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Adissiàs e benvenguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

Vous êtes en moyenne 1456 visiteurs par mois au premier semestre 2016 sur fenouilledes.free.fr, record en avril avec 2238 visites, en ne prenant en compte que les dix articles les plus suivis. Fenouilledes.fr plus documenté et récent ( 2016 ) n’est pas comptabilisé.

Quand la réalité est dure à avaler, l’aseptiser avec des termes creux ou de doux euphémismes revient à la masquer. Vous aurez beau les qualifier de seniors, les octogénaires demeureront des vieux; Un malentendant restera un sourd… Nous allons nous efforcer de nommer concrètement ce qui suit, il s’agit d’accepter qu’un chat soit appelé un chat. A la recherche d’un juste milieu entre la langue de bois et l’acrimonie, cependant cela n’est pas évident en étant doublement exposé entre ses recherches historiques et au contact permanent dans la vie courante de la mentalité des roussillonnais, laquelle est bien connue.

Des internautes, que je remercie ici de leurs critiques, ont été outrés que ce site soit haineux aux dépends des catalans ! Ce n’est qu’une illusion initiée par un lourd passif à charge développé sur plusieurs articles sans éléments opposables. La haine est fondamentalement bannie de ma pensée. Si vous êtes objectifs vous comprendrez aisément au fil des pages qu’ils ont poussé et qu’ils poussent toujours le bouchon trop loin, tellement qu’ils sont passés dans le dictionnaire : 

Le mot Catalan figure dans le vocabulaire occitan-languedocien, hormis le sens évident, il se traduit en français par le diable. Dico Languedocien – français de l’Institut d’Etudes Occitanes dit L’Alibert.

 

 

Les auteurs

Père et fils, le premier, Jacques né en 1955 est issu de très anciennes familles de Prats, Rabouillet, Le Vivier et limitrophes, permanentes dans ces villages depuis les XVIe-XVIIe siècles, probablement antérieurement. Quelques ancêtres furent influents sous l’Ancien Régime avec ou sans soutane. Plus récemment plusieurs générations ont prospéré dans la fabrication et le commerce de chaussures entre Agly et Aude notamment pour l’armée.

J’ai quitté pendant quelques années le département dans le cadre de ma formation professionnelle au LEPA de Castelnaudary puis un tour de France des plus grands noms de la jardinerie et de la pépinière ornementale.

 

Démarche et processus

Dès mon retour au pays, les différences comportementales des roussillonnais comparativement à d’autres provinces me sont apparues de toute évidence. Il règne autour de Perpignan une pléthore de superlatifs aussi négatifs que infondés aux dépends du Fenouillèdes, des Gavachs, un état de désinformation généralisée de l’Histoire. Quelques fois comme nous allons le voir sur l’article Gavach des affirmations qui semblent être l’expression d’un regard hautain à l’encontre des occitans, d’ailleurs recherchez Gabach sur Google, vous apprécierez leurs interprétations sur les sites catalans. En matière de Fenouillèdes le roussillonnais lambda est d’ordinaire mal conseillé.

  • Définitivement acquis à la France dès 1258, le passé Aragonais ou Catalan ( sic ) du Fenouillèdes est des plus réduits, résultante de deux testaments, vers 1170 à 1220 et  vers 1240 à 1250, les tentatives d’invasion ont été maîtrisées. Au temps des carolingiens et des francs il dépendait de la Marche d’Espagne et du comté de Bésalu, localité au sud de la frontière actuelle. Ces régions militaires jusqu’au sud de Barcelone étaient régies par la ” France “, les comtes carolingiens de l’entourage de Charlemagne, leurs descendants et marquis prêtaient serment d’allégeance à St Denis… Quasiment tous les roussillonnais l’ignorent.

Rapidement je fus intrigué par les divergences* entre les historiens des Pays Catalans et leurs homologues languedociens ou français avec l’écheveau qui en résulte. Pour plus d’objectivité ou moins d’escamotages, il m’ est apparu nécessaire de croiser les récits à la catalane avec les transcriptions occitanes. Pour autant, ces derniers ou les français sont ils plus impartiaux ? Peut-on se fier à quelqu’un ? Plus simplement  des auteurs catalans au panthéon de diverses spécialisations liées à l’Histoire ont leurs pages Fenouillédes pleines d’énormités, de contrevérités…  Le lecteur de ces travaux bâclés n’y verra que du feu et le livre se sera vendu quand même !

* Divergences : De même sous un seul drapeau. Vous en avez une sélection listée  en première page de l’article  VI ème au XIII ème siècles.

Il fallait faire quelque chose en réplique objective à ces niaiseries. Mais comme on l’a vu je ne suis pas un historien. J’ai essayé de procéder à un tri des auteurs selon leur bagage et l’origine géographique, les présumés proches des très actives associations culturelles catalanistes sont exclus par précaution élémentaire, les autonomistes et identitaires sont parmi elles. Ceux retenus figurent sur l’article Liens et Livres Fenouillèdes, ils ont bien entendu toute mon admiration. Ce sont souvent des œuvres d’une vie, impliquant des recherches colossales. Les articles qui suivent sont une synthèse d’ouvrages parus depuis 1880, la plupart dits de référence, documentés via des sources antérieures faisant autorité.

Je n’ai rien inventé ou réinterprété, amis catalans il est stupide de vous emporter lorsque le contenu de ce site diffère des préjugés dont on vous a consciencieusement imprégnés au risque de vous en abêtir. Échappez vous de votre cercle somme toute relativement restrictif, de sorte à diversifier vos sources d’information.

Cliquez en haut d’écran sur les articles suivants : Les Gabachs, Toponymie occitane en Pays Catalan, vous allez en apprendre de belles s’agissant plus particulièrement des fondements occitans sur lesquels les catalans sont assis à leur insu, cela leur est méticuleusement dissimulé. Toujours en ce sens, sont incontournables les chapitres regroupés dans la rubrique Chronologie couvrant la période carolingiens – Traité des Pyrénées.

Enfin le Fenouillèdes est méconnu même de ses riverains de la plaine. Ses milieux préservés d’une grande diversité, sa densité inouïe en monuments archéologiques et historiques, se doivent d’être divulgués et protégés.

 

Croix occitane : En héraldique simplifiée,  croix d’or alésée*, pattée, vidée sur un champ de gueules, ornée de trois pommettes à chaque branche. Adaptation de formes similaires apparues au II ou III siècle au Moyen – Orient dont le chrisme cathare. Importée par les wisigoths ariens puis orthodoxes en l’état de préfiguration, c’était la croix dite de Byzance ou de Constantinople dès 375 – 404. Plus tard arborée par les comtes de Toulouse à partir de Venasque en Provence d’où les appellations de croix de Venasque ensuite Raimondine et de Toulouse.

Emblème des comtes carolingiens de Barcelone jusqu’à leur sécession du XII siècle. Ainsi des wisigoths aux Raimond Bérenger de Barcelone il a durablement flotté sur les comtés catalans, donc ceux des Pyrénées – Orientales :  Conflent, Cerdagne, Roussillon et Vallespir. Voir aux dates impliquées par ce qui précède. Il est de nos jours invisible en 66, que ce soit sur les bâtiments publics, les pôles touristiques…  ou sur les étals des Paysans.

*Alésée : Qui n’atteint pas les bords de l’écu. Pattée : A allure de patte. Vidée sur un champ de gueules : Imaginez la croix posée sur un fond rouge.

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La Senyera reial et Enseigne royale d’Aragon : D’Or à quatre pals de gueules*,  elle commença par être le blason du comte carolingien de Barcelone dès le XII siècle. Elle serait inspirée d’un gonfanon du Vatican en temps de guerre et son émergence coïncide avec le séparatisme susdit. A Forcalquier toujours vers les années 1100 à 1200 le comte de Barcelone a introduit un modèle à la ressemblance troublante, lequel est-il l’initiateur du second, le provençal ?  Origines plus ou moins réelles synthétisées aux dates correspondantes.
Peu de temps après la scission ” Ramon Bérenguer ” s’auto – proclame roi,  Raimond Bérenger IV se marie à l’héritière du royaume d’Aragon, il est à la tête de ces deux Etats réunis. Leur fils sera le premier roi de la Couronne d’Aragon et sacré à Saragosse. Ce quartier devient les Barres d’Aragon.
Quand à la variante du XX ème siècle dite Estelada, c’est à dire L’Etoilée agrémentée d’une étoile blanche ou rouge elle permet de ” Repérer ” les indépendantistes.
*D’Or à quatre pals de gueules : Soit à quatre bâtons  ( Pieu, barre, canne…) rouges.

 

 

Géographie

Le Fenouillèdes sis au nord des Pyrénées Orientales, s’étend sur le bassin de l’Agly en amont d’Estagel, au sud de la barrière climatique et géologique des Corbières. Ainsi que sur le canton ( Au sens 1790 ) d’Axat dans la haute vallée de l’Aude*, du département du même nom, en rive droite de ce fleuve, du Capcir à St Martin Lys. Escouloubre et le Bousquet* déduits. Voir cartes. Il couvre ceux de Latour de France ( Hors Estagel, Montner, Tautavel ), Saint Paul de Fenouillet et Sournia ( Sans Arboussols, Tarérach ). Tous de culture Occitane qu’ils se situent dans  le 11 ou le 66. De 797 à 863 ou 864 il comprenait le Razés. Pays de Rhedae c’est à dire Rennes le Château . * S’agissant du Roquefortés ( Roquefort de Sault, Buillac, Ste Colombe et Counozouls ) les auteurs que nous avons lus sont dans le flou, aux XIVè – XVè siècles les De Peyrepertuse de Rabouillet en étaient seigneurs.

Aux 10ème / 11ème siécles il lui fut rattaché le Perapertusés, le bassin du Verdouble, du Pech de Bugarach jusqu’à Montgaillard, Palairac, Aguilar, Nouvelles,  Tuchan , Vingrau, Tautavel, Cases de Péne, Peyrepertuse. Baixas en fit partie antérieurement.

 

 

Fenolhedés

en graphie Occitane tel que, Carcassés, Cabardés, Termenés, Razés, Narbonés…. Phonétiquement on frôle Fenouillèdes.

– D.Baudrel conservateur de la cité de Carcassonne,

– P.Ponsich,

– Institut d’Etudes Occitanes de Toulouse et selon l’usage des populations autochtones. Il arrive que l’accent aigu soit remplacé par un grave. Lequel est quelquefois posé sur le E médian. Ces deux variantes sont à oublier.

Institut d Etudes Catalanes à Barcelone – Université de Perpignan.

 

Fenolhedés équivaudrait à Pays des foins, du latin fenum. Nonobstant cela en languedocien le fenolh c’est le fenouil ou foeniculum vulgare. Cette apiacée abonde jusque sur les hauts de la D7 et paraît – il sur les armoiries de Pierre Ier de Fenolhet. Le Fenolhedés serait il tout simplement le pays où croît le fenouil ? Mais ces hypothèses répandues ne font pas l’unanimité auprès des plus éminentes autorités en la matière. Comme on le verra plus loin, Fenolhedés s’écrivait différemment au Moyen   Age.

Fenolheda par dérive reconnait le Conseil Général des Pyrénées Orientales , qui a osé se référer à un toponymiste* de la Catalogne. Hors le Fenouillèdes c’est l’Occitanie et la France. Il y avait donc mieux placé pour cette tâche. Peut être aussi moins outrageant pour la République*. Autre anecdote croustillante émanant de la louable démarche, du Conseil Général cent pour sang Catalan, de matérialiser les accès routiers du Fenolhedés. La déviation ci dessus à fait l’objet d’une propagande télévisée un 7 novembre, c’est à dire le jour anniversaire du traité des Pyrénées en 1659 lequel libéra les catalans du nord de 500 ans d’occupation ibérique ( Sic ), en exhibant plein écran un panneau Fenolheda sans aucune rectification de cette déviante médiévale

* Auteur diffusé par Terra Nostra dont il fut le fondateur en 1965, association à fort penchant identitaire catalan,  actuellement présidée par Ramon Gual. C’est tout… Et plus qu’il n’en faut pour être de mauvais augure, quand au reste voir plus bas à Divergences.

Terra Nostra est une revue catalane scolaire…Nombreux  ouvrages publiés, tous en défenses de la langue et de la culture catalanes...François Calvet, Sénateur Maire de Le Soler.  Nom repris à titre de reconnaissance par le magazine de Perpignan Méditerranée Métropole.

Fenolheda sur l’Alibert : endroit couvert de fenouil.

Sinon en Catalan : Fenolléde et Fenolledés, exclusifs chez trop de sommités locales dans leurs écrits dédiés. C’est fort ennuyeux en matière de neutralité historique attendue. Rendez vous compte  être français autochtone de la Catalogne Nord* et oser rhabiller en catalan s’agissant des noms du Fenouillèdes ! Même des universitaires dont un de renom international, méconnaîtraient ils la forme languedocienne ? Ce ne serait pas surprenant dans le contexte qui suit.. Per favor = S’il vous plait en catalan, mettez à contribution votre IEC* et université de Perpignan.

*  Catalunya del Nord, nom territorial proposé en 1938 par un visionnaire Alphonse Mias d’Amèlie les Bains Palalda puis relancé en 1974 par Laurent Planes – Llorenç Planes de Coustouges 66 avec l’adoubement du Conseil Général le 10 décembre 2007. De là à supputer que le Conseil Général de la République soit noyauté par des politiques identitaires et/ou indépendantistes? La Catalogne Nord englobe la Cerdagne, une part du Capcir, le Conflent, le Roussillon et le Vallespir.

** Institut d’Etudes Catalanes.

Le Pago Fenuleto

Est la plus ancienne dénomination connue, d’après une charte de Charles le Chauve du 24/12/842. Il fut rattaché à la France dès 1258, le reste du département en 1659 au traité des Pyrénées. Sa position frontalière pendant quatre siècles lui a valu une succession impressionnante d’exactions. Du fait des antagonismes entre les royaumes de France et ceux de  Catalogne, d’Aragon, Majorque, Espagne. Il fut aussi un poste avancé des Templiers, reconquête chrétienne de l’Espagne oblige. Précédés par les Romains, les Wisigoths, les Faidits (Cathares dépossédés de leurs terres). Suivis de Simon de Montfort, de bandes de Huguenots et de tant d’autres indésirables qui n’ont eu de cesse de le piller et de le saigner à blanc. Ces multiples ruptures et transferts font que l’histoire du Fenouillèdes compte des lacunes. Les archives sont dispersées entre Montpellier, Tolède, Toulouse, Saragosse…

 

 

Divergences ou l’Histoire séculairement frelatée

On vient de comprendre avec quoi peut rimer Catalan. Restons dans cet ordre d’idées et sans exhaustive, les cas de figure sont légion. Il règne généralement un sorte de négativisme de l’histoire quand elle est abordée par eux ou de ” génocide culturel ”  sournois, dont les victimes sont les occitans des Pyrénées Orientales. C’est  vraisemblablement d’abord l’illustration de faiblesses identitaires catalanes qui ne sauraient être atténuées par la double cause d’être historien enraciné à cheval sur les Pyrénées en Pays Catalan.

