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Du Neolithique aux Romains en Fenouillèdes

-8000 : St Paul de Fenouillet, gisement épipaléolithique de Galamus.

– 6000 à – 5300 : Fontanés haute vallée de l’Aude. Aux alentours de – 5300 usage de céramiques cardiales. Elles comptent parmi les plus anciennes connues. Cardial, d’après un motif décoratif imprimé avec une valve de cardium edule. Coquillage répandu sur les plages de méditerranée. A chaque époque correspond un type de poterie bien défini.

Le climat est proche de l’actuel, en plus chaud et plus pluvieux. Les auzines (chêne vert) sont rares. Les caducs dominent, à l’étage actuel du chêne vert. Entre – 5500 et – 2500.

Quérigut (Ariège) en Donezan. A plus de 1500.m d’altitude, dans une tourbière du Laurenti concentration de pollens de céréales et messicoles associées.


– 5800 : Habitat en bordure de l’ Agly à Caramany, voir ci dessous.


– 4800 : Pont de Corrége à Leucate. Il y avait là un important village de pécheurs, agriculteurs, éleveurs. Sur ilot aujourd’hui englouti sous quelques mètres par l’élévation du niveau marin. La chèvre, la vache, le porc et surtout le mouton y sont domestiqués. Les céréales cultivées. Les objets en terre cuite sont d’une grande diversité de décors. Réalisés par exemple à l’aide de cardiums, de peignes en bois.


– 4000 : Le Montbolien de Montbolo, dans la vallée du Tech. Utilisation de poteries peu décorées mais de belle facture, à anses tubulées pré-indicatrices du Chasséen (Chassay près d’Autun).

Grotte de Bélesta de la Frontière : Premières sépultures collectives. La plus ancienne du midi, environ vingt personnes pour les deux tiers des enfants et des adolescents. Le trésor de Bélesta, une série de 28 marmites et vases, bols, écuelles, tasses datés de -4700 a -4300 typiques du Montbolien. Réalisés au colombin, technique consistant à pétrir l’argile roulée en boudins. Découvertes dans une salle à onze mètres sous l’entrée de la caune. Au voisinage des foyers abondance de meules et de céréales carbonisées.

– Les premiers carmagnhols : Nécropole du Camp del Ginebre à Caramany, Station découverte au cours de fouilles de sauvetage préalables à la mise en eau du barrage sur l’Agly, sise à environ 1 km en amont du Pont rose. Le froment, le blé dur et l’orge nue y étaient cultivés. Les pratiques funéraires vont y perdurer jusqu’au premier âge du fer. Trois grandes tombes en tertre englobées chacune dans un tumulus de sept mètres de diamètre, entouré de sépultures individuelles et  des fosses d’incinération. aapo-66.com/publications 1994 et 95. Ce site est particulier en considérant l’ancienneté des rites d’incinération comparativement à ceux connus jusques là.


– 3500 – 2500 : Chasséen, en relais du Montbolien. Diversité de nouvelles vaisselles à la fabrication soignée, à Caramany un plat à marli et des anses tunelliformes respectivement des époques pré – citées. D’après J.Abélanet le Montbolien serait plutôt localisé en chevauchement des Pyrénées et aurait été colonisé par le Chasséen via le Languedoc.

Apparition de doliums, grands récipients enfouis destinés au stockage de céréales. Permettaient une conservation d’une année à l’autre. Sauf entame qui rendait le grain à consommer rapidement. Ceux qui ont visité l’oppidum d’Ensérune, aux portes de Béziers, auront été admiratifs devant les aires de stockage industriel par ce procédé. Les céramiques de cette époque sont à anses tubulées façon cartouchière.

C’est l’âge de la pierre polie. De nombreux gisements ont produit des outils en roche d’importation. Notamment des haches en obsidienne, roche magmatique de Sardaigne. Des bijoux en variscite, une roche verte des mines de Gavà en  Catalogne, exploitées vers – 6000 ou des silex blonds de la Loire, ce qui induit des échanges commerciaux.

