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Adissiàs e benvenguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

Vous avez été 1456 visiteurs par mois au premier semestre 2016 sur fenouilledes.free.fr record en avril avec 2238 visites, en ne prenant en compte que les dix articles les plus suivis. Curieusement la nouvelle édition 2016 fenouilledes.fr plus documentée ne totalise que 346 visiteurs en moyenne mensuelle.

Quand la réalité est dure à avaler, l’aseptiser avec des termes creux ou de doux euphémismes revient à la masquer. Vous aurez beau les qualifier de seniors, les octogénaires demeureront des vieux; Un malentendant restera un sourd… Nous allons nous efforcer de nommer concrètement ce qui suit, il s’agit d’accepter qu’un chat soit appelé un chat. A la recherche d’un juste milieu entre la langue de bois et l’acrimonie, cependant cela n’est pas évident en étant doublement exposé entre ses recherches historiques et au contact permanent dans la vie courante de la mentalité des roussillonnais, laquelle est bien connue.

Des internautes, que je remercie ici de leurs critiques, ont été outrés que ce site soit haineux aux dépends des catalans ! Ce n’est qu’une illusion initiée par un lourd passif à charge développé sur plusieurs articles sans éléments opposables. La haine est fondamentalement bannie de ma pensée. Si vous êtes objectifs vous comprendrez aisément au fil des pages qu’ils ont poussé et qu’ils poussent toujours le bouchon trop loin, tellement qu’ils sont passés dans le dictionnaire : 

Le mot Catalan figure dans le vocabulaire occitan-languedocien, hormis le sens évident, il se traduit en français par le diable. Dico Languedocien – français de l’Institut d’Etudes Occitanes dit L’Alibert.

 

 

Les auteurs

Père et fils, le premier, Jacques né en 1955 est issu de très anciennes familles de Prats, Rabouillet, Le Vivier et limitrophes, permanentes dans ces villages depuis les XVIe-XVIIe siècles, probablement antérieurement. Quelques ancêtres furent influents sous l’Ancien Régime avec ou sans soutane. Plus récemment plusieurs générations ont prospéré dans la fabrication et le commerce de chaussures entre Agly et Aude notamment pour l’armée.

J’ai quitté pendant quelques années le département dans le cadre de ma formation professionnelle au LEPA de Castelnaudary puis un tour de France des plus grands noms de la jardinerie et de la pépinière ornementale.

 

Démarche et processus

Dès mon retour au pays, les différences comportementales des roussillonnais comparativement à d’autres provinces me sont apparues de toute évidence telle une gifle énergique. Il règne autour de Perpignan une pléthore de superlatifs aussi négatifs que infondés aux dépends du Fenouillèdes, des Gavachs, un état de désinformation généralisée de l’Histoire. Quelques fois comme nous allons le voir sur l’article Gavach des affirmations qui semblent être l’expression d’un regard hautain à l’encontre des occitans, d’ailleurs recherchez Gabach sur Google, vous ” apprécierez ” leurs interprétations sur les sites catalans. En matière de Fenouillèdes le roussillonnais lambda est d’ordinaire mal conseillé.

  • Définitivement acquis à la France dès 1258, le passé Aragonais ou Catalan ( sic ) du Fenouillèdes est des plus réduits, résultante de deux testaments, vers 1170 à 1220 et  vers 1240 à 1250, les tentatives d’invasion ont été maîtrisées. Au temps des carolingiens et des francs il dépendait de la Marche d’Espagne et du comté de Bésalu, localité au sud de la frontière actuelle. Ces régions militaires jusqu’au sud de Barcelone étaient régies par la ” France “, les comtes carolingiens de l’entourage de Charlemagne, leurs descendants et marquis prêtaient serment d’allégeance à St Denis… Quasiment tous les roussillonnais l’ignorent.

Rapidement je fus intrigué par les divergences* entre les historiens des Pays Catalans et leurs homologues languedociens ou français avec l’écheveau qui en résulte. Pour plus d’objectivité ou moins d’escamotages, il m’ est apparu nécessaire de croiser les récits à la catalane avec les transcriptions occitanes. Pour autant, ces derniers ou les français sont ils plus impartiaux ? Peut-on se fier à quelqu’un ? Plus simplement  des auteurs catalans au panthéon de diverses spécialisations liées à l’Histoire ont leurs pages Fenouillédes pleines d’énormités, de contrevérités…  Le lecteur de ces travaux bâclés n’y verra que du feu et le livre se sera vendu quand même !

* Divergences : De même sous un seul drapeau. Vous en avez une sélection listée  en première page de l’article  VI ème au XIII ème siècles.

Il fallait faire quelque chose en réplique objective à ces niaiseries, lesquelles désinforment les nouveaux catalans autant que ceux autochtones. Mais comme on l’a vu je ne suis pas un historien. J’ai essayé de procéder à un tri des auteurs selon leur bagage et l’origine géographique, les présumés proches des très actives associations culturelles catalanistes sont exclus par précaution élémentaire, les autonomistes et identitaires sont parmi elles. Ceux retenus figurent sur l’article Liens et Livres Fenouillèdes, ils ont bien entendu toute mon admiration. Ce sont souvent des œuvres d’une vie, impliquant des recherches colossales. Les articles qui suivent sont une synthèse d’ouvrages parus depuis 1880, la plupart dits de référence, documentés via des sources antérieures faisant autorité.

Rien dans ce site n’est inventé ou réinterprété, amis catalans il est stupide de vous emporter lorsque son contenu diffère des préjugés dont on vous a consciencieusement imprégnés au risque de vous en abêtir. Faites comme nous, fuyez le tout Catalan, échappez vous de votre cercle somme toute relativement restrictif, de sorte à diversifier vos sources d’information. 

Cliquez en haut d’écran sur les articles suivants : Les Gavachs, Toponymie occitane en Pays Catalan, vous allez en apprendre de belles s’agissant plus particulièrement des fondements occitans sur lesquels les catalans sont assis à leur insu, cela leur est méticuleusement dissimulé. Toujours en ce sens, sont incontournables les chapitres regroupés dans la rubrique Chronologie couvrant la période carolingiens – Traité des Pyrénées.

Enfin le Fenouillèdes est méconnu même de ses riverains de la plaine. Ses milieux préservés d’une grande diversité, sa densité inouïe en monuments archéologiques et historiques, se doivent d’être divulgués et protégés.

 

Croix occitane : En héraldique simplifiée,  croix d’or alésée*, pattée, vidée sur un champ de gueules, ornée de trois pommettes à chaque branche. Adaptation de formes similaires apparues au II ou III siècle au Moyen – Orient dont le chrisme cathare. Importée par les wisigoths ariens puis orthodoxes en l’état de préfiguration, c’était la croix dite de Byzance ou de Constantinople dès 375 – 404. Plus tard arborée par les comtes de Toulouse à partir de Venasque en Provence d’où les appellations de croix de Venasque ensuite Raimondine et de Toulouse.

Emblème des comtes carolingiens de Barcelone jusqu’à leur sécession du XII siècle. Ainsi des wisigoths aux Raimond Bérenger de Barcelone il a durablement flotté sur les comtés catalans, donc ceux des Pyrénées – Orientales :  Conflent, Cerdagne, Roussillon et Vallespir. Voir aux dates impliquées par ce qui précède. Il est de nos jours invisible en 66, que ce soit sur les bâtiments publics, les pôles touristiques…  ou sur les étals des Paysans.**

*Alésée : Qui n’atteint pas les bords de l’écu. Pattée : A allure de patte. Vidée sur un champ de gueules : Imaginez la croix posée sur un fond rouge. 

** Lecture conseillée : La Croix Occitane, B. de la Farge aux éditions Loubatières.

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La Senyera reial et Enseigne royale d’Aragon : D’Or à quatre pals de gueules*,  elle commença par être le blason du comte carolingien de Barcelone dès le XII siècle. Elle serait inspirée d’un gonfanon du Vatican en temps de guerre et son émergence coïncide avec le séparatisme susdit. A Forcalquier toujours vers les années 1100 à 1200 le comte de Barcelone a introduit un modèle à la ressemblance troublante, lequel est-il l’initiateur du second, le provençal ?  Origines plus ou moins réelles synthétisées aux dates correspondantes.
Peu de temps après la scission ” Ramon Bérenguer ” s’auto – proclame roi,  Raimond Bérenger IV se marie à l’héritière du royaume d’Aragon, il est à la tête de ces deux Etats réunis. Leur fils sera le premier roi de la Couronne d’Aragon et sacré à Saragosse. Ce quartier devient les Barres d’Aragon.
Quand à la variante du XX ème siècle dite Estelada, c’est à dire L’Etoilée agrémentée d’une étoile blanche ou rouge elle permet de ” Repérer ” les indépendantistes.
*D’Or à quatre pals de gueules : Soit à quatre bâtons  ( Pieu, barre, canne…) rouges.

 

 

Géographie

Le Fenouillèdes sis au nord des Pyrénées Orientales, s’étend sur le bassin de l’Agly en amont d’Estagel, au sud de la barrière climatique et géologique des Corbières. Ainsi que sur le canton ( Au sens 1790 ) d’Axat dans la haute vallée de l’Aude*, du département du même nom, en rive droite de ce fleuve, du Capcir à St Martin Lys. Escouloubre et le Bousquet* déduits. Voir cartes. Il couvre ceux de Latour de France ( Hors Estagel, Montner, Tautavel ), Saint Paul de Fenouillet et Sournia ( Sans Arboussols, Tarérach ). Tous de culture Occitane qu’ils se situent dans  le 11 ou le 66. De 797 à 863 ou 864 il comprenait le Razés. Pays de Rhedae c’est à dire Rennes le Château . * S’agissant du Roquefortés ( Roquefort de Sault, Buillac, Ste Colombe et Counozouls ) les auteurs que nous avons lus sont dans le flou, aux XIVè – XVè siècles les De Peyrepertuse de Rabouillet en étaient seigneurs.

Aux 10ème / 11ème siécles il lui fut rattaché le Perapertusés, le bassin du Verdouble, du Pech de Bugarach jusqu’à Montgaillard, Palairac, Aguilar, Nouvelles,  Tuchan , Vingrau, Tautavel, Cases de Péne, Peyrepertuse. Baixas en fit partie antérieurement.

 

 

Fenolhedés

en graphie Occitane tel que, Carcassés, Cabardés, Termenés, Razés, Narbonés…. Phonétiquement on frôle Fenouillèdes.

– D.Baudrel conservateur de la cité de Carcassonne,

– P.Ponsich,

– Institut d’Etudes Occitanes de Toulouse et selon l’usage des populations autochtones. Il arrive que l’accent aigu soit remplacé par un grave. Lequel est quelquefois posé sur le E médian. Ces deux variantes sont à oublier.

Institut d Etudes Catalanes à Barcelone – Université de Perpignan.

 

Fenolhedés équivaudrait à Pays des foins, du latin fenum. Nonobstant cela en languedocien le fenolh c’est le fenouil ou foeniculum vulgare. Cette apiacée abonde jusque sur les hauts de la D7 et paraît – il sur les armoiries de Pierre Ier de Fenolhet. Le Fenolhedés serait il tout simplement le pays où croît le fenouil ? Mais ces hypothèses répandues ne font pas l’unanimité auprès des plus éminentes autorités en la matière. Comme on le verra plus loin, Fenolhedés s’écrivait différemment au Moyen   Age.

Fenolheda par dérive reconnait le Conseil Général des Pyrénées Orientales , qui a osé se référer à un toponymiste* de la Catalogne. Hors le Fenouillèdes c’est l’Occitanie et la France. Il y avait donc mieux placé pour cette tâche. Peut être aussi moins outrageant pour la République*. Autre anecdote croustillante émanant de la louable démarche, du Conseil Général cent pour sang Catalan, de matérialiser les accès routiers du Fenolhedés. La déviation ci dessus à fait l’objet d’une propagande télévisée un 7 novembre, c’est à dire le jour anniversaire du traité des Pyrénées en 1659 lequel libéra les catalans du nord de 500 ans d’occupation ibérique ( Sic ), en exhibant plein écran un panneau Fenolheda sans aucune rectification de cette déviante médiévale

* Auteur diffusé par Terra Nostra dont il fut le fondateur en 1965, association à fort penchant identitaire catalan,  actuellement présidée par Ramon Gual. C’est tout… Et plus qu’il n’en faut pour être de mauvais augure, quand au reste voir plus bas à Divergences.

Terra Nostra est une revue catalane scolaire…Nombreux  ouvrages publiés, tous en défenses de la langue et de la culture catalanes...François Calvet, Sénateur Maire de Le Soler.  Nom repris à titre de reconnaissance par le magazine de Perpignan Méditerranée Métropole. Il reste que vec un patronyme pareil, ce politique ardent défenseur de la cause catalane jusqu’à parader avec empressement devant un panonceau Pays Catalan à l’entrée de son village, est indubitablement d’ascendance languedocienne comme des milliers de ses administrés. Calvet /  Chauvet,  le nom le plus porté en Fenouillèdes au XIX ème siècle.

Fenolheda sur l’Alibert : endroit couvert de fenouil.

Sinon en Catalan : Fenolléde et Fenolledés, exclusifs chez trop de sommités locales dans leurs écrits dédiés. C’est fort ennuyeux en matière de neutralité historique attendue. Rendez vous compte  être français autochtone de la Catalogne Nord* et oser rhabiller en catalan s’agissant des noms du Fenouillèdes ! Même des universitaires dont un de renom international, méconnaîtraient ils la forme languedocienne ? Ce ne serait pas surprenant dans le contexte qui suit.. Per favor = S’il vous plait en catalan, mettez à contribution votre IEC* et université de Perpignan.

*  Catalunya del Nord, nom territorial proposé en 1938 par un visionnaire, Alphonse Mias d’Amèlie les Bains Palalda puis relancé en 1974 par Laurent Planes – Llorenç Planes de Coustouges 66 avec l’adoubement du Conseil Général le 10 décembre 2007. De là à supputer que le Conseil Général de la République soit noyauté par des politiques identitaires et/ou indépendantistes? La Catalogne Nord englobe la Cerdagne, une part du Capcir, le Conflent, le Roussillon et le Vallespir.

** Institut d’Etudes Catalanes.

Le Pago Fenuleto

Est la plus ancienne dénomination connue, d’après une charte de Charles le Chauve du 24/12/842. Il fut rattaché à la France dès 1258, le reste du département en 1659 au traité des Pyrénées. Sa position frontalière pendant quatre siècles lui a valu une succession impressionnante d’exactions. Du fait des antagonismes entre les royaumes de France et ceux de  Catalogne, d’Aragon, Majorque, Espagne. Il fut aussi un poste avancé des Templiers, reconquête chrétienne de l’Espagne oblige. Précédés par les Romains, les Wisigoths, les Faidits (Cathares dépossédés de leurs terres). Suivis de Simon de Montfort, de bandes de Huguenots et de tant d’autres indésirables qui n’ont eu de cesse de le piller et de le saigner à blanc. Ces multiples ruptures et transferts font que l’histoire du Fenouillèdes compte des lacunes. Les archives sont dispersées entre Montpellier, Tolède, Toulouse, Saragosse…

 

 

Divergences ou l’Histoire séculairement frelatée

On vient de comprendre avec quoi peut rimer Catalan. Restons dans cet ordre d’idées et sans exhaustive, les cas de figure sont légion. Il règne généralement un sorte de négativisme de l’histoire quand elle est abordée par eux ou de ” génocide culturel ”  sournois, dont les victimes sont les occitans des Pyrénées Orientales. C’est  vraisemblablement d’abord l’illustration de faiblesses identitaires catalanes qui ne sauraient être atténuées par la double cause d’être historien enraciné à cheval sur les Pyrénées en Pays Catalan.

–  Ci-dessus

–  Le magazine du Conseil Général des Pyrénées- orientales intitulé L’Accent Catalan ignore les languedociens de ce département. Cela concerne l’ensemble de la presse*. Par contre les associations, partis, mouvements, artistes engagés identitaires et indépendantistes catalans y sont omniprésents; Ce qui contribue, comme le rhabillage pré cité à la désinformation du public en s’appliquant à le matraquer unilatéralement et sans cesse. Proportionnellement, aucun contenu relatif au rôle de ces occitans en matière de culture et d’histoire.

Pareillement lorsque vous composez un numéro de téléphone du Conseil Général, vous êtes invité à patienter avec un sympathique message exotique ( En catalan ). L’association d’un équivalent languedocien serait opportune.

* N’allez pas interpréter compromission active de L’Indépendant.  Cependant ayant voulu vérifier mon opinion tout en suggérant un rééquilibrage à la rédaction, je dirais plus sûrement infiltration par d’irréductibles catalans à l’horizon très limité, après avoir reçu une lettre anonyme en guise de  réponse. 

 

 

001

Denis Dupont, L’Indépendant du 27 avril 2016.

A cette date, cet avis n’est que le dernier du genre, il revient continuellement et de toujours. Il  est unanimement partagé en Fenouillèdes. Ci – dessous un extrait de compte – rendu d’un conseil municipal d’un village du Fenouillèdes en mars 2017.

… Le Maire expose aux membres de l’assemblée qu’en proposant la dénomination de SYDEEL du Pays Catalan, le syndicat, institution représentative de l’ensemble des communes du département des Pyrénées-Orientales, exclut de fait les communes occitanes, dont …, de son périmètre d’action. Il ajoute que le Conseil Municipal de la commune de … a toujours soutenu toutes les actions de revendication en faveur de la prise en compte du Pays Catalan par la nouvelle région Occitanie, mais ne peut pas accepter une démarche qui écarterait les communes occitanes du Fenouillèdes. Il regrette que tant d’énergie soit déployée à cette action, hors du champ de compétence du Syndicat. Il ne peut accepter l’absence de prise en compte de la particularité occitane du Fenouillèdes au sein du département des Pyrénées-Orientales, à plus forte raison au sein d’un syndicat, tel que le SYDEEL 66, dont le fondement repose sur la représentativité de toutes les communes du département ! Le Conseil Municipal, à l’unanimité des membres présents, rejette dans toutes ses dispositions les nouveaux statuts du Syndicat Départemental d‘Energies et d’Electricité des Pyrénées Orientales (SYDEEL66), et propose de conserver la dénomination actuelle.

PS : Qu’est – il arrivé aux acteurs languedociens de ce syndicat ?

 

–  Contrairement au Catalan, l’Occitan est absent des programmes scolaires par contre le premier est enseigné en Fenouillèdes !

– Cartes de l’IGN :  Déjà réputé franciser à tout va; Sur les éditions à partir du début des années 1990, des toponymes Français et Occitans de l’aire catalane ont été remplacés par leur traduction catalane*,  dans tout l’espace compris entre la frontière de 1258 et l’actuelle. Voir en 863 un aspect occulté et le détail sur Toponymes Occitans en Pays catalan.

* Si quelqu’un en connait les ” Justifications ” je suis preneur.

–  Des faits historiques re – cuisinés à la sauce Catalane sont couramment servis, notamment concernant les événements du XIIè siècle et antérieurs, sous forme habituelle d’omission généralisée de la contribution française – languedocienne fut – elle prépondérante. De très nombreux auteurs catalans sont impliqués*. Une sorte de déni de l’existence du Fenouillèdes – Languedoc mitoyen. De tous temps leur relation est en contradiction avec celle de leurs homologues français et l’emmêle. Il faut savoir que :

… les historiens Aragonais et Catalans ont toujours été jaloux de reculer les limites de l’Espagne... François Jaubert de Passa 1785-1856. Dans un rapport remis au préfet par ce savant Catalan du nord. En parodiant leur célèbre compatriote Julio Iglésias, non ils n’ont pas changé… Puisque généralement ils s’inspirent en bloc des écrits de leurs prédécesseurs sans purger le texte de mentions invraisemblables susceptibles de dénaturer l’histoire.

Tant, pour ne pas s’interroger, sont ils non intentionnels ? Les historiens* ou supposés tels du sud des Corbières seraient-ils sous influence, que ce soit à leur corps défendant ou pas ? A rapprocher de, nos ancêtres les Gaulois, inculqué aux écoliers d’Afrique noire, d’Indochine… Ou s’agit il d’égocentrisme identitaire, d’hypothèses et d’interprétations aventureuses ? D’une sorte d’adoration, d’obnubilation, d’idéalisation de leurs origines, en oubliant déjà que leurs aînés y ont fui la dictature et un sous – développement relatif, aboutissant dans l’ensemble à une approche bornée à la Catalogne, entre Barcelone et le Mont Canigó* ? Sans doute de tout un peu. Voir aussi la réputation des roussillonnais commentée en pages Gabachs. De toute évidence on est aussi en présence d’une ” Catalanisation ”  larvée et épurative des acquis languedociens en Catalogne.

* * * * Laissant à penser à :

– un prosélytisme à la gloire exclusive de la Catalogne autant initié par les historiens de village que par toutes personnalités largement diffusées jusques dans les revues spécialisées en archéologie ou en histoire ainsi que dans tous les documentaires télévisés.

– Une inclination favorable aux indépendantistes. Plus inquiétant des enseignants sont dans ce lot.

Ce contexte fait qu’on s’achemine vers une disparition de la culture et de la langue occitane chez les languedociens amalgamés au Pays Catalan du nord consécutivement à la création des départements en 1790.

Le jacobinisme catalan tous azimuts : Il est à craindre que quelques lignes de cette étude soient polluées, comme les milieux administratifs, culturels et les médias le sont par ces conquistadors. Pareillement tout catalan ou roussillonnais lambda quelque soit son niveau d’instruction, est maintenu trompé par ces mêmes canaux relativement à l’histoire de son département. 

Un précédent au nuage radioactif de Tchernobyl arrêté aux frontières de l’hexagone, s’il fallait tomber dans le panneau des allégations catalanes. Soyons lucides, les Corbières pas plus que les Pyrénées n’ont jamais été des obstacles hermétiques à la circulation des  influences culturelles quel que soit le sens du courant, encore moins spécifiquement aux seules contributions Nord – Sud.

Les trois immigrations hispaniques massives du XX ème siècle dont les républicains Espagnols fuyant la dictature de Franco, n’ont rien arrangé par la force du nombre. Celle favorisée par une différence sensible de développement demeure active. On estime communément 4 à 5 habitants d’origine ibérique pour un de souche française locale, cette proportion nous paraît fantaisiste, cependant elle a le mérite d’exister. Ces réfugiés et leurs descendants étant largement majoritaires sont courtisés par des candidats aux élections venus chercher leur bénédiction, ce qui participe aussi à la confusion historique ambiante, à en tomber dans le panneau…  Pays Catalan d’entrée de village*.

* Le type d’initiative digne d’un :  – On aurait pu y penser plus tôt,  sauf manœuvre groupuscule catalan plus tourné vers Barcelone que de Paris.

 Il n’est qu’à discuter avec pour s’en convaincre. A titre d’exemple :

  • Ils ignorent tous que leur emblème était la croix occitane jusqu’à ce que la bannière à quatre pals de gueules et d’or leur soit imposée par le petit comte de*Barcelone au XII ème siècle. Un bourrage de crâne dès les plus jeunes années. A tel point que en dépit de la transmission acquise de mes aînés,  j’en fus réduit à être fier d’être catalan, tant  le raisonnement en arrive à être insidieusement abruti par des interprétations unilatérales, ayant vécu toute ma scolarité dans ce pétrin. De quoi en avoir rétrospectivement une honte indescriptible quand on descend du Languedoc. Un second exemple  plus actuel et savoureux en point de chute de l’article XI ème.

* Selon la formule de René Quehen à – propos du ” Coup d’Etat ” de ce carolingien, voir plus haut aux blasons.

On vient d’en avoir un avant goût, les pages qui suivent mettent entre autres en évidence l’héritage languedocien de la Catalogne du Nord. Présenté  dans la bonne humeur, cela revient à écrire : Ubu ou Artaban le Catalan fièrement dressé du haut de son piédestal culturel et historique d’Occitanie, sans qu’il en soit instruit !

 

Pis ! Le Grand n’importe quoi :

  • Des sites  du Fenouillèdes et pas des moindres, arborent l’étendard de la Catalogne ou incluent dans leur condensé historique des assertions trop influencées de ce côté là.
  • Le long de la 117 tous les producteurs locaux drapent aux couleurs catalanes leurs étals de fruits et légumes, croquants, miel, vins…  Plus que des outrages envers leur Pays, ces aveux d’ignorance entretiennent la méprise.

 

Un brin d’humour.

Les bleds du Roussillon : Bled au sens de localité perdue, la différence est que là il s’agit de l’état d’esprit des autochtones de Perpignan et de sa plaine ! Cliquez sur Les Gabachs, vous aurez un portrait des catalans du 66.  Trop de roussillonnais presse comprise (magazines locaux, guides de randonnées ou touristiques…), étiquettent volontiers nos villages comme étant des bouts du monde. Erreur d’appréciation qui pourrait trahir un orgueil ibérisant plus ou moins inconscient, leur empêchant d’admettre que ce sont eux qui le sont dans les diverses acceptions du terme. Manifestement leur mentalité,  citadins associés, est généralement plus reculée que ne le sont géographiquement les localités sus visées. Pays méconnu serait plus approprié car ils s’aventurent peu hors de leur microcosme. En s’en tenant aux plus excentrés, Rabouillet et Vira sont à moins d’une heure du centre-ville de Perpignan. Côté audois il faut moins de temps pour descendre à Quillan.

Illustration des dérives du Tout et Tous Catalans:

  • Revoir en pages Divergences, l’extrait d’un conseil municipal.
  • Coll pour Col est Catalan mais nous sommes en lisière d’une forêt domaniale délimitée par des bornes à fleur de lis donc en Languedoc, on devrait lire Còl. Il resterait aux dizaines de milliers d’occitans de Catalogne Nord à s’insurger en rebaptisant en languedocien les lieux emblématiques de leur sphère de vie ( Mairie, église, monuments…), les irréductibles catalans ne le supporteraient point. A Perpignan la Place de Catalogne et le Palais des rois de Majorque deviendraient Plò de Catalonia et Palaissòt dels reis de Malhòrca… Et cela serait moins incohérent que la discordance qui précède, en prenant en compte le socle languedocien du Roussillon.

 

Remerciements

A ceux qui se sont inspirés ou ont puisé dans ce site et son jumeau ci dessous :

– Plus particulièrement à Mme Geneviève Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire. A ce titre c’est le meilleur encouragement que je pouvais recevoir. Saint – Paul et les Fenouillèdes – Les racines de leur histoire, livre présenté en pages Liens et Livres Fenouillèdes. Mais là je me dois de me répéter pour cause de souci de crédibilité, je n’ai aucune qualification d’historien.

– Aux professeurs Bordes, Calvet et Crambes pour leurs apports et éloges.

– A un anonyme, à priori un anglais ? Qui m’a devancé en publiant une copie en PDF de l’article Toponymie Occitane en Terre Catalane.

– Aux auteurs de liens.

-Un grand merci à mon fils Alexandre, lequel dés ses 14 ans a eu l’initiative et le dévouement illimité de créer ces sites. N’étant pas né à l’ère de l’informatique, ce fut et demeure une contribution essentielle.

Du même auteur : histoireetrando-prats-de-sournia.fr axé sur la randonnée. Histoire locale, toponymie , fiches de randonnées abondamment documentées pour vous épargner d’avoir à prétendre au retour : Il n’y a rien à voir. D’autres sont à venir.

 

Le Fenouillèdes du VIe au XIIIe siècle

 

– VIe et VIIe siècle –

  • Construction en 456 à Narbonne de la basilique, Saint Felix de Gérone. Ville où il subit le martyre. Mais il venait de Carthage comme Sainte Félicité, Saint Cucuphat, tous trois très vénérés en Fenouillèdes.
  • Construction de Sabarda, Roca Samardana à Fenouillet.
  • Du VIe siècle au XIIe siècle très nombreuses années de famine, peste, mal des ardents provoqué par l’ergot du seigle.
  • 500-600 Fenouillèdes dans le diocèse Wisigothique de  Narbonne. De 580 à 587 Athalocus ou Athaloc l’un des évêques ariens de Narbonne qui vont se succéder jusqu’aux années 790, période à laquelle ils endosseront le rang d’archevêques.
  • On entre dans les temps obscurs de l’histoire, les dates subissent de sacrées fluctuations en fonction des auteurs et les contradictions sont fréquentes. Nous vous en avons composé un petit bouquet  avec l’assortiment des années suivantes auxquelles il vous suffit de vous reporter : 795, 820, 870, 920, 1125, 1130, 1142, 1150, 1170, 1224, 1229, 1234, 1240, 1243, 1252, 1258…. Ce n’est qu’un modeste aperçu.

506 : Le bréviaire d’Alaric : Un des fondements du droit médiéval. Alaric II complète le code de son père en le rendant moins intolérable à l’égard de Rome. Puisqu’il est inspiré de celui de Théodose rédigé vers 429 – 439, une compilation du droit romain émis depuis Constantin.

Amalric transfère sa capitale de Toulouse à Tolède. Il érige en diocèses Elne et Rhedae qui prend le titre de comté. Rhedae ( Rennes le Château ) aurait été rebaptisée Civitas Attacensis, de Atax = Aude.  L’année 568 est avancée par plusieurs auteurs pour Elne ( Helenae ), ce qui parait plus crédible. Ce sera le siège de l’évêché jusques en 1602. Pierre Moulis situe le rattachement du Razès – Pays de Sault à Carcassonne de 519 à 788.

Rhedae, le curé aux milliards, voir en 1885. Le pagus Rhedensis englobait le Capcir, le Donezan, le Fenouillèdes, le pays de Peyrepertuse, celui de Sault et le Razés évidemment. Pour ce dernier nous préférons la graphie languedocienne, soit un accent aigu à la place du grave.


507 ou 508 : Clovis repousse les Wisigoths en Septimanie et prend Toulouse. Il ne reste aux Wisigoths que l’actuel Languedoc Roussillon et l’Espagne. Mort d’Alaric II à Vouillé devant Clovis roi des Francs. l’année suivante Clothilde, fille de Clovis épouse Amalric fils d’Alaric II. Ce qui scelle la fin de la guerre Francs et Wisigoths. Tentative d’alliance avec les Francs qui échouera rapidement…

Septimanie : Carcassonne et Rennes deviennent villes frontière au nord et à l’ouest… La frontière entre les deux royaumes passe par le Rebenty. G.Gavignaud-Fontaine in St Paul et les Fenouillèdes 2011.Corbières, Razés et Fenouillèdes restent aux Wisigoths.

La Septimanie sur Pyrénées Catalanes.

Articles de Jean Paul Martin.


531 : Childebert, fils de Clovis, prend Narbonne au roi Amalaric. Lequel était marié à Clotilde, c’est à dire un Wisigoth époux d’une mérovingienne. Son frère Childebert prétexta de mauvais traitements à son encontre pour piller la capitale audoise. Le siège du pouvoir wisigothique sera transféré à Tolède.


587-589 : Recarède Ier le roi des Wisigoths renie l’arianisme et impose à ses sujets le catholicisme orthodoxe byzantin, il s’agissait d’être sacré à Tolède. Sous le règne de son père ils étaient persécutés en tant que tels.

589 : Concile de Toléde.

– Législation anti-juive, excepté pour ceux de Septimanie ayant œuvré pour relever la région en soutenant le duc de Narbonne. Statut d’exception accordé par le roi Wisigoth Egica.


Fin VIe : Au moins trois tentatives de Gontrand roi des Burgondes de repousser la frontière franque plus au sud. Les Burgondes à l’origine germaniques avaient été soumis et fixés par les Francs dans une contrée devenue la Bourgogne.

Gontran : Petit fils de Clovis, fils de Clotaire Ier.


654 : Le pays est composé d’hispanos – romains et Goths. Chacun est jugé selon la loi de son peuple. Aussi Receswinthe roi wisigoth 653.672, publie le Liber Judiciorum, synthèse des lois romaines et gothiques visant à instituer la parité entre ses sujets. Ce code sera en vigueur jusques après le Xe siècle.


673 : Prise de Clausura Sordonia*, d’après le géographe Charles Walkenaer il s’agirait de Sournia ? Par Wamba roi wisigothique de Tolède, l’année de son couronnement en se rendant à Narbonne lors d’une expédition victorieuse contre le duc Paul de Septimanie qui avait fait sécession. Il s’était fait sacrer roi en profitant d’une mission confiée par son suzerain pour le trahir.  Suite à cette révolte les Wisigoths détruisirent le château de Casteldos à Escouloubre. *Sordonia de Sordons, voir à – 1000.