–  Ci-dessus

–  Le magazine du Conseil Général des Pyrénées- orientales intitulé L’Accent Catalan ignore les languedociens de ce département. Cela concerne l’ensemble de la presse*. Par contre les associations, partis, mouvements, artistes engagés identitaires et indépendantistes catalans y sont omniprésents; Ce qui contribue, comme le rhabillage pré cité à la désinformation du public en s’appliquant à le matraquer unilatéralement et sans cesse. Proportionnellement, aucun contenu relatif au rôle de ces occitans en matière de culture et d’histoire.

* N’allez pas interpréter compromission active de L’Indépendant.  Cependant ayant voulu vérifier mon opinion tout en suggérant un rééquilibrage à la rédaction, je dirais plus sûrement infiltration par d’irréductibles catalans à l’horizon très limité, après avoir reçu une lettre anonyme en guise de  réponse. 

 

 

001

Denis Dupont, L’Indépendant du 27 avril 2016.

A cette date, cet avis n’est que le dernier du genre, il revient continuellement et de toujours. Il  est unanimement partagé en Fenouillèdes.

–  Contrairement au Catalan, l’Occitan est absent des programmes scolaires par contre le premier est enseigné en Fenouillèdes !

– Cartes de l’IGN :  Déjà réputé franciser à tout va; Sur les éditions à partir du début des années 1990, des toponymes Français et Occitans de l’aire catalane ont été remplacés par leur traduction catalane*,  dans tout l’espace compris entre la frontière de 1258 et l’actuelle. Voir en 863 un aspect occulté et le détail sur Toponymes Occitans en Pays catalan.

* Si quelqu’un en connait les ” Justifications ” je suis preneur.

–  Des faits historiques re – cuisinés à la sauce Catalane sont couramment servis, notamment concernant les événements du XIIè siècle et antérieurs, sous forme habituelle d’omission généralisée de la contribution française – languedocienne fut – elle prépondérante. De très nombreux auteurs catalans sont impliqués*. Une sorte de déni de l’existence du Fenouillèdes – Languedoc mitoyen. De tous temps leur relation est en contradiction avec celle de leurs homologues français et l’emmêle. Il faut savoir que :

… les historiens Aragonais et Catalans ont toujours été jaloux de reculer les limites de l’Espagne... François Jaubert de Passa 1785-1856. Dans un rapport remis au préfet par ce savant Catalan du nord. En parodiant leur célèbre compatriote Julio Iglésias, non ils n’ont pas changé… Puisque généralement ils s’inspirent en bloc des écrits de leurs prédécesseurs sans purger le texte de mentions invraisemblables susceptibles de dénaturer l’histoire.

Tant, pour ne pas s’interroger, sont ils non intentionnels ? Les historiens* ou supposés tels du sud des Corbières seraient-ils sous influence, que ce soit à leur corps défendant ou pas ? A rapprocher de, nos ancêtres les Gaulois, inculqué aux écoliers d’Afrique noire, d’Indochine… Ou s’agit il d’égocentrisme identitaire, d’hypothèses et d’interprétations aventureuses ? D’une sorte d’adoration, d’obnubilation, d’idéalisation de leurs origines, en oubliant déjà que leurs aînés y ont fui la dictature et un sous – développement relatif, aboutissant dans l’ensemble à une approche bornée à la Catalogne, entre Barcelone et le Mont Canigó* ? Sans doute de tout un peu. Voir aussi la réputation des roussillonnais commentée en pages Gabachs. De toute évidence on est aussi en présence d’une ” Catalanisation ”  larvée et épurative des acquis languedociens en Catalogne.

* * * * Laissant à penser à :

– un prosélytisme à la gloire exclusive de la Catalogne autant initié par les historiens de village que par toutes personnalités largement diffusées jusques dans les revues spécialisées en archéologie ou en histoire ainsi que dans tous les documentaires télévisés.

– Une inclination favorable aux indépendantistes. Plus inquiétant des enseignants sont dans ce lot.

Ce contexte fait qu’on s’achemine vers une disparition de la culture et de la langue occitane chez les languedociens amalgamés au Pays Catalan du nord consécutivement à la création des départements en 1790.

Le jacobinisme catalan tous azimuts : Il est à craindre que quelques lignes de cette étude soient polluées, comme les milieux administratifs, culturels et les médias le sont par ces conquistadors. Pareillement tout catalan ou roussillonnais lambda quelque soit son niveau d’instruction, est maintenu trompé par ces mêmes canaux relativement à l’histoire de son département.

Les trois immigrations hispaniques massives du XX ème siècle dont les républicains Espagnols fuyant la dictature de Franco, n’ont rien arrangé par la force du nombre. Celle favorisée par une différence sensible de développement demeure active. On estime communément 4 à 5 habitants d’origine ibérique pour un de souche française locale, cette proportion nous paraît fantaisiste, cependant elle a le mérite d’exister. Ces réfugiés et leurs descendants étant largement majoritaires sont courtisés par des candidats aux élections venus chercher leur bénédiction, ce qui participe aussi à la confusion historique ambiante, à en tomber dans le panneau…  Pays Catalan d’entrée de village*.

* Le type d’initiative digne d’un :  – On aurait pu y penser plus tôt,  sauf manœuvre groupuscule catalan plus tourné vers Barcelone que de Paris.

 Il n’est qu’à discuter avec pour s’en convaincre. A titre d’exemple :

  • Ils ignorent tous que leur emblème était la croix occitane jusqu’à ce que la bannière à quatre pals de gueules et d’or leur soit imposée par le petit comte de*Barcelone au XII ème siècle. Un bourrage de crâne dès les plus jeunes années. A tel point que en dépit de la transmission acquise de mes aînés,  j’en fus réduit à être fier d’être catalan, tant  le raisonnement en arrive à être insidieusement abruti par des interprétations unilatérales, ayant vécu toute ma scolarité dans ce pétrin. De quoi en avoir rétrospectivement une honte indescriptible quand on descend du Languedoc. Un second exemple  plus actuel et savoureux en point de chute de l’article XI ème.

* Selon la formule de René Quehen à – propos du ” Coup d’Etat ” de ce carolingien, voir plus haut aux blasons.

On vient d’en avoir un avant goût, les pages qui suivent mettent entre autres en évidence l’héritage languedocien de la Catalogne du Nord. Présenté  dans la bonne humeur, cela revient à écrire : Ubu ou Artaban le Catalan fièrement dressé du haut de son piédestal culturel et historique d’Occitanie, sans qu’il en soit instruit !

 

Pis ! Le Grand n’importe quoi :

  • Des sites  du Fenouillèdes et pas des moindres, arborent l’étendard de la Catalogne ou incluent dans leur condensé historique des assertions trop influencées de ce côté là.
  • Le long de la 117 tous les producteurs locaux drapent aux couleurs catalanes leurs étals de fruits et légumes, croquants, miel, vins…  Plus que des outrages envers leur Pays, ces aveux d’ignorance entretiennent la méprise.

 

Un brin d’humour.

Les bleds du Roussillon : Bled au sens de localité perdue, la différence est que là il s’agit de l’état d’esprit des autochtones de Perpignan et de sa plaine ! Cliquez sur Les Gabachs, vous aurez un portrait des catalans du 66.  Trop de roussillonnais presse comprise (magazines locaux, guides de randonnées ou touristiques…), étiquettent volontiers nos villages comme étant des bouts du monde. Erreur d’appréciation qui pourrait trahir un orgueil ibérisant plus ou moins inconscient, leur empêchant d’admettre que ce sont eux qui le sont dans les diverses acceptions du terme. Manifestement leur mentalité,  citadins associés, est généralement plus reculée que ne le sont géographiquement les localités sus visées. Pays méconnu serait plus approprié car ils s’aventurent peu hors de leur microcosme. En s’en tenant aux plus excentrés, Rabouillet et Vira sont à moins d’une heure du centre-ville de Perpignan. Côté audois il faut moins de temps pour descendre à Quillan.

Illustration des dérives du Tout et Tous Catalans: Coll pour Col est Catalan mais nous sommes en lisière d’une forêt domaniale délimitée par des bornes à fleur de lis donc en Languedoc, on devrait lire Còl. Il resterait aux dizaines de milliers d’occitans de Catalogne Nord à s’insurger en rebaptisant en languedocien les lieux emblématiques de leur sphère de vie ( Mairie, église, monuments…), les irréductibles catalans ne le supporteraient point. A Perpignan la Place de Catalogne et le Palais des rois de Majorque deviendraient Plò de Catalonia et Palaissòt dels reis de Malhòrca… Et cela serait moins incohérent que la discordance qui précède, en prenant en compte le socle languedocien du Roussillon.

PS : Panneau fiché à plusieurs centaines de mètres à l’ouest du dit col.

Remerciements

A ceux qui se sont inspirés ou ont puisé dans ce site et son jumeau ci dessous :

– Plus particulièrement à Mme Geneviève Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire. A ce titre c’est le meilleur encouragement que je pouvais recevoir. Saint – Paul et les Fenouillèdes – Les racines de leur histoire, livre présenté en pages Liens et Livres Fenouillèdes. Mais là je me dois de me répéter pour cause de souci de crédibilité, je n’ai aucune qualification d’historien.

– Aux professeurs Bordes, Calvet et Crambes pour leurs apports et éloges.

– A un anonyme, à priori un anglais ? Qui m’a devancé en publiant une copie en PDF de l’article Toponymie Occitane en Terre Catalane.

– Aux auteurs de liens.

-Un grand merci à mon fils Alexandre, lequel dés ses 14 ans a eu l’initiative et le dévouement illimité de créer ces sites. N’étant pas né à l’ère de l’informatique, ce fut et demeure une contribution essentielle.

Du même auteur : histoireetrando-prats-de-sournia.fr axé sur la randonnée. Histoire locale, toponymie , fiches de randonnées abondamment documentées pour vous épargner d’avoir à prétendre au retour : Il n’y a rien à voir. D’autres sont à venir.

 

Le Fenouillèdes du XIIIe au XVIIe siècle

 

– XIIIe siècle –

 

Aux XII et XIII èmes siècles les templiers du Mas Déu ou d’ailleurs: les seigneurs, les bourgeois, les évêques se fournissent en esclaves, des captifs pas forcément sarrasins vendus aux enchères  publiques à Perpignan. Et après cette période ? Les historiens consultés pour ce site sont muets en la matière. L’esclavage aurait été pratiqué en Roussillon jusqu’à la Révolution.

 

1259 : Première mention de Felhuns, alors libellé Sancte Maria de Fullonibus, dans laquelle le seigneur de le Vivier, Béranger 1er  reconnait devant l’archevêque de Narbonne s’être indûment accaparé les dîmes de l’église. A Bayrou emploi usurpées par ses aïeux. La graphie catalane Felluns à relégué aux oubliettes celle occitane ci-dessus.


1260 : Castel Fizel mentionné comme forteresse royale.

Les Franciscains annoncent la fin du monde comme étant imminente.

1260 Saint Louis rachète Aguilar à Olivier de Termes auquel il l’avait restitué  pour ses services rendus en Terre Sainte. Une garnison royale y est logée. Vente également datée de 1246 ?

  • A Paziols au cours de la décennie précédente O. de Termes fait construire le moulin fortifié dit de la Tour et son béal ( Rigole d’amenée d’eau ) de 3 kilomètres. La tour aux dimensions conséquentes 9.50 x 6.70 x 13 m est une propriété privée.

1261 : Décès de Hugues de Fenolhet et Saissac fils de Pierre IV, sous les murs de Valence pour Jacques Ier d’Aragon, dans le cadre de la Reconquête chrétienne de l’Espagne.Fin de la dynastie, En faisant abstraction de la baronnie de Canet et de la vicomté d’Ille sur Têt qui sont hors cadre du Fenolhedés.

Une autre version, selon laquelle Hugues de Fenolhet aurait été fait vicomte à son retour d’Espagne en 1255 jusqu’à sa mort en 1261.


1262 : Pierre de Voisins sénéchal de Toulouse, recherche pour Louis IX les terres indûment détournées du domaine royal. Dont le territoire compris grosso-modo entre Rennes le Château, les Fanges, le Bugarach et la Vallée de l’Aude.

  • S’agirait – il d’une bravade des d’ Aniort en dépit d’une confiscation ? Peu après avoir été dépouillés par les croisés, l’un des quatre* fils de Gérald et d’Esclarmonde de Laurac  aurait prit le nom de l’un de ses fiefs, donc Castelpor en lieu et place d’Aniort tout en étant maintenu en possession d’une partie de son domaine des Fanges.

* Bernard Othon, Géraud, Guillaume, Guilhem Bernard. Lequel des deux derniers est – il l’intéressé ? Tous ces personnages restent considérés comme partie des plus grands héros de ces tragiques événements,  Esclarmonde sœur de Géralde alias Guiraude de Laurac que les croisés ont précipitée vive dans un puits en le remblayant aussitôt avec des pierres.

D’autres commissaires firent retour à la couronne du pays de Sault avec les châteaux du Rébenty. Voir à la date 1300.

05 / 09 / 1262 :  Hugues de Fenolhet et son père décédé sont accusés de crime d’hérésie par l’inquisiteur dominicain frère Pons du Pouget. Vicomté saisie par Saint Louis, en sanction de cette hérésie, voir en 1243. Il semblerait que le fils fut déclaré non coupable, il échappa à l’exhumation. Les de Fenolhet conservent leur vaste domaine de l’autre côté de la frontière, à Ille sur Têt. La population se révolta contre les exhumations, on ignore si celle de Pierre de Fenouillet fut appliquée.


1263 : Don de Gincla (Capronia, Castrum de Ginclar, Ginclanum)en arrière fief aux du Vivier. Pareillement pour Montfort, Castrum Montefortis.

Capronia semble être un hydronyme si on prend en considération son suffixe en Onne, équivalent à rivière,  source chez les Celtes. On le retrouve à Duilhac ainsi qu’à l’endroit exact de l’ermitage de Galamus, et à la résurgence de la Tirounère anciennement Fon Capronis. Fenouillèdes n°30 développe d’autres hypothèses qui ne manquent pas d’intérêt.