Civilisation des tombes en fosse, généralement individuelles. Corps en position replié selon un rite très ancien, enfoui dans un coffre en lauzes appelé ‘ciste’. Stations de Caramany et de Calahons. Les Lauzes sont des pierres plates généralement en schiste. Voir chapitre cabanes.


– 2600 – 2000 : Le Vérazien de Veraza dans le Limouxin. Se distingue par de grands contenants à fond rond. Garnis de mamelons, ou de décors lisses, ou de languettes superposées.


– 2500 – 2000 : Généralisation des sépultures collectives, Les dolmens : Lesquerde, roc de l’arque à Felhuns, Ansignan.Vidés et réutilisés pendant des siècles sinon pillés, leur datation en est rendue aléatoire. Ils sont l’oeuvre des populations sédentarisées dont l’habitat était à proximité.Plusieurs méritent le détour à maints égards, particulièrement sur la serre de Sournia : Foun de l’Arca et sa dalle de couverture cupulée, Tribes en belvédère face au Canigou. Ce balcon a quelque chose d’irréel. Un de ces coins secrets du Fenouillèdes qui lorsqu’ils vous tiennent ne vous lâchent plus, en paraphrasant Annie de Pous. Cayenne à Campoussy comme les deux premiers.

Arques Arca, Arsa, Triby, Tribes, Palet de Roland, l’Homme Mort, ces lieux dits désignent des dolmens, des tombes en fosse. D’autres études font dériver Triby du latin trivium, c’est à dire un carrefour de chemins à 3 directions, vers Catllar, Rabouillet, Sournia. Là passait une des principales voies de transhumance, venant de Narbonne, Durban, Tuchan par Calce, le col de la Bataille à destination du Madres et du Capcir. Bien après le chemin de Catllar à Sournia portera le nom de chemin du Languedoc. Il fut également baptisé, Tira de Salvanère – Chemin du bois de Salvanère du temps où les seigneurs de Le Vivier exploitaient cette forêt, les grumes étaient tirées avec des bœufs jusqu’à la vallée de la Têt.

Les dolmens, tombes collectives, expression du culte funéraire comme plus tard les églises. Il faut les imaginer couverts du tumulus initial de plan circulaire entouré de dalles fichées verticalement sur leur pourtour. Ils seraient postérieurs de environ 1500 ans aux grands dolmens atlantiques. L’évolution des connaissances bat en brèche cette perception initiale. Le mégalithisme aurait débuté au sud ouest de l’Europe avant de se propager progressivement chez les Bretons.

Les menhirs : les motivations qui auraient préludé à l’érection de ces monolithes sont aussi floues que nombreuses : Sacré, Hommage à quelque personnage, culte à la fertilité d’après un profil souvent suggestif ou simplement bornage néolithique des voies de transhumance sinon moyenâgeux. Délimitation de communes au 10 éme siècle de notre ère.

Toponymes : Peyralade, Peyrefite, Peyredrete, rebaptisé en Catalan sur les cartes IGN top.25 1996 édition 2 ( Sans commentaire ), ce qui donne Pédra Dréta. Moins évident que pour les dolmens, confusions fréquentes avec des bornages ultérieurs.

On peut citer ceux de :

  • Counozouls dans l’Aude en descendant du col de Jau * par la vallée de l’Aiguette et la D.84 sur le remblai de la quelle il se dresse de ses 8, 90 mètres pour un poids estimé de 50 tonnes. * Un menhir couché au pied du panneau indiquant l’altitude.

  • La Peyredréte de Campoussy sous la D.619 accessible par la maison forestière de Cayenne. Ce colossal monolithe de granit est-il vraiment une pierre levée ? Si ce n’était ce toponyme il y aurait de quoi en douter. La Peyredréte de Caladroy, au bord de piste de Pleus mais couché et brisé. Par l’église ?