D’autres villages que Sournia sont suggérés, tels que Les Cluses, Céret, Salvarerra à  Opoul. Mais là les prospections du Service Régional d’Archéologie menées sur l’oppidum en 2001 sont restées vaines en matière d’occupation au cours de l’Antiquité Tardive et protohistorique, en dépit du manuscrit de Julien évêque métropolitain  de Tolède qui vers 680 y situe, d’après ces archéologues,  cette ” légendaire ”  citée sur la base de témoignages. Jean Marie Cassagne dans Les noms de lieux des Pyrénées – Orientales, toujours en reprenant Julien mais à propos de Les Cluses, le premier village en venant de l’Espagne via le col du Perthus : Castrum quod vocatur Clausuras soit  Le château qu’on appelle Clausuras.

Il existe de nombreux récits plus ou moins ressemblants, maints arrangements de l’Histoire générale du Languedoc de Dom Joseph Vaissete en 1759. En voici un échantillonnage :

  • Wamba lance trois corps d’armée à l’assaut de Llivia en Cerdagne, de Collioure sur le littoral, des Cluses enfin. La triple offensive permet à Wamba de s’emparer du duc Paul, réfugié à Nîmes dans les arènes. Ce noble hispano-romain avait soulevé le nord est du royaume goth… Raymond Sala.
  • Wamba occupe la Clausura Sordonia (Opoul ?) au cours de son expédition victorieuse contre Paul, duc de Septimanie. Paul avait été proclamé roi par Ranosind duc de Tarragone. C’était une sécession face au royaume Wisigoth installé à Tolède… Gérard Bile
  • -André Carol dans un récit très documenté dont nous produisons un modeste condensé, ajoute que les trois colonnes de Wamba se sont regroupées vers Elne ou Château Roussillon. Ensuite son armée s’est dirigée sur Narbonne, conquise par son pair dissident, avec l’appui des rebelles qu’il devait combattre, avant de s’y faire sacrer roi par l’archevêque. Mais Paul s’était enfuit à Nîmes… Voir sélection d’ouvrages.

La trahison ci-dessus est datée selon les auteurs du 01/09/682.

Expulsion des Juifs de la Septimanie. Le duc Paul avait pour mission de veiller à l’application de lois à l’encontre des Juifs.


680 : Un évêque  est établi à Rennes le Château, de ce diocèse il gère celui de Carcassonne, affirmation extraite du livre de Louis Fédié. Notez la contradiction  avec les propos en entête de ce siècle.


693 : Concile de Tolède : Fixe à 10 feux le minimum requis pour fonder une paroisse.

  • VIIe siècle : De l’origine des remparts de Le Vivier.

– VIIIe siècle –

11/ 07/711 Bataille du Rio Barbate à Cadix : Moins de 3 mois après avoir franchi le détroit de Gibraltar les Musulmans avec l’appui des ariens sont vainqueurs face à Rodéric ou Rodrigue le dernier roi wisigothique de Tolède. Ils auraient été appelés par le gouverneur de Septimanie pour le renverser. Ils franchissent les Pyrénées en 719.

Incursions en Fenouillèdes, occupations, massacres, razzias, prises d’esclaves jusqu’en 797. De coutume le Fenouillèdes s’avère être mis un peu vite à l’écart, en voici probablement un exemple; Des auteurs affirment que les mauresques ne s’y sont pas aventurés, partout autour sauf ici ( Comme le nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière ! ). Mais avatars des mémoires ou pas les toponymes en Gardiole*,  Maure et Sarrazis n’y sont pas absents, en faisant abstraction des mégalithes. A Prats de Sournia une légende rapporte que deux seigneurs au nom à la consonance de cette origine, furent impitoyables avec les villageois ? A Castelfizel on raconte que la forteresse était une place forte des Sarrazis. Ils y auraient enfoui un trésor… * Voir au IX ème siècle. Roquefeuil en Pays de Sault a son Pic des Sarrazis couronné d’une antique fortification.

Le rempart des sarrazis sur le roc de Moufri culminant à Galamus, n’a rien de cette époque. Ce sont plus sûrement des vestiges d’une occupation préhistorique. Tels le cimetière des Maures proche du prieuré de Serrabonne et celui qui domine le confluent du Verdouble. Le Roc du Maure à Tarérach ou celui de Trévillach. Des tessons d’amphores identifiés d’origine carthaginoise ont été découverts au rempart des Sarrazis. Quant au château des Maures du col de St Louis, bien que cette appellation soit disputée, rien ne démontre l’absence de liens avec les incursions islamiques.Une approche différente à la date 1632.


719 – 720 : Les sarrazis prennent Narbonne aux Wisigoths après un siège de 1 an, puis Carcassonne. Berbères épaulés de Syriens et de Yéménites, aux ordres de l’émir Al – Samh –  Ibn –  Màlik –  Al –  Hawlàniyy. Ces nouveaux conquérants se fixèrent surtout sur Narbonne et firent preuve d’une tolérance surprenante de nos jours (G.Frêche). Peut être une fois installés ? Car il se dit par ailleurs qu’ils transformèrent le pays en désert. Les habitants furent décimés, moururent de faim ou s’enfuirent affolés vers les montagnes. Plusieurs villages du littoral ayant été vidés de leur population mâle, prise comme esclave. Ces épouvantes sont passées dans le vocabulaire, on va y revenir rapidement. Mais l’Eglise se serait  ruée plus que de raison à l’encontre des musulmans en dramatisant à outrance la réalité historique. Suite à un renversement d’alliance les Arabes ont été sollicités pour lutter contre les Francs, ces brutes sanguinaires étaient le bras armé de Rome.

A lire : Dictionnaire topographique du département de l’Aude par l’abbé Sabarthès.

Sarrazis :  Phonétique à l’occitane de sarrasins dont l’écriture conventionnelle languedocienne est Tartarin. On a vu en pages Gabachs que Catalan est en occitan synonyme de Le Diable, Tartarin aussi toujours selon l’Alibert. Les premiers sarrasins font parler d’eux entre le Tigre et l’Euphrate au début de notre ère, les caravaniers ont eu à en souffrir,, ensuite ce seront des musulmans de l’ensemble du Moyen – Orient qui se coaliseront avec les Arabes et mèneront la guerre sainte en Europe.

Petit rappel d’histoire – géographie :  Synthétiquement parlant les Maures d’origine Berbère étaient surtout implantés en Maurétanie, dans l’actuel Maroc et tout l’Atlas intérieur jusqu’à la Libye hors zone climatique méditerranéenne. Les Berbères, désignation au sens générique, constituaient un panel d’ethnies hors les Maures, réparties dans tout le Sahara et l’Afrique du Nord jusqu’en Egypte.

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726 : L’Emir Ambasa reprend Carcassonne grâce au ralliement de la noblesse arienne.

Tout le Languedoc* est occupé. Etre chrétien en ce temps là ne relevait pas du bon choix. La religion de Damas prévalait, le pays fut brièvement rattaché à ce califat. A Narbonne les cultes chrétien et israélite auraient été soumis à une redevance.

*’Al –  Andalus.


17/10/732 : Charles Martel, le premier carolingien, arrête à Poitiers l’Émir de Cordoue Abd –  Al –  Rahman . Ce dernier au cours d’un raid en Aquitaine, venait de battre le duc Eudes ( 700 à 735 ) à Bordeaux. Lequel ayant réussi à s’enfuir s’en alla requérir l’aide de son pire ennemi, Charles Martel. Quelques mois auparavant  Abd Al Rahman avait fait le siège de Llivia.  Eudes était le le gendre de Munnuza  wali de Narbonne, ce dernier assiégé à Llivia ( Actuelle enclave espagnole en Cerdagne française ) par Abn – Al – Rahman s’en serait échappé pour finalement se sacrifier du haut d’un promontoire dominant la Têt.

Mais les Sarrasins restent les maîtres de la Septimanie et de la côte du Rhône aux Pyrénées. Narbonne est leur camp de base d’où ils préparent leurs incursions en Aquitaine, Bourgogne…


736 et 737 : Bataille de Villefalse, rive opposée de La Berre face à l’oppidum de Sigean. Victoire de Charles Martel sur Ibn –  Chaled et l’émir Ocha. Mais il échouera au siège de Narbonne tenu par le wali*  Youssouf ou Yusuf /  coalition Mahometans-Chrétiens. Charles Martel aurait été contraint de lever le siège; l’hiver arrivant et  préoccupé par d’autres rebellions.

* Wali = Gouverneur d’une province.

Autrement dit, à la férocité des Sarrasins se superpose celle des Francs. Beaucoup ont regretté d’avoir  fait alliance avec ces sauvages dans le but de se débarrasser des musulmans. Pillages et viols n’étaient pas en contradiction avec la Croix. St Gontran  évoqué en fin de VIéme siècle en est le parfait exemple.


750 : Le prince Abd –  Al –  Rahman fut le seul rescapé du massacre de la dynastie des Califes Umayyades perpétré par les Abassides à Damas. Il fit construire la mosquée de Cordoue. Il en fut proclamé émir en 756.


751  Pépin III Le Bref élu roi des Francs : Les mérovingiens ou ” Rois fainéants ” au comble de la déliquescence, sont écartés du pouvoir par une famille noble d’Austrasie actuel Est de la France et de la future dynastie des carolingiens.


752 ou 759  Narbonne* : Pépin le Bref,  fils de Charles Martel, appelé à la rescousse par les Goths, soulevés contre les Maures, expulse ces derniers et incorpore la Septimanie dans l’empire Franc. Création de la Marche de Gothie (ex Septimanie) pour se prémunir des sarrasins. A la faveur d’un revirement des Goths qui avaient massacré la garnison ennemie, son fils Charlemagne reprend Narbonne à  Abd –  Al –  Rhaman et semble t-il Carcassonne.

*Le siège aurait duré 7 ans.

Les catholiques peuvent à nouveau pratiquer leur culte.


777 : Sulayman wali de Barcelone et d’autres chefs Musulmans sollicitent le soutien de Charlemagne. En échange de la promesse de lui livrer le nord de la péninsule.


778 : échecs de l’expédition Barcelone-Saragosse et de Roncevaux.

D’où la vague des réfugiés Hispanis, chrétiens fuyant la religion de Cordoue et la répression engendrée par les susdites défaites. Émigration prolongée jusqu’à la fin du IX siècle. Aprision crée par Charlemagne au profit de ces émigrants, c’est à dire attribution de terres avec en contrepartie l’obligation d’assurer un service de protection armée face à l’ennemi au Croissant. C’était autant un moyen de repeupler le Fenouillèdes sans exclusive. Toute personne valorisant des terres incultes en devenait propriétaire au bout de 30 ans.

Ce serait consécutivement à la mort du comte Roland, dans une embuscade tendue par les vascons, des basques du parti des sarrasins, que Charlemagne aurait militairement réorganisé la région, en créant la Marche d’Espagne. Elle correspondait à l’actuelle Catalogne espagnole, soit au sud des Pyrénées et donc de la Septimanie. Selon l’analyse de René Quehen le Fenouillèdes dépend déjà du royaume d’Aquitaine, conçu par Charlemagne pour son fils Louis 1er Le Pieux, alias Louis  le Débonnaire de 781 à son couronnement à Rome jusques vers 882. Le Pieux est né en 778. Nous allons revenir sur ce sujet jusques en 863, réformes territoriales successives aidant…

Charlemagne accorde une charte de protection à l’abbaye de Lagrasse, fondée de fraîche date par Nefridius ou Nimphridius le premier archevêque de Narbonne. Elle connaîtra un rayonnement immense. Ses domaines vont s’étendre jusques en vue de Saint Michel de Cuxa. Une autre date circule, selon une charte dite de la fondation, datée de 799, aux archives de l’Aude ?

Les hispanis ont introduit une pléiade de saints dont : Assiscle, Colombe,  Cucuphat, Dorothée,  Eulalie, Fructueux, Just et Pasteur,  Juste,  Lèocadie, Ruffine,  Victoire,  Vincent… Ramenés d’Andalousie, Aragon, Castille, Estrémadure… Hormis le Fenouillèdes ils furent nombreux à être fixés  dans l’actuel département des Pyrénées Orientales, en Carcassés, Narbonés et  Peyrepertusés. Cette opinion est celle de l’abbé Sabarthés, la tendance actuelle est à les attribuer aux wisigoths comme St Félix de Gérone, St Julien, Ste Basilisse… Tout en considérant plus primitifs ces trois là.

Cartes de la Septimanie et de la Marche d’Espagne en 6.

Articles de Jean Paul Martin.


780  :1ère mention de l’abbaye de Saint Martin Lys ( Lez ), ancien ermitage de St Valcarne, dans le dénombrement de celle de Lagrasse. Les moines de la vallée de Valcarne avec ceux de St Jacobi* de Joucou  sont à l’origine de la création d’une grande partie des villages du Capcir, Pays de Sault et du  Donezan , en tous cas rattachés à ces abbayes.

* Selon une inscription datée de 768 mise à jour dans les ruines de cette abbatiale.


782 :  Première mention de Quillan / villae Quilianus dans les possessions de l’archevêque métropolitain  de Narbonne. D’après maître Louis Fédié Quillan figurait antérieurement dans les textes du Rhédésium en tant que Kilianus. Il reste à citer André Marcel : Quillan trouve vraisemblablement son origine étymologique dans le nom gallo – romain Culius ou Quelius.

L’évêché de Narbonne dès le IIIè siècle puis les abbayes de Alet, Lagrasse et St Polycarpe sont à l’origine d’innombrables cellaes ( Chapelles ) ecclésias, villas ou villarias. Ecclesia pour église sous entend une commune, le suivant un hameau à ne pas amalgamer à la villa romaine.


788 : Concile à Narbonne, le diocèse de Rennes est distrait de celui du Carcassés pour être associé à Narbonne. Ce qui englobe tout le Pays de Sault.


Vers 793 Bataille de Villedaigne : Guilhem de Gellone y arrête les Berbères, de là à parler de victoire franque serait inapproprié. L’ émir de Cordoue Hescham sous le commandement du vizir Abd –  E – l Melek conserva un énorme butin. Il faudra attendre jusques vers 797 pour que Guilhem puisse définitivement éradiquer la menace de l’émir Hakem. Il reste à préciser si cette bataille de l’Orbieu est un fait avéré ou s’il s’agit seulement d’un épisode de la légende de Philoména au XIIIè siècle.


795   A Propos d’énormités  : Guilhem crée la Marche d’Espagne, organisée en quatre comtés stratégiques, Carcassonnais, Fenouillèdes, Narbonnais*, Razés. Ainsi que le Roussillon et la Catalogne.

* A notre candide avis cette extension nordique de la Marche d’Espagne est d’avantage une réadaptation de celle de Gothie et antérieure à 785.

817 selon d’autres historiens ou 785 – 86 date à laquelle les Berbères ont été refoulés au delà des Pyrénées,  prises de Gérone puis de Barcelone livrées par leurs habitants. Ils vont resurgir périodiquement jusqu’au XIIe siècle. Voir les multiples contradictions par rapport à 778 et c’est pas fini…

Les habitants de cette entité militaire, la Marche, avaient obligation de prendre les armes si besoin était, sans que cela puisse exclure les trois mois annuels de service obligatoire. Un marquis , en résumé = Gouverneur militaire, était à la tête de chaque marche.

Pour René Quéhen comme maître Louis Fédié le Fenolhedés et le Razés, Perapertusés inclus auraient été érigés en comtés dés cette date, en citant l’ouvrage Marca Hispanica. Le Razés placé sous l’autorité comtale de Carcassonne. Le premier auteur a collaboré  et écrit simultanément avec Annie de Pous sur les mêmes sujets, mais leurs sources sont visiblement différentes, y en a t – il seulement un qui dit vrai ? Cette interrogation s’adresse, tous thèmes confondus,  à chacun des écrivains régionalistes figurant à la rubrique Liens et Livres.

A la tête de chaque comté était désigné un familier du souverain le comitis ou compagnon du roi. comitis ou comes sont à l’origine du mot comte, un chef militaire en charge des fonctions administratives, fiscales et judiciaires.


Vers 798  : Guilhem de Gellone également connu sous les noms de Guillaume d’Orange, Guillaume au Courbnez et en Catalan Guillem*. Ce cousin germain de Charlemagne, issu d’un mariage mixte Franc / Goth, en reçoit les pleins pouvoirs sur les possessions des Wisigoths en Septimanie dont le Razés –  Fenouillèdes, Capcir, Conflent, Donezan, Peyrepertusés, Roussillon,  Empuries, Pays de Sault..  Evènement quelquefois daté en 782.

Le comte Guilhem, de Toulouse depuis 781, confie le Razés – Fenouillèdes à son fils aîné Béra 1er en 806 selon la plupart des historiens**. Les comtes sont désignés par les Carolingiens, dans leur entourage et la métropole ecclésiastique de Narbonne à autorité sur le Razés –  Fenouillèdes jusques en 817.

* Les historiens  sous influence culturelle roussillonnaise plus particulièrement, ont maquillé dans leur langue les prénoms de tous les comtes Carolingiens de souche languedocienne, entre autres personnages. Ce qui explique que Willelmus ( Guillaume de la main du premier concerné ) apparaisse en Guilhem ,  Guillem et revient à tromper le lecteur insidieusement ou pas, on verra à la fin des années 1100  le côté ubuesque de la chose. Toujours en est-il que ces noms varient selon que le livre soit signé par un catalan, soit par un languedocien ou un français.  Des actes permettent une plus grande fiabilité en la matière, vous avez un aperçu des noms réels en introduction de la chronologie des années 1000.  Le rhabillage inné en catalan des patronymes languedociens de personnes installées dans le  66 est toujours d’actualité dans la vie courante.

** En 806 selon la plupart des historiens… Et si c’était une méprise du genre je m’inspire de l’ouvrage de mon prédécesseur, sans vérifier ? En 1880 maître Louis Fédié dans sa chronologie comtale :

La plupart des historiens ont confondu le comte Béra 1er avec un personnage du même nom qui était quelques années plus tard comte de Barcelone. C’est là une erreur manifeste que l’on relève facilement en vérifiant les dates.

Selon lui Béra 1er fut comte de 796 à 840. Depuis les bénédictins dom J. Vaissète, dom de Vic en 1733 avec leur Histoire Générale du Languedoc, les auteurs peinent à déterminer s’il y a eu ou pas homonymie.


798 : D’après un acte signé par deux prélats, mini dominici ( commissaires, juges mages) mandatés par Charlemagne, pour dresser un état des lieux des comtés, Il semblerait que Rennes le Château était une des principales villes de l’Aude au même titre que Carcassonne ou Narbonne. L’évêque de Carcassonne chassé par les ariens s’y serait installé.

  • Cartulaire du Capcir :  Un acte mentionne le Rhedesium ou Pagus Rhedensis, désigné Razés dès le XIIè siècle. Rhedesium = Diocèse de Rhedae.
  • A la fin du VIIIè siècle Théodulphe évêque d’Orléans et commissaire de Charlemagne cite  Rhedae. Traduisible en Chariots de voyage. Ce campement de wisigoths est devenu Rennes le Château.

– IXe siècle –

  • Au début du 9éme siècle Carcassonne demeure fortement imprégnée par les Wisigoths
  • 9e et 10e siècle Les Gardies ou Guardies. Ensemble de tours à signaux supposées destinées à prévenir  des incursions et débarquements Mauresques, effectifs dés le début du VIIIe siècle. Il n’en reste que des lieux dits : Bellegarde, un gros tas de cailloux à le Vivier, La Gardiole : à Puilaurens, Camps sur Agly, Campoussy, Cassagnes, Rabouillet, Tuchan, Duilhac ect… Evidemment il existait des vigies très antérieures. Les toponymes en bade en témoignent.

801 : Charlemagne repousse les limites de son empire de Gérone (785) à Barcelone. Qu’il confie à un comte qui s’y est brillamment illustré, Béra Ier fils aîné de Guilhem. Mais ce feudataire * comme tous ses homologues est doté au détriment des autochtones. On s’éloigne de la société égalitaire voulue par les wisigoths.

*Feudataire : Vassal récompensé.

Il n’est pas exclu que les villages du Fenouillèdes au suffixe en ach aient leur origine liée à ces événements, explications à la date 285.


804 : Guilhem de Gellone fonde Saint Guilhem le Désert où il se retira en 806, il en était temps pour le salut de son âme, il n’empêche qu’il sera canonisé.


806 : Béra 1er fils de Guilhem est comte du Razés –  Fenouillèdes, Conflent et Vallespir duc et marquis de Narbonne. Argila son aîné lui succédera vers 840 – 44.  Béra 1er comte de 806 à 820 selon les historiens postérieurs à Louis Fédié, voir confusion expliquée aux dates 798. Nous avons analysé trois chronologies comtales, autant d’auteurs et de versions !

Gaucelme frère de Béra est en charge du comté de Roussillon – Empuries. Mais notre carolingien à force de guerroyer finira par être fait prisonnier et être décapité, c’était à Châlon – sur – Saône en 834.

Béra et Gaucelme sont les fils de Guitburge alias Wilberga leur mêre supposée. Chacun collabore à la construction de St Guihem le Désert.


812 à 827 : Guilhelmund comte du Fenouillèdes. ! Panel de graphies de ce personnage :Willemond, Wilehm, Wifred, Wilfred, variantes en elmus et tout simplement Guillaume.


813 : Un événement contesté, le comte Béra 1er obtient auprès du Pape Léon III, le don d’un fragment de la vraie croix pour l’abbaye bénédictine N.D d’Alet. On attribue à Béra 1er d’avoir relevé cette abbaye, aussitôt placée sous la protection directe pontificale. Ce qui était censé permettre aux religieux d’échapper aux pressions laïques. Des privilèges analogues seront accordés à d’autres abbayes.


817 : Monasterium Sancte Maria Cubrariensis, l’abbaye de Cubières. Dans un statut d’Aix la Chapelle, Louis le Débonnaire accorde des privilèges aux bénédictins.


 

01 / 820 : Béra est accusé sans preuves de connivences avec les sarrasins. Soumis à l’ordalie, il fut vaincu, de fait déclaré coupable mais simplement proscrit par Louis le Pieux dit le Débonnaire 778 – 840. Un moindre mal, il sauva sa tête, l’ordalie* commençait à tomber en désuétude. Son demi – frère Bernard lui succéda à Barcelone, il est suspecté d’être l’instigateur de la calomnie. Willemond conserva le Razès.

  • Un historien de renom affirme qu’il a été décapité sur ordre de Charles le Chauve ? Décidément on trouve de tout chez les spécialistes du cru, mais encore…  Voir à la date 844.

* Ordalie : Par exemple avoir à tremper sa main voire son corps dans l’eau bouillante pour prouver son innocence devant Dieu, si absence de brûlures !. En 798 Charlemagne dépoussiéra la Loi Salique mise en place par Clovis, censée mettre fin à la tradition de la vengeance physique, remplacée par le paiement d’une très lourde amende en sous d’or sinon  en deniers en cas de crimes et méfaits ( Vols, blessures, mutilations,  respect du corps de la femme, injures, razzias – enlèvements de femmes, d’hommes pour l’esclavage…)


826 – 827 : Les sarrasins sévissent de la Cerdagne jusqu’au Carcassés.  Guilhelmund ou Guillemond ou Willemond un fils de Béra le comte du Razés après avoir fait des donations aux abbayes de Alet et de St Polycarpe, se range avec Aïzon, un seigneur goth aux côtés de l’émir de Cordoue. Manœuvre de Aîzon contre le comte de Barcelone Bernard de Septimanie comte de Narbonne, Toulouse, Roussillon, demi frère *à Béra Ier. L’appui des sarrazins permit à Aîzon de rentrer à Saragosse en toute impunité et avec un beau butin. Guillemond serait mort au cours de ces événements.

*Mariage de Guihem avec Cunégonde.


827  à 844 : Gaucelme et Bernard sont comtes du Fenouillèdes ensemble ou successivement selon R Quehen.


24 / 12 / 842 : La charte de donation par Charles ” Le Chauve ” de plusieurs villages en Fenouillèdes et en Peyrepertusés  en faveur du comte Milon, évoquée en pages d’accueil, donne les plus anciennes mentions du Fenouillèdes (Pago Fenuleto ).  de Caudiès, Monedarias ( Saint Paul ),  Amauriolae  ( Maury ), Folietes  ( Feilluns ou Fenouillet ?), Petraficta  ( Peyralade ? ), Casal Adroario ( Caladroi ), Maisons, Palairac, Tuchan … Les trois derniers, des paroisses du Peyrepertusés étaient convoités pour leurs miniers. Le pays de Peyrepertuse y est cité comme suit : Pago Petre – Pertuse.

Milon ou Miron ? Deux comtes qui pourraient n’en faire qu’un :

  • Milon comte de Narbonne ? D’ascendance Wisigothique déjà cité en 782 pour s’être emparé des possessions de Daniel  l’archevêque de Narbonne parti en Terre Sainte. Maître Louis Fédié communique des dates différentes, respectivement pour les trois premiers 842, 870, 812, en mettant en scène les mêmes personnages.
  • Miron un prénom à profusion et confusions…  comte de Bésalu, Cerdagne, Fenouillèdes…frère de Wifred ” Le Velu “

Peyralade se situe à la jonction de la voie ferrée avec la départementale 117 en amont de St Paul. Ce toponyme est une corruption de Pèira Levada, c’est à dire pierre levée. Il y avait là un dolmen dit les Tres Palets, arasé lors de la construction de la route nationale 117 et un menhir avoisinant 5 mètres de haut, le Touch plus récemment détruit. Petraficta est supposé désigner ce lieu.

L’appellation Pago Fenuleto, ramène à l’esprit le Pagi comprenez le pays ainsi désigné par les romains. Mais il n’est pas certifié que le Fenouillèdes en fut un.


843 : Sur une charte d’immunité de Charles le Chauve attestant de la donation de villages à Eleazar abbé de Cubières, il apparaît un changement dans la dénomination de l’abbaye, devenue Sancti Pétri de Cubièra. Selon le latin de Maître Louis Fédié, variable sur les ouvrages postérieurs.


 

844 : Charles II dit “Le Chauve” fils de Louis 1er le confie à Sunifred Ier le marquisat de Gothie, grosso modo du Rhône à L’Ebre. C’est à dire la Marche d’Espagne, œuvre de Louis 1er face aux Sarrasins, plus la Septimanie, soit les ” Départements ”  66, 11, 34, 30 et le 48 en partie. Sunifred était le fils d’un seigneur de Carcassonne. Lui même issu de Borrel comte d’Ausone. Sunifred était marié à Carcassonne et père de Guifred = Wifred le Velu. Ce dernier serait né à Ria non loin de Prades en Conflent. Biographies roussillonnaises par l’abbé Jean Capeille, mediterranees.net/biographies/capeille/

  • Rappel : Une grosse pointure de l’histoire locale, différente de l’allusion formulée à la date 820 situe cette nomination en 817… Longtemps après nous avons découvert à l’appui du Larousse que Charles le Chauve est né en 823 ! A quoi bon nommer les mis en cause, l’extension de ce mal chez les historiens catalans est comparable à celle d’un virus grippal. En dépit de notre vigilance le potentiel de ce type d’aberration demeure notoire dans ces pages.

844 / 845 : Argila aîné de Béra est comte du Razés Fenouillèdes. Il est déjà question d’un baron d’Aniort. Béra II fils ou petit fils ? à ce dernier reprendra le flambeau jusques en 870 selon R. Quehen.


844 à 864 : Les Vikings sévissent en Roussillon et à Toulouse. Raid de Hasting à Narbonne en 859. Ont – ils pillé en Fenouillèdes ?


845 : Première citation de Cuxous relative à l’église Saint Cyprien possession de l’abbaye de Lagrasse ( 11 ). Cuxous était alors un village.

  • L’abbaye Bénédictine de Sainte Marie d’Orbieu, Sancte Marie monasterium Urbionensis, antérieure à l’an 800 eut au cours de ses 10 siècles de rayonnement de nombreuses possessions en Fenouillèdes et en Roussillon, là y compris après le Traité de Corbeil en 1258. On retiendra Rivesaltes  dont ils furent les seigneurs jusqu’à la Révolution, pareillement à  Prades à l’occasion de sa première mention dans une donation de Charles le Chauve en 843. Pendant 7 siècles les moines camériers en seront les maîtres. Ils sont les initiateurs de grands travaux d’irrigation, tel le canal de Rivesaltes, sur accord du roi Sanche de Majorque (1311-1324). Captation des eaux de l’Agly sous le château de Pène. Curieusement l’ouvrage de la prise d’eau paraît avoir été conseillé et construit par les ingénieurs des États du Languedoc. G.Bile. Estagel et Tura l’antique Rivesaltes furent dès l’aube de la féodalité des fiefs  de Lagrasse. Des fouilles ont révélé les fondations d’un vaste bâtiment  attenant à l’église de Pézilla de la Rivière
  • Rattachement du comté de Razés –  Fenouillèdes au marquisat de Toulouse, donc hors Gothie et Marche d’Espagne. Cela jusques en 877 et selon Nené Quehen.

 

 

850 : Abbaye Saint Jacques de Joucou, on a vu qu’elle existait déjà en 768. Elle reçoit de Miron son alleu de Campagna en Pays de Sault, église Saint Jean comprise.


852 : Soulèvement contre Charles le Chauve, lequel coïncide avec un affaiblissement du pouvoir.


Vers 863 : Face aux révoltes comtales et à l’imminence du péril Maure, ces derniers sévissent en Catalogne. Charles ” Le Chauve ” établi la ” frontière ”  sur le massif des Corbières. Séparative de deux provinces, la Marche de Gothie au nord où domine Narbonne face à Barcelone en Marche d’Espagne au sud ( Curiosités : Voir en 778 et 795 )*. Ces  régions sont respectivement confiées à des marquis Francs, Bernard et Salomon comte de Barcelone. Le Fenolhedés avec le Capcir et le Conflent se retrouve dans cette Marca  Hispanica, le comté de Cerdagne-Bésalu. La future Catalogne. Bésalu du nom d’une localité aujourd’hui en Espagne. Autrement dit Wilfried le Velu dissocie le Fenouillèdes de la Septimanie.

* Sur ce qui précède, variation des limites administratives et des dates afférentes, les plus éminents historiens du cru divergent absolument, ils sont dans la confusion tous azimuts et c’est Déplorable,  à moins que plusieurs réformes territoriales rapprochées, allant de pair avec l’avancée vers le sud des troupes carolingiennes aient fini par brouiller les pistes ? Nous vous renvoyons en 795 sur Chronique de L’Humanité, Robert Maillard aux éditions Jacques Legrand, qui situe la création de la Marche d’Espagne au sud de l’actuelle frontière en Catalogne.

La ” frontière” de Charles le Chauve cours d’une ligne allant du col de St Louis à Salses. En passant très vraisemblablement ( délimitations communales ) au sud de la Torre del Far ou tour de Tautavel. Rien n’indique qu’elle existait déjà. Mais l’édifice actuel du XIIIe siècle est supposé succéder à un précédent, voir à la date 1020.  Une séparation au nord de Vingrau, Périllos, Col de Feuilla, Plateau de Leucate, n’est pas formellement écartée. La Marca  Hispanica s’étend au sud jusqu’au fleuve Llobregat.

C’est le début de la division entre Occitans et Catalans… Jusques là les langues catalanes et occitanes n’en faisaient qu’une, la langue d’Oc*... L’appellation région Occitanie de Carole Delga est à ce titre respectueuse des catalans, mais ce socle historique leur étant dissimulé…

Voir en 1002, 1080, 1235 et Toponymes occitans en Pays Catalan pour quelques vérités occultées.

Articles de presse de Jean Paul Martin publiés dans L’Indépendant.

 * A notre humble avis, nous préférons parler de langue romane comme précédent aux différenciations catalanes et languedociennes.

Seuls le Razés tel que nous le connaissons et le Pérapertusés ( Septimanie ) sont extraits de l’ancien comté de Razés et octroyés aux comtes de Carcassonne Acfred I et Oliba II par Charles Le Chauve consécutivement au soulèvement comtal. Le Razés faisait partie intégrante du Fenouillèdes jusque là. A notre humble avis l’inverse est plus heureux, le Pagus Rhedensis englobait également le Pays de Sault, le Donezan et le Termenés. Il va devenir un ennemi durablement.

Ce n’est que vers 1098 que le Roussillon sera appelé Catalogne et ses habitants Catalans.

Notons au passage et au regard des cartes actuelles de randonnées IGN, la relative abondance de toponymes spécifiquement d’Oc au sud de cette antique frontière soit dans tout le département 66 donc en terre Catalane jusqu’au cœur de l’espace péri-urbain de Perpignan, voir note Toponymie .


