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Adissiàs e benvenguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

Vous êtes en moyenne 1456 visiteurs par mois au premier semestre 2016 sur fenouilledes.free.fr, record en avril avec 2238 visites, en ne prenant en compte que les dix articles les plus suivis. Fenouilledes.fr plus documenté et récent ( 2016 ) n’est pas comptabilisé.

Quand la réalité est dure à avaler, l’aseptiser avec des termes creux ou de doux euphémismes revient à la masquer. Vous aurez beau les qualifier de seniors, les octogénaires demeureront des vieux; Un malentendant restera un sourd… Nous allons nous efforcer de nommer concrètement ce qui suit, il s’agit d’accepter qu’un chat soit appelé un chat. A la recherche d’un juste milieu entre la langue de bois et l’acrimonie, cependant cela n’est pas évident en étant doublement exposé entre ses recherches historiques et au contact permanent dans la vie courante de la mentalité des roussillonnais, laquelle est bien connue.

Des internautes, que je remercie ici de leurs critiques, ont été outrés que ce site soit haineux aux dépends des catalans ! Ce n’est qu’une illusion initiée par un lourd passif à charge développé sur plusieurs articles sans éléments opposables. La haine est fondamentalement bannie de ma pensée. Si vous êtes objectifs vous comprendrez aisément au fil des pages qu’ils ont poussé et qu’ils poussent toujours le bouchon trop loin, tellement qu’ils sont passés dans le dictionnaire : 

Le mot Catalan figure dans le vocabulaire occitan-languedocien, hormis le sens évident, il se traduit en français par le diable. Dico Languedocien – français de l’Institut d’Etudes Occitanes dit L’Alibert.

 

 

Les auteurs

Père et fils, le premier, Jacques né en 1955 est issu de très anciennes familles de Prats, Rabouillet, Le Vivier et limitrophes, permanentes dans ces villages depuis les XVIe-XVIIe siècles, probablement antérieurement. Quelques ancêtres furent influents sous l’Ancien Régime avec ou sans soutane. Plus récemment plusieurs générations ont prospéré dans la fabrication et le commerce de chaussures entre Agly et Aude notamment pour l’armée.

J’ai quitté pendant quelques années le département dans le cadre de ma formation professionnelle au LEPA de Castelnaudary puis un tour de France des plus grands noms de la jardinerie et de la pépinière ornementale.

 

Démarche et processus

Dès mon retour au pays, les différences comportementales des roussillonnais comparativement à d’autres provinces me sont apparues de toute évidence. Il règne autour de Perpignan une pléthore de superlatifs aussi négatifs que infondés aux dépends du Fenouillèdes, des Gavachs, un état de désinformation généralisée de l’Histoire. Quelques fois comme nous allons le voir sur l’article Gavach des affirmations qui semblent être l’expression d’un regard hautain à l’encontre des occitans, d’ailleurs recherchez Gabach sur Google, vous apprécierez leurs interprétations sur les sites catalans. En matière de Fenouillèdes le roussillonnais lambda est d’ordinaire mal conseillé.

  • Définitivement acquis à la France dès 1258, le passé Aragonais ou Catalan ( sic ) du Fenouillèdes est des plus réduits, résultante de deux testaments, vers 1170 à 1220 et  vers 1240 à 1250, les tentatives d’invasion ont été maîtrisées. Au temps des carolingiens et des francs il dépendait de la Marche d’Espagne et du comté de Bésalu, localité au sud de la frontière actuelle. Ces régions militaires jusqu’au sud de Barcelone étaient régies par la ” France “, les comtes carolingiens de l’entourage de Charlemagne, leurs descendants et marquis prêtaient serment d’allégeance à St Denis… Quasiment tous les roussillonnais l’ignorent.

Rapidement je fus intrigué par les divergences* entre les historiens des Pays Catalans et leurs homologues languedociens ou français avec l’écheveau qui en résulte. Pour plus d’objectivité ou moins d’escamotages, il m’ est apparu nécessaire de croiser les récits à la catalane avec les transcriptions occitanes. Pour autant, ces derniers ou les français sont ils plus impartiaux ? Peut-on se fier à quelqu’un ? Plus simplement  des auteurs catalans au panthéon de diverses spécialisations liées à l’Histoire ont leurs pages Fenouillédes pleines d’énormités, de contrevérités…  Le lecteur de ces travaux bâclés n’y verra que du feu et le livre se sera vendu quand même !

* Divergences : De même sous un seul drapeau. Vous en avez une sélection listée  en première page de l’article  VI ème au XIII ème siècles.

Il fallait faire quelque chose en réplique objective à ces niaiseries. Mais comme on l’a vu je ne suis pas un historien. J’ai essayé de procéder à un tri des auteurs selon leur bagage et l’origine géographique, les présumés proches des très actives associations culturelles catalanistes sont exclus par précaution élémentaire, les autonomistes et identitaires sont parmi elles. Ceux retenus figurent sur l’article Liens et Livres Fenouillèdes, ils ont bien entendu toute mon admiration. Ce sont souvent des œuvres d’une vie, impliquant des recherches colossales. Les articles qui suivent sont une synthèse d’ouvrages parus depuis 1880, la plupart dits de référence, documentés via des sources antérieures faisant autorité.

Je n’ai rien inventé ou réinterprété, amis catalans il est stupide de vous emporter lorsque le contenu de ce site diffère des préjugés dont on vous a consciencieusement imprégnés au risque de vous en abêtir. Échappez vous de votre cercle somme toute relativement restrictif, de sorte à diversifier vos sources d’information.

Cliquez en haut d’écran sur les articles suivants : Les Gavachs, Toponymie occitane en Pays Catalan, vous allez en apprendre de belles s’agissant plus particulièrement des fondements occitans sur lesquels les catalans sont assis à leur insu, cela leur est méticuleusement dissimulé. Toujours en ce sens, sont incontournables les chapitres regroupés dans la rubrique Chronologie couvrant la période carolingiens – Traité des Pyrénées.

Enfin le Fenouillèdes est méconnu même de ses riverains de la plaine. Ses milieux préservés d’une grande diversité, sa densité inouïe en monuments archéologiques et historiques, se doivent d’être divulgués et protégés.

 

Croix occitane : En héraldique simplifiée,  croix d’or alésée*, pattée, vidée sur un champ de gueules, ornée de trois pommettes à chaque branche. Adaptation de formes similaires apparues au II ou III siècle au Moyen – Orient dont le chrisme cathare. Importée par les wisigoths ariens puis orthodoxes en l’état de préfiguration, c’était la croix dite de Byzance ou de Constantinople dès 375 – 404. Plus tard arborée par les comtes de Toulouse à partir de Venasque en Provence d’où les appellations de croix de Venasque ensuite Raimondine et de Toulouse.

Emblème des comtes carolingiens de Barcelone jusqu’à leur sécession du XII siècle. Ainsi des wisigoths aux Raimond Bérenger de Barcelone il a durablement flotté sur les comtés catalans, donc ceux des Pyrénées – Orientales :  Conflent, Cerdagne, Roussillon et Vallespir. Voir aux dates impliquées par ce qui précède. Il est de nos jours invisible en 66, que ce soit sur les bâtiments publics, les pôles touristiques…  ou sur les étals des Paysans.

*Alésée : Qui n’atteint pas les bords de l’écu. Pattée : A allure de patte. Vidée sur un champ de gueules : Imaginez la croix posée sur un fond rouge.

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La Senyera reial et Enseigne royale d’Aragon : D’Or à quatre pals de gueules*,  elle commença par être le blason du comte carolingien de Barcelone dès le XII siècle. Elle serait inspirée d’un gonfanon du Vatican en temps de guerre et son émergence coïncide avec le séparatisme susdit. A Forcalquier toujours vers les années 1100 à 1200 le comte de Barcelone a introduit un modèle à la ressemblance troublante, lequel est-il l’initiateur du second, le provençal ?  Origines plus ou moins réelles synthétisées aux dates correspondantes.
Peu de temps après la scission ” Ramon Bérenguer ” s’auto – proclame roi,  Raimond Bérenger IV se marie à l’héritière du royaume d’Aragon, il est à la tête de ces deux Etats réunis. Leur fils sera le premier roi de la Couronne d’Aragon et sacré à Saragosse. Ce quartier devient les Barres d’Aragon.
Quand à la variante du XX ème siècle dite Estelada, c’est à dire L’Etoilée agrémentée d’une étoile blanche ou rouge elle permet de ” Repérer ” les indépendantistes.
*D’Or à quatre pals de gueules : Soit à quatre bâtons  ( Pieu, barre, canne…) rouges.

 

 

Géographie

Le Fenouillèdes sis au nord des Pyrénées Orientales, s’étend sur le bassin de l’Agly en amont d’Estagel, au sud de la barrière climatique et géologique des Corbières. Ainsi que sur le canton ( Au sens 1790 ) d’Axat dans la haute vallée de l’Aude*, du département du même nom, en rive droite de ce fleuve, du Capcir à St Martin Lys. Escouloubre et le Bousquet* déduits. Voir cartes. Il couvre ceux de Latour de France ( Hors Estagel, Montner, Tautavel ), Saint Paul de Fenouillet et Sournia ( Sans Arboussols, Tarérach ). Tous de culture Occitane qu’ils se situent dans  le 11 ou le 66. De 797 à 863 ou 864 il comprenait le Razés. Pays de Rhedae c’est à dire Rennes le Château . * S’agissant du Roquefortés ( Roquefort de Sault, Buillac, Ste Colombe et Counozouls ) les auteurs que nous avons lus sont dans le flou, aux XIVè – XVè siècles les De Peyrepertuse de Rabouillet en étaient seigneurs.

Aux 10ème / 11ème siécles il lui fut rattaché le Perapertusés, le bassin du Verdouble, du Pech de Bugarach jusqu’à Montgaillard, Palairac, Aguilar, Nouvelles,  Tuchan , Vingrau, Tautavel, Cases de Péne, Peyrepertuse. Baixas en fit partie antérieurement.

 

 

Fenolhedés

en graphie Occitane tel que, Carcassés, Cabardés, Termenés, Razés, Narbonés…. Phonétiquement on frôle Fenouillèdes.

– D.Baudrel conservateur de la cité de Carcassonne,

– P.Ponsich,

– Institut d’Etudes Occitanes de Toulouse et selon l’usage des populations autochtones. Il arrive que l’accent aigu soit remplacé par un grave. Lequel est quelquefois posé sur le E médian. Ces deux variantes sont à oublier.

Institut d Etudes Catalanes à Barcelone – Université de Perpignan.