  • Celle proche de la jonction de quatre communes qui sont Vingrau, Tautavel, Cases de Péne , Espira c’est à dire au milieu du camp militaire ( Danger de mort ). A la ressemblance frappante avec un phallus de environ 2 mètres de haut et rebaptisée à la sauce Catalane, ci-dessus. Si ce n’était ce profil suggestif en observant la face nette de peintures, la frontière de Charles le Chauve devait logiquement passer tout près. A Vingrau elle est connue en tant que borne séparative des évêchés de Narbonne et  d’Elne.

  • « Le menhir » des Fumades à Prats de Sournia ( Photo ). Il gisait couché dans la terre arable*. Révélé en 1997 à l’occasion du creusement d’une retenue collinaire. Il  n’est pas identifié en tant que tel. Cependant la géographie du lieu est en adéquation, col ouvrant sur un vaste panorama et dominant un dénivelé de 300.m. Concentration de toponymes en rapport à proximité et surtout sa silhouette phallique quand il apparaît en venant de le Vivier. Il serait enfoncé aussi profondément que visible de ses 3 m de haut. En outre comme tant d’autres mégalithes en remontant des basses Corbières jusqu’aux alpages il borne une voie de transhumance majeure.

      * Véracité de cette information émanant d’un propriétaire riverain, catégoriquement réfutée par le maire Monsieur G. Deulofeu, d’ailleurs les traces de socs sont invisibles.

  • Le Touch et les Trés Palets de St Paul. A traduire par le but et les trois palets. Soit un menhir et un dolmen composé de trois lauzes. Des légendes mettent en scène un jeu de géants ou le célèbre Roland. Hélas ils ont été détruits. Voir en 842.

Il est permis de supposer qu’il sont de la même époque que les dolmens. Il n’est pas rare qu’ils soient juxtaposés sur un même lieu. Leur implantation parait répondre à des règles identiques d’ordre géographique. Érigés sur des cols, de minuscules replats, des plateaux, desquels le regard porte loin.

Cette énumération de mégalithes est loin d’être exhaustive.

Une mention pour le rocher dit des 40 croix sur les crêtes versant Désix au sud ouest de Rabouillet. Dans un paysage lunaire où abondent les chaos granitiques, réunis par une mer de callunes. Histoire de Mosset.

Rodes : sauf simple coïncidence, semble lié aux cromlechs. Ce sont des cercles de pierres levées, à allure de roue, roda en occitan ou rodes pour la forme masculine. Terme sur lequel les étymologistes abondent en interprétations variées. Par exemple une végétation broussailleuse, touffue. Dans un maquis impénétrable au nord de Sournia. En Catalan Rhodes.

Depuis environ un millénaire c’est le néolithique moyen nous sommes maintenant à la charnière du néolithique final, l’âge des métaux.


– 1900 à – 1000 : Phase dite campaniforme pyrénéen correspondant au chalcolithique, en clair l’âge du cuivre. Les vases sont ornés de gravures en fermeture éclair, apparence extérieure lustrée tant leur finition est aboutie. Ornementations réalisées au peigne à dents carrées ou a la cordelette.

Gisements d’Estagel et de la Caoune de l’or à Saint Paul. Charles Hedson ingénieur des mines en prospection à Galamus en 1913 révèle une station qui pourrait appartenir au campaniforme. La salle sépulcrale recélait des fragments d’os humains, du mobilier funéraire, une remarquable plaquette de pierre…

Ossuaire de Roque rouge à Saint Paul.

Caoune : Tout languedocien digne de ce nom écrira cauna et prononcera comme ci-dessus.


– 1800 : Langue Ibère. Influence Punique (Carthage) puis Grecque.

Age du Bronze ancien, le bronze est un alliage de cuivre et d’étain, véraziens établis à :

  • Caramany station des Codomines à 400 m en aval du Camp del Ginebre.
  • Latour de France, dolmen de St Martin occupé jusqu’à l’âge du fer.
  • Lesquerde.
  • Felluns au roc de l’Arque.
  • Tarérach au Mas del Colomb.
  • Vingrau…

Usage du tour à poterie.