870 : Mention de Saint Paul dans la Marche d’Espagne sur une Charte de Charles “Le Chauve” . Le Fenolhedés à Wifred (ou Guifred) le fils de Sunifred, donc  de souche Languedociennne. Wifred est considéré comme le fondateur de la Nation Catalane. Voir en 1157. Ce comte d’Urgel et de Cerdagne aurait été nommé Marquis de la Marche de Gothie en 844 par Louis “Le Pieux”. René Quehen le fait succéder à Salomon dès 873. A vous de choisir !

Problèmes !

– Louis le Pieux est mort en 840.

– C’est plutôt Sunifred comte d’Urgel et de Cerdagne qui fut promu marquis de la Marche de Gothie par Charles le Chauve.

  • Wilfred serait né après 850. Le dernier marquis Franc de Gothie aurait été Bernard de Gothie, approximativement de 863 à 879. Il reçut en 879 une visite musclée du roi Louis le Bègue, pour refus de soumission au dit suzerain, fils de Charles le Chauve. Louis le Bègue quitta ce monde à son retour à Compiègne.
  • Selon René Quehen de 870 à 877, Miron – étilius un fils à Béra II, est comte du Razés Fenouillèdes.

872 : Charles Le Chauve accorde l’investiture du comte de Toulouse Eudes sur les comtés du Carcassés et du Razés. Louis Fédié cite Acfred Ier frère d’Oliba II de Carcassonne à dater de 870 et en tant que comte.

873 : Première mention de l’abbaye de St jacques de Joucou, monastérium sancti Jacobi de Jocundo in comitatus Redensis* à laquelle le comte de Barcelone fit don de ND de Formiguéres consacrée la même année par Sigebodus, archevêque de Narbonne et de Rhedae. En fait les donateurs seraient les frères Miron et Wifred. L’abbaye aurait été construite et dotée par les comtes de Carcassonne Oliba et Acfred, pour la céder à Wulfaricus alias Gulfaric le premier abbé de Joucou.

*Comitatus Redensis soit comté de Razés.

Vers 873 selon Dom Vaissette dans Histoire Générale du Languedoc, le Razés  Fenouillèdes – Peyrepertusés  sont une copropriété entre les comtes de Barcelone et de Carcassonne aux ascendants communs. René Quehen estime cela vraisemblable jusqu’à un partage vers 920 sans discerner à quel marquisat ce comté est assujetti, il cite Miron fils de Béra  avec Wilfred I et II.


877 : Capitulaire de Quierzy :  De pair avec un effritement de l’influence de la royauté, Charles le Chauve officialise une pratique courante, celle du don d’un domaine à tout serviteur méritant et à titre héréditaire. Auparavant à la mort du bénéficiaire il revenait au seigneur. C’est la genèse des fiefs et par voie de fait de la féodalité. Les comtés évoluent en principautés relativement indépendantes affranchies du pouvoir régalien, dirigées par Les Grands au nombre d’une vingtaine. C’est une des causes de la perte d’influence des carolingiens en étant trop généreux avec leurs vassaux méritants.


Vers 885 – 895 : Saint Théodard archevêque de Narbonne, il est à l’origine de la cathédrale Saint Paul Serge.


888 : Avènement de Eudes le Grand comte de Paris, fils de Robert le Fort ( lignée des Robertiens ) roi de France jusques en 898.


889 : Ou 908 selon l’auteur,  première trace écrite de Padern dans un document par lequel Charles “Le Simple” fils posthume de Louis le Bègue, atteste de la donation de ces lieux à l’abbaye de Lagrasse. Il n’avait pas 10 ans à cette date, Eudes venait d’être proclamé roi.

– Pétrolas : Première mention de Perles, écart de Fosse en direction de Vira et possession des moines de St Polycarpe, abbaye limouxine.


897 : Cette date parait insensée, voir en 842. Miro ou Miron fils de Wifred hérite du Fenolhedés. Un des rares personnages de son temps à savoir écrire. Ce qui n’était pas le cas du Roi de France. Il est comte de Fenolhedés, Conflent, Ripoll, Bésalu ect… Cela étant Wifred avait un frère du nom Miron, un autre marquis de la Marche d’Espagne. Toujours est il que les descendants de Wilfred se transmettront le Fenouillèdes jusqu’à Bernard III.


898 : Charte de Charles “Le Simple” faisant donation de plusieurs villages à l’abbaye de Saint Martin Lys, ses possessions en deviennent attenantes à celles de l’archevêque de Narbonne à Quillan. Elle avait rang de basilique et était dominée par une tour ou un clocher d’une hauteur remarquable. Il en ressort, n’en déplaise aux catalans, que le roi de France a autorité sur le Fenouillèdes, ce qui émane de nombreux documents jusques en 922.

A la fin du IXéme siècle évêchés de Toulouse, Carcassonne, Barcelone, Uzés, Urgel, rattachés à la métropole de Narbonne, c’est à dire l’archevêché. Ceux catalans dépendaient de Tarragone trop exposée aux musulmans.


899 : Première citation de Saint Arnac (villa Centernaco). Le site de ce joli village évoque Centernaro in pago Fonoledeso.

Première mention de Bugarach, villa Burgaracio ou Burgaragio* sur une charte du roi Eudes, dans les possessions de l’abbaye de Saint Polycarpe. La version origine Bogomile en est balayée. Eudes étant censé être au cimetière à pareille date, il faut peut être lire 889.

Pech de Bugarach : selon la légende les lutins Bugh et Arach implorèrent Jupiter pour délivrer le pays du cers. Jupiter exauça leur vœu en érigeant le Pech. Voir note géologie.

Au IXe siècle construction des chapelles pré-romanes. Caractérisées par leurs arcs outrepassés évoquant un fer à cheval, un temps assimilé au style mozarabe. Asymétrie à gauche de l’abside quadrangulaire par rapport à l’axe de la nef. Une allusion à la tête du Christ penchée sur son épaule droite. Saint Michel de Sournia aux deux églises jumelées, Sainte Eulalie à le Vivier et Sainte Félicité de Carthage également à Sournia méritent une visite. Saint Barthélemy de Jonquerolles à Bélesta est de la même époque. Bien que située en Conflent, mentionnons le joyau qu’est l’abbatiale de St Michel de Cuxa. Ses possessions se sont très rapidement et considérablement étendues en Fenouillèdes jusqu’à l’aube de la féodalité.

Ce type d’architecture d’inspiration Wisigothique aurait été assimilé par les musulmans consécutivement à leur conquête de l’Espagne.

– Saint Michel : la nef à abside voûtée serait postérieure et le pan de mur contre l’église primitive, un vestige de farahon. Voir ce mot au XIIe siècle.

Charles le Simple place l’abbaye de Cubières avec ses domaines sous la protection d’Arnaste, archevêque de St Just de Narbonne, reconduction en 922.


  • A la fin de ce siècle l’église est frappée de pourrissement et de luttes intestines, ce qui permet aux seigneurs de s’octroyer de nouveaux droits. L’église gangrenée par la dépravation n’était pas de force à s’y opposer.
  • Cartes commentées: Wisigoths, Al-Andalus, Septimanie, Marche d’Espagne… axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan
  • La Septimanie sur Pyrénées Catalanes.
  • Soucieux d’assouvir vos envies d’en savoir plus, nous vous soumettons des pages entières de Liens sur l’article éponyme.

– Xe siècle –

908 : Mention de l’église St Georges, Sancti Jordi comme dépendance de l’abbaye St Jacques de Joucou. Sise dans les gorges éponymes, en rive gauche sur une voie romaine et modeste témoignage d’un village depuis longtemps disparu.


vers 920 : Rattachement du Peyrepertusés au Fenouillèdes qui passe au comte de Barcelone Miron* fils de Wilfred. René Quehen, arguments démonstratifs à l’appui, situe à cette période le démantèlement du comitatus rhedensis, ses confrères historiens estiment que ce fut fait vers 870, Louis Fédié penche pour la fin du VIIIè siècle ? * Annie de Pous  le fait comte de 906 à 926 et R. Quehen de 920 à 928, à vous de choisir…


925 : Un acte concernant la vente au chapitre d’Elne par le vicomte de Narbonne  de la terre de Baixas ( Aujourd’hui catalane irréductible ) dans le comté de Fenouillèdes.  Les documents manquent et les catalans tendent à masquer * de telles vérités historiques dérangeantes de leur fierté, nonobstant cela ce n’était vraisemblablement pas un fait isolé. Il est attesté que au début des années 1000 plusieurs paroisses à l’entour appartenaient au Pays de Peyrepertuse donc au Fenouillèdes, voir les cartes.

* On l’a vu en pages A – Propos.  Le sites dédiés à l’histoire de ce village sont tous muets sur ce sujet.


922 : Première citation de Perpignan : Villa Perpiniani.


926 : Au décès de Miron, son fils Seniofred prend les rênes du Fenouillèdes. Il serait mort en 966 à Cuxa au cours d’un accident de chantier.


935 : Mention de N.D de Laval et de St Jaume.


951 : Cucuniano (Cucugnan) sa plus ancienne mention connue, dans un acte de donation à l’abbaye de Lagrasse.


30/07/953 : Consécration de St Michel de Cuxa qu’il fit bâtir par Sunifred II = Seniofred comte de Barcelone.


954 : Bulle de Agapet II pour Perles, Vira, Belvianes,  Cassagnes, le Caunil (Sancta Maria de Coronulis), Axat sous la forme vicus de Aldesate*, ( Vicus équivaut à village,  bourg ), Le Bousquet… possessions de Ségarius abbé du monastère de Saint Martin Lys. A l’identique de 950, le Fenouillèdes apparaît avec le titre de comté sur deux textes de ce pape.

* Donation d’un alleu à domnus Sancti Martini.  Aldesate puis Adesatus  de Aldae l’ancienne Atax et aujourd’hui le fleuve Aude qui irrigue Axat.


958 : Charte de Lothaire cédant à Saint Michel de Cuxa la vallée de Sainte Croix dans son intégralité. Aujourd’hui celle de la Boulzane. Mention de l’église Saint Laurent et du Mont Ardu où s’élèvera le château de Puilaurens, d’une gardie entre ce dernier et Fenouillet. L’endroit est actuellement désigné, le Roc de la Gardiole.Fontcouverte et Pla Llouby écarts de Rabouillet sont également cités comme limitrophes d’un alleu de Cuxa.


Vers 958 – 986 : Les moines de Cuxa bâtissent la tour – donjon de Puilaurens.


962 : Sunifred comte de Barcelone rend un jugement en faveur de l’abbé de St Martin du Lez, René Quehen.


966 : Transmission du Fenouillèdes, le comitatus Fenolietense*, Peyrepertusés compris, à la maison de Cerdagne.  Seniofredi* fils de Miron et comte de Bésalu lègue le Fenolhedés à son frère Oliba ” Cabreta ” comte de Cerdagne, lequel aurait transmis à son fils Pierre 1er. Oliba à t-il réellement eu un fils de ce nom. A qui se fier ? S’il est quelque auteur de crédible ? N’ayant pas de descendance, une partie de ce testament aurait été en faveur du monastère de Saint Paul de Fenouillet. On y remarque la première mention de ‘ Palmes ‘ et de ‘ Campoussy ‘/ Campo Ursino. Le champ d’Ursinus plutôt que le champ de l’ours. Une autre part au bénéfice de Saint Michel de Cuxa dont Tabernoles à l’entrée de Sournia et la chapelle St Michel dominant la Désix. Ce document est la plus ancienne mention connue de Sournia. Destination Campoussy.

Oliba est également maître des comtés de Berga, Conflent et Vallespir.

* Graphies selon le testament du comte.


974 : Première trace écrite de Pézilla de Conflent. Ecclesia Sancti Andreas In valle Poziliano in Fenoliotense. Dans une bulle de Benoit VI à propos des possessions de l’abbaye de Sant Père de Rodes. Saint André était perçu comme étant un des protecteurs des voyageurs, y aurait – il une relation avec la route antique qui suivait le cours de la Désix?


981 ou 988 : Fenolhedés Perapertusés érigé en vicomté. Bernard “Taillefer” fils de “Cabreta” en hérite, avec le Donezan. Ce serait lui qui aurait crée la vicomté.

L. Fédié affirme que “Taillefer” est le fils de Pierre Ier de Fenouillet.

Suite à un violent conflit depuis 978, traité entre cousins, Roger Ier comte de Carcassonne et ” Cabreta ” celui de Bésalu. Lequel annexe le Perapertusés qui incluait Cases  de Péne, Tautavel et Vingrau. Annie de Pous soupçonne que la possession du Pérapertusés était le motif de cette confrontation. Autant d’histoires que d’historiens, voici donc une synthèse de la version René Quehen en parallèle à celle de A. de Pous :

  • 980 / 981 : S’agissant de se réapproprier le Razés ( voir en 863 – 873 ), Oliba lui déclare la guerre mais il est battu vers St Hilaire, au lieu dit Les Batailles? De fait le Razés resta à Carcassonne.

Des auteurs affirment que Oliba aurait été le premier vicomte du Fenouillèdes. On lui doit la construction du château de Castelnou. Un plaid  s’y est tenu en 993, l’essentiel du gros oeuvre est attribué à cette époque. Il se raconte aussi que les seigneurs de Camélas un village limitrophe seraient à l’initiative de son édification. Toujours au Xe siècle une branche de la famille de Camélas a fondé celle de Fenouillet.

Oliba ” Cabreta ” finira sa vie sous la bure au Mont Cassin.


985 : La chapelle Sainte Croix à Lavagnac hameau de Lapradelle apparaît sur une bulle de Jean XV : Ecclesiam Sanctae Crucis cum castello.


986 : Acte par lequel le comte de Fenouillèdes (Cabreta) fit aller jurer des témoins sur les reliques de N.D. de Laval, qui est auprès du château. Ce qui suppose un procès.

Une bulle de Jean XVI unit St Michel de Valleta proche de Sournia à St Michel de Cuxa. NDLR : En supposant que la date soit exacte, il s’agirait de Jean XV.


03 / 07 / 987 – 24 / 10 / 996 : Hugues Capet  issu des Robertiens est roi des Francs, il succède à Louis V le dernier des carolingiens.

Al Mansour prend Barcelone. Hugues Capet promet son aide à son vassal* le comte Borrel. Mais il n’est pas en mesure de la concrétiser. Les Catalans se libèrent eux mêmes. On lit quelquefois que c’est le début de l’affranchissement de suzeraineté carolingienne sur la Marca Hispanica. * Détail généralement omis par les historiens qui gravitent autour de Perpignan et de Barcelone. Leurs dates de règne de Hugues Capet et de ses descendants sont souvent fantaisistes.


987 à 1108 : Les comtes de Barcelone ne se rendent plus à la cour du roi de France, ce ne sont pas les seuls. Voir en 877.


 

989 :  Première mention du château de Sixan aujourd’hui Saixa ou Saicha dans un acte de donation à l’abbaye de Saint Martin Lys par deux religieux, Sizibaut et Ermitrud. Il ne reste aucune trace, il devait se situer à l’emplacement de l’oratoire en montant de Roquevert vers Sournia, non loin de l’église pré-romane de Sainte Félicité de Carthage. Sinon un lieu dit Catla, en Catalan Catlla : château, à environ-un kilomètre au nord, à l’extrémité opposée de l’éperon rocheux. Autres éléments à la date 1243.


990 : A la mort d’Oliba Cabreta son fils, le chevalier Bernard “Taillefer”  est comte de Fenolhedés  – Perapertusés qu’il érige en vicomté. Il hérite des comtés de Bésalu, Berga, Ripoll. Le Donezan  également ou à son frère Guifredus* selon les historiens.

– Homonymie : Ne pas confondre avec Guilhem Taillefer, comte de Toulouse et marquis de Provence, descendant de Frédelon de Rouergue. Taillefer contemporain fondateur de la lignée des comtes de St Gilles,  de Provence – Toulouse,  marié vers 950 à Emma – Boson de Vénasque comtesse indivis de Provence, il reçut en dot les comtés de Forcalquier et du Venaissin. Cette particularité, l’indivision, est initiatrice de ce mode de transmission en Languedoc.

– D’après René Quehen :

  • Guillaume Arnaud est vicomte du Fenouillèdes – Peyrepertusés.
  • Il est le père de Arnaud et de Pierre.
  • Le Fenouillèdes reviendra à Pierre et le Perapertusés à Arnaud, après avoir été co vicomtes du Fenouillèdes.

* Guifredus selon la graphie de Bernard dans une donation ultérieure avec dans le même document les variantes Gifredi, Guifrede, Guifredo.


  • Les fouilles entreprises par David Maso à St Pierre de Fenouillet, permettent de dater un castrum du Xe siècle, bâti sur un fort carolingien. L’occupation de l’oppidum remonte à l’âge du fer. La Vilasse surveille un axe stratégique médiéval, la route Carcassonne – Limoux – Prades par le col de St Louis. Cette voie grâce aux découvertes faites à Fosse et à Prats s’avère avoir été fréquentée par les romains. Entre le col de St Louis et Rennes le Château elle porte le nom de Chemin de César. Une hypothétique antériorité minière n’est pas à écarter, cuivre, fer, or dans les environs.

994 : Castrum Novum / Castelnou : Le Château Nouveau, sa première mention en référence à celui de Cameles / Camelas. Castelnou dans les Aspres, va rapidement devenir le siège administratif et militaire du comté de Vallespir. Il est le berceau des de Fenouillet. Le gros oeuvre est du X ème siècle.


996 à 1031 : Règne de Robert II Le Pieux fils de Hugues Capet, sacré du vivant de son père. En fonction des historiens cette particularité est attribuée à son fils Henri I sur le trône de de 1031 à 1060.


997 : Al Mansour rase Saint Jacques de Compostelle. Ce qui eut un retentissement considérable de même en 1009  la destruction du Saint Sépulcre par le calife Al Hakim.


Xéme siècle Tensions entre les comtes de Toulouse et de Barcelone, unis par des liens matrimoniaux. Souveraineté de la maison comtale de Catalogne qui ne prête plus serment d’allégeance aux rois carolingiens, à partir de 936. Voir en 1172. Même abstention du comte de Toulouse.


– XIe siècle –

  • Rappel introduction : Diverses assertions ci-dessus et suivantes sont susceptibles d’être frelatées par les historiens catalans, sans pouvoir déterminer lesquelles.
  • XIe au XIIIe siècle troubadours occitans.
  • Un particularisme occitan, une très large majorité de paysans sont propriétaires. Lors de la succession il n’y avait pas de partage, le droit d’aînesse prévalait sauf exceptions géographiques. Ce cadre à tenu jusqu’à la croisade des barons du nord. En Roussillon, pas de serfs, l’esclavage y est commun, les templiers y auront recours comme en Occitanie.
  • XIe au XIIe siècle Art roman.

Le Fenouillèdes se hérisse de fortifications. Mis à part les guerres entre comtes ou évêques, la menace mauresque est très inquiétante. Il faut prévenir les pénétrations par voie maritime et terrestre. Fondation des castras et castelnaux, noyaux d’habitat fortement agglomérés et dominés par un château selon la définition de Baudrel en citant Prats. Il n’en subsiste qu‘une imposante tour à signaux, appartenant au réseau des farahons communiquant avec le château comtal de Castenou. Le dénombrement de 1503 révèle que François de Peyrepertuse, un des enfants de Gaston de Peyrepertuse né de Bruyéres (Chalabre) tient le château de Prats c’est l’unique mention que nous en connaissons.  Depuis toute trace au sol en a disparu, de même dans la mémoire collective des pratséens, hormis la désignation du haut du village :  Lo Castèl. D’où des controverses quand à son lieu d’implantation et à sa réalité historique.

Vues aériennes : fondation-patrimoine.org/les-projets/tours-a-signaux-medievale-de-prats-de-sournia

D’autres auteurs situent la période des Castras à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle.

Ce sont les débuts de la seigneurie banale. Les communautés sont soumises au violences des chefs locaux, les premiers seigneurs. Les paysans tombent dans le servage, dans la peur du seigneur comme de celle du diable. Certains de ces seigneurs étaient initialement des châtelains choisis par le comte, avant de s’accaparer les biens dont ils avaient la garde, cela aurait été le cas à Peyrepertuse.

Ci-dessus il est question de Prats de Sournia déterminant instauré en 1933 pour cause d’homonymies et source fréquente de méprise quant à son origine. Prats n’est pas et ne fut jamais un écart de Sournia. Paradoxalement Prats de Rabouillet eut été plus logique, l’amitié entre ces deux villages est scellée dans quatre siècles de seigneurie commune. Dans le même registre on s’étonnera de Centernach devenu Saint Arnac et de Pezilla de Conflent (depuis 1933), en plein Fenouillèdes ?

Autrefois Pesilanet. Conflent, corruption de confluent peut-être une référence aux nombreux recs qui dévalant de Prats rejoignent la Désix aux abords immédiats du village. La plupart des auteurs font un amalgame entre Conflent et le confluent de la Matassa. Mais il se situe aux Albas à quatre kilomètres en aval sur le territoire de Feilluns ?Il faut hélas une fois de plus émettre la remarque suivante. Les interprétations ci-dessus ressemblent étrangement à des délires de pseudo  –  historiens, suivis des plagiats habituels sans volonté de vérification. Ont ils eu celle d’enquêter sur place ? Sur place donc il est mis en avant, une référence à l’appartenance historique vers 863 à 1258. Au temps ou les moines de St Michel de Cuxa y produisaient leur vin. Mais alors pourquoi pas Pézilla de Cuxa ? Mieux la page XXII  du volume 1 d’une thèse relative aux chartes du Mas Déu précise Pézilla de Fenolhedés à l’époque médiévale !

Depuis l’époque romaine et plus particulièrement à la fin du Xe siècle jusqu’au XIIe, famines et épidémies innombrables. Au point de contribuer à la crainte de fin du monde pour l’an 1000.

 

Quelques prénoms à la mode

Selon des actes de la couronne de France et les mêmes répétés sur les chartes de la commanderie du Mas Déu ( MD = relevés uniquement au Mas Déu sous réserve d’une recherche plus exhaustive ) en Pays catalan, sauf mentions complémentaires, du IX ème au XIV ème siècle , le I final varie avec le O :

Alphonse – Alfonsi, Alfonso,Ildefonsi MD,  Ildefonsus MD de la main d’Alfons II ou son notaire? Formule applicable aux suivants,

Arnaud – Arnaldi*, Arnalus, Arnaldo, Arnau MD, Arnulfus,

Béranger – Berengarii* , Berengario , Berengarius,

Bernard – Bernardus -,Bernardi, Bernardo,

Bertrand – Bertrandi*, Bertrandus,

Ermengard (e ) – Ermengaud , Ermengaldus, Ermengaudus, Ermengau MD

Eve – Ava, Avae.

Fenouillèdes – Faunolitense façon Bernard Taillefer en l’an 1000, de Fenolleto*, Fenoletensis*, Fenolletensis*, Fenolletensem*, Fenoledesio,

Gérard – Guiraud ( e ), Guiraudi. De nos jours c’est un patronyme.

Guillaume – Guillelmi* , Guillelmo, Guilelmi, Guillelmus de Petrapertusa de la main de Guillaume de Peyrepertuse** en 1240 ou…

Hugueti de Karamanho*

Jacques – Jacobi, Jacobus abondants pour un Jacobum MD,

Jean – Joannes, Johannis,  Joannem,

Laurent – Laurencio, Laurentio,

Olivier – Oliba, sinon Olivario et Oliverio dans une lettre de Louis IX.

Pierre – Pétri* , Petrus* , Petro et Petrum* , Petrus,

Raimond – Raimundus de la plume de Raimond Trencavel en 1157 , Raimundi* selon St Louis en 1256, Raymundus MD, Raymundo MD, Raymundi MD et un Ramon MD en 1309 pour une profusion des précédents, Raimundum MD de la main de Raimond Bérenger ou…

, Nunez Sanche – Nunoni Sancio , Nuno Sancii en 1226 par lui même,

Seguier –  Siguarii de Petrapertusa*

 

* Dénichés aussi dans des actes de Pierre de Fenouillet au XIII ème siècle avec les suivants. Sont ils de sa main ou de celle de son notaire?

Nunonis Sancii,

Ludovico VI,

Amalrico Narbone, Amalricus, Amalrici, il s’agit du vicomte Aymeric de Narbonne.

Geraldi de Redorta, au feminin Geralda.

Jordani de Gluiano,

Rogerii catalani,

Otoni de Trilano.

 

** Dans la même soumission de Guillaume de Peyrepertuse :

Adae de Miliaco pour Aude de M. en présumant l’omission d’un L après le A initial.

Cuguniano pour Cucugnan.

Gaucelinum de Canesuspenso pour Gaucelin.

 

Vers 1000 : Sur nomination du comte Bernard, Pierre 1er est vicomte de Fenolhet, il serait  fils d’un seigneur de Camélas, les prénoms sont identiques dans les deux familles. La famille de Fenolhet ne tombera que suite à la Croisade contre les Albigeois et le traité de Corbeil, comme sa branche de Peyrepertuse. Pierre 1er fit construire le château Saint Pierre d’après le monastère dédié à ce saint, fondé par “Taillefer” à Fenollet en 1010.

25/03/1000 : Acte d’union à Cuxa du monastère de Saint Paul afin de mettre un terme au relâchement de la vie monacale. La bulle de Serge IV de 1011 correspondrait plutôt à la dotation de cet établissement St Paulais. Pierre de Fenouillet et Arnaud y sont témoins, sans être cités avec le titre de vicomtes.


1001 : Première mention de Séquere : Saccaria.


1002 : Premier texte écrit en Occitan.


1003 : Donation de Guillaume Arnaud de Fenouillet à l’abbaye de St Martin Lys.


1010 : Charte de Bernard Taillefer pour la conversion en prieuré de l’église de Pétra Lata (Lapradelle), dépendance de l’abbaye de St Martin Lys. Ce monastère fut fondé au IXè siècle. Philippe Coquin est de ceux qui contestent le lien Lapradelle- Pétralata en citant Lluis Basseda qui nomme L’église de Peyralade Sancti Pétri in Pétralata.


1011 : Bulle de Serge IV qui fait mention d’alleux concédés à St Michel de Cuxa ? Par le comte de Bésalu Bernard dit Taillefer, selon une version communément admise. Y apparaissent sans exhaustive :

  •   Prugnanes : Ecclesia Sancti Martini In villa Prinianas. Définition de villa en 782.
  •   Prats de Sournia : In villa pratis.
  •   Cabannas : Cabanes de Fosse.
  •   Castrum de Puilaurens : Castrum etiam Sancti Laurentii.
  •   Eglise Sainte Félicité à Sournia, In Castellione. Celles de Saint Just de Corbos et de Coumo Caude, chacune non loin de Sournia avec alodium villa Arcanis / Arsa…
  •  L’alleu de Triliano ( Corruption de Trilianum ? ) soit la première mention de Trilla.
  •  N.D de Laval, Caldarius (Caudiès),

– Étymologies de Caldarius : De calidus, chaud, du fait de la proximité d’une source thermale, caldarius signifierait chaudron, marmite en référence aux marmites d’érosion de la Boulzane, la pairola de Golhens. Un chaudron est représenté sur les armoiries de Caudiès* ou Cauderia et ses variantes. Pour ceux qui ne sont pas occitans : Pairol ou pairola sont des formes diminutives de paire, visant à éviter la confusion avec le sens premier qui est père. Le pairol c’est  le chaudron et la pairola la marmite. * Et sur celles de Saint Laurent d’Arsa à Sournia.

  •  Sequere : Alodem de Palma vel de Sachera…  C’est à dire un alleu s’étendant sur Palmes et Séquere. Ce sera du XIIe au XVIIIe siècle une étape des moines cisterciens de Fontfroide à l’occasion des transhumances à destination de Mantet. Villa Saquaria sur le n°10 des Cahiers D’Ille et d’Ailleurs.
  •  Cases de Pêne : Première citation du castellum Penna. Il semblerait que le castrum (village fortifié) était détruit en 1263. A cette date le village avait été déplace sur la rive gauche. Son territoire fut rattache au prieuré Augustin de Sainte Marie d’Espira en 1267 (G.Bile) L’ermitage du XIVe siècle occupe la chapelle castrale. Cases de Pène fut détaché du  Perapertusés bien avant Vingrau et Tautavel. Hommage prêté à Jacques 1er le Conquérant en 1244.
  •  Vira

A bien lire le texte de la susdite bulle mais présentée par Geneviève Gavignaud  – Fontaine agrégée d’histoire, une partie au minimum de ce ci – dessus aurait été en faveur du monastère de St Pierre de Fenouillet – Sancti Pétri Feniliotensis selon la graphie du susdit document. Elle énumère les églises de St André, St Martin de Prugnanes, St Jaume et  ND de la Val, les allodiums de villa Arcanis, Ste Félicité… S’agirait il de deux bulles ?


1012 : Donation de ” Taillefer ”  à son fils Guillem ” le Gras ” des châteaux de Tautavel, Cases de Pène et du village de Vingrau, alors compris dans le Perapertusés.” Taillefer ” cède tous ses droits à Saint Michel de Cuxa sur l’intégralité de la vallée de la Boulzane, avec Aigues bonnes.

– Première mention de Ansignan, Villa Ansiniano (L Basséda).


1017 : Première mention de Lansac, Olonzach dans un écrit relatif à l’église St Just, sise dans le village. A priori depuis ce dernier a été reconstruit au bas de la colline et de Olonzach ,Alansac on est arrivé à Lansac.

–  Fondation de l’évêché de Bésalu, les vicomtes Arnaud et Pierre de Fenouillet sont cités.


1018 :  Bernard ” Taillefer”  donne à sa fille Garsinde, les revenus de Peyrepertuse et de Quéribus en dot de son mariage avec Béranger ou Berenguier duc et vicomte de Narbonne. Revenus ou domaine utile transmissible aux vicomtes à venir. Ceux de Narbonne jouissaient de droits similaires à ceux d’un comte depuis le partage de vers 865.


1019 : Premier mention du castrum de Peyrepertuse et de son église, éclesia Sanctae Marie de Petrapertusa. L’ emplacement exact du castrum ne serait pas pas déterminé?


1020 : Première mention connue du château d’Aguilar, en tant que propriété du comte de Fenouillèdes; Du château  de Fenolhet et d’un castrum à Quéribus ( Popia cherbucio ) dans le comté de Bésalu.

1020 ou 1021 selon les écrits : Bernard donne le Fenolhedés avec la Turris de Triniago*, le château de Peyrepertuse, l’abbaye de Cubières, les châteaux de Quéribus et Tautavel à son fils aîné Guillem , peu avant de se noyer dans le Rhône. L’acte mentionne que les deux derniers sont situés sur la frontière du Roussillon, celui de Tautavel en comté de Fenouillèdes. Cette ” Frontière ” serait – elle  la limite communale de Tautavel avec Cases de Pène et Espira de l’Agly curieusement fixée sur  le bas du versant sud de la ligne de crêtes ?

– A son fils Hug l’alleu** de Campo Ursino, c’est à dire Campoussy, Cassanias (Cassagnes) et Casal Adroario ( Caladroi ).

– A sa fille Adaliz, l’alleu de Olokag, si vous préférez : Lansac.

A. De Pous cite deux dates, 1012 et 1020 pour Cases de Pène, Tautavel et Vingrau.

– Au monastère de Saint Michel de Cuxa, l’alleu de Tavernulas. Aujourd’hui disparu et qui se situait à l’entrée sud de Sournia. Saint Barthélémy de Jonquerolles figure sur ce manuscrit.

* La tour de Triniach aujourd’hui disparue devait se situer à 2 km en amont de Latour de France sur la rive droite de l’Agly vers St Martin. Emplacement présumé par Pierre Ponsich.

** Alleu : Terre de libre et pleine propriété généralement attribuée à titre héréditaire, exemptée d’hommage de certaines redevances dont le cens (loyer),  par les comtes Francs à quelque vassal méritant. Charge à ce dernier d’assurer la sécurité de la frontière proche.


1022 : Excommunication du comte de Bésalu, Guillem “Le gras” pour avoir dépouillé plusieurs monastères dont Saint Martin Lys. La crainte de la fin du monde en l’an 1000 s’étant dissipée. Mais la peur du diable est subtilement entretenue par les ecclésiastiques. Des seigneurs furent tentés de reprendre par la force les biens offerts à l’église. Baudrel situe la ruine de l’abbaye de Saint Martin en 1070.

On doit à Robert le Pieux  le 1er bûcher cathare à Orléans. Douze chanoines des plus instruits de la cathédrale périrent par les flammes. En ces temps obscurs une simple raillerie du culte établi ou de l’adoration des reliques relevait de l’épuration ethnique. Mais le catharisme trouvera son essor dans le terreau de la dépravation durable de l’église chrétienne.