 

Fenolhedés équivaudrait à Pays des foins, du latin fenum. Nonobstant cela en languedocien le fenolh c’est le fenouil ou foeniculum vulgare. Cette apiacée abonde jusque sur les hauts de la D7 et paraît – il sur les armoiries de Pierre Ier de Fenolhet. Le Fenolhedés serait il tout simplement le pays où croît le fenouil ? Mais ces hypothèses répandues ne font pas l’unanimité auprès des plus éminentes autorités en la matière. Comme on le verra plus loin, Fenolhedés s’écrivait différemment au Moyen   Age.

Fenolheda par dérive reconnait le Conseil Général des Pyrénées Orientales , qui a osé se référer à un toponymiste* de la Catalogne. Hors le Fenouillèdes c’est l’Occitanie et la France. Il y avait donc mieux placé pour cette tâche. Peut être aussi moins outrageant pour la République*. Autre anecdote croustillante émanant de la louable démarche, du Conseil Général cent pour sang Catalan, de matérialiser les accès routiers du Fenolhedés. La déviation ci dessus à fait l’objet d’une propagande télévisée un 7 novembre, c’est à dire le jour anniversaire du traité des Pyrénées en 1659 lequel libéra les catalans du nord de 500 ans d’occupation ibérique ( Sic ), en exhibant plein écran un panneau Fenolheda sans aucune rectification de cette déviante médiévale

* Auteur diffusé par Terra Nostra dont il fut le fondateur en 1965, association à fort penchant identitaire catalan,  actuellement présidée par Ramon Gual. C’est tout… Et plus qu’il n’en faut pour être de mauvais augure, quand au reste voir plus bas à Divergences.

Terra Nostra est une revue catalane scolaire…Nombreux  ouvrages publiés, tous en défenses de la langue et de la culture catalanes...François Calvet, Sénateur Maire de Le Soler.  Nom repris à titre de reconnaissance par le magazine de Perpignan Méditerranée Métropole.

Fenolheda sur l’Alibert : endroit couvert de fenouil.

Sinon en Catalan : Fenolléde et Fenolledés, exclusifs chez trop de sommités locales dans leurs écrits dédiés. C’est fort ennuyeux en matière de neutralité historique attendue. Rendez vous compte  être français autochtone de la Catalogne Nord* et oser rhabiller en catalan s’agissant des noms du Fenouillèdes ! Même des universitaires dont un de renom international, méconnaîtraient ils la forme languedocienne ? Ce ne serait pas surprenant dans le contexte qui suit.. Per favor = S’il vous plait en catalan, mettez à contribution votre IEC* et université de Perpignan.

*  Catalunya del Nord, nom territorial proposé en 1938 par un visionnaire Alphonse Mias d’Amèlie les Bains Palalda puis relancé en 1974 par Laurent Planes – Llorenç Planes de Coustouges 66 avec l’adoubement du Conseil Général le 10 décembre 2007. De là à supputer que le Conseil Général de la République soit noyauté par des politiques identitaires et/ou indépendantistes? La Catalogne Nord englobe la Cerdagne, une part du Capcir, le Conflent, le Roussillon et le Vallespir.

** Institut d’Etudes Catalanes.

Le Pago Fenuleto

Est la plus ancienne dénomination connue, d’après une charte de Charles le Chauve du 24/12/842. Il fut rattaché à la France dès 1258, le reste du département en 1659 au traité des Pyrénées. Sa position frontalière pendant quatre siècles lui a valu une succession impressionnante d’exactions. Du fait des antagonismes entre les royaumes de France et ceux de  Catalogne, d’Aragon, Majorque, Espagne. Il fut aussi un poste avancé des Templiers, reconquête chrétienne de l’Espagne oblige. Précédés par les Romains, les Wisigoths, les Faidits (Cathares dépossédés de leurs terres). Suivis de Simon de Montfort, de bandes de Huguenots et de tant d’autres indésirables qui n’ont eu de cesse de le piller et de le saigner à blanc. Ces multiples ruptures et transferts font que l’histoire du Fenouillèdes compte des lacunes. Les archives sont dispersées entre Montpellier, Tolède, Toulouse, Saragosse…

 

 

Divergences ou l’Histoire séculairement frelatée

On vient de comprendre avec quoi peut rimer Catalan. Restons dans cet ordre d’idées et sans exhaustive, les cas de figure sont légion. Il règne généralement un sorte de négativisme de l’histoire quand elle est abordée par eux ou de ” génocide culturel ”  sournois, dont les victimes sont les occitans des Pyrénées Orientales. C’est  vraisemblablement d’abord l’illustration de faiblesses identitaires catalanes qui ne sauraient être atténuées par la double cause d’être historien enraciné à cheval sur les Pyrénées en Pays Catalan.

–  Ci-dessus

–  Le magazine du Conseil Général des Pyrénées- orientales intitulé L’Accent Catalan ignore les languedociens de ce département. Cela concerne l’ensemble de la presse*. Par contre les associations, partis, mouvements, artistes engagés identitaires et indépendantistes catalans y sont omniprésents; Ce qui contribue, comme le rhabillage pré cité à la désinformation du public en s’appliquant à le matraquer unilatéralement et sans cesse. Proportionnellement, aucun contenu relatif au rôle de ces occitans en matière de culture et d’histoire.

* N’allez pas interpréter compromission active de L’Indépendant.  Cependant ayant voulu vérifier mon opinion tout en suggérant un rééquilibrage à la rédaction, je dirais plus sûrement infiltration par d’irréductibles catalans à l’horizon très limité, après avoir reçu une lettre anonyme en guise de  réponse. 

 

 

001

Denis Dupont, L’Indépendant du 27 avril 2016.

A cette date, cet avis n’est que le dernier du genre, il revient continuellement et de toujours. Il  est unanimement partagé en Fenouillèdes.

–  Contrairement au Catalan, l’Occitan est absent des programmes scolaires par contre le premier est enseigné en Fenouillèdes !

– Cartes de l’IGN :  Déjà réputé franciser à tout va; Sur les éditions à partir du début des années 1990, des toponymes Français et Occitans de l’aire catalane ont été remplacés par leur traduction catalane*,  dans tout l’espace compris entre la frontière de 1258 et l’actuelle. Voir en 863 un aspect occulté et le détail sur Toponymes Occitans en Pays catalan.

* Si quelqu’un en connait les ” Justifications ” je suis preneur.

–  Des faits historiques re – cuisinés à la sauce Catalane sont couramment servis, notamment concernant les événements du XIIè siècle et antérieurs, sous forme habituelle d’omission généralisée de la contribution française – languedocienne fut – elle prépondérante. De très nombreux auteurs catalans sont impliqués*. Une sorte de déni de l’existence du Fenouillèdes – Languedoc mitoyen. De tous temps leur relation est en contradiction avec celle de leurs homologues français et l’emmêle. Il faut savoir que :

… les historiens Aragonais et Catalans ont toujours été jaloux de reculer les limites de l’Espagne... François Jaubert de Passa 1785-1856. Dans un rapport remis au préfet par ce savant Catalan du nord. En parodiant leur célèbre compatriote Julio Iglésias, non ils n’ont pas changé… Puisque généralement ils s’inspirent en bloc des écrits de leurs prédécesseurs sans purger le texte de mentions invraisemblables susceptibles de dénaturer l’histoire.

Tant, pour ne pas s’interroger, sont ils non intentionnels ? Les historiens* ou supposés tels du sud des Corbières seraient-ils sous influence, que ce soit à leur corps défendant ou pas ? A rapprocher de, nos ancêtres les Gaulois, inculqué aux écoliers d’Afrique noire, d’Indochine… Ou s’agit il d’égocentrisme identitaire, d’hypothèses et d’interprétations aventureuses ? D’une sorte d’adoration, d’obnubilation, d’idéalisation de leurs origines, en oubliant déjà que leurs aînés y ont fui la dictature et un sous – développement relatif, aboutissant dans l’ensemble à une approche bornée à la Catalogne, entre Barcelone et le Mont Canigó* ? Sans doute de tout un peu. Voir aussi la réputation des roussillonnais commentée en pages Gabachs. De toute évidence on est aussi en présence d’une ” Catalanisation ”  larvée et épurative des acquis languedociens en Catalogne.

* * * * Laissant à penser à :

– un prosélytisme à la gloire exclusive de la Catalogne autant initié par les historiens de village que par toutes personnalités largement diffusées jusques dans les revues spécialisées en archéologie ou en histoire ainsi que dans tous les documentaires télévisés.

– Une inclination favorable aux indépendantistes. Plus inquiétant des enseignants sont dans ce lot.

Ce contexte fait qu’on s’achemine vers une disparition de la culture et de la langue occitane chez les languedociens amalgamés au Pays Catalan du nord consécutivement à la création des départements en 1790.

Le jacobinisme catalan tous azimuts : Il est à craindre que quelques lignes de cette étude soient polluées, comme les milieux administratifs, culturels et les médias le sont par ces conquistadors. Pareillement tout catalan ou roussillonnais lambda quelque soit son niveau d’instruction, est maintenu trompé par ces mêmes canaux relativement à l’histoire de son département. 

Un précédent au nuage radioactif de Tchernobyl arrêté aux frontières de l’hexagone, s’il fallait tomber dans le panneau des allégations catalanes. Soyons lucides, les Corbières pas plus que les Pyrénées n’ont jamais été des obstacles hermétiques à la circulation des  influences culturelles quel que soit le sens du courant, encore moins spécifiquement aux seules contributions Nord – Sud.

Les trois immigrations hispaniques massives du XX ème siècle dont les républicains Espagnols fuyant la dictature de Franco, n’ont rien arrangé par la force du nombre. Celle favorisée par une différence sensible de développement demeure active. On estime communément 4 à 5 habitants d’origine ibérique pour un de souche française locale, cette proportion nous paraît fantaisiste, cependant elle a le mérite d’exister. Ces réfugiés et leurs descendants étant largement majoritaires sont courtisés par des candidats aux élections venus chercher leur bénédiction, ce qui participe aussi à la confusion historique ambiante, à en tomber dans le panneau…  Pays Catalan d’entrée de village*.

* Le type d’initiative digne d’un :  – On aurait pu y penser plus tôt,  sauf manœuvre groupuscule catalan plus tourné vers Barcelone que de Paris.

 Il n’est qu’à discuter avec pour s’en convaincre. A titre d’exemple :

  • Ils ignorent tous que leur emblème était la croix occitane jusqu’à ce que la bannière à quatre pals de gueules et d’or leur soit imposée par le petit comte de*Barcelone au XII ème siècle. Un bourrage de crâne dès les plus jeunes années. A tel point que en dépit de la transmission acquise de mes aînés,  j’en fus réduit à être fier d’être catalan, tant  le raisonnement en arrive à être insidieusement abruti par des interprétations unilatérales, ayant vécu toute ma scolarité dans ce pétrin. De quoi en avoir rétrospectivement une honte indescriptible quand on descend du Languedoc. Un second exemple  plus actuel et savoureux en point de chute de l’article XI ème.