Ginclanum suppose un passé Gallo-Romain. Voir en 285.

Echange entre Saint Louis et l’abbé de Saint Michel de Cuxa. Le roi de France en contre – partie de Puilaurens cède au monastère des seigneuries* en Pays de Sault, Cazelles, Munès, Mazuby. Cette dernière paroisse restera la propriété des moines jusqu’à la Révolution.

* Accompagné d’une rente de 25 livres tournois.

1 livre + 20 sols,  1 sol + 12 deniers.


1264 : L’inventaire des biens de la commanderie du Mas Déu révèle que les Templiers possèdent l’intégralité des droits de seigneurie de Saint Arnac, la seigneurie du castrum de Lesquerde et la moitié de celle de Prugnanes.  Selon les spécialistes ils n’auraient été que co – seigneurs de Lesquerde.

1266 : Le Fenouillèdes est écrit Fenoledesio sur un acte de Louis IX.


1269 : Première session à Carcassonne, préfiguration de ce qui deviendra les États du Languedoc. Leur finalité est de renflouer les caisses du royaume.


1270-1285 : Règne de Philippe III le Hardi, fils de Saint Louis.


1272 : Fenouillet forteresse royale, supplante Castel Fizel.


1272 – 1340 : Édification à Narbonne de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur à l’emplacement de trois églises qui s’y sont succédées depuis Constantin.Le palais des archevêques est essentiellement du XIIè et de la seconde moitié du XIVè siècle.


1276 : A la mort de Jacques Ier Le Conquérant et selon ses volontés Perpignan est promu capitale du royaume de Majorque pour son fils cadet Jacques II.


1283 : La plus ancienne mention connue  de l’église paroissiale de Le Vivier et St Martin de Fenouillet, la chapelle Ste Eulalie à l’écart du village et au bord de La Matassa.


18:08:1283 : Philippe III le Hardi et Jacques II de Majorque à Palairac ( Termenés – Aude )  alors qu’ils s’étaient rencontrés la veille à Carcassonne.

Le roi de France met à profit les dissensions entre les fils de Jacques Ier pour relancer les hostilités, en s’alliant avec Jacques II de Majorque.  Philippe III rompt le traité de Corbeil, voulant s’emparer de Montpellier.Il prit la tête  d’une croisade lancée par le pape Martin IV. Guerre de plus de sept ans organisée contre Pierre III roi d’Aragon.

Le château de Puilaurens est en cours de transformation. Celui de Padern, antérieur à l’actuel, est restitué aux moines de Lagrasse à l’issue de laborieuses tractations avec le procureur du roi. Chabert  de Barbaira se le serait accaparé après la chute de Quéribus.


05/1285 : Philippe Le Hardi s’engage en Roussillon, les habitants de Salses et d’Elne sont massacrés.

10/05/1285 : Vaincu par Pierre III d’Aragon dit le Grand, frère ennemi de Jacques II. Philippe le Hardi meurt pendant sa retraite, à son arrivée à Perpignan. Son armée est décimée par la peste. Son fils Philippe IV le Bel lui succède.

Pierre III alias comte Pierre II pour la Catalogne, le roi Pedro III à Sarragosse où encore le roi Pierre 1er à Valence.

Vers 1290 : L’acte de vente d’un casalage* évoque le castrum ou village fortifié de Lansac. Les propriétaires firent hommage du casal à frère Ramon de Sa Guardia commandeur du Mas Déu, devenant homme et femme de corps et de casalage du Mas Déu.

Cette commanderie étant en Pays Catalan ses archives citent des noms de personnes, lieux en la langue locale, cependant ceux rattachés au Fenolhedés subissent le même traitement, du coup  Peire ( Pierre ) devient Pere, Arnald glisse en Arnau… On rejoint là le souci d’impartialité soulevé à la date 798, il convient de se fier d’avantage aux extraits des actes de l’époque par exemple sur la thèse de R Tréton où il en figure en italique. Plus d’explications sur l’avertissement de Un souffle cathare.

* Casalage :  Exploitation rurale avec habitat.


12/08/1291 : Repli des Templiers à Chypre, chassés de St Jean d’Acre par le sultan d’Égypte et ses mamelouks. Terme de la présence Templière en Terre Sainte.


17/02/1297 : Le chevalier Bernard du Vivier seigneur de Monfort et d’Aussières accorde au prieur de Saint Jacques de Casalons ( Calahons ? ), le privilège de prendre du bois dans les forêts ci-dessus.


 

– XIVe siècle –

  • Vingt accidents climatiques et autant de famines dans la première moitié de ce siècle mais la plus terrible reste celle de 1374. L’autre moitié sera marquée par la peste.
  • Catastrophe naturelle majeure ? Variation spectaculaire du cours de l”Agly en aval de Rivesaltes datée du 1er tiers de ce siècle. Des précédentes de l’étang de Salses à celui du Bourdigou en se limitant à un recul jusqu’à l’Antiquité tardive. Quand au tracé actuel du fleuve en Salanque, les templiers de St Hippolyte auraient leur mot à dire. Toujours dans ces années, vers 1320 le même phénomène a provoqué la dérivation définitive de l’Aude à Sallèles au nord de Narbonne, en rompant un barrage* d’époque romaine et entraînant la disparition de du port de commerce de Narbonne et de désastreuses conséquences économiques. * Détournement de ce fleuve de son cours par Narbonne.

02/1300 : La vallée d’Arèze sise à l’ouest du col de St Louis, entre le Bugarach et les Fanges était dépeuplée. Acte de fondation de la bastide St Louis, les co-signataires en étaient le chevalier Guillaume de Castelpor* , le chevalier Guido Caprarius alias Guy Chevrier sénéchal de Carcassonne de 1301 à 1308 et représentant Philippe IV. Les bastides de St Ferriol, St Juila et St Just de Voisins suivront sous le même règne. Vous connaissez maintenant l’origine du nom Col de Saint Louis. Voir en 1262.

* Voir en 1262 la portée de cette affirmation nominative. Avec Dominique Dieltiens il devient Roger et Bernard de Castelpor ? S’agissant des années 1300 Roger introuvable dans les généalogies, wikipédia, belcaire-pyrenees.com,


1302 : Troisième phase de réorganisation des fortifications royales, pensées pour impressionner l’Aragon. A Fenolhet et Peyrepertuse par l’ingénieur Girart de Royaumont.


1303 : Un moulin à fer est signalé à Gincla


1304 : Assemblée des Etats du Languedoc, pour accorder au roi les finances nécessaires à la guerre des Flandres où s’est illustré Raymond Ier du Vivier* aux côtés du roi de France Philippe IV le Bel. Boniface VIII ayant réuni des conciles défavorables au roi, ce dernier se serait inspiré de la méthode en organisant les premiers Etats Généraux pour servir ses desseins.

Tous les douze ans Axat, Caudiés, Latour, Sournia, envoyaient pour un mandat de trois ans, un député aux États du Languedoc, à Montpellier dès 1736. Pézenas voir en 1632. A Narbonne ensuite, son archevêque en était président né, ils siégeaient en la salle des synodes du palais épiscopal.

Relevé des feux taillables. Plus sérieusement en novembre 1306.

* Les du Vivier sont une des plus anciennes familles nobles du Fenouillèdes. présents depuis le XIIe siècle au minimum probablement dès le IXe siècle à en croire les légendes en vigueur  in situ. Ils pourraient être issus de la maison de Narbonne. Leurs armes respectives sont les mêmes et d’après l’acte de décès de Messire Pierre Hippolyte du Vivier le 16.03.1761. Cette prestigieuse maison aux hauts titres ecclésiastiques et militaires, sera en charge des droits de justice haute, moyenne et basse dans tant de paroisses.  La haute justice est le droit d’appliquer la peine capitale. Elle était accordée sur demande formulée au roi et susceptible de générer des dépenses fort importantes. Des membres de cette lignée ont été des hérétiques avérés,  donateurs aux templiers.


1305 : Bertrand de Goth élu Pape sous le nom de Clément V. Transfert du Saint Siège à Avignon. L’extermination des hérétiques bat sont plein


29/ 11/1305 : Dénombrements d’Axat et de Caramany , nombre moyen de personnes par foyer :  4 à 6. Ce recensement dirigé par le sénéchal de Carcassonne sur ordre de Philippe IV ” Le Bel ” daté de ci dessus est en préliminaire avant avis favorable au souhait du chevalier Pons de Caramany d’être en charge du droit héréditaire de haute justice. Il recevra l’appui de Jacques II de Majorque, rappelons que Pons s’était replié de l’autre côté de la frontière consécutivement à la croisade ou peu après le traité de Corbeil, tout en restant maître de ses fiefs du Fenouillèdes.


1307: Dans le déroulement du susdit dénombrement, citation la plus ancienne du castrum de Caramany. Il est évidemment antérieur, voir en 1085. Avant l’époque féodale le village était implanté au voisinage du cimetière actuel,son église St Etienne est évoquée en 1259.La désignation occitane Karamanho est une possible agglutination d’un préfixe pré Indo- européen Kar = Rocher avec le latin Magna = grand.

Synonymes de kar : Calm, Quer tels Quéribus et Quérigut.


13/10/1307  La première grande rafle policière de France : Sur ordre de Philippe le Bel, arrestation des Templiers sur tout le territoire national, au matin de ce jour y compris à Sournia, partout à la même heure. Les templiers sont suspectés de mœurs aussi inavouables que l’honnêteté de cette suspicion, leurs biens et leurs privilèges excitent les convoitises. Par ailleurs l’opinion publique n’admettait pas la déroute de l’Ordre en Orient, comment une mission divine pouvait – elle échouer? Le titre  est de Colette Beaune, agrégée d’histoire.

  • Disparition à Paris où il avait été envoyé en mission, de Raymond de Courbons templier au Mas Déu. Courbons ou Corbous hameau de Sournia. Robert Vinas cite un Ramon de Corbos comparaissant ultérieurement au procès de Lleida mais Bernard Alart ignore sa destinée suite à sa détention à Paris. En fin d’année le roi de France et Clément V exhortent les souverains de Majorque et d’Aragon à arrêter tous leurs templiers. On ne sait plus concernant le premier, quand au second il y répondra favorablement en cédant aux pressions de l’Eglise, tout en ayant déclaré peu auparavant ne pas disposer de preuves de leurs crimes et fait leur éloge.
  • Philippe le Bel  cède les droits de haute justice à l’un de ses chevaliers, Raimond de Canet, pour services rendus, relatifs aux châteaux de Fontcouverte, Sournia, le fief royal de Trilla…

1309 : Projet de création d’un port à Leucate, Philippe Le Bel achète le castrum aux Durban.

1312 : Suppression de l’Ordre du Temple au concile de Vienne. Le 28 avril dévolution à la commanderie Hospitalière d’Homps en Minervois des possessions du Temple de Sournia et de Prugnanes. Saint Arnac reste au Mas Déu.

13/10/1312 : Procès des Templiers à Elne, aucun n’est reconnu coupable….


18/03/1313 : Bûcher de Jacques de Molay grand maître de l’Ordre, mort du Pape Clément V le 20 avril, décès de Philippe le Bel le 29 décembre, d’où la légende de la malédiction templiére. Du point de vue local, disparition de Ramon Da Costa évêque d’Elne moins de deux mois après le procès qu-il fit aux templiers du Roussillon en 1310.

Hors de la France, par conséquent en Roussillon aussi, le temple sera partout relaxé, ce que conteste J-B Alart suite à un interrogatoire par monseigneur Raymond Costa évêque d’Elne à Trouillas puis au Mas Déu devenu leur prison du 19 au 26 janvier 1310,  ils furent tous amenés à Lléida en 1311 pour  ” Les soumettre à la torture ” . Des historiens actuels auraient – ils manqué d’attention en puisant dans les recherches  de leur prédécesseur ci dessus?


28/10/1314 : Pierre V de Fenolhet fils de Hugues de Saissac fait vicomte d’Ille par le roi Sanche de Majorque. L’inquisition avait contraint sa mère Beatrix d’Urtx à se réfugier dans ses domaines du Roussillon puis chez les Hospitaliers d’Ille.


1317 : Le vendredi avant Pentecôte, serment de fidélité prêté par Raymond du Vivier au roi Philippe V pour ses châteaux d’Aussiéres, de Le Vivier, de Monfort…


18/02/1318 : Création par Jean XXII du diocèse d’Alet, cents onze paroisses, dont trente dans la viguerie de Fenolhedes plus huit annexes.

Issu du démembrement de ceux de Narbonne et de Toulouse, trop étendus et aux menses épiscopales ayant induit un train de de vie indigne de leur mission chez certains prélats. Hormis la nécessité de remédier à ce qui précède ce morcellement était destiné à optimiser la lute contre l’hérésie. Ce diocèse circonscription ecclésiastique et fiscale, était constitué des quatre cantons audois de Belcaire, Axat, Quillan, Couiza, une partie de ceux de Chalabre et de Limoux. Le Donezan, le Capcir et le Fenouillèdes entre crête des Corbières et la frontière de 1258.

Consuls et députés convoqués par l’évêque à Alet où se tenait l’assiette diocésaine. Assemblée annuelle des représentants du diocèse aux fins  de répartir la taille ou mande de la province fixée par les Etats et par diocèse.  Cette contribution était majorée du mande du diocèse,ses dépenses. Y siégeaient les représentants des trois Ordres : L’évêque, les barons, les bourgeois. Réunis par le roi à titre consultatif. La session durait généralement trois ou quatre jours. Le Fenouillèdes y était représenté par un député désigné par roulement dans les paroisses de Axat, Caudiès, Saint Paul, Latour, Sournia. Le même fonctionnement était en vigueur à Aunat, Belcaire, Rodome, Roquefeuil, Latour de France…

S’agissant des Etats du Languedoc, Caudiès, St Paul et Sournia envoyaient chacune un représentant tous les 3 ans.

Les consuls ou capitouls représentaient la communauté villageoise, le pouvoir municipal, leurs attributions, variables selon les auteurs,  étaient liées à l’importance de la paroisse. Ils étaient en charge de la répartition et de la perception des impôts et droits. Ils tenaient à ces fins le compoix ou registre des contribuables. En cas de levée d’hommes et d’un nombre de volontaires insuffisant, ils désignaient les futurs soldats  Au XVIII ème siècle s’y ajouta le rôle de police. Ils étaient le plus souvent élus par les habitants pour un an et en la présence assidue du baile. Perpignan, Collioure, Villefranche furent ainsi administrés respectivement dès 1197, 1294, 1302. Béziers, Narbonne, Toulouse en 1131, 1148 et 1188. Le premier consul était issu du premier des trois bras, soit quelqu’un des plus aisés. Le second était choisi chez les métayers des nobles ou des bourgeois. Le dernier était un brassier.