Domestication du Cheval.


– 1500 : Implantation des Phéniciens ou Cananéens, venus de l’actuel Liban, via leurs colonies d’Afrique du nord et des Baléares. Phénicien serait issu du Grec Phoinix qui signifie rouge en référence à la pourpre extraite du murex. La mise en exploitation des filons métallifères leur est imputée. Il est impossible de préciser sur quels gisements ils opéraient. Leur production était exportée.

Philippe Coquin soupçonne une origine phénicienne à nos Rocs Rouges sans que ce soit son unique approche puisqu’il émet une hypothèse qui nous fait reculer à l’aube du néolithique. Concernant la première, ce pourrait être un lointain héritage d’un dieu censé protéger le territoire et veiller à la fécondité des troupeaux et des humains. Ansignan, Axat, Campoussy Fenouillet, Sournia, Galamus, Glorianes… A lire : Fenouillèdes No 20 et 43.


– 1200  – 1100 : Bronze final :

  • Bélesta en grotte, de même à celle de l’Aguzou dans la haute vallée de l’Aude.
  • Site d’ Ansignan, ayant révélé des moules de fondeurs.
  • Juin 1977 trois jeunes spéléos  découvrent un vase à triple ouverture coincé dans une diaclase de la Fou de St Paul, Françoise Claustre.
  • 1996 un charruage sur le plateau de Taîchac  fait apparaître des tessons de céramique non tournée.
  • A Cubières et à proximité d’une voie antique, la fouille d’un tas d’épierrage à produit des tessons de poterie non tournée. Dans cet amas caillouteux est apparue une lauze gréseuse ornée de trois cupules et de stries en damier, présumée antérieure au Bronze.
  • Rasiguères, St Arnac, Ansignan… aapo-66.com/publications 1996.
  • Paziols : Peyra d’al bast. paziols.fr

– 1000 : Peuplement Sorde, origine mal définie, Ibère ou Ligure ? Ces Sardons couvriront le basin de l’Agly en essaimant de la plaine. A la grotte de la chapelle dans les gorges de St Georges cinq bracelets de bronze du début de l’âge du fer ont été découverts à la fin du 19éme.


– 900 : Première vague Celte. Période proto-celtique ou Mailhacien, de Mailhac en Minervois, civilisation des champs d’urnes anciens. Les urnes contenant les cendres des défunts étaient déposées à faible profondeur protégées par une lauze en office de couvercle. Parfois accompagnées de vases d’offrandes, poterie non tournée. Peuvent apparaître de menus objets tels que rasoirs, épingles, couteaux, bracelets… en bronze ou en fer. Le tout, surmonté de quelques pierres entassées, dissimulé sous la surface du sol et souvent arasé par les labours.

Pratique funéraire d’influence Rhénane : Bélesta, Caramany au Camp del Ginèbre où des bijoux, des haches polies des meules etc. ont été mis à jour.

Confédération Celte des Volques Tectosages.

Abandon progressif du bronze au profit du fer.


– 800 : Premier âge du fer ou Hallstat, nécropole éponyme en Autriche. Armes et bijoux embellis de spirales, cercles, roues, symboles solaires.(La Princesse de Vix en Cote d’Or).Celtes Hallstatiens en superposition aux Ligures, venus du nord de l”Italie.


– 750 : Station de l’Artigue del baurien à Lesquerde : Habitat et mine de fer.

Champ d’urnes de Caramany jusque vers -600. Relatif à un autre site que ci dessus, les Coudoumines attenant au Pont rose, occupé dés le Bronze final.

Fondation de l‘oppidum Elysique de Montlaurés, précurseur de Narbonne. Un des plus anciens habitats connus de ce peuple ainsi nommé par les Grecs. Les mots Narba, Narbo sont aussi d’origine hellénique.