* Selon la formule de René Quehen à – propos du ” Coup d’Etat ” de ce carolingien, voir plus haut aux blasons.

On vient d’en avoir un avant goût, les pages qui suivent mettent entre autres en évidence l’héritage languedocien de la Catalogne du Nord. Présenté  dans la bonne humeur, cela revient à écrire : Ubu ou Artaban le Catalan fièrement dressé du haut de son piédestal culturel et historique d’Occitanie, sans qu’il en soit instruit !

 

Pis ! Le Grand n’importe quoi :

  • Des sites  du Fenouillèdes et pas des moindres, arborent l’étendard de la Catalogne ou incluent dans leur condensé historique des assertions trop influencées de ce côté là.
  • Le long de la 117 tous les producteurs locaux drapent aux couleurs catalanes leurs étals de fruits et légumes, croquants, miel, vins…  Plus que des outrages envers leur Pays, ces aveux d’ignorance entretiennent la méprise.

 

Un brin d’humour.

Les bleds du Roussillon : Bled au sens de localité perdue, la différence est que là il s’agit de l’état d’esprit des autochtones de Perpignan et de sa plaine ! Cliquez sur Les Gabachs, vous aurez un portrait des catalans du 66.  Trop de roussillonnais presse comprise (magazines locaux, guides de randonnées ou touristiques…), étiquettent volontiers nos villages comme étant des bouts du monde. Erreur d’appréciation qui pourrait trahir un orgueil ibérisant plus ou moins inconscient, leur empêchant d’admettre que ce sont eux qui le sont dans les diverses acceptions du terme. Manifestement leur mentalité,  citadins associés, est généralement plus reculée que ne le sont géographiquement les localités sus visées. Pays méconnu serait plus approprié car ils s’aventurent peu hors de leur microcosme. En s’en tenant aux plus excentrés, Rabouillet et Vira sont à moins d’une heure du centre-ville de Perpignan. Côté audois il faut moins de temps pour descendre à Quillan.

Illustration des dérives du Tout et Tous Catalans: Coll pour Col est Catalan mais nous sommes en lisière d’une forêt domaniale délimitée par des bornes à fleur de lis donc en Languedoc, on devrait lire Còl. Il resterait aux dizaines de milliers d’occitans de Catalogne Nord à s’insurger en rebaptisant en languedocien les lieux emblématiques de leur sphère de vie ( Mairie, église, monuments…), les irréductibles catalans ne le supporteraient point. A Perpignan la Place de Catalogne et le Palais des rois de Majorque deviendraient Plò de Catalonia et Palaissòt dels reis de Malhòrca… Et cela serait moins incohérent que la discordance qui précède, en prenant en compte le socle languedocien du Roussillon.

PS : Panneau fiché à plusieurs centaines de mètres à l’ouest du dit col.

Remerciements

A ceux qui se sont inspirés ou ont puisé dans ce site et son jumeau ci dessous :

– Plus particulièrement à Mme Geneviève Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire. A ce titre c’est le meilleur encouragement que je pouvais recevoir. Saint – Paul et les Fenouillèdes – Les racines de leur histoire, livre présenté en pages Liens et Livres Fenouillèdes. Mais là je me dois de me répéter pour cause de souci de crédibilité, je n’ai aucune qualification d’historien.

– Aux professeurs Bordes, Calvet et Crambes pour leurs apports et éloges.

– A un anonyme, à priori un anglais ? Qui m’a devancé en publiant une copie en PDF de l’article Toponymie Occitane en Terre Catalane.

– Aux auteurs de liens.

-Un grand merci à mon fils Alexandre, lequel dés ses 14 ans a eu l’initiative et le dévouement illimité de créer ces sites. N’étant pas né à l’ère de l’informatique, ce fut et demeure une contribution essentielle.

Du même auteur : histoireetrando-prats-de-sournia.fr axé sur la randonnée. Histoire locale, toponymie , fiches de randonnées abondamment documentées pour vous épargner d’avoir à prétendre au retour : Il n’y a rien à voir. D’autres sont à venir.

 

Toponymes occitans en Pays Catalan

íAdessiatz e benvenguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

Je vous ai entretenu en pages A Propos d’un système catalan inavouable d’omissions de la contribution languedocienne culturelle et historique ayant influencé la Catalunya del Nord. La toponymie languedocienne de la Catalogne Nord ( Autre intitulé potentiel équivalent ) est un de ces escamotages.

Quand la réalité est dure à avaler, l’aseptiser avec des termes creux ou lénifiants revient à la masquer. Un malentendant restera un sourd. Nous allons nous efforcer de nommer concrètement ce qui suit, fusse au risque de se discréditer.

 

Pour ne pas tomber dans le panneau Pays Catalan, du type d’entrée de village* où un panonceau Pays d’Immigrés** Catalans serait plus réaliste en considération des trois vagues impressionnantes de réfugiés qui se sont installés au cours du XX ème siècle, celle d’ordre économique est non tarie à ce jour. Il est admis que pour un habitant de filiation française locale, il faut en compter 4 ou 5 remontant du sud des Pyrénées. Nous doutons de la véracité de cette mention, mais elle a le mérite d’exister.

* Une initiative très heureuse, partie de la mairie Fourques 66 avec son maire Jean Luc Pujol, à moins qu’elle ne cache sous roche des agités plus enclins à regarder du côté de Barcelone que de Paris. ** Bienvenus tant qu’ils n’interfèrent pas dans les affaires du pays d’accueil, là rien n’est moins sûr, le ver étant dans le fruit.

 

Notons au passage et au regard des cartes actuelles de randonnées IGN, la relative abondance d’une toponymie spécifiquement occitane au sud de la frontière de 1258 et jusqu’à l’actuelle, dans l’espace péri-urbain de Perpignan, donc en Pays catalan car sous le joug ibérique pendant cinq siècles jusqu’au Traité des Pyrénées en 1659: Agli, Barcarés, Gascous, Peyredréte, Crest, Cortal, Ausèrda (Usèrda), Barrencs, Camp gras, Cassaneils, Les Cons, Sarrat et Serrat, Moton (Moutou devenu Molto) et Rabassa, Régina, Tourre…. Le Mont Canigò, la montagne sacrée des catalans en est constellé et plus fort encore, autour de Prats de Mollo et de Coustouges qui sont  des portes de la Catalogne espagnole ! Attention ils sont plus fréquents qu’il n’y paraît. On a vu que ces marqueurs culturels sont quelques fois encore de nos jours, maquillés à la sauce catalane. Voir en pages A Propos, à -2500 et des cartes plus anciennes pour comparaisons. Ce maquillage affecte toutes les communes au sud ( Jusqu’aux Pyrénées )  de la frontière issue du Traité de Corbeil 1258 / 1659 et du littoral au Puymorens.   L’I.G.N. pour sa part abuse de celle de l’uniformisation en francisant à tout va.

Overdose de sauce catalane

Ce génocide toponymique a été orchestré dès la fin des années 1970 par Conflent – Terra Nostra* et un chœur d’historiens catalans qui entre deux sardanes, nous entonne en dépit d’un bon sens élémentaire : ” Tout et Tous catalans…”. Quelques ténors de cette chorale d’irréductibles catalans :

  • Lluis Basséda
  • Ramon Gual
  • Anny de Pous
  • Pierre Ponsich
  • Joan Bécat, professeur émérite à l’université de Perpignan.
  • R. Lapassat et leurs élèves…

Plusieurs sont enseignants et notamment en charge des élèves du Fenouillèdes. La restitution des noms conformes à l’histoire est à sa base un principe heureux, mais il a outrageusement dérapé vers les relents nauséabonds ci après et en pages A Propos. Messieurs retournez – vous vers le nord  vous avez l’Occitanie sur votre parvis, plus précisément vous êtes juchés sur un piédestal culturel languedocien mais la fierté identitaire catalane semble vous empêcher de l’exprimer.

Si vous connaissez les “Justifications ” de ce génocide toponymique, je suis preneur.

* Terra Nostra – Casa dels Paîsos Catalans est une association identitaire catalane, actuellement présidée par Ramon Gual, elle fut fondée par Lluis Basséda. Éléments complémentaires en pages A Propos.

 

Un second village est susceptible de relever de ce panel. en adéquation avec le régime des eaux souterraines de l’endroit, Espira de L’Agly francisation du catalan Espirà de l’Aglí. Es = eau (Espousouille, Escouloubre, Rennes et Reynès, Caudiès….). En résumé une fissure par où sortent les eaux, sinon le vin. Car dans le vocabulaire occitan Espira est simultanément un terme de tonnelier pour un fausset. Mais chacun sait que les analyses étymologiques sont aussi nombreuses que leurs auteurs. Ces vocables ayant évolué avec l’instruction, les millénaires et l’amalgame dont la frontière est le fil rouge. A propos de Espira on ne saurait ignorer l’immanquable rattachement aux vétérans de César ou aux gallo – romains sur la base d’un hypothétique suffixe en anum, anus… attesté dans un intervalle supérieur à 1000 ans.

A cet échantillon dressé à l’appui des dictionnaires cités en Liens et Livres  Fenouillèdes, il faut jumeler des termes communs aux deux parlers : Amague, Bade, Balmètes, Crémat, Devéso, Forn, Garriga, Infern, Paret, Passa temps, Ramade … Le vocabulaire catalan étant loin d’atteindre les 450.000 mots de son voisin, ces sacrés conquistadors usent d’une terminologie importée assimilée en masse, il s’agit de dizaines de milliers de mots languedociens. Il n’empêche, il est usuel de lire dans leurs publications que les lieux  –  dits du Fenouillèdes sont essentiellement Sang et Or. Ce qui est une bêtise monumentale, ils y sont minoritaires jusques sur les communes qui jouxtent la séparation linguistique. Nous nous sommes penchés sur ceux de Prats de Sournia et alentours. C’est le Pays Catalan du Nord qui est riche en occitanismes plus que l’inverse en Fenouillèdes. Le catalan est en majeure partie une émanation de la langue d’oc dont il a commencé à se démarquer dès les années 900 – 1100. Désolé mais je n’ai pas pété un plomb, pour vous en convaincre,  voyez un lien incontestable en fin d’article

Ainsi au delà d’un choix prometteur de confusions les conseillers régionaux ont eu un coup de génie, à l’attention des Catalans, en baptisant Occitanie la nouvelle entité territoriale issue de la fusion du Languedoc – Roussillon avec le Midi – Pyrénées et présidée par Madame Carole Delga. Tous ces malheureux Catalans – Borras* ( Définition sur l’article Gavachs ) conditionnés jusqu’au lavage de cerveau par des collectifs identitaires drapés de Sang et Or omniprésents dans la presse du 66 pour eux – seuls**, ont tort de s’en plaindre. Les conséquences de cette exclusivité sont abordées en pages A Propos.