Le protocole de l’élection variait selon l’importance de la paroisse, à Caudiès l’élection consulaire avait lieu chaque dimanche de Pentecôte. Les Caudériencs étaient convoqués au son de la cloche. Les nouveaux élus ou consuls modernes revêtaient la livrée consulaire, le chaperon et le manteau. Puis ils se rendaient chez le maire pour prêter le serment d’usage, genou à terre et les mains posées sur les Saints évangiles. Enfin cette cérémonie solennelle se concluait à l’église.

01/03/1318 : (1327 d’après Pierre Vidal) Jean XXII élève au rang de collégiale l’abbaye (ou prieuré ?) de Saint Paul, laquelle disposera hormis le doyen, le pré-chantre et le sacristain, de douze chanoines et jusqu’à trente sept prébendiers. De prébende, revenu attaché à un titre ecclésiastique, clercs, bénéficiers  moindres. Les chanoines y étaient connus pour leurs mœurs scandaleuses.Il en reste le chapitre, lequel comprend éléments de cette période.

A cette date Saint Jacques de Joucou demeure la seule abbaye* du pays. Elle est unie à la collégiale de St Paul. Jusques là l’église et le monastère bénédictin de St Paul étaient administrés par un doyen chanoine de Narbonne avec le titre d’archiprêtre du Fenouillèdes.

* Celles de Saint Paul de Fenouillet, Saint Pierre à Fenouillet et Saint Martin Lys n’ont plus ce rang ou sont rasées.


1319 : Ordonnance de Philippe V ” Le Long “* relative au salin de Carcassonne. L’achat et la vente de sel sont libres moyennant un droit de leude ou de transport variable selon la bête de bât. Toutefois chaque feu, hormis les plus pauvres, devait s’acquitter tous les 6 ans d’une taxe de 60 sols tournois.

* Règne de 1316 à 1322.

Livre de poids, 1 livre prime = 489 gr.  1 livre carnassière + 1kg, 467.


24/08/1321 : Bûcher de Bélibaste à Villerouge Termenes. Le dernier parfait  ( Clergé ) né vers 1280 à Cubières sur Cinoble. Ce berger dut fuir en Aragon après avoir assassiné Barthélémy Garnier qui l’avait dénoncé à l’inquisition. En mars 1309 il s’évada de Carcassonne,  sur le chemin de l’exil il s’installa momentanément à Planèzes grâce à l’appui de villageois adeptes du catharisme et de de Pèire Maury un berger de Montaillou en Ariège lui même pratiquant. Guilhem Bélibaste suite à une trahison fomentée par les inquisiteurs de Pamiers, revint en Cerdagne où ces derniers l’attendaient…


1328 : Les Hospitaliers perçoivent quarante huit redevances à Sournia.


09/1329 : Bûcher à Carcassonne du nommé Limoux Négre. L’inquisition déclara ce Saint Paulais, coupable d’avoir jeûné en 1326 dans une grotte  sous le roc de Capronne. Peut être l’actuel ermitage de Galamus.


Vers 1330 : Latour de France : creusement de la Balme, tunnel de dérivation de l’aglypermettant l’irrigation du Plan de las Feixes. Bernard Guillaume du Vivier étant seigneur du lieu sur décision de Philippe VI de Valois en considération de services rendus pendant les guerres. Réaménagé par Guillaume de Belcastel en 1443.


1331 – 01/08/1391 : Gaston III de Foix dit Phébus. On lui attribue SE CANTO, L’hymme du Fenouillèdes et de l’Occitanie. Mais serait-il antérieur ? André Carol en fait une sorte de chant de  ralliement des résistants hérétiques, Radio Londres avant l’heure. Les vers auraient un double sens caché.


1334 : Jacques Fournier, inquisiteur et abbé de Fontfroide devient le Pape Benoit XII.


1340 et 1346 : Alertes avec l’Aragon. Particulièrement suite au décès de Jacques III de Majorque en 1344.

Au plan national le 25 août 1346 c’est la défaite de Crecy.


20/03/1342 : Philippe VI lance la gabelle.


1344 : Le Bézu et le château d’Albedun, curieusement devenu le château des templiers sur les cartes modernes. Village voisin du Fenouillèdes côté nord et sis dans le périmètre des mystères de l’abbé Sauniére . C’est son castrum, perché sur une échine rocheuse surplombant la Blanque, qui nous intéresse. Un faux monnayeur y est arrêté, le nommé Guilhem Cathala neveu de Benoit XII y réalisait de fausses pièces d’or, du plaqué sur un vulgaire métal. Il était passible de la peine de mort par ébouillantage ou pendaison, cependant il ne sera pas exécuté. Son célèbre oncle pape en Avignon serait-il intervenu ? Nous ajouterons en toute modestie que Benoit XII, natif de Saverdun, est mort en 1342.

A propos de templiers, signalons une mine d’or à Blanchefort près de Rennes les Bains… Les templiers étaient fort probablement dans ces parages. Ce que réfute Simon Jean par défaut d’indices avérés. Voir en 1153.

Le royaume de Majorque ayant été démantelé, le Fenouillèdes est à nouveau mitoyen avec l’Aragon. Pierre IV dit le Cérémonieux en est le roi.


1346 : Philippe VI convoque les États généraux, à Toulouse afin de lever des fonds au début de la guerre dite de 100 ans, 1337 à 1475.

Vers 1346 les châtelains du Fenouillèdes se seraient ligués contre le roi d’Aragon autour de Béranger du Vivier. Evénements datés de 1376 par G.Gavignaud-Fontaine.


1351 : La seigneurie de Rabouillet comprenait entre autres lieux : Cucugnan, Foncouverte, Roquefort, Soulatge, Sournia… Le seigneur en était Guilhem de Peyrepertuse. Les communautés énumérées en 1459 se sont ajoutées ultérieurement.


1355 : En octobre, novembre, chevauchée du prince noir, fils du roi d’Angleterre Edouard III. Lui même petit fils de Philippe le Bel. Ses Grandes Compagnies de routiers, mercenaires licenciés, dévastèrent tout le Languedoc qu’ils trouvèrent démuni de forces. L’armée française était occupée avec les anglais.Certaines communautés du diocèse, paient pour s’épargner leur installation.


19/09/1356 : Bataille de Poitiers : Bien que quatre fois supérieures en nombre, défaite des troupes de Jean le Bon face à celles du prince de Galles, le prince noir, surnom tiré de la couleur de sa tunique. Le roi est emmené à Londres via Bordeaux.


1360 : D’après Louis Fédié, Charles V en conflit avec les rois d’Aragon et de Navarre n’était pas en mesure de neutraliser les routiers, les avait mission-nés pour venger Blanche de Bourbon reine de Castille, empoisonnée en 1359 par ordre de Pierre le Cruel son époux. Arrivés dans la région ils se séparèrent de Henri de Trastamare et de Du Guesclin pour se livrer au pillage en plusieurs vagues jusques en 1390. Plutôt que d’aller en appui du comte Henri de Trastamare en Castille.

Blanche fille de Pierre Ier duc de Bourgogne ( Voir en 1250 pour cause d’homonymie troublante ) voulant échapper aux dangers qui la mettaient en péril, se serait réfugiée à Peyrepertuse pendant cinq à six ans et de là à Rennes les bains pour ses écrouelles ( tuberculose ). D’où la source de la reine. Elle cru pouvoir rentrer en Castille en toute sécurité mais…

  • Louis Fédié est soupçonné d’avoir amalgamé légendes et réalité. En contrepoids nous produisons une synthèse tirée du livre de René Quehen… Le roi d’Aragon permit à la reine de Castille et à ses enfants d’aller rejoindre son mari à Peyrepertuse, Blanche aurait perdu un gobelet dans la Font del Jacquette sur le versant de Rouffiac…

Mala Gent, soit les Grandes Compagnies perçues par les roussillonnais. Certains de ces mercenaires étaient à la solde de Jean Ier d’Aragon. D’où qu’ils viennent, leur passage fut particulièrement éprouvant pour les habitants. A en être frappés d’excommunication.

Cette année là à Compiègne, au retour de captivité de Jean le Bon, sont frappés les premiers francs en paiement de la rançon financée par une collecte dans tout le royaume. Franc était interprété comme libre dans le vocabulaire médiéval. Cependant la livre ne tardera pas à être privilégiée. Rappelons au passage que l’Aquitaine fut donnée aux anglais pour obtenir la libération du roi.


1361 : La peste s’abat.


1362 : Guillaume de Grimoard du hameau de Grisac, au Pont de Montvert (48) devient pape sous le nom d’Urbain V.

04 / 1362 : En dépit de l’offensive de Pierre III de Voisins, en Fenolhedés. Des bandits venus d’Espagne via le Roussillon et les Corbières, menés par le comte de Trastamare, ravagent le pays, actes de cruauté les plus atroces. Destruction définitive de Rennes le château, ses fortifications avaient été relevées par Pierre III et ses ascendants.

Depuis la date 1360 nous avons produit diverses versions des écrivains régionalistes relatives aux Grandes Compagnies. On a maintes fois évalué leur degré de fiabilité, il est peut –  être opportun de regarder ailleurs. Citons Robert Maillard dans Chronique de l’humanité :

  • 1366 : Du Guesclin entraîne en Espagne, pour le service de Henri de Trastamare, en lutte contre son frère Pierre le Cruel, les troupes des Grandes Compagnies.

1363 : Planèzes, acte de naissance tardive d’un village castral. L’habitat actuel en contrebas de l’église romane St Pierre, témoin vraisemblable d’un castrum carolingien.

1364 : Des routiers ont leur repaire à Montalba et à Tarérach.


Vers 1366 : Le syndic et vingt cinq convers de Prouille accompagnés d’hommes d’armes s’emparent par surprise du château de Fenouillet et en chassent son gouverneur Pierre d’Otti. L’archidiacre de Fenouillet et l’évêque d’Alet dévouèrent les religieuses de Prouille.

La citadelle de Fenouillet aurait abrité intra muros le prieuré St Pierre où résidait le susdit prélat. Cela est contesté. Rappelons que le château en porte le nom.

Homonymie :  Attention à une éventuelle confusion avec Fenouillet écart de Alaigne dans l’Aude et dont le monastère de Prouille était seigneur.


1367 : Implantation des De Montesquieu à Caladroi. Originaires de Montesquieu-Lauragais. Mariage de Saix de Montesquieu avec Géraude de Fenouillet. Les de Fenouillet seigneurs de Coustaussa et de Caladroi étaient une branche différente de celle du château éponyme.

Taîchac ou Taissac : De nos jours un écart de St Martin de Fenouillet, première mention d’un château.


03/04/1367 : Bataille de Najera, le roi de Castille Henri de Trastamare y est vaincu par Pierre ” Le Cruel ” assisté du prince noir. Henri de Trastamare trouvera refuge à Peyrepertuse en mai. Après moult péripéties, il parviendra à reconquérir son trône avant la fin de l’année.


1374 ou 1375 : Conflit France-Aragon opposés aux Majorquins : Arsa, Corbous, Séquières, anéantis par les routiers du parti de Majorque. Considérant que tant de châteaux des environs sont tombés dans l’oubli à dater de là. Les historiens estiment qu’il peut être imputé aux routiers, leur destruction. L’archidiacre du Fenouillèdes, seigneur d’Arsa eut à rendre des comptes au roi qui était très mécontent. L’affaire s’apaisa l’année suivante. Charles V accorda à l’archidiacre des lettres de rémissions par l’intermédiaire de son frère le duc d’Anjou, le gouverneur du Languedoc. La chapelle Saint Laurent  sur le Plan de l’Arco / Arsa  aurait été épargnée. sa frise remarquable permet de la dater du XIIè siècle mais deux fenêtres évoquent le Xè et le XIè siècle.


Vers 1375 1376 : Pénétration de mercenaires castillans. Les grandes Compagnies assaillent Puilaurens, elles y séviront aussi en 1381, 1438 – 1439…


20/09/1378 : Jusqu’en 1415 grand schisme d’occident. Deux papes ayant été élus puis trois, il vont mettre toutes leurs forces armées et spirituelles à éliminer leurs adversaires réciproques, par suzerains interposés.


1380 – 1388 : Un neveu de Charles VI, le duc de Berry est gouverneur du Languedoc. Il est le commanditaire de célèbres manuscrits avec enluminures “Les Très riches heures du duc de Berry”. Charles VI devenu fou, dès 1392 Jean de Berry en fut le régent. Ce mécène est passé dans le panthéon local sous le nom de Jean de France, au titre de sa cruauté et de sa rapacité pour avoir mis en coupe réglée la province. Mais pour maître Louis Fédié, Jean de France n’est autre que le fils de Philippe VI de Valois, Jean le Bon = Jean II le Bon. Quoi qu’il en soit, quand le cers se déchaîne, on raconte que c’est Jean de France qui passe.


1386-1396 : Règne de Jean Ier d’Aragon.


1389 : Dénombrement des fiefs nobles.

  • Serment de fidélité de Guilhem de Sornhe (Sournia) pour Aîchous, Campoussy, Corbous et Sournia.

1390 : Cour des Aydes de Montpellier, jugement en appel des affaires fiscales, répression de la contrebande, répartition de la Taille…Fixation définitive en 1467. Voir en 1523.

16/05/1396 : Disparition accidentelle de Joan 1er d’Aragon, victime d’une chute de cheval lors d’une partie de chasse. Ce malheur fut interprété comme une manifestation de la colère divine à l’encontre des nantis et généra une révolte. Très affecté et soucieux du sort de l’âme du défunt, un de ses conseillers et chambellan le chevalier Raymond III de Périllos cousin des De Peyrepertuse s’obstina à s’imposer un dangereux périple à destination du Purgatoire de St Patrick sur l’île du même nom en Irlande. Compte tenu des saufs conduits nécessaires à son pèlerinage, il s’en alla en Avignon le 08/09/1397 ou 98  auprès de Benoit XIII – Pédro de Luna qu’il avait déjà longuement côtoyé, puis chez Charles VI dont de sa cour il fut membre en tant que page,  ensuite à la rencontre de leurs homologues de Londres, Canterbury, irlandais.

Le récit édifiant de son voyage et son analyse.