L’oppidum de Fenouillet semble être contemporain. Il deviendra en l’an 1000 le Castrum Saint Pierre, une véritable citadelle.


– 600 : Les Grecs supplantent les Phéniciens.

Au VI ème siècle Caucolibéris / Collioure existait déjà. Au cours du précédent Hérodote mentionne le port de Pyrène. Il pourrait être question du Portus Veneris des romains, littéralement le port de Vénus aujourd’hui Port – Vendres, en référence à un temple dédié à Aphrodite puis à Vénus, cité par plusieurs géographes jusqu’à Rufus Festus Aviénus contemporain de J – C..


– 560 : Deuxième âge du fer.

Fondation d’Agde par les Phocéens, des grecs d’Asie. Vagues de Celtes Danubiens.

Le Languedoc et le Roussillon sont peuplés d’indigènes d’origine ibérique ayant intégré des Celtes. Ce sont les Elysiques. Ils appelèrent ce pays les Champs Elysées (B.de la Farge). Ces Celtibéres selon le nom donné par les Romains avaient pour principales villes : Mailhac en Minervois, Ensérune, Montlaurés… Elles étaient en relations commerciales avec les Carthaginois, les Etrusques (Etrurie-Toscane), les Grecs. Des céramiques trouvées à Calce, Rivesaltes, Salses, Tautavel… attestent d’échanges avec les grecs et les carthaginois.

L’horizon Celtibère de l’oppidum d’Ensérune a révélé une mosaïque étrangement ressemblante au chrisme de Raimond IV de Toulouse. Autrement dit, la croix occitane.


– 300 : Celtisation, incursions de bandes Celtes Tectosages puis Bébryces, jusqu’aux Romains, elles dominent les Elysiques vers -250. Plusieurs de leurs oppidums semblent désertés.Les Bébrices appartiennent à la confédération des Volques Tectosages (légende de Pyrène, la fille du roi Bébrix), au même titre que la tribu des Céretanis (Céret et Cerdagne) ou celle des Atacins (Atax le fleuve Aude, Axat). Toulouse était leur capitale.Les Bébryces seront encore remarqués au IIe-IIIe siècle de nôtre ère par le sénateur Don Casius.

L’écriture ibère est adoptée. L’alphabet hellénique demeure tout autant présent.


– 218 : Deuxième guerre punique domination de Carthage. Qui au niveau local avait su tisser des liens avec les tribus. Ce n’était pas encore le cas des Romains. Le passage de l’armée du général Hannibal avec ses 37 éléphants en bénéficia.Il est censé avoir suivi de près le littoral au nord de Ruscino en venant de Illibéris. Mais une légende le détourne par Maury, Padern, (une autre par le col d’Ares). Tous les chemins mènent à Rome. Surtout que la Salanque et les étangs n’étaient pas ce qu’ils sont. Il faut les penser sans l’atterrissement alluvial et sans l’ensablement du lido. Ces parages étaient réputés insalubres bien après.

  • + 7 mètres sur la Via Domitia vers Torreilles.
  • + 1. 30 m à St Laurent de la Salanque sur un habitat de l’antiquité tardive.

L’Espagne était partie intégrante de l’empire Carthaginois, aux mains d’Hamilcar Barca, le père de Hannibal.

Oppidum de Trévillach, leTartier des Maures en surplomb de la Désix. Un autre habitat perché sur la rive opposée.


– 200 : Population Celtibère. Les Celtes ont dominés les Ibères,. Mais ils vont avoir affaire à d’autres Germains, les Cimbres et les Teutons.

Au cours du 2eme siècle avant J.C débuts d’Elne ( La supposée Pyrène* évoquée dans la légende d’ Héraclès ?), l’antique Illiberis c’est à dire La Ville Nouvelle, ainsi que de Rivesaltes-Tura et de Ruscino / Château – Roussillon. Abstraction faite d’un habitat datant de -700 sur ce dernier site précurseur de Perpignan, sis sur un éperon en rive droite du Ruscinon / La Têt.