* Les uns sont français depuis 1659 et donc toujours en voie d’intégration; Les autres, majoritaires, issus de l’immigration des républicains sauvés du franquisme et de celle permanente des réfugiés économiques. ** Ce serait une grave erreur de sous entendre compromission active, au moins pour le principal titre.

Ceux qui vivent dans la région de Perpignan sont victimes d’un chauvinisme et d’un endoctrinement surréalistes orchestré par tout un système de désinformation de l’Histoire ( Nous sommes dans le jardin de Salvador Dali ), là ce fut le cas jusqu’à l’auteur de cet article. On a vu que même les historiens français de Catalogne nord, à priori de référence, en sont tombés jusqu’à rhabiller en catalan les noms français et occitans propres au Fenouillèdes. Ils ont été éduqués par les carolingiens ( Invités pour expulser les Maures )  durant 400 ans et sont fixés sans le savoir sur ce socle culturel de legs languedocien. Cette situation atteint un merveilleux indicible à leur détriment  que nous allons approfondir dans les remarques suivantes.

Voilà pour le couplet Septimanie…

… à laquelle le 66 Catalan a bel et bien appartenu, donc à nouveau une omission et pas autant catalan que ce qui est asséné. Carte Septimanie. Mais aussi un descriptif sur Pyrénées Catalanes.

  • Ensuite nonobstant la frontière de 1258 / Traité de Corbeil, les puissantes abbayes audoises de Fontfroide et des bénédictins de  Lagrasse ont possédé, quelques fois depuis l’an 1000 jusqu’à la Révolution Française de nombreuses seigneuries en Roussillon dont : Bompas**, Estagel, Pézilla  la Rivière et environs**, Prades, Les Pujols** à Argelès,  Rivesaltes, Vingrau**, St Féliu**, Villeneuve de la Raho qui a eu droit aux deux ordres d’abord les cisterciens au XIV ème et dès le suivant les bénédictins, pareillement à Salses avec respectivement la grange de Vespeilles et de 1095 à 1101 tous les droits sur les pêcheries de Font Dame  etc. Quand au  ” château ” de Jau  en rive gauche de l’Agly à Cases de Pène, ex Sainte Marie de Cavanac, c’était une propriété de Sainte Marie de Jau sise sous le col du même nom ( Janus, Januarus, Jau ) et relevant de l’abbaye cistercienne d’Ardorel dans le Tarn, comme Valbonne sur les hauteurs d’Argelès… Aux XI et XII èmes siècles hormis les monastères catalans, les cisterciens de Fontfroide et ceux de Villelongue ( Saissac 11 ) possédaient des pâturages, terres et salines à Torreilles et à St Hippolyte aux côtés des bénédictins de St Hilaire, St Jacques de Joucou, St Martin de Lez… Les cisterciens de Grandselve  et de Cadouin en Dordogne étaient eux aussi  implantés dans le triangle Salses – Rivesaltes – Torreilles, soit les granges de Canomals et de Mudagons. Le Mas de la Garrigue à St Martin de Tura ( Rivesaltes ) était un satellite de l’abbaye de Villelongue qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme templier du Réart.
  • Parallèlement des grands seigneurs du Fenolhedés tels que les De Caramany, De Fenouillet, De Montesquieu, De Peyrepertuse, Du Vivier… étaient solidement installés à Ille, Calce, Canet, Joch et diverses paroisses du Conflent, d’autres en Roussillon où ils essaimèrent…
  • 1450 à 1700 repeuplement de toute la Catalogne grâce aux émigrants occitans, détaillé à la date 1585.

Tant de siècles de présence dominante languedocienne ont pu influencer sur la toponymie. Mais des désignations sont antérieures aux événements ci – dessus, ainsi il est nécessaire d’avoir un raisonnement plus élargi sans cantonnement à la toponymie.

Au mépris du bon sens le plus élémentaire, les catalans qu’ils soient historiens ou quelconques dans la presse quotidienne au travers des correspondants de villages et du courrier des lecteurs de l’Indépendant***, finiraient par nous inculquer qu’un minuscule pays tel que le leur****, de ce fait quelque part  ” Écrasé ” au septentrion des Pyrénées, aurait été hermétique aux influences de l”Occitanie ou Languedoc voisins, comme le nuage de Tchernobyl prétendument arrêté aux frontières de l’Est. Sans qu’il n’y ait eu d’obstacles aux courants en sens inverse, c’est à dire du Sud au Nord. Il serait temps qu’ils cessent de manœuvrer de pareilles sottises qui sont contre nature et  opportunes pour manipuler la population.

** Cisterciens de Fontfroide. *** Ce qui implique, au plus heureux,  que les contrevérités à l’encontre des occitans des Pyrénées – Orientales ne sont pas ou mal filtrées. **** Proportionnellement à l’étendue de l’Occitanie.

Remarques

  • Maquillage à la sauce catalane : Un frelaté de l’authentique, ces Pauvres catalans du nord sont communément fiers de s’exprimer  en catalan, une illusion savamment entretenue dans leur esprit. Plus exactement ils usent d’un dialecte occitano – catalan, autrement dit le roussillonnais, l’héritage du Languedoc y est dominant, on a vu qu’il l’est amplement dans la langue catalane. On notera avec délices le fond humoristique de cette discordance. Alors qu’ils sont repérés de loin comme étant orgueilleux plus que de raison de leur filiation ibérique, les faits veulent qu’ils baignent dans la culture languedocienne sans en être instruits, cela leur est manifestement caché. La part réellement catalane n’est que propagande ou d’importation récente par le biais des réfugiés républicains et ceux fuyant un sous – développement relatif.   A y regarder de plus près, c’est un enchaînement de coups fumants dont ils sont les dindons de la farce quand on connaît leur respect ( Sic ) voué aux Gabachs.
  • Déduire sur la seule base des noms de lieux du Fenolhedés que ce pays est fortement d’imprégnation roussillonnaise serait simpliste. Les homonymes et les paronymes sont innombrables entre les deux langues. Selon le bagage culturel du scripteur, tel terme languedocien à pu être écrit par corruption accidentelle sous une forme ibérique ou vice versa. Les subtilités de la prononciation aidant. Voir le rhabillage ci dessus.
  • Si ce n’était un lot d’artifices, les équivalents catalans du Larousse se glisseraient aisément dans vos poches.
  • Passé ” Français ” du Roussillon , Vallespir, Cerdagne et Conflent en Septimanie : Dynastie carolingienne de l’an 800 à la fin du XII è siècle.  Cela serait – il l’ une des explications quand à la présence de toponymes occitans en terre catalane?
  • Trois cas particuliers : Tautavel et Vingrau cédés  à Jacques 1er d’Aragon par Saint Louis  en 1258,  demeurent riches de désignations occitanes, tout comme Cases de Pène déjà catalan à cette date.

Exemples du catalan à l’occitan

Catalan

Occitan

Aigua

Alzina

Avetar, aveteda

Cami

Carrerasse

Farigola

Feixa

Font

Foraster

Hort

Llobatera

Los = leur, précède un verbe

Mill : Millet

Blat de moro : maïs

Pastor – Pastre

Patata

Pena : peine

Penya ou penyal : rocher, falaise

Qu’es això :

Quilla

Raïm

Senglar

Teuleria souvent écrit Teularia…

Vei, Bei en phonétique.

Vespre

Vinya

Aiga : eau

Ausina : Yeuse

Avetada, avetosa = sapinière

Camin : n. muet, chemin

Carrairasse ou carreirasse : voie de transhumance

frigola : le thym

Faissa : terrasse de culture

Font, fontana, fontanilh, fons. Prononcez foun. Fontaine, source.

Forastièr ou Forestan : Etranger

òrta :  jardin potager. Comme le W, la lettre h n’existe pas en initiale.

Lobatièra : loubatiére, la tanière du loup

Los = Les, précède un nom.

Mil (toulousain), milh (languedocien) : maïs. Millet, sarrasin, sorgho selon l‘adjectif associé. Millas ou milhàs, le pain du pauvre à base de farine de maïs. On rejoint là l’échantillon A suivant, si la tradition est fondée.

Pastre : Berger

Patana, trufa, trufe : pomme de terre

Pena ou Penna : crête rocheuse.

Qu’es aquò :  qu’es ce ?

Quilha : Quille.

Rasim : raisin

Singlar : R muet, sanglier

Teularia : Tuilerie

Vesin, Bézi phonétiquement, idem suivant. Voisin

Vèspre : Fin de l’après-midi.

Vinha : vigne.

Traductions

A. Échantillon de termes toponymiques spécifiquement occitans.

Sinon pour le moins on sera troublé par la profusion des analogies. A chaque terme ne sont citées qu’une fraction des communes concernées. Trop d’entre – eux ont été rebaptisés en catalan dés le début de la décennie 1990, en conséquence il n’est pas toujours évident de les identifier sur les cartes postérieures. Ils sont autant présents au sud de la frontière.