1023 : Mention de Palmes dans une donation à Saint Michel de Cuxa. Palmes en amont de Campoussy constituait un alleu avec Sachera. Graphie de Séquere au XIe siècle.


1026 : Première mention de Trévillach sous la graphie Trivilanum. La forme occitane Trevilhac apparaîtra au XVIIe siècle.


1027 : Première assemblée dite de Paix et de Trêve ou Trêve de Dieu à Toulouges. Réunissant les représentants du clergé, de la noblesse et des villes royales. Instaurée par Oliba, afin de mettre un terme aux violences seigneuriales le jour du seigneur. Les contrevenants encouraient les pires peines papales. Réitération de dispositions remontant à 419 et au au concile de Tolède de 681, l’inviolabilité de l’église, de son cimetière et des maisons qui y sont construites dans un rayon de trente pas. Ce sont les origines de l’habitat très densifié autour des églises. Les récoltes y étaient mises à l’abri des pillages, constitution de celliers ou ” Celleras ” en Roussillon.


1045 : Consécration de l’église de St Martin Lys venant d’être reconstruite, par Guifred évêque de Carcassonne.


1047 et 1068 : Plaids de Corneilla de Conflent: résolution provisoire d’un conflit opposant le Fenolhedés et le vicomte Udalgar 1er à Bernard II  comte de Cerdagne et fils de ” Le Gras ” Ce dernier aurait été comte du Fenouillèdes de 1070 à à 1095 d’après R. Quehen. Seulement jusques en 1070 selon A. de Pous.


1050 à 1141 : Les sauvetés : en réaction aux débordements de la féodalité, établissement sous l’égide de l’Eglise d’enclos ecclésiaux censés être inviolables. Voir en 1396 relativement à St Laurent de Sauveterre.

Développement de la seigneurie banale. Morcellement en un écheveau de droits nobles et ecclésiastiques fréquents sur un même village. La population était incluse comme le bétail dans les transmissions de biens entre seigneurs.


1052 à 1064 : Guillem II “Trimus” comte de Besalu, fils de ” Le Gras ” se marie à Stephania d’ou un fils, Bernard III comte de 1070 à 1111 ou de 1095 à 1111 ? Respectivement aux dires de A. de Pous et de R. Quehen.


16/07/1054 : Scission définitive de l’église Catholique romaine, de l’orthodoxie chrétienne byzantine. Conflit larvé depuis le VIII siècle.


1056 : Guifred* archevêque de Narbonne et Guillaume – Raymond, abbé de St Pierre de Fenouillet, affectent l’église Ste Eulalie de Trignac et celle de N.D. de la Tour** au monastère de St Pons de Thomières, Geneviève Gavignaud – Fontaine.

* Gaufroy ou  Guifred de Cerdagne, aurait été fait archevêque à l’âge de 10 ans !

** N.D. des Anges du très ultérieur Latour de France.

1060 ; Disparition sans descendance de Roger III comte de Carcassonne et du Razés. Le rang de Roger est soumis à des fluctuations… Ermengarde en hérite pour finalement le revendre rapidement à un parent, le comte de Barcelone alors que celui de Foix était l’héritier testamentaire.

1067 : Le 6 des nones c’est à dire le 02 mars, vente du comté de Rhedae, le comitatus Rhedensis à Raimond Béranger II. Ce qui englobe le Fenolhedés, le Donezan, le pays de Sault, le Termenés et le pays de Peyrepertuse moyennant 1100 onces d’or. Ramon Bérenger* le restitue en tant que fief à Trencavel qu’il institue vicomte et de fait son vassal.  Raymond Bernard Trencavel en hérita par son épouse Ermengarde la sœur du défunt. Udalgar Ier de Fenouillet est témoin de la succession.

* Ce nom ” Catalanisé ” est fort probablement des plus fantaisistes s’agissant d’un descendant de Charlemagne, on est dans le même petit arrangement que St Guihem de Gellone devenu St Guillem.  Raimond Bérenger est la seule graphie du Larousse, nous avons trouvé un acte ou il se présente ( Lui ou un de ses descendants homonymes ) Raimundum. D’autres explications en point de chute de ce siècle ( Un Comble ) et précédemment à la date 798.


 

1070 : Bernard III comte de Bésalu unit l’abbaye bénédictine  de Saint Martin lys à celle clunisienne de Saint Pons de Thomières, Udalgar et son fils y sont témoins, pareillement Ermengaud de Triniach. La règle s’était trop relâchée à Saint Martin, descendu au rang de prieuré sous l’autorité de l’abbaye de St Pons. Dépouillé la même année par les seigneurs, selon le récit  dépouillé est remplacé par ruiné, ce qui porte à confusion.

– Première mention du château de Peyrepertuse.

– Selon un acte le Fenouillèdes est dit situé en comté de Vallespir. Cela étant de nos jours il est étiqueté Catalan ( Sic ) par les historiens.

–  Raymond Béranger II finalise son absorption du comté de Carcassonne.

–  Hommages prêtés à Bernard III par Petrus Udalgarius vicecomite fenoliotensis, Arnald Guillem et son frêre Guillem Pétri vicecomes Foliotensis pour les castrums de Tautavel, Popia à Soulatge, Radigsive = Rasiguères ( Château de Trémoines ? ) Petra pertusa, Kerboc =Quéribus, Fenouillet, Penna = Cases de Pène, l’abbaye de St Paul et la villa Maury, la torre de Tringag ( Triniach ) et son château, Ruffian = Rouffiac, Cugunianno = Cucugnan. Le vicomte de Narbonne rend aussi hommage à Bernard III pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés.


Vers 1073-1078 : Acte d’évacuation des abbayes de Saint Martin Lys, de St Paul, de l’église et de la villa Maury par Pierre Uldager II ( Uldargar ) vicomte du Fenouillèdes ( Vicecomes Fenolietensis ), adressé à son seigneur le comte Bernard III, petit fils de Taillefer. Logiquement cette procédure précède la dite union de 1070. Le vicomte de Fenolhet renonce aux revenus qu’il y percevait. Il en fit de même à propos de l’abbaye de St Paul rattachée à celle de Moissac. Comme les privilèges d’exemption, cette restructuration avait pour objet de protéger de toute influence des évêques et des seigneurs laïcs, en les plaçant sous l’autorité directe du Vatican.


1073 : Raymond de Peyrepertuse unit l’abbaye de Cubières à celle de Moissac. Elle même relève de Cluny. Motivé par sa décadence et avec l’accord du comte de Bésalu et de l’archevêque de Narbonne.


1074 : Le château de Fenolhet est de ceux remis en gage au comte d’Empories pour le respect des clauses d’une convention ratifiée en 1085.


1080 – 1100 : Premiers textes connus en catalan, d’origine féodale dont le Serment de Paix et Trêve du comte Pere Ramon de Pallars à l’évêque d’Urgell. Utilisé aux siècle suivant dans les documents administratifs.

1083 : Bernard Aton profitant de la minorité du comte de Barcelone, usurpe avec l’appui du comte de Foix, les comtés vendus par sa mère Ermengarde, il reprend la cité à Carcassonne.

  • Sous Bernard Aton édification du château comtal de la cité de Carcassonne. Renforcement des forteresses du Razés au Termenés ( 1080 – 1130 ). Une seconde ligne de défense s’arme d’ouest en Est à :  Puilaurens, Fenouillet, Camps, Peyrepertuse, Padern, Molhet, Quéribus, Tautavel, Opoul …

1085 :Première mention de Caramanno / Caramany, alors sis à l’Horto, aux alentours du cimetière. Voir en 1307.


27/11/1095 : Concile de Clermont. Urbain II préche la première croisade, libératoire des lieux saints. Laquelle le 15 août de l’année suivante partira du Puy en Velay et de Toulouse. Avec à sa tète le comte Raimond IV de Toulouse dit de Saint Gilles.

–   Le premier à arborer la croix Occitane ou Raimondine. A en croire la légende et avec le socle réel que cela implique. Voir en 412. Héritée de celles des églises byzantine et copte d’Alexandrie. Connue sur les possessions des comtes de Toulouse bien avant la croisade.

–  Depuis 1046 de St Gilles est duc de Narbonne, charge transmise à ses descendants.


18/06/1096 : Urbain II à Alet. Il serait passé à N.D de Laval.


A la fin du XIe une langue unique était en usage de Barcelone à Perpignan en passant par le Fenouillèdes, c’était le Catalan* !

Pour mieux cerner cette assertion de nature à laisser pantois un languedocien, une lecture préalable de l’article Toponymes Occitans en Pays Catalan, liens compris, est souhaitable.

* Aux dires de M. Henri Guiter alias Enric Guiter, 1909 Céret – 1994. Docteur ès – lettres, professeur de catalan à la faculté de Montpellier. Poète, auteur dramatique, linguiste… D’expressions catalane hors exceptions. Ce serait comique si de telles allégations ne faisaient pas référence pour la propagande émise depuis les milieux que cela avantage. Un des Historiens du choix proposé en Liens et Livres semble douter du sérieux de cette affirmation.

L’avis de Simon Jean aux XII – XIII èmes siècles : La langue roussillonnaise de l’époque était très proche de l’occitan, les chartes le prouvent

Je vous propose d’autres sources vous permettant de sortir du lavage de cerveau, en s’adressant tout particulièrement aux habitants des Pyrénées Orientales. De nos jours en Fenolhedés chacun sait que au pied du Canigò, on ne s’exprime point en catalan mais selon un dialecte occitano – catalan autrement dit. Le roussillonnais. C’est à dire que l’occitan est dominant, on a vu que le catalan a commencé à partir des années 900 à se différencier de la langue d’oc dont il émane. Une réalité généralement méconnue des principaux intéressés, à mieux divulguer puisque cela semble être un sujet tabou vu du Castillet ou sauf exception les gens restent incrédules à cette annonce. Du pareil au même lire C. Camps, professeur de catalan à l’université de Perpignan, dans l’encyclopédie Bonneton Pyrénées – Orientales Roussillon. Ou encore Liens entre l’occitan et le catalan. Un retour utile en pages A Propos.


  • Dans les dernières lueurs du XIe siècle, les Maures auraient durement sévi en Conflent. Jean Abélanet cite un historien du XV siècle qui en fait la légende fondatrice de Saint Martin du Canigò, en remarquant que les dates ne sont pas en adéquation. L’abbaye selon les ouvrages à été soit construite, soit consacrée en 1001 ou 1007. L’épisode mauresque se serait déroulé en 1035. Une variante ou une adaptation situe la tragédie sous le pontificat de Serge IV 1009-1012, toujours à St Martin d’Envalls sur le chemin d’Angoustrine aux Bouillouses.

– XIIe siècle –

  • Du XIIe au XIIIe siècle la région devient une terre d’accueil de Cathares fuyant les bûchers du nord, du centre, de l’Est et d’Allemagne.
  • Du XIIe au XIIIe  siècle. Les farahons : réseau de tours à signaux convergeant sur le château Comtal de Castelnou tout en permettant d’alerter les châteaux alentours, par le biais de trois principales, Força  Réal  à l’endroit de l’ermitage, Batère, La Torre del Far. Selon l’hypothèse qui tend à prévaloir. Mais des origines Wisigothiques ou Carolingiennes ne sont pas formellement exclues, même de nos jours par les spécialistes de la question. D Baudrel attribue les tours de plan quadrangulaire à l’instauration de la seigneurie banale (voir à castra). Bref la contradiction règne entre eux. Des sept recensées en Fenouillèdes on retiendra, celle de Prats en bon état de conservation mais rabaissée à 12 m de haut lors de sa reconversion en horloge. Son rayon visuel porte très au delà des trois ci-dessus, qui se situent dans une fourchette de 20 à 28 km. On peut citer également celles du château de Bélesta, de l’ancien Lansac et de Roquevert.

Les auteurs qui décrivent la tour de Prats isolée de tout château, sont dans l’erreur complète. Voir ci-dessus au paragraphe ‘Castras’. Comme quoi même les historiens les plus fiables peuvent commettre ou répéter à leur corps défendant des contre vérités. A propos de ce village et d’éventuels antécédents, il y a lieu de revenir sur la mémoire collective. Il s’y racontait à la veillée que cette tour servait à  alerter des invasions berbères par voie maritime. Si avéré, peut être une construction antérieure, telle une gardie ? La terreur Maure fut d’actualité jusqu’aux années 1100.

Le farahon désigne la cage en fer dans laquelle était  allumé le feu par le farahoner. Les feux étaient codifiés en fonction de l’éloignement de l’ennemi et de l’importance de ses effectifs. Les Farahons ont été logiquement en usage jusqu’au traité de Corbeil pour leur fonction initiale. Les siècles suivants ayant été fréquemment agités, ils ont du être réutilisés face aux menaces des grandes compagnies , des Espagnols, des Huguenots ect.


1103  Latour de France : Mention d’un canal d’irrigation dont la prise d’eau se situait dans le méandre de l’Agly ceinturant le village, oeuvre de l’abbaye de Lagrasse. Il s’agit du canal d’Estagel.

01/10/1107 : Sur la fin de sa vie Bernard III épouse la fillette du comte de Barcelone, Ramon Berenger III. Les jours suivants ce dernier reçoit tous les comtés dont le Fenolhedés-Perapertusés, selon le testament de Bernard III qui n’avait pas de descendant. Le comte de Narbonne domine sur le Fenouillèdes en tant que vassal du comte de Barcelone. Lequel est tenu de rendre hommage au roi de France. La rapacité du petit comte de Barcelone s’illustrera par le maintien d’un second front en Provence. Déjà visée par les Ramon Berenger précédents. Le qualificatif petit fut avancé par René Quehen, Barcelone ne pesait pas bien lourd jusques là.


Vers 1109-1117 : Serment féodal prêté par Guillem II vicomte de Fenollede à Bernard Guillem comte de Cerdagne pour les châteaux de Fenollet. Le vicomte de Fenollet également écrit Guillem Pére, Guillem Pétri. Le comte de Cerdagne s’était emparé en 1109 des châteaux comtaux, en désapprobation du partage de l’héritage de Cabreta.


06/1111 : Disparition sans postérité de Bernard III. Dissolution du comté de Besalu, intégration testamentaire à la Catalogne de Ramon Berenger III avec le Vallespir et le Pérapertusés.

Charte d’évacuation du comte de Cerdagne pour les châteaux de Fenouillet, Peyrepertuse, Castelnou… Qu’il occupait en contestation d’un héritage au profit d’un cousin. C’est l’aboutissement des tractations à l’ordre du jour des plaids de 1047 à 1068 !


1112 : Serment féodal de Bernard Guillem comte de Cerdagne prêté à Raimond Beranger III pour le Fenollede et autres. La vicomté était simultanément inféodée à Trencavel comte de Carcassonne.

–  Trop affairé avec les Almoravides ( Des moines soldats Maures ),  Ramon Bérenger III se décharge administrativement du Fenouillèdes – Perapertusés en le donnant en fief à son frère utérin Aymeri II le vicomte de Narbonne. Il en ressort que Narbonne est vassale de Barcelone.


1114 : Les Almoravides assiègent Barcelone. L’empire de cette dynastie dont la capitale était Marrakech, couvrait toute l’Afrique du Nord jusqu’au milieu de ce siècle. En 1147 ils ont été vaincus par les Almohades, d’autre Berbères, a priori nos historiens situant les Almohades en Catalogne dans les années ci – dessus, doivent baigner en pleine confusion.


1115 : Consécration de l’église Sainte Marie de Peyrepertuse.


1117 : Intégration à la Catalogne du comté de Cerdagne. Le comte de Barcelone se proclame marquis ” El Grande “, Bernard Guillem étant mort sans descendance. Raymond Béranger III lorgne sur le Carcassés et le Razés, ce qui ne convient point vu de Toulouse.


Vers 1117-1131 : Serment féodal de Guillem II prêté à Ramon Berenger III  pour les mêmes biens que en 1112.


1118 : Mention du château de Montalba dans le cadre d’un hommage de Bernard Berenger de Peyrepertuse fils de Constancia, prêté au comte de Barcelone. Le village est antérieur, Monte Albo est cité en 955 dans un document faisant apparaître une strada = voie montant du carrefour de Ste Anne en rive droite de la Têt.

18/12/1118 : Libération de Sarragosse, du joug Maure après 4 ans de combats. Alphonse Ier dit  ” Le Batailleur ” en fait la capitale du royaume d’Aragon.


1119 : Concile de Toulouse : Calixte II confirme le monastère de St Paul de Fenouillet dans les possessions de l’abbaye d’Alet.

  • Planèzes : Première mention de l’église St Pierre dans les domaines des moines de Lagrasse.

16 / 09 / 1125 : Vers le…Raymond Béranger III se remarie à Dolcia = Douce de Gévaudan comtesse indivis de Provence et s’attribue les charges de comte et de marquis ainsi usurpées à Raimond IV de St Gilles, ce dernier ayant le tort de se trouver en Palestine à chasser l’infidèle. La Senyera ou blason Catalan d’or à quatre pals de gueules est hissée sur le comté en substitution de la croix occitane, laquelle persiste sur le marquisat. Confronté à la pléthore d’informations prétendues, un regard sur le Larousse atteste que Raimond IV est mort à Tripoli en Syrie – Liban en 1105. La même démarche situe Raymond Béranger III comte de Provence de 1113 à 1131. Il n’est pas à exclure que d’autres assertions soient fantaisistes  ?

– Une seconde version  quand aux origines du drapeau Catalan, voir en 1150,

les articles de Jean Paul Martin.


13 01 1129 : Concile de Troyes sous Honorius II. Approbation des statuts du Temple. Les Templiers ont en tant que ordre monastique, la particularité d’être en charge de la sécurisation des voies de pèlerinage. Ce sont des moines soldats. Leur sens de la stratégie sera salutaire à la France au Moyen Orient.

C’est vers 1128 que les chevaliers de la milice du Temple sont arrivés au pied du Mont Canigò et le début des adhésions et donations en leur faveur.


1129 : Payens aux environs de Troyes. Hugues de Payens fonde l’Ordre des Templiers. Il en sera le premier Grand Maître.


1130  ou 19/07/1131 : Mort de Ramon Berenger III avec les sacrements de l’Ordre du Temple auquel il lègue tous ses biens. Son fils Ramon Beranger IV hérite du marquisat de Barcelone donc du Fenolhedés mais encore le Peyrepertusés, le Conflent, le Razés … Donc nous sommes à nouveau en pleine confusion entre historiens.

En 1137 Raymond Béranger  prendra le titre de Roi d’Aragon en épousant sa fille Pétronille. Leur enfant, Ramon deviendra ” Anfos II “. Règne de Ramon Berenger IV jusqu’en 1162. Il s’engagea pour un an dans la milice du Temple avec 24 chevaliers de haut rang.  De part et d’autre des Pyrénées les comtes et les seigneurs sont nombreux à exprimer leur générosité envers les Templiers. L’Aragon est exposé aux mêmes exactions religieuses que les pèlerins en Orient.

Vers 1130 : Ulgadar II vicomte de Fenolhedés, fils de Guillem Pétri II, prête comme son père, serment à Ramon Berenger III pour le château de Fenolhet et toutes les fortifications du Fenolhedés ainsi que pour  celui de St Estève de Villerach en Conflent


 24 05 1136 : Première mention du Mas Déu ( Trouillas ) littéralement maison de DIEU , domus Templi Mansi Dei. Donation testamentaire du seigneur Ermengau de So * d’un terrain aux Templiers sur lequel sera édifiée leur maison chèvetaine pour le Roussillon à partir de 1137 et révélateur de l’existence d’un cimetière. En catalan Deu = Source.

* Présumé être Ermengaud d’Usson.

Ce leg est le plus ancien fait au Temple de Jérusalem concernant la vicomté de Fenouillèdes, des alleux dans les villae de Borrad et de Centernach de la paroisse de St Etienne de Derc par le seigneur Pierre Bernard de Castelnou et Bernard Bérenger.


03 10 1136 : Prugnanes : Mention d’un castrum. Bernat Berenguer vicomte de Tatzo ( Au sud d’Elne ) et comte du Roussillon , son épouse Jordana et leur fils Hug donnent aux frères du Temple Arnaud de Bedos et Arnaud de Contrast le fief qu’ils possèdent dans la villa de Prugnanes villa Pruana. G.Gavignaud-Fontaine in St Paul et les Fenouillèdes 2011. Enfin un ouvrage impartial sur le Pays. Voir l’introduction à François Jaubert de Passa et  en Liens et Livres.


1137  : Nouvelle menace Sarrasine depuis 1134 au moins.

Installation de la commanderie Templière au castrum  de Saint  Arnac ( 11 03 1157 selon les chartes du Mas Déu date de l’acquisition des droits ) dominante sur le Fenouillèdes devant celles de Fontcouverte ( Rabouillet ) et de Prugnanes. Son commandeur avait droit de justice et était co-seigneur de Lesquerde et de Prugnanes avec le vicomte de Fenouillet. Il percevait des redevances dans la presque totalité des communautés de Pla Llouby à Maury et de Prugnanes à Trilla. Des taxes sur les routes qu’ils sécurisaient entre leurs relais à l’écart des villages. On ignore tout quand à leur implication concernant les mines de fer, de cuivre, d’or de Montagut, de Lesquerde. Des exploitations étaient attenantes à leurs relais.  Voir en 1984. Le commandeur cumulait quelquefois la fonction de précepteur. En résumé le chef spirituel de la maison.

– Taîchac en la paroisse de St Etienne de Derc est donné aux templiers.

– La commanderie de Foncouverte possédait le Bouich à Caudiès, Lauzadel, Campau et une partie du territoire de Perpignan d’après Joseph Armagnac dans le Messager de Notre Dame de Laval de juillet 1926. Il existait au XIIIe siècle un homonyme templier sur le Réart. Donation d’un alleu en 1149.

Le Temple avait recruté de nombreux chevaliers dans la noblesse locale. Prendre la croix permettait d’expier ses crimes, massacres et excommunications induites. Dès 1199 il fallait être noble,  selon un décret de Philippe Auguste, pour pouvoir accéder au rang de chevalier. Antérieurement au XIe siècle ces combattants possédant un cheval et une armure étaient plus proches de la brute avide de sang. Au service d’un seigneur pour des durées variables en fonction des nécessités.


29 03 1139 : Innocent II place l’ordre du Temple sous la protection du St Siège.

1139 ou 1149 : Raimond Trencavel, second fils de Bernard Aton et vicomte de Béziers, hérite du Razés. Il est comte de Carcassonne et du Razés.


1140 : Bérenger de Peyrepertuse rend hommage au comte de Barcelone pour Cucugnan, Peyrepertuse, Quéribus, Rouffiac et la tour de Triniag.


1141 : Achat par le Temple d’une maison à Sainte Marie de Porva. L’actuel Courbous sur la route de Sournia à  Arsa, une ” Préceptorie ”  ou succursale de commanderie y sera établie. Udalgar cède tous ses droits sur les domaines de Guillem Ramon de Corbos à Pere de la Rovère. Ce dernier maître provincial de la maîtrise de Provence – Languedoc et de Catalogne – Aragon est avec H. Rigaud un des ” Conseillers financiers ” dépêchés par l’ordre dès son implantation, en charge de faire affluer les ressources, montures, armes, vivres, argent….

De 1141 à 1156 Bernat de Fenouillet est mentionné comme frère du temple et premier administrateur de l’ordre en Fenolhedés.


03/07/1141 : Acte de donation d’une forêt d’Uldaguer II vicomte de Fenouillet, aux templiers. Différents seigneurs étaient témoins dont Raymundi de Pratis et Gaucelme du Vivier. S’agirait-il de la donation suivante…


09 / 06 / 1142 : Udalgar donne à la milice du temple le bois de Matapenista ou de Mataperusta* à Arsa. Berenger, un des fils de Arnald de Sournia en est témoin. Autres donations aux templiers en présence des mêmes personnages que en 1141. Udalgar cède tous ses droits sur Corbos et Arnald de Sournia certaines redevances, reprises à un de ses fils. Il lui donne en contrepartie un manse* à Sournia. Arnald de Sournia cède aussi Aîchos, Le Puch, St Etienne de Rabouillet

Le vicomte Udalger et ses fils ainsi que des seigneurs de Sournia feront diverses donations jusques en 1173 sises à Pézilla, Rabouillet… Ses vassaux Arnau Pere de Pézilla et Guillem Seguier suivront cet exemple.

* Manse : L’habitation selon les matériaux d’alors avec ses  terres. Louée par le mansat avec option d’achat. La génération suivante n’était pas héréditaire mais avait un droit de préemption. Ce système visait à fixer la population qui était généralement nomade.

* En échange d’un mulet, d’une vigne et du domaine de Gaubert de Prugnanes. Mataperusta serait situé en fonction des écrits dans les ex cantons de Latour ou de St Paul. En contre partie de leurs largesses les seigneurs sont quelquefois libérés des hypothèques contractées pour pourvoir  aux constructions défensives.

Consultez la thèse de R. Tréton page LXXVI des chartes du Mas Déu.

Cette commanderie étant en Pays Catalan ses archives citent les noms de personnes, lieux en la langue locale, cependant ceux rattachés au Fenolhedés subissent le même traitement, du coup  Peire devient Pere, Arnald glisse en Arnau… On rejoint là le souci d’impartialité soulevé à la date 798. Plus d’explications sur l’avertissement de Un souffle cathare.


27 / 11 / 1143 Concile de Gérone : Sur insistance de Ramon Berenger IV et moyennant de considérables libéralités les templiers acceptent de combattre les infidèles en Espagne. Arnau de Sournia était présent aux cotés d’une imposante délégation templière.


1147 : Ab aquilone in carrera que vadit ad Fenoletum…Est autem iste campus adjacentia Sanctae Mariae de Aspirano... ADPO 12j24 p 187 et 207.

La voie du Fenouillèdes passait entre l’église et le fournil d’Espira de l’Agly, à priori elle filait aussitôt après en rive gauche pour rejoindre Fonte Anastes. Jean Abélanet émet de bonnes présomptions quand à son origine romaine dans Etudes roussillonnaises XV 1997 page 123. elle est dite strata publica en 1098 et en 1144. En face de l’église et en amont le lit de la rivière était généralement à sec jusqu’au jour où le barrage ne régule son cours. G. Bile argumente un chemin en rive droite deux cent ans avant notre ère.

01 / 03 / 1148 : Arnald de Sornian se donne aux frères de la milice du temple, jusques en 1153 il dirigera de façon plus ou moins collégiale, la commanderie de Douzens.


27/04/1147 A Paris Eugène III accorde la croix rouge aux templiers. A l’approche de la deuxième croisade dirigée par Louis VII.

A-V 1150 : le Temple possède des maisons et un moulin affermés à Pézilla de Conflent.


Vers 1150  Ramon Berenger IV retourne sa veste : Il délaisse la croix Occitane de ses ascendants les comtes Carolingiens (lignée de Guilhem de Gellone, cousin de Charlemagne), au profit du blason Catalan d’or à quatre pals de gueules*, la Senyera équivalent du gonfanon de l’église romaine en temps de guerre.  Il existe une autre version, développée en 1125 et les deux suivantes !

D’autres préfèrent interpréter ce drapeau comme étant la représentation symbolique de quatre doigts de l’empereur ou encore de Charles le Simple trempés dans le sang de Wilfred le Velu, cependant ce ne serait que du pipeau / una enganyifa en catalan puisqu’ils s’y identifient.. Comme chacun sait Charlemagne est mort en 814, bien avant la naissance de Wilfred, peut être s’agit il de l’empereur Charles le Chauve, Charles III le Simple n’avait pas ce rang.

Mais ce n’est pas tout, le Larousse catalan attribue ces quatre barres à l’Aragon, les Baléares,  la Catalogne et à Valence, composantes du feu royaume d’Aragon.

Entre tant de contradictions, la crédibilité des historiens est à nouveau mise à rude épreuve.

* Lecture conseillée : La Croix Occitane par B. de la Farge chez Loubatières, particulièrement au commun des catalans lesquels sont conditionnés à un raisonnement en ricochet borné entre Perpignan, Barcelone et le mont Canigò.

Éléments complémentaires en pages A Propos. On a là un modèle caractéristique des vérités historiques couramment escamotées du fait des auteurs Catalans. Inversement mais tout en restant dans l’art d’occulter, il est courant de lire que les Aragonais tenaient tout le pays au Xe  –  XIe siècle, ce qui est à relativiser compte tenu des pages ci-dessus.

 


1151 :  Les comtes de Barcelone se sont institués rois d’Aragon.


1153 : Bertrand de Blanchefort est élu grand maître de l’Ordre du Temple. La date 1156 est plus communément admise, elle serait erronée. Voir en 1344


1159 : Roger II Trencavel épouse Adélaîde, fille  du comte de Toulouse Raimond VI.


1160 : L’abbaye d’Alet est au faîte de sa puissance. L’essentiel des vestiges encore éloquents est attribué à deux phases de construction. Fin XIe début XIIe et deuxième moitié du XIIe.


1162 -1196 : Règne d’Alphonse II roi d’Aragon ” Anfos El Cast “. Anfos I et II sont la même personne désignée respectivement par les catalans et les aragonais. Le Fenouillèdes – Peyrepertusés sont sous sa souveraineté par le biais du vicomte de Narbonne qui le tient toujours en fief. Alphonse II eut un fils désigné Alphonse I comte de Provence en juillet 1193 ou 1195 ou  1209 par son union avec Gersende de Forcalquier – Sabran. Leur fils sera Raymond Béranger V. Le blason de Forcalquier qui était une préfiguration de la croix occitane devint de gueules  à trois pals d’or. Attention à une éventuelle méprise avec celui de la Catalogne, d’or à quatre pals de gueules. Lequel a t’il initié le second ? Allez en pages A Propos pour en savoir plus.

– El Cast = Le Chaste, d’après le Larousse il hérita en 1166 de la Provence. Alphonse est le nom de règne de Ramon, fils de Ramon Bérenger IV.


1163 : Arnaud de Fenolhet lègue à parts égales la seigneurie de Prugnanes aux Hospitaliers et aux Templiers. En 1173 pour G.Gavignaud-Fontaine agrégée d’histoire.

Le chanoine Rhénan Eckbert de Schönau crée la dénomination Cathare, du germanique Katte = Chat. Selon Anne Brenon ce fut une désignation péjorative des inquisiteurs avec pour seul fondement celui de discréditer les hérétiques. Cela signifiait dans l’esprit de l’inquisition, sorciers adorateurs du chat. Les intéressés s’appelaient entre eux Parfaits ou Bons hommes. A la veille de la croisade ils devinrent des Albigeois dans l’esprit des cisterciens. Après ce qui précède, il faut remarquer que le grec Catharos = Pur.


1167 : Assemblée Cathare de Saint Félix de Caraman * par l’évêque Nicetas de Constantinople. Création de quatre évêchés : agenais, albigeois, toulousain et carcassonnais. Dès l’an 1000 des communautés hérétiques sont connues en Aquitaine, Champagne, Flandres, Rhénanie… Un diacre de Catalogne était rattaché à l’Église du Toulousain.

De nos jours la filiation manichèenne du Perse Manès au III siècle est contestée. Ce disciple de Zoroastre Achéménide du VIIe siècle avant J-C prônait le dualisme. Une opposition du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres. L’accès à de nouvelles archives semble permettre d’accréditer une dissidence endogène au christianisme, relative à l’interprétation du Nouveau Testament.

* On lit couramment Concile cathare de St. Félix de Caraman aujourd’hui Saint Félix de Lauragais.

 

La terre occitane présentait des facteurs économiques, politiques et culturels d’un société caractérisée par la réceptivité, l’ouverture d’esprit et la liberté. Le servage n’existe pas, la femme est considérée comme l’égale de l’homme… Les hommes de classes sociales différentes, possèdent un honneur et une dignité comparables… Chrétiens, musulmans, juifs, y vivent en harmonie. André Carol dans Mystérieuse Corbière de Sournia. Voir en 418 et à Liens et Livres Fenouillèdes..

  • En ce qui concerne la condition féminine, on est là en présence d’une interprétation erronée d’une création littéraire du XII è siècle, le Code des valeurs courtoises. La réalité se résume en un mot : Soumission, quel que soit leur statut social. L’exception n’est pas à rejeter, dans quelque ” enclave géographique ” ou sur la base d’une éventuelle influence heureuse des troubadours dans telle cour.

1170-1171 : Rhedae ( Rennes le Château ) hors citadelle, tombe aux mains du roi d’Aragon Alphonse II qui occupe Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus, Fenouillet et tout le territoire compris entre l’Aude et la Salz.. Le maître du Razés est un Trencavel, Roger II. Le prénom du comte varie  en fonction de l’auteur. A notre candide avis, nous sommes en présence d’une énième anomale, cette fois avec la date 07 / 1172. On relèvera un revirement de Roger II puisque en 1167 il était du parti d’Anfos.