Périllos  village ruiné en cours de restauration, fusionné à la commune d’Opoul en 1972, sise à 20 km au nord de Rivesaltes et des plages de Leucate – Barcarès. Il serait regrettable de séjourner à proximité sans visiter ces sites remarquables. Le modeste château de Périllos face à la citadelle St Laurent de Sauveterre alias Salvaterra en catalan édifiée sur ordre de Jacques Ier d’Aragon dit Le Conquérant par charte du 15/05/1246 en renforcement d’un édifice féodal construit sur un ancien oppidum. Ce sont des réfugiés du Languedoc qui peuplèrent ce village perché, probablement des faydits puisque les curés nommés par l’évêque d’Elne dans l’actuel Roussillon n’y avaient pas droit de cité. A sept siècles de là, que ce soit à Opoul, Tautavel ou Vingrau on est d’emblée frappé par la  vivacité de l’occitan dans ces localités réunies au Roussillon depuis 1258.

Salvaterra, Sauveterre en Français paraît ainsi être  issu de Sauveté, villages placés sous la protection de l’Eglise et jouissant de nombreux privilèges mais cette forteresse est d’origine Aragonaise, voir en 1050. Localement cette place forte est dite phonétiquement Castell del Seignou donc par les catalans. Voir en pages Toponymie occitane en Pays Catalan.

Opoul anciennement Oped pour oppidum.


– XVe siècle –

  • Les moines bénédictins de Saint Paul captent les eaux de l’Agly dans un canal : le canal des moines. Lequel à la moitié du XIXe jouera un rôle majeur dans l’industrialisation locale.
  • Construction de N.D de Laval attenante à Nostro Damo de Douno pa du Xe siècle. N.D de Laval sera l’église paroissiale de Caudiès jusques en 1583. Elle sera profondément remaniée au XVIIe siècle sous monseigneur Pavillon.

1413 : Charles VI interdit toute levée d’hommes pour les guerres privées, sans une lettre du roi. C’est la fin de l’armée féodale.


1423 : Fin de la lignée des Fenolhet avec la disparition de Pierre VII vicomté d’Ille et de Canet. Les de Fenolhet héritèrent de la vicomte de Canet vers 1350.


23/06/1429 : Envie de paons pour la Sainte Eulalie ou la Saint Roch ?

Pierre du Vivier donne la faculté à Jasper de Tregura, seigneur du château de Paracolls, pour lui et ses successeurs d’utiliser le bois de la forêt de Salvanère pour alimenter le moulin à fer de Campône. Moyennant un droit d’entrée de 2 paons et de 3 ou 6 deniers* par charge de bois. Fait devant jean Morer notaire à Millas,Histoire de Mosset.

  • Les paons et les cygnes sont servis revêtus aux tables nobles, sous forme d’entremets. Il s’agit de plats rares….destinés à produire un effet d’admiration. Nicolas Gouzy / CVPM.
  • 1 livre=20 sols, 1sol=12 deniers.

1430 : Vente du château de Trémoine à Guillaume du Vivier.


1438 : Acquisition de la seigneurie de Sournia par la famille de Montesquieu. Pierre-Raymond en est le seigneur jusqu’en 1459.


11/11/1444 : Le parlement de Toulouse est opérationnel de façon permanente, ce qui n’était pas le cas antérieurement, les éventuels criminels sont prévenus. Les grandes affaires civiles ou ecclésiastiques sont du ressort de ce tribunal. Les Etats du Languedoc sont à son origine, compte tenu de l’éloignement de Paris et des coûts impliqués ils insistèrent auprès de Charles VII. Henri IV créera un tribunal rival à Carcassonne en 1590.

  • En principe après avoir été soumis à la question ordinaire et extraordinaire, le condamné était rompu vif sur la roue. De tels supplices étaient courants. Ce fut à Toulouse le châtiment de centaines  de personnes.

1448 : La guerre de cent ans s’éternise….Création de l’armée nationale de métier  et du corps des Francs archers,un archer pour 50 feux élu par les habitants.


1459 : Une Baronnie Transfrontalière.

Le seigneur de Rabouillet (Rabouillet, Prats, Roquevert, Trévillach, Séquières) Bernard Beranger de Peyrepertuse, hérite de sa tante Leonora la seigneurie de Joch (Rodes y compris Roupidére, Sahorle, Finestret, Rigarda, Glorianes) en Espagne, actuel Conflent. Les De Peyrepertuse resteront maîtres de la baronnie de Rabouillet-Joch jusqu’à la Révolution Française, dirigée depuis Joch*. ( Voir la carte ) A ces villages il faut ajouter selon les époques et les événements : Cucugnan, Counouzouls, Montalba, Trilla (av 1458-1463), Roquefort, Ségure aux portes de Tuchan (XVIIIe), Soulatge (1345 à 1539) Périllos vers 1640.. Les paroisses du Fenouillèdes continueront à relever administrativement de la France. * C’est  à priori à partir de là que les nobles languedociens De Peyrepertuse branche de Rabouillet deviennent une famille catalane.

La justice selon les seigneurs de Joch :  Les criées de justice dans la vicomté de Joch.

Ce qui précède n’est pas un cas isolé.

  • Jusques en 1178 Pierre de Domanova était seigneur de Centernach. Il possédait des alleux à Pézilla de Fenolhedés ( Déterminant médiéval ), Prats, hameau disparu de Pressillas à Le Vivier…
  • Au XIVe siècle les seigneurs de Caramany possédaient et vivaient en Roussillon. Vraisemblablement depuis le Traité de Corbeil. Pons de Caramany était très bien doté par le roi de Majorque. Tout en relevant de Philippe le Bel pour son castrum du Fenouillèdes, voir en 1306.
  • Dès 1480 et jusqu’à la Révolution les De Gléon barons de Durban furent seigneurs de Périllos village de la Corbière ” Catalane “.
  • Au XVe siècle les du Vivier éraient installés à Ille et à Calce.
  • Dès la croisade les de Fenouillet possédaient à Ille et ultérieurement à Canet…

1459 : Le chapitre de Saint Paul de Fenouillet supplante l’abbaye de Joucou ruinée. Jean II de Lévis administrateur de cette dernière est élevé à l’évêché de Mirepoix. Les droits de seigneurie sur les villages du Pays de Sault reviennent aux moines de St Paul, Aunat, Campagna, Fontanes, Joucou…


1462 ? : Traité de Bayonne : Entre Louis XI et Jean II de Trastamare roi d’Aragon qui règne sur les comtés de Cerdagne et du Roussillon depuis 4 ans.

Ayant été chassé de son trône par la Généralitat au nom de la constitution de Catalogne,  il contacta un prêt de plusieurs milliers d’écus, moyennant le droit de percevoir par Louis XI des revenus sur ses comtés. Mais Louis XI projette l’annexion du Roussillon. Les troupes françaises sont à Collioure et à Perpignan le 8 janvier 1460 puis à Barcelone assiégée sous le commandement de Gaston IV de Foix, gendre de Jean II. Ce dernier appuyé par Henri IV de Castille repousse la France en Catalogne Nord. L’armée française prend Salses en 1462. Rattachement du Roussillon à la France en 1463. Ce qui ne sera pas durable. Ses armées assiègent Perpignan successivement en 1471 ? 1473, 1474 et 1475.Mais Jean II reprend son comté en 1473 et accorde le titre de Fidelissima Vila à Perpignan pour sa résistance héroïque en 1475 (scènes de cannibalisme).

Le fort de Salses actuel a été édifié dans les dernières années du XVe siècle.


1463 : La viguerie de Fenolhedés fusionnant avec celle de Termenes, devient viguerie de Caudiès. Le viguier est un noble nommé par le roi et qu’il représente. La viguerie est en quelque sorte l’ancêtre du palais de justice. Caudiès est le siège de nombreux services administratifs, magistrats et trésoriers royaux, receveur de la gabelle…Encore une contradiction  entre autorités en la matière. G.Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire, dans St Paul et les Fenouillèdes, Caudiès siège de la viguerie de Fenouillèdes (et du Termenés de 1317 à 1462) est cour royale…


1473 : Jean II d’Aragon avec Don Henrique de Guzmann assiège Puilaurens et prend Quéribus. La frontière de Louis XI était gardée par de fâcheux auxiliaires, des bandoliers !

Razzias en Fenouillèdes, c’est loin d’être une nouveauté,  lors de chacune des milliers de bovins, d’équidés,  d’ovins… sont raflés à destination du Conflent, Roussillon ou Aragon au sens plus large. Certaines de ces exactions semblent avoir affecté simultanément des dizaines de paroisses en débordant amplement au nord et à l’ouest du Fenolhedés; Celle de 1495 comprend 20 000 moutons, 400 têtes de gros bétail, environ 60 bergers… Des abbayes telle Ste Marie d’Orbieu à Lagrasse ou des bourgeois possédaient couramment un troupeau d’ovins  de 1000 à 1500 têtes nécessitant l’emploi de plusieurs bergers.  Voir en pages Gabachs.


06/10/1474 : Plus ancienne citation connue de l’ermitage Saint Antoine de Galamus, don testamentaire de 6 deniers. Saint Antoine ne vécut pas à Galamus mais dans le désert de Thébaïde en Égypte. Ses reliques furent importées en 980 par un seigneur du Dauphiné. Puis translatées à l’abbaye de Montmajour en Arles au XIVe siècle d’où le culte s’est répandu (Frédéric Mistral).A en croire Fernand Arnaudiés une statue de Saint Antoine aurait été découverte au fond de la grotte sanctuaire. En supposant quelle y fut dissimulée lors des invasions sarrasines. Ce qui ferait remonter le culte au VIIIe siècle.

D’autre part selon certaines interprétations toponymiques, croisées avec les mythologies associées à leur voile chrétien. Il apparaît tant de corrélations susceptibles d’accréditer que Galamus et son site furent un sanctuaire dés le néolithique.


1478 : Nouvelle razzia aragonaise.


1479-1480 : Jean de Voisins baron d’Arques fit hommage pour divers biens en Razés et pour  La Tour de France alors complètement détruite par les aragonais. Le serment d’hommage implique au vassal 40 jours de service. Découvrir Latour. De nos jours Latour de France.


1482 : Les français reprennent Quéribus.

10/09/1482 Acte de donation aux Franciscains de l’ermitage de Galamus par le chapitre de Saint Paul. Figure également dans une bulle d’Innocent VIII destinée à l’évêque d’Alet.


1483 : Mort de Louis XI, son fils Charles VIII lui succède.


1486 : Revirement des chanoines de Saint Paul qui veulent récupérer l’ermitage. Début d’un procès qui se prolongea jusqu’en 1560.


1487-1495 : Les du Vivier sont implantés dans tout le Fenolhedés, de même à Calce, Ille sur Têt…


1492 : Le royaume d’Aragon passe à la couronne d’Espagne. La grande puissance dominante et ambitieuse. Ferdinand II le Catholique roi d’Espagne jusques en 1519.

Fin de la reconquête chrétienne sur les Maures avec la prise de Grenade.


13/09/1493 : Encore une date fluctuante en fonction des auteurs impliqués. Traités de Figuèras (1492) et de Barcelone  Fin momentanée de l’occupation française du Roussillon. Charles VIII fils de Louis XI rétrocède les comtés de Cerdagne et du Roussillon à Ferdinand II d’Aragon. Il s’agit d’un arrangement, en contre partie le roi de France peut intervenir en Italie contre la Sainte Ligue. Il y eût bien évidemment des opposants à cette affaire, notamment du côté de Caramany.


1495 : Nouvelle incursion aragonaise en Fenolhedés. Les troupes de Ferdinand II “”Le catholique ” et du duc de Médina rasent les châteaux de Al Casteillas à Monfort sur Boulzane, ceux de  Gincla,  Counozouls, Castel Fizel, Pays de Sault…  Elles assiègent le château de Puilaurens sans parvenir à leurs fins. Cette énumération de dévastations n’est pas exhaustive, il en est ainsi pour celles qui vont suivre. Faits datés de 1496 par G.Gavignaud-Fontaine. Laquelle fait part d’une bataille décisive au col qui depuis en porte le nom, près du château de Caladroi. Les Espagnols de Gusman forcent le pas de Paziols en venant de Opoul et ravagent le Perapertusés.


10 /1496 : L’arrangement de 1493 est passé aux oubliettes. Toujours sur fond de guerres d’Italie,  attaques de Charles VIII conduites par le maréchal de Saint André et ses 12 000 hommes.

Destruction du château de Salses dont les soubassements jouxtent la forteresse au nord, Salvaterra est repris.

Développement de l’artillerie à boulet métallique.


1497-1503 : Construction par Francisco Ramiro Lopez de la forteresse de Salses, adaptée à la nouvelle artillerie. Ordonnée par Ferdinand II le Catholique roi d’Aragon. Baptême du feu en 1503, au cours de cette attaque à laquelle elle résista aux français, aurait eu lieu l’explosion de la première mine de guerre. Un chef d’oeuvre d’architecture militaire, mais pas seulement car il englobe une des résurgences de la nappe aquifère karstique du bassin de l’Agly. Mise à profit pour absorber les fumées des canons de défense des fossés, abreuver les chevaux, pourvoir au tout à l’égout etc…


– XVIe siècle –

1503 : Dénombrement des biens nobles ordonné par Louis XII afin de lever les fonds nécessaires pour les hostilités avec l’Espagne et l’Italie. Les possessions de l’évêque d’Alet et du roi en sont exclues. Il en ressort que de nombreux hameaux et villages sont rendus inhabitables du fait des guerres avec l’Espagne, dont : Trilla,Taissac (Taichac), Palmes, Sainte Colombe, Séquières, Tournefort ect… de même les châteaux de Cuxous, Roquevert, Ansignan…

Ysabeau veuve de Jean de Voisins, dénombre pour Latour et Planèzes où elle possède la juridiction moyenne  et basse. La haute appartenant au roi. Ces deux communautés ayant été ruinées par les aragonais elles ne produisent aucune rente.

Au cours de l’été vaine offensive du maréchal de Rieux contre les espagnols. En octobre contre offensive des Espagnols. Sont brûlés  Caudiès, Latour ect…La nouvelle forteresse de Salses subit son premier siège et Leucate capitule dès le premier jour devant les espagnols.


1515-1547 : Règne de François Ier

1515 : François Ier nomme Jean de Joyeuse gouverneur du Languedoc. Jean fils de Guillaume V évêque d’Alet avait six frères dont :

  • Anne, l’aîné favori du roi Henri III. On disait alors mignon… Henri III était lui même efféminé.
  • François II de Toulouse, cardinal archevêque de cette ville et de Narbonne de 1582 à 1600.
  • Antoine Scipion et Henri du Bouchage maréchaux de France,
  • Jean, gouverneur du Languedoc comme Henri.

Plusieurs de Joyeuse ont été évêques d’Alet, notamment lors de sa prise par les protestants  de 25.02.1573.