  • Agli : L’Agly le fleuve du pays, Fluvius aquilinus littéralement la rivière des aigles, issu du féminin languedocien una agla pour une aigle. La lettre y est inconnue du dictionnaire occitan, il n’empêche qu’elle  a cours sur cette rivière depuis le XII ème siècle et dans d’innombrables situations en Languedoc autant anciennement. L’équivalent catalan est àguila / aigle et Aglí / Agly.
  • Agrellous : Pic des… à Sansa. Phonétique de Agrelhons ou groseille à maquereau, le Ribes nigrum.
  • Les Aibrals / Les Arbres : A Villelongue de la Salanque.
  • L’Amorer / Le Mûrier : A Banyuls dels Aspres, Glorianes, St Jean de l’Albère. Corruption flagrante de Amorièr, en catalan Morera. L’Amorer aurait ‘ il été devancé par La Morera, cette évolution ou son inverse , n’est pas rare en toponymie.
  • Les Angles et Anglades / Les recoins de terre : A Les Angles, Latour de Carol, Taurinya. En catalan Racó, ” Racou “. Pièces de terre incluses dans un confluent, une bifurcation de chemins.
  • L’Argentinas / La lande à Argentis : A Escaro entre autres. L’Argentis / Cistus laurifolius est une espèce de ciste souvent en peuplements mono spécifiques immenses, à la manière des fougères. Il marque un des premiers stades du retour à la forêt.
  • Artigues / Terres défrichées : A Bolquère, Estoher, Laroque, Périllos, Prats de Mollo,  issu de Artiga.
  • Col de l’Aspic / Lavandula spica : A Boule d’Amont. Désigne aussi la vipère.
  • Font d’Ayrolle / Aire à battre le grain : Corruption de Airolle / ” Eyroulle “, Era en Catalan, voir à Camps de l’Era. La francisation aidant Airolle se cache quelquefois sous Airelle. Autre sens, Halte transhumants. Ce dernier semble devoir prévaloir au regard de l’altitude, des pentes assez fortes et de l’éloignement de Serdinya. De plus la carte IGN ne laisse supposer aucun bâtiment rural en principe attenant à une aire, le temps efface tant de choses.
  • L’Auca / L’Oie : A Argelès, Villelongue de la salanque. Oca en catalan.
  • L’Aujòla / L’Aîeule : A Estoher. Devenu Orjola, en catalan àvia.
  • Ausèrda ou Lausèrda : Luzerne. Userdeta à St Jean Lasseille. Un des toponymes de Salses maquillé à la sauce catalane en devenant Usèrda.
  • Ayguadière de las Nau Bouques : ?  des Neuf Boucs. A – priori occitan en dépit de l’incongruité du Y et du U, nous le supposons dériver du conventionnel Aigadièra dels Bocs.  Boc revêt le même sens en catalan mais la terminaison d’Ayguadière signe un occitanisme. Les lieux, un plateau perforé d’avens, toisant de jusqu’à 400 m le cirque naturel de Vingrau. La roche y domine à en rendre le maquis aisément perméable, lui aussi. La carte indique des puits et réservoirs au pied de la falaise. Les définitions :

Larousse : Aiguade du provençal Aigada : Lieu où les navires peuvent se ravitailler en eau douce… Avec ça… Alibert : Le masculin Aigadièr synonyme de Évier; Qui aime l’eau comme boisson; Ouverture au bas d’un mur pour évacuer les eaux; Aiguière. En Languedoc l’Aigadièr est le vannier ou ” Martelarièr ” mais il n’est pas sûr que ce dernier soit académique, l’Alibert étant muet en la matière.

Quel sens peut -on en tirer en synthèse, Réservoir ou château d’eau naturel ?  Un abreuvoir là – haut est à exclure.

  • Babau : Celui auquel on fait appel dans les vallées pyrénéennes quand les enfants ne sont pas obéissants. Animal fantastique totémique de Rivesaltes surgissant depuis le Moyen – Age des profondeurs de l’Agly, chaque nuit du 6 août pour se gaver de petits enfants. Ceux des touristes sans doute puisque les locaux sont initiés précocement… Cette animation carnavalesque estivale est l’adaptation d’un fait de la nuit de la chandeleur de 1390.  Babau se dit en catalan mais pour quelqu’un de bébête.
  • Les Bagueres : A Ponteilla. Vraisemblablement dérivé de Baguièr, le Laurus nobilis. Haies brise – vent composées de laurier sauce, habituelles en bordure des réseaux d’irrigation gravitaire.
  • Balcère : A Les Angles. De Balca ou Bauca / ” Baouque ” Les graminées et par extension un éventail d’herbacées dites Engraissamotons / Engraisse moutons, on est sur un sommet de l’estive des brebis de la race Rouge du Roussillon. En sens second Balca s’applique aux herbes semi aquatiques, présence d’un lac.
  • Le Barcarés : Avec un accent aigu, Flotte, Barques au port selon l’Alibert*, désigné Port de Barques sur la carte Cassini, sur un bras disparu de l’Agly sous un atterrissement diluvien au sud du village où les pêcheurs laurentins amarraient leurs barques à l’abri du cers bien avant que l’habitat ne surgisse des nuées de moustiques. En réalité préférez contrebandiers à pêcheurs, c’était leur repaire et plaque tournante de trafics à grande échelle. Le è est une nouveauté au regard du vécu. Une nullité à faire trépasser tout linguiste mais permettant de paraître catalan. Le Barcarès est une contrefaçon, adoptée en 1929, du très occitan El Barcarés, l’article est commun. Le changement d’accent est la seule différence pour nombre d’adjectifs et de noms identiques aux deux drapeaux. Le Barcarés et Leucate sont limitrophes, cependant respectivement en Catalogne Nord et en Occitanie.

* Le dictionnaire Occitan – Français de l’Institut d’Etudes Occitanes. Terme absent de ses homologues Catalans.

Des autochtones affirment que : La frontière Aragon – France allait du Grau Saint Ange ( Le débouché de l’étang sur la mer , au port moderne du Barcarès. ) à Salses. Un fortin gardait l’endroit jusqu’à ce que la Mission Racine s’en mêle. Quelle est la crédibilité de ces assertions ?

  • Barrencs : A Estagel. Ravin, précipice.
  • Ravin du Baux / Ravin du Précipice : A Conat, Coustouges, Escaro… Baux est une corruption de Baus, lequel est synonyme de Embauç. Appellatif tautologique, le même sens est répété.
  • Le Bayralet : A Opoul – Périllos. Altération de Barralet, petit tonnelet de 2 à 60 l.
  • La Bernouse : A Corneilla la Rivière, Rodès, le Tech… Phonétique de Vernosa / Aulnaie, Verneda en catalan. La Vernosa à Laroque des Albères..
  • La Beçosa / La Boulaie : A Dorres, Prats Balaguer. De Beç / Bouleau, lequel se dit Bedoll en catalan.
  • Le Bourdigou : A Pia, Torreilles. De Bordiga / Bordigue, dispositif pour la pêche constitué de joncs et de roseaux dit Encanyissat en catalan..
  • Bousigues : A Nefiach, Nohèdes, Périllos, Saint Feliu, Taillet… Phonétique de Bosigas c’est à dire, Culture de courte durée sur sol ingrat,  avant son épuisement. En Roussillon dans le lit majeur des cours d’eau. En dépit de ses occurrences dans le domaine catalan et languedocien attenant, cet appellatif n’est pas considéré comme étant originaire de ces pays. Il est absent des dictionnaires catalans.
  • Callau / Caillou, pierre très dure : A Mantet, Mosset, Ria. Phonétique de Calhau.
  • Camélas anciennement Cameles : Ce village aux origines du château comtal de Castelnou tient son nom du profil de chamelle du Mont St Martin qui le domine. De l’occitan Camèla ou Camèl, respectivement le chameau et madame. en catalan on aurait eu Camellas.
  • Camp Gras : A Cases de Pène.  Champ gras, fertile, fécond. Camp est en usage dans chaque parler.
  • Canet en Roussillon : La plage de Perpignan. Canet / Cannaie, taillis de cannes, c’est à dire l’Arundo donax et le Phragmites communis qui prolifèrent autour de l’étang éponyme. Roseau en catalan = Canya.
  • La Capsole : A Sahorre. De Capsòl / Aire à battre. A Sahorre. Autres sens, fête marquant la fin du battage, droit payé par l’exploitant d’une carrière. Synonyme de Airolle.
  • Rec de Les Caves : A Espira de l’Agly. Traduisible en Ruisseau des Ravins. Nous cherchons encore et toujours Rec dans les dictionnaires catalans… Nous l’avons déniché sur l’Alibert. Caves / Cabos est absent de cette bible, pourtant en Languedoc il s’attache à un creux, une dépression, un ravin comme ici. Rec est développé plus loin à Tallats. Nonobstant ces propos les catalans ont d’approchés:

Cavar : Creuser, approfondir.

Cova: Grotte, par extension pourrait correspondre au tunnel; Voir à Estagomat.