1171 : Arnaud de Fenouillet rend hommage au comte de Razés, Roger Raimond Trencavel pour le château de Montalba. Possible erreur de prénom Trencavel, voir ci dessus. Le père de Raimond Roger qui moura à 24 ans dans un cachot de son château de Carcassonne.


1172 : Probable édification du fort de Caudiès, diligentée par Arnaud de Fenouillet.

07/1172 On écrivait le 04 des nones de juillet. Girart II ( Girart, Gérard ) dernier comte héréditaire du Roussillon lègue son comté à Anfos ( Alphonse ) roi d’Aragon. Descendant direct de Charlemagne, maître des anciens comtés carolingiens. En étant toutefois tenu de rendre hommage, comme ses prédécesseurs,  au roi de France pour ceux de Fenolhedés, Perapertusés, Donezan, Sault, Capcir. De même la Cerdagne, le Conflent, le Roussillon et le Vallespir  /  Annie de Pous.

Cette année là, Ramon ou Raymond Béranger IV, comte de Barcelone devient l’héritier du roi d’Aragon, ayant épousé sa fille unique.  Ainsi le Fenolhedés-Perapertusés se retrouve dans le royaume d’Aragon. Le Larousse indique que la réunion du comté de Barcelone à la couronne d’Aragon s’est faite en 1137.

Hommage : serment fidélité, de soumission impliquant 40 jours de service, pour le vassal au bas de la pyramide hiérarchique. Dans le midi cathare ce dû n’était généralement plus honoré. Plus d’informations en 1213.


1173 : Décès d’Arnaud III de Fenouillet au monastère de Lagrasse. Sa fille Ava née peu après sera la mère de Pierre IV de Fenollet et de Saissac. Mariée à Pierre un seigneur de la montagne noire. Cette même année, Arnaud exprima dans un acte sa fidélité due à la vicomtesse de Narbonne, il fut co vicomte avec son frère Pierre disparu sans postérité.


1179 : Avènement de Philippe Auguste.

Plusieurs conciles, Latran, Toulouse, condamnent l’hérésie.


1184 : Décrétale de Vérone, le pape Luvius III édicte des mesures anti-hérétiques à l’échelle européenne.

1185 :  Nouvel hommage du vicomte de Narbonne au roi d’Aragon pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés qu’il tient en fief.


24 / 05 / 1188 : Villa Reboleti : Hugues de Sournia se donne aux frères de la milice du temple  en la personne de Pere de Colonge maître du Mas Déu. Il fait don à la commanderie du Mas Déu d’un alleu sis à Rabouillet, villa Reboleti avec l’église Saint Etienne, cela s’ajoute aux acquisitions de 1141 et 1142.

C’est la plus ancienne trace écrite connue de Rabouillet. Le toponyme est de nature à révéler un essartage d’époque carolingienne sans arrachage des souches. Site de la commune de Rabouillet.

Vers la fin du XII ème siècle deux neveux à Hug de Sournia, Arnau et Guillem sont archidiacres du Fenolhedés.


1193 : Peyrepertuse et Fenouillet sont inféodés par le roi Alphonse d’Aragon à son neveu Raimond Roger comte de Foix. Le mettant en possession du Fenolhedés et de ses dépendances, Perapertusés inclus. En conséquence le vicomte de Fenolhet lui prête serment d’hommage.


1196 : Pierre II dit “Le Catholique”, pour sa fidélité au pape, succède à son père au trône d’Aragon, jusqu’en 1213.


1198-1216 : Pontificat d’Innocent III.

  • Au XIIe conflits incessants entre Barcelone et Carcassonne, Carcassonne et Toulouse, Toulouse et l’Aragon, encore et toujours Barcelone face à Toulouse, le Carcassés et le Razés sont convoités. Ce sont les beaux jours des bâtisseurs de forteresses. Les préjudices de ces guerres sur chacun des belligérants deviennent très intéressants relativement aux visées des rois de France  en Languedoc.

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– XIIIe siècle –

1203 ou 1204 : Mariage du roi d’Aragon, en la maison de l’Ordre des Templiers  ( Rue Mailly à Perpignan ) avec Marie de de Montpellier, dernière héritière des Guilhem. Le 11 novembre il est couronné roi à Saint Pierre de Rome.

Construction de l’abbaye bénédictine de Saint Paul de Fenouillet. Auparavant il existait un monastère bénédictin mentionne en 906 comme succursale de celui de Joucou.

1204 : Pierre II d’Aragon, comte de Carcassonne, y organise une confrontation entre les Bons Hommes et les Catholiques.

23/06/1204 : Chute l’empire byzantin.

La quatrième croisade à destination de l’Egypte et de la Palestine à été détournée de ses objectifs pour s’abattre sur Constantinople. Les chrétiens latins d’Innocent III guidés par Enrico Dandolo doge de Venise massacrent ceux orthodoxes.  Ce premier magistrat avait scellé un accord avec les croisés, leur transport en Orient moyennant 85 000 marcs d’argent et la moitié des conquêtes. Le fanatisme de Rome passe avant toute logique tacticienne. De leur côté les vénitiens sous le prétexte de vouloir rétablir l’empereur byzantin Isaac II sur son trône, convoitaient à mettre fin à la concurrence commerciale croissante de Gênes et de Pise et s’ouvrir de nouveaux marchés jusques là interdits. Ce sera du pain béni pour Saladin. Par enchaînement de défaites il en résultera l’expulsion des templiers de l’Orient. Ce pillage fera la puissance de la Sérénissime. Un personnage tristement célèbre se fait déjà remarquer par sa cruauté, c’est Simon de Montfort.


1206 : Innocent III envoie Dominique Guzman fils d’une famille de nobles Espagnols, prêcher dans le Lauragais où il fonde le premier monastère pour femmes Cathares reconverties à Prouille aux portes de Fanjeaux. Il sera canonisé en 1234 sous le nom de Saint Dominique, le fondateur de l’ordre des Dominicains.


15/01/1208 : Assassinat à Saint Gilles du Gard, au retour d’un entretien houleux avec Raymond VI de Toulouse (excommunié pour tolérance envers l’hérésie) et par un des ses écuyers, du légat pontifical Pierre de Castelnau, moine cistercien de Fontfroide. Innocent III prétexta  de cet incident pour lancer un appel à la croisade contre les Albigeois. La flagellation publique de Raymond VI devant le caveau de Pierre de Castelnau en présence du pape, n’y changera rien.

03/1208  Nomination du cistercien Arnaud Amaury légat du Pape à la tête de la croisade contre les hérétiques.

Concession en apanage de Pierre II à son oncle Sanche ( Sanç, Sancho ) des comtés de Roussillon, Fenolhedés, Cerdagne et annexes. Nunez  ( Nunyo ) son fils hérite de cette faveur aux justifications inconnues, jusqu’en 1226. Sanche est fils de Alphonse Ier de Provence et petit  fils de Alphonse II d’Aragon.

Apanage : domaine assigné à des proches et qui devait revenir à la couronne après extinction des descendants mâles.

Fortia Padulis : C’est à dire l’église fortifiée de Paziols, mentionnée dans les biens de l’abbaye de Lagrasse. Au Xè siècle elle appartenait  à Ste Marie de Cubières. Padulis ou Pasulis sont à rapprocher de paludis, par forte pluviométrie l’aquifère des Corbières y remonte en surface.


1209 : Pierre IV de Fenolhet et de Saissac 13 ans ? fils de Ava et d’un seigneur de Saissac rend hommage à Aymeri III vicomte de Narbonne pour le château de Fenolhet et le Fenolhedés. Le vicomte de Narbonne étant vassal de Raymond VI comte de Toulouse.  La menace de la croisade des barons du nord (des évêques avec leurs troupes et des méridionaux dans leurs rangs) étant si proche. L’archidiacre Cathare Arnald de Fenolhet est témoin. Renouvellement en 1217 ou 1229.La présence d’un diacre Cathare à Fenouillet est attestée dès le XIIe siècle. Il est supposé que les premiers Cathares on été reçus à Fenouillet consécutivement à l’alliance avec les De Saissac, c’est à dire à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle ainsi qu’à Puilaurens. Cette famille était déjà  hérétique.

22/07/1209 : Lo Grand Masèl, de l’Occitan au Français, la grande boucherie. Massacre de Béziers par la croisade dirigée par le légat, avec l’appui de Raymond VI comte de Toulouse lequel a rejoint les Croisés, dans une vaine tentative de détourner l’épée de Damoclès qui allait s’abattre sur son neveu de Carcassonne. Mais ce n’est pas la seule interprétation, Raimond VI est soupçonné d’avoir ainsi cherché à nuire à Raimond Roger Trencavel dont les terres morcelaient celles du comte de Toulouse. Les rancœurs initiées par les guerres des XIe – XIIe siècles ne pouvaient qu’être bien ancrées dans les mémoires.  Il est attribué à Arnaud Amaury une sentence devenue célèbre : Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens. Il y aurait eu 20 000 morts ? mais la population est estimée entre 7.000 et 10.000 habitants.

La croisade avait débuté au mois de mars en Quercy. Cette extermination se répétera à Minerve en Juillet 1210, à Lavaur en mai suivant et dans d’innombrables cités.

Raymond Roger Trencavel comte de Carcassonne prend conseil à Collioure auprès du roi d’Aragon.

15/08/1209 : Massacre de Carcassonne sur ordre du légat, par Arnaud Amaury et Simon de Montfort. Ce baron d’Île de France devient comte de Carcassonne.

  • Le siège de Carcassonne marque le retour de la catapulte romaine sinon peu d’années auparavant, diverses machines de jets seront mises en oeuvre lors de celui de 1240.

Invasion du Fenouillèdes  par la croisade selon Louis Fedié, 1217 également avancé. L’ombre de Simon de Montfort plane sur les ruines de l’ancien Lansac, fait historique ou allégation touristique ?

Anne Brenon ( Centre d’Etudes Cathares de Carcassonne ) entre autres, affirme au contraire que le castrum de Fenouillet comme celui de Peyrepertuse aurait été peu affecté du fait de la suzeraineté du roi d’Aragon.

10/11/1209 : Mort à 20 ans du vicomte de Béziers et du Razés  Raymond Roger Trencavel dans un cachot de son château de Carcassonne. Quelques années après Raymond de Termes y subira le même sort.   Le vicomte de Carcassonne et de Béziers, descendant de Bernard Aton, s’est sacrifié pour que les assiégés soient épargnés. Son fils Raymond se réfugie en Aragon.  Ici Raymond s’orthographie Raimon.

Vers 1246 Chabert de Barbaira séjournera dans les geôles de la cité de Carcassonne pour hérésie. Mais il sera libéré sur intervention de Jacques Ier le Conquérant  auprès d’Innocent IV.


1210 : Depuis la fin du Xe siècle tensions entre les comtes de Toulouse et de Barcelone.

Le castrum ( village fortifié ) d’Aguilar est occupé par les Croisés.


02/1211 : Les Croisés soumettent le castrum de Termes après un siège de quatre mois, puis détruisent Arques, le village antérieur à la bastide. Bataille de la Salz, démantèlement du château de Coustaussa après ceux de Albedun près de Le Bézu et de Rennes. Ces trois dernières forteresses venaient d’être ” désertées ”  pour cause de confrontation entre Couiza et le confluent de la Salz. L’armée des Croisés sous le commandement de Pierre de Voisins, contre les troupes du comte de Carcassonne et leurs partenaires. Soumission à Simon de Monfort de tout le pays de Rhedae. Evènements quelques fois datés de 1209-1210.

Le mouvement urbain des bastides qui dura environ 120 ans est pour partie issu des dévastations de la croisade des barons du nord. Cordes est une des plus anciennes. Fondée par Raimond VII en 1222.


16/07/1212 : Bataille de Las Navas de Tolosa : Victoire décisive de la Reconquête chrétienne de l’Espagne. Alphonse VIII de Castille, Pierre II d’Aragon appuyés par les Templiers écrasent les Berbères Almohades.


1213 : Hommage de Raymond VI de Toulouse au roi d’Aragon. Le comte est le beau frère du roi.

Concile de Lavaur, rejet par le pape d’un plan de paix de Pierre II d’Aragon. Lavaur tomba aux mains des croisés en 1211. Plusieurs des héros cités ci – après en 1262 et suivants sont impliqués à leurs dépends dans ce massacre suivi de l’un des plus importants bûchers de la croisade.

12/09/1213 : Bataille de Muret : défaite de la coalition Occitano –  Aragonaise, la seule circonstance ou ils s’accordèrent. Le roi d’Aragon y est tué. Son fils Jacques 1er “Le Conquérant” lui succède jusqu’en 1276, il n’a que neuf ans. La présence du roi d’Aragon s’explique par la menace que cette croisade engendrait sur ses droits féodaux. Raymond VI est son vassal.

Raimon VI se réfugie en Catalogne.

Le quartier général de Montfort était à Fanjeaux entre Razés et Lauragués. Village où Dominique prédicateur célèbre par ses disputes s’était fixé depuis 1206.

Dans les rangs de Pierre II , un chevalier rousillonnais, Pons de Vernet. Plus exactement un brigand, connu pour ses enlèvements d’enfants contre échange de rançon. Longtemps après sa mort il fut l’objet d’un procès d’inquisition comme hérétique. En dépit de legs considérables à la veille de son départ pour la Terre Sainte, aux victimes des ses exactions et 1100 sols barcelonais à Sainte Marie d’Espira. De plus il s’était repenti et donné au temple. Il n’échappa point longtemps après sa mort à l’exhumation et ses restes furent brûlés en public.

Cette première croisade aboutit à un demi échec du point de vue répression de l’hérésie. Innocent III n’avait pas l’appui de Philippe Auguste, qui considérait que c’était une ingérence du Vatican. Il en fut autrement dès 1226.D’autre part les croisés n’étaient engagés que pour 40 jours offerts* dans le cadre du service d’ost, système en usage depuis le Xè siècle. Au terme de cet engagement le vassal était libre de rentrer chez lui avec ses hommes, armes et chevaux.

*Abstraction faite du service de garde et des chevauchées dont ils étaient pareillement redevables.


16 / 12 / 1213 :  A Aix en Provence sur décision de Innocent III, Sanche est déclaré tuteur de Jacques Ier d’Aragon et de Raymond Béranger V comte de Provence. Ces deux enfants seront éduqués par les templiers de Monzon en Aragon.


1213 au 19/01/ 1242 : Nunez Sanche roi d’Aragon, il est l’arrière petit – fils de Raimond Béranger IV.


1215 : Le Razés attribué en fief à Pierre de Voisins (Voisins en Ile de France). Préalablement cédé à Louis VIII par Amaury de Montfort le fils de Simon, étant retiré à la cour.Le Pierre de Voisins sénéchal de Toulouse puis de Carcassonne était le fils du premier.

Concile de Latran : Simon de Montfort est nommé comte de Toulouse. Il se proclame duc ( Marquis ) de Narbonne, Arnaud Amaury ou Amalric l’abbé de Cîteaux, légat du pape et archevêque de ces lieux l’avait devancé dès 1212 en tant que tel. Le Fenouillèdes – Peyrepertusés relève de ce duché et les droits du roi d’Aragon s’y trouvent lésés.

03 / 03 / 1215 : Moyennant 100 sous de Maugio Ramon du Vivier en accord avec ses fils Bernard, Arnaud et Berenguer donne aux frères Balaguer et Estève commandeurs du Mas Déu et de Centernach divers revenus dans la paroisse de Derc. Nous n’avons relaté qu’une infime partie des générosités des seigneurs et donats* en faveur des templiers du Fenouillèdes.

*Donats / Donnés à, Consacrés à : En languedocien paysans ayant rallié l’ordre tant pour le salut de leur âme que pour s’affranchir de la tutelle seigneuriale et privant de fait, le clergé ou les seigneurs, de ressources. Le chemin du Paradis était censé passer par le cimetière Sainte Marie du Mas Déu.


1217 : Guilhem de Peyrepertuse rend hommage pour Peyrepertuse, à Simon de Monfort, duc de Narbonne et comte de Tououse. Son fief est cédé au roi d’Aragon. De Peyrepertuse branche cadette de Fenouillet. Guillaume cousin de Pierre IV comme Beranger de Peyrepertuse qui tenait le château de ce nom.

Le château de Montgaillard est tombé juste avant celui de Peyrepertuse.

Le mot frontière est mentionné pour la première fois dans l’acte de la soumission ci-dessus.

L’invasion du Fenouillèdes évoquée en 1209 et en 1229 : Un autochtone, André Carol issu d’une très ancienne famille influente de Sournia, dont des maîtres de forges en Ariège, Conflent et bien sûr à Sournia, situe ces événements en 1217 dans un livre qu’il faut avoir lu. Voir à Liens et Livres Fenouillèdes.


25/06/1218 : Au cours du siège de Toulouse, (automne 1217 à Juillet 1218)  Simon de Montfort est tué, la tête fracassée par une pierre catapultée. Son fils Amaury  lui succède à Narbonne avec les titres de comte et de duc jusques en 1222.


1220 : La commanderie templière de Centernac sise au moulin de Saint Arnac, est dominante sur le Fenouillèdes.


08/05/1221 : Le chevalier Ramon de Villarnaud vend à l’archidiacre de Saint Pierre de Fenolhedes l’église d’Arcianum  ( Arsa ) pour 800 sous de melgueil ( Maugio ).


14/01/1224 : Amaury de Montfort demande un trêve et cède le reste de ses possessions à Louis VIII fils de Philippe Auguste. Ce qui permet à Raimon Trencavel de réintégrer ses domaines. Aymeri III de Narbonne rend hommage à Raimond VII. Ce qui ne pouvait convenir à Rome. Cette fois le pape fut entendu. Louis VIII étant tenté de réunir le Languedoc à la France.

  • Amaury fils de Simon serait passé dans le vocabulaire languedocien, son prénom s’attacherait à un homme mal fini...Amorri, ( Amourit )

1224 Marque le début de la construction de l’abbatiale St Paul l’apôtre de Narbonne, sur la tombe du premier évêque de la cité où il est supposé être arrivé au milieu du IIIè siècle. Qui était – il ? Peut – être Paulus – Sergius proconsul de Chypre converti par St Paul , mais il ne fait pas l’unanimité. D’où venait – il ? Mystères !


1226 : Au siège d’Avignon hommage de Louis Ier du Vivier au roi de France Louis VIII. Ainsi contrairement à Pierre de Fenouillet et à Guillaume de Peyrepertuse vassaux du comte de Toulouse Raimond VII, les du Vivier s’épargnèrent la confiscation de leur seigneurie.

Concile Cathare à Pieusse : Création de l’évêché du Razés. En le démembrant de celui du Carcassés.

29 04 1226 : Hommage de N  Sanche à Louis VIII pour le Fenouillèdes – Peyrepertusés sous clause de restitution en cas de guerre opposant la France et l’Aragon. Dans un courrier destiné au roi de France, il se met à son service en préparation de la conquête du Languedoc par la France.

10/1226 : Louis VIII concède à N. Sanche et à perpétuité, de même qu’à ses héritiers, le Fenouillèdes – Perapertusés. Les tenants de cette largesse sont inconnus.  D’après Louis Fédié N.Sanche ne put jamais déposséder Pierre IV de son château. Voir au 01.06.1229. Cette cession n’a pas été admise par la population, qui tiendra tête à Sanche et au Sénéchal de Carcassonne jusqu’au traité de Corbeil. N Sanche avait un gros souci, Pierre de Fenouillet était son vassal au titre de ses domaines du Roussillon, il fallait le ménager. Peut – être car c’est en contradiction avec les lignes suivantes.

08/11/1226 : Mort de Louis VIII roi de France, Louis IX lui succède jusqu’en 1270.


 

1228 : Par Louis IX ( Saint Louis ) N. Sanche devient propriétaire en fief du Fenolhedés –  Perapertusés et confirme l’ hommage tenu à Louis VIII. Ainsi de suzerain qu’il était déjà par faveur des rois d’Aragon. N. Sanche devenait propriétaire des domaines dont avaient été spoliés ses propres vassaux par le roi de France, alors que ces terres appartenaient à l’Aragon. Anny de Pous. Propriétaire sous suzeraineté du roi de France. Hypothèse de René Quehen, ne pouvant tout mener de front, la France aurait choisi de donner la priorité à sa mainmise sur les possessions du comte de Carcassonne. Saint Louis n’a alors que 13 ans. Régence de sa mère Blanche de Castille.

1228 : Au temps des radelièrs.

Concession à Pierre de Voisins des droits de péage sur les bois transportés par flottaison sur l’Aude. Prélevés à Quillan au port des carràssièrs* où les grumes étaient généralement mises à l’eau sinon en amont à Belvianes.

* Carràssièrs synonyme languedocien de radelièrs, conducteurs d’un radeau, respectivement carràs et radèl.


1229 : Montalba ? Rabouillet, Puilaurens : Destruction de Rabouillet par les Croisés de Simon de Montfort, après une lutte de plusieurs mois face à Guilhem de Peyrepertuse qui tenait sa forteresse avec acharnement. Guilhem de Peyrepertuse se réfugie à Puilaurens (L.Fédié ) où il soutint un long siège en dépit de menaces d’excommunication. Simultanément le vicomte Pierre IV  était attaqué par N.Sanche, allié aux Croisés. Contradiction entre Fédié et Quehen tel que cité en 1226. Incohérence avec la date (25/06/1218). Nombreuses aberrations similaires en croisant les écrits des historiens, actuels inclus.

12/04/1229 Traité de Meaux-Paris : Capitulation de Raymond VII qui se soumet au roi et à l’église, il est condamné à 5 ans de croisade en Terre Sainte (dont il se soustraira habilement) et signe au pied de Notre Dame de Paris en cours de construction, le projet de rattachement de son comté et du marquisat de Provence à la couronne de France. Effectif en 1271 à la mort de sa fille unique Jeanne. Annexion au royaume de France du territoire du futur Languedoc dont le Razés et le Fenouillèdes dès 1258.

Jeanne fut contrainte d’épouser Alphonse de Poitiers frère cadet de Louis IX. A.de Poitiers ayant eu les oreillons…

Deuxième exil en Aragon de Raimon Trencavel, il venait de se révolter avec ses vassaux.

01/06/1229 : Acte par lequel Pierre de Fenouillet  fait donation de  sa vicomté à N. Sanche. Il garde ses biens de Canet en Roussillon où Sanche est comte.

Vicomté transmise à N. Sanche par Louis VIII le 1er juin 1229 dans le cadre de la deuxième croisade, sur fond d’annexion programmée du Languedoc à la Couronne de France. Voir au 10.1226. Ah ces historiens nous font avaler n’importe quoi. Louis VIII est mort en 1226. Cette transmission est antérieure.

Excommunication en juillet au concile de Toulouse de Guilhem de Peyrepertuse car il tenait Puilaurens contre les Croisés, soit au mépris de son serment de fidélité de 1217. Cette sentence s’appliqua à un soutien de Simon de Montfort, Géraut de Niort lequel entre – temps avait pris le parti des hérétiques.

Création de la sénéchaussée royale de Carcassonne de laquelle relève le Fenouillèdes.

  • Cela concrétise le rétablissement des droits de suzeraineté acquis des carolingiens
  • Le sénéchal détenait le pouvoir militaire, judiciaire et financier. Ses services géraient la maintenance des ouvrages d’art, les différents approvisionnements en munitions et en nourriture. Il était secondé par un juge-mage ou lieutenant général en charge de la justice. Elle était rendue au Présidial de la sénéchaussée, le tribunal civil et militaire. Les grandes affaires étaient jugées au parlement de Toulouse, ultérieurement à celui de Carcassonne.Le premier sénéchal fut Guillaume des Ormeaux. Pour être établi il fallait être homme d’épée, noble, chevalier. Sous François 1èr cette fonction fut réduite à la justice.

11 / 08 / 1229 : Bernat de Latour sur le départ pour une expédition dirigée par Jacques   Le Conquérant contre les musulmans de Majorque, désigne le commandeur du Mas Déu et Guilhem de Niort ses exécuteurs testamentaires. Il lègue au temple son corps,  son cheval ou 1000 sous de Maugio.


20/04/1233 : Bulle de Grégoire IX créant le tribunal d’inquisition.

Durcissement de l’inquisition selon Innocent III. Grégoire IX confie la répression aux Dominicains. Prédications publiques suivies d’un repentir pour permettre aux hérétiques de se dénoncer en bénéficiant du pardon. A expiration du délai de grâce, les inquisiteurs procèdent à un interrogatoire systématique des habitants. Les suspects sont soumis à la question, à la torture. Ceux reconnus coupables d’hérésie ou de sympathie envers les Albigeois se voient confisquer leurs biens, de pair avec des peines plus sévères pouvant aller jusqu’à la mort, prononcées au cours de sermons publics.La torture n’aurait été autorisée qu’a partir de 1252 sous Innocent IV mais peu mise en pratique. Les cathares se gardaient de mentir.

1233-1241 : Benoit de Termes évêque cathare du Razés s’établit à Quéribus où il finira ses jours.


1234 : Sous Grégoire IX début de l’inquisition en Languedoc. Conduite par Pierre Seillan et Guillaume Arnaud. L’année suivante introduction de l’inquisition en Catalogne à l’encontre des Cathares qui s’y sont réfugiés. Les passionnés du sujet auront reconnu L.Fédié dans ces lignes. Notaire et Conseiller Général de la haute vallée de l’Aude, cette personnalité du pays nous a laissé un ouvrage paru en 1880. Assez unanimement critiqué par ses successeurs. Chose ubuesque pour qui aura lu les pages A Propos.

Création d’un tribunal de l’inquisition à Carcassonne.

1235 – 1315 Ramón Llull ( Bienheureux Raymond Lulle ) : C’est à la fin de ce siècle, à partir de l’impulsion de ce majorquin sénéchal du roi puis théologien et poète que le catalan devient langue officielle et littéraire. D’un savoir encyclopédique et polyglotte, il a écrit et prêché en catalan, arabe, occitan et latin de Paris à l’Afrique du Nord en passant par Rome.


Vers 1238 : Coalition des seigneurs du Fenouillèdes pour essayer de reprendre leurs biens et attaquer le Roussillon.

1238 Ordonnance exigeant la destruction des lieux habités par les hérétiques.


12/02/1239 : N. Sanche vend le château de Peyrepertuse à Louis IX, 20 000 sols melgoriens ainsi que Quéribus. Sanche roi d’Aragon et comte du Roussillon est vassal de St Louis s’agissant du Fenouillèdes. D’après Louis Fédié. N. Sanche était fortement endetté. Le reste du Perapertusés sera absorbé par la France en 1258.

Les Français érigent Sant Jordi à Peyrepertuse, les fortifications sommitales actuelles. Le premier niveau autour de l’église Sainte Marie  fut édifié dans le courant du XIe siècle.

Melgorien : De Maugio près de Montpellier où était un atelier de frappe monétaire.


1240  Réorganisation administrative du Temple :  Scission en deux langues, celle de Provence est séparée de celle de Catalogne – Aragon. Les maisons chèvetaines sont respectivement à St Gilles du Gard et à Monzon dans l’actuelle Catalogne.  Les possessions du Fenouillèdes, Centernach et Prugnanes, restent liées au Mas Déu ( Langue d’Espagne ), même après que la frontière eut été établie dans le bassin de l’Agly et la création du royaume de Majorque. Simon Jean date cette partition en 1250, les chartes du Mas Déu en 1238.

De août à octobre vaine tentative de Raymond ou Raimon Trencavel de reprendre Carcassonne avec l’appui des faidits*, Pierre IV de Fenouillet, Chabert de Barbaira, Olivier de Termes,  Guilhem et Seguier de Peyrepertuse, Pierre de Cucugnan, Pierre de Latour, Géraud d’Aniort… dirigés par Raymond VII de Toulouse. Retraite des assiégeants le 11 octobre suite à l’arrivée des troupes de Jean de Beaumont ( Belmont )  grand chambellan de Louis IX envoyé par Blanche de Castille mère de Saint Louis et régente. Soumission de Guillaume de Peyrepertuse à Louis IX, charte du 16 / 12 / 1240. Son château est cédé à Jean de Beaumont  de même celui de Cucugnan ou de l’avis de René Quehen le 16 / 11 / 1240 ce qui est plus en phase avec la suite. Ce soulèvement contre l’occupant fut accompagné de trois de moindre ampleur.

L’arrivée de l’hiver dissuade Jean de Beaumont d’assiéger d’autres châteaux : Camps sur Agly, Le Fenouillèdes.

Suite à cette révolte Fenouillet et Puilaurens deviennent des refuges pour les chevaliers faydits comme Usson, Peyrepertuse, Quéribus, Aguilar…  Pour René Quehen c’était déjà le cas en 1228. Fenouillet  et Puilaurens seront ultérieurement séparés par la limite administrative Aude Pyrénées – Orientales. Raymond Trencavel regagne l’Aragon.

Séjour du diacre Cathare du Fenouillèdes Pierre Paraire au château de Puilaurens, ce qui confirme encore que cette église était aussi implantée de ce coté des Corbières.

* Faidits ou faydits : Graphies de l’Occitan au Français, Chevaliers hérétiques ou protecteurs des hérétiques proscrits et dépossédés de leurs biens par la croisade, acculés à l’exil. Cette émigration pour cause de répression s’est poursuivie jusqu’au traité de Corbeil. Plusieurs patronymes du Fenolhedés apparaissent des le XIIIe-XIVe en Aragon, Baléares où ils se réfugièrent et étendirent leurs domaines en récompense de faits d’armes : Saixa (1240) De Peyrepertuse, De Fenolhet, Chabert de Baraira… Leurs enfants furent souvent élevés à la cour d’Aragon : Olivier de Termes. Pons de Caramany ira chercher la protection de Jacques II de Majorque. On à vu qu’ils étaient simultanément vassaux du comte de Toulouse et du roi d’Aragon.


05 / 1241 : Olivier de Termes remet le château d’Aguilar  ( Le Viala ) à Saint Louis, 1260 est également proposé ? Oliverio de Terminis et  Olivario de T. de la main de St. Louis.


28/05/1242 :  Attentat d’Avignonet Lauraguais par un commando venu de Montségur. Vraisemblablement orchestré par Raimon VII et son bayle Raimon d’Alfaro. Massacre de deux inquisiteurs, Guillaume Arnaud et Etienne de St Thibery avec leurs neuf accompagnateurs dans le château d’Alfaro.

  • A la Mort de Sanche, le Conflent,  Cerdagne,  Roussillon,  Vallespir et le Fenouillèdes passent à Jacques Ier “Le Conquérant “, son plus proche héritier.Ce qui amènera Hugues ( Sic ? ) de Fenouillet à rendre hommage au roi d’Aragon.
  • René Quehen déduit que le Fenouillèdes est revenu à la France, n’étant pas mentionné dans cette succession. Voir la clause dans la donation de 1226.
  • St Louis renforce Peyrepertuse où ses habitants sont expulsés probablement à Duilhac. Un parchemin daté de 1242 énumère les remaniements ordonnés.

08 11 1242 :  Pierre IV, rend hommage en vain à Aymeri de Narbonne pour les châteaux de Fenouillet, dont les droits étaient partagés par plusieurs seigneurs. Hugues de Caramany était témoin, libellé Hugueti de Kara Manho, interprétation toponymique en 1307 . Béranger Ier du Vivier autre témoin.

Le Fenouillèdes écrit par Pierre de Fenouillet : Fenolletensis, Fenolletensem, Fenoletensis.

En 1242 mention de Sainte Eulalie de Trignac, église ou chapelle en rive droite de l’Agly en amont de Latour de France. Prieur en 1248. Édifice totalement disparu, cependant son emplacement a pu être déterminé et confirmé par des fouilles qui ont révélé des tombes.



1243 :
Pierre IV de Fenouillet et de Saissac* fils de Ava, meurt à la commanderie du Mas Déu où il s’était réfugié** sans s’être soumis à Saint Louis contrairement à Trencavel. Le premier accusé d’hérésie par Pons du Pouget frère inquisiteur de Narbonne, ses restes seront brûlés publiquement par la Sainte Inquisition en 1262. Selon René Quehen, Pierre de Fenouillet aurait été assisté par quatre diacres cathares dans ses derniers instants. Il venait de rendre hommage à Amalric le vicomte de Narbonne.

