien pré cité une vidéo de Gilbert Jullien intitulé le tour des cabanes.

D’abord ce qui paraîtra être l’essentiel, particulièrement en pleine canicule, le Bar – Piscine, Informations pratiques.

Son panorama exceptionnel, nous sommes sur le balcon du Fenouillèdes.

Sa diversité botanique à dominante méditerranéenne avec influences montagnardes et océaniques. Des oliviers productifs à 650m d’altitude ! Cohabitent avec la hêtraie-sapinière. Laquelle enchâsse en son écrin un hêtre totémique des plus vénérables de la région, la circonférence de son tronc est supérieure à 3.50 m. A voir aussi l’article des hêtres remarquables.

Le Fajas den Baillette forêt communale du vivier.

ZNIEFF : Zone Naturelle d’Intérêt écologique Faunistique et Floristique des garrigues de Sournia.

Ses orchidées : pas moins de 10 genres sont observables, déclinés en de multiples espèces, toutes protégées. Ne pas les cueillir, ni les arracher. Une éventuelle transplantation serait obligatoirement vouée à l’échec. Leurs racines vivent en symbiose avec des champignons mutualistes ou mycorhizogènes spécifiques à leur biotope.

Différents styles de cabanes méritent un détour, cependant sauf exception elles paraissent exiguës après avoir visité celles du GR 36, jusqu’à peiner pour y pénétrer ou se retourner à l’intérieur.

Latour de France : Toute une kyrielle aux alentours du sentier de randonnée de la Tourèze et de la piste DFCI.F119 qui le prolonge. Où des édifices plus spacieux que les suivants s’offrent à vôtre curiosité. Dimensions approximatives 2.60m diamètre pour une hauteur de 3.70m, relatives à l’espace utile.

En blocs de calcaire savamment agencés et avec un fruit important. Vues de l’extérieur elles ont un profil plus ou moins cubique, surmonté d’une coupole dont l’emprise occupe tout ou partie de la toiture en accrochant le regard de loin. L’entrée est soit ogivale, soit avec un linteau. Les courbes intérieures évoquent une cloche de 1.60m à 2.70m de diamètre. La hauteur est équivalente à la largeur au sol. Ce sont les plus répandues. Il arrive qu’elles soient contiguës aux pierriers issus de la mise en culture. Ce paysage de garrigue était le royaume de la vigne jusqu’à l’introduction du phylloxéra, voir à ce mot.

Certaines sont équipées  d’une niche. Le casse-croûte était ainsi  maintenu au frais.

Belesta, Cassagnes : Du même type que celles de la Tourèze. Respectivement en gneiss et en granite. Les capitelles sur Cassagnes.


Bac ou Ubac : Versant nord ou à l’ombre. A l’opposé de adrét, soulane.

Jasse : Espace herbeux abrité par le relief, pouvant être ceinturé de murets et destiné à parquer les ovins pour la nuit. Un jas désigne l’endroit où le gros gibier se couche.

Lauzes : roches plates à allure de dalles. Généralement en schiste.

Orri et Orry : Le premier terme est languedocien, avec un accent grave sur le o. Le second est l’équivalent catalan. Il désigne la cabane où on fabrique et conserve le fromage. Il aurait aussi un sens de grenier en étant issu du latin horreum. L’horreum romain de Narbonne, possible sous sol d’un marché.

Pàtus : L’enclos. Au XVIe siècle habitation ruinée par fait de guerre ? Sur l’Alibèrt : Patis, pacage, préau, cour intérieure, basse cour… Tineil : Phonétique diminutive de l’occitan

Tinèl . Citerne maçonnée collectant les eaux de ruissellement , utiles pour des arrosages d’appoint et surtout à la préparation des bouillies de pulvérisation.

Pour en savoir plus :

  • Étymologies : Liens en fin d’article Toponymes.
  • Les Hommes des Collines, La Corbière catalane aux 17 ème et 18 ème siècles. Philippe Coquin éditions Lacour 2006.
  • Mémoire de Pierres ; Livre du docteur Elie Malé aux éditions Les Presses Littéraires 2017. Etude des cabanes de la Tourèze au Mont d’Estagel.