  • Ravin de las Clairanes : A Millas. Clairana signifie Éclaircies ( Du ciel ), Clariana en catalan. Curieusement ni le déterminé, ni le déterminant n’ont été frelatés en catalan sur les cartes en notre possession?
  • Las Clapères : A Le Boulou, Prats de Mollo…. La racine Clap révèle un rapport à la pierre, la rocaille, un terrain pierreux. Le massif de La Clape dans le narbonnais. Las = Les.
  • Clòt d’en Cante : A Espira de l’Agly.  Le premier présent en Cerdagne, Vallespir, innombrable en Corbières –  Fenouillèdes, il correspond à une dépression du relief. On y rencontre aussi Els Reclòts / Les Creux à La Cabanasse. L’homonyme catalan est sans accent et s’applique à un cassis de chemin.  Le patronyme Cante descend du Fenouillèdes, vérifiable sur Geneanet.
  • Los Cassaneils : Les chênes (espèces caduques). Eil = Petit. Phonétique de  Èl .
  • Cassagnes est la phonétique de Cassaha, Cassagnes est situé en Conflent à Finestret, il est devenu Cassanyes à l’aube du troisième millénaire sur les cartes de l’I.G.N, patronyme d’un illustre catalan de Canet. Y a t’il eu un nommé Cassanyes à Finestret ou dans les petits villages circonvoisins ? Nos recherches sur Geneanet et Jean Tosti Villages sont demeurées vaines…
  • ” Castell del Ségnou ” ou ” Casteil del Seignou “, formes phonétiques de Castèl del Senhor soit le Château du Seigneur, usitées à Opoul – Périllos s’agissant de la citadelle de Salvaterra place forte de l’Aragon jusqu’au Traité des Pyrénées ou plus logiquement du château de Périllos puisque les De Gléon ( Portel des Corbières ) en furent les seigneurs au cours du haut Moyen Age. En catalan on aurait ” Castell del Seignor ” pour Castell del Senyor.
  • Caune de l’Arago :  Phonétiquement ” Caouno de l’Aragou ” La caverne de l’homme de Tautavel laquelle n’excède pas 50 m dans sa plus grande longueur : En Catalan on aurait eu Cova de L’Arago.  Caune est la francisation du languedocien Cauna.  Arago  Comme François est un patronyme de Tautavel*, plus anciennement du Fenouillèdes. Le sens Aragonais n’est pas à exclure, ils ont saigné et occupé Tautavel durablement.. Précédemment caverne de l’Argo ou Argou à rapprocher du voisin Plateau de l’Araga devenu Arague, un hydronyme pyrénéen qui nous renverrait antérieurement au IIIè siècle avant J.C. donc l’ancien nom de la rivière Vernodubrum / Le Verdouble. * En 1720 Pierre Antoine Arago émigra en Catalogne à Estagel…
  • Coucouroucouil : Pic du à Prats Balaguer. Phonétique de Cocoroco = Cocorico. Accent grave sur le O final de Cocoroco. Quand au coq à la catalane ce serait Quiquiriquic.
  • Combe Crabit : A Opoul – Périllos. Cabrit en catalan, invariablement le Chevreau.
  • Crau de Rivesaltes : Plaine en limite sud du camp militaire. Terrain pierreux.
  • Cogolère : A Corneilla de Conflent, Rodès, Taurinya. Dérive de Cogòla ou Coguol: Le Coucou ( Oiseau ) sinon une primevère Primula éliator.
  • Cons : A Vingrau.  Combe, vallon.
  • Cortal : Bergerie.
  • Roc de Coscourre : A Réal. Deux hypothèses, Coscora / Petite clochette ronde, sinon Coscorret / Rafle de maïs, mais nous sommes à plus de 2000 m.
  • Cotius ou Coitiu : En phonétique ça donne Coutiu, Coutibe = Terrain inculte.
  • Le Crès : Terrain où le rocher affleure, sol squelettique. Du même sens on a Grès à Opoul.
  • La Crèsse :  A Calce.  Terme francisé  semblant spécifique aux Corbières et s’appliquant à des collines où le rocher règne en maître absolu. Graphies correctes, Crèsso ou Crèssés au pluriel.
  • Le Crest : Crête du relief.
  • Los Escasassaîres : Forme phonétique. On en trouve à Cases de Pène, comme des Perpignanais à Perpignan. De Las Casasses nom précédent de Cases de Pène.
  • L’Egassièr :  Celui qui s’occupe des chevaux. A Tarerach.
  • Les Eges / Les Juments : A Tautavel. Corruption de ègas / juments servant au dépiquage. Euga et Egua en catalan.
  • Les Escoumes / Les combes. A Vinça… De l’occitan ( Mais pas languedocien ) Coume avec agglutination de l’article. Ailleurs on a Escoumeilles / Les petites combes. En catalan Combe se dit Coma.  Voir lien Glossaire académie de Toulouse.
  • Escousseils / Les petits dépiquages. A Espira de l’Agly. Phonétique de Escó –  Escossa / Dépiquer, Battre le blé. Eil, Eille / Petit, Petite. Les équivalents catalans sont Batre et Trillar.
  •  Espira de l’Agly : Espira / Respirer, suinter, prendre l’air par une fissure et couler. Fausset de tonneau. Signification des suffixes anes, anum, anus, sur la chronologie à la date 285.
  • Espluga : A Llo, variante de Esplumassar / Déplumer, Plumer.
  • Esquine d’Ase / Echine d’Ane : A Estoher, Réal entre autres lieux. Ase se prononce Aze, il est en usage des deux cotés avec le sens d’âne, en Languedoc c’est tout autant l’airelle. Le déterminé qualifie une crête de montagne. Les catalans ont Esquena / échine au sens strict.
  • Estagel : Comment ne pas être troublé par un rapprochement certes aventureux, avec Estage = Demeure ou Estatge = Localité en languedocien.
  • Estagomat : A Espira de l’Agly. Manifestement une simplification de Estanh goma. Le NH  se dit NY  à NGE en langue d’oc. En catalan on aurait eu Estany goma, traduisible en Étang boueux, collant. Goma est commun aux deux parlers, des dérivés occitans prennent un T final. Cuvette et emplacement d’une villa gallo – romaine drainée par un tunnel logiquement contemporain débouchant sur le Rec de Les Caves. Voir à ce mot.
  • Els Estagnols : Occurrences prolifiques. Phonétique de Estan pour Les Petits étangs. La confusion avec le catalan Estany est balayée par  la présence du suffixe hòls. Cette variante de étang et Estanyol qui inondent les cartes, ne sont concevables qu’à l’oreille, elles sont absentes du dico Sang et or, y figurent seulement : Estany pour étang artificiel, son sens premier est Étain. Albuféra pour étang salé, marécage. Llacuna pour étang naturel, lagune.
  • Estivada vièlha / Le vieux chemin d’estive : L’antique itinéraire de transhumance aux accès par Paziols et Salses,  Espira, Calce. Cols de la Bataille, del Tribes, d’Aussières, de Jau, du Garabeil…
  • L’ Estorredor : A Porta. De Estorrar / Ressuyer, Sécher, Vider.
  • Le Fangassou : A Montesquieu, Opoul – Périllos. Phonétique de Fangassós, Fangós en catalan. Boueux, Bourbeux dans chaque parler.
  • Foirail plus rarement Foiral : Ce mot occitan passé dans le Larousse est d’usage commun en Catalogne Nord, plus que leur équivalent Firal. Ille – sur – Têt, Prades, Prats – de – Mollo ont le leur. Il désigne la place du marché au sens de foire agricole, aux bestiaux.
  • Farratjal = Le Ferratjal : A Rivesaltes,  Villeneuve – de – la – Raho. Pré généralement attenant à l’habitat ou sis dans la ceinture horticole des villages. Souvent clos et de la meilleure herbe de la localité, voué au complément hivernal des ovins sinon du mulet. Cette déclinaison de Farratge = Fourrage est absente des dictionnaires catalans. La Farratge  ” Férratcho ” est commune aux deux langues.
  • Col de la Fède / Col de la Brebis : Mt Canigò. Ovella si bêlement à la catalane.
  • El Fenars : A Latour de Carol, Villefranche. Le préfixe Fen / Foin. Fenc en catalan.
  • Ferradou / Ferrade : A Conat, Prats Balaguer. Se dit Marcatge en catalan.
  • Gantes : A Escaro, Vivès.  De Ganta l’oie sauvage.
  • Gàrdia et Gardiolà : A Corsavy, Osséja, Rodés, Rivesaltes… Vedette, Guet antérieur à l’an 1000. Guàrdia en catalan.
  • La Garrabe / Baie de l’églantier / Garrabièr à Serdinya. En catalan Gavarrera.
  • Gascons : Gascous phonétiquement. A Banyuls sur Mer, Cases de Pène, Tautavel, Villefranche de Conflent, occurrences corbièrenques  à volonté. Des bandits qui écumèrent au pied des Pyrénées. Une expression a passé l’épreuve du temps, Comptes dé Gascous = comptes de Gascons, soit une arnaque, escroquerie, abus de pouvoir, fanfaronnade. Gascòs en catalan.
  • Roc de la Gèrsera ; A Mosset. Corruption de Gersièra / Peuplement de framboisiers.
  • Gispetera : A Latour de Carol. Déclinaison de Gispet / Graminée de montagne, sinon surface couverte de Gispet. En catalan Gespa.
  • Gorg : A Nohèdes, Mt Canigò, Sansa. Gouffre, abîme d’eau, mare en spéléologie. Commun dans l’aire occitane sans compter ses déclinaisons, en des contrées pures de toute influence catalane.
  • Les Gorgues, les Gorguettes : A Finestret, Pézilla la Rivière, Thuir… Gourgue en langage oral, est issue de Gorga et s’applique à un bassin généralement sis dans le jardin potager. Alimenté soit par le réseau d’irrigation d’un ruisseau ou d’un canal, soit en récupération des eaux pluviales d’une toiture, quelque fois du ruissellement d’un rocher ou attenant à une source. La gourgue permettait selon sa situation de s’affranchir du tour d’arrosage qui pouvait être nocturne.
  • La Jasse et Le Jassal : A Brouilla, Canohès, St Feliu, Terrats, Mt Canigò, Cerdagne… Espace abrité dédié généralement au repos des ovins*, avec ou sans cortal. Cet appellatif est de ceux maquillés à la sauce catalane en devenant Jaça et Jaçal. Le meilleur, nous n’avons pas trouvé ces deux mots dans les dicos de catalan !  Seul y figure Jaç / Pieu ( Lit ). En dépit de sa relative abondance y compris sur l’aire languedocienne proche,  Jasse et Jaçal sont classés provençaux par les linguistes, pas languedociens. Jasse serait issu du latin Jacère c’est à dire être couché, le Roc de Jacère à Mosset. * Jasse des porcs à Tautavel, Jasse des vaches dans le Termenés. C’est aussi l’endroit où s’est couché le lièvre, le sanglier, le cheval…
  • La Joncayriole / La Joncheraie : A Fourques. Corruption de Joncairòla, en catalan Joncar.
  • L’Esquerròt / Le Gaucher : Serrat de l’E… à Pollestres. La version catalane est l’Esquerrà. Cartographié L’Escarròt jusqu’à la décennie 1990, ce qui suggère une mauvaise transcription de Escarròs à interpréter Gauche, de travers, mal tourné.
  • La Madraguera : A Torreilles. Déclinaison de Madraga / Madrague en Languedoc comme en Provence, type de filet pour la pêche.
  • Lo Mona / La Chatte : A Fourques, Rivesaltes. Autre sens, ensemble de moulins. Ceux en catalan sont improbables ici, La Guenon, La Cuite, gâteau pascal. Dans chaque cas l’accent grave sur le A est incorrect.
  • Las Monges :  A Saint Cyprien. Les Moines, en catalan Monjes.
  • Los Moussols : A Pezilla la Rivière. Phonétique de Mossòls du blé sans barbe.
  • Moton ou moutou phonétiquement : Mouton.
  • La Muga : A Coutouges, Serralongue sur la frontière. Nom générique des cistes.
  • Roc dels Naucs / des Auges : A Montesquieu, Nohèdes.
  • Puig Naut / Colline Haute : A Saint Marsal. Si Puig est catalan, Naut est languedocien.
  • Nogaréda / Noiseraie : A Céret, Montferrer, Prats de Mollo… Souvent remplacés par leur traduction catalane qui est Noguereda par exemple à Montesquieu des Albères où Nogarès est devenu Noguerers, elle vaut aussi pour une plantation de noyers..
  • Nous* ou Nau Uèlhs :  Neuf Œils non loin des célèbres résurgences de Salses, Uèlh est fréquent autour de Narbonne et s’applique à des sources immergées au gros débit. Les phonétiques françaises et languedociennes sont ressemblantes, après ajout de sauce catalane, il apparaît Nou* Ulls sur les dernières éditions de l’I.G.N. * Accent grave sur le O.
  • L’ Oliu : A Banyuls dels Aspres.  L’Olivier, l’équivalent catalan est Olivera.
  • La Paillargue / La meule de foin. A Prats de Mollo. Francisation de Palharga, Paller si produit à la catalane.
  • Palet de Roland : A Corsavy. Palet devant Roland ( Roncevaux ) désigne un menhir.
  • La Pargonneille : A Mantet. Issu de Pargue / Parc à brebis. En catalan Munyidor.
  • La Passèra Crémada : A Vernet les Bains. Passèra ou Passèrat / Moineau femelle. Crémada / Brûlée est mixte. En catalan le bouvreuil se dit Passerell et le moineau le Pardal.
  • Paîroneill : Coume P. soit Combe P. à Angoustrine. La racine Paîre équivaut à Père dans ses deux sens, régisseur, chef de travailleurs… Le suffixe est un diminutif.
  • Pic de Pèiraforca / Pic de Pierre fourchue : En catalan on aurait eu Pedra Bifurcada.
  • Périllós : Village ” Catalan “adossé aux Corbières maritimes. Issu du languedocien Périlhós  Terrain caillouteux, au point de mériter le détour pour l’aspect lunaire. De fait avancer le sens catalan de Dangereux, Périlleux serait ridicule s’agissant d’un milieu pareil. Périllós et Périlhós se prononcent Périllou ( s). Couramment les termes catalans ne sont que la transcription phonétique de leur synonyme du Languedoc. Berceau de la prestigieuse famille De Perellos / Perilhou active au Moyen Age de part et d’autre de la frontière, jusques en Irlande. Voir la chronologie en 1396.
  • Peyredréte : A Vingrau…  Agglutination et corruption  manifeste de Pèira Dreta, subitement devenue Pedra Dreta… Pierre levée ou Pèira Levada, généralement un menhir. Synonymes Pèiralada, Pèirafita à Mosset, Peyrefite à Banyuls sur Mer… En catalan Pedra Dreta. Le Y est de nature à scandaliser les puristes de l’occitan, cependant les Peyre en tous genres ont le mérite d’être présents partout en Languedoc depuis au moins mille ans.
  • La Picassa / la Hache / A Bouleternère, Canet, Palau de Cerdagne, Pia. En catalan Destral.
  • La Pinouse / La Pinède : A Corsavy, Coustouges, Fuilla, Mantet, Valmanya… Phonétique de Pinosa, en catalan Pinéda.
  • Le Planiol : A Cases de Pène, Elne, Eus, quartier en ville basse ancienne. Planiol est la phonétique de Planhòl, au sens de Plaine. Le ressemblant Plànol catalan désigne un Plan.
  • Pleta / Parc à moutons : A les Escaldes, Porta.
  • Les Polverines : A Porté. Grésil, Frimas, Pulvérin ( Poudre à canon ). En catalan Polvora / Poudre.
  • Pujals : A Ayguatébia, Calmeilles ou Osséja entre autres. Montées, en catalan Pujadas.
  • Le Pouget : A Ponteilla, Trouillas. Phonétique de Puget pour Monticule. Absence de mot catalan approprié. Surprise, ce synonyme de Puèg est l’un des toponymes minoritaires à être devenus purement languedociens au cours des années 1990, c’est à dire à contre courant du maquillage du même élan. Explication ?
  • Els Quers : Les Rochers sis à Eyne, Marquixanes, Osseja.
  • Rabassa : A Salses.  espèce de brebis à laine longue. Truffe.
  • Pic du Sola de Ramonet* / Metayer : A Fuilla, Rivesaltes, Mt Canigò. *Francisation de Pic del Sola del Ramonet. Sola / Soulane c’est à dire au soleil.
  • Régina / Reine : A Prats de Mollo, Salses.
  • La Ribe del Bac ou del Bach : Egalement Riba del … L’Escarpement de l’Ubac. En catalan Riba est cantonné au bord de l’eau avec le sens de Rive.
  • Roc Redond : Rond, circulaire, dodu.
  • La Roquette :  Mt Canigò, Corbère, Mosset, Oms, Serrabonne, à Salses, La Roqueta sur les nouvelles cartes de l’I.G.N. ou l’incohérente exception par rapport à la trame de cet article évoquée dès l’introduction, traduction  occitane d’un toponyme français. Comme pour Fenolheda on s’en tiendra à émettre à minima que cela ne paraît pas sérieux avec tous les respects qui s’imposent, quelle en est l’explication ? Ce toponyme ne peux faire référence à une espèce d’Algérie le Diplotaxis érucoîdes / Fausse Roquette, pour deux critères, espèce invasive partout présente et d’introduction obligatoirement récente. Cette salade se dit Ruca en catalan. Sinon cet appellatif est commun à des altitudes où seuls les rochers semblent prospérer, cependant hormis le préfixe Roca, les dictionnaires catalans sont épierrés en la matière.
  • Les Rufaques / Les Bourrasques. A Prades. Variante de Rufeca. En catalan Borrascas, Rufagadas.
  • Lo Sabartés : A Trouillas. Celui qui habite à Sabart( 09 ), pays de Sabart.
  • Sagne : Étang de Salses. Prairie aquatique de phragmites servant à la fabrication de paillassons et matériau de construction de l’habitat des pêcheurs.  Accommodé à la sauce catalane en étant devenu Sanya sur les dernières cartes de l’I.G.N. mais cet arrangement est invisible sur les dictionnaires de cette malheureuse peuplade* Sang et or ! Sanya est la phonétique ” Catalanisée ” du languedocien Sanha lequel francisé a donné Sagne. Oralement le Phragmites communis devient Sanills ou Senills, tout autant absents des susdits dicos puisqu’il s’agit de la phonétique de l’occitan Senilh.