Un cathare réfugié chez les templiers, ce n’est pas un cas isolé, leur règle leur interdisait de sévir contre tout chrétien. Certains Albigeois en voie d’être dépossédés firent des donations au temple, d’autre part le Mas Déu relevait du roi d’Aragon et en 1199 Innocent III garantit l’immunité aux chevaliers hérétiques excommuniés qui rejoindraient la milice du temple.

Pierre de Fenouillet devient selon les ouvrages, Pierre II à V et confusions avec les branches collatérales. Pierre V selon Geneviève Gavignaud Fontaine agrégée d’histoire.

* De Saissac n’est que la forme moderne de De Saixas. Hors à Sournia un toponyme Saixa semble faire écho au catharisme comme on l’a vu aux dates 989 et 1240.

** Peire IV de Fenolhet à la fin de sa vie quitta son épouse Gueraua de Caudiès avec son consentement afin d’intégrer l’ordre et d’y finir ses jours  à la susdite commanderie.


16/03/1244 : Bûcher de Montségur, fin des églises Cathares.

Fuite des hérétiques en Aragon et en Lombardie. L’extermination des Cathares se poursuivra jusqu’en 1321 ( Belibaste ). Entre temps ceux qui ne se sont pas exilés seront pris et brûlés sur le bûcher. Ceux qui ont émigré en Catalogne seront rattrapés par l’inquisition qui y fut instaurée dés 1235.


1245 : Des parfaits, religieux Cathares, sont hébergés au château de Puilaurens.


15/05/1246 : Considérant la réorganisation des défenses de Peyrepertuse par le roi de France,  Jacques Ier de Majorque crée Salvaterra, une sauveté perchée sur l’oppidum éponyme d’Opoul, en lieu et place d’un castrum. Pour fixer des habitant sur ce lieu lunaire il leur accorde les mêmes privilèges que aux perpignanais. Dans la foulée il fait réadapter les châteaux de Salses et de Tautavel.

Les Français transforment Aguilar en forteresse royale. Une garnison y est logée.


1247 : Soumission définitive de Raymond Trencavel, Olivier de Termes et de Pierre de Cucugnan ( Camps sur l’Agly ) à Saint Louis.


06/1248 : Départ de la VIIe croisade. De nombreux seigneurs dont Raymond Trencavel, Olivier de Termes, Pierre de Cucugnan… accompagnent Saint Louis en Terre Sainte. Suite à l’échec de la révolte de 1240. Ils seront ainsi lavés de leurs fautes.

–  Louis IX ordonne à Guillaume de Pian, sénéchal de Carcassonne de prendre Molhet et Padern.


08/1248 : Pénétration de l’armée Française en Fenouillèdes, en règlement de l’héritage du pays par le roi d’Aragon.


27/09/1249 : A Millau mort de Raymond VII, sont comté passera à la couronne royale française en 1271.


1250 : En février, révolte des pastoureaux dans le nord de la France. Ce serait une des causes du séjour de Blanche de Castille, mère de St Louis, à Rennes les Bains. Ces bergers et leurs familles infiltrés de bandits, sévirent en Languedoc au 14e siècle, avec une préférence au détriment des nantis du moins dans les premiers temps.

A ne pas confondre avec Blanche de Castille citée en 1360. Si chacun dit vrai, c’est à dire Louis Fédié pour 1360 et ses successeurs audois pour 1250, ces deux altesses homographes auraient séjourné à Rennes les Bains.

Vers 1250 Reddition de Puilaurens qui est annexé par Saint Louis.


1252 ou vers 1248 – 1253 : Expédition de Guillaume de Pian, en un lieu appelé Bressols in Fenoledesio , ce fut un désastre , Castel – Fizel, Quéribus et Puilaurens étaient efficacement défendus par Chabert de Barbaira, un chevalier Cathare apparenté aux de Fenouillet. Le vicomte de Fenouillèdes était retenu en Espagne, à chasser le musulman. Guillelmus de Piano, le sénéchal originaire de Pia en Roussillon, sera rapidement remplacé par Pierre de Voisins. Le susdit désastre, selon l’expression d’A. Bayrou, interpelle puisque René Quehen affirme : On ne sait ce qui oblige cette armée à faire demi – tour mais l’expédition tourne court.Peut – être…Répété en triptyque.

R. Quehen envisage que ces faits auraient pu avoir pour cadre le Col de Brezou par rapprochement avec Bressols, soit sur la serre de St. Paul au nord de ce village. S’agissant de Chabert, Albert Bayrou est plus nuancé : Il fut sans doute un des principaux artisans de la défaite de l’expédition…

Chabert de Barbaira ingénieur militaire. D’après Lecoy de la Marche il avait fait construire la première grosse tour à triple toiture, appelée chat-château ou renard… Ces tours permirent la prise de Majorque en 1229.

Chat-château ou renard : Pour sa forme de galerie couverte, pouvait s’attacher aux murs pour servir d’abri aux sapeurs. On s’en servait pour combler les fossés. Quand ils étaient défendus par des tours, on les appelait chat-château. Il étaient construits en bois et pouvaient rouler sur quatre roues. Albert Bayrou dans Fenouillèdes-Diocèse d’Alet.


1254 : Pierre d’Auteuil promu sénéchal en juillet.


1255 : En mai – juin  Pierre d’Auteuil obtient la reddition de Quéribus, le  dernier château à tomber, tenu par Chabert de Barbaira, en contre partie de la liberté de Chabert emprisonné au fond des geôles de la cité de Carcassonne, du point de vue de René Quehen, il n’est pas certifié qu’il y ait eu siège. Ce  seigneur  fut capturé en mars par Olivier de Termes de retour de Palestine. Le revirement de Olivier de Termes pourrait s’expliquer comme suit : Jacques Ier le Conquérant fit don de seigneuries à Chabert. Ces fiefs d’Argelès, Estagel, St. Laurent de la Salanque avaient appartenu à Olivier de Termes. La soumission de Chabert et la cession de son château de Quéribus à Louis XI lui assurèrent sa liberté. On ignore quel fut le sort de la communauté hérétique hébergée dans les murs de Quéribus.

Louis IX aurait profité d’un arrangement diplomatique : Le suzerain du Fenouillèdes Jacques Ier d’Aragon était occupé à réprimer une révolte de ses sujets  de Montpellier. Affaire pour laquelle il avait besoin de l’aide du roi de France. Comme St Louis c’était un fervent catholique dont l’idéal était d’aller se sacrifier en Terre Sainte ! Ses prétentions sur la région en étaient passées au second plan. Il avait de plus d’autres visées expansionnistes, la France a saisi cette opportunité.

Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne que les sergents de Peyrepertuse ne reçoivent pas leur femme avant Pâques.

Deuxième campagne de fortifications royales, Castel-Fizel, Fenouillet. A Puilaurens, après achat à l’abbaye de Cuxa et en avoir chassé les habitants. Cuxa abandonne également tous ses droits sur Lapradelle, le Caunil, Gincla, Aigues bonnes. Voir en 1011. Première phase de fortifications peu après 1240. Castel Fizel ou Castellum Fidélis, le château fidèle, au roi ou aux vicomtes de Fenouillet ? attendons que les historiens  s’accordent. D’autres forteresses, moins stratégiques par rapport au risque Aragon, sont rasées.

Vers 1254 Saint Louis restitue le château d’Aguilar à Olivier de Termes pour s’être brillamment illustré en Palestine.

Entre les guerres, les épidémies, les famines, environ cinquante au cours de ce siècle, les calamités naturelles, le Fenouillèdes est dépeuplé.  Léger mieux au XIIIe siècle concernant les épidémies.


05/1255 : Toute la vicomté est occupée par les troupes d’Olivier de Termes pour Saint Louis.

08/1255 : Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne de fortifier Puilaurens. Les habitants sont déplacés dans la vallée.


1258 : Vaste opération contre la noblesse Cathare en Fenouillèdes entreprise par le roi d’Aragon, Jacques Ier. L’inquisition fait arrêter à Escouloubre Pierre Aura. Il aurait participé au meurtre d’inquisiteurs à Avignonet – Lauragais en 1242.

11/05/1258 Traité de Corbeil entre Louis IX et Jacques Ier ratifié le 16 juillet à …  Barcelone!*. Louis IX reçoit le Fenolhedés – Perapertusés sans Opoul,  Vingrau, Périllos ni Tautavel qui se retrouvent en Roussillon. Tout en restant liés à l’archevêché de Narbonne comme le Fenolhedés – Perapertusés. Simplification des droits de suzeraineté partagés jusques là, la France renie définitivement ses droits acquis des carolingiens au sud des Pyrénées et l’Aragon les siens en Languedoc. Pour le civil le Fenouillèdes relève dorénavant de la sénéchaussée de Carcassonne. Dans laquelle l’inquisition est instaurée, enquêtes jusqu’en 1262.

* Selon les historiens du cru que nous épargnerons en évitant de les citer, ne serais – ce pas plutôt à Corbeil au prieuré de Saint Jean? axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan

  • Vingrau et Tautavel occitans passent aux  ” Catalans “.
  • Opoul et Périllos bien que appartenant à l’aire linguistique occitane étaient déjà administrativement du côté opposé.

Tracé de la frontière : Du sud de Port  Leucate ( Voir pages Toponymie) aux confins de Salses avec  Fitou, Col des Hortoux ?, Trauc del Caval, Montoulié de Perilhou alias Périllos ( Radar météo )*, Pech del Genièvre à Vingrau,  Pas de Paziols, Pech de la couronne ( Horizon nord – ouest Estagel ), La Tour de France, Col de La Bataille, Belesta de la Frontière, Col des Ausines, crêtes sud de Campoussy, Sournia, Rabouillet, Montfort, Conosols…. Voir cartes et en 863 pour le tracé antérieur. Certes le Fenouillèdes est passé à la France. Mais pour son plus grand malheur, il est pris en tenaille par l’Aragon, au sud et à l’Est bien sûr et en façade du pays de Sault.

* Nonobstant son positionnement côté  ” Catalan ”  Périllos  sera durablement acquis à la famille De Gléon, des seigneurs français  établis entre Portel des Corbières et Fontjoncouse. Fait étonnant perçu de nos jours cette frontière n’a pas été matérialisée sur les hauteurs des Corbières maritimes.

Le Donezan, l’actuel canton ariégeois de Quérigut propriété des comtes de Foix feudataires du royaume de Navarre passe à Jacques 1er Le Conquérant ainsi que le pays de Sault, voir en 1607. La dernière assertion est digne de faire se retourner l’abbé Pierre Moulis dans sa tombe de Belvis! Elle a le seul mérite d’exister.

La cession du Fenouillèdes sera scellée en 1262 par le mariage du fils de Saint Louis, Philippe le Hardi avec la fille de Jacques Ier, Isabelle d’Aragon. Future mère de Philippe le Bel.

Peyrepertuse fut essentiellement édifié par les Aragonais*, ce n’est pas l’œuvre des Cathares. Puilaurens a bénéficié de remaniements  aux XIe et XIIe siècles, vers 1263 et également par les Aragonais. Restructuration en forteresses royales des cinq fils de Carcassonne dont Peyrepertuse considérablement étendu et Puilaurens, pivots des défenses Françaises sur la nouvelle frontièren préfiguration de leur apparence actuelle. Fenouillet est devenu une citadelle royale, gardée par une garnison de 25 sergents d’armes plus un capitaine commandant et un chapelain, autant à Puilaurens et à Peyrepertuse avec un chapelain. A Quéribus 27 sergents y sont déployés. A notre humble avis châtelain serait mieux de circonstance que l’ecclésiastique susdit.

*Par les Aragonais : Une inexactitude qui ne cadre pas avec les déroulements ci dessus, issue vraisemblablement de l’un de ces subtils escamotages dont on a déjà parlé. les Carolingiens et les Capétiens avaient fait le gros oeuvre. Sur un sol souvent préparé par les Romains et les Wisigoths. Puis les comtes de Bésalu les ont adaptés.

 

Création de la viguerie du Fenouillèdes. L’administration sous l’Ancien Régime. Cette date paraît simplificatrice, Albert Bayrou n’énumère les viguiers qu’à commencer de 1289 seulement. Le tribunal du viguier se composait d’un juge, d’un lieutenant principal, d’un lieutenant particulier, d’un procureur du roi, d’un substitut et d’un greffier…Avant le XIV è siècle, les viguiers étaient des roturiers…. A.B.


Evènements de Fenouillet : Louis Fédié propose une autre version, impliquant Pierre II de Fenouillet, en voici une synthèse :

N. Sanche pensa à tort qu’il pourrait rapidement dépouiller cet adolescent, c’est à dire Pierre II Sanche s’était déjà accaparé le comté de Bésalu au détriment de la comtesse Ava, il lui manquait le Fenouillèdes. Le château de Fenouillet eut à soutenir un siège mémorable, mais son vicomte résista. Là dessus vint la croisade contre les Albigeois, Pierre était de leur parti, allié au malheureux Raymond Roger Trencavel. Pierre de Fenouillet se retrouva faidit. Entre temps N. Sanche s’était rangé aux côtés des Croisés, il fut investi du Fenouillèdes par Simon de Montfort. Les Croisés étaient maîtres de tout le pays sauf des forteresses de Fenouillet, de Peyrepertuse et de Puilaurens, chacune défendue par un membre de la famille de Fenouillet et Simon de Montfort dut se retirer après un long siège vain. C’était vers 1217. N. Sanche mourut en 1242 à Formiguères en sa résidence d’été, sans avoir pu prendre Fenouillet ni Puilaurens. Nous voilà en 1258, Fenouillet est devenu forteresse royale aux mains de St Louis. Pierre de Fenouillet ne conserva que ses domaines d’Ille et de St Paul. Il protesta sans succès contre la confiscation de Fenouillet. Son petit fils alla jusqu’à réclamer pendant 10 ans de procédure en cassation auprès du pape sans obtenir gain de cause.


Un souffle cathare : Investigations  de Bernard Caillens publiées en quatre chapitres. Elles ont le mérite de lever le voile sur un sujet trop éludé, le Fenouillèdes Pays Cathare., nos lointains ancêtres étaient adeptes de ce courant de pensée.

Cathares et Templiers en Roussillon, Robert Vinas.

Julien – Bernard Alart ( 1824 – 1880 ) Suppression de l’ordre du Temple en Roussillon.

Recueil des chartes de la maison du Temple du Mas Déu Vol.  1 par Rodrigue  Tréton.

Philippe Coquin, La Corbière Catalane. Cliquez sur Liens et Livres Fenouillèdes.

Carte du Traité de Corbeil sur axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan

Des pages entières de Liens vous attendent sur l’article éponyme.

 


 

Gavach ou Gabach

Languedociens des Corbières, Fenouillèdes, Pays de Sault ( 11 ), Donezan et les plus nombreux ceux indigènes séculaires du pays catalan français.

Les Tribulations d’un Gavach chez les Catalans

 

Adessiatz e benvenguda a tots ( Languedocien ).

Bon dia i benvinguda a tots ( Catalan ).

Bonjour et bienvenue à tous.

 

Quelques pierres d’achoppement à éviter ont retenu toute l’attention de l’auteur, une partie est résumée dans les notes ( 1 ). La crainte que mon impartialité soit insidieusement faussée par mon moule culturel languedocien. Ensuite ne dit on pas que, Les gens susceptibles sont enclins à écrire, fort de cet aphorisme, j’ai longtemps rechigné à m’attarder sur les analyses de la mentalité des roussillonnais en les reléguant au rang des brèves de comptoir dérivées de clichés. Ce sont communément des situations trop hors normes, empêchant ainsi de les accepter comme fondées de prime abord.  Jusqu’au jour où j’ai réalisé qu’elles étaient rigoureusement corroborées par plusieurs notables qui s’en sont alarmés. Mes doutes en étaient balayés, il était temps de cesser de se remettre en cause.

Au – delà du caractère coutumier d’actes et de conséquences gravissimes qui vont être effleurés, nous allons nous divertir en baignant dans un état d’esprit jovial digne des tribulations d’un Gavach en Pays Catalan. A l’appui du susdit soutien inespéré, servi sur un plateau par des autorités, des avis si autorisés qu’il aurait été aberrant d’ignorer. Il s’agit également de porter à la connaissance des nouveaux catalans la version languedocienne dont ils sont exceptionnellement informés tout en nous régalant à titre strict de retour de boomerang, si ce n’étaient ces approches le fond de cet article serait rédhibitoire.

On à là matière fiable permettant de faire contre – poids aux allégations mensongères catalanes à nôtre encontre de Gavachs. Il est nécessaire que vous y contribuez en partageant cet article avec vos amis afin de faire prévaloir la réalité en la faisant mieux connaitre.

 

 

Définitions

Consultez également le lexique.

Catalan : Dans L’Alibert le dictionnaire languedocien- français de l’Institut d’Etudes Occitanes, Catalan en sens second se traduit  Le diable.

Gavach : Qu’es aquò ? Ce nom d’oiseau remonterait  aux grandes invasions germaniques. Il résulterait de la contraction de deux qualificatifs du même sens :  Wallo ( Wallon ) et Wales ( Pays de Galles ), lesquels seraient des dérivés du germain Walhisk = étranger. Un comble  ! Car ce sont les conquérants qui s’adressent ainsi et de façon pour le moins peu flatteuse aux peuples qu’ils soumettent… Admettons, mais Strabon aurait désigné Gabales les montagnards entre Narbonne et l’Espagne ( Il est où le Gévaudan, il est où le Mont Lozère ? ), voir les liens en fin d’article.

Gabach, Gavach, Gabache, Gavache, Gavot ( Gap, Nyons ), ces formes sont usitées dans toute l’Occitanie et jusqu’au fin fond de l’Espagne : Gavatx. Ce dernier s’est appliqué au mépris à l’adresse des immigrants occitans de l’exode des années 1500 à 1700.

Gavach serait ou aurait été synonyme de Bougnoul, du temps de l’Algérie française il s’appliquait à des populations méprisées. Ce vocable a vraisemblablement suivi les déportés et les émigrés de la première moitié du XIXe siècle. Rabelais  jeantosti.com / patronymes*   a participé aux interprétations suivantes.

* Liens regroupés en fin d’article.

Le “Glossaire de la Langue d’Oc” de Pierre Malvezin à Gabach : Origine celtique. Goulu et par dénigrement campagnard, montagnard, rustre en précisant que ce mot au sens péjoratif s’est étendu jusqu’en Espagne. – Gabachar : Mal faire un ouvrage, le faire d’une manière rustre.– Gaba ou Gava : Gorge, Gosier.

Le dictionnaire Occitan – Français selon les parlers languedociens de Louis Alibert, édition Institut d’Estudis Occitans à Gavach : Issu du pré – celtique Gaba  =  goinfre, goulu, rustre, grossier. Langage étranger. – Gavachejar : Parler mal la langue.

Ce qui n’apparaît pas dans le Larousse Catalan à Gavatx : Français, franchouillard.

La définition Gavach = Etranger ne figure pas dans ces dicos.

Il n’empêche que curieusement, il est convenu que Gavach = Etranger chez les catalans quand ils s’adressent à leurs voisins audois et du Fenouillèdes, pourtant les seuls étrangers de ces contrées seraient logiquement plutôt ces catalans de la Catalogne Nord ( Capcir, Cerdagne, Conflent, Roussillon, Vallespir ), ces anciens domaines carolingiens n’ayant été réintégrés à la France que quatre siècles après le Fenouillèdes, c’est à dire en 1659. Ce sens est peut – être antérieur à cette date? En tous cas il n’est pas applicable actuellement aux Gavachs nord – pyrénéens venant des catalans. Il va  falloir vous habituer très rapidement à ces paradoxes à la catalane, en attendant on ne peux que rire de ces fils d’Ubu roi par ailleurs fraîchement originaires du sud des Pyrénées au cours des exodes du XX ème siècle.

Il reste à remarquer que le V se prononce B tant en languedocien que en catalan où le village de El Volo est devenu Le Boulou.

 

Nous allons démontrer que dans les Pyrénées – Orientales les Gavachs ne sont pas sur les marches du podium des mal éduqués, les places y sont déjà prises par les catalans; En nous amusant tout au long du texte de la singularité de cette propension qu’ils ont de rire des défauts d’autrui, pourtant plus exacerbés chez eux.

 

 

Terme historiquement considéré comme l’injure suprême*, de nos jours à connotation le plus souvent hautaine à fort péjorative* lorsqu’il est proféré par un roussillonnais à l’égard des audois ou des habitants du Fenouillèdes, en tous cas jamais flatteur. Quand vous entendez Gabach, les railleries offensantes fusent d’emblée. Nous allons donner du répondant à ces Gavachs en esquissant un portrait du catalan du nord, sans qu’il soit nécessaire de se commettre dans les délires adverses puisque comme précisé ci – dessus,  par leurs actes ils sont déjà en plein hors normes. Faites une recherche Gavach sur Google en vous focalisant sur les sites catalans, vous ” Apprécierez ” leurs interprétations déviantes.

Un point positif, si votre interlocuteur vous descend au rang de Gavach, il trahit généralement, hormis l’orgueil, un niveau culturel abyssal, la bêtise du caîd niveau cour de récréation à perpétuité. Cet effet de groupe enfantin va transparaître en filigrane au fil des pages.  Sinon en dehors de toute crise, il n’est pas rare que ce terme soit adressé amicalement dans l’ignorance de ce qu’il véhicule y compris entre occitans du Fenolhedés.

* … Toujours été considéré comme l’injure suprême… Roussillonnais, chez qui ce terme a encore une connotation fort péjorative...  P. Coquin, revue Fenouillèdes n° 21. Surprise ! Un avis nettement plus caustique que ceux qui ont cours d’ordinaire. L’explication doit résider au fait que cet historien est établi en Pays Gavach à la charnière du Roussillon, de toute évidence il ne s’est pas coupé du terrain, c’est ainsi une perception plus crédible. 

 


Manuel de survie face aux catalans

L’humour ne fait pas cavalier seul dans cet intitulé. Il s’agit de mieux les connaître afin de limiter les déceptions.

En principe quand un catalan du nord est frappé par l’une des pathologies suivantes, on finira par s’apercevoir qu’il en cumule, là doit se tenir un particularisme identitaire. C’est à dire que avec eux vous êtes exposés à plusieurs facteurs de risques. Du coup dans une équipe mixte gavachs – catalans ou composée de toutes origines hexagonales, ce qui est dorénavant la règle sur le littoral 66, le catalan est vite repérable. A quelque chose malheur est bon.

 

Les talents des Catalans.

Un slogan du Conseil Général met en avant que : Dans Catalan il y a Talent… En omettant Cata. de Catastrophe on ne peux plus opportunément agglutiné, soit les Talents menant à la Catastrophe! La suite est annoncée.

Paresse.

Orgueil – Fierté.

Envie – Intéressés.

Délation, souvent calomnieuse.

 

Les personnalités auxquelles il est fait allusion plus bas ont utilisé des qualificatifs moins édulcorés que ce titre. Nous nous sommes contenus à quelques unes des constantes qu’ils ont étudiées, ce qui ne fait pas carton plein. Ceux qui recherchent du tout cru seront satisfaits en lisant le Journal intime d’un égaliseur extrait google books d’un livre de Jo Van Niekerk. D’autres liens sont regroupés en fin d’article.

Si vous côtoyez des collègues, des commerçants de Perpignan ou alentours, il est préférable de dissimuler d’éventuelles racines occitanes. Sinon soyez sûrs que vous aurez droit tôt ou tard à des répliques d’une niaiserie déconcertante. Un genre d’histoire Belge de mauvais goût dans le meilleur des cas, beaucoup semblent percevoir l’appartenance au Languedoc  =  Gavach comme étant une sous race, une tare, ainsi en l’absence du moindre différent. Hors exception le Catalan est comparable à Artaban.

Maintenant essayez d’imaginer quelle pourrait être l’analyse, de toute personne catalane, sortis du cercle de vos amis ou relations régulières, en cas de rivalités au sein de votre entreprise. Les Gavachs sont vite brocardés au cours de discussions informelles:

– Une salle d’attente dans un village : Le bavardage aboutit désobligeamment sur les épaules des Gavachs sans que les drôles en cause, dont un retraité du palais de justice, ne se soient souciés de l’éventuelle présence d’un languedocien.

.- Il m’est arrivé d’être ciblé comme étant le sale gavach de… en réunion devant mon directeur. Fort ultérieurement, il aura fallu que je compose avec son successeur,  un notable de Najac pour que cela cesse net. Les variantes agrémentées de Espèce de… sont usuelles.

– Deux adultes égarés abordent un octogénaire, en les orientant vers la rue qu’ils recherchent, ils devinent  que c’est un languedocien. En s’éloignant  ils s’esclaffent : Ah ! Ah ! c’est un Gavach…

Les roussillonnais ont sempiternellement cette insulte sur le bout des lèvres, ils la produisent à l’emporte – pièces. Une véritable épidémie des plus contagieuses notamment sans exclusive chez les passionnés de ballon ovale ( Ce qui englobe de fait quasiment tous les indigènes catalans du 66. ) en dépit des prétendues valeurs véhiculées par ces sports, lesquels donc eux aussi ne tournent pas rond.

En 35 ans au contact des Catalans et des Occitans dans une collectivité de plus de 100 salariés hors pics saisonniers, il apparaît dans une majorité absolue de cas que ce  sont les premiers ( Quatre sur cinq sont fils ou petits fils de la Retirada ) qui provoquent les seconds en s’en gaussant au travers de badinages équivoques… Quelque part j’ai eu la chance et le tort  d’être  ” Un Gavach en immersion dans une meute de Catalans – Borras ” ( 2 ). Ces accointances m’ont permis de me forger une opinion dont j’ai longtemps douté, certains comportements usuels étant hallucinants au point de vous remettre en cause en tant que exception ou à peu de choses près dans un service pouvant réunir plus de 30 personnes.

 

Artaban et la paresse hors entendement

Depuis le XVIIe siècle des personnalités ayant séjourné en Roussillon dont des hauts fonctionnaires, ont écrit en termes sévères et consensuels sur les Catalans du nord. Assez unanimement ces visiteurs ont été frappés par le quarté gagnant suivant :

Leur propension à la délation ( Seconde guerre mondiale ), leur orgueil imbu, une volonté de paraître plus qu’ils ne sont, l’envie et  la paresse, ce sont là les vrais Talents des Catalans. Ces trois là reviennent en boucle au cours des conversations et chez les auteurs. Quand à la délation, c’est motus et bouche cousue mais elle filtre subrepticement dans la vie quotidienne*.

L’encyclopédie Bonneton sélectionne à la page 40 quelques analyses savoureuses, après les avoir lues on comprend mieux le pourquoi de ces pitoyables dérapages mentionnés plus haut. De nos jours même des auteurs de Catalogne nord émettent à l’identique, G.Bile élu de l’agglomération de Perpignan :

Les Catalans, comme tous les Espagnols, partageaient  jadis, les répugnances des Orientaux à l’égard du travail… Toutes les classes de la société admettaient l’esclavage.

Cette formulation à l’imparfait est à présumer vraiment élégante, puisque émise par un employeur d’une catégorie des plus exposées.  Voir à Liens et Livres Fenouillèdes.

Il serait fastidieux de lister tous les érudits qui ont argumenté ( Et qui argumentent… ) pareillement. Insinuer que ce ne sont que des préjugés ou qu’ils se sont plagiés entre eux ne saurait tout expliquer ni dénigrer ” l’initiateur ” et l’isoler de fait; ( Diffuser des sous – entendus pareils est indigne du rang du conférencier – universitaire catalan impliqué et n’est pas un gage d’impartialité ). Vous n’allez pas tarder à le comprendre. Surtout que ces talents sont des évidences ( Orgueil, fierté, délation, paresse, envie…)  pour vraiment beaucoup de languedociens des Pyrénées  – Orientales et des petits Pays périphériques où elles sont l’objet de galéjades** à plus forte raison pour ceux établis de toujours en terre catalane Nord – Pyrénéenne, on baigne dans les vérités de Monsieur De La Palice.  Retenons pour sa trame intemporelle, le portrait dressé par Pierre Vidal 1848-1929 dans son Guide touristique des P – O édition 1899. Il l’illustre en reprenant une fable locale dont la popularité se maintien toujours, voir les notes.  Voilà un prétexte opportun pour aller à la rencontre des gens du pays avec à la clé un moment de bonne humeur assuré.

On en est arrivé là :

C’est comme si quelque part dans l’esprit des susdits languedociens, tous ces talents étaient implicitement exprimés et déductibles de le simple fait d’être catalan; Une affaire jugée depuis longtemps. Deux ramifications de poids sont à réunir à ce glorieux palmarès, le rapport au vol dans ses multiples acceptions et le radinisme.

* Par exemple , déjà que pour ça : Le riverain au standing qui n’a rien à vous envier va vous dénoncer, dans l’heure, si contrairement à lui vous n’êtes pas assujetti à une taxe d’arrosage d’un montant égal au minimum syndical..

**Galéjades :   … Ridiculisés avec délectation par beaucoup de ruraux en réaction à des comportements dédaigneux, d’ailleurs aussi injustifiés que impardonnables... Analyse de Claude Guillabert dans De Garrigues en Ministères. En principe, ce sont des flèches décochées avec une grande discrétion, ces vérités ne sont pas des plus positives à exprimer, notamment auprès d’un lectorat pas forcément averti..

Tant et si bien que :

  • Les employeurs roussillonnais, bien introduits sur le marché local, à choisir, préfèrent embaucher des occitans sinon des espagnols plutôt que des catalans du nord. De tous temps ils ont été appréciés pour leur productivité censée être généralement meilleure. C’est une des raisons qui explique les milliers de languedociens dans les milieux agricoles de la plaine jusques dans l’entre deux guerres, où semble t-il ils étaient exploités jusqu’à la moelle, ” Payés à l’espagnole ” selon une expression de circonstance ?

Au moins s’agissant d’un catalan, il serait hautement risible pour ce dernier, que de s’imaginer pouvoir remettre durablement au travail un paresseux s’il n’a pas en permanence à ses côtés un chef autoritaire et compétent.

Les sénateurs : – Fais ressortir au cours de l’entretien d’embauche, que tu es du Fenouillèdes.

  • En Roussillon, Roupillon est là plus adéquat,  la paresse relève du défi à la raison.

En moyenne des centaines d’heures à ne rien faire par salarié et par an*. Ils sont obstinément à l’affût de toute opportunité à saisir afin de se prélasser dès que possible, exceptés en étant fort courtois moins de 10% d’entre eux, souvent d’origine extérieure. En outre cela suppose de développer une sacrée dose de duplicité. Leur fierté paroxysmique les rend incapables d’en assumer le moindre retour de bâton, le risque est alors élevé que leur naturel se dévoile, c’est plus qu’il ne leur en faut ( 3 ).

Il en résulte qu’en Roussillon la paresse n’est pas seule à détonner, elle n’est qu’un horizon entre de multiples qui vont être examinés. Nonobstant cela, ce n’est sûrement pas un apanage, il n’est qu’à voir avec quelle promptitude, la plupart des nouveaux arrivants s’y aligne ( 4 ),

Cette paresse permet à bon nombre d’entre – eux de s’occuper en  épiant assidûment tout ce qui bouge aux alentours, trop communément à l’affût, cela semble être un de leurs loisirs préférés. Quelquefois pendant que le collègue est affairé, ils s’abattent sur son panier repas et se le partagent généreusement, de bien tristes repères pour leurs enfants.

La distinction est de rigueur vis à vis de leurs homologues d’outre Pyrénées, lesquels ont un lien à l’effort et à la pénibilité plus convenable. Ils acceptent aussi  les salaires et les conditions de travail réputés des plus indignes de France puisqu’ils méconnaissent leurs droits élémentaires en tant que étrangers. Quand bien même il y aurait méprise à en justifier la paresse, elle gangrène tout autant ceux correctement rémunérés ou ayant bénéficié de faveurs plus ou moins méritées.

Attention méprise…Voir  ( 5 )   Paresse et Libertés patronales.

* Le pire reste pour ceux si rares qui échappent à ce profil, bien qu’ils doivent assumer un surplus de travail au détriment de leur plan de charge, leur hiérarchie ne s’embarrasse pas forcément de différence. L’orgueil de cette dernière aidant, ils sont généralement d’emblée méprisés, moqués, en tous cas confondus, quand arrivent les représailles du chef, elles tendent à s’appliquer à tous sans distinction. Eh non on n’est pas dans la double peine, c’est beaucoup  plus injuste, du coup il n’est pas souhaitable de s’attarder.

 

L’Orgueil.

Vu que à les croire, ce sont les meilleurs en quoi que ce soit :

Vous connaissez un catalan entre 7 et 77 ans qui ne correspond pas à ce trait de caractère, eh bien vous tenez une perle rare !