* Oppidum habité en ininterrompu depuis au moins le VI ème siècle avant J-C, son sous – sol a produit des tessons d’origines attique et punique.


– 197 : Les Romains créent deux provinces en Espagne qu’ils ont conquise à la fin du IIIe siècle. On peut en déduire que dés lors les populations locales ont commencé à être imprégnées de leur culture.


– 123 : Rome appelé par Marseille pour lutter contre des Celtes met à profit cette opportunité pour envahir la Gaule.


– 118 : Licinus Crassus fonde la ville nouvelle de Narbonne qui supplantera l’oppidum de Montlaurés, baptisée Narbo Martius en hommage à un consul romain.

La via Domitia est datée de la même année, hormis Narbonne elle desservait l’autre grande ville du moment, Tarragone. Cette route aurait succédé à la via Héraclea ( De Héraclès ), d’abord littorale par Salses, Ruscino, Collioure, Col de Banyuls… Elle sera progressivement réalignée sur Cabestany et le col de Panissars jumeau de celui de Le Perthus.


– 107, – 101 : Premières grandes migrations germaniques. Les Cimbres et les Teutons supposés danois du Jutland, sèment la désolation dans le Bas – Languedoc Ils infligeront des défaites à Rome. Mais ils seront anéantis par le consul Marius à leur retour d’Espagne. Les celtibères saisissent l’opportunité de cette invasion pour se révolter contre les romains qui les feront refluer sur les hauteurs.


– 100 : Au cours du 1er siècle avant J-C la crête de Peyrepertuse est habitée, drachmes,fragments d’amphores et de tuiles romaines ( Tégula ) dispersés tout autour des défenses naturelles.


– 74 : Passage de Pompée. Comme à La Turbie dans les Alpes Maritimes et au col de Panissars à le Perthus, il aurait fait édifier un trophée au col de Saint Louis. Commémoratif de sa victoire sur les Sordes, Sordons ou Sordones, les quels peuplaient le sud des Corbiéres jusqu’au littoral. Selon Louis Fedié qui semble reprendre Heronymus Pujadesius dans Marca Hispanica.

Heronymus Pujadesius cité par l’archevêque de Toulouse Pierre de Marca en 1688 dans Marca Hispanica.

Face à de telles assertions, maître Louis Fédié est couramment victime de piques, assénées par les historiens actuels. Mais alors, d’où proviennent les blocs soigneusement équarris, visiblement de réemploi et qui constituent le parapet du viaduc de 1845 ? Lui même édifié sur le site du dit trophée.

Sordes est un sobriquet à inclination péjorative. A interpréter comme être méprisable issu de basse classe. Ils étaient opposés aux Cynètes du Roussillon. Ces deux ethnies étaient issues des Bébrices. D’après P.Coquin.

L’ Agly est appelé Sordus, le fleuve Sordicène, la rivière des Sordes par le proconsul Rufus Avienus. Selon les auteurs cette citation est datée du premier siècle de notre ère.


– 51 : La guerre des Gaules est finie, c’est la Pax Romana.


– 49 : La 10éme légion de retour de Lérida en Espagne (victoire sur Pompée) avec à sa tête Jules César est cantonnée en Narbonnaise. Une légende l’introduit dans le haut Razés à destination de Toulouse, la capitale des Volques.


– 46 : Installation des vétérans Romains. La contrée devait être un des pagus de la Narbonnaise. Province issue de la réorganisation de la Transalpine en -27.

Au premier siècle avant J-C les Romains fréquentent Aquis Calidis, les bains de Montferrand. Aujourd’hui Rennes les bains.

A la même époque les Goths du Gotland, province au sud de la Suède, vont s’établir sur la Vistule. C’est l’amorce du Périgrinatio gotica, un périple de plus de 5.000 kms qui les amènera à Toulouse.


– 27 : Octave divise la Gaule en quatre provinces dont la Narbonnaise.