* A l’Attention des lecteurs étrangers aux départements 09, 11, 66 c’est à dire non initiés :  Malheureuse peuplade en tant que citation de l’une des relativement nombreuses personnalités qui ont épinglé les attitudes choquantes des catalans du nord. Un large éventail d’extraits d’opinions convergentes est déployé en pages Gabachs.

  • Sarrat et Serrat : Colline isolée et coteau.
  • Els Sarrahis / Les Sarrasins : A Saint Féliu d’Avall. Sarrais en catalan.
  • La Saurina / Le tramail : A Villelongue de la Salanque. Le tramail est un filet de pêche. Autre sens, la couleur jaune, blonde, rousse.
  • Roc de la Segalissia : A Escaro, Llo,  Serdinya. De Segal le seigle, en catalan Sègol.
  • Siure / Liège, Chêne liège / A Le Boulou ( Le fameux El Siure dels trabucaîres ), Ponteilla. Désigne quelquefois des Euphorbes selon la contrée. Variante de Siurièr, en catalan Surera.
  • Roc del Tabal / Du Taon : A Prats de Mollo sur la frontière. Forme locale de Tavan, Tavar. Tàvec en catalan.
  • Tartarès : A Porta. Soit un dérivé de Tartaràs / Les oiseaux de proie, sinon pourrait venir de Tartarin / Maure, Sarrasin, Le Diable.
  • Tourre : Embouchure de l’Agly.  Tour féodale. La Tour sur la carte de Cassini. Forme parlée de Torre.
  • Trabucaîre : En  Vallespir.  Explications ci dessous à Trabuc.
  • Trauc de la Bola / Trou de la Borne :  A Vinça. Bola a aussi pour sens second celui de Limite et de Boule, ce dernier est en usage dans les deux parlers.
  • La Tremoleda / Bois de Trembles : A Mosset. En étant personnellement étonné que le tremble appartienne à la flore locale.
  • Bac de la Trencada / Ubac de l’Excavation : A Villefranche de Conflent. Le déterminé et le déterminant sont languedociens.

B. Échantillon de termes toponymiques communs aux deux parlers, ils sont majoritaires en comparaison de ceux qui précèdent. Mots du Languedoc bien intégrés par les catalans du nord. Trop d’entre – eux ont été rebaptisés en catalan dés le début de la décennie 1990, en conséquence il n’est pas toujours évident de les identifier sur les cartes postérieures.