Mon tour de France, hors Compagnons, m’a conduit notamment dans trois entreprises, de plus de 200 salariés en moyenne, Strasbourg, Eure, Indre; Aucune en se limitant au personnel originaire de l’hexagone, ne contenait une proportion d’orgueilleux proche du Roussillon, bien loin de là! Inversement dans un groupe de catalans pur jus, c’est l’éventuelle présence d’un profil non orgueilleux qui dénote, limite  ” Dérange ” quelquefois.

Un orgueil imbu qualifié d’ibérique*, assurément le plus invivable des maux qui les gangrènent tant il est développé, l’expression crever d’orgueil est ici dans sa plénitude. On comprend mieux le pourquoi de l’emploi inconsidéré du qualificatif Gavach tout en pouvant être stimulé par d’autres circonstances ci – dessus.

* Orgueil dit ibérique, soit espagnols et portugais confondus. Tous ceux qui ont des relations durables avec des profils de ces pays auront fait le rapprochement.

Ils vous  pourrissent vite le quotidien voire la vie quand vous êtes amenés à protester face à leurs manquements, ils sont incapables d’en assumer les conséquences.  La moindre hypothèse susceptible de sous entendre qu’ils pourraient être en cause suffira ( Paresse, maquignons, inconvenances ),  ou exposé à tout interlocuteur, plus particulièrement s’il est en position de force, comme on vient de l’effleurer à La Paresse, il leur est alors insupportable de devoir s’entendre les  quatre vérités. Ils réagissent comme s’ils étaient sur la défensive, en des représailles disproportionnées:  Le moniteur d’auto – école que vous avez empêché de vous rouler dans la farine au code, s’entendra avec l’examinateur pour vous faire repasser le permis, alors que du propre aveu de ce dernier, vous maîtrisez le véhicule comme un titulaire depuis plus de un an, mais je ne peux vous l’accorder pour les raisons que vous savez… Et c’est une position où l’on se garde  d’aller jusqu’à énoncer les quatre vérités.

Risque majeur : Quel que soit la situation, que le catalan orgueilleux qui triche*, s’il ne boude pas indéfiniment, soit plus mauvais ( Euphémisme ) qu’il ne l’est déjà quand rattrapé au tournant, il devra en payer le prix. Un engrenage sans fin allant crescendo; Plus qu’ailleurs, leur rancune n’a pas de bornes et leur orgueil est partie prenante de la délation.

* Pléonasme, catalan à lui seul implique le reste.

Leur fierté est t’ elle que vos collègues sont capables de paraître jaloux si vous avez le moindre avantage ou si vous les surpassez en quelque domaine, attendez vous plutôt à être agressé que admiré.

Une de ses extériorisations favorites consiste à vous toiser* en toutes occasions notamment au travers de termes au sens difficile à cerner gravitant autour d’une rengaine de ” plaisanteries ” ambiguës mais convergentes, avec ces … la calomnie est une plaisanterie qu’il faut savoir accepter ! Une précaution judicieuse en milieu professionnel face à la complication inéluctable.

Tout sauf rare et sans être fâchés, le collègue de travail que vous côtoyez quotidiennement depuis tant d’années, fusse celui auquel vous rendez service couramment, vous ignorera si vous le croisez hors entreprise et ne répondra pas à vos civilités, bien content en l’absence de rictus hautain. Cette synthèse est évidemment transposable par exemple à vos voisins à vie y compris des plus proches ou aux sportifs habituels de vos parcours. Ici les personnes qui n’ont pas le respect de répondre à un banal Bonjour sont manifestement plus nombreuses que celles attendues, les premières ont quasiment toutes un visage d’apparence renfrogné, morrut ( Mourrut ) en catalan véritable aussi.

* Ce n’est pas tellement par bêtise ou  méchanceté que par nature sinon en superposition, puisqu’ils sont intimement convaincus d’être les meilleurs en toutes choses..

Et maintenant, la cerise sur le gâteau, imaginez ces malades de l’orgueil ( Incurable ) avec, en plus,  un volant entre les mains ! Serrer à gauche pour ne pas être dépassé en gardant une vitesse lente ou se réveiller brusquement quand vous actionnez l’indicateur de direction y compris sur les petites routes sinueuses que souvent de toute évidence ils n’ont pas l’habitude.  Dans les rues ou routes à croisement difficile, ne pas serrer à droite ou refus de faire une marche arrière de quelques mètres jusqu’à l’évitement providentiel, même si l’autre automobiliste est un handicapé et tout en osant hausser le ton ….. Nous avons énormément roulé sur l’ensemble du département ( Randonnées ), ce qui permet d’affirmer que ces travers sont omniprésents et affectent aussi bien le jeune conducteur que le senior, le villageois du fin fond de la vallée que le citadin.

La palme revenant évidemment à une pléthore d’employeurs, de chefs, disons plutôt de Supérieurs hiérarchiques qui en sont malades du haut de leur piédestal d’où ils gagneraient de descendre aussi peu soit – il, là le ridicule est vite atteint ( 7 ), mais il est de toute évidence jouissif pour quelques uns d’avoir à s’acharner à vous rabaisser, à vous dominer et de vous voir en pâtir. L’orgueil présente ici l’intérêt du masque permettant de se défausser. Il est l’esquive idéale du sujet, par – dessus tout des vérités difficiles à reconnaître, du point faible à dissimuler, quitte à engendrer des complications sur lesquelles ils vont appuyer.  Voir ( 6 ) Quelques stigmates et tendances de l’orgueil au travail. 

Saluons  ceux innombrables qui n’ont pas d’autre recours que de faire profil bas face à ces atteintes à la dignité et injustices à vous en hanter le sommeil pour le restant de vos jours.

Hélas ! L’orgueil étant omniprésent dans vos échanges de la vie ordinaire à en devenir agaçant certains jours si vous croisez plusieurs individus ou ne pouvez pas vous détourner de leur chemin s’agissant des profils de vôtre connaissance. A tremper dans cette soupe pendant tant d’années, vous finissez automatiquement par avoir un discernement abruti à en dupliquer cette attitude envers vos interlocuteurs quels qu’ils soient. A terme on atteint aussi un âge ou l’on ne peux plus se contenir d’être diminué à tous bouts de champ,  en général ce retournement de situation ne leur convient pas tellement, surtout auprès de ceux qui vous ont conditionné du haut de leur hiérarchie. L’orgueil catalan est un mal contagieux, voilà sans doute pourquoi il est partout.

Des travers identitaires tout aussi communs et flagrants bien que moins évoqués

 

Une envie à les voir venir de loin.

Pour plus de clarté il est temps de se remettre en conformité avec les liminaires, disons sans détours, tous des voleurs ; Evidemment ce sont des catalans !

Il existe un dicton qui assimile le catalan avec ces commerçants arméniens, chinois et coiffés d’une kippa. Si vous en avez un en face de vous, il est une forte présomption qu’il envisage de vous plumer sans vergogne à la première occasion, ils épient toute opportunité potentielle. Prenez garde de ne pas vous laisser berner.

La boutade de circonstance :  Ah ! Si seulement les effectifs de la gendarmerie pouvaient être suffisants, ils seraient tous en prison ! Chez les ruraux comme dans les cités. En attendant c’est celui des individus défavorablement connus de la maréchaussée qui vous interpellera, à tel point qu’il est risqué de faire confiance au copain d’une vie, à bon entendeur…

Vus de sous le vernis fort reluisant qu’ils vous exposent, ces ultra – radins sont intéressés , on y reviendra en point de chute de Conceptions de l’intégration, jusqu’à ne pas se soucier du ridicule, fusse pour un maigre profit, ( En valeur 1 kg de sucre suffit amplement  et permet d’assister à des curées aussi mémorables que pitoyables ) en n’ayant aucun frein à vous compromettre par ruse afin de mieux se servir, même s’agissant d’un collègue que vous côtoyez depuis des décennies. Ils  sont enclins à s’accaparer tout et n’importe quoi jusques à très au-delà de la nécessité, sans aucune notion de partage.

Quelques souvenirs à la fois burlesques et picaresques à titre d’illustration :

– Biens alimentaires et divers.

  • Razzia sur la  farine, l’inconcevable, des pères et des grands – pères réduits à se chamailler en dépit de plusieurs  cartons entiers de 10 kg, certains ” Ont eu besoin ” du contenant complet  !
  • 110 paquets et boîtes  de biscuits pour un quadra célibataire absent le lendemain cause problème digestif.
  • Décortiquer, au détriment de sa mission, le contenu de la benne des encombrants et de la quarantaine de conteneurs  poubelle collectifs quotidiens issus des familles et de la restauration, jusques à en lorgner le prochain arrivage.
  • Un émule de Khéops fut surpris* à rafler tous les rouleaux entamés de papier hygiénique du centre ( 617 appartements plus lieux communs. ). Une sacrée descente qui causa un sérieux dérangement ….

* Surpris et affreusement dénoncé par deux jeunes comparses probablement jaloux d’avoir été devancés, voir à Radins, on y reviendra également en traitant de leur penchant vers la délation.

  • Liquidation d’une jardinerie, articles taillanderie, animalerie etc,  offerts aux collaborateurs. L’un de nous s’est attitré en refusant de partager avec ceux propriétaires, un nombre effarant de  paires de sécateurs de marque du même modèle avec toute une gamme d’outils à main et d’accessoires en quantités aberrantes,  sans avoir de véritable jardin c’est à dire moins de 10 m2.
  • Notamment les lendemains de séminaires d’intégration, être présent 1 heure ou d’avantage avant l’heure d’embauche, donc quitter le lit conjugal fort matinalement au seul motif de s’accaparer le premier des produits alimentaires et divers en sachant qu’il est prévu de les partager équitablement. Par exemple, un à quatre gars  sur 81 à 108 litres de jus d’orange, suivi d’une ruse pour obtenir un suplément. Un exemple entre tant impliquant des couples de tous âges voire sans enfant en dépit de la nature des denrées.

Il est à noter que les intéressés ne manquent point de s’indigner avec véhémence et de faire la morale publique aux collègues qu’ils surprennent dans l’exercice des mêmes faiblesses. Ces avarices et vols sont immanquables à chaque don en faveur du personnel*, à chaque fois leurs collègues de tous les jours depuis 10 ou 20 ou 30 ans sont soulagés de la part censée leur revenir étant trop assidus pour être enclins à guetter l’occasion.  Ce signalement général correspond ici à la norme, seul un pourcentage infinitésimal de catalans n’est pas impliqué . Là aussi il serait inutile au plus heureux, de protester ou d’en référer. Gare à vous si, las d’être abusé, vous les prenez de vitesse, il s’entend en toute honnêteté, les piques sinon les banderilles sont déjà prêtes, risque de délation. Gageons qu’ils retomberaient dans le cannibalisme, s’il survenait une crise alimentaire !

* Cadeaux et calendriers des fournisseurs, gâchis intégrations grandes écoles, surplus restauration, départ de groupes ou des familles…

La culture de la dissimulation: Quand plutôt que d’avoir à les jeter, vous proposez à la cantonade des produits alimentaires récupérables, ils font généralement les désintéressés, à peu près obligatoirement si le chef est là. .. Mais ils ne tarderont pas à revenir en vous lançant en aparté : C’est où ? Je ne l’ai pas trouvé...

– Le roi et sa cour.
De faramineux fayots, comme 53% des français, ici c’est manifestement plus et plutôt leur naturel qu’une démarche volontaire. Ces paresseux hors pair ont une propension flagrante à s’accrocher à leur chef, quand il n’a pas le dos tourné,  par assimilation cruelle à un Saint Homme, sans forcément réaliser  à temps qu’ils sont, hors exception, regardés avec dédain et manipulés à plate couture, tant ils sont intéressés et aveuglés de fait. De toutes façons, un café matinal ou un repas offert dans l’année, fut –  il ordinaire suffira à mener par le bout du nez ces crèvent la faim, ils l’attendent avec une impatience inouïe. Comment pourrait – il y avoir des chefs ” Gentils ” compte tenu du profil des catalans ? En résumé, de Pauvres gens à plaindre.
Quelques indications.
  • En appui de l’embauche de son fils, peindre et déménager gratuitement l’appartement du chef… Et vous le raconter avec détachement,  comme s’il s’agissait d’une façon banale!
  • Sortir avec son manager; Chérie ! Devines qui vient dîner ce soir… ( un chaud lapin ).
  • S’attarder au quotidien dans le bureau du boss plutôt qu’avec ses semblables, si ce n’était que ça…
  • Consacrer tous ses repos hebdomadaires à travailler pour le compte du chef, lequel installe sa structure de production et de vente. Pousser le vice jusqu’à vous faire des pressions pour les rejoindre. Une équipe complète au bout des ficelles. Ils ne seront jamais rémunérés ni embauchés.
  • De pair en vous dénigrant tous azimuts, se hâter d’ exécuter les missions que vous venez de soumettre au droit de retrait pour danger grave et imminent, identifiées par la CRAM, le médecin ou faire semblant d’exécuter ces façons,  bien en vue de l’encadrement, sans qu’il l’ait forcément demandé. En contrepartie du tort qu’ils vous causent, si on peux raisonner ainsi, dans les quatre ans un de ces imbéciles emmêlés entre progrès, panacée et moindre effort rêvés a obtenu plusieurs mois d’arrêts maladie assortis d’un handicap à une main, apparemment à vie. Un second s’il est toujours de ce monde, est défiguré par un cancer. Un troisième …

Les autres possibles induits sont trop anxiogènes, lourds et donc  confiés à votre perspicacité. Un point commun à chacun des Pauvres gars qui excellent en ce domaine, ce sont les champions hors catégorie du nombre d’heures improductives, ceux – là sont plus proches ou très  au – dessus des 80 heures mensuelles aux frais de la princesse : Absentéisme, maladie à dates fixes, inactivité sur le lieu de travail. Courses et consultations répétitives en cours de mission, banque, poste… ( 7 )

Cette inclination intéressé est la motivation primordiale qui pousse les parents à incorporer leurs enfants dans les clubs sportifs fanions de tel clocher,  XI, XIII, XV… ‘. En perspective d’une garantie d’emploi auprès des entreprises impliquées  ou des services municipaux. Les catalans étant ce que nous venons de voir, seule une infime minorité aura la volonté de pratiquer une activité sportive toute sa vie, autrement que en tribunes ou au cours de beuveries ” sens èime” qui sont la règle de ce petit monde. Le lundi ils se glorifient ( Chefs de famille ), d’avoir bu en enfilade  les bouteilles ! Cette alcoolisation les capte autant sinon plus que le jeu et toutes les générations en sont imprégnées. Aucun risque d’avoir à en rechercher désespérément, ils sont partout, de quoi en remplir des stades. Le podium de la plus haute considération publique sera à celui qui engloutira le plus. Antinomique mais vrai, ce sont des buveurs se clamant sportifs ! Record national, voir le lexique. Toutefois si la filière sports-emploi est un particularisme local* par son ampleur sans équivalent en France, selon une enquête qui fit les gros titres de la presse quotidienne, en matière de convoitise on tend à s’en écarter.

* 113 000 licenciés pour 457 800 habitants en 2015.

En principe la ruse veut qu’ils s’évertuent à la masquer, mais ils en sont marqués et surtout réputés à l’entour. Ce penchant transparaît notamment au travers des questions détournées ou intrusives qu’ils vous posent.

– Les radins

Les Escana – Rats ( Lexique ) en bon parler du Fenouillèdes, c’est à dire affirmer que le catalan est radin.

Etre plus radin que son prochain est ici une tradition fidèlement respectée.

C’est à dire la quasi totalité de l’effectif  à +/- 1 à 5 % près et encore peut – être, y compris quand ils sont mis à contribution lors des grands événements de la vie. Il n’empêche point que les mêmes personnes ne peuvent se retenir d’en râler aux retrouvailles et d’être médisantes à s’appliquer à répandre des calomnies paradoxales, les gens réellement généreux n’en faisant pas étalage. Un échantillonnage :

  • La cagnotte mise en place à l’occasion du mariage d’un tel, 12 ans de maison, investi dans la défense des intérêts des salariés, longtemps désigné Le brave type tranquille,  impliquant un service de 15 personnes plus de nombreuses annexes, n’a recueilli que 5 euros.  CR. 37 ans de boîte et d’empathie tous azimuts, lui aussi fortement sollicité, n’a eu proportionnellement guère plus d’attentions en dépit d’une grillade offerte et d’un panel d’intéressés monstre. D’autres en ont été purement dispensés.
  • Ils sont aussi radins envers leur propre personne, là on en arrive aux limites de l’inénarrable s’agissant des rituels domestiques censés être quotidiens;  Dans la série des omissions courantes il faut hélas mentionner celle de tirer la chasse quand ils vont à la selle… Ce qu’ils répètent par automatisme sur leur lieu de travail où ils font à peu près tous plutôt qu’à leur domicile, le lundi dès que l’heure d’embauche a sonné et le vendredi après – midi c’est à chacun son abattant, ça fait du monde. Là comme ailleurs il est de toute évidence jouissif pour certains de vous empuantir et de vous dominer par le biais de bassesses qui plus est s’ils vous en trouvent affecté. Il m’a pris de vouloir raisonner un de ces profils, ce qui m’a valu de passer collectivement pour un atypique!
  • Une des façons des plus représentatives du catalan pur jus : Quand ce n’est pas à vôtre insu comme on la vu à Paresse, à l’heure du café, de la pause cigarette ou de passer à table, ils ont la manie de ponctionner le panier repas du collègue. Très minoritaires sont ceux qui ont un menu équilibré, le pain, le fromage, les fruits, le café et son sucre… y sont en principe ” Oubliés tous les jours “, puisqu’il suffit de parasiter pour être servi ! Naturellement ces pique – assiettes font démonstration de ce sans – gène en toutes occasions. Automatiquement, le jour où vous mettrez un point final à vos amabilités, unilatérales bien – sûr, vous serez dans l’instant invectivé de Sale radin… C’est ça le catalan!
  • Certains vont jusqu’à laver tout le linge de leur couple sur leur lieu de travail et plusieurs fois par semaine. Imaginez à en railler, les culottes ou strings de madame !

Cependant sous ces extrêmes se cache un aspect ” Obligé ”  à leur décharge, comment joindre les deux bouts tout en étant soucieux d’en mettre plein la vue et en endurant les abus des employeurs ? Voir en Notes, Libertés patronales.

 

Splendeurs de la Nocivité Catalane.

A la délicate Attention de ceux qui par comble de l’interversion auraient interprété cet article comme étant haineux à l’encontre des catalans…

 

Chut ! Les murs ont des oreilles.

Ce slogan glacial nous renvoie aux délations de la drôle de guerre en 1940 qui font la honte de ce département en particulier, il est une introduction au Crétinisme Identitaire Catalan ( Encyclopédie Bonneton ) duquel on a déjà dû avoir eu un avant – goût et que je vais tenter d’ illustrer comme suit :

003 Journal L’Indépendant du 23 novembre 2016 : Sous ce Floues ( Sic ) politiquement correct se terre la délation.

Un millier de déportés rapporté à 234 000 habitants ! Auxquels il faut ajouter ceux qui ont été torturés à mort avant de prendre le train. Il vous reste à comparer avec la démographie de la Seine à l’époque des faits.

La délation calomnieuse est intimement liée au camp de concentration de Rivesaltes.

A propos de calomnies, les prétendues plaisanteries évoquées à L’Orgueil dégénèrent trop souvent en contre – vérités perçues comme étant des paroles d’évangile. Quand vous disposez de suffisamment d’éléments corroborant ou comprenez pourquoi un tel vous faisait une gueule d’enfer, le mal a tissé sa toile depuis des années et en est rendu irréparable, vôtre réputation est scellée ad vitam aeternam.

 

Logiquement avec un pareil bagage, ils pourraient être incités à faire profil bas et à balayer devant leur porte s’ils n’étaient pas quasiment tous de cet état, tant affairés dans leurs médisances, une manie certaine de l’intrusion par  curiosité à penchant malsain *, toujours ” Le nez fourré dans vôtre assiette “. Ainsi ils ne peuvent s’en rendre compte, à partir de là toute différence leur est inconsciemment anormale.  Comme une démangeaison irrésistible, ils épient ( Voir à Paresse ), dévisagent, rapportent, dénigrent, ré – interprètent, brocardent sans cesse  leur semblable, sur tous les plans imaginables et inimaginables passés au crible y compris hors domaine de  compétence et sans que cela puisse être réductible à la collectivité pré citée. Experts du trouver à redire, d’autrui, vous êtes en mauvaise posture si vos passions, loisirs, méthodes de travail, activité sportive, repas, habillement… ne correspondent pas aux leurs, cela revient à provoquer le diable.

Ces pipelettes seront tels des vautours sur une carcasse s’ils, décèlent une faiblesse quelconque, une lacune dans votre formation professionnelle, une différence de corpulence en votre défaveur, dernier venu dans dans l’entreprise fusse avec plus d’années de métier qu’eux, certains ennuis de santé ou si vous avez le tort d’être du genre brave type, d’ en laisser passer, là :

Sortez vos griffes avant d’être mort, obligatoirement si vous cumulez plusieurs de ces incitations à nuire. ils n’auront de cesse de vous tomber dessus, en particulier s’ils peuvent déclencher un effet de groupe.  Ce serait, à nouveau, perdre son temps de les prévenir que le vent devrait tourner à leurs dépends.

Trop souvent aussitôt quitté le groupe et vous passez à ” l’enclume “.

 – Ils n’arrêtent de te casser du bois vert dans le dos… Bien reçu! Merci Alain de Les Matelles et suivants. Hors exception ces alertes outrées n’étaient émises que par des forastièrs ( Lexique ) au Roussillon ( 2, 3 ).

Ces Clòscs / Closcas pourront s’entendre répéter : Mais enfin !  Laissez le tranquille… Ou se retrouver tous dans le bureau du directeur, cela n’y changera rien dans la durée, forcément en tant que clòsc ( Lexique ).

Tel que déjà vu à Record National, il est à présumer que ces aptitudes ( Légèrement à l’écart du contexte de cet article ), orientées harcèlement, soient plus coutumières en Roussillon que partout ailleurs, en corollaire fatal de tout ce que nous venons d’aborder et ce n’est pas fini…. Est – il utile de faire remarquer que ces comportements sont indissociables des critères d’identification d’un catalan, c’est à dire leurs Talents représentatifs et la condition salariale de soumission et d’injustices à vie ( 5,6,7 ), ils en font le cercle vicieux dont nul n’en ressort indemne, c’est à aboutir à vous taper insidieusement sur le système. D’où l’incidence naturelle d’évacuer le stress, notamment sur un souffre – douleur.

* A tous les coups soulagés et bercés par la douce illusion d’avoir,  enfin,  plus détérioré qu’eux, ils manifestent comme une démangeaison irrésistible…

Pour les lecteurs qui en seraient arrivés à ” S’inquiéter ” de mon état psychiatrique ( Ils doivent être nombreux chez ceux qui ne sont pas au contact Cat. / Oc.), bien que nul ne soit irréprochable,  une citation de Claude Guillabert, un énarque natif de Sournia mais ayant vécu à St Laurent de la Salanque* dès 1945 et à Perpignan, devrait les convaincre que je suis sain d’esprit et de la nocivité catalane :

* CG : Les liens sociaux étroits et généralement bienveillants de jadis n’existaient plus, seules comptaient les rumeurs généralement hostiles…Il s’agit d’une comparaison entre les mœurs de son village natal du Fenouillèdes avec celles de son nouveau domicile en Roussillon.

Restons dans la bonne humeur, puisque nous baignons à nouveau dans l’ inénarrable, tout cela est sans penser à s’assurer qu’ils ne fassent pas pire en ce qui les concerne personnellement jusqu’au même sujet ! Bis  répétita, soit un retour à la case propensions singulières annoncée à Définitions, qu’es ce donc sinon du crétinisme? Peut – être une extériorisation d’orgueil aveuglant ou une part de jalousie inavouable initiée par la fierté, la conviction  qu’ils ont d’être les meilleurs.

  • Si un collègue roussillonnais ” Rameur ” à vos côtés , éventuellement Délégué du personnel, s’aperçoit que vous êtes en difficulté face à votre supérieur, il est une très forte probabilité qu’il saisisse cette occasion pour vous enfoncer aussitôt ou en sous main, au mépris de toute objectivité,  tout en vous ayant tenu un raisonnement éminemment favorable le jour même.
  • Ils manifestent une prédisposition aiguë pour rapporter, cancaner joyeusement au chef vos faits, différences, gestes et paroles avec une célérité* capable de leur faire quitter leur poste de travail sur le champ. La moindre gaffe ou maladresse suffit, sans que ce soit obligatoirement de la méchanceté et limité aux horaires professionnels, auquel cas c’est si simple de lui téléphoner.
  • Membre du comité d’entreprise sur une période relativement brève, il me fut maintes fois demandé d’y attaquer tel gars devant la direction, y compris venant d’élus du bureau.

 

On pourrait conclure avec la chute choisie à L’Orgueil, ce ne sont pas les similitudes qui manquent. Le moment est venu de rappeler que les tempéraments esquissés ( Paresse, orgueil, envie… ) sont la plus part du temps tous endossés par chaque catalan quel qu’il soit, hélas…

 

 

 

Confrontés à ces mentalités des personnels ont choisi de démissionner pour ne pas avoir à dénoncer ces faits hors norme et qui de fait se retournent contre l’indigné. Les cadres étant généralement recrutés au plan national,  ils ne sont peut être pas armés pour pouvoir en arriver à admettre qu’il puisse exister des dérives, particularismes locaux de cette envergure, dans le plus heureux des cas avant tant d’années et d’informations croisées. Comment admettre quand on occupe cette position, s’être fait duper d’une telle ampleur !

Ces énumérations très parcellaires ciblent principalement les ouvriers, lesquels comme chacun sait ne sont pas les mieux placés dans ces registres.

Paresse, envie, Crétinisme Identitaire Catalan, orgueil imbu, délation… C’est ça le Catalan, Cat. – Cata. – Catalan =  Catastrophe !

Ces pathologies ont été principalement identifiées hormis dans la vie courante, dans un complexe de vacances du lido de Port – Barcarès à deux encablures du paquebot ensablé Le Lydia  et une entreprise très connue auprès des collectivités territoriales, c’est à dire chaque fois dans la plaine du Roussillon en milieu péri – urbain. Cependant il ne faut pas s’y leurrer, elles sont de toujours effectives partout en Roussillon sur la base d’ une moisson d’indiscrétions. Il semblerait que le catalan des montagnes soit significativement moins ” Atteint ”

Ce ne sont là  que quelques unes des constantes identifiées en Pays Catalan par les érudits susdits, sans qu’ils aient eu une démarche exhaustive. Avec un tel palmarès il est inutile de se risquer à ajouter des appréciations personnelles relatives à celles omises, face à leur évidence restons accommodants en leur faveur.  A vous de cerner d’autres manières particulières, il en est encore hors entendement,  une transparaît dans ces pages, cependant les susdites personnalités n’en ont pas fait écho mais vous avez ” Le vrai jeton “.
Rappel utile : Attention des faits isolés n’ont pas leur place ici, ce ne sont que des constantes , pour la majeure partie accumulées en  35 années passées dans une collectivité de plus de 100 salariés tout en ayant connu pire ailleurs.

*Leur devise doit s’approcher de : Mieux vous connaitre pour mieux vous dénigrer. D’ordinaire ils vous font parler avec la seule finalité d’isoler des mots pour aller les rapporter aussitôt à leur façon.

 

Conceptions de l’intégration

S’agirait-il d’histoires anciennes ? Certes les faiblesses ci- dessus ont été révélées dès le règne de Louis XIV, à la restitution du Roussillon à la France . Mais comme on l’a vu elles n’ont rien d’obsolète.

On croirait entendre braire, plus près de nous au tout début du XXIe siècle, un magazine trimestriel Terres Catalanes, alors émanation du groupe de presse de L’Indépendant  a osé placer dans un éditorial, que les Occitans s’étaient bien intégrés* en Roussillon, alors qu’ils y ont toujours été, Perpignan fut même administré par des consuls languedociens ! Sur la période 1450 – 1700 Barcelone a compté jusqu’à 30 à 50 %** d’immigrés français principalement des occitans, imaginez le pourcentage relatif au Roussillon !

Ces pauvres… catalanistes du Roussillon qui manifestent  à Perpignan chaque 7 novembre lors de la Diada de Catalunya Nord ( Journée de revendications qu’ils ont auto – proclamée ), contre les effets du traité des Pyrénées de 1659 qui les a libérés de cinq siècles d’occupation espagnole ou ceux qui par dizaines de milliers passent leurs soirées devant la télévision de Barcelone, Madrid, Séville, font ils montre d’intégration à la France ? Ou encore sous prétexte acceptable de manifestation en faveur d’Occitanie – Pays Catalan. les 7000 à 10 000 pantins menés par le bout du nez qui ont défilé le 10 septembre 2016 devant la préfecture avec force drapeaux indépendantistes ou Esteladas et appâts identitaires comme pendant la Diada ( Groupes locaux de saltimbanques nécessaires afin de doper l’affluence ), le 11 septembre étant le jour de la fête nationale catalane à Barcelone.

Bon Diu ! Amalgameraient-ils les Occitans avec ce qu’ils sont, des réfugiés espagnols ou leurs descendants ( Parenthèse talents ) ou peut-être avec les Maghrébins ? Ces immigrés et leurs enfants sont si nombreux, des familles implantées des deux cotés des Pyrénées, qu’ils finissent par se croire dans le pays de leurs racines  et donc ”  Font la loi “. Beaucoup de traditions, d’animations folkloriques, des recettes culinaires…  vendues comme étant  de Catalogne Nord sont importées avec les caisses d’oranges par exemple les correfocs, castellers, la sardane***, ce sont leurs cadeaux Bonux.  Les apports culturels made in Languedoc subissent le même sort, expressions de leur jacobinisme tous azimuts.

Mais cela ne suffit pas,

Ces étrangers quelque part,  font circuler autour du Canigò**** ( Ex Mont Canigou ) et sur la toile, une définition de Gavach selon laquelle ces derniers ne s’intègrent pas à eux sous le prétexte qu’ils sont trop rustres***** pour ce faire … C’est le monde à l’envers, en principe il appartient aux étrangers de s’intégrer et du n’importe quoi. Nous sommes convaincus d’être entre une citation sortie de son cadre et une manœuvre représentative de la mentalité catalane, émise avec le dessein inavouable de noyer le poisson, le contenu de cet article en dit plus long que nécessaire tout en dévoilant une certaine incompatibilité. Le moins que l’on puisse affirmer est qu’il est loin d’être, forcément, censé ou salutaire de s’intégrer aux individus de la société catalane, ce que sous – entend la réflexion de C. Guillabert ci – dessus. 

* Peut – être l’expression de leur inclination hautaine à l’encontre des Gavachs, laquelle leur aurait échappée en trahissant leur éducation.

** Fluctuations de 1530 à 1580 approximativement, cet exode de repeuplement de la Catalogne désertifiée par les épidémies a commencé très antérieurement en se maintenant jusques  vers 1700. Au bout de 10 ans le nouveau venu était considéré catalan.

*** Les spécialistes catalans ne sont pas tous de cet avis.

**** Pour différenciation avec une marque déposée d’alimentation canine.

***** Dans quel état d’esprit peut -on se commettre à inventer de telles absurdités, de plus présentées sous forme de références ou simplement citer ses prédécesseurs sans émettre les réserves élémentaires qui s’imposent. Cependant il reste des bons côtés à retenir, encore un retour à leurs propensions singulières et une telle démarche en les dévoilant assure de ce qu’ils sont sous le masque.

Ces atypismes sont ils spécifiques aux Hispaniques ?   Tous ceux qui vivent du tourisme, savent pertinemment que non. D’autant que comme l’a dit le poète, La race importune des imbéciles heureux partout foisonne ! Georges Brassens. Ce sétois singulier nous a transmis un chef d’oeuvre qui paraît calqué sur le front de ses voisins roussillonnais, tant les adéquations sont parfaites. Certainement plus flagrants, communs et additionnés en Catalogne Nord, d’ailleurs ceux qui ne correspondent pas à ce portrait y sont classés atypiques !

paroles.net/georges-brassens/paroles-la-ballade-des-gens-qui-sont-nés-quelque-part

Entre tout, on comprendra que les Catalans n’ont pas toujours eu bonne réputation ici en Fenolhedés, en filigrane bien sûr. A moins qu’il ne s’agisse d’une séquelle de l’Histoire, gravée dans l’inconscient collectif. Comme une ombre portée par mille ans de conflits armés, une évidence impulsée au fil des générations sans volonté de discréditer. Mais prête à s’exprimer ouvertement au moindre problème. Sans qu’il soit obligé de remonter aux gènes acquis historiquement, au XVIIIè siècle tout ce qui était espagnol était très mal vu y compris depuis le Roussillon, la procession de la Sanch était interdite car considérée trop baroque et donc suspectée d’être favorable à l’ennemi. En 1846 le procès des Trabucaîres* fut instrumentalisé par l’Etat français aux fins d’exacerber ces tensions de cousinage, pendant ce temps les autorités édifiaient des forts persuadées qu’elles étaient d’une invasion espagnole prochaine.