1516 Ferrare : Ludovico Ariosto dit l’Arioste secrétaire et protégé du cardinal Hippolyte II d’Este publie un poème épique, Roland Furieux (Orlando Furioso)  le best-seller de ce temps là. On y trouverait une description détaillée du pays de Le Vivier. La filiation des Du Vivier avec la parenté à Charlemagne y serait développée. Les légendes en vogue à Le Vivier auraient elles été initiées à partir de cette chanson de geste ? A lire Fenouillèdes N°12. H. d’Este dit le cardinal de Ferrare a été archevêque de Narbonne de 1550 à 1551 et de 1563 à 1572 donc aussi du Fenouillèdes et de Le Vivier. Fils du duc d’Este et de Lucrèce Borgia il est le maître d’ouvrage de la célèbre villa d’Este et de ses fontaines surgies dès 1550 sur les vestiges de somptueuses villas romaines préalablement fouillés.

Liste des archevêques de Narbonne sur wikipédia.

Liste des comtes de Narbonne.

Ludovico Ariosto et Orlando Furioso.


1518 : Implantation des de Joyeuse à Latour de France. Mariage de Jean de Joyeuse, gouverneur du Languedoc, avec Françoise de Voisins dernière héritière de la branche des Voisins d’Arques.


1519 – 1556 : Règne de Charles Ier roi d’Espagne, plus connu comme étant l’empereur Charles Quint du Saint Empire Romain Germanique (l’empire des Habsbourg). Élu le 3 juillet en succession de Maximilien Ier et au détriment d’un candidat pas assez généreux auprès des électeurs, François Ier. Le Fenouillèdes fera les frais de leur appétit mutuel de conquêtes.


1523 : Création de la Chambre des comptes de Montpellier, contrôle de ceux des officiers royaux. Préfiguration de la Cour de Comptes Aides et Finances unifiée par Richelieu en 1629 et qui comptera 120 magistrats au XVIIIè siècle. Voir en 1390.


1524 : Les Espagnols reprennent Caudiès, Saint Paul, les églises sont pillées. Une partie de la population et les chanoines sont faits prisonniers et emmenés à Perpignan.


1529 : Montre ou revue de Caunes Minervois. Convocation par le roi de toute la noblesse de la sénéchaussée de Carcassonne, en prélude à la guerre des Flandres.Une Montre est une présentation de troupes permettant de s’assurer de l’exactitude de l’effectif, avec paiement de tout ou partie de la solde.Gaston de Peyrepertuse seigneur de Rabouillet, un des plus grands personnages de la province y figure avec un homme d’arme et deux archers. Seul monsieur de Mirepoix se présenta avec deux hommes d’armes. Tous les seigneurs du Fenouillèdes et d’ailleurs ont dénombré devant le maréchal de France, Anne de Montmorency. Toutefois celui d’Axat n’est pas cité.


1530 : Les Hospitaliers de St Jean, repreneurs des Templiers sont installés à Malte par l’empereur Charles Quint. Ils deviennent l’Ordre de Malte.


1534 Transfert de St Paul à Caudiès, de l’archiprêté du Fenouillèdes.


1536 1537 : Reprise de la guerre avec l’Espagne après une trêve amorcée en 1526. Les espagnols débarquent à Leucate, ils prennent Salses, Paziols et Tuchan puis détruisent Saint Paul, Caudiès, jusqu’à Arques  et Axat. Le 17 septembre 1537 les espagnols détruisent Sournia. En octobre 1537 sentant venir la menace espagnole les chanoines de Saint Paul vont se réfugier à Alet, craignant d’être faits prisonniers comme en 1524. Ils furent bien inspirés, tout le village fut brûlé. Il ne restait que trois ou quatre maisons debout. Fin 1538 Saint Paul était toujours aux mains des truands (bandoliers) venus en majorité d’Espagne.

Nouvelle trêve de février 1538 à juillet 1542, dénoncée par François Ier.

Le Fenolhedés comme le pays de Sault est exempté de toutes charges et impôts de 1536 à 1550, étant ravagé par les guerres.


1538 : Accueil triomphal de Charles Quint à Perpignan. G.Gavignaud-Fontaine dans St Paul et les Fenouillèdes.


10/08/1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts.

  • La langue d’oil devient celle administrative. L’occitan comme toutes les autres régionales s’en trouve relégué.
  • Ébauche d’un état civil tenu par le clergé en deux registres, celui des baptêmes et mariages, l’autre pour les décès.

15/06/1540 : Jean de Joyeuse et Françoise de Voisins dénombrent pour Latour.

La même année débute la construction du château de Cousan qui deviendra Couiza.


1542 : En juillet le dauphin Henri, futur Henri II assiège Perpignan avec 58 000 hommes dirigés par le maréchal de Monluc mais l’armée de Charles Quint l’emporte, débâcle de la France. En octobre contre attaque des espagnols qui prennent, incendient, pillent Tuchan, Saint Paul, Caudiès et alentours, hameau de Villeraze* si bien nommé depuis . Réplique des Français à Saint Paul au canon. Camp du vice roi de Catalogne dressé à Estagel. Ses troupes s’élevaient à huit mille hommes entre l’infanterie et l’artillerie. Au nombre des destructions au palmarès des espagnols, sortons de l’oubli la porte de St Louis. Un fortin du XIVe siècle édifié en renforcement du château des Maures. *Sur place c’est l’appellation Les Aragous qui prévaut, variante du languedocien Aragonés = Aragonnais.

Échange de politesses au siège de Perpignan. Les français sont traités de gabachs et les catalans de mange-rats, allusion au blocus de 1475 par l’armée de Louis XI. Les perpignanais furent acculés au cannibalisme. Le titre de Fidelissima Vila accordé par Jean II honore cette résistance héroïque. Ajoutons quand la matière de gavatxos les roussillonnais n’ont manifestement pas progressé. A tel point que les nouveaux arrivants sont contaminés et usent sur un ton moqueur de cette insulte . Voir à Gabachs.

Saint Paul capitula peu après que les aragonais aient commencé à bombarder. Ils saccagèrent la ville et démolirent l’église où s’étaient retirés le capitaine Poméra et les combattants. Ils furent fait prisonniers et conduits à Perpignan.

Les troupes de François 1er pénétrèrent par le Pas de Paziols en venant de Narbonne via Durban, Tuchan, Vingrau et Estagel qui fut rayé de la carte.


07/12/1542 Réorganisation de l’administration fiscale :  François 1er crée les Généralités, le Fenouillèdes “cotise ” à celle de Toulouse. Elles sont divisées en diocèses civils calqués sur leur précurseur religieux. D’abord purement fiscal leur rôle s’étendra  aux domaines judiciaire ( Parlement de Toulouse ) puis économique et social vers les XVII – XVIIIè siècles. A leur tête un trésorier de France ou trésorier général des finances, nouvelle réforme vers 1571. L’Intendant du Languedoc siège à Montpellier en ayant autorité sur les Généralités de Montpellier et de Toulouse, il cumule les charges du trésorier général avec la justice et la police., il commande aux Etats,  administre la province, centralise les prérogatives du parlement de Toulouse.

  • Le premier intendant du Languedoc installé à Montpellier fut Nicolas Lamoignon de Basville le 16 août 1685.

1544 : Traité de Crepy en Laonnois entre François Ier et Charles Quint. Mais en novembre les espagnols brûlent à nouveau Caudiès. Confusion selon les ouvrages entre Crépy et Crécy, ces deux localités étant dans l’Aisne.


10/06/1545 : Louis du Vivier, seigneur du Vivier et de Montfort donne et concède à Angel de Vilanova, gentilhomme espagnol la faculté d’utiliser la forêt de Salvanère. Contrat établi devant Michel Perpinya notaire à Vinça.


1549 : Poussée des français en Conflent.


1550 : Déclenchement des guerres de religion qui dureront jusqu’en 1596. Sur fond de rivalités entre deux grandes familles. Les Montmorency-Danville de Pézenas et les De Joyeuse. Respectivement Catholique modéré puis Protestant et Catholique Ultra. Le duc Anne de Montmorency, maréchal de France étant gouverneur de la province du Languedoc depuis 1526. Son petit fils, Henri II de Montmorency occupera ce même poste. Autre soutien de poids de la Réforme, le duc Jean I de Lévis – Mirepoix sénéchal de Carcassonne de 1491 à 1525.


1550 / 1860 : Petit âge glaciaire, à dater de 1303  en fonction des études.


26/06/1554 : Reconduction des exemptions de 1536. Les ravages des Hugenots se superposent à ceux de la peste, des famines, des mercenaires espagnols et aux passages des troupes sans être obligatoirement ennemies.


1559 : Guillem de Nyort à priori ce serait le premier de la lignée d’Aniort ou Niort de Sournia. Il était bailli* royal de ce village, selon Lucien Piéchon maire de Sournia au XIXe, ses ancêtres acquis à la cause cathare… dans leur fuite de Niort de Sault, se réfugièrent chez leurs amis riverains de la Désix. Il est à remarquer que cette spoliation est datée du 02 mars 1236 sur ordre de Raymond VII de Toulouse. Histoire Niort de Sault.

Il n’empêche que :

  • D’abord signalé en 1300, un des plus célèbres résistants de la croisade, Guillaume fils de Gérald et d’Esclarmonde de Laurac réfugié sous l’identité de Castelpor sur un lambeau restant de son domaine des Fanges – Vallée d’Arèze non confisqué. On a vu qu’il est à l’origine de la fondation des communautés de Saint Louis, Saint Ferriol, St Just de Voisins… Le suivant est probablement le même.
  • ” Un autre ” établi dans le fief familial déjà séculaire de la vallée d’Arèze – Fanges, à l’issue de la conquête sous prétexte de lutte contre les hérétiques albigeois. Le Bézu, Saint Louis, Saint Ferriol.
  •  Gaucerand ou Gausserand d’Aniort branche de Marsa était déjà en 1371 seigneur d’Ansignan, Axat, Taissac, Laprade canton d’Axat.
  • Mathieu de Niort, toujours de la branche de Marsa, était seigneur d’Anciano / Ansignan en 1493.

 

Rapidement Sournia va être durablement placé sous la coupe de deux puissantes familles, la maison de Montesquieu y étant déjà établie.

Divers écrits affirment que Sournia comme d’autres villages alentours étaient en Conflent aux XIVè et XVIè siècles, ce qui implique que du point de vue administratif ils dépendaient de l’Espagne…Ouah! Les lignes qui précèdent n’argumentent pas en ce sens. Cette méprise pourrait être liée à l’adhésion de Campoussy, Sournia et Trevillach à la communauté de communes du Conflent – Canigò.

*Bailli et Bayle, correctement Baile au sens généralement emmêlé jusques dans le raisonnement des meilleurs auteurs :

  • Bailli, titre militaire, commandant d’une compagnie de la milice, en quelque sorte une police locale répartie dans toutes les paroisses et ayant l’intérêt d’être sur place pour défendre le pays en cas d’incursion ennemie. Ce furent d’abord des roturiers puis des nobles à partir du XIV e siècle.
  • Baile, mot languedocien pour juge seigneurial, le bras droit du seigneur dans chaque paroisse en charge du recouvrement des impôts, bayle en phonétique. Batlle chez les catalans, mais le sens réel est maire.

Dans le cadre ci dessus au moins trois générations occuperont cette fonction qui n’est pas héréditaire, plutôt confiée à des familles au bon niveau d’instruction.


1560 : Procès devant le parlement de Toulouse. Les Franciscains restituent l’ermitage de Galamus à leurs donateurs du chapitre de Saint Paul moyennant 50 livres.  Cependant à partir de 1843 un ermite de cette congrégation, le père Chiron viendra s’y retirer.


1563 : Retraite de l’armée française du Conflent devant les Espagnols qui détruisent Counozouls.


09/08/1564 : Édit du Roussillon à effet du 1er janvier 1567 : Charles IX fait recommencer l’année le 1èr janvier, au lieu du 20 mars. Comme en -46 avec Jules Cesar.


1565 : Charles IX à Carcassonne fait voter par les États du Languedoc de quoi restaurer les places fortes dont Saint Paul.


13/08/1569 : François Simon fondeur du roi obtient le droit de bâtir une forge dans la vallée de Gincla.


1570 : Pour les Rameaux retour des français en Roussillon, Estagel attaqué par l’amiral de Coligny. Ils brûlaient tout particulièrement les prêtes  et les églises. Le clergé était pro espagnol.

C’est l’âge d’or de l’art baroque en réaction au protestantisme.


24/08/1572 : Massacres de protestants dits de la St Barthélémy à Orléans, Lyon, Paris…


25/02/1573 : Les calvinistes cévenols et castrais prennent Alet, détruisent le prieuré Saint Pierre à Fenouillet, Caladroi, Rabouillet, le Vivier, St Martin Lys… Ce village selon une légende, aurait été édifié consécutivement à l’anéantissement de l’abbaye, les moines fantômes. Massacres et destructions sur toute la vallée de l’Aude de Quillan à Alet en passant par Bugarach, le Razés et le pays de Sault, St Jacques de Joucou et Roquefort de Sault dès 1572. Renouvellements en 1575 et 1577.

Bugarach étant une de leurs bases des Corbières.

Au cours des 15 ans à venir Alet subira de multiples alternances de pouvoir catholique et protestant. Ces derniers rasent Alet en 1577, particulièrement les édifices religieux dont la cathédrale et les remparts.

Les prises d’otages par les Huguenots contre échange de rançon sont fréquentes dans les années 1500 tant en Fenouillèdes que en Roussillon. La religion n’étant souvent qu’un prétexte.


1574 : Revirement du duc Montmorency qui prend le parti des protestants.


11/1576 : Union des confréries catholiques extrémistes. Henri I duc de Guise organise la ligue catholique.


1577 : Destruction de Notre Dame d’Alet par les Huguenots. L’église abbatiale ne sera pas reconstruite. L’ancien réfectoire des moines sera réaménage en cathédrale dédiée à Saint Benoit.Le château de Joyeuse à Couiza subit le même sort.


1579 : Traité de Nérac par lequel la royauté accorde Alet aux Huguenots. Dénoncé le 24/01/1596 au traité de Follembray entre Henri IV et le duc Anne De Joyeuse de la Ligue catholique.


1580 : D’après Louis Fédié, Les calvinistes prennent Quéribus. Il est présumé que l’abbaye de Cubières et le château de Camps sur Agly  furent rasés dans ce contexte à la même époque.


15/10/1582 : Le pape Grégoire XIII instaure le calendrier Grégorien. Ce qui ramène au 5 octobre du calendrier Julien, soit une correction de -10 jours.

  • La même année mariage de Louis de Castéras châtelain de Queribus, avec Louise de Montesquieu. Les Montesquieu de Sournia deviendront les Castéras de Montesquieu.

04/08/1583 : La Ligue catholique reprend Alet, en massacrant cinquante protestants.

La même année les bandoliers y font régner la désolation générale. Voir à bandoliers au XVIIe siècle.


1585 : Il apparaît une forte émigration de France vers la Catalogne et Perpignan où la population occitane afflue… Ils seront souvent reçus avec mépris en les désignant Els Gavatxos. Merci à Monsieur B. Galaup journal L’Indépendant du 14 septembre 2016 et de contribuer à sauver de la catastrophe le courrier des lecteurs spécial Occitanie – Pays Catalan, c’est suffisamment rare dans cette rubrique pour mériter de le publier ici.

2migration occitane de 1450 à 1700.

migration occitane de 1450 à 1700.

La Ligue catholique s’installe définitivement à Alet. Suite à une immonde trahison, une centaine de réformés sont massacrés le 28 mars.


05/1586 : Intervention de la Ligue catholique, De Joyeuse et Cornusson à Bugarach et environs. La place tombe grâce à l’appui de quatre canons et la garnison est massacrée, après environ 20 jours de siège.


20/10/1587 : Défaite de l’armée catholique à Coutras face à Henri de Navarre le futur Henri IV. Le duc Anne de Joyeuse y est tué de même que son frère Claude.


23/12/1588 : Henri IV fait assassiner le duc de Guise, à la tête de la ligue catholique ultra. Il sera lui même poignardé par un moine dominicain ligueur le 2 août suivant.


14/09/1589 : Henri Montsarrat du Vivier reconduit les droits d’usage accordés par ses prédécesseurs aux habitants de Montfort. Ils sont autorisés à faire paître leur bétail dans la forêt de Salvanère et d’y prendre du bois, de chauffage uniquement. A la condition d’une redevance de 5 écus au soleil et d’une censive (loyer) de 5 setiers d’avoine payable à la Tousaint. A.Bayrou en citant les A.D. de l’Aude émet une autre version, incluant le bois de construction. Le cens annuel passe à 10 cestiers d’avoine. Renouvellements au 17éme siècle.


1590 – 1591 : Six mille fantassins mercenaires espagnols débarquent à La Franqui, pour soutenir le duc De Joyeuse, partisan de Henri IV. Tenus en échec  à Leucate face à Constance de Cezelli laquelle remplaça au pied levé son époux et gouverneur Jean de Bourcier du Barry qui venait d’être exécuté par l’ennemi, elle fut promue gouverneur.

Rébellion du Fenouillèdes et du pays de Sault contre les impositions. Le capitaine Boychet avec trente huit soldats s’y rendit pour accélérer la perception des deniers royaux.


10/1592 : Bataille de Villemur sur Tarn : Antoine Scipion de Joyeuse commandant de la ligue catholique, se noie dans le Tarn en crue avec son frère Georges au cours de leur retraite. Son autre frère Henri lui succédera à la tête de la ligue.


1593 : Trêve de un an entre les ducs Henri de Joyeuse (Ligue catholique) et De Montmorency. La guerre était devenue impossible après tant d’années d’hostilités, ajoutées aux disettes et à la peste.

01/03/1593 Henri Montsarrat du Vivier (1560-1643) nommé gouverneur du château de Puilaurens par le duc De Joyeuse. Nomination vers 1580 d’après A.Bayrou

Le 25 juillet Henri de Navarre abjure le calvinisme et se convertit au catholicisme. Il sera sacré roi de France à Chartres le 27.02.1594 sous le nom de Henri IV.


09/1594 : Dénombrement des biens nobles et roturiers. Son but étant d’établir des bases afin de répartir par communauté les impositions fixées par les États du Languedoc. Il apparaît que de nombreux villages et fortifications sont détruits et désertés. Vraisemblablement lié aux conflits avec l’Espagne. Grosso-modo les mêmes sites que en 1503, aux quels se sont ajoutés Trévillach, Bélesta…


05/1595 : Les français enlèvent Opoul. Environ 550 arquebusiers sont stationnés à Sournia, sous le commandement du châtelain, M. de Rustiques. Une autre date est proposée, celle de mars avril 1598.

Châtelain : personnage généralement noble, officier du roi, à la fonction essentiellement militaire. Voir introduction XIè siècle.

18/08/1595 Les français font le siège de Perpignan. Probable destruction de Fenouillet par les espagnols et de Le Vivier. Les religionnaires venant de subir un échec devant Puilaurens se détournèrent sur ces châteaux.

A Toulouse en novembre les États du Languedoc décident de traiter avec Henri IV, la Ligue catholique s’affaiblissant face aux royalistes.


22/04/1596 : Continuation de l’exemption des tailles en faveur des habitants de la Corbiére de Sournia, valable 6 ans reconductible. Le pays étant ruiné dans tous les sens du terme.

05/08/1596 Henri de Joyeuse (gouverneur du Languedoc, maréchal de France) vend le lieu de Latour avec Planèzes à Bertrand de Guillard. Pour Louis Fédié la seigneurie de Latour passa dans les mains de Henri de Joyeuse ?

Cette année là, soumission du Duc de Joyeuse à Henri IV.

Henri IV donne la seigneurie de Rabouillet à Henri Montsarrat du Vivier pour l’avoir reprise aux espagnols d’après Joseph Armagnac. Selon d’autres écrits Henri IV l’aurait donné à P.du Vivier ? Au regard de la généalogie la première version nous parait plus plausible.


10/1597 : Les Etats du Languedoc réunis à Narbonne, insistent auprès du roi afin qu’il fasse réparer les châteaux de Peyrepertuse, Quéribus…qui tombaient en ruines.


1597 ou 04/1598 : Raid des français en Conflent en pénétrant par le col de Jau. Mosset est incendié.


25/02/1598 : Ordre du duc de Joyeuse à H.Montsarrat du Vivier de nettoyer le Fenouillèdes de tous les brigands qui s’y étaient réfugiés, mercenaires espagnols, calvinistes… Ce qui fut réglé dans le mois.

13/04/1598 : Edit de Nantes : signé par Henri IV le roi renégat tels que le désignaient les protestants depuis sa conversion. Les protestants obtiennent la liberté de culte, l’égalité civique, l’amnistie des faits de guerre… Edit perpétuel et irrévocable.

02/05/1598 : Paix de Vervins (Aisne) Fin de 30 ans de guerre avec l’Espagne. En septembre les français sont maîtres du Fenolhedes.


08/03/1599 : Démission du duc de Joyeuse qui se retire au couvent des Capucins à Paris. Le duc de Ventadour est nommé gouverneur du Languedoc.

En 1599 Olivier de Serres vulgarise l’éducation = l’élevage du ver à soie en écrivant, La cueillette de la soye pour la nourriture des vers qui la font. L’œuf du bombyx est dit graine ou magnan. Il fallait une tonne de feuilles de mûrier blanc pour mener à terme une once de graines ( H Harant / D Jarry ) soit environ 0,025 à 0,026 gr considérant que l’uniformisation des poids et mesures n’était pas encore d’actualité. Sur nos terres cet arbre introduit d’Inde est plus connu sous son nom languedocien d’amorièr. Ceux qui ont élevé quelques vers pendant leur enfance auront matière à douter du tonnage pré cité.


– XVIIe siècle –

  • Début XVIIe le bandolérisme sème la terreur sur tout le territoire tant audois que catalan. Bandits catholiques et protestants qui n’épargnent ni les religieux, ni les villes, sous prétexte de religion. Une bande installée à Perpignan place du Puig. Deux catalanes sont passées à la postérité, pour leur cruauté. Celles de Joan Cadell seigneur en Cerdagne et de Thomas Ier seigneur de Nyer : batailles du pont de Prades et de Catlar en 1580 qui firent une centaine de morts. Certaines ont été mises à profit par le pouvoir, l’une tenait garnison à Bugarach jusqu’à son licenciement en 1580.

1604 : Achèvement du manoir de Le Vivier. Édifié sur l’emplacement du château féodal rasé par les Huguenots. Ce sont les ruines actuelles, quand aux remparts, ils ont été datés du VIIè siècle.


1607 : Le Donezan est réuni à la France.

Les bornes à fleurs de Lys des cantons d’Axat et de Quérigut auraient matérialisé cette frontière ? Clottes du Madres, col de la Marrane. De nos jours le point de rencontre des trois départements : Aude, Ariége, Pyrénées Orientales. Mais ce ne saurait être le cas de celles de Rabouillet et à plus forte raison de celles de Fontanilles ( Col Campérié ) qui semblent délimiter les forêts royales de, respectivement Boucheville et Bac Estable.


03/12/1609 : Sentence du sénéchal de Carcassonne annulant un contrat de vente relatif à la forêt de Salvanère conclu le 30 juillet 1587 entre Henri Montsarrat du Vivier et Jean de Villanova. Ce dernier est condamné à la restitution des fruits, s’élevant à 1000 livres en monnaie d’Espagne. Assorti d’une interdiction de couper ou de prendre du bois.


14/05/1610 : Assassinat de Henri IV. Louis XIII n’ayant que 10 ans, Marie de Médecis assura la régence que le bon roi venait de lui confier.


02/02/1611 : Louis XIII accorde à Guillaume du Vivier le fils aîné de Henri Montsarrat, le titre de gouverneur de Puilaurens sur démission de son père. En reconnaissance des services rendus en Italie par ce dernier, aux côtés du cardinal de Joyeuse.


vers 1612 : Second mariage de Antoine de Niort, capdet et bailli royal de Sournia, Campoussy – Palmes ( 1601 – 1633 ) avec Philippine Sicard à Sournia.

Capdet : Hypothèse, corruption du languedocien Capdèl = gouverner, présider ? Capdet toujours en langue d’oc = Cadet.


18/07/1613 : Ordonnance du sénéchal de Carcassonne maintenant Henri Montsarrat du Vivier dans la possession de la forêt de Salvanère face à De Villanova.


21/05/1615 : Louis XIII autorise  H.Montsarrat du Vivier à abattre 150 sapins dans la forêt des Fanges. Le château du Vivier nécessitait une rénovation suite aux assauts des calvinistes et des espagnols.

En 1615 la famille de Peyrepertuse cède par contrat emphytéotique la forêt de Rabouillet aux habitants de cette paroisse / Association de protection de la haute vallée de la Désix à Rabouillet.


21/11/1615 : Établissement de la maison de Montesquieu à Latour de Fenollet*. Mariage de François de Montesquieu avec Gilette Drouet devant maître Pierre Galtier notaire de Tuchan. Ces de Montesquieu descendaient de Trilla, seigneurie de Trilla qu’ils acquirent vers 1458-1479.

* Lequel de déterminant deviendra de France.


1618/1648 : Conflit entre la France et l’Espagne de Felipe IV dit la Guerre de 30 ans.


1626 Caudiès, Latour, Saint Paul et Sournia : Les consuls des ces communautés obtiennent une dispense de l’hébergement des troupes après avoir soudoyé les secrétaires des ducs de Ventadour et Montmorency. Versements respectivement de 270 livres et de 44 livres. Voir en 1708 pour les motivations de ce trafic.


1627 : Un petit poème qui en dit long concernant Trilla après les destructions des XVe et XVIe siècles.

Trilla saisi d’une grande pauvreté,

fait aux paysans porter la triste mine,

car chacun d’eux est si fort endetté

que le malheur,presque toujours, les mine.

D’après Bernard Pericon dans revue Fenouillèdes N°20.


Vers 1630 : Le roi fait répertorier les routes accessibles aux canons. Ils atteindront le Fenouillèdes par celle du Pas de Paziols. Le chemin de Saint Louis n’était pas praticable par les attelages de transport d’artillerie. Sauf à y affecter 500 pionniers pour une journée, d’après la Relation produite par un officier émissaire du roi. Les autres voies d’accès étaient soit de moindre intérêt stratégique, soit plus difficiles par leur étroitesse et leurs virages inadaptés.


1631 : Épidémie de peste.


22/07/1632 : États généraux du Languedoc à Pézenas. Les États étaient déchargés par la royauté du recouvrement des impôts. Séance au cours de laquelle Henri II de Montmorency seigneur piscénois et gouverneur du Languedoc entre en rébellion contre Richelieu. Le duc tente d’obtenir à son avantage l’indépendance de la province. Alet et le bourg de Carcassonne y adhèrent. Mais pas les protestants soucieux de leurs libertés religieuses ni les principales villes. le parlement de Toulouse s’y opposa.

  • Pézenas accueillit 44 sessions des Etats du Languedoc de 1456 à 1692, elles pouvaient s’étirer sur un mois.

01/09/1632 : Bataille de Castelnaudary où son armée est écrasée par celle de Louis XIII, dirigée par le duc d’Halwin. Le gouverneur du Languedoc avec l’appui de l’Espagne, du duc d’Orléans (Gaston frère de Louis XIII) et de Marie de Médecis menait la révolte des Huguenots. Henri II sera décapité au capitole de Toulouse devant Louis XIII et Richelieu le 30 octobre.

11/10/1632 : Sur ordre du roi, Henri Montsarrat du Vivier restitue des renforts que les espagnols avaient tenté d’envoyer à Montmorency et qu’il retenait à Puilaurens.

26/10/1632 : Le duc d’Halwin promu gouverneur et lieutenant général du Languedoc. Il fit construire une redoute au col de Saint Louis sur le chemin de l’étape, il s’agit du château dit des Maures. Ce vocable désigne d’ordinaire des vestiges proto-historiques. Ce qui parait étonnant, appliqué à un fort du XVIIe. Annie de Pous le date de la fin du Xe siècle.Et si tout simplement l’usage avait transposé le toponyme originel sur la nouvelle construction ?


1636 : La France déclare la guerre à l’Espagne. Les espagnols prennent et démantèlent Peyrepertuse, Puilaurens qui jusques là avait résisté à leurs attaques, sa garnison était en déplacement à Leucate.  Don Felipe Da Silva  met la citadelle royale de Fenouillet dans son état actuel. Latour est assiégée, un régiment ennemi est en ” Résidence ” à Estagel. Henri IV avait fait relever Fenouillet de ses ruines à l’issue des guerres de religion.

Les français occupent le Roussillon.

Droit de dépaissance (pâturage) dans les forêts du Vivier, Aussières, Salvanère pour les troupeaux de Rabouillet, soumis à une redevance de 12 setiers d’avoine. Il pourrait s’agir de la reconduction d’un droit d’usage acquis en 1589, procès entre les Castanier d’Auriac et la communauté de Rabouillet . Aussières et Salvanère près de la paroisse de Montfort sur Boulzane étaient sur la voie ” royale ” des transhumants en provenance ou à destination de l’abbaye de Fontfroide, du Roussillon et du Languedoc, ce sont des dizaines de milliers d’ovins qui parcouraient les lieux en juin ou au retour de l’Ariège en octobre.


26/09/1637 : Le duc d’Halwin gouverneur du Languedoc arrête les espagnols à Leucate à la bataille du fort de Cerbelonne, ce bastion ( A ne pas confondre avec le castrum ) avec quatre autres gardait le nord du plateau aux lieux dits La Gardiole, Les Champs Longs.. Promus maréchal sous le nom de Schomberg. Il était appuyé par Henri Montsarrat du Vivier. Schomberg était natif de Heidelberg et protestant. Le susdit siège durait depuis le 02 septembre.


1638 : Pratz : Comprenez Prats de Sournia. Assassinat en la maison presbytérale du vicaire Messire Cantegrel. On lui brûla tous ses papiers et sa dépouille fut incinérée au four à chaux. L’identité des criminels n’est pas connue ni leurs motivations. Quelques temps après ce supplice les troupeaux furent décimés par une épizootie. Les bergers persuadés d’être en présence d’un mauvais sort posthume, firent ériger à l’occasion d’une mission, une grande croix en bois visible de tous les pacages alentours.

histoireetrando-prats-de-sournia.fr, pour plus d’informations.


17/ 05/1639 : Dénombrement de François de Montesquieu pour La Tour de France et Planèzes.


1639 : Au cours de l’été, en pénétrant par la haute vallée de l’Aude offensive de Schomberg sur Estagel, Salses,  Tautavel, Salvaterra à  Opoul qui passe aux mains des français sans résistance. Contre attaque du vice roi d’Espagne jusques dans le Termenés. Repli de Schomberg. Nouvel échec à la Toussaint. Estagel pris par Guillaume du Vivier, Tautavel par son père au prix de la destruction du château. Le prince de Condé et Schomberg enlèvent Salses le 19 juillet.


06/01/1640 : Perte du Roussillon et de Salses après un long siège. Les espagnols furent avantagés par le nombre et une inondation. Ils ravagèrent la haute vallée de l’Aude et le pays de Sault. Ils reprirent Latour de France qui aurait été  rendue inhabitable pendant des années, Cassagnes incendié. Après les Cassanhols revenons en aux Tourils lesquels se comptaient dans  228 feux en 1693, ils n’ont pas du s’enfuir bien loin en 1637 et 1640.

La légende des fêtes somptueuses au château, transmise depuis des siècles aux fillettes par les ménines de Le Vivier (Doyennes au sens familial ) aurait-elle une racine historique en 1640 ? Le séjour du prince de Condé et du maréchal de Schomberg y fut célébré.

Comment raconter le Fenolhedés sans citer J.Armagnac, cauderienc connu pour sa très grande culture historique. Voici une synthèse de sa version du siège de Perpignan par Louis XIII. Publiée en 1928 dans le Messager de Notre Dame de Laval. Les lignes ci-dessus sont aussi de cet érudit.

19/07/1639 Schomberg s’empare de Salses. Mais les espagnols l’assiègent avec des forces considérables et parviennent à le reprendre le 06.01.1640.

07/1641 Huit mille fantassins et mille cavaliers envoyés par Richelieu cernent Perpignan.

22/04/1642 Richelieu à Perpignan jusqu’au 10 juin.

09/09/1642 Les espagnols abandonnent à jamais Perpignan.


06/1641 : Schomberg assiège Perpignan qui capitule le 9 septembre suivi de Salses le 29.

19/09/1641 : Traité de Péronne : Fait de Louis XIII le comte de Barcelone, Cerdagne, Roussillon. Il fut appelé par le président de la Généralitat en janvier. Ce dernier avait rompu avec Madrid et subit une offensive de Philippe IV roi d’Espagne. Les catalans n’acceptaient pas de devoir se battre pour Madrid.

11/1641 : Louis XIII basé à Saint Estève fait le siège de Perpignan, aux mains des castillans. L’état major du maréchal de la Meleraye était installé à l’actuel quartier de la Porte d’Espagne, 18 800 fantassins et 4000 cavaliers affament la ville pendant 6 mois.


06 1642 : Dorénavant le Fenouillèdes est partie intégrante de sénéchaussée de Limoux, extraite de celle de Carcassonne, les Etats de Pézenas s’y opposèrent. Ce mode de fonctionnement de la justice sera dissout et réorganisé en Grands Baillages en 1788, le Fenouillèdes dépendait de celui de Carcassonne.

09/12/ 1642 : Occupation française totale jusqu’à Barcelone. Louis XIII enlève Perpignan.


14/05/1643 : Mort de Louis XIII. Louis Dieudonné quatre ans est fait roi Louis XIV. La tradition monarchique exigeant que le fils succède instantanément à son père, quelque soit son âge. Son règne dura jusqu’au 1er septembre 1715.


03/07/1644 : Henri Montsarrat du Vivier rend hommage au roi pour ses possessions à Le Caunil, Gincla, Puilaurens et Salvezines.


1649 – 1653 : Épidémies de peste causant vraisemblablement des milliers de morts en Fenouillèdes.


1652 : Philippe IV reprend Barcelone. L’armée française se replie en Roussillon.


1653 : L’évêque d’Alet refuse d’ouvrir les portes de sa ville aux troupes du comte d’Harcourt, qui vont s’installer à Saint Paul. Intervention de Monseigneur Pavillon suite aux dégâts génères.


1659 : Turenne écrase l’Espagne près de Dunkerque.

07/11/1659 : Fontarabie: Ile des faisans sur la Bidassoa.

Traité des Pyrénées : Mazarin réintègre définitivement le Roussillon dans le giron de la France. le Capcir, une partie de la Cerdagne sans Llivia, le Conflent et le Vallespir. Ces anciens comtés carolingiens sont ainsi libérés de 500 ans  d’occupations ibériques. Les troupes françaises ” Occupaient ” déjà le Roussillon depuis plus de 20 ans. La tournure courante Mazarin annexe le Roussillon est impropre sinon négativiste au regard de la sécession du XIIe siècle, voir en 1150 et en 1172.

Cartes commentées : Sordones, Septimanie, Traité des Pyrénées…sur axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan


1660 : Publication de la carte de Nicolas Sanson dit d’ Abbeville, concernant le Fenolhedés y figurent uniquement et tels que écrits ci dessous :

– Artigues, Axat, Bugarach, Camp, Caraman, Caudies, Pesilla, Peyrepertus, Prat lon by = Pla Llouby sur les hauteurs de Rabouillet.

– Puech Laurent = Puilaurens, Queribus, St Paul des Fenouillèdes et les principales rivières. voir note Agly en complément.


09/06/1660  Retour du Roussillon à la France : Conclu à Saint Jean de Luz par le mariage de l’Infante d’Espagne, la fille de Philippe IV, Marie Thérèse d’Autriche avec Louis XIV Lequel en contradiction avec ses promesses solennelles étendra dès janvier 1662 la gabelle au Roussillon. Ce qui va générer des révoltes, les pillages des Miquelets = la milice de Miquel, à interpréter au sens de bandits catalans ( Angelets, mercenaires, trabucaîres ), l’armée du maréchal Schomberg comprenait des miquelets francais, c’est là un terme militaire.

D’ordinaire les gabelous étaient recrutés chez les languedociens les plus proches, les gabachs… Les catalans du nord ont du l’avoir mauvaise à double titre. Voir l’article consacré aux gabachs. Les gabelous agents de la Ferme du Roi dite la foraine = Administration des douanes n’avaient pas le statut de fonctionnaires royaux. Des traitesou droits de passage étaient prélevés aussi entre les provinces, soit en entrée et sortie du Roussillon. Un procureur des gabelles et un receveur étaient en poste à Latour de France, Montfort, St Paul, Sournia. Par déduction ces localités frontalières devaient avoir une brigade de ” douaniers ” à l’image de celle de Caramany. Ces brigades avaient aussi pour mission la distribution du sel, 30 livres par personne, 6 par an pour chaque bête à corne et 2 par bête à laine. Son prix pour les bestiaux était plus bas et variait selon les privilèges. Elles étaient placées sous l’autorité du capitaine de la ferme qui siégeait à Caudiès.

Les garnisons de Quéribus et de Peyrepertuse sont maintenues jusqu’à la Révolution de 1789. Celle de Puilaurens est réduite à des mortes-payes (vétérans).

Démantèlement à l’explosif du château de Tautavel, A.de Pous, en 1658 selon la version René Quehen. Des auteurs tout autant éminents situent cette mise hors d’usage sous Louis XI. A moins qu’il l’ait été répétitivement ? En 1661 les Etats demandèrent la démolition de forteresses devenues inutiles dont celle de Leucate.


1669 : Après visite des forêts de Salvanère et d’En Malo, le procureur du roi signifie à Henri du Vivier de produire ses titres de propriété ou d’usage. A défaut de s’en désister au profit du roi. Ces titres furent produits mais il dut payer 200 livres d’amende pour les bois enlevés dans la forêt d’En Malo appartenant à Sa Majesté.


1671 : Installation à Quillan d’une maîtrise des eaux et forêts. Elle comprenait un procureur du roi, un maître particulier, un lieutenant de maîtrise, un garde marteau, des brigadiers. Hormis l’inspection des forêts qu’elles soient au roi ou à l’archevêque et le marquage des coupes, les officiers du roi prélevaient un droit de passage sur le bois de construction et celui à brûler à leur mise à l’eau au port. Il était implanté à hauteur du cimetière. Douillettement nichés dans le confort du troisième millénaire, peut – on correctement évaluer au prix de quels efforts démentiels des troncs de quarante à cinquante mètres étaient acheminés depuis des montagnes vertigineuses sur des dizaines de kilomètres de chemins muletiers. Autres informations et liens en 1228 et en 1719.


1681 : Colbert réorganise l’administration des Fermes du Roi en Ferme Générale. Il tenta de supprimer divers droits de passage d’une province à l’autre , mais celle du Roussillon s’y refusa.


1684 : Monseigneur De Valbelle réactive le droit de leude. Une taxe de péage sur les marchandises rentrant dans la paroisse, dans la seigneurie. Les esclaves et les juifs y étaient soumis.


18/10/1685 : Révocation de l’Edit de Nantes. Louis XIV interdit aux protestants d’émigrer sous peine de galères sauf aux pasteurs ayant refusé de se convertir. Les calvinistes entrent dans le désert, il s’agissait de pratiquer sans risquer les persécutions.


10/10/1691 : Edit de Louis XIV créant des offices d’emplois honorifiques et rémunérateurs, maire perpétuel, conseiller politique, répartiteur des impositions … A Caudiès un marchand, Henri Pepratx, acquit pour 3100 livres l’office de maire perpétuel. Puis ceux d’Alet et de Sournia.
Les caisses du royaume étant exsangues, il faillait les regarnir rapidement.

1692-1694 : Au niveau national les pertes humaines, conséquences conjuguées de la faim, de la maladie, des épidémies ont fait en deux ans autant de morts que la guerre de 1914-1918 dans une France de 20 millions d’habitants. Tout le règne de Louis XIV n’a été que guerres.


1696 : Craignant de devoir supporter de nouvelles impositions déjà exorbitantes en rapport à l’état de misère de la contrée. Les consuls de Caudiès lancent un appel auprès des communautés du Fenouillèdes pour une action groupée contre la décision de l’assiette, qui avait ordonné de faire procéder à une révision des taillables. Assorti d’entraves administratives à l’encontre du syndic et des experts en charge des vérifications …
Mais le syndic obtint arrêt en sa faveur.
L’assiette diocésaine répartissait entre les paroisses le montant de la taille fixé par les États de la province du Languedoc.

Des impositions odieuses jointes à une succession de calamités vont induire sur l’ensemble du Languedoc un abandon de terres considérable avec un pic de gravité couvrant le dernier quart de ce siècle et le premier de celui à venir. Les nobles aussi s’en dessaisissent.


11/1696 : Édit de Louis XIV réformant le système héraldique. Création de l’Armorial Général, des personnes, domaines, compagnies, corps et communautés. Plus connu comme étant “Armorial de Charles d’Hozier. Du nom d’un ancien juge d’armes promu garde de cet armorial. Toute corporation ou personne portant des armoiries se voit obligée de les faire inscrire à l’armorial dans les deux mois et moyennant un droit d’enregistrement. Sous peine de 300 livres d’amende voire de confiscation des biens.


10/05/1697 : Alexandre du Vivier de Lansac redevable de prés de 9 000 livres aux époux de Boisanbert pour partie d’achat du régiment de Languedoc, en fit transport sur Pierre Gironne fermier de la forêt de Salvanère.

01/09/1697 : Les habitants de Montfort reconnurent devant maître Guérin notaire à Saint Paul de Fenouillet à Alexandre du Vivier qu’il possédait noblement le château, les forges, les moulins, les tuileries, les forêts de Salvanére et du bac de L’orry. En vertu de reconnaissances passées en 1616.


1699 : Les fenouilletins demandent la séparation de leur territoire de celui de Caudiès.


  • L‘administration sous l’Ancien Régime.
  • Cartes : Guerre de 30 ans – Traité des Pyrénées, axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan
  • XVII et XVIII  siècles : Très intense activité dans les forêts royales et sur l’Aude où les trains de bois se suivent. Livraison de Quillan à Narbonne en trois jours.

Quelques archevêques de Narbonne :

  • Vers 1265     : Maurin Ier. Décédé en 1272.
  • 1290 – 1311 : Gilles Ancelin de Montaigu.
  • 1347 – 1375 : Vers… Pierre de la Jugée ou de la Jugie.
  • 1375 – 1391 : Jean Roger de Beaufort.
  • 1391 – 1433 : François de Conzié.
  • 1433 – ?      : Jean d’Harcourt.
  • 1507 – 1514 : Son éminence Guillaume cardinal de Briçonnet dit cardinal de Saint Malo, également lieutenant général du roi.
  • 1524 – 1550 : Son éminence le cardinal Jean de Lorraine, l’un des plus intimes favoris de François Ier.
  • Vers 1620     : Louis de Vervins.
  • Vers 1660     : François Fouquet.
  • 1587 – 1659 : Claude de Rebé.
  • 1673 – 1703 : Pierre de Bonzi.
  • 1704 – 1719 : Charles le Goux de la Berchère.
  • 1719 – ?      : René de Beauvan.
  • Jusqu’à monseigneur Dillon 1762 – 1801 wikipedia.org/wiki/Liste-des-archevêques-de-Narbonne