  • Els Abeuradors : Les Abreuvoirs : A Canet, Joch, Thuès…
  • Amague : A Cases de Pène.  Cachette.
  • L’Astor / L’Autour : A Casteil, Mosset.
  • Font de l’Aram / Fontaine de l’Airain : Soit trois sources à Les Cluses, Olette et Ria. Autre sens, cuivre rouge, seul ce dernier est mixte.
  • L’Aspre : A Caira, Corneilla del Vercol, Saleilles,  la ” Montagne ” de Corbère, Thuir, Llauro. Terrain âpre, raboteux, lieu scabreux et caillouteux.
  • Avena et Civada : Avoine : Bena à Latour de Carol, une altération de Avena. Seconde possibilité, Bena / Panier de bât.
  • La Bade / Guet : A Estagel, Cases de Pène, Ille sur Têt. Du verbe Badar pour Béer, Bayer aux corneilles. Lieu élevé propice à servir pour guetter, antérieur aux gardies alertant des attaques mauresques.
  • Balmetes : A Espira de l’Agly.  Petite grotte, abri sous roche.
  • Beure à galet / boire au goulot ou à la régalade.
  • Bente Farine / Vente Farine à écrire Venta Farina. A Calce, Céret, Nefiach,  Vinça…
  • Cambre d’Ase / Chambre d’Ane : Si ce sommet est Cerdan, son sens est le même dans chaque parler. Ase est développé plus haut à Esquina.
  • Las Canals / Les Canaux : A Millas, Mt Canigò, Valcebollère. Chéneaux, gouttières, rigoles. L’article est strictement languedocien. Ravins en catalan.
  • Casa / Maison, à Cases de Pène.
  • Cavall : Ravin et Trou du C… à Vingrau. Cavall / Cheval est catalan, il est autant la phonétique languedocienne de Cavalh / Cheval. Le V se dit B invariablement.
  • Le Cingle : A Prats de Mollo. Rocher escarpé, arête d’une falaise.
  • Los Congòstes : A Rodès. Défilé, gorge, endroit resserré. Los Congoustes sur la carte.
  • Crémat / Brûlé, sous entendu un essart. Sinon par fait de guerre avec l’Espagne.
  •  El Cuc : A Trouillas. Choix ambigu, ce terme existe dans chaque langue mais avec une désignation différente. Il se prononce Coc en occitan et Couc en catalan, respectivement pour Obscur, Sombre, Noir. Sinon Lente, Chrysalide, Chenille ( Cuca ). ” Couc “, Ver, qu’il soit à soie, de terre, ect…
  • Devès et Devésa :  Dans toute l’aire catalane. En phonétique Devéso, Débéso = Devèze. Dérive de Devés = en défens.  Bois ou pâturage réservé au seigneur. Dès le milieu du XIVe siècle l’essor démographique ayant induit un recul massif de la forêt. La multiplication des Artigues, Crémats, Eïssarts, incite les seigneurs à créer des domaines interdits de mise en culture.  Il apparaît sur le dénombrement de 1503 que François de Peyrepertuse en possédait une à Roquevert pour la pêche et non arrentée, sans bail si vous préférez. Dans la baronnie de Joch – Rabouillet au XVIIIe, pâturage réservé aux pagès après la moisson pour l’entretien de leurs bestiaux de travail. Toute l’année pour ceux exploitant en montagne.
  • Artigues, Crémats, Eïssarts : Respectivement défrichement, brûlis et culture temporaire sur brûlis.
  • Camps de l’Era : A Argelès, Joch.  Era semble issu du languedocien Erar / Vanner le blé  c’est à dire le secouer afin d’en séparer le grain. Concentration de toponymes occitans autour de Vinça, Rigarda, Finestret… Côté catalan Era est l’équivalent de Airolle, une aire à battre les céréales.
  • L’Esperit / L’Esprit. Grotte archéologique  à Salses.
  • Espinas / Buissons épineux : A Arles sur Tech, La Bastide, Bouleternère, Sorède, Terrats.
  • Faja / Hêtraie : Et ses dérivés, Fajal, Fageda, Fajol.
  • La Farga / La Forge à la catalane : Dans tout le domaine catalan.
  • La Figarasse / La Figueraie : A Canet. Accommodé à la sauce catalane, puisque devenu La Figuerassa.
  • Força Real : A Millas. ” Força Réal ” un ermitage sur l’emplacement d’une tour de guet édifiée en 1172 par l’Aragon, à proximité de la future frontière. On raconte das les villages catalans sis au pied de ce belvédère qu’une Força ( Forcia, Fortia ) est une église fortifiée et que Real viendrait de Reial / Royal. Si pour ce dernier ça tourne royalement rond, rien de correspondant dans leurs dicos concernant Força. Ce terme y exprime la quantité; Fortement, assez, pas mal, plutôt. L’Alibert est à peu près en phase avec ce qui précède, + force, solidité, vigueur, violence. Dans tous ces ouvrages Real n’est traduit que par Réel et Reial par Royal. Toutes ces traductions ne sont vraisemblablement qu’une fausse destination, à notre humble avis Força n’est que la corruption de Fortia Reial / Fort Royal.
  • Forn / Four. Généralement un four à chaux.
  • Les Forques / Les Fourches ; Phonétique de Fourques. A Fourques, Codalet, St Marsal, Saint Nazaire, à Canet sur les deux rives de la Têt. Il ne s’agit que soit des fourches caudines ou patibulaires, soit d’un croisement de chemins.
  • Fosc / Obscur, Sombre, Brumeux. A Casteil, Conat, Dorres… Détermine bon nombre de ravins et de torrents.
  • Les Garrafes : A Elne. de Garrafa pour Carafe.
  • Garbes / Gerbes : Corbières maritimes catalanes, massif du Canigò, la forme correcte est Garbas.
  • Garriga / Garrigue, lande à chênes à Kermès (Quercus coccifera). A Baho, Montesquieu, Salses. Le kermès est une cochenille dont la femelle fabrique une protubérance dite la graine écarlate, abritant ses oeufs. Eux mêmes utilisés en teinturerie. Cette activité eut une importance économique considérable. A l’origine de l’essor médiéval de Montpellier.
  • Granja : El Camp de la… à Bompas. Ferme, grange. Sont communs, le pronom, le déterminé et le déterminant. Littéralement Le Champ de la grange.
  • Illa / Ille sur Têt.  île, Ille, terre riveraine ou atterrissement sur une rive généralement avec implication d’une très bonne fertilité. Des centaines d’occurrences dans les Corbières.
  • Infèrn / Enfer. Lieu aride ou d’accès difficile.
  • La Llausadette : A Opoul – Périllos. Constitue un assemblage de terroirs catalan avec languedocien. Le double L catalan de Llosa combiné au languedocien Lausa. chacun endosse le sens de Dalle de pierre. Phonétiques approchées.
  • Le Malpas / Le Mauvais passage. A Baillestavy, Maureillas, Bompas*,  la jonction Salses avec Fitou sur la RN 900, Les Angles. * Ancien nom de Bompas, l’agglutination moderne camoufle aux étrangers que l’endroit est vite inondé.
  • La Miranda :  A Cases de Pène, Corneilla la Rivière, quartier perché de Perpignan… Belvédère, lieu élevé, faire merveille. Présumé indiquer une antique vigie. Du verbe Mirar pour Admirer, se mirer. Seul Mirar est d’usage mixte.
  • Montagut / A Oms. Mont aigu.
  • La Mota / La Motte : A Alenya, Saint Feliu d’Avall : Butte, éminence artificielle, motte castrale. Éminence en catalan.
  • Pagès / riche propriétaire.
  • Le Pal / Le Pieu : A Coustouges, Ille sur Têt, Mantet, Thuès, Trouillas… Bâton, Pal, instrument de supplice.
  • Paret / A Le Boulou, Peyrestortes ex Paretstortes.  Paroi, mur, muraille.
  • Pas de l’Escala : A Vingrau.  Le premier pour passage étroit, col… Escala = Escalier, échelle, escarpé.
  • Penjat / Pendu. Le Rec del Penjat ou le ruisseau du pendu  à Vingrau. A y regarder de près on discerne plusieurs anomalies, Penjat au singulier alors que d’ordinaire il s’applique à des gibets dressés sur les cols et en vue d’un axe de circulation. S’agirait – il d’une corruption de l’occitan Penjal = Pente ?
  • Pla de la Rella / Le Pla du Soc : A Saint Feliu d’Avall. Rella la catalane est aussi la phonétique de Relha le soc languedocien. Ralla, Reilla, Reille selon les cartes.
  • Prada et Prats / Prairie :  Du littoral aux sommets de Cerdagne Capcir en passant par Prades.
  • Passa temps / Passe temps, pois chiches.
  • Priorat : A Tautavel.  Prieuré.
  • Ramade : A Saint Laurent de la Salanque.  Gros troupeau. Lieu de regroupement du cheptel. Ondée. Ramée.
  • Als Régals : A Canet. Se régaler, festoyer. Offrir un cadeau.
  • La Resclausa : A Sorède,, Mantet, Nyls… Resclosa en catalan, On y perçois Écluse. Une digue provisoire en travers du courant, pour le temps nécessaire à l’arrosage, à l’alimentation du moulin, Lieu pour prendre les poissons.
  • Riu / Ruisseau, Rivière : En Cerdagne.
  • Les Romeguères / les Ronceraies : A Fourques. Romegueras en catalan et Romeguièra en languedocien.
  • Les Sastres / Les Tailleurs : A Eyne, Montauriol.
  • Las Sedes / Les Tamis : A Peyrestortes.  Tamis de crin, crible. Séda en catalan.
  • Las Sitges déformation de Sitjas à Baixas, Serralongue. Désigne des silos au sens sous – entendu de doliums.
  • Els Tallats : A Comes ( Village ruiné réuni à Eus ), Montauriol, Nohèdes, Nyer, Sorède, … Le premier interpelle, de prime abord c’est du catalan pur jus, en se fiant à la carte IGN Prades 1 : 25 000 2006… Le souci est qu’il existe un fait historique ou une légende s’y rattachant selon lequel une troupe y aurait été taillée en pièces. Cela se dit Fer Trossos en catalan et Talhar en Languedoc auquel les habitants de Comes étaient viscéralement attachés. Les phonétiques du LL et du LH sont confondantes en ” Taillats “. Seconde hypothèse, il pourrait aussi bien s’agir de bois d’affouage ( De fouage, le droit du feu, bois de chauffage ), ce qui impliquerait d’être dans le domaine communal. Combe / Coume, Comes / ComaGénéralement sur les cartes, les Combes et Coumes sont devenues Comas ; Les Ravins des Correcs. Par contre ils n’ont pas frelaté les innombrables Rec de… / Ruisseau de… Pourtant ce terme est absent du dico catalan dans le sens ci dessus. Chez eux Rec ne désigne qu’une rigole d’arrosage.
  • Torre del Far * / La Tour  de Tautavel : Une tour à signaux comme son nom Far l’indique. Torre  est autant Catalan que Languedocien. * Littéralement la tour de la tour à signaux.
  • Torre del Far à Tautavel

Torre del Far à Tautavel

  • Trabuc / Tromblon ou fusil à canon scié du  XVIIIè siècle, lequel était porté par les trabucaires, des brigands des Pyrénées pas forcément catalanes même s’ils sont bien connus des randonneurs en Vallespir. Inversement trabucaire ou trabucayre variante fautive  couramment employés chez les catalans sont absents de leur dictionnaire. Prés de la frontière ces bandits étaient d’ordinaire  des soldats carlistes reconvertis.
  • Tremol / Trembler : A Fontpédrouse, Sorède…
  • Trufa :Au sens de truffe.
  • Vent / Vent
  • La Vista / La Vue : A Serdinya. Pour le sens de panorama.
  • Les Voltes : A Finestret, Prats de Mollo. De Vòlta / Labour. Volta existe en catalan, mais sous des interprétations étonnantes en la circonstance, Tonneau, Tourner, Voûte. A ne pas confondre avec Voltor / Vautour présent à Prats de Mollo, Enveitg et dans les deux dialectes.
  • Choix complémentaire : Index de mots communs sur Étymologie occitane. Première colonne, en rouge, les formes catalanes.

Pour en savoir plus :

  • Termenès Fleur d’Épine, toponymie et microtoponymie  2015, 800 pages, Claude Pla aux éditions L’Harmattan.
  • Toponymes axéens.
  • Toponymes du Fenouillèdes
  • Etymologie occitane
  • panoccitan.org  Dictionnaire Occitan – Français.
  • Toponymie du Pays D’Oc  pedagogie.ac-toulouse.fr
  • Glossaire de toponymes occitans  pedagogie.ac-toulouse.fr.
  • Pari du lac Caramany
  • Le roussillonnais . Du pareil au même lire C. Camps, professeur de catalan à l’université de Perpignan, dans l’encyclopédie Bonneton Pyrénées – Orientales Roussillon.
  • Liens entre l’occitan et le catalan.
  • Nomenclature toponymique de la Catalogne Nord. A notre humble avis ce site est trop épuré des occitanismes présents dans l’aire catalane, pour pouvoir être recommandé. L’Institut d’Etudes Catalanes de Barcelone et L’université de Perpignan présentent un inventaire superficiel, lequel a l’originalité d’incorporer des toponymes occitans en les faisant passer comme étant catalans, ils n’y sont pas différenciés. Si vous vivez dans le  66 votre village y figure avec ceux du Fenouillèdes audois. publicacions.iec.cat

Principales sources toponymiques de cet article, bulletins AAPO, cartes randonnées IGN, L’Indépendant, ouvrages listés en pages Livres et Liens…