* Voir en pages Toponymie.

Où l’on rattrape les intéressés, toujours dans le tréfonds des mentalités du pays, il y traîne un ressenti qui doit avoir son origine au temps ou des bandes de voleurs montaient de la plaine ou du Conflent et laissaient les villages exsangues après razzias. Maintes fois entendu :

– Ne faites pas monter des gens de la plaine…

Nous n’avons pas connaissance de récits similaires dans l’autre sens, cela ne saurait être par déni. Comme si catalan ( Voleur né ) allait de pair avec gitan, pas ceux qui illuminent les soirées estivales mais les autres. L’auteur précise qu’il n’a eu que des catalanes pour partenaires, jusqu’à épouser une provençale de la même origine ( 1 ).

La racine du mal 

Corbières – Fenouillèdes le champ de batailles et d’exactions interminables France – Espagne ( Aragon, Majorque, Catalogne puis Espagne ). Là on tient assurément LA racine pivot des acrimonies catalanes à l’adresse de leurs voisins, les fameux Gavachs. Elle est enfouie dans le subconscient mais ressort au travers de ce que racontent ou plus exactement omettent de transcrire nombre d’historiens catalans de toutes envergures, le milieu ” Catalanisateur à tout va “, les médias locaux et par corollaire dans l’ambiance générale. En synthèse il crève la vue que du très haut de leur fierté, ils peinent à admettre que ce rempart de la France et étendard de l’Occitanie devant leur porte leur ait toujours échappé, depuis 1258, en dépit de tant de convoitises. La causticité dont sont l’objet les Gavachs cache aussi la dégénérescence de rancœurs médiévales nourries d’héritages féodaux transfrontaliers mouvementés, attisées par le retour à la France de la Catalogne Nord en 1659.  Retour, toujours coincé dans le gosier des catalans, est en référence aux droits spoliés aux carolingiens, à l’époque où les comtés étaient délimités au sud par le fleuve Ebre suite à l’expulsion des envahisseurs au croissant sur demande d’assistance des tribus locales.  En outre l’apparition du fait Catalan sera consécutive à cette spoliation sinon ultérieure.

 

 Pour le pire et le meilleur

Il n’en demeure pas moins avéré que nos sangs Gavach et Catalan sont intimement mêles depuis le néolithique grâce aux :

  • Bergers du Fenouillèdes fricotant sur la rive de l’étang de Balcère ou inversement ceux de la Salanque faisant étapes du coté de Planèzes, Derc, Rabouillet . Grandes voies de transhumances traversant le Fenouillèdes depuis le littoral.
  • Exodes dans les deux sens.
  • Migrations saisonnières des agriculteurs vers les mas de la plaine.
  • Echanges commerciaux, route romaine et médiévale Limoux –  Caudiés – Prades, marchés de Villefranche  à Perpignan avec Rivesaltes et tant d’autres opportunités.

C’est là un retour de bâton significatif relatif à la portée des critiques qui précèdent, à propos desquelles beaucoup de languedociens de notre connaissance pourraient répondre présent.

 

 


Notes

  • ( 1 )  Ce qui suit pourrait paraître pimenté :

Quand la réalité est dure à avaler, l’aseptiser avec des termes lénifiants revient à la masquer. Un malentendant restera un sourd. Nous allons nous efforcer de nommer concrètement ce qui suit, il s’agit d’accepter qu’un chat soit appelé un chat. A la recherche d’un juste milieu entre la novlangue de George Orwell et l’acrimonie, néanmoins cela n’est pas évident en étant doublement exposé entre ses recherches historiques et au contact permanent dans la vie courante de la mentalité des Catalans.

Il n’en est pas moins scrupuleusement exact sinon de la réalité plutôt atténuée, dans le doute on s’abstient ! Chose ennuyeuse il est des vérités à ne pas écrire, de celles pouvant initier des déductions absurdes concernant le tempérament du rédacteur et ils inspirent de la pitié, c’est effectivement une race détériorée */ Encyclopédie Bonneton 66, à ce titre il est préférable d’être accommodant en leur faveur.

* Au vu du contenu des pages suivantes le lecteur normalement constitué et hors contact des catalans, sera susceptible de déduire que c’est l’auteur de ces lignes qui est à plaindre avant tout. C’est une méprise compréhensible au regard des énormités transcrites lesquelles sont  le ressenti des languedociens riverains. Je ne fais que relater ces opinions, seules les plus souvent admises, elles sont très similaires aux interprétations de personnalités tenant le haut du pavé, illustrées d’exemples de mon vécu.

Toute haine à l’encontre des catalans est fondamentalement rejetée de ma pensée, quel que soit l’article. Je n’y peux rien si des lecteurs ont cette illusion, initiée par un lourd passif à charge énuméré en l’absence d’éléments opposables.  En ne retenant que des aspects défavorables aux catalans du nord, le lecteur percevra à tort une orientation stupide. C’est un mal obligé permettant de ne pas sortir de l’objet de cet article, réplique d’un Gavach au ” Gène négatif ” catalan en  rappelant ce en quoi ces derniers sont réputés.

Si haine il pourrait y avoir, peut – être, on verra qu’elle serait plus sûrement dans le comble de l’interversion.

 

  • ( 2 ) Une meute ? C’est assez particulier en 66, mon recrutement s’est fait sans appuis, choisi entre plus de cent candidatures et donc au détriment d’une foule de pistonnés des clochers circonvoisins d’où contrairement à moi l’essentiel d’entre – eux était natif, protégés de tribus en suremploi avec des sires à cheval sur les convenances. Cela dans les deux villages et les deux entreprises principalement impliquées dans cet article. J’ai obligatoirement ” Raflé sous le nez “, la place visée par le frère, le fils, le neveu… de tels salariés. De là à une suspicion d’interactions avec ce qui suit ?

Sur une période si longue les têtes se renouvellent, au bas mot j’ai du voir passer près d’un millier de collègues de travail par le biais d’un noyau annuel comptant aisément 30 personnes, mais  les attitudes restent constantes, donc une base solide permettant de dégager des dominantes comportementales tout en confirmant la pertinence et la pérennité des analyses ci-après.

 

  • ( 3 ) C’est à se demander, seraient – ils nés ainsi ?

Ils sont profondément mesquins, c’est à dire ignobles, lâches, rancuniers à vie, retenez bien cette dernière pour la suite, à nôtre avis elle est sans égale. A partir de là vous vous exposez à un risque notoire de représailles, indélicatesses disproportionnées pouvant intervenir plus d’un an après, d’actes de fous, diffamations, menaces sur vos biens, menaces de mort en public sur votre personne et votre famille. Heureusement que nous sommes en temps de paix, gageons que s’il survenait un nouveau conflit mondial ces haineux retomberaient aussitôt dans la plus abominable délation calomnieuse. Nous  reviendrons sur leur toxicité trop facilement redynamisable, gravée dans leur ADN, au chapitre Splendeurs de la Nocivité Catalane.

Si au terme de lustres de patience et d’épiphénomènes à s’en passer volontiers vous êtes amené à avancer de la case subir à celle sévir, las de perdre vôtre temps à les mettre en garde qu’à persister ainsi ils finiraient par bénéficier d’un retour à l’envoyeur de volées de bois vert, ils vous font une réputation tenace de méchanceté, ce qui est de nature à trahir la leur. En outre ils sont majoritairement compromis et donc solidaires au mépris de toute lucidité.

 

  • ( 4 )   D’ailleurs en 2015 la presse tant nationale que locale s’est délectée d’un palmarès de l’absentéisme relatif aux services municipaux de petites, moyennes et grandes villes disséminées dans tout l’hexagone. Les motivations compréhensibles, telles qu’un salaire d’un autre âge, n’ayant pas été évoquées, nous les abordons en rubrique Notes, elles ne s’entendent que pour les plus vaillants..   Souvent 37 à 40 jours d’absence par salarié dans ces mairies dont celle de Le Barcarès*. Mais ce chiffre en demeure des plus raisonnables s’agissant de ce village, proportionnellement à un ensemble coopératif  fameux  par ces performances devenues un sujet d’amusement et d’attractivité pour tous ceux ayant un poil dans la main où qu’ils soient en France. Force est de constater que tout juste franchie l’une des portes du du Roussillon coté Languedoc, on y tombe aussitôt les pieds en plein dans le plat.

* La commune de Le Barcarès est, fille de celle de St Laurent de la Salanque, née du bétonnage de sa plage dans le cadre de la Mission Racine. Cela a peut – être son importance dans les cas qui vont suivre, des ” Cas Talents “.

Une illustration qui fait coup double en matière de fierté et de paresse:
La plupart des collègues permanents, saisonniers, sans ou peu qualifiés n’ont eu de cesse de tergiverser pour au bout du compte ne pas  mettre en pratique de nouvelles connaissances même si validées  à l’occasion de formations. Refus de tester vos méthodes plutôt que de les dénigrer par ignorance, les leurs étant forcément les meilleures, c’est dans leur logique innée, donc vous êtes dans l’aberration et cela aboutit quelquefois à ” une plainte ” en amont ! Ces préconisations avaient le tort insigne d’avoir été initiées par ma personne sans être comprises des gestionnaires. 

 

  • ( 5 ) Paresse et libertés patronales. Attention méprise, cette déliquescence économique de toujours et sa cohorte de facettes d’âge seigneurial, jusqu’aux atteintes graves à la santé*, n’explique que partiellement la fainéantise phénoménale locale; N’y l’embauche préférentielle de profils à risques ( Non qualifiés, cancres de la dernière promotion, saisonniers ” Plus attirés par la plage “…)  au moindre coût et trompés comme des alouettes. Il ne faut pas éluder que dans le 66  et le huis clos de l’entreprise, passées les grimaces de courtoisie contrainte du bonjour matinal, les employeurs n’ont aucune reconnaissance envers leurs collaborateurs compétents, très investis du dépassement de soi,  passionnés, ainsi couramment tondus de 400 à 600 euros net par mois comparativement aux départements proches, autrement dit les salaires sont en moyenne inférieurs de 18 à 20 % à ceux au niveau national; Les reconnaissances sont au mieux en l’état de miettes à intervalles  “décennaux ” ou cas particulier, en tous cas autant méprisés que les tires – au – flanc y compris quand viennent s’y greffer la chaleur et la surcharge dans les services en sous effectif ( 2 bras, au lieu de 4 + saisonniers d’après étude d’ingénieur. ) obligeant à dépasser les limites physiques pour que ce qui doit être fait puisse l’être,  ils sont capables de vous invectiver avec arrogance dans le même temps pour ” Abandon ” d’intervention non prioritaire°.  Il est mal supporté que vous preniez la défense du collègue odieusement attaqué par le chef en réunion …

 

* C’est peu dire, même en la matière ils l’ont vraiment mauvaise quand l’ouvrier parvient à obtenir gain de cause et à s’extirper de leur guêpier, trop habitués qu’ils sont à avoir le dernier mot, là ils sont amorcés pour des ruminations éternelles. Les recommandations CRAM et SST n’arrivent pas à ceux victimes des conditions de travail. Vous demandez des équipements de protection individuelle agréés INRS  Institut National de Recherches sur la Sécurité et les conditions de travail ( Émanation CRAM et mutuelles ); Si on ne vous répond pas avec dédain, vous obtiendrez dans un délai excessif des produits d’enseignes de bricolage ou de hard – discount en promotion tel jour de la semaine ! Ils n’offrent aucune garantie et engendrent des effets secondaires d’une pénibilité inimaginable …  Une synthèse en vogue sur la place de Perpignan :

J’ai quitté cette entreprise de fous, elle n’était pas pour y passer la vie, je ne serais pas arrivé à l’âge de la retraite , sinon en piteux état.

 Hélas avec 16 % de chômeurs indemnisés  cette parade devient plus risquée que jamais. Cet aperçu minimaliste des conditions de travail dans le 66, ainsi désigné Le prix du soleil  , se veut pour vous permettre de comprendre  que tout en étant renommé pour sa paresse, le catalan endure un éventail de  circonstances participatives extrêmement graves et la formule est douce.  Il faut avoir une force de caractère élevée pour rester droit, ne pas craquer psychologiquement et pouvoir travailler avec entrain dans une soumission à vie pareille. Des connaissances dans diverses entreprises ont dû se gaver d’anti – dépresseurs. Les spécialistes affirment que en pareil cas , écrire est une thérapie. Si vous êtes enlisé dans un tel bourbier, ne le gardez surtout pas pour vous seul, votre entourage compris.

 

  • ( 6 ) Quelques exemples de stigmates de l’orgueil au travail.

Quand celui des cadres ou des dirigeants entrave le fonctionnement optimal des services et participe à la paupérisation du personnel. En Roussillon, il envenime un climat salarial déjà le plus défavorable de l’hexagone en matière de salaires. On retrouve forcément les réactions malveillantes évoquées jusqu’à la partie consacrée à la paresse sous des formes tout aussi graves puisque elles peuvent aboutir à l’ostracisme,  à la perte d’emploi, au burn –  out*, au suicide…  Rares sont les salariés  du 66 épargnés par ces profils. Tendances : 

 La moindre peccadille, une vérité échappée du devoir de réserve, seront muées en crime de lèse – majesté, en tous cas vous serez plus sûrement menacé que le champion toutes catégories de la paresseSi quelque chose ne leur convient pas , ils sont portés à vous agresser d’emblée sans se soucier de chercher à comprendre. S’ils peuvent vous humilier publiquement, ils n’en deviennent que plus mauvais en n’ayant que faire d’éventuels témoins choqués, fussent – ils de leur rang ou plus.

A en être incapables d’accepter la moindre critique constructive visant à dire non à des ordres insensés revenant à vous exposer à des risques graves, à saboter vos réalisations et l’organisationnel°, ils vous en tiennent rigueur indéfiniment ; Si vous protestez de leurs abus, aberrations, manœuvres  ils vous infligent des mesures de rétorsion après avoir systématiquement ergoté sur chaque parole à la recherche de la complication à mettre en avant, mépris – orgueil oblige, généralement orientée vers un prétendu manque de respect, ” La Meilleure “! Non contents de vous acculer au burn – out, ils vous menacent sur la base des retombées leur portant ombrage. A en être réduits à des remontrances sévères basées sur des chicaneries inavouables, un harcèlement quotidien, à tendre des coups tordus visant à vous discréditer par exemple en vous confiant à la dernière minute une mission pour laquelle vous n’êtes pas rodé. Le non dit est de toute évidence leur ligne directrice.

L’Horreur !  L’art de vous prendre au dépourvu, de vous mettre tous les torts dessus envers et contre tout,  sans vous laisser de véritable possibilité de vous expliquer, de faire vaincre la vérité, tout semble concorder afin de vous en empêcher. Ils ont la manie d’asseoir leurs sermons sur des faits, plutôt des erreurs d’analyse° remontant en principe à des semaines, des mois, des années! Que l’ouvrier ait 42 ans de métier ou qu’ils reçoivent durablement des échos admiratifs ( Venant des formateurs, intervenants extérieurs, clients ) n’y changeront rien.  De toute façon grosse difficulté  à admettre ou vouloir entendre  vos arguments.  Ils ne viennent qu’exceptionnellement débattre sur le terrain quand vous y êtes, toujours dans votre dos !  Sachant qu’ils ne sont pas de la partie° vous êtes ordinairement attaqué vertement sur la base de fondements nuls et non à venus et au bout du compte étiqueté de façon diffamatoire. Une démonstration d’honnêteté et de respect unilatéraux, à ce stade il est fatal de se décourager au moins épisodiquement.

L’ouvrier soucieux de faire progresser son service n’a que le recours de faire appel à des intervenants extérieurs, effet positif immédiat hors exception ( SST, commerciaux, techniciens, ingénieurs – formateurs ); Mandatés en toute discrétion, de telles initiatives peuvent révulser la hiérarchie, ils n’ont pas la culture du  venant ” D’en bas “, si le gars a quelques acquis au dessus de la moyenne, ça ne leur va pas, direction le placard. Mais alors il n’en retirera aucune reconnaissance,  le responsable s’attribuera l’initiative de ces nouvelles contributions. Tout s’arrange dans la durée, les décennies, quand ces profils  à l’orgueil démentiel quittent l’entreprise ou sont frappés d’une directive d’éloignement si par bonheur la direction n’est pas de mèche.

Régulièrement ils vous dénigrent, rabaissent * quand ils sont au  au téléphone avec les intervenants extérieurs dans l’ignorance criarde d’une distinction nécessaire des profils°; Régulièrement si vous avez le malheur de ne pas pouvoir décamper à temps quand ils sont accompagnés. * Mais quand vous demandez une formation complémentaire nécessaire au devenir du service, ils ne sont plus là s’agissant de déboucher sur une future promotion, refus catégorique.

* Burn –  out :  Vous vous investissez à fond dans votre travail – passion, jusqu’à ne vivre que pour cela car le weekend vous êtes épuisé. Vous ne recevez aucune reconnaissance en retour, que du mépris ouvertement exprimé et de la manipulation. Plus vous défendez vos plates – bandes et essayez d’optimiser votre service, plus vous êtes agressé, étant face à un mur d’incompréhensions, tout est systématiquement retourné contre vous°. En résultat, épuisement professionnel physique et mental. Quelques symptômes, irritabilité, perte de confiance, troubles du sommeil, violence verbale inconsciente, vous en pleurez encore des mois après en le racontant…

°  CQFD Plusieurs des managers  ci – dessus étaient frappés d’un manque criard de bon sens et impérities en adéquation aux différents métiers de ceux placés sous leur responsabilité, tout en s’obstinant à tout vouloir contrôler en  placardisant et ou  en étant visiblement agacés d’avoir dû accepter certaines composantes du pack.  Essayez donc d’imaginer avec un chef plus qualifié que vous  / Des entreprises de fous.

Après 42 ans de ce traitement de choc, c’est une délivrance morale et un bonheur indescriptibles que de prendre sa retraite. C’est une autre affaire en matière de stigmates, définitivement engravés au plus profond de vôtre être, en toute impunité.

 

  • ( 7 ) 80 heures mensuelles aux frais de la princesse :

Du tout bénéfice pour eux dans la durée et la formule est modeste, nous sommes dans l’iniquité et le dysfonctionnement hiérarchique Merveilleux, quand bien même d’être en limite du sujet; A tel point que même les CDD compromis étaient invariablement repris, quelquefois promus CDI. Des permanents actifs à la susdite puissance 80/+ cela rapporté à la semaine de 35 heures, ont tenu à ce rythme jusqu’à 27 ans avec  des promotions régulières et sont partis à la retraite avec tous les honneurs de l’entreprise! Une catastrophe, confortée par l’orgueil aveuglant du cadre impliqué combiné aux flagorneries de ses drôles de serviteurs. Ce responsable, disons plutôt Sa Majesté en référence à son tempérament, scandalisé qu’il ait osé ” Attenter à son Blason ”  préféra s’acharner,  sans retenue, contre son lanceur d’alertes, de plus difficile à museler nonobstant cela. Tant et si bien qu’il n’eût pas le temps de solutionner une bonne fois pour toutes les méfaits de la susdite paresse en dépit de 25 années pour cela, rappelons que c’est quasiment impossible s’agissant de catalans. Il convient de ne pas omettre que dans le même temps ce responsable avait fort à faire, à clamer partout où l’on pouvait l’entendre, ce refrain : Depuis que je suis ici, j’ai remis les gars au travail…  En tous cas assez pour apprendre par cœur, que l’orgueil mène vite au ridicule.  Pour ceux qui auraient reconnu le théâtre des opérations, paroxysme de ces événements de 1983 à 2007, ensuite nouvelles têtes aidant, ça ne pouvait que aller relativement mieux.

Inversement, un CDD véritable Commando de volonté a du attendre plus de 30 ans et de rudes épreuves morales avant d’être reconnu CDI, je le salue très sincèrement.

 


  • En exergue de la Chronologie du XIIIe.

D’après un sondage mené personnellement en Salanque sur plusieurs années, il n’est pas rare de rencontrer des natifs du Roussillon, élèves de 3éme et adultes ignorant le nom de Fenouillèdes, contrée limitrophe de la leur. En pareil cas ils répondent évasivement Fenouillèdes ? Es ce un village ? Cela résulte probablement et essentiellement de son antériorité française par rapport au Roussillon, qui demeure par ailleurs fortement ancré culturellement en Espagne. Jusqu’à revêtir des aspects déplorables tel que celui expliqué dans cet article.

Ces roussillonnais n’expriment pas la lacune ci-dessus s’agissant du Capcir, Cerdagne, Conflent, Vallespir, chacun autant ibérisé que le Roussillon. Amalgamés avec le Fenouillèdes ils forment le département des Pyrénées Orientales.

Il faut préciser à l’attention des nouveaux arrivants que les anciens comtés carolingiens de Cerdagne, Conflent, Vallespir constituent avec celui du Roussillon le pays Catalan du nord ou Catalunya del Nord pour faire plaisir aux rétrogrades en adoration de Barcelone. Le Capcir, en remontant de l’ Aude jusqu’à Formiguères et le Fenouillèdes ont un socle culturel languedocien dominant, ce sont deux des composantes du comté de Razés primitif ou Rhédésium / Rennes le Château. Le Roussillon n’est qu’une minuscule bande littorale qui au plus profond butte sur la limite des communes de Ille sur Têt et Vinça au col de Ternère. C’est une inexactitude que de désigner Roussillon ou Catalogne l’ensemble du 66 et historiquement provoquant, on viens de voir en quoi, au même titre que ceux qui s’emmêlent entre Alsace et Allemagne. La Catalogne chevauche la frontière à l’identique des Flandres, des Ardennes, du Pays Basque…


  • Note Chronologie à la date 1542.

Ajoutons quand la matière de Gavatxos les roussillonnais n’ont manifestement pas évolué. A tel point que les nouveaux arrivants en mal d’intégration sont contaminés et usent sur un ton moqueur de cette insulte . Donc à peine réchappés du crétinisme, on y retombe en plein. Voilà aussi de quoi creuser la fierté sans bornes relevée par tant d’intellectuels et voir comment elle s’extériorise au travers de l’une de ses facettes.

On a l’impression qu’ils cherchent, à se rendre intéressants auprès de l’auditoire, en la proférant généralement avec succès, déclenchement d’un effet de groupe. Hasard ou corrélation il apparaît, pour ceux que je connais de longue date, que ce type comportemental identifie, presque toujours, soit des profils trop orgueilleux, des forts en gueule, soit de pauvres diables, étant d’ordinaire incapables de causer d’autres sujets que les sports ci dessus ou de fesses. Peut – être un réflexe ou une tentative de masquer un état de médiocrité insigne ? 

D’ailleurs ils se vantent usuellement et sans retenue de toutes choses :

Tel ouvrier se fera passer pour directeur.   Le collègue senior avancé affirme avoir honoré son épouse jusqu’à neuf fois par jour. A les entendre, ces casaniers ramassent des champignons à la tonne, en un temps record, chaque fois qu’ils y vont, mais ils n’en ont jamais dans leur assiette. Un ” M’a tu vu ” expert du manger avec un lance – pierre, vous impose sans relâche qu’il s’en va une semaine au ski pendant les fêtes, à l’opposé des Pyrénées*, mais vous le croisez le samedi avec femme et enfant en faisant vos courses. Inoubliable, sa mine déconfite par le ridicule à en être rendu muet. * ( Passons sur la pléthore d’inconvénients et d’aspects insensés, il n’y avait pas encore d’autoroute. ) …

De grandes gueules au discours bloqué sous la ceinture; Pourquoi pas, mais avec eux c’est à longueur de journée, ou lorsqu’ils  s’immiscent dans un débat éloigné de leur horizon culturel ou particulièrement tout sujet de discussion dont ils ne sont pas à l’initiative, ils s’empressent systématiquement d’un ton  grandiloquent, de le détourner de son objet  vers ces obscénités, simulacres d’actes sexuels au moindre prétexte, là c’est à qui sera le plus vulgaire, Au bas mot 30 %* d’entre – eux sont ainsi tarés tous âges impliqués. Les magazines porno ont un succès bœuf et les calendriers osés des fournisseurs seront au premier servi, il s’en accaparera plusieurs. La chose est si banale dans le vocabulaire du commun des roussillonnais, que nous avons eu affaire à une vacataire qui s’exprimait de la sorte à l’intention des petits bouts de choux q’elle encadrait à la cantine scolaire communale d’un village de L’Agly! ( Papa c’est quoi un enculé… une telle a dit que j’étais un fils d’enc … Extrait d’ un copieux questionnaire ) . Il n’est nul besoin de fréquenter les cités de défavorisés pour entendre des mouflets et leurs ascendants, quel que soit l’âge, user à haute voix de ce registre  tiré du film x de la veille, c’est ça le Catalan ! Et toujours une note d’humour en point de chute, Peyo s’étant inspiré de ces fanfarons en inventant les Schtroumpfs.

Moralité : Y aurait – il plus rustres ( Définitions ) que les Gavachs ? En supposant que ces derniers soient effectivement grossiers, mal éduqués, à en justifier ce qualificatif pour les identifier autant qu’ils sont tous. C’est donc encore une pièce à verser à la case penchants singuliers introduite à Définitions.

 * Valeur retenue afin de ne pas risquer de tomber dans l’exagération. 


Ne serais ce que en s’en tenant à l’envie, l’orgueil, la paresse, la délation …, qui plus est généralement cumulés par chacun d’eux; Les roussillonnais traînent un gros boulet. il est comique et révélateur qu’ils puissent dans ces conditions être Fiers de leur identité catalane* et toiser de haut les languedociens plutôt que de se préoccuper de leur propre profil, quiconque en serait rassuré comparativement. Le caractère toujours actuel de cette combinaison d’envergure ahurissante explique que chacun de ces handicaps soit continuellement ressassé depuis l’Ancien Régime. Au terme de ce persiflage à l’adresse des Catalans et en dépit de l’aspect rédhibitoire du sujet, en tant que Gavach il convenait, hélas, de leur rappeler en quoi ils sont réputés tout en mettant au parfum les nouveaux catalans de l’autre version des faits.

Amis languedociens vous tenez là un argumentaire, matière fiable permettant de faire contre – poids aux allégations odieuses et sempiternelles des catalans à nôtre encontre de Gavachs, contribuez y en pensant à partager cet article avec vos amis afin de faire prévaloir la réalité des faits en la faisant mieux connaitre. De leur côté les catalans ne se privent pas de se moquer de nous  en tant que Gavachs, c’est le moins que l’on puisse dire.

Il reste à remarquer que parallèlement aux autorités susdites, les auteurs languedociens figurant en sources documentaires, Liens et Livres, ont presque tous leur couplet pour égratigner les catalans en réplique à leur penchant dédaigneux envers le Fenouillèdes, ses habitants et leurs voisins audois. Les écrivains catalans qui les y accompagnent sont muets à ce sujet.

* Comique et incongru, ceux de souche locale étant français depuis 1659 et le gros de la troupe issu de l’immigration des républicains superposée à celle chronique des réfugiés économiques.

 


Pour en savoir plus sur les Gavachs

Etymologie occitane

Paridulac Caramany gavatx

Les origines de la langue françoise par Gilles Ménage en 1650. Les peuples montagnards qui sont sur les confins de Narbonne et d’Espagne, que Strabon et Pline appellent Gabales.

Etymologie de Gabacho par J. J. M. Ignon, Société des lettres de la Lozère en 1827.

Gavach wikipédia

– Fenouillèdes n°21. Même auteur que le suivant, manifestement aux premières loges face aux catalans.

Les Hommes des Collines, La Corbière Catalane aux 17 et 18 ème siècles. Philippe Coquin éditions Lacour 2006.

– Cliquez sur Liens et Livres Fenouillèdes pour l’encyclopédie Bonneton.

Autres éléments :

  • en pages A Propos.
  • aux dates 473, 863, 1096, 1150, notes XIIIe, 1542, 07/11/1659, 2010.
  • article Toponymie occitane, enchaînement de coups fumants.
  • Ces renvois concernent tout particulièrement ceux qui sont installés dans la sphère culturelle de Perpignan ou qui en sont originaires. C’est à dire sauf à être un esprit éclairé, sont conditionnés par une relation arrangée de leur Histoire, un jacobinisme culturel catalan exacerbé péniblement ressenti en Fenouillèdes.

 

Lexique

.Nouveaux arrivants : Vite promus nouveaux Catalans, installation massive d’actifs et de retraités généralement originaires de cieux moins cléments, du sud – ouest et de la Riviera,  5000 par an sur le littoral, Perpignan et sa banlieue. Fort heureusement  ils deviennent majoritaires dans la plaine proportionnellement aux catalans,  d’autant que ce sont des jeunes pour les deux tiers et donc en âge de procréer. Jo Van Niekerk page 262 et suivantes.

Bon Diu : Bon Dieu ! Mais aussi et toujours en languedocien Bondieu ! où Mon Dio ! soit Mon Dieu.

Borra ou Borro : âne au sens premier. Surnom décerné aux catalans par les languedociens en réponse à Gavach. C’est peu glorieux mais concis et explicite au regard des explications ci-dessus. Borra a détrôné Manja – rats, Manjaire – rats pour Mangeur de rats, ayant été réduits au cannibalisme au cours de sièges mémorables.

Clòsc / Closca :  Languedocien / Catalan. Crâne, coquille d’œuf,  têtu et indiscipliné…

Escana – rats / Étrangleurs de rats, avec Manja – rats il s’applique par extension à désigner tous les Catalans en tant que Radins. Le catalan l’est selon la boutade, au point de préférer tuer un rat pour le dîner plutôt qu’un animal  de son élevage qu’il vendra au prix fort. Le terme officiel languedocien est Rascanhós  ( Rascagnes ). Paradoxe révélateur, cette étiquette  est apposée sur les catalans par leurs voisins occitans, lesquels sont bien plus économiquement défavorisés.

Fable : Elle met en scène un Catalan de Baixas (Village proche de Perpignan), le plus grand, le plus beau, le plus fort …Comme ils le sont tous à les écouter.  Borné à E LI MI NER cette race méprisable que sont les Gavachs. Sans savoir où ils se tiennent ni à quoi ils ressemblent. Ce rodomont est déjà perdu à Cases de Pène, un village limitrophe du sien… En point d’orgue, un acte de vente par l’archevêché de Narbonne en 925 situe Baixas dans le comté de Fenouillèdes. Le peu qui précède atteste incontestablement que ce conte demeure actuel.

Forastièr : Etranger, sinon à la communauté, éventuellement celui qui vient du village limitrophe. Mot languedocien.

Personnalités : Administration préfectorale, directeur lycée, voyageur lettré, bibliothécaire de l’université, militaires haut gradés, énarque, historiens actuels…

Record national :  Du département avec le pourcentage le plus élevé d’alcooliques ( 17% ) et de drogués, 35 % de fumeurs de cannabis. Ils dament le pion aux bretons ! Synthèse d’une étude sociologique publiée en 2013. A Perpignan une intervention sur trois des pompiers est liée à l’alcool / Reportage TF.1 du 05 / 02 / 2017.

Retirada : L’exode des républicains espagnols en 1939, 450 000 déracinés hébergés dans un département de 230 000 habitants. Par ailleurs l’émigration Espagne-Roussillon est chronique, jeantosti.com / noms de famille – particularités. Ce sont ces immigrés des trois vagues ibériques du XX ème siècle, leurs descendants devenus majoritaires en nombre* et les catalans du nord qui perçoivent les languedociens comme étant des sous hommes, des Gavachs, un comble ! Comparativement à ces réfugiés les Gavachs – languedociens sont les habitants historiques de la Catalogne Nord puisqu’ils y ont toujours été.* En faisant abstraction des nouveaux arrivants.

Sens èime : Expression languedocienne pour démesure, sans notion de bon sens.

Commentaire d’un auteur et professeur d’histoire, lycée de Perpignan,  après lecture de cet article : Avec tout ce qu’ils ont osé nous faire ( Les  catalans à l’encontre des gavachs ) , on ne va pas se priver de les critiquer…

Des audois et  des ariégeois ayant appris que j’avais épinglé  les Catalans du nord m’ont déclaré d’emblée : Tu as bien fait... au regard de l’allusion ci